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  • il y a 2 jours
La guerre en Iran en suspens. Après les déclarations de Donald Trump sur le report d’une nouvelle attaque contre Téhéran, le monde retient son souffle et redoute une reprise des hostilités qu’Israël semble en revanche appeler de ses voeux.

En France, les députés ont voté la loi de programmation militaire avec 36 milliards d’euros supplémentaires pour l'exercice 2024-2030 et un petit bonus liberticide.

Et puis nous évoquerons les villes ravagées par le trafic de drogue et les pouvoirs publics démunis face au phénomène.

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Transcription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16Je suis très heureuse de vous retrouver ce soir pour cette nouvelle édition
00:19que je vous invite bien sûr à relayer et agrémenter d'un petit pouce en l'air.
00:23Au programme ce soir, la guerre en Iran en suspend,
00:26après les déclarations de Donald Trump sur le report d'une nouvelle attaque contre Téhéran.
00:31Le monde retient son souffle et redoute une reprise des hostilités
00:34qu'Israël semble en revanche appeler de ses voeux.
00:37En France, les députés ont voté la loi de programmation militaire
00:40avec 36 milliards d'euros supplémentaires pour l'exercice 2024-2030
00:45et puis un petit bonus liberticide.
00:47Et puis pour terminer, nous évoquerons les villes ravagées par le trafic de drogue
00:51et les pouvoirs publics démunis face au phénomène.
00:58Donald Trump prise en étau alors que le président américain a déclaré avoir renoncé
01:03à la reprise des hostilités contre l'Iran pour quelques jours.
01:06Israël plaide pour une reprise des combats,
01:09une hypothèse rejetée par la Chine et l'essentiel des pays alliés aux Etats-Unis.
01:14Donald Trump pris au piège.
01:16Près de deux mois après le lancement de l'opération Epic Fury contre l'Iran,
01:20le président américain peine à reprendre les rênes de la situation.
01:24Alors que les négociations patinent face à une fermeté de Téhéran
01:27qui surprend Washington, l'allié israélien mis sur une reprise des combats.
01:32L'armée israélienne est prête, elle a des listes qui sont remises à jour régulièrement
01:36sur des frappes possibles pour l'Iran.
01:38Le but c'est de montrer à Donald Trump que s'il faut faire la guerre, ils sont là.
01:41Une attitude de Tel Aviv qui conforte les informations diffusées dans les médias américains
01:46sur le déclenchement de la guerre, largement sollicité par le Premier ministre Netanyahou
01:51auprès de Donald Trump fin février.
01:53Toutefois, Israël semble bien seul à réclamer la reprise des combats contre l'Iran
01:58pour avoir son momentum.
01:59Les hésitations et revirements successifs de Donald Trump montrent d'ailleurs
02:03que le président américain sait combien les conséquences pourraient être lourdes.
02:07Les gardiens de la révolution ont quant à eux menacé d'une internationalisation du conflit
02:12en cas de nouvelles frappes américaines ou israéliennes activant leur proxy.
02:16Le guide suprême a pour sa part estimé que l'Iran montrait un exemple de résistance historique
02:21face à ces deux pays, de quoi saisir que la reddition de Téhéran n'est pas à prévoir pour demain.
02:27Xi Jinping, qui vient d'accueillir en Chine Donald Trump pour plusieurs jours,
02:30a déclaré qu'une reprise des hostilités serait particulièrement inopportune,
02:34une mise en garde en bonne et due forme, explicitée avec la légendaire diplomatie chinoise.
02:39Et si Pékin voudrait voir le trafic pétrolier revenir à une situation de relative accalmie
02:44pour suivre ses ambitions commerciales,
02:46les pétro-monarchies sont également hostiles à des perspectives bellicistes.
02:50Elles redoutent d'abord de nouvelles frappes de représailles,
02:53conscientes depuis le 28 février dernier
02:55que les bases américaines sur leur sol sont en fait de boucliers de protection,
02:59de véritables cibles.
03:00L'Arabie saoudite a d'ailleurs considérablement pris ses distances
03:03vis-à-vis d'Israël et de Washington ces dernières semaines.
03:06Le prince Turquie a même déploré l'immobilisme de l'ONU face à la situation en Cisjordanie.
03:11Il n'y a pas eu de sanctions sur Israël pour son agression contre le monde arabe depuis 1967.
03:18Les pétro-monarchies paient aussi comptant les difficultés liées au transport d'hydrocarbures,
03:23manes financières essentielles pour leurs entités respectives.
03:26Des difficultés qui, même en cas de sortie de crise entre Washington et Tel Aviv avec Téhéran,
03:32devraient s'installer dans le temps.
03:34En effet, les dégradations des infrastructures énergétiques seront longues à réparer,
03:38qu'il s'agisse de puits, de raffineries ou de sites de transport.
03:42Par ailleurs, les médias américains estiment à présent
03:44qu'au moins une dizaine de mines sous-marines auraient été posées dans le détroit d'Hormuz.
03:48Des déclarations qui suffisent à paralyser le trafic en faisant exploser les polices d'assurance.
03:53La France, par la voix de la ministre des Armées Catherine Vautrin,
03:57a déclaré se préparer à affronter cette éventualité.
04:00Mais dans tous les cas, nous anticipons la nécessité potentielle de déminer,
04:05d'où l'idée d'avoir les bâtiments qui permettent de le faire.
04:08Et donc vraiment, c'est d'abord voie diplomatique, ensuite escorte des bateaux.
04:13Dans la mesure où chaque initiative de Paris a systématiquement été écartée par Téhéran,
04:17tout porte à croire que cette déclaration n'a qu'un but de communication de crise.
04:21Quoi qu'il en soit, Donald Trump aura une lourde décision à prendre dans les jours qui viennent.
04:26Trouver définitivement une piste de sortie de crise avec l'Iran,
04:29sans avoir atteint ses objectifs mal définis,
04:32ou se lancer dans de nouvelles hostilités rejetées par une large part de sa base électorale,
04:37à l'instar de ses partenaires internationaux, sauf Israël.
04:44Un coup de pouce pour l'armée.
04:46L'Assemblée nationale a approuvé 36 milliards d'euros supplémentaires
04:49pour la loi de programmation militaire 2024-2030,
04:52dans un contexte géopolitique particulièrement tendu
04:55et en dépit des oppositions à gauche.
04:57Explication d'Olivier Frère-Jacques.
04:59Voici le résultat du scrutin.
05:01Votant 566, exprimé 562, majorité 282,
05:06pour 440, contre 122, l'Assemblée nationale a adopté.
05:11Un budget militaire assez largement voté par l'Assemblée,
05:15avec en perspective des dépenses prévues d'ici à 2030 portées à 436 milliards d'euros,
05:21soit 36 milliards de plus que la précédente loi.
05:24Dans un contexte géopolitique tendu,
05:26marqué par les guerres en Ukraine et au Proche-Orient,
05:28le ministre des Armées Catherine Vautrin a défendu
05:31l'accélération de l'effort de réarmement
05:34et la nécessité de densifier les capacités
05:36face au retour d'expérience des conflits récents.
05:39Le projet maintient le format des armées,
05:42210 000 militaires d'actifs, 225 avions de combat,
05:4515 frégates, tout en priorisant les investissements
05:47dans les munitions, les missiles, les obus et les drones.
05:51Il introduit plusieurs mesures sensibles,
05:53dont un nouveau état d'alerte de sécurité nationale,
05:57activable par décret en cas de menace grave,
06:00permettant des simplifications administratives
06:03avec des dérogations environnementales ou d'urbanisme
06:05pour accélérer la production et la protection des sites.
06:08Un élément qui a provoqué la colère et le rejet du texte
06:10par la gauche écolo-LFiste,
06:12comme a pu l'expliquer le député LFI Bastien Lachaud.
06:15Mais bien sûr qu'il faut réagir vite lorsqu'il y a un conflit.
06:18D'ailleurs, ça s'appelle l'état de guerre
06:20ou ça s'appelle l'état de siège.
06:22Ce sont des choses qui existent déjà.
06:24Est-ce qu'il ne fallait pas quelque chose d'un peu intermédiaire,
06:26comme dit Jean-Michel Jacques, entre les deux ?
06:28On peut envisager quelque chose d'intermédiaire,
06:30mais dans ces cas-là, il faut un certain nombre de garde-fous
06:31qui n'existent pas.
06:32Là, on est sur quelque chose de très flou.
06:34Une menace grave, une attaque sur des réseaux cyber, etc.
06:38Là, tous les jours, la France subit des attaques cyber.
06:42Pendant les Jeux Olympiques, la SNCF a subi une attaque
06:44qui a coupé son réseau.
06:45Est-ce que cela peut entraîner la mise en place
06:48de cet état d'alerte ?
06:50Nous, nous pensons que ça ne devrait pas être le cas,
06:53mais dans le texte, tout cela est très flou.
06:57Et c'est quand même un état d'alerte
06:58qui entraîne des privations de liberté
07:01pour un certain nombre de concitoyens.
07:03Et cela n'est pas possible dans de telles conditions.
07:05Et en effet, le député Lachaud souligne un point important.
07:07Ce nouvel outil de sécurité risque d'être utilisé
07:10au détriment de la population à des fins de surveillance.
07:13Et cela, sur simple décret en Conseil des ministres,
07:16pour une durée initiale de deux mois,
07:18renouvelable ensuite uniquement avec l'autorisation du Parlement.
07:21Les critères de déclenchement sont flous,
07:24avec notamment une menace sur la continuité
07:26des activités essentielles à la vie de la nation
07:29et la protection de la population.
07:31Le texte permet notamment des procédures allégées
07:34pour les autorités administratives
07:36et des mesures dérogatoires strictement encadrées
07:39pour faire face à la crise.
07:41Comme toujours, en matière de sécurité,
07:43ces mesures peuvent paraître séduisantes en principe,
07:46mais leur déclenchement et l'usage qui en est fait par les gouvernants
07:49a de quoi inquiéter.
07:51Les socialistes ont, eux, voté en faveur du texte,
07:54mais ce sont surtout les voix du RN qui ont le plus pesé,
07:57comme a pu l'expliquer le député Laurent Jacobelli.
08:00Maintenant, je dis à Maud Bréjon que sans les voix du Rassemblement national,
08:03cette actualisation de la loi de programmation militaire n'aurait pas lieu.
08:06Donc si elle pense que nous sommes des individus infréquentables,
08:09alors qu'elle n'accepte pas nos voix.
08:10Un coup politique, mais peut-être un mauvais coup pour demain
08:13avec un risque de surveillance accrue
08:15qui généralement se fait au détriment des dissidents
08:17plutôt que de servir concrètement contre des menaces réelles
08:20qui pèseraient sur le pays.
08:22C'est donc un régime nouveau,
08:24encore un distinct du plan Vigipirate
08:26qui concerne spécifiquement la menace terroriste,
08:28qui voit le jour en su d'augmentation du budget des armées
08:31qui lui était plus largement admis.
08:33Peut-être que l'état d'alerte de sécurité nationale
08:36ne sera jamais utilisé,
08:38peut-être qu'il le sera
08:39et qu'alors ceux qui ont voté pour
08:41n'auront que leurs yeux pour pleurer
08:42si cela se fait contre eux.
08:48Le trafic de drogue continue,
08:49ses ravages et ses tueries en France.
08:51Des quartiers entiers vivent dans la peur
08:54devant l'impuissance des pouvoirs publics.
08:56Explication de Renaud de Bourleuf.
08:58De plus en plus de villes françaises
08:59sous l'emprise du narcotrafic.
09:01Lundi soir, c'est Lyon qui a été le théâtre d'une fusillade.
09:04Vers 21h, plusieurs coups de feu ont retenti en pleine rue
09:06dans le quartier des Etats-Unis, un lieu fréquemment touché par des violences
09:09liées au trafic de drogue.
09:11Trois personnes ont été blessées par balle,
09:13dont deux avec pronostic vital engagé.
09:16Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide volontaire en bande organisée.
09:20La piste du narcotrafic est privilégiée.
09:22Un début de second mandat difficile pour le maire écologiste Grégory Doucet.
09:25Fin mars, il avait fait de la sécurité le thème de son premier déplacement
09:28en tant que maire réélu.
09:30Ce n'est pas tant le sujet que nous abordons différemment
09:33que sa visibilisation.
09:35Nous tenions à faire en sorte de vous présenter
09:38ce que sont les métiers de la sécurité pour ce qui est de la ville de Lyon.
09:43Ce que les habitants du quartier voient,
09:45c'est une crainte de sortir de chez eux et de recevoir une balle perdue.
09:48Trois jours plus tôt, une autre fusillade avait fait deux blessés par balle
09:51à quelques centaines de mètres.
09:53Plus tôt encore, lundi 11 mai, c'était Dessine-Charpieux,
09:55une balle lyonnaise fréquemment touchée par les règlements de comptes
09:58léotrafique de drogue, qui était attaquée.
10:00Un incendie criminel a provoqué trois morts dans un immeuble d'habitation.
10:04Ce matin, vers 7h30, il y a eu plusieurs départs de feu.
10:07Les pompiers sont intervenus extrêmement rapidement.
10:1085 sapeurs-pompiers, 34 engins.
10:13Une trentaine de personnes ont été secouées.
10:1421 personnes évacuées par les échelles, c'est important.
10:17Malheureusement, nous avons à déplorer trois personnes décédées, trois victimes.
10:21Une enquête a été ouverte pour dégradation par moyens dangereux
10:23ayant entraîné la mort, homicide volontaire en bande organisée
10:26et association de malfaiteurs.
10:27On dort, on se réveille avec des pleurs, avec des cris.
10:31À l'heure actuelle, il y a des gens qui sont morts.
10:33On fait quoi, nous ? On est spectateurs, en fait, de tout ce qui se passe.
10:35La même semaine, jeudi 14 mai, une fusillade éclatait à Nantes.
10:38Un adolescent de 15 ans a été tué par balle dans le hall de son immeuble,
10:42dans le quartier dit « sensible » de Port-Boyer.
10:44Les auteurs des tirs ont poursuivi un autre garçon jusqu'au 13ème étage.
10:47Celui-ci se serait réfugié dans un appartement,
10:49tandis que les agresseurs ont pris la fuite.
10:51Il y a eu deux blessés, âgés de 13 et 14 ans.
10:54Dans ces quartiers, les habitants sont plongés dans le désarroi,
10:56et même dans la terreur.
10:57Quand je l'ai appris, j'ai eu du mal à croire.
11:00En fait, je croyais que c'était une blague, et au final, non.
11:04Et surtout, pour son frère, ça me fait beaucoup de peine,
11:07parce que son frère, c'était un ami plus-plus.
11:10J'étais triste.
11:12J'étais triste pour lui, pour son père, pour son petit frère aussi.
11:16Ça m'a choqué.
11:17J'ai pris un chien, je progrès, parce que je me disais « maintenant, il faut le sortir ».
11:20On ne sait jamais ce qui peut se passer.
11:22Ça s'est passé à 19h30, je suis rentrée qu'à 3h du matin avec mes enfants chez moi.
11:27Dehors, ça va, mes parents habités à côté.
11:30Ils sont en danger.
11:32Parce que même en sortant de votre appartement,
11:34vous n'êtes pas sûr qu'au couloir, il y a quelqu'un qui apparaisse et qui vous flingue.
11:40Tout le monde a peur de mourir.
11:42Nous voulons bien vivre, comme tout le monde.
11:45Mais si déjà, la liberté est compromise par tout ce qui se passe,
11:51le trafic et tout, il y a un problème.
11:55L'État doit prendre ça à bras le corps.
11:57Récemment, le 11 mai, une tuerie a eu lieu à Nice, en plein jour, sur une place bondée.
12:01Dans le quartier des Moulins, de la ville prise par Éric Sauty,
12:04où les violences liées au trafic de drogue sont nombreuses,
12:06un individu circulant en trottinette a traversé une place et ouvert le feu à plusieurs reprises.
12:10Bilan, deux morts et six blessés.
12:12Notons que parmi ces blessés, trois d'entre eux présentaient des antécédents
12:15en lien avec des faits de trafic de stupéfiants.
12:17Une enquête a été ouverte pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs.
12:21Trois personnes étaient déférées, les deux hommes et la femme âgée de 26 ans.
12:25Ils étaient mis à l'examen et placés en détention provisoire.
12:29Alors, il est important de vous indiquer qu'à ce stade,
12:32ces trois personnes demeurent présumées innocentes
12:35et qu'elles nient en partie les faits qui leur sont reprochés.
12:41Reconnaissant à minima pour l'homme âgé de 19 ans avoir convoyé les deux véhicules Renault Captur à Nice,
12:48pour la femme de 26 ans avoir hébergé un individu
12:53et pour la troisième personne qui a été interpellée dans l'appartement à Nice
12:57et s'être contentée de transporter des salles.
12:59Déjà en octobre dernier, dans ce même quartier,
13:00deux personnes âgées de 57 et 20 ans, sans aucun lien avec le trafic de stupéfiants,
13:04avaient été abattus par des tireurs circulant à bord d'une voiture.
13:07Les tueurs avaient manifestement ouvert le feu au hasard.
13:10Éric Sautier, à l'humain en mars dernier, avait fait de la sécurité un thème de campagne.
13:14Après la fusillade, il a annoncé de nouvelles ouvertures de commissariat.
13:17Nous allons garder les caméras.
13:19Nous allons mettre de la police municipale,
13:22et j'espère dans le cadre de patrouilles mixtes, avec la police nationale.
13:27Donc nous allons ouvrir ce poste de police municipale.
13:30Nous avons la volonté de revenir au Moulin.
13:33La police municipale ne venait plus au Moulin.
13:35Un commissariat de police municipale ouvert lundi, à peine quelques jours après la fusillade.
13:39Reste à savoir quelle efficacité on observera dans ces quartiers criminogènes.
13:42En effet, l'ancien commandant de police, Jean-Pierre Colombiat,
13:44nous a alerté il y a quelques jours sur un point méconnu.
13:47Il faudrait y revenir parce que la suppression des policiers de quartier
13:50a une conséquence catastrophique sur à la fois la relation entre la population et la police,
13:57mais aussi au niveau du renseignement.
13:58Et ça, c'est fondamental.
14:00On a oublié qu'en supprimant la police de quartier, la police de proximité, comme on l'appelait,
14:04de façon ainsi caricaturale, parce qu'elle existait avant Chevènement, cette police.
14:08Chevènement, on n'a pas inventé la police de proximité.
14:10Elle existait au travers d'une institution que tout un chacun connaissait très bien.
14:14C'était les îlotiers, les policiers de quartier,
14:16qui avaient des contacts avec les gardiens d'immeubles, avec la population,
14:20et qui faisaient le lien entre cette population et l'institution d'État.
14:24Dès lors que vous supprimez cet axe, qui pour moi était vital entre la police et la population,
14:30vous perdez, un, le lien, mais aussi le renseignement,
14:32parce que ces petits policiers qui étaient sur leur scooter connaissaient tout le monde.
14:36Et même les services de renseignement qu'on veut nous faire passer
14:39pour des James Bond à la française, des OSS 117 plutôt,
14:44en fait, allaient se nourrir auprès de ces policiers de quartier,
14:47parce qu'ils connaissaient tout le monde.
14:48Toujours est-il qu'au sommet de l'État, on continue dans l'agitation législative.
14:51Depuis lundi, le projet de loi « Riposte immédiate au phénomène troublant l'ordre public,
14:55la sécurité et la tranquillité » est examiné au Sénat.
14:58Le texte comprend un volet sur le trafic de drogue,
15:00renforcement de la coordination des services,
15:03fouille aux frontières, technique d'enquête renforcée,
15:05mesure procédurale plus offensive.
15:07Pour Laurent Nunez, l'heure est à l'optimisme et à la victoire.
15:11Donc voilà, le trafic de drogue, je le redis, c'est pas une fatalité.
15:13Il recule.
15:14Il recule, nous obtenons, nous gagnons des batailles,
15:16la guerre est loin d'être gagnée, mais nous obtenons des gains significatifs.
15:20Il faut continuer.
15:21Quelques saisies points de deal démantelés, avec des arrestations à la clé,
15:24une goutte d'eau face à l'ampleur du problème.
15:26Parce que sur le fond, on ne peut pas gagner cette guerre.
15:29Pourquoi ?
15:30Parce que la masse de consommateurs,
15:32la demande est tellement énorme,
15:34et la masse de stupéfiants qui déferle,
15:37sur l'ensemble de l'Europe, pas que sur la France,
15:40est incontrôlable.
15:42Incontrôlable.
15:43Ceux qui gouvernent actuellement l'Europe et le monde
15:45ont voulu un espace de circulation des biens et des personnes
15:51totalement libérés, décloisonnés.
15:53On veut que les biens, les personnes, les produits
15:56circulent avec le moindre entrave possible.
15:58Il faut que le business fonctionne.
15:59Donc vous avez des bateaux, des portes-conteneurs
16:01qui arrivent avec des milliers de conteneurs.
16:02Comment voulez-vous contrôler ces milliers de conteneurs
16:05qui arrivent au Havre, à Anvers, à Rotterdam ?
16:08C'est juste impossible.
16:09Et quand vous avez des États comme les Pays-Bas
16:12qui laissent purement et simplement passer
16:14des tonnes et des tonnes de cocaïne
16:16au motif que ça ne concerne pas le trafic local,
16:20vous avez perdu.
16:21Et vous le savez.
16:22Une nécessité d'attaquer le problème à la racine,
16:25mais les gouvernants regardent ailleurs.
16:29Et poursuivons à présent avec le tour de l'actualité
16:32en bref en France.
16:36Édouard Philippe visait par une enquête
16:38pour détournement de fonds publics.
16:40Le maire du Havre, candidat à la présidentielle de 2027,
16:43fait l'objet d'une enquête du parquet national financier.
16:45Les faits qui pourraient lui être reprochés
16:47relèvent de détournements, de favoritisme,
16:49de prises illégales d'intérêts et de concussions.
16:52L'ouverture de l'enquête fait suite à la perquisition
16:54menée à l'hôtel de ville le 3 avril 2024
16:56après qu'une femme a lancé l'alerte sur les faits présumés,
16:59puis déposé une plainte en juin dernier.
17:01Édouard Philippe a affirmé avoir appris l'ouverture
17:03de l'enquête par voie de presse
17:04et dit se tenir à la disposition de la justice
17:06pour faire la lumière sur l'affaire.
17:07Il ne reste pas moins que la procédure
17:09sera comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête
17:11de l'ancien locataire de Matignon
17:12qui veut s'emparer de l'Elysée.
17:14Nouveau recasage macroniste dans les hautes institutions.
17:17Ce mercredi, la nomination d'Emmanuel Moulin
17:19à la tête de la Banque de France
17:21a été validée au Parlement.
17:22Après une audition par les commissions des finances
17:24des deux chambres, plus de la moitié des membres
17:26ont voté contre la nomination d'Emmanuel Moulin,
17:29un chiffre inférieur au seuil des 3 cinquièmes
17:32nécessaires pour faire échouer sa promotion.
17:34Emmanuel Moulin était directeur de cabinet
17:35de Bruno Le Maire à Bercy
17:37avant de devenir directeur général du Trésor,
17:39directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon
17:41et secrétaire général de l'Elysée.
17:44Sa nomination a suscité de nombreuses critiques.
17:46Je me pose sur la question de son indépendance
17:48vis-à-vis de l'exécutif.
17:50Or là c'est très clair,
17:51la question de l'indépendance
17:53du gouverneur de la Banque de France
17:54fait partie des piliers, j'allais dire,
17:57qui permettent sa nomination.
17:59Et le fait que Emmanuel Moulin
18:02sorte directement de l'Elysée
18:06pour devenir gouverneur de la Banque de France
18:08en ayant cumulé depuis des années
18:10des postes politiques,
18:12j'insiste sur des postes politiques,
18:14que ce soit dans les cabinets
18:16du ministre Le Maire,
18:17dans des cabinets du premier ministre Attal
18:21et au milieu de ces épisodes
18:24un poste à la direction du Trésor
18:26fait qu'évidemment il n'est pas indépendant
18:28de l'exécutif, c'est le moins qu'on puisse dire.
18:29Donc il n'y a aucune neutralité
18:31par rapport à l'exécutif en place.
18:33Nous n'avons jamais de réponse
18:35de personnalité comme M. Moulin.
18:37Et pourquoi M. Moulin vous dites
18:38que vous ne faites pas de politique
18:39mais vous n'avez fait que de la politique.
18:41D'ailleurs le vernis a mis une heure
18:43à percer, à se briser
18:45puisqu'au bout d'une heure vous avez dit
18:46j'ai plaidé pour la loi Lagarde,
18:48j'ai plaidé pour ci, j'ai plaidé pour ça.
18:49Donc vous n'avez pas juste été un serviteur
18:51au service de projets politiques
18:53des différents gouvernements que vous avez servis.
18:54Vous avez bien plaidé,
18:55vous étiez acteur de cette politique
18:57comme l'a dit d'ailleurs
18:58le président de la commission des finances,
19:00le président Coquerel.
19:01Vous faites de la politique
19:02mais vous faites de la politique
19:03hors de la démocratie
19:04car vous êtes l'incarnation
19:05de ce qu'on appelle l'État profond.
19:08L'État profond ce sont
19:09des serviteurs de l'État
19:10qui en fait se servent de l'État.
19:13Darmanin coupe le feu avec l'Algérie.
19:15Le garde des Sceaux est rentré d'Alger
19:16avec une nette volonté
19:17de faire baisser les tensions
19:18entre Paris et Alger,
19:19une orientation sans doute insufflée
19:20par le gaz du pays maghrébin
19:22qui pourrait être utile à la France
19:23à l'heure d'une crise énergétique violente
19:25à cause de la guerre au Moyen-Orient.
19:27L'ancien premier flic de France
19:28a ainsi déterré le vieux projet
19:29de traité d'amitié entre les deux pays
19:31enterré par Sarkozy en 2005
19:33qui revèlerait sans doute
19:34les conditions de l'accord de 68
19:35sur l'immigration.
19:36Gérald Darmanin s'est également dit rassuré
19:38quant au traitement du journaliste
19:39Christophe Glaze détenu en Algérie
19:41après sa condamnation à 7 ans de prison
19:42pour apologie du terrorisme.
19:45Le garde des Sceaux affirmait
19:46avoir appelé au président algérien
19:47qu'il fallait rendre Christophe Glaze
19:48non pas à la France
19:49mais à sa mère.
19:51Fini de rire pour le gaz hilarant.
19:53En mardi, le Sénat votait
19:54l'interdiction de la vente
19:55aux particuliers du protoxyde d'azote
19:56une substance provoquant
19:57une période d'euphorie
19:58pendant une trentaine de secondes
19:59et de plus en plus prisée
20:01pendant les soirées festives.
20:02Cette trop forte inhalation de gaz
20:04peut entraîner une privation
20:05d'oxygène trop longue
20:06suivie d'évanouissement
20:07de perte de conscience
20:08et même de crise cardiaque.
20:09Le protoxyde d'azote
20:10ou gaz hilarant
20:12est aussi pointé du doigt
20:13dans la hausse
20:13de la mortalité routière.
20:15La mesure sera ensuite examinée
20:16à l'Assemblée nationale.
20:17Le ministre de l'Intérieur
20:18Laurent Nunez
20:19a pointé un risque
20:19d'incompatibilité
20:20avec la législation européenne.
20:26Et nous continuons
20:27avec l'actualité internationale.
20:31Entre désengagement
20:32et opportunité,
20:33le Pentagone a annoncé mardi
20:35avoir réduit
20:36d'une brigade de combat,
20:37soit environ 4000 soldats,
20:38le nombre de troupes américaines
20:40stationnées en Europe,
20:41passant ainsi
20:42de 4 à 3 brigades.
20:44Cette décision
20:45qui s'inscrit
20:45dans la volonté
20:46de Donald Trump
20:47de diminuer
20:48la présence militaire américaine
20:49sur le vieux continent
20:50a provoqué un retard
20:51dans le déploiement
20:52prévu en Pologne.
20:54Le ministère américain
20:55de la Défense
20:55indique qu'il déterminera
20:57ultérieurement
20:58la nouvelle répartition
20:59de ses effectifs.
21:00Washington maintient
21:01cependant une présence
21:02forte en Pologne,
21:04pays considéré
21:04comme un bon élève
21:06pour ses dépenses
21:07de défense.
21:08Et pour cause
21:09depuis son entrée
21:10dans l'UE,
21:10Varsovie,
21:11sous perfusion européenne,
21:12dépense ses fonds
21:13pour acheter
21:14du matériel américain.
21:16Cette annonce intervient
21:17après le retrait
21:18annoncé de 5000 soldats
21:19d'Allemagne
21:20et dans un contexte
21:20de pression continue
21:22de Donald Trump
21:22pour que les Européens
21:23augmentent leurs investissements
21:24dans leur propre sécurité
21:26et suivent ses aventures
21:27bellicistes
21:28au Proche-Orient.
21:29Pour les Etats européens,
21:30c'est ainsi
21:31une opportunité formidable
21:32de se prendre en main
21:33et de se détacher
21:34un peu
21:35de la tutelle américaine.
21:37Défaite aux Etats-Unis
21:38pour le républicain
21:39qui s'opposait
21:40à Trump.
21:41Mardi,
21:41le représentant du Kentucky
21:43Thomas Massy
21:44a perdu la primaire
21:45qui l'opposait
21:46à un candidat soutenu
21:47par Donald Trump.
21:48Une défaite
21:48qui lui ferme l'accès
21:49à une éventuelle réélection
21:51en novembre prochain.
21:52Thomas Massy
21:53avait ouvertement critiqué
21:54la politique
21:55de l'administration Trump
21:56au Venezuela
21:56et en Iran.
21:57Il a aussi été
21:58le co-auteur de la loi
21:59qui a forcé
22:00le gouvernement Trump
22:01à rendre public
22:02certains documents
22:03du dossier Epstein.
22:04L'ancienne représentante
22:06Marjorie Taylor Greene
22:07pense même
22:08que c'est ce qui a provoqué
22:09l'acharnement de Donald Trump
22:11à lui bloquer
22:11sa réélection.
22:12Le président
22:13a envoyé son ministre
22:15Pete Exet
22:16soutenir le candidat
22:17adverse Ed Galrain
22:18et la somme record
22:20de 30 millions de dollars
22:21a été dépensée
22:22pour cette primaire.
22:23Près d'un tiers
22:23provenait de lobbies
22:24pro-israéliens.
22:26Thomas Massy
22:26a déclaré
22:27que cette primaire
22:28était, je cite,
22:29un référendum
22:29sur la possibilité
22:30pour Israël
22:31d'acheter des sièges
22:32au Congrès.
22:33J'aurais voulu arriver
22:34plus tôt
22:35mais j'ai dû appeler
22:36mon adversaire
22:37pour reconnaître
22:37ma défaite
22:38et il m'a fallu
22:39un certain temps
22:40pour joindre
22:40Ed Galrain
22:41à Tel Aviv.
22:42Un petit accord
22:43trouvé avec Washington.
22:45Les institutions européennes
22:46sont parvenues
22:47à un compromis
22:48provisoire
22:48pour mettre en oeuvre
22:49l'accord commercial
22:51conclu avec les Etats-Unis
22:52à l'été 2025
22:53en Écosse.
22:55Annoncé ce mercredi,
22:55cet accord intervient
22:57sous la pression
22:57de Donald Trump
22:58qui avait menacé
22:59de relever
23:00les droits de douane
23:01sur les véhicules européens
23:02de 15 à 25%
23:03si la ratification
23:04n'intervenait pas
23:05avant le 4 juillet.
23:06Ursula von der Leyen
23:07a salué
23:08un pas vers un commerce
23:10transatlantique stable,
23:11prévisible et mutuellement bénéfique
23:12alors qu'il s'agit en réalité
23:14d'un accord défavorable
23:15à nos industries.
23:16Les eurodéputés
23:17ont assoupli
23:18certaines exigences
23:19et l'UE supprimera
23:20la plupart des droits de douane
23:21sur les importations américaines
23:23en échange
23:23d'un plafonnement
23:24à 15%
23:25des tarifs américains
23:26sur les produits européens.
23:27L'axe indo-européen
23:29de Meloni
23:30La présidente du conseil italien
23:32Giorgia Meloni
23:32et le premier ministre indien
23:34Narendra Modi
23:35s'apprêtent à franchir
23:36une nouvelle étape
23:37dans leur relation spéciale
23:39lors du sommet bilatéral
23:40qui se tiendra jeudi
23:41à la Villa Panfili
23:42à Rome.
23:43Les deux dirigeants
23:44signeront une déclaration commune
23:46élevant les relations
23:47italo-indiennes
23:48au rang de partenariat
23:50stratégique privilégié.
23:51L'objectif
23:52est de porter
23:52les échanges commerciaux
23:53bilatéraux
23:54à 20 milliards d'euros
23:55d'ici 2029
23:56de lancer
23:57l'année Italie-Inde
23:58de la culture
23:59et du tourisme
24:00en 2027
24:00et de renforcer
24:02la coopération
24:02dans la défense
24:03les minéraux critiques
24:04l'innovation
24:04et l'agriculture.
24:05Cette visite
24:05la première bilatérale
24:07d'un chef d'état indien
24:08en Italie
24:09depuis 26 ans
24:10marque l'intensification
24:11d'une relation
24:12née au G20
24:12et consolidée
24:13par des rencontres régulières.
24:15Les deux pays
24:16souhaitent également
24:16coordonner leur position
24:18sur le Proche-Orient
24:19de l'Ukraine
24:19et la sécurité
24:20indo-pacifique.
24:25Et voilà
24:26nous approchons
24:26de la fin
24:27de cette édition
24:27ce soir
24:28à partir de 21h
24:29retrouvés
24:29alerte générale
24:30Nicolas Vidal
24:31et Alexis Poulain
24:32reçoivent
24:32la comédienne
24:33et humoriste
24:33Karine Dubernet
24:35ils débattent
24:36de la folie
24:36anxiogène
24:37qui traverse
24:38la société française.
24:39Tu parlais du clown
24:40tout à l'heure
24:40je pense qu'il y avait
24:41un duo de clown
24:42quand même
24:42Castex-Véran
24:43moi il me faisait
24:44péter de rire
24:44à chaque fois.
24:45Mais Jean Castex
24:45qui t'annonce
24:46qu'il va y avoir
24:47un confinement
24:48et Véran
24:49qui parlait très très vite
24:49pour dire n'importe quoi
24:50c'est très sûr
24:54Ils ont tous
24:55beaucoup
24:55un cheveu sur la langue
24:56Je les appelle
24:57les os auteurs
24:58Ils ont tous
24:59et confiance
25:03Également au programme
25:04de votre soirée
25:05passée présent
25:06Guillaume Fiquet
25:06reçoit Michel Festivy
25:07pour évoquer
25:08l'histoire
25:08des phalanges espagnols
25:10Demain dès 7h
25:11découvrez un nouveau zoom
25:12avec le commandant
25:14Benoît Valadier
25:15chef du groupement
25:16des commandos
25:16parachutistes
25:17sur son ouvrage
25:18Entre ciel et feu
25:19C'est à présent
25:20la fin de cette édition
25:21Merci à tous
25:22pour votre fidélité
25:23Rendez-vous demain
25:23même lieu même heure
25:24aux côtés d'Olivier
25:25et frère Jacques
25:25En attendant
25:26portez-vous bien
25:27Bonsoir
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