Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 minutes
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, appelle son camp "à avoir un discours d'unité" en vue de la présidentielle 2027 pour éviter un second tour "M. Mélenchon contre Mme Le Pen ou M. Bardella". Il ne ferme par ailleurs pas la porte à sa propre candidature, ne trouvant ses "idées nulle part" pour le moment.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Gérald Darmanin hier a alerté assez longuement sur la possibilité d'un second tour entre le Rassemblement National et LFI
00:07en 2027.
00:08Est-ce que c'est un scénario auquel vous croyez, Arthur ?
00:10Alors oui, ce n'est pas celui que prédisent les sondages aujourd'hui, à un nom de la présidentielle,
00:14mais Jean-Luc Mélenchon nous a habitué à deux choses.
00:15D'abord, à créer une dynamique en fin de campagne, à passer d'une douzaine de points à plus de
00:2020%, c'est ce qu'il a fait en 2022.
00:22Et puis, Jean-Luc Mélenchon nous a habitué à se recentrer pour tuer la concurrence à gauche.
00:27Donc oui, ce que décrit Gérald Darmanin en termes de dynamique politique dans ce qui apparaît aujourd'hui,
00:31c'est un scénario auquel je crois et celui qui me semble être le plus probable en l'état,
00:37c'est-à-dire une dynamique qui porte Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour.
00:41Et puis, en face, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, ça on le saura le 7 juillet,
00:46une dynamique qui est en faveur du Rassemblement National.
00:48On rappelle, dernier scrutin à valeur de test, les européennes, le premier tour des législatives de 2024,
00:53c'est un RN au-dessus des 30%. Aujourd'hui, ils sont donnés entre 35 et 37% d'intention
00:58de vote.
00:59La question, c'est donc, que va faire le bloc central au milieu ?
01:03Alors, ça veut dire quoi, Arthur ? Que vous encouragez les Républicains et le Parti Socialiste à singer les extrêmes
01:09?
01:09Il y a deux options. Vous connaissez la phrase de Jean-Marie Le Pen sur l'original et la copie.
01:12Donc non, c'est jamais une très bonne idée de singer quelqu'un pour essayer de lui piquer ses voix.
01:16En revanche, le bloc central qui se retrouve coincé entre ces deux forces, Jean-Luc Mélenchon d'un côté et
01:20le RN de l'autre,
01:21il a deux options. Soit le petit bout de rien qui lui reste, il le partage dans un espace qui
01:25va de Raphaël Glucksmann
01:26jusqu'à Bruno Retailleau ou Édouard Philippe, disons.
01:29Soit Raphaël Glucksmann, il décide d'aller chercher l'électorat qui est parti chez Jean-Luc Mélenchon.
01:34Et puis Bruno Retailleau et Édouard Philippe, il décide d'aller chercher l'électorat qui est parti au Rassemblement National.
01:38Ça, c'est l'option qui, à mon sens, permettrait à la droite et à la gauche traditionnelles de retrouver
01:44un peu d'oxygène
01:45et d'espérer, peut-être, pourquoi pas, envisager de pouvoir se qualifier au second tour.
01:50Aujourd'hui, je peux vous dire que ce n'est pas l'option que privilégient les uns et les autres.
01:53Ils préfèrent se parler entre eux au sein d'un grand espace central.
01:56Cet espace central, ça peut gagner les élections. Emmanuel Macron l'a prouvé.
01:59En revanche, ça suppose une incarnation, une vision, un programme.
02:02Et pour l'instant, personne ne me semble l'avoir ou en tout cas la développer dans cet espace.
Commentaires

Recommandations