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  • il y a 3 mois
Retrouvez notre soirée spéciale "Armée iranienne : les révélations chocs des services US", présentée par Maxime Switek, sur BFMTV ce mercredi 13 mai 2026.

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00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous. Je suis très heureux de vous retrouver pour la suite ce soir
00:03de cette édition spéciale avec dans une seconde
00:06les toutes dernières révélations du New York Times sur les craintes des services de renseignement américains.
00:10Contrairement à ce que peut dire Donald Trump à longueur de journée, les Iraniens auraient toujours accès à une grande
00:16partie de leurs lanceurs de missiles.
00:18On va vous détailler tout ça. Les craintes aussi des Américains sur l'uranium iranien.
00:22Un ministre de Trump dit ce soir que Téhéran serait à quelques semaines d'avoir de l'uranium enrichi à
00:2790% qui sert à fabriquer la bombe nucléaire.
00:31Alors pourquoi ces déclarations ce soir ? On va en parler avec notre premier invité.
00:36Bonsoir Général Paloméros et merci d'être avec nous ce soir.
00:39Ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, ancien commandant suprême de l'OTAN.
00:42Merci d'être là avec moi également Lisa Hedève. Bonsoir Lisa.
00:46Elsa Vidal et Nicolas Poincaré. Bonsoir à tous les deux.
00:49Première information, donc ce soir Général, ce sont ces fuites des services de renseignement américains,
00:54fuites dans le New York Times, révélation sur ce qu'il reste des capacités de tir de missiles des Iraniens.
01:00Écoutez bien, on vous a résumé les révélations du New York Times.
01:0230 des 33 sites de lancement de missiles seraient opérationnels le long du détroit d'Hormuz.
01:0770% des lanceurs de missiles à travers le pays seraient opérationnels.
01:12Et 90% des stocks enfouis de missiles seraient partiellement ou totalement utilisables.
01:17Est-ce que ces résultats vous font tomber de l'armoire ?
01:22En fait, on a senti monter tout ça au moment du cessez-le-feu.
01:30On a eu un des premiers chiffres, c'était un peu moins de 50%.
01:36Avant la fin du cessez-le-feu, il y a eu des signes de victoire, mais ça c'était politique.
01:39C'était le secrétaire à la guerre qui disait, ils n'ont plus rien.
01:46Je ne parle même pas du président.
01:48Mais en revanche, progressivement, on avance et c'est assez normal.
01:53Il y a une analyse après attaque, ce qu'on appelle l'évaluation des dommages après attaque,
02:01et qui remonte.
02:02Et visiblement, ils étaient profondément enfouis, ils étaient très dispersés.
02:07Et là, on a des chiffres qui sont quand même effrayants.
02:12Parce que cette campagne, qui est une campagne majuscule,
02:15on a rarement mené une campagne d'une telle violence.
02:18Il y a plus de 40 jours de frappe.
02:19Qu'on ait ces résultats à 40 jours de frappe ?
02:22Oui, là, il faut s'interroger.
02:24On n'a pas, évidemment, tous les éléments en main.
02:26Moi, je me garderais bien d'attaquer les uns ou les autres.
02:29Mais ça reste surprenant.
02:31Parce que si les Américains n'avaient pas eu, et les Israéliens, la supériorité aérienne,
02:38on serait dit, c'est normal, ils ne peuvent pas s'approcher.
02:40Mais là, avec la supériorité aérienne,
02:43ils avaient moyen quand même de faire des patrouilles d'observation
02:49pour identifier...
02:51Alors, est-ce qu'ils n'ont pas eu une guerre assez dynamique ?
02:53C'est possible.
02:54Ça veut dire quoi, une guerre assez dynamique ?
02:55Eh bien, être très réactif, avoir des patrouilles prêtes à attaquer au plus tôt possible.
03:02Mais ça, ça demande d'être présent sur le théâtre et de tourner, d'avoir des ravitailleurs.
03:08Donc, c'est prendre aussi quelques risques.
03:10Mais le sentiment que ça donne contre les méthodes iraniennes, qui sont efficaces,
03:17c'est d'être présent instantanément.
03:20Ça, c'est possible aussi avec des drones.
03:22Donc, ces chiffres-là, certains diront peut-être, c'est exagéré,
03:27c'est ce qui va alimenter le lancement d'une deuxième phase.
03:33Bon, mais je ne crois pas honnêtement.
03:35Il y a une récurrence qui est inquiétante,
03:39et il n'y a pas vraiment de raison que les services de renseignement
03:42essayent de nous amener dans leur sens.
03:47Ils font leur boulot.
03:49Et je pense qu'ils s'en voudraient de ne pas faire leur travail correctement.
03:53Plusieurs questions ou remarques, Elsa.
03:56Je vous donne la prochaine, allez-y.
03:57Très bien, j'avais une question justement pour Jean-Paul Paloméros.
04:00Dans le même article, on voit aussi que se pose la question
04:05de l'utilisation des stocks américains et de leur capacité à se renouveler,
04:09notamment sur les missiles de croisière, mais aussi sur les Patriotes et sur les Tomahawk.
04:14Est-ce que vous pensez que cette information donnée par les services de renseignement
04:19est de nature à supporter votre thèse ?
04:22Est-ce qu'il n'y aurait pas de nouvelles frappes,
04:24ou en tout cas que la réflexion est en cours,
04:26parce qu'elles auraient des conséquences, même pour l'armée américaine ?
04:29Je reviens toujours à l'essentiel, c'est-à-dire la supériorité aérienne.
04:35Quand vous avez la supériorité aérienne, vous avez le choix des armes.
04:38C'est-à-dire que pour frapper une cible, vous n'avez pas besoin d'un Tomahawk.
04:42Tomahawk, c'est précieux, il faut les garder.
04:44Ça coûte très cher.
04:45Les Ukrainiens aimeraient bien en avoir quelques-uns,
04:47mais cela dit, ils ont fait 100.
04:48C'est intéressant.
04:50Donc, le choix des armes.
04:51Et je pense qu'on rentre dans une phase,
04:53et ça c'est très intéressant pour les États-majors,
04:55où il faut beaucoup plus travailler,
04:57en tout cas si j'étais encore à l'OTAN,
04:58c'est là-dessus que je mettrai l'effort,
05:00sur l'efficience, c'est-à-dire mettre en face de l'efficacité,
05:04le coût,
05:04et essayer de trouver le juste équilibre.
05:06Et là, les Iraniens sont très forts,
05:09mais les Ukrainiens sont encore plus forts entre nous.
05:11Donc, on a cette question,
05:13et le plus dur, à mon avis, c'est les patriotes.
05:16Les patriotes et les fades.
05:18Parce que ça, ça coûte cher.
05:19C'est vraiment la protection indispensable
05:22pour les pays du Golfe, aussi bien que pour Israël.
05:25C'est ce qui permet d'aller taper les missiles
05:27qui arriveraient sur les pays du Golfe.
05:28Et là, aujourd'hui, il n'y a pas vraiment d'autres moyens.
05:31C'est très sophistiqué.
05:33Mais je remarque aussi que, par exemple, le Hezbollah,
05:38on a vu des images, et je crois qu'elles sont exactes,
05:41qui ont attaqué une batterie SAD israélienne,
05:44avec des drones.
05:46Vous voyez, on est vraiment dans une guerre totalement asymétrique,
05:49où il faut savoir prendre garde et se protéger
05:53contre des missiles balistiques,
05:55donc très sophistiqués, pour certaines d'entre elles,
05:58aussi bien que des essais de drones.
06:02On le voit beaucoup en Ukraine.
06:04Et peut-être demain, des drones sous-marins
06:06ou des choses comme ça, en se posant la question,
06:09si vraiment ils ont des drones sous-marins,
06:11parce que c'est un sujet qui est vraiment d'actualité,
06:14qu'est-ce qu'on fait ?
06:15On les tire avec des torpilles ?
06:16Bon, de toute façon, il n'y aura pas forcément le choix.
06:18Mais on voit que la guerre dissymétrique,
06:21elle est difficile à gérer,
06:23même pour celui qui a normalement l'avantage technologique.
06:26– Je reviens à ces fuites dans le New York Times,
06:28général tel que c'est raconté par le journal américain,
06:30on comprend que les Iraniens ont profité du cessez-le-feu,
06:33ont profité du cessez-le-feu,
06:34pour aller justement reprendre possession
06:37d'un certain nombre de leurs lanceurs de missiles
06:39qui auraient été touchés, etc.
06:41On en est à plus d'un mois maintenant de cessez-le-feu.
06:44– Moi, je me suis exprimé avec le recul qu'on se doit,
06:48puisqu'on n'est que des observateurs,
06:49mais je crois que ce cessez-le-feu était une erreur colossale.
06:52Au moment où peut-être la pression commençait à monter
06:57vraiment sur le pouvoir iranien,
07:00ce n'était pas le moment d'arrêter.
07:01Là, je pense que ça restera quand même
07:04comme une faute grave, en quelque sorte.
07:07Parce qu'ils ne pouvaient pas monter plus haut.
07:10Je pense qu'il y avait quand même, quelque part,
07:12une usure, une fatigue,
07:13alors c'est difficile à déceler,
07:15de la part des Iraniens, et c'est normal.
07:18Il y avait cette pression qui montait, qui montait, qui montait.
07:21Et là, on a arrêté contre toute logique opérationnelle.
07:26Je ne pense pas que ce soit les États-majors.
07:28Parce que, comme je le disais,
07:30peut-être qu'il manquait certains armements,
07:32mais peu importe.
07:33Ils pouvaient frapper avec des GBU,
07:35c'était bon, ça, ils en ont des milliers.
07:38Ils pouvaient continuer à mettre la pression.
07:40Moi, c'est ce que j'aurais proposé.
07:42En tout cas, on n'arrête pas une guerre comme ça,
07:44dans un cessez-le-feu quasiment unilatéral.
07:48Ce n'est pas les Iraniens qui l'ont demandé.
07:50On verra dans une seconde d'autres révélations,
07:53notamment sur l'uranium iranien.
07:55On verra ce que vous pensez d'une éventuelle reprise.
07:58Je crois que vous l'imaginez probable.
08:00Reprise des combats.
08:02Juste une remarque, quand même,
08:03Elsa Vidal, Nicolas Poincaré.
08:05Ce genre de révélation du New York Times,
08:07où il est écrit qu'on a largement puiser dans les stocks américains,
08:11au contraire que les Iraniens, leur lanceur d'homicide,
08:13sont toujours là.
08:14C'est le genre d'article que déteste Donald Trump.
08:17Et il le dit, et il l'a redit hier.
08:19Il dit que c'est de la trahison.
08:19Pur et simple.
08:21Il dit même que, dans ce cas-là,
08:22les médias américains servent de boîte à écho
08:26au régime iranien.
08:27Et qu'ils devraient simplement dire
08:29à quel point cette guerre,
08:30cette opération épique furie,
08:32a été, ce sont les termes employés,
08:34une réussite, un succès historique.
08:38Et donc, il y a de plus en plus de pressions judiciaires.
08:40On en parlait hier sur les titres
08:42qui recueillent ces indiscrétions,
08:45mais aussi ces témoignages très précieux
08:47pour comprendre les situations.
08:48La justice enquête pour savoir qui sont les taupes.
08:49Qui sont les taupes qui fournissent ces fuites
08:51et des services de renseignement ?
08:51Les journalistes du Wall Street Journal
08:53ont été appelés à comparer,
08:54ont reçu des convocations
08:57à comparer devant un grand jury.
08:58Sauf que le général va nous dire
09:00s'il est d'accord avec moi ou pas,
09:01mais pour écrire un article comme ça,
09:03il faut avoir une source militaire.
09:05C'est forcément un militaire d'un très haut rang
09:07qui décide de faire fuiter ces informations.
09:10Donc, des informations très précises
09:11sur les capacités militaires iraniennes.
09:15Pardon, excusez-moi,
09:16parce que vous me posez la question.
09:18Avec le système d'information
09:19tel qu'il existe,
09:20et on a eu des exemples
09:22dans l'histoire américaine de Taupe
09:24qui n'étaient pas forcément
09:25au sommet de la hiérarchie,
09:27mais qui avaient accès à ces réseaux.
09:29Parce qu'il faut bien des gens
09:29pour faire tourner les réseaux.
09:31Et ceux-là, qu'on le veuille ou non,
09:33ils ont accès à des informations confidentielles.
09:35On se souvient de ces fuites
09:37qui avaient été organisées,
09:38qui étaient quand même gravissimes.
09:40Et on a été tous surpris
09:41de voir que c'était un jeune sergent.
09:45Donc, la guerre avec les réseaux connectés
09:49et autres,
09:50et la centralisation de l'information,
09:52elle a ses traverses.
09:54Ça peut être un jeune sergent
09:55qui cherche à faire le malin.
09:57Effectivement, c'est arrivé.
09:58On pense au soldat Manning.
10:01dans l'affaire des années.
10:03Mais si ça vient d'un niveau plus élevé,
10:05ce qui est quand même
10:06l'hypothèse la plus vraisemblable,
10:07ça veut dire qu'il y a des militaires
10:08qui cherchent à faire passer un message.
10:10Ils ont un intérêt à ça.
10:11Voilà.
10:11Et alors, le message,
10:12il peut être l'un ou l'autre,
10:13en l'occurrence.
10:14Ça peut être,
10:14regardez, il faut qu'on continue
10:15parce qu'on n'a pas fini le boulot.
10:17Donc, ça peut être un message
10:18des militaires qui souhaitent
10:19la reprise des combats
10:20ou l'inverse.
10:21Regardez, ça ne sert à rien.
10:22Ça peut être aussi,
10:22regardez, ça ne sert à rien.
10:23Et là, je ne peux pas vous dire
10:31avec la campagne aérienne
10:32qu'ils ont menée,
10:34il y a quand même du souci à se faire
10:35sur l'aptitude à atteindre.
10:37C'est vrai que cette guerre souterraine,
10:40c'est difficile à anticiper
10:41et elle est difficile à mener
10:43pour de l'extérieur.
10:44On dit toujours que le champ de bataille
10:46est transparent.
10:46C'est faux.
10:47On l'a bien vu.
10:47C'est faux.
10:48Les Ukrainiens essayent aussi
10:49de s'en tirer.
10:50C'est plus difficile.
10:51Mais oui, les Iraniens,
10:52ça fait des dizaines d'années
10:53qu'ils construisent ça.
10:55On le sait.
10:55Enfin, on le savait.
10:56Mais on n'était pas conscients
10:57que ça atteignait cette échelle.
10:59Alors, on va retrouver Antoine Ellard
11:01du côté de la Maison-Blanche
11:02à Washington.
11:03Antoine, on a bien vu
11:05au début de semaine,
11:06la semaine dernière,
11:08que Donald Trump insistait
11:09sur l'importance des négociations,
11:10sur la diplomatie.
11:11Est-ce que l'ambiance,
11:12l'atmosphère à Washington
11:13et à la Maison-Blanche,
11:14on sait que Trump est loin,
11:16est-ce que l'ambiance est en train
11:17de changer d'une certaine manière ?
11:22Peut-être un petit peu.
11:23Effectivement,
11:24il y a plusieurs indices
11:25qui vont dans ce sens en tout cas.
11:26Par exemple,
11:27les dernières déclarations
11:28de G.D. Vance
11:28à l'instant
11:29qui dit que Donald Trump
11:30a plusieurs options
11:31à sa disposition.
11:32L'option diplomatique,
11:33mais aussi, dit-il,
11:35l'option militaire.
11:36Il y a également
11:37ces fuites auprès de NBC,
11:39des fuites du Pentagone,
11:40qui a trouvé un nouveau nom
11:41pour l'opération
11:42qui pourrait être conduite.
11:43Ce sera l'opération
11:44coup de massue,
11:46Sledgehammer.
11:47C'est aussi,
11:48ce changement de nom,
11:49une façon peut-être
11:49de contourner le Congrès.
11:51Vous savez qu'aux Etats-Unis,
11:52les présidents ne peuvent pas
11:53mener une guerre
11:54de plus de 60 jours
11:54sans l'aval du Congrès.
11:56Là, avec ce nouveau nom,
11:57cette potentielle nouvelle opération,
11:59on remet les compteurs à zéro
12:00et Trump se donnerait
12:01davantage de marge de manœuvre.
12:03Dernier indice,
12:04enfin,
12:04ces images publiées
12:06par le CENCOM,
12:07le commandement militaire américain,
12:08images de chasseurs,
12:10avions de chasse américains
12:11qui survolent le détroit d'Hormuz.
12:13Le CENCOM indique
12:13que ces avions
12:14peuvent transporter
12:15jusqu'à 8000 kilos de bombes,
12:17des bombes qui pourraient être utilisées
12:18dans le cadre
12:19de cette nouvelle opération.
12:20si on essaie de lire
12:21entre les lignes
12:21de Donald Trump,
12:22l'un des objectifs,
12:23ce pourrait être
12:23de débloquer par la force
12:25le détroit d'Hormuz,
12:26une opération
12:27qui impliquerait notamment
12:28des frappes sur le littoral
12:29le long du détroit d'Hormuz,
12:31notamment pour détruire
12:33ces lances-missiles
12:34dont vous parliez,
12:34ces 30 lances-missiles
12:35que les Iraniens
12:36ont à nouveau à disposition
12:38et qui menacent
12:39la navigation sur le détroit.
12:40Antoine Hollard
12:41en direct de Washington.
12:42Vous jugez probable
12:43le retour de la force,
12:44le retour de la guerre ?
12:46Le problème,
12:47c'est que Donald Trump,
12:48il s'est mis
12:49dans une forme d'impasse
12:50où il n'y a pas
12:51de bonne solution,
12:52si vous voulez.
12:54Évidemment,
12:54il peut jouer
12:55avec la dimension nucléaire
12:58dans une certaine mesure
13:00en disant
13:01voilà,
13:02un moratoire,
13:04des dilutions.
13:05Ça,
13:06ça peut faire un message.
13:07Mais on n'a pas réglé
13:09le problème d'Hormuz.
13:11Je parlais
13:12au début de ce conflit
13:14de la bataille d'Hormuz.
13:16Elle n'a pas été menée,
13:17en fait.
13:18Pour moi,
13:19c'était un prélude
13:19parce qu'Hormuz
13:21était là
13:22et que les Iraniens
13:24ne demandaient qu'une chose,
13:25c'est mettre la main dessus
13:26et maintenant,
13:28ils vont la garder.
13:29Donc,
13:31Hormuz devient,
13:32toute chose étant égale
13:34par ailleurs,
13:35aussi importante
13:35dans le développement
13:37d'une stratégie
13:38que le nucléaire,
13:39si vous voulez.
13:39Évidemment,
13:40c'est de nature différente.
13:41On peut voir ça
13:42sur le long terme.
13:43N'empêche qu'aujourd'hui,
13:44c'est quand même le sujet.
13:45Et si Trump
13:47cède sur Hormuz,
13:48ça sera quand même
13:49une grave défaite.
13:51Ici,
13:51il ne peut pas céder
13:52sur le nucléaire.
13:53Vous voyez que les options
13:55dites diplomatiques,
13:56elles se rétrécissent.
13:58Les Iraniens
13:58ne peuvent pas non plus lâcher
13:59ni sur l'un
14:00ni sur l'autre.
14:01Donc,
14:02ils peuvent lâcher peut-être
14:03un peu sur le nucléaire,
14:04mais ils ne lâcheront pas Hormuz.
14:05Ce n'est pas acceptable.
14:07Alors,
14:07ça pose évidemment
14:07des tas de questions subsidiaires.
14:09qui sont nous.
14:10Nous,
14:10je dis,
14:11il y a une force
14:12qui est en train
14:12de se constituer là,
14:14mais en attendant
14:15des jours meilleurs
14:16et la paix.
14:17Mais la paix,
14:18elle ne viendra pas
14:18toute seule.
14:19Donc,
14:19à un moment ou à un autre,
14:20c'est mon avis,
14:21on va se trouver
14:22tous confrontés
14:24à la dure réalité
14:25en se disant
14:26est-ce qu'on peut laisser
14:28raisonnablement
14:28à ce pouvoir
14:31iranien
14:31qui écrase son peuple
14:32et qui nous prend en otage,
14:35prend en otage
14:35l'économie mondiale,
14:36est-ce qu'on peut
14:37le laisser faire ?
14:38Et non pas sur le court terme,
14:39mais sur le long terme.
14:40Les images
14:41diffusées aujourd'hui
14:42par le commandement
14:42central américain
14:43et dont parlait
14:44Antoine Ellard
14:44à l'instant à Washington,
14:45pile un mois
14:47après la mise en place
14:48du blocus américain
14:49dans le Détroit,
14:50ces images,
14:50les voici.
15:17Général,
15:18on voit la démonstration
15:19de puissance,
15:19on voit l'étalage
15:20de navires,
15:21d'avions,
15:21etc.
15:22Mais on revient
15:23toujours au même problème.
15:26Cette puissance,
15:27les Américains,
15:28que peuvent-ils en faire
15:29s'ils reprennent
15:30effectivement le chemin
15:30de la guerre ?
15:31Frapper qui ?
15:32Frapper quoi ?
15:33Et en espérant quoi ?
15:35Quel objectif ?
15:36Ils vont certainement
15:37réviser leur plan
15:38sur la chasse
15:39aux lanceurs
15:41de missiles balistiques.
15:42Ils ne peuvent pas
15:43en être autrement.
15:44C'est quand même
15:45des cibles
15:45qui sont importantes.
15:46c'est la clé
15:47un peu
15:48de la guerre.
15:50Si par bonheur
15:53les forces iraniennes
15:55sont privées
15:56de ces outils
15:56ou en tout cas
15:57en ont moins,
15:58évidemment,
15:59le risque pèsera moins
15:59sur les pays du Golfe.
16:01Mais d'un autre côté,
16:03il faut dire les choses
16:04comme elles sont,
16:05c'est que si la guerre repart,
16:08j'essaye de limiter
16:09un petit peu
16:09ou de modérer
16:11mes paroles,
16:11mais on risque
16:13de rentrer
16:14quand même
16:14de mettre
16:14à feu et à sang
16:15cette région du monde.
16:17Parce qu'il y aura
16:17la réplique ?
16:19Ça sera la même.
16:21Les Iraniens
16:22attaqueront
16:23les points faibles,
16:24attaqueront
16:24les raffineries
16:25et il en reste,
16:27attaqueront sans doute
16:28la production
16:28d'eau potable.
16:30Ils ne font pas
16:30de détails.
16:31On les a vus
16:32dès le début.
16:32Ça a surpris
16:33les pays du Golfe
16:34qui ne s'attendaient pas
16:35du tout
16:35à être attaqués
16:36aussi violemment.
16:37Peut-être
16:37des petites escarbouches.
16:38Non,
16:39ça a été total.
16:40Ils ont fait taper
16:40directement en disant
16:42bon maintenant
16:42ça suffit,
16:43ils ne nous rigolent pas.
16:44Donc,
16:44il faut s'attendre
16:45à ça.
16:47Ça va être
16:48plus violent
16:48et pour répondre
16:50encore mieux
16:51à votre question
16:52sur les frappes,
16:53les cibles possibles,
16:54ça sera tout
16:55ce qui pourra
16:56gêner,
16:57tout ce qui pourra
16:58freiner
16:58l'exercice
16:59du pouvoir
17:00iranien,
17:01les infrastructures
17:03et vraisemblablement
17:05quand même
17:05des raffineries
17:08aussi en Iran.
17:08Je ne vois pas
17:09comment ils pourraient
17:09passer à côté.
17:10Je fais une petite parenthèse
17:11parce que c'est un élément
17:12important qui a été donné,
17:13qu'on a découvert aujourd'hui,
17:14c'est la visite secrète
17:15de Benyamin Netanyahou
17:16au président émirati,
17:18au président des Émirats
17:19Arabes Unis.
17:21Cette visite
17:22qui a eu lieu
17:23pendant la guerre,
17:25c'est ce que nous disent
17:25les Israéliens ce soir,
17:26ça change quoi ?
17:27Ça veut dire quoi
17:27Nicolas Poincaré ?
17:28C'est symboliquement
17:29très très important.
17:30C'est quand même
17:30le président israélien
17:31qui en pleine guerre
17:32se déplace dans un pays
17:34arabe,
17:35allié,
17:35certes depuis
17:35les accords d'Abraham,
17:37mais arabe,
17:38en guerre
17:38contre un autre pays musulman,
17:40donc c'est symboliquement
17:42quand même
17:42très très important.
17:43C'est assez spectaculaire
17:45aussi de se dire
17:45qu'ils l'ont fait secrètement.
17:47Normalement,
17:47dans une grande démocratie,
17:48c'est rare que les dirigeants
17:49se déplacent.
17:50On sait où est le président,
17:51le premier ministre généralement.
17:52Voilà,
17:52là ça s'est fait de façon...
17:54Et donc ça montre
17:55quand même les liens
17:56entre...
17:57Parce que ce qui est
17:58surtout spectaculaire,
17:59c'est que les Émiratis
17:59aient accueilli
18:01Netanyahou.
18:03C'est se mettre
18:04potentiellement à dos
18:04une grande partie
18:05de l'opinion arabe
18:06en pleine guerre
18:07de recevoir.
18:08Et donc ça veut dire
18:08que les Émiratis
18:10sont allés
18:10beaucoup plus loin
18:11qu'on le pensait
18:12dans leur politique
18:13d'alliance
18:15avec Israël.
18:16Et c'est d'ailleurs
18:16confirmé par le fait
18:17qu'Israël partage
18:18une partie du dôme de fer
18:20et de sa technologie
18:20du dôme de fer
18:21avec les Émirats arabis.
18:23Pour protéger
18:23les Émirats arabis.
18:24Absolument.
18:25Général Palomeroz,
18:25vous disiez
18:26si les Américains
18:27repartent en guerre,
18:29ça pourrait mettre
18:30à feu et à sang
18:30la région
18:31parce qu'il y aurait
18:31réplique, etc.
18:32On a appris cette visite,
18:34on sait maintenant
18:34que les Émirats
18:35ont répliqué
18:37il y a quelques jours,
18:39que l'Arabie saoudite
18:39a répliqué aussi
18:40après avoir été touchée
18:41par l'Iran.
18:42On peut imaginer
18:43justement
18:44que si on repart en guerre,
18:46il y ait une espèce
18:47de coalition réelle
18:49qui se forme
18:50autour des Américains,
18:51des Israéliens ?
18:53Oui,
18:54il peut y avoir
18:54une répartition d'objectifs.
18:56Le tout étant
18:57de définir en commun,
18:59c'est ça qui est difficile
19:00dans une coalition,
19:01de définir en commun
19:02des objectifs.
19:03Quand vous travaillez
19:04entre Israéliens et Américains,
19:06c'est relativement simple,
19:07ils se connaissent,
19:08ils avancent ensemble,
19:09les uns donnent
19:10des cibles aux autres.
19:12Avec les pays du Golfe,
19:14c'est un peu plus difficile,
19:15ils n'ont pas forcément
19:15la même expertise,
19:17mais ils peuvent avoir,
19:18ils peuvent mener des raids
19:19sur des points particuliers.
19:21Le tout étant de définir
19:23quelle est en quelque sorte
19:24la barre.
19:26Est-ce qu'on tape très haut ?
19:27C'est-à-dire,
19:28comme je disais,
19:29l'île de Carge,
19:30des choses comme ça.
19:30Ça va être ça.
19:31L'enjeu,
19:32il va être là.
19:33Si c'est le cas,
19:34voilà,
19:34on est parti vraiment
19:35pour du lourd.
19:37Et il y a quand même
19:38un autre enjeu,
19:39c'est de savoir
19:39si oui ou non,
19:41il lancera des opérations
19:42terrestres d'une manière
19:43ou d'une autre.
19:44Des opérations spéciales,
19:45par exemple,
19:46pour le détroit d'Hormuz,
19:47c'est une option
19:48qui ne peut pas être écartée,
19:50elle n'est pas sans risque,
19:51mais on va rentrer
19:52dans une phase
19:52où de toute façon
19:53les risques existeront.
19:55Mais pardon,
19:55cette opération-là,
19:56elle ressemblera à quoi,
19:57par exemple ?
19:59Vous savez,
20:00les Israéliens,
20:00les Américains,
20:01ils ont l'art
20:03de faire des opérations
20:04de cette nature.
20:05Donc, s'ils ont identifié,
20:07je ne sais pas,
20:08je n'ai pas le renseignement,
20:09mais s'ils ont identifié
20:10un centre de gravité,
20:12par exemple,
20:12dans le contrôle
20:13du détroit d'Hormuz,
20:14un centre d'opération,
20:16ça ne se passe pas tout seul
20:17ce qui se passe
20:17dans le détroit d'Hormuz.
20:18Donc, il y a forcément,
20:19à un moment ou à un autre,
20:21il y a les lanceurs déjà.
20:22Il y a un centre de commandement,
20:24il y a ce genre de choses.
20:24Voilà, donc désorganiser
20:26ce qui aurait dû être fait
20:28au début de la campagne,
20:29mais bon,
20:29le contact,
20:30je ne critique pas,
20:31c'est compliqué,
20:32l'art de la guerre est compliqué,
20:34surtout dans une guerre
20:34aussi asymétrique.
20:36Mais en tout cas,
20:38chacun saura à quoi s'en tenir
20:39avant de lancer cette guerre,
20:40puisque après la première phase,
20:42on ne peut pas dire
20:43que personne ne sera plus surpris
20:44de l'attitude de l'Iran,
20:46des armes qu'ils utilisent,
20:47de la manière très précise
20:49qu'ils auront,
20:50parce qu'ils ont le renseignement,
20:51que ce soit russe ou chinois,
20:53de frapper des objectifs
20:56extrêmement précieux,
20:57comme par exemple
20:57les radars,
20:58les fameux radars
20:59de détection
21:00des missiles balistiques.
21:02Ça, c'est du lourd,
21:03si vous m'excusez l'expression,
21:05parce que sans le radar,
21:05vous n'y voyez plus rien,
21:06vous ne faites plus d'interceptions.
21:08Et ils y sont arrivés.
21:09– Mais est-ce qu'il y a vraiment
21:10une façon militaire
21:11de libérer le détroit ?
21:13Est-ce qu'en dehors
21:14de la négociation,
21:15est-ce qu'on peut imposer,
21:16est-ce qu'on peut mettre
21:17suffisamment de navires de guerre
21:18au milieu de ce détroit
21:19pour assurer la circulation,
21:20ou est-ce que les Iraniens
21:21n'auront pas toujours la possibilité
21:22de bloquer la circulation ?
21:24– Je pense qu'il y a
21:25une première étape
21:26où ils peuvent s'attaquer
21:29malgré tout aux forces
21:30pour réduire le risque,
21:32mais la réalité
21:35du détroit d'Hormuz
21:36à l'avenir,
21:37ce sera soit une négociation,
21:39très difficile,
21:40on en a déjà parlé,
21:41soit la guerre.
21:43C'est la bataille dans la guerre.
21:45Il y a une bataille
21:45et il y a la guerre.
21:47Ah oui,
21:48ce sera une guerre
21:48plus ou moins totale.
21:50– Et la guerre,
21:51ça veut dire mettre
21:51plein de navires
21:52au milieu du détroit ?
21:53– Ah non, non, non,
21:54la guerre,
21:54on se mène
21:56de différentes manières.
21:58Là,
21:59le problème avec Hormuz,
22:00c'est qu'il ne suffit pas
22:02de passer et de revenir,
22:04il faut donner confiance
22:05à ceux qui doivent utiliser
22:06le détroit d'Hormuz,
22:07les armateurs,
22:09les affrêteurs,
22:10les compagnies d'assurance
22:11et surtout,
22:12et surtout les équipages.
22:14Donc,
22:14c'est ça l'enjeu.
22:16Si la coalition
22:18peut démontrer
22:19qu'elle a réduit
22:19sensiblement le risque,
22:21ça peut peut-être passer.
22:22Mais ça sera sans cesse.
22:24Maintenant,
22:25les Iraniens,
22:25ils ne peuvent pas consommer
22:26non plus toute leur énergie
22:28là-dessus.
22:28Donc, vous voyez,
22:29il y a toujours un trade-off
22:30dans la guerre
22:31où il faut choisir.
22:32Mais si on n'essaye pas,
22:33on ne réussit pas.
22:34Et je pense que ça vaut le coup
22:35d'essayer,
22:36ne serait-ce que pour amoindrir,
22:38affaiblir,
22:38et puis ne pas laisser
22:40cette carte maîtresse
22:41dans les mains des Iraniens.
22:43– Dans une seconde,
22:45on parlera de l'uranium israélien,
22:48non, iranien, iranien,
22:49l'uranium iranien,
22:50avec les dernières déclarations
22:51de l'administration Trump,
22:52un des ministres de Trump
22:53qui dit que les Iraniens
22:55sont à quelques semaines
22:56d'avoir de l'uranium
22:57enrichi à 90%.
22:58C'est celui qui sert
22:59à fabriquer la bombe.
22:59On va y revenir dans un instant.
23:01Vous montrez aussi
23:02les premières images
23:03de Trump en Chine
23:04avec d'immenses enjeux
23:06et pourtant une petite ambiance
23:07colonie de vacances
23:08à bord d'Air Force One.
23:09On verra ça tout à l'heure.
23:10Mais d'abord,
23:11les Américains ont visiblement
23:12décidé de franchement
23:13montrer les muscles.
23:13qu'ils ont fait remonter à la surface.
23:15Un deuxième sous-marin nucléaire
23:17lanceur d'engin.
23:17Vous le voyez ici,
23:18l'USS Maine
23:19à proximité de l'île de Guam,
23:21pardon,
23:22aux mers des Philippines.
23:23Un monstre 170 mètres de long.
23:25Il peut évidemment lancer
23:25des torpilles
23:26mais surtout,
23:27il peut lancer
23:27une vingtaine de missiles balistiques
23:28tridant les missiles
23:30qui peuvent transporter
23:31les ogives nucléaires américaines.
23:33Je le disais,
23:34c'est le deuxième sous-marin nucléaire
23:35lanceur d'engin américain
23:36repéré à la surface.
23:38Le deuxième en 48 heures.
23:39Le premier,
23:40c'était l'USS Alaska.
23:41C'était à Gibraltar
23:42et c'était en début de semaine.
23:44Deux en 48 heures.
23:45C'est évidemment pas
23:46une coïncidence générale.
23:48Quel est le message
23:48envoyé par les Américains
23:49et est-ce que c'est le même
23:50en faisant remonter
23:51un sous-marin à Gibraltar
23:52et un autre à l'île de Guam ?
23:54On se doute
23:57que les Américains
23:58ont suffisamment
23:59de sous-marins nucléaires
24:00lanceurs d'engin
24:01pour les disperser
24:03là où ils se souhaitent
24:04et en particulier
24:05sur les zones chaudes.
24:07C'est leur métier
24:08en quelque sorte.
24:09Après,
24:10ce qui est quand même surprenant,
24:11c'est que,
24:11comme vous l'avez dit vous-même,
24:13c'est des sous-marins
24:14lanceurs d'engin
24:15mais lanceurs d'engin,
24:16ça veut dire
24:17des frappes nucléaires ?
24:18Non.
24:18On ne peut pas y penser.
24:20Ce n'est pas raisonnable.
24:21Donc,
24:21sur le fond,
24:22ça n'a pas beaucoup de sens
24:24si ce n'est
24:25montrer ses muscles.
24:26Et je pense,
24:27là je vais être un peu critique
24:28évidemment vis-à-vis
24:29de Donald Trump,
24:30c'est que
24:31Donald Trump,
24:32il aime bien montrer sa force.
24:33Or,
24:33les sous-marins,
24:34ça ne se voit pas.
24:35Donc,
24:36il ne suffit pas de dire
24:37qu'ils sont là.
24:38Donc,
24:38il veut les montrer.
24:40Ce n'est pas la meilleure solution.
24:42Pourquoi pas la meilleure solution ?
24:43Ces sous-marins-là,
24:44leur mission,
24:45c'est de rester très discrétent.
24:46C'est la discrétion.
24:47On ne doit jamais savoir
24:48où ils sont.
24:49On doit...
24:50Et je peux vous dire
24:51qu'on n'est pas à l'aube
24:53de voir un sous-marin nucléaire
24:54lanceur d'engins
24:55faire surface
24:57n'importe où dans le monde.
24:59Français, je pense.
25:00Et les images que l'on voyait,
25:01notamment,
25:02c'était ces fameux missiles Trident.
25:03Oui, mais pourquoi faire ?
25:04Pourquoi faire ?
25:05Enfin, là,
25:06ce sont des images d'archives.
25:07Ils n'ont rien lancé aujourd'hui.
25:10Nicolas.
25:10Moi, j'avais visité un SNLE français
25:12à Lille-Longue
25:13il y a quelques années.
25:13J'avais vraiment parlé
25:14avec tous les marins
25:15et j'avais compris
25:16que l'essentiel de leur boulot,
25:18c'est de se cacher.
25:19Bien sûr.
25:19Du matin jusqu'au soir,
25:21quand vous êtes dans un SNLE,
25:22vous vous occupez de vous cacher.
25:23Vous regardez la température de l'eau
25:25pour aller dans des eaux
25:26plus fraîches,
25:27plus chaudes,
25:27pour empêcher les ondes
25:28de passer, etc.
25:29Donc,
25:30c'est le corps de leur métier
25:31de se cacher.
25:32Et donc là,
25:32que deux...
25:33Et jamais,
25:34on verra en escale
25:35un SNLE français.
25:36Ils partent de Lille-Longue,
25:37ils partent trois mois,
25:38il n'y a rien à Lille-Longue.
25:39On n'a jamais vu
25:40nulle part ailleurs.
25:41Ils peuvent aller
25:41sous la calotte glaciaire
25:42du pôle Nord,
25:43ils peuvent aller en Méditerranée,
25:44ils peuvent aller partout,
25:44mais personne ne le sait.
25:46Et les marins,
25:46parfois,
25:47quand ils rentrent,
25:47ils ne savent pas
25:48où ils sont allés.
25:48Leur femme leur dit
25:49« T'étais où, chéri ? »
25:50Ils répondent « J'en sais rien. »
25:51J'en sais rien.
25:52J'ai coulé pendant trois mois.
25:54Oui, bien sûr.
25:55Tu me l'as déjà fait, celle-là.
25:56Ça fait 20 ans qu'il y a fait.
25:58Donc, vraiment,
25:59c'est le corps de leur métier
26:00de se cacher.
26:00Et là, d'un seul coup,
26:01il y en a deux
26:01à qui on a demandé
26:02de se montrer.
26:03Et puis, dans des endroits
26:04très symboliques.
26:05L'un, parce que c'est Gibraltar,
26:06c'est un des endroits
26:06où il y a le plus de passages.
26:07Et l'autre, parce que
26:08ce n'est pas si loin de la Chine.
26:09Oui, on n'est pas loin, effectivement.
26:10Donc, effectivement,
26:11ça ne peut être qu'un message
26:13de Donald Trump,
26:14soyons clairs.
26:15Ce n'est pas un militaire américain
26:16tout seul qui va décider ça,
26:17de dire
26:18« J'ai des bombes nucléaires
26:19et je vous les montre. »
26:20Qu'est-ce qu'il veut dire ?
26:21On le savait, oui.
26:22Effectivement, on le savait.
26:23Non, il y a une chose quand même,
26:24ce que dit Nicolas Pancaré,
26:26c'est forcément une décision
26:27qui est prise au plus haut niveau.
26:28Oui.
26:29C'est forcément coordonné.
26:30Le commandement stratégique
26:33américain n'aurait jamais fait ça.
26:35Ça, je peux vous le garantir.
26:36Pas plus que nous.
26:38C'est presque un...
26:40Ce sont les B.A.B.
26:41quelque part de la dissuasion.
26:44De la grammaire nucléaire,
26:45c'est parce qu'il les résille.
26:46On sautait.
26:46Vous avez des outils
26:48comme les avions
26:49et les missiles nucléaires
26:51qui sont là
26:52pour faire la démonstration de force.
26:54On les prend,
26:54on les envoie,
26:55on les revient,
26:56on les retient.
26:56C'est de la gesticulation.
26:58Et puis, vous avez
26:59le cœur du sujet,
27:01les sous-marins
27:02qui sont cachés
27:03et il faut qu'ils le restent.
27:04Parce qu'il faut bien comprendre,
27:05ce ne sont pas des sous-marins
27:06qui sont là pour faire la guerre.
27:07La guerre,
27:08c'est les sous-marins d'attaque.
27:09Éventuellement,
27:10avec un moteur nucléaire,
27:11mais pas ceux-là.
27:12Ceux-là,
27:12ils sont faits pour faire
27:13l'apocalypse.
27:14Rien d'autre.
27:15Le jour où ils serviront,
27:16ce sera pour raser Pékin,
27:18raser Téhéran
27:18ou raser Moscou.
27:19Ils n'ont pas d'autre provocation.
27:20Et donc, pardon,
27:20en échange,
27:21ça veut dire que Washington
27:21et compagnie,
27:22tout ça sera rasé.
27:23Donc, c'est vraiment...
27:23Ils ne savent faire que ça.
27:25Raser,
27:26raser une grande capitale,
27:27raser un pays entier.
27:28Donc, ne pas servir.
27:30Enfin,
27:30ils sont là pour ne pas servir.
27:32Donc,
27:32pour ne pas se montrer.
27:33Oui, effectivement.
27:34Elsa ?
27:35Moi, je voulais dire
27:36que c'était,
27:36malgré tout,
27:38le marqueur
27:39d'un changement d'air.
27:40Peut-être que ça ne durera
27:41pas, pardon,
27:42après Donald Trump,
27:43mais cette manière
27:45de se libérer
27:46ou de s'affranchir
27:47de la grammaire nucléaire
27:48montre qu'il y a quand même
27:49chez lui la volonté
27:50d'ouvrir une nouvelle ère.
27:52Alors, je voudrais
27:52qu'on continue à parler
27:53du nucléaire,
27:53mais du nucléaire iranien.
27:55On va accueillir
27:56Ulrich Bounin avec nous,
27:58analyste géopolitique.
27:58Venez Ulrich,
27:59bonsoir
27:59et merci de nous rejoindre
28:00ce soir sur BFM TV.
28:03On parlait des capacités
28:04des Iraniens tout à l'heure
28:05en termes de missiles balistiques.
28:07Mais ce qui inquiète
28:07ce soir les Américains
28:08et on va l'entendre visiblement,
28:10c'est aussi le nucléaire,
28:10le nucléaire iranien.
28:11Et là aussi,
28:12il y a des choses
28:13à décoder ce soir.
28:13Le ministre américain
28:15de l'énergie
28:15dit que les Iraniens
28:17seraient à quelques semaines,
28:18j'ai bien dit quelques semaines,
28:19d'avoir de l'uranium enrichi
28:20à 90%,
28:21ce qui est nécessaire
28:22pour fabriquer la bombe.
28:23On l'écoute.
28:25Oui,
28:26ils n'en sont qu'à quelques semaines.
28:27Et qu'en est-il
28:28des 11 autres tonnes
28:29qu'ils possèdent apparemment ?
28:33Ils ont de l'uranium enrichi
28:34à environ 20%
28:35et cela prendra encore
28:36quelques semaines
28:37pour atteindre 60%.
28:38Le processus pour atteindre
28:40le niveau d'enrichissement militaire
28:42est long,
28:42mais à 60%,
28:44même si les chiffres
28:45ne le laissent pas paraître,
28:46on est quand même
28:46à bien plus de 90%
28:47du chemin vers l'enrichissement
28:49nécessaire à la fabrication
28:50d'uranium militaire.
28:51On est très près du but.
28:54L'uranium à 20%
28:55qu'il possède en grande quantité
28:56est lui aussi très avancé
28:57dans son enrichissement.
28:58C'est très préoccupant.
29:01Dangereusement proche,
29:02Ulrich Gouna,
29:03c'est ce que dit le ministre.
29:04Est-ce que c'est crédible ?
29:05Est-ce que ça correspond
29:06à ce que l'on savait
29:07de l'état du stock iranien ?
29:10Je pense qu'en fait,
29:11c'est un raisonnement
29:12plutôt théorique
29:13qui est de dire
29:13que l'enrichissement nucléaire
29:16n'est pas linéaire.
29:17C'est-à-dire qu'effectivement,
29:18enrichir les premiers pourcents,
29:19c'est le plus compliqué.
29:20A partir du moment
29:21où vous atteignez 20%,
29:22effectivement,
29:23la courbe décroît
29:23assez rapidement
29:24et donc passer à 60%,
29:25puis 90%,
29:26finalement,
29:27ce n'est pas linéaire
29:28dans le temps
29:28et ça se fait
29:28de plus en plus rapidement.
29:29Donc, il y a un vrai risque
29:30effectivement
29:31et c'est la raison
29:31pour laquelle
29:32il y a eu un 10-IPO
29:33en 2015 justement
29:34parce qu'il y avait déjà
29:35L'accord sur le nucléaire iranien.
29:36L'accord sur les accords
29:37de Vienne de 2015
29:38parce que justement,
29:39les Iraniens avaient dépassé
29:40ce seuil de 3,5%
29:41et je crois qu'ils avaient atteint
29:42quasiment 20% à l'époque
29:43et donc on avait dit
29:44c'est dangereux,
29:45il faut le retirer.
29:46Il y avait eu du coup,
29:47quand ils sont arrivés
29:47à 60%,
29:48la question s'est reposée,
29:49il n'y avait plus d'accord
29:50donc Donald Trump a estimé
29:51qu'il fallait intervenir militairement
29:53pour détruire ce stock de 60%.
29:55Ça, c'est ce qui s'est passé
29:55l'année dernière à cette année.
29:56Et donc nous voilà aujourd'hui
29:58effectivement après quasiment
30:00deux mois de frappe
30:01et un mois de trêve
30:04à finalement un bilan
30:05qui est quasiment le même
30:07que celui du départ
30:08avant les frappes
30:08du mois de juin dernier
30:09pour se dire
30:10le stock d'uranium iranien
30:12est un vrai problème
30:13et donc il faut savoir
30:13ce qu'on en fait.
30:14Donc ça montre quand même
30:15un petit peu l'impasse stratégique
30:17dans laquelle on menait
30:18les frappes sur l'Iran
30:21depuis le début de cette opération
30:22le 28 février
30:23puisque finalement
30:24le problème du nucléaire iranien
30:25reste entier.
30:26Tout ça pour ça, Général Palomérose ?
30:28Oui, alors ce qui est un peu surprenant
30:29c'est que pour enrichir
30:31vous l'avez expliqué
30:31effectivement c'est les 20 premiers pourcents
30:345% c'est l'utilisation civile
30:3720% c'est le médical
30:38et puis au-delà
30:40c'est le militaire.
30:41Donc ils ont quand même enrichi
30:42400 kilos d'uranium
30:45c'est pas mal
30:46mais il faut surtout
30:47des centrifugeuses
30:48enfin ils avaient en tout cas
30:50des centrifugeuses
30:51de dernière génération
30:53donc qui sont plus petites
30:55donc moins visibles
30:56et qui permettent
30:58effectivement d'accélérer
30:59l'enrichissement
31:00donc techniquement
31:01c'est faisable
31:02et on pensait
31:03malgré tout
31:04que les frappes américaines
31:05avaient quand même
31:06pas mal
31:08amoindri
31:10tout le cycle
31:12en quelque sorte
31:12de fabrication
31:13et de production
31:15de l'uranium
31:17et il semble que ça
31:18là aussi
31:19un peu comme les lanceurs
31:20de missiles balistiques
31:21il semble que ça soit
31:22pas vraiment le cas.
31:23Est-ce que vous faites le lien
31:25entre ce qu'on disait
31:26en tout début
31:26de cette émission
31:27c'est-à-dire
31:28regarder
31:29les capacités
31:30en termes de lancement
31:31de missiles
31:32des Iraniens
31:33sont toujours là
31:34et le danger là
31:35le secrétaire à l'énergie
31:37qui dit
31:37regardez
31:38le danger de l'uranium
31:39est toujours là
31:40est-ce que là aussi
31:41ça participe
31:42de tiens
31:42est-ce que les américains
31:43ne sont pas en train
31:43de préparer les esprits
31:44à on va devoir
31:45y retourner ?
31:46Sachant pardon
31:47l'expression de Trump
31:48cette semaine
31:48c'était
31:49il est possible
31:50qu'on doit finir le travail.
31:51Oui
31:52il y a du boulot
31:53effectivement
31:53ça dépend
31:54ce qu'il appelle finir
31:55mais
31:57oui oui
31:57il y a de ça
31:58mais c'est un peu
31:59aussi
31:59c'est candide
32:00c'est
32:01voilà la situation
32:03et
32:03il reste
32:05visiblement
32:05des centrifugeuses
32:06il y en a suffisamment
32:07pour enrichir l'uranium
32:08comme vous le disiez
32:10on sait que
32:11jusqu'à 90%
32:12c'est pas très difficile
32:13à partir du 60%
32:14cela dit
32:15après
32:16il faut
32:17militariser
32:19cet uranium
32:19une fois que vous avez
32:20l'uranium à 90%
32:21il faut le faire rentrer
32:22dans une bombe
32:22je vais schématiser
32:23mais il faut le faire rentrer
32:23dans une bombe
32:24ça c'est quand même
32:25un savoir-faire
32:26on n'est pas sûr
32:27quand même
32:28que les iraniens
32:28on pense que les iraniens
32:29n'ont pas forcément
32:30acquis ce niveau
32:31cela dit
32:32méfions-nous
32:33parce qu'ils ont des savants
32:34ils ont des scientifiques
32:35et ils travaillent dessus
32:36depuis très longtemps
32:37et ils maîtrisent aussi
32:39les lanceurs
32:39évidemment
32:40c'est là aussi
32:41le problème des lanceurs
32:42et des missiles balistiques
32:43parce que
32:43la dissuasion
32:44elle compte
32:45parce qu'ils ont
32:46des missiles balistiques
32:46et on a bien compris
32:47El Zavidal cette semaine
32:48que les iraniens
32:49cette menace du 90%
32:50ils l'ont agité
32:51encore cette semaine
32:52eux-mêmes
32:53avec un des porte-parole
32:54de l'Assemblée
32:56qui dit
32:56peut-être qu'effectivement
32:57on va devoir aller
32:58à 90%
32:59vous ne nous laissez pas le choix
33:00oui
33:00si vous reprenez
33:01menaçant les Etats-Unis
33:03en cas d'une reprise
33:04des frappes
33:05ou de la brutalité
33:07comme il le disait
33:08dans le détroit d'Harmouz
33:09alors nous serions
33:11les iraniens
33:12c'est la parole
33:13de ce porte-parole
33:15du Parlement
33:15nous serions
33:16en capacité
33:17de relancer
33:18l'enrichissement
33:20en vue des 90%
33:21et ça
33:22c'est effectivement
33:23agiter à chaque fois
33:24un chiffon rouge
33:25devant les américains
33:26et c'est aussi
33:28la défiance iranienne
33:29assez traditionnelle
33:30qui veut
33:31qu'ils refusent
33:33qu'on leur interdise
33:34d'atteindre ce seuil
33:36et c'est aussi
33:37le débat
33:37du silence
33:39sur le programme
33:40israélien
33:41d'enrichissement
33:42puisqu'on l'a souvent dit
33:44les iraniens
33:44le régime iranien
33:46pardon
33:46pas de confusion
33:47a construit sa défiance
33:48vers les Etats-Unis
33:49et envers Israël
33:51les deux ayant
33:52du point de vue iranien
33:54mis un silence
33:56assez coupable
33:56sur le fait
33:57qu'il y avait eu
33:57une aide étrangère
33:58pour permettre
33:59à Israël
33:59de devenir
34:00une puissance dotée
34:01Juste une petite remarque
34:02pour passer de 60%
34:03à 90%
34:03il faut quand même
34:04récupérer l'uranium
34:05enrichi à 60%
34:07Or celui-là
34:08les iraniens
34:09savent sans doute
34:09où il est
34:10mais s'il est
34:10sous des montagnes
34:12de rochers
34:13qui ont été frappées
34:13par les américains
34:15eux aussi
34:15ils ont du travail
34:16pour aller le récupérer
34:16Si les iraniens
34:18l'ont foui
34:19il doit y avoir
34:21une cohérence
34:22entre les moyens
34:23de produire
34:23et d'enrichir l'uranium
34:24c'est-à-dire
34:25les centrifugeuses
34:26et ça
34:26et on a su
34:28par exemple
34:28que pendant la première phase
34:30il y a eu
34:31le chef d'état-major américain
34:33qui a été interviewé
34:34par les sénateurs
34:35il y avait le sénateur
34:35Warner
34:36qui est vraiment
34:37un grand spécialiste
34:38du renseignement
34:38qui lui a posé
34:39une question
34:39très sensible
34:40il a dit
34:40pourquoi vous n'avez pas
34:41attaqué plus profondément
34:42Ispahan ?
34:43Et là il a répondu
34:44parce qu'il était
34:45sous serment
34:48il a dit
34:48parce que c'est trop profond
34:50donc on sait
34:51que par exemple
34:52à Ispahan
34:52il y a des installations
34:53tellement profondes
34:54que pour l'instant
34:55on n'a aucun moyen
34:57de les frapper
34:58Et c'est à ce moment précis
34:59de la soirée
35:00qu'il faut que je vous montre
35:00des images du jour
35:01Regardez l'arrivée
35:02de Donald Trump
35:04à Pékin
35:05voilà pour les photos
35:07Trump accueilli
35:08donc à l'aéroport
35:09à Pékin
35:09les photos
35:10et ça va mieux
35:10quand il bouge
35:11regarder
35:11Regardez
35:41Ça vous fait sourire ?
35:42je précise
35:43c'était écrit sur l'écran
35:44mais je précise
35:44ce sont les images
35:46telles qu'elles ont été
35:47diffusées par la Maison Blanche
35:48la musique est de la Maison Blanche
35:49enfin voilà
35:49c'est vraiment
35:50la communication
35:50de la Maison Blanche
35:51Non mais ce qui est
35:52assez frappant
35:52c'est qu'on pouvait se douter
35:54que les Chinois
35:54connaissent Donald Trump
35:55mais ça vaut aussi
35:56pour les Britanniques
35:57et tous les autres
35:58tous ceux qui reçoivent
35:59Donald Trump
35:59en général
35:59essayent d'en faire
36:00un petit peu des caisses
36:01pour essayer de l'impressionner
36:02parce qu'ils savent
36:02que ça marche
36:03et ce clip montre
36:04que ça marche
36:04à la perfection
36:05à ces gens
36:06qui a digité
36:07des drapeaux
36:08chinois et américains
36:09ce qui est assez marrant
36:10c'est que ça ne préjuge
36:11absolument pas
36:11du contenu des discussions
36:12il y a un certain nombre
36:13de sujets extrêmement durs
36:14dans les discussions
36:16entre eux
36:17l'IA
36:18les semi-conducteurs
36:20les problèmes économiques
36:22l'Iran
36:22l'Iran
36:23enfin tout ça
36:25on va dire
36:26le plat est vraiment
36:26bien chargé
36:27mais voilà
36:27on a voulu dérouler
36:28le tapis rouge
36:29pour mettre Donald Trump
36:29dans des bonnes conditions
36:30et ça a fonctionné
36:31et ce qui est ça
36:32c'est moi
36:33c'est ça que je trouve
36:33quand même assez fou
36:34avec Donald Trump
36:34c'est que ça marche
36:35à chaque fois
36:36on en fait des caisses
36:37et il lui adore
36:38oui évidemment
36:39on parlera
36:39de l'ambiance
36:40un peu colonie de vacances
36:41et des images un peu étranges
36:42qui ont été envoyées
36:43par le ministre des Affaires étrangères
36:45Rubio
36:46et par la famille de Trump
36:47qui l'accompagne aussi
36:49mais Général Paloméros
36:50est-ce que cette visite-là
36:51alors la première rencontre
36:52entre les deux
36:53entre Xi Jinping et Trump
36:54c'est pour demain matin
36:56enfin la fin de la nuit
36:57pour nous
36:57est-ce que cette rencontre
36:59entre deux-là
36:59peut déboucher
37:00sur un déblocage
37:01de quoi que ce soit
37:02en Chine
37:03en Iran
37:04est-ce que l'une des clés
37:05du problème iranien
37:06est là ou pas ?
37:08J'ai du mal à le penser
37:09d'abord
37:10il n'arrive pas
37:11avec les bonnes cartes
37:12c'est pas lui
37:13qui est le maître du jeu
37:15c'est clairement
37:16sexy
37:16si quelqu'un doit bouger
37:18si quelqu'un doit influer
37:20la Chine a des intérêts
37:21quand même
37:21à ce que ça se débloque
37:22mais ils ont aussi
37:23des stocks stratégiques
37:24importants
37:25ils ont réduit
37:25leur dépendance
37:26au pétrole
37:27malgré tout
37:28donc
37:29je pense pas
37:30qu'il y ait
37:31des blocages
37:32rapides
37:33peut-être
37:34une pression amicale
37:36des Chinois
37:36mais vis-à-vis
37:38de l'Iran
37:39on sait pas d'ailleurs
37:41si l'Iran
37:41écoutera ou non
37:42ils sont pas
37:43ils sont autonomes
37:44ils ont démontré
37:45leur autonomie
37:46et ils vont pas lâcher
37:47l'étroi d'Hormuz
37:48même pour les beaux yeux
37:49d'Oxy
37:50les Iraniens ont besoin
37:51de l'argent des Chinois
37:52mais les Chinois ont besoin
37:53du pétrole iranien
37:53donc les deux
37:54voilà
37:55oui oui c'est ça
37:56alors il semble
37:56qu'il en passe un peu
37:57quand même
37:58parce que
37:58c'est vrai
37:59il y a des barrages filtrants
38:00si vous voulez
38:01oui le blocus américain
38:02est assez filtrant
38:03ça se semble-t-il
38:04oui visiblement
38:06je le disais
38:07on le disait
38:07gros enjeux
38:09sur la guerre en Iran
38:10sur Taïwan
38:11sur l'économie etc
38:12pourtant étrangement
38:13il y a une espèce
38:14d'ambiance de colonie
38:14de vacances
38:15avec regardez par exemple
38:16cette photo tweetée
38:17juste avant le départ
38:18par Lara Trump
38:19alors elle est au milieu
38:20c'est la belle fille
38:20du président
38:23avec notamment
38:24Eric Trump
38:25avec Marco Rubio
38:25Eric Trump à gauche
38:26avec Marco Rubio
38:27à droite
38:28le secrétaire d'état
38:30qu'on va voir
38:31aussi maintenant
38:32parce que
38:33encore une fois
38:34la Maison Blanche
38:35a décidé de publier
38:36des images
38:37de Rubio
38:38encore une fois
38:39ministre des affaires étrangères
38:40américain
38:41en jogging
38:42mais
38:43pas n'importe lequel
38:44le même jogging
38:45que portait Maduro
38:46quand il a été kidnappé
38:47par les américains
38:57Elsa Vidal
38:58pourquoi ?
38:59quel est le message ?
39:00vous me posez des questions
39:01quand même tout à fait difficiles
39:02si on essaye de se projeter
39:04dans ce qui peut être
39:05l'esprit de Marco Rubio
39:07peut-être qu'il est en train
39:08de nous dire
39:09que finalement
39:09l'opération contre
39:10Nicolas Maduro
39:11est iconique
39:12et représentative
39:13de ce que peuvent faire
39:15les Etats-Unis
39:16et j'ai envie de rajouter
39:17en toute décontraction
39:18puisqu'il s'agit quand même
39:20d'un vêtement
39:21après il est quand même
39:23aussi étonnant
39:24de voir le secrétaire
39:25donc le ministre des affaires étrangères
39:27américain
39:28posé dans la même tenue
39:29que celui
39:30d'un chef d'Etat
39:32kidnappé
39:32et actuellement
39:33en détention
39:34d'ailleurs en train
39:35d'être jugé
39:36par la puissance américaine
39:38ça met quand même
39:38une équivalence
39:40qui est un peu ambivalente
39:41mais moi je le vois vraiment
39:42comme une référence
39:43à iconique
39:44la puissance américaine
39:45une forme de décontraction
39:47dans la puissance
39:48et d'ailleurs
39:48la première photo
39:49est un peu à l'avenant
39:50c'est-à-dire
39:50nous sommes un petit club
39:52de gens extrêmement puissants
39:54nous sommes tellement puissants
39:55que nous n'avons pas besoin
39:56de nous embarrasser
39:57avec la solennité
39:58avec les signes extérieurs
40:00qui viennent faire
40:02la démonstration
40:03de la puissance
40:04nous pouvons être
40:05nous-mêmes
40:05en toute tranquillité
40:06Nicolas
40:07si je vous soumets
40:07ces images-là
40:09je suis curieux
40:10j'ai du mal
40:10à leur trouver un sens
40:11le fait de se mettre
40:12au début
40:12moi je séchais aussi
40:13le fait de se mettre
40:14en jogging
40:15dans un avion présidentiel
40:16c'est normal
40:18on vole
40:18ils ont des lits
40:19ils ont presque des chambres
40:20à un moment
40:20ils se mettent en jogging
40:22c'est ce qu'on en fait après
40:23c'est ce qu'on en fait après
40:24c'est de faire le lien
40:26avec Maduro
40:26c'est de voir
40:27posté par le chef
40:28de la communication
40:29la petite photo
40:30de groupe
40:31de la belle-fille de Trump
40:32je ne vois pas très bien
40:32le sens non plus
40:33ce qui me frappe plus
40:34c'est le fait par exemple
40:36que Trump ait fait
40:3755 tweets
40:38si on a bien compté
40:38dans les 3 heures
40:39qui précèdent son départ
40:40là je trouve qu'on est
40:42dans une autre dimension
40:42il est le président
40:43de la plus grande puissance mondiale
40:45il va rencontrer
40:45l'autre homme
40:46le plus puissant du monde
40:47c'est quand même
40:47un choc que la planète entière
40:49attend
40:49il y a des enjeux
40:51considérables
40:51et il fait 55 tweets
40:53de style antagoniste
40:54et la plupart pour dire
40:55qu'on lui a volé sa victoire
40:58en 2020
41:00ou pour dire que
41:01Obama
41:01donc on remonte
41:02il y a 15 ans
41:03pour dire énormément
41:04de mal d'Obama
41:05là j'ai du mal à comprendre
41:06autant le pyjama de Rubio
41:07je m'en fous un peu
41:08autant les 55 tweets
41:10de Trump
41:11je ne comprends pas
41:14commentaire à gauche
41:14vous pouvez passer
41:15j'ai un des tweets
41:16à vous montrer
41:16dans une seconde
41:19Juste une chose
41:19je rappelle aussi
41:20qu'il est conseiller
41:20à la sécurité nationale
41:21ce qui est l'un des
41:22il cumule les deux fonctions
41:23qui est l'un des postes
41:24les plus stratégiques
41:25aussi en termes de défense
41:26et moi je ne peux pas
41:27m'empêcher aussi
41:28de voir dans cette image
41:29dans ce rappel
41:30de cette opération
41:31réussie au Venezuela
41:32une espèce de tacle
41:33quand même
41:35à Pitexet
41:35qui est secrétaire
41:37de la défense
41:37et qui s'est embourbé
41:38complètement en Iran
41:39et donc effectivement
41:40il y a peut-être aussi
41:41cette volonté
41:41de rappeler en quelque sorte
41:43côté Marc Rubio
41:44qui on le sait
41:44aimerait bien
41:45vise la présidence en 2028
41:47rappeler que lui
41:48il est capable
41:48de fournir des résultats
41:49moi je reste cool
41:50j'ai des résultats
41:52j'ai des résultats
41:52effectivement
41:53alors parmi les 55 tweets
41:55que vous avez compté
41:55Nicolas Poincaré
41:56il y en a un qui interpelle
41:57forcément
41:57on va le voir
41:58parce que ça fait le lien
41:58avec ce dont on vient de parler
42:00regardez
42:00voilà
42:0251ème état
42:03et l'état qui est dessiné
42:04c'est le Venezuela
42:06justement
42:07on parlera de Cuba
42:08dans un instant
42:10on peut même en parler
42:11tout de suite d'ailleurs
42:12parce que Trump
42:12en a parlé de Cuba
42:14ces derniers jours
42:15en expliquant
42:16qu'il allait
42:16bon là il partait en Chine
42:17mais qu'il allait devoir
42:18s'en occuper
42:19aucun républicain
42:19ne m'a jamais parlé de Cuba
42:20un pays en faillite
42:21il ne fait que s'enfoncer
42:22Cuba demande de l'aide
42:23et nous allons discuter
42:24en attendant je pars en Chine
42:25c'est signé du président
42:26est-ce que vous imaginez
42:28général Palomero
42:29ce que
42:30après le Venezuela
42:31après l'Iran
42:32Trump se dise
42:33tiens
42:35Cuba au large de nos côtes
42:36peut-être qu'il faudrait
42:36s'en occuper aussi
42:38tout est possible
42:39maintenant
42:40il faut qu'il digère l'Iran
42:41on a démontré
42:42depuis plusieurs dizaines de minutes
42:44que ça ne serait pas
42:45aussi simple que ça
42:45mais Cuba oui
42:48c'est toujours pareil
42:49mais pourquoi
42:50pourquoi en faire
42:52il y a d'autres présidents
42:53qui se sont cassés les dents
42:54sur Cuba
42:56je ne dis pas
42:57que la toute puissance
42:59de Trump
42:59et des Etats-Unis
43:00n'y arriverait pas
43:01mais enfin
43:01il faut prendre des précautions
43:03même en s'attaquant
43:04à des proies
43:04qui paraissent faciles
43:07ce que je remarque
43:08d'ailleurs
43:08puisqu'on parle
43:09des proies
43:10de Donald Trump
43:11c'est que
43:11il semble assez calmé
43:13sur l'Islande
43:14sur
43:15le Groenland
43:16pardon
43:17sur l'Islande aussi
43:17sur la Groenland
43:19et on commence à parler
43:20de base au Groenland
43:22donc il faut laisser passer
43:23un peu le temps
43:24parce qu'absorber Cuba
43:26c'est absorber aussi
43:27toute la crise cubaine
43:28c'est pas aussi simple que ça
43:30quand on regarde
43:31les indices autour de Cuba
43:32on a notamment
43:33ces vols d'avions de renseignement
43:34on en parlait cette semaine
43:35on va vous remontrer la carte
43:37vols d'avions de renseignement
43:38qui ont tourné
43:40depuis le 4 février
43:41autour de Cuba
43:44visible évidemment
43:44ils ont été repérés
43:46ces avions
43:48on va écouter Trump aussi
43:49qui parlait de Cuba
43:50il y a quelques jours
43:51encore
43:51lui est obsédé par Cuba
43:53et régulièrement
43:54dans ses discours
43:55dans ses meetings
43:55il explique que
43:56le prochain sur la liste
43:57c'est Cuba
44:00j'ai construit
44:01cette grande armée
44:01et j'ai dit
44:02on n'aura pas à s'en servir
44:03mais parfois
44:04il faut s'en servir
44:06et Cuba est le suivant
44:07en fait
44:07mais ne dites pas
44:09que je vous l'ai dit
44:09s'il vous plaît
44:10ne le dites pas
44:11s'il vous plaît
44:12s'il vous plaît
44:12s'il vous plaît
44:13les médias
44:14s'il vous plaît
44:15ignorez cette déclaration
44:16merci beaucoup
44:18Cuba est le suivant
44:19Cuba est le suivant
44:21ignorez cette déclaration
44:21c'est Trump
44:23c'est Trump
44:25mais réellement
44:26il peut avoir
44:27des visées
44:29sur Cuba
44:29je pense oui
44:30et surtout que
44:31Marco Rubio
44:32on parlait de lui
44:33tout à l'heure
44:33c'est le rêve de toute sa vie
44:34immigré cubain
44:36anticastriste
44:37là cette déclaration
44:38de Donald Trump
44:39elle est faite à Miami
44:39où il y a une très grande
44:40communauté cubaine
44:42totalement anticastriste
44:43et pour le coup
44:43Cuba ça pourrait être
44:44justement une espèce
44:45de dérivatif à l'Iran
44:46alors pas une conquête
44:47militaire
44:47je n'y crois pas
44:48mais en revanche
44:49un scénario à la vénézuélienne
44:50
44:51parce que l'embargo
44:52qui a été renforcé
44:53par Donald Trump
44:54il a mis notamment
44:55des sanctions secondaires
44:56sur tous ceux qui commercent
44:57avec Cuba
44:58il y a je crois
44:58une semaine ou deux
44:59étrangle complètement le pays
45:01notamment l'importation
45:02de pétrole
45:02et donc la production
45:03d'énergie à Cuba
45:04donc dans ce cadre là
45:05il y a un scénario
45:07qui serait possible
45:07où finalement
45:08les Cubains accepteraient
45:09en quelque sorte
45:10de libéraliser un peu
45:11leur économie
45:11ce qui donnerait
45:12une espèce de
45:12et en gros
45:13on change le régime
45:14comme Venezuela
45:15donc on change
45:16sans le changer
45:16voilà
45:17bonso modo
45:17mais au moins
45:18on fait une ouverture économique
45:19et ça je pense
45:20que Donald Trump
45:20pourrait présenter ça
45:21en victoire
45:22vis-à-vis de sa population
45:23alors je ne sais pas
45:23si ça marcherait
45:24mais en tout cas
45:24il le présenterait comme ça
45:25et ce serait peut-être
45:26aussi une façon
45:26de faire oublier
45:27un éventuel échec en Iran
45:29imaginez il y a six mois
45:31si quelqu'un nous avait dit
45:33les Américains vont aller à Cuba
45:34ils vont choper le président
45:36donc c'est quand même
45:36un des pays les plus hostiles
45:38aux Etats-Unis
45:38le pays d'Hugo Chavez
45:39le pays où tout le monde
45:40est l'agréable
45:42on va aller au Venezuela
45:45on va choper le président
45:46on va le ramener en pyjama
45:46chez nous
45:47on va l'enfermer en prison
45:48avec sa femme
45:48et puis à la place
45:49la vice-présidente
45:51prendra le pouvoir
45:52elle sera d'accord avec nous
45:53elle nous dira
45:53venez donc vous occuper
45:55de notre pétrole
45:55on vous laisse les clés
45:56de la maison
45:57personne n'y aurait cru
45:58personne n'aurait cru
45:59un scénario aussi invraisemblable
46:01et pourtant
46:01ça s'est passé
46:02donc j'imagine assez bien
46:04qu'à Washington
46:05un certain nombre
46:06de gens se disent
46:08faisant la même chose
46:08avec Cuba
46:09qui est encore plus
46:10un fruit mûr
46:11prêt à tomber
46:11que ne l'était
46:12le régime chaviste
46:14le Venezuela
46:15effectivement
46:16merci général Palomero
46:17merci d'avoir été
46:18avec nous ce soir
46:19merci Nicolas
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