00:00Je pense qu'il faut vraiment qu'on trouve l'équilibre entre deux choses. C'est une situation qui est
00:05évidemment sérieuse. Il y a eu plusieurs décès, il y a plusieurs cas contacts. Antavirus, c'est une infection virale
00:13grave et donc il est clair qu'il doit y avoir des mesures importantes prises.
00:19Je pense personnellement que les mesures qui sont prises en France, mais aussi dans les autres pays, sont logiques. Ce
00:27sont des mesures très strictes qui vont conduire à ce que cette situation va être maîtrisée.
00:34Donc on est devant une situation qui effectivement pose un réel problème. On n'est pas du tout dans la
00:41même situation que Covid-19, mais ce que je comprends parfaitement,
00:45c'est une inquiétude parce qu'au début de l'épidémie à Covid-19, il y a eu certains experts
00:52qui malheureusement étaient trop rassurants.
00:54On sait que l'OMS a pu avoir des dysfonctionnements. Donc il est parfaitement compréhensible qu'il y ait une
01:01inquiétude et que même si encore une fois
01:05la situation n'est pas la même que Covid-19, les choses, les personnes soient inquiètes.
01:14Vous faisiez référence à l'OMS, à l'Organisation Mondiale de la Santé, dont finalement aujourd'hui, on a un
01:21peu l'impression de se retrouver
01:22au début de la pandémie de Covid-19. C'est-à-dire que les déclarations de l'OMS sont un
01:26peu les mêmes que celles qui se voulaient également rassurantes
01:29au début de la pandémie de coronavirus.
01:32Non, je comprends. Mais d'un autre côté, moi, je voudrais dire, parce que j'ai fait partie des gens
01:38qui ont critiqué l'OMS sur Covid-19,
01:42l'OMS a bien réagi sur ce qui se passe actuellement.
01:48Donc effectivement, on peut toujours, je comprends votre point, on peut dire oui, mais c'était ce qu'on disait
01:54au début.
01:54Mais la réalité, il faut quand même repartir sur des faits scientifiques.
02:00Antavirus, on connaît ce virus, on le connaît bien.
02:03Covid-19, on ne le connaissait absolument pas. Au début, tout était inconnu.
02:07Donc la situation est vraiment complètement différente.
02:10On sait que la transmission interhumaine, elle est très rare.
02:14Elle peut arriver, la preuve.
02:17Encore une fois, je voudrais vraiment être clair.
02:19Il ne s'agit absolument pas de minimiser.
02:21J'ai commencé en disant que c'était une situation sérieuse et que le Global Virus Network est un réseau
02:29de 90 centres de recherche dans le monde.
02:32Je suis ancien directeur général de l'Institut Pasteur.
02:35On suit ça de façon très précise.
02:38Donc il n'y a pas du tout, il ne s'agit pas de minimiser, pas du tout.
02:42Et je comprends très, très bien le rapprochement.
02:44Mais la situation n'est pas la même.
02:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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