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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:03D'abord le point sur l'information avec Isabelle Piboulot.
00:06Rebonsoir Isabelle.
00:09Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:11Selon l'Iran, les navires irakiens peuvent librement traverser le détroit d'Hormuz.
00:16Notre pays frère n'est pas soumis aux restrictions.
00:18Elle ne s'applique qu'aux pays ennemis, a déclaré le porte-parole du commandement des forces armées iraniennes.
00:24Une déclaration reprise par la télévision d'État.
00:27Et alors qu'un ultimatum de 48 heures est fixé à Téhéran par Washington pour rouvrir le détroit d'Hormuz.
00:33La guerre en cours présente un risque grave pour l'Afrique.
00:37Le conflit pourrait faire exploser le coût de la vie.
00:39Le Moyen-Orient représentant 15,8% des importations du continent et près de 11% de ses exportations.
00:47L'Union africaine, la Banque africaine de développement et des institutions onusiennes s'inquiètent.
00:51Le rythme de croissance de la plupart des pays africains étant plus lent qu'avant la pandémie de Covid.
00:58Veillez Pascal au Saint-Sépulcre à Jérusalem.
01:00Le patriarche latin l'a présidé dans l'église de la résurrection.
01:04Quelques prêtres ont assisté à la liturgie conformément aux restrictions imposées par les autorités israéliennes.
01:10En raison de la guerre, les célébrations de Pâques mettront fin aux 40 jours du carême.
01:15Manifestation à Paris contre les pesticides portés par un collectif d'organisations.
01:20Des centaines de personnes se sont réunies lors d'une marche pour un printemps bruyant.
01:25Les pesticides tuent, des alternatives existent, pouvait-on lire sur une banderole.
01:29Les participants ont dénoncé la raréfaction des oiseaux et des insectes ainsi que les conséquences sur la santé humaine.
01:36Enfin, la mission habité Artemis 2 progresse partie jeudi.
01:40Les quatre astronautes sont désormais à mi-chemin entre la Terre et la Lune.
01:45Il leur reste donc près de 220 000 kilomètres à parcourir avant de faire le tour de l'astre en
01:50début de semaine prochaine, d'après les données de la NASA.
01:53Merci Isabelle Pipoulot pour le point sur l'information.
01:56Henri Guénaud est avec nous, Amine El Khatmi, Marc Varno et Joachim Le Flocimad.
02:01Bonsoir à tous les quatre.
02:02C'est un week-end pascal et on va parler un peu de culture parce que la gauche culturelle perd
02:08du terrain et elle ne supporte pas ça.
02:11Et on va parler du pape de cette gauche culturelle, Patrick Boucheron.
02:15Et je remercie Eugénie Bastier, la journaliste du Figaro, qui parfois a un rôle sur les réseaux sociaux de Vigie.
02:21Et je suis tombé sur son tweet.
02:23Extraordinaire séquence sur France Inter où Patrick Boucheron, historien spécialiste du Moyen-Âge,
02:29est invité dans l'émission La Terre au Carré consacré à l'écologie.
02:32Le rapport, elle a le mérite de se poser la question, où il parle du puits du fou comme entre
02:38de l'extrême droite,
02:39ayant le culte du suicide français et d'une histoire qui ne glorifie pas les héros mais cultive la défaite.
02:45Les chevaliers, les vikings convertis, l'éloge du cinéma français, des poilus, des mousquetaires,
02:49tout ça serait désespérant, elle cite M. Boucheron, de plus en plus grotesque.
02:54Quand j'ai lu son tweet, je me suis dit, c'est pas possible, c'est une séquence qui est
02:58sortie tout droit de l'intelligence artificielle,
03:00ça n'existe pas, c'est une fake news.
03:02Et vous allez écouter cette séquence qui doit durer 45 secondes, c'était diffusé la semaine dernière, mais ça ressort
03:08aujourd'hui.
03:08Il y a toute la morgue, toute la rancœur de Patrick Boucheron qui explique qu'il est allé au puits
03:15du fou et regarder comment il présente le puits du fou.
03:18Je précise aux téléspectateurs que M. Boucheron a été le penseur, l'un des penseurs de la cérémonie des JO
03:25de Paris, la cérémonie d'ouverture.
03:28C'est le génie de Boucheron qui a permis à des millions de personnes qui ont regardé cette séquence, dans
03:34le monde entier,
03:35certains ont été heurtés par la cérémonie. Un moment qui rassemble, vous arrivez à heurter des gens, c'est formidable.
03:41Donc Patrick Boucheron qui parle du puits du fou, écoutez.
03:44J'avais envie d'aller voir le puits du fou parce qu'en toute innocence et simplicité et rigueur, j
03:54'allais dire,
03:54pour essayer de comprendre ce qui marchait, parce qu'il ne s'agit pas effectivement de ricaner ou de condamner
04:02avant d'avoir vu et compris.
04:04Et j'ai été très surpris. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais.
04:09C'est-à-dire que contrairement à ce qu'on peut penser, le puits du fou, ce n'est pas
04:14du tout les grosses ficelles du roman national.
04:18Ce n'est pas du tout un récit qui glorifie les héros.
04:22C'est un récit qui pleure les martyrs. C'est totalement désespérant.
04:27Vous parliez de suicide français ? C'est exactement ça. Le suicide français, il est là.
04:30Ah oui, d'accord. Vous renvoyez la balle de là où elle venait.
04:34C'est totalement suicidaire.
04:34C'est totalement suicidaire.
04:35Parce que c'est ce qu'on vous a reproché.
04:36Oui, oui, bien sûr. Mais non, parce que justement, au fond, ce qu'on comprend quand on va au puits
04:42du fou,
04:42c'est que finalement, cette proposition incroyablement nostalgique d'une France qui est toujours déjà perdue,
04:54c'est le parti de la défaite. Et l'extrême droite, historiquement, c'est le parti de la défaite.
05:00Il commence en disant, c'est innocent, évidemment, la volonté d'être rigoureuse, la curiosité.
05:07Il n'y a rien de rigoureux, il n'y a rien d'innocent. C'est d'une violence inouïe.
05:11Tout ce qui est excessif est insignifiant.
05:14Une question que je me pose, c'est qu'est-ce que font les 3 millions de visiteurs l'année
05:18dernière au puits du fou ?
05:20Pourquoi le puits du fou est aujourd'hui reconnu dans le monde entier ?
05:24Qu'est-ce qui se passe dans le logiciel de l'homme de gauche, la culture de gauche, pour dire
05:29de telles sottises sur France Inter ?
05:32Qu'est-ce que c'est le puits du fou, si ce n'est à la rencontre entre la France
05:34de Saint-Louis et celle de l'encyclopédie,
05:36la France de Clotaire et la France de Voltaire, la France des mousquetaires, des chevaliers, des saints ?
05:40On n'est pas dans le suicide français, comme le dit M. Boucheron. On est dans le génie français.
05:44Maintenant, je peux vous dire une chose, Elliot, c'est que je serais étrangement surpris si M. Boucheron a doubel
05:49la démarche du puits du fou,
05:51dans la mesure où il est exactement la négation de ce que Philippe de Villiers a voulu faire en créant
05:55ce parc.
05:56Il faut rappeler quand même qu'il est ce personnage, puisque vous avez parlé de la cérémonie d'ouverture des
05:59Jeux Olympiques,
06:00mais il est aussi l'auteur d'une histoire mondiale de la France, où il nous explique que le propre
06:04de la France,
06:05c'est de ne pas avoir de propre, que tout ce qu'il y a de grand dans notre histoire,
06:09ce n'est pas français,
06:10mais c'est le produit d'un métissage, d'une ouverture à l'autre, d'apports extérieurs.
06:14Donc c'est exactement l'inverse de l'amour des racines, du récit national.
06:18Récit national qui est né à gauche, et c'est peut-être parce que la gauche l'a oublié qu
06:21'elle a perdu les gens ordinaires,
06:22ces mêmes gens ordinaires qui prennent tant de plaisir à aller au puits du fou chaque week-end.
06:25Et c'est pour ça que quand j'entends M. Boucheron, moi je le vois comme ça, et peut-être
06:31que je me trompe,
06:32mais c'est toute la rancœur d'un homme qui ne comprend pas ce qui est en train de se
06:36passer,
06:36c'est ces Français qui sont attachés au roman national, et qui adorent, et qui adhèrent au puits du fou.
06:44Et donc c'est ce conflit, je crois que Le Monde avait parlé d'ailleurs de guerre culturelle,
06:49qui est en train d'être perdue par la gauche, Henri Guénaud, tout y est désespérant, tout est suicidaire.
06:55Vous avez déjà fait un tour au puits du fou ou pas ?
06:57Oui, ça fait longtemps.
06:58Oh le suicidaire que vous êtes !
07:01Oh le suicidaire !
07:04Deux choses d'abord, il dit je vais voir pour essayer de comprendre pourquoi ça marche.
07:09Mais il ne répond pas à cette question.
07:12C'est-à-dire qu'il la pose mais il n'y répond pas.
07:14Il nous explique pourquoi ça ne devrait pas marcher au fond.
07:18Et peut-être qu'il y a une raison, même en admettant que sa lecture puisse être recevable.
07:24Dire bon, il y a une forme de nostalgie, de désespérance devant l'État de ce qui est devenu la
07:30France.
07:30Il faut se poser la question de savoir pourquoi cette désespérance attire autant de monde.
07:36Pourquoi autant de gens se reconnaissent dans ce spectacle ?
07:42Mais ça c'est une question qu'il ne se pose pas du tout.
07:47Après, l'historien, l'intellectuel a le droit d'avoir sa vision.
07:51Ah oui, bien sûr.
07:51Il a le droit de dire n'importe quoi, liberté d'expression.
07:53Non mais, il a le droit d'interpréter l'histoire.
07:56Ce qui nous gêne, c'est qu'il interdit aux autres d'interpréter l'histoire.
08:02Mais il y a l'intolérance complète.
08:03Je reviens un instant sur le roman national.
08:06Alors d'abord, le roman national n'est pas le monopole de la gauche.
08:10Il a été pendant des années.
08:12Il est né à gauche.
08:15Et il a été partagé.
08:17Prenons Jeanne d'Arc.
08:18Elle a été une héroïne de la gauche d'abord.
08:23Puis ensuite de la gauche nationale.
08:26Ensuite une héroïne de la droite, voire de l'extrême droite.
08:30Mais elle appartient à tout le monde en fait.
08:32Et si elle est devenue un mythe national, c'est du fait de tout le monde.
08:37Pas seulement de la droite ou de l'extrême droite.
08:39Bon, pas seulement des catholiques.
08:41Il y avait pour un tas de gens qui étaient pétris de sentiments nationaux.
08:49La foi religieuse n'entrait pas dans leur admiration de Jeanne d'Arc.
08:55Mais là, on est au cœur d'un problème.
08:57D'abord, la nostalgie, ce n'est pas un défaut.
08:59Ce n'est pas un scandale.
09:00Je pense qu'il y a une autre dimension.
09:02Il faut être très clair.
09:02Il faut appeler les choses par leur nom.
09:05Pour moi, ce n'est pas du tout un problème culturel
09:07ni un problème de parc d'attraction.
09:08C'est le même genre de critique que l'on entend contre Bernard Arnault.
09:11C'est-à-dire que dès que ça fonctionne
09:12et que ce n'est pas marqué fortement à gauche,
09:14il faut critiquer.
09:15Il critique en réalité.
09:17Si ce monsieur voulait devenir spécialiste des parcs d'attraction,
09:21il a critiqué Vulcania, qui ne marche pas très bien.
09:23Là, je pourrais comprendre.
09:24Mais il va critiquer quoi ?
09:24Le Puy du Fou, qui est le parc qui marche le mieux en France,
09:27qui est considéré comme l'un des cinq meilleurs en Europe.
09:30Ils viennent d'investir 30 millions d'euros encore cette année
09:33pour moderniser le parc.
09:35Ils ont des distinctions sans arrêt.
09:36Et effectivement, c'est basé sur un récit national.
09:40Mais de la même façon.
09:42De la même façon, si ce récit national ne lui convient pas.
09:44Mais alors, qu'est-ce qu'il va dire sur le parc Astérix ?
09:46Parce que là, attention, le parc Astérix...
09:49Là, vous êtes sur l'aspect économique.
09:51Là, c'est bien au-delà, c'est bien plus profond.
09:53On est évidemment sur un homme qui a donné le tempo du récit national,
09:59de cette gauche culturelle.
10:01C'est vraiment un pont, Patrick Boucheron, pour le boulevard Saint-Germain.
10:05Et qui ne supporte pas qu'en Vendée, il y ait un petit endroit
10:08où il y a trois millions de personnes qui viennent et qui se disent
10:11« mince, c'est merveilleux ».
10:12Je vais vous raconter une anecdote.
10:13Quand j'ai commencé l'émission avec Philippe Devilliers,
10:17donc il y a trois saisons, à chaque fois qu'il m'appelait,
10:19il me disait « de toute façon, tu ne me comprendras jamais
10:21tant que tu ne viendras pas au Puy-du-Fou ».
10:22J'ai commencé un peu à me fatiguer avec son idée sur le Puy-du-Fou.
10:25C'est loin, je ne peux pas te venir, je te promets, je vais venir.
10:28Je me disais « bon, ça doit être formidable parce qu'il y a du monde qui va,
10:31mais je ne suis pas sûr d'avoir le temps.
10:32Je ne peux pas y aller la première saison, j'y vais la saison suivante ».
10:36J'ai pris un shoot de France, c'était une merveille,
10:40c'est incroyable d'aller au Puy-du-Fou.
10:42On en ressort, on est heureux, on est fiers d'être français,
10:45c'est évidemment un roman incroyable.
10:48Et puis c'est un univers, c'est un petit village
10:50où tout le monde se serre les coudes,
10:51il y a quelque chose aussi dans cette solidarité qui est merveilleuse.
10:55Et en sortant, je me suis dit « un, tu avais raison,
10:58j'aurais dû venir plus tôt »,
11:00et « deux, il faudrait un Puy-du-Fou dans chaque région de France ».
11:03Ce serait formidable d'avoir ça.
11:05Et puis peut-être qu'il faut redonner au mot leur poids.
11:09Peut-être qu'on peut considérer que le suicide français,
11:11ce n'est pas un spectacle avec des troubadours
11:13qui jouent avec du feu en montant sur des chevaux.
11:15Mais peut-être que c'est le déclassement de la France
11:17dans tout un tas de sujets, je pense en particulier à l'éducation.
11:20Peut-être que le suicide français, c'est l'invasion migratoire.
11:23Peut-être que le suicide français, c'est l'ensauvagement
11:25qui fait que chaque mois, l'actualité vient percuter l'opinion publique
11:30avec le prénom d'un jeune français ou d'une jeune française
11:32qui est assassinée dans des conditions atroces.
11:35Donc voilà, peut-être que le suicide français,
11:37si on replace les choses dans leur contexte,
11:39c'est plutôt ça qu'un spectacle.
11:41Et s'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à faire un Puy-de-Fou de gauche.
11:45Mais attendez, c'était M. Ruffin.
11:48Il a dit qu'il nous faudrait vraiment un Puy-de-Fou de gauche.
11:50Ce n'est pas possible.
11:51Et la réponse de Nicolas Deveilliers, qui est le président désormais du Puy-de-Fou,
11:54il a dit qu'il n'y a ni de gauche ni de droite.
11:57Évidemment, il est profondément patriote national.
12:00C'est de mettre en avant les grandes figures qui ont marqué la France
12:05et d'accueillir un maximum de personnes.
12:07Mais je reviens à ce qui est frappant quand même pour un historien,
12:10c'est qu'il ne s'interroge pas...
12:13Sur la réussite.
12:14Pourquoi ça marche ?
12:16Pourquoi ça a tant d'écho chez tant de gens ?
12:19Et ça, c'est une question fondamentale.
12:21Elle est fondamentale pour la droite, pour la gauche, pour tout le monde.
12:24Mais bien sûr.
12:25Pourquoi tant de gens...
12:28Chez tant de gens, ça réveille tant de choses.
12:30Mais moi, la grille de lecture, c'est que quand autour de vous,
12:34tout est en train de s'effondrer,
12:36et que vous avez une société de plus en plus individualiste,
12:39et que vous en avez dans un petit endroit,
12:42un moment, une sorte de respiration,
12:44où vous retrouvez une histoire, un roman national,
12:48avec des figures qui ont marqué le pays,
12:50avec un environnement positif, bienveillant, solidaire,
12:54vous en ressortez apaisé, heureux, vous êtes revigoré.
12:57Il n'y a rien de plus merveilleux que ça,
13:00de parler d'un spectacle désespérant et suicidaire.
13:04Mais moi, la question que j'aimerais poser à Patrick Bruchon,
13:06c'est, excusez-moi, vous y êtes allé,
13:08vous aviez passé une mauvaise journée l'après-midi,
13:10tout va bien pour vous.
13:11Qu'est-ce qui se passe ?
13:12Vous allez prendre un petit thé, venez, on y va ensemble.
13:14Je vous prends par la main et on y va.
13:15Ça dérange sa vision du monde et de la société.
13:17C'est la même question, en fait,
13:19que de savoir pourquoi, le soir où Notre-Dame brûle,
13:22des gens qui ne croient pas en Dieu,
13:24qui ne croient plus en Dieu,
13:26pleurent devant Notre-Dame.
13:27C'est exactement la même chose.
13:29Évidemment, c'est une question dérangeante
13:31pour tous les gens qui considèrent que tout ça n'a pas d'importance.
13:35Vous savez, il y avait une jeune syndicaliste étudiante
13:37qui avait écrit ce soir-là,
13:40un texto qui disait,
13:41arrêtez votre délire de petits blancs.
13:44Voilà.
13:45Eh bien, il n'y a pas que des gens qui délirent.
13:47Il y a des gens qui, malgré eux,
13:49se sont mis à pleurer devant ce spectacle.
13:51Le rassemblement, aujourd'hui,
13:54un rassemblement à Saint-Denis,
13:56à la demande et à l'appel de Baliba Gayoko,
13:59le maire de Saint-Denis,
14:02est orchestré, du moins organisé,
14:05par la France Insoumise.
14:06Ça devait être un rassemblement citoyen.
14:10Force est de constater que les déclarations
14:12qu'on a pu entendre, ça avait une perspective.
14:15C'était 2027 que les prises de parole.
14:17C'était les députés de la France Insoumise,
14:19pour la plupart d'entre eux.
14:20Et d'ailleurs, c'est très intéressant de voir
14:22à tel point que c'était un meeting,
14:23puisque SOS Racisme, le Parti Socialiste,
14:27a été hué lorsque M. Diouara,
14:31député LFI, maire désormais,
14:35s'en est pris à cette gauche
14:37qu'il présente comme la gauche caviar,
14:38et en disant, maintenant,
14:39il va falloir avoir un virage radical.
14:42Mais quand depuis une semaine,
14:45vous avez sur toutes les chaînes d'informations,
14:49certaines du moins,
14:50et des politiques qui expliquent qu'un maire
14:53a été comparé à un singe,
14:55qu'il est accusé de racisme,
14:56deux séquences sorties de leur contexte,
14:59forcément, sur le terrain, ça devient violent.
15:02Et c'est mettre une cible sur le dos des journalistes.
15:04À tel point qu'aujourd'hui,
15:05les journalistes de frontières
15:07ont courageusement voulu faire leur métier,
15:09c'est-à-dire poser les questions,
15:11la liberté d'expression,
15:12je crois que ça existe,
15:13jusqu'en Seine-Saint-Denis,
15:14et jusqu'à Saint-Denis,
15:15et j'espère que Balibagayoko
15:17va condamner ce qui s'est passé.
15:19Mais vous avez des journalistes
15:21qui ont été exfiltrés
15:22parce que, mis en grande difficulté,
15:25et heureusement qu'ils avaient un service de sécurité,
15:28sinon, ils auraient été lynchés.
15:29Ce n'est pas moi qui le dis,
15:30c'est Jordan Florentin qui l'a vécu.
15:33Et le membre du service de sécurité
15:35a été traité visiblement de noir de service
15:37à une manifestation antiraciste.
15:41Allez m'expliquer.
15:42Mais bien sûr, ça, vous ne l'entendrez nulle part ailleurs.
15:45Voyez la séquence où Jordan Florentin,
15:47journaliste de frontières,
15:48a dû être exfiltré
15:50parce qu'agressé, insulté.
15:54Pardon s'il vous plaît,
15:55je ne sais pas la caméra.
15:58Je ne sais pas, tu peux discuter,
16:00mais tu ne touche pas.
16:01Non, il n'y a pas de discuter.
16:03Allez, je n'ai pas de discuter.
16:06On ne voit.
16:08On ne voit.
16:09On ne voit.
16:14Ne nous approchez pas.
16:18On ne voit pas du rassemblement.
16:23Pas du rassemblement.
16:26Pas de facho chez nous.
16:28On ne veut pas de frontières à Saint-Denis.
16:31Allez, casse-toi.
16:34Je ne sais pas, je ne suis pas, je ne suis pas.
16:36Toujours en fait, je ne suis pas non plus.
16:37Allez, casse-moi le facho, là.
16:40Partez d'ici.
16:40On va au tribunal quand tu veux.
16:43Je dis, tu as un nazillon.
16:44Tu as un nazillon.
16:45Votre identité, monsieur.
16:45Hé, je t'ai dit, tu ne me filmes pas, toi.
16:47Vous êtes sur l'histoire suivie,
16:48vous venez de voir la caméra.
16:49Écoute.
16:49Ne touchez pas à la caméra, s'il vous plaît.
16:51Laisse-le, laisse-le.
16:52Toi, tu sais quoi ?
16:53On va se voir au tribunal bientôt.
16:54Tu n'es pas au courant, mais moi je te le dis.
16:56Parce que vous m'avez traité de nazi.
16:57Je lui dis, tu as un petit nazillon.
16:58Tu as un petit nazillon.
17:00Oui, oui, oui, laisse-le, laisse-le.
17:02Touchez pas à notre matériel, s'il vous plaît.
17:04Laisse-le filmer.
17:07Laisse-le filmer.
17:09Vous ne touchez pas à notre matériel, monsieur.
17:11Non, non, non, non, non, non, non.
17:13Hé, je me fais traiter de singe pour ces gens.
17:15Non, non, non, non, ça va pas se passer comme ça.
17:17Ça va pas se passer.
17:17Non, non, non, ça.
17:19Et vous voyez à la fin, l'individu dit,
17:21je me fais traiter de singe par ces gens.
17:23Donc c'est tout un climat, bien évidemment.
17:25Et les deux séquences qui ont été sorties de son contexte
17:28font qu'aujourd'hui, vous avez des journalistes qui sont agacés.
17:30Jordan Florentin était l'invité de Punchline.
17:33Il a raconté ce qu'il avait vécu cet après-midi.
17:36On a été pris à partie.
17:37Notre matériel a été touché.
17:39Notre caméra a été à plusieurs fois bousculée.
17:41Mon micro a été jeté à terre.
17:42Je tiens aussi à dire que des jeunes femmes de notre rédaction,
17:45des jeunes femmes ont elles-mêmes été poursuivies,
17:48insultées, traitées de fachos, de nazis,
17:50comme d'habitude, on ne peut jamais avoir de justification.
17:53Et puis enfin, moi, ce qui me marque le plus,
17:54ce qui me choque le plus à chaque fois,
17:56à ces manifestations qui pourtant sont dites antiracistes,
17:59c'est d'avoir, comme ça avait déjà été le cas par le passé,
18:01des insultes envers mes agents de sécurité,
18:03parce que noirs, qui se font traiter de noirs de service.
18:07Noirs de service.
18:08Et vous croyez qu'il y a un média qui va essayer
18:10de tendre le micro, retrouver l'agent de sécurité,
18:13qu'il raconte ce qu'il a vécu sur le terrain,
18:16insulté de noirs de service à une manifestation antiraciste.
18:19Mais on vit dans un monde particulier.
18:22Écoutez Eva Duparc, qui est donc l'autre journaliste de frontières,
18:24qui, elle aussi, donc une journaliste,
18:27le maire de Saint-Denis, M. Balibagayoko,
18:30a promis être un maire qui lutterait aussi
18:32contre toutes les inégalités,
18:36et il se présente comme un maire féministe.
18:38En tant que maire féministe, j'imagine qu'il va apporter son soutien
18:41à Eva Duparc, qui a été menacée,
18:45exfiltrée de cette manifestation.
18:47Écoutez son témoignage.
18:48On a eu affaire à des militants d'extrême-gauche
18:54qui bombaient le torse face à nous,
18:56alors que, bon, ma cadreuse et moi,
18:59on fait 1m60 et 50 kilos tout mouillés.
19:03Donc c'est vrai que ça a été assez impressionnant.
19:07Moi, tout de suite, déjà, j'ai senti qu'il y avait un climat,
19:10comme je l'ai dit, un espèce de fil de tension,
19:12un climat de violence,
19:13où on sentait qu'à tout moment, ça pouvait dégénérer.
19:16Et donc, tout de suite, quand j'ai vu ce qui se passait,
19:19il se rapprochait de nous.
19:20Et je me suis dit, il y a des risques,
19:22que ça dégénère vraiment.
19:24Donc j'ai dit, on part, on part, on part.
19:26Heureusement que la sécurité était là
19:28et a pu nous extirper.
19:30Et vous croyez qu'on va tendre le micro à Eva ou Jordan,
19:33à Minel Khatmi ?
19:34Non, parce que, voilà.
19:38Imaginez, encore une fois,
19:39c'est toujours la même histoire du deux poids, deux mesures.
19:41Imaginez s'il y a en marche d'un rassemblement de droite,
19:44de toutes les droites, quelles qu'elles soient,
19:46des journalistes de gauche étaient prises à partie
19:48de la même manière.
19:50Imaginez le tollé que ça susciterait,
19:52au demeurant à très juste titre,
19:53parce que, quel que soit le contexte,
19:54on ne s'en prend pas à des journalistes.
19:55On aurait été le premier à le condamner.
19:56Vous auriez été les premiers à en parler,
19:58ça aurait fait la une du service public, etc.
20:00Bien sûr.
20:01Là, j'ai regardé, en arrivant ici,
20:02quel était le thème du débat sur France Info Télé.
20:05Le titre, c'était
20:06« Pourquoi faut-il supprimer ces news ? »
20:08Voilà, et donc vous aviez des gens
20:09qui papotaient autour.
20:10Si, si, je vous assure.
20:11Ah, je n'ai pas vu.
20:11Oui, oui, tout à l'heure.
20:12Et donc, ils débattaient sur
20:13pourquoi il fallait interdire ces news.
20:15Alors, à 20h,
20:16ils sont peu ou prou,
20:17dix fois moins de téléspectateurs
20:18entre 20h et 21h.
20:20Mais bon, ça fait quand même
20:21quelques milliers de personnes.
20:23C'était là, vraiment à l'instant ?
20:25Oui, oui.
20:25Vous me l'apprenez, je ne le savais pas.
20:27Je peux vous retrouver là.
20:27J'adore cette confraternité.
20:29C'est formidable.
20:29Et cette volonté
20:31de protéger la liberté d'expression.
20:35Alors, restons quand même
20:36sur ces journalistes
20:37qui ont été violentés,
20:39mis en difficulté,
20:40incapables de faire juste leur métier.
20:42Ils n'aspiraient qu'à une chose,
20:44c'est de tendre le micro
20:44et puis voir ce qui se passait
20:47du côté de Saint-Denis.
20:48Est-ce que c'était un rassemblement
20:51citoyen, apolitique,
20:52qui a aspiré à rassembler
20:53un maximum de personnes
20:54ou si c'était un meeting politique ?
20:56Quand j'entends Ali Duhara,
20:58on va le découvrir dans un instant,
20:59qui fait siffler LPS et SOS Racisme,
21:02je crois avoir ma réponse.
21:05Joachim Lefla,
21:05qui m'aide sur les violences d'abord.
21:07La révolution dévore toujours ses enfants.
21:09On en a une nouvelle illustration ce soir.
21:10Maintenant, en voyant ces images
21:11de journalistes agressés,
21:13j'ai du mal à ne pas songer
21:14au très bon film de Xavier Giannoli,
21:15Les rayons et les ombres,
21:16que j'ai vu cette semaine,
21:17dans lequel il y a cette phrase
21:18du procureur au sujet de Jean Luchère
21:20qui dit
21:20« Les mots des salauds
21:22arment les bras des imbéciles ».
21:25Les mots auxquels je fais référence
21:27en l'espèce,
21:28ce sont les mots du leader
21:29maximo de la France insoumise,
21:30Jean-Luc Mélenchon,
21:31qui depuis des années
21:32ne cesse de mettre des cibles
21:33sur la tête des journalistes,
21:34qui en 2018 disait
21:35que la haine des médias
21:36et de ceux qui les animaient
21:37était juste et saine,
21:38et qui l'an dernier encore disait
21:40« Taisez-vous,
21:40un journaliste de France 3 ».
21:41Donc on voit que ça fait des années
21:42que les filles
21:43pavent la voie
21:44pour une telle violence.
21:45Maintenant,
21:46j'en veux limite moins
21:46à la France insoumise,
21:48dont on connaît
21:49l'ambition de brutaliser
21:51le débat public,
21:52qu'à la complaisance inouïe
21:53du système médiatique
21:54et aussi de l'extrême centre
21:55qui renvoie les uns et les autres.
21:56Oui, mais là,
21:57Jean-Luc Mélenchon
21:57a comparé les journalistes
21:59de frontières.
22:00Oui, mais sauf que
22:00Jean-Luc Mélenchon,
22:01en toute impunité,
22:03a comparé les journalistes
22:04de frontières
22:04à des nuisibles
22:05ces derniers jours.
22:06La répercussion,
22:07on la voit désormais
22:08sur le terrain.
22:09Si vous n'avez pas
22:09des journalistes
22:10en face de vous,
22:11mais des nuisibles,
22:13voilà la répercussion,
22:14c'est la violence
22:15en politique
22:15qui entraîne
22:16cette violence
22:17sur le terrain.
22:19C'est la question morale.
22:22Précisons quand même
22:23que le mot « nuisible »
22:25c'était le terme
22:25qui était employé
22:26par la radio
22:27des mille collines
22:28des Hutus
22:29avant le génocide
22:30des Tutsis.
22:30C'est-à-dire que le fait
22:31de déshumaniser les gens
22:32c'est la première étape
22:34avant de dire
22:34qu'il faut les massacrer.
22:35Donc c'est extrêmement grave
22:36d'utiliser ce type de propos.
22:38Tout ce qui concerne
22:40toutes les insultes
22:41qui déshumanisent
22:42devraient être
22:43extrêmement,
22:44sévèrement réprimées
22:45parce qu'en réalité
22:46c'est une espèce
22:48de pré-guerre civile
22:48qui est en train
22:49de se jouer là.
22:49On est en train
22:50de faire passer
22:51au stade animalier
22:52ces ennemis.
22:53Donc c'est très grave.
22:54Et pour que les bras armés
22:56passent à l'acte
22:56il faut des cautions morales.
22:58Et moi c'est le principal reproche
22:59que je fais à LFI aujourd'hui
23:00c'est que LFI
23:01devient une caution morale
23:02pour tous les actes
23:04odieux auxquels
23:05nous assistons
23:06y compris d'ailleurs
23:07d'agresser des journalistes
23:07parce que celui qui agresse
23:09le journaliste
23:09en général
23:10il pense qu'il fait le bien
23:11parce qu'on lui a dit
23:12que le journaliste en face
23:13c'est quelqu'un d'épouvantable
23:14c'est un fasciste
23:15c'est un extrémiste
23:16etc.
23:18Et maintenant
23:18dans chaque manifestation
23:19de gauche
23:21ou surtout d'extrême gauche
23:22que ce soit pour les femmes
23:24ou que ce soit
23:25pour la liberté d'expression
23:26on a à chaque fois
23:26des agressions.
23:27Pardonnez-moi
23:28mais bon
23:29les rats sont des nuisibles
23:31faute d'arguments sur le fond
23:32le leader LFI
23:33a comparé nos journalistes
23:34à des rats à capturer
23:36pardonnez-moi
23:37c'était ça très précisément
23:38rats à capturer
23:40On n'est pas loin
23:40On n'est pas loin
23:41Je reste sur les formules
23:43très factuelles
23:44Des rats à capturer
23:45Ah bah oui
23:46Quoique je crois
23:48que c'est la journée nationale du rat
23:49je vous jure que c'est vrai
23:51la journée mondiale du rat
23:53qu'on appelle sur mulot
23:57Oui
23:58Henri Guénaud
23:58Allons d'abord sur la violence
24:00et le climat de violence
24:02cette incapacité
24:03qu'ont eu des journalistes
24:03à aller sur le terrain
24:04pour faire leur métier
24:05et ensuite
24:06après la publicité
24:06on ira sur les questions
24:07vraiment politiques
24:08à savoir ce rassemblement
24:09qui se voulait être
24:10un rassemblement dit antiraciste
24:11où vous avez finalement
24:13un meeting politique
24:14de la France insoumise
24:15qui n'a pas rassemblé
24:16tant de monde que ça
24:16il y a eu plusieurs milliers
24:17de personnes
24:18et on aurait pu imaginer
24:19que face au tollé provoqué
24:22alimenté par tout le cercle
24:25médiatique et politique
24:26on aurait dû avoir des centaines
24:27de milliers de personnes
24:28à Saint-Denis
24:29c'était pas le cas
24:30visiblement
24:31Henri
24:33alors d'abord
24:33si ça n'était que de la politique
24:35mais c'est bien plus profond que ça
24:38c'est à dire
24:39j'ai tombé par hasard
24:41il y a quelques semaines
24:43sur l'interview
24:44de Raymond Aron
24:45à qui on posait des questions
24:47sur la France
24:48de l'entre-deux-guerres
24:49il disait
24:50à cette époque-là
24:52en fait
24:52il n'y avait plus de France
24:54il n'y avait plus que des français
24:55qui se haïssaient
24:56les uns les autres
24:58voilà
24:58et
25:00je crois qu'on arrive
25:01petit à petit
25:02à ce moment
25:04alors
25:05pas simplement à cause
25:06de ce qui vient de se passer là
25:07non
25:08voilà
25:08si
25:09mais
25:10il y a une détestation réciproque
25:12et une montée
25:13de la violence réciproque
25:14voilà
25:15qui est
25:15terrifiante
25:16si si réciproque
25:17il faut arrêter aussi
25:18de voir des choses que d'un côté
25:20alors
25:20on dit les journalistes exfiltrés
25:22moi j'ai vécu des meetings politiques
25:23dans le passé
25:24où les journalistes de gauche
25:25ils avaient du mal
25:26à rester en sécurité
25:28c'était pas
25:28bon
25:29c'est toujours arrivé
25:31le problème c'est que maintenant
25:32ça atteint
25:33des degrés de violence
25:34qui sont inacceptables
25:36et surtout un engrenage
25:37de la violence
25:39voilà
25:39et cet engrenage
25:40il est
25:41il est partout
25:42la violence est réciproque
25:43donc
25:43alors il y a une stratégie
25:45réciproque
25:48Jordan Florentin
25:48là par exemple
25:49est-ce qu'il est violent
25:50quand il va sur le terrain
25:50non mais ça
25:51c'est réciproque
25:52c'est-à-dire
25:52si moi je suis violent avec vous
25:54vous devenez encore plus violent
25:56avec moi
25:56et moi je deviens encore plus violent
25:57avec vous
25:58la violence en soi
25:59est un phénomène réciproque
26:01la violence collective
26:01alors vous pouvez dire non
26:03mais
26:03je ne peux pas dire non
26:04parce que dans les manifestations
26:05où se font vider
26:05les gens collectifs
26:06mais arrêtez de ramener
26:06juste à ce point-là
26:07essayons de voir
26:09de quoi
26:09de quoi
26:10tous ces moments
26:10toutes ces violences
26:12verbales et physiques
26:13sont l'expression
26:14c'est-à-dire que
26:15très bien
26:15là on peut discuter
26:16de ce moment
26:17on peut dire très bien
26:18au-delà du moment
26:19la violence
26:19le climat de violence
26:20pardonnez-moi
26:21vous avez le même
26:22climat de violence
26:22à gauche comme à droite
26:23aujourd'hui
26:25ah oui
26:25vous allez voir
26:26sur les réseaux sociaux
26:26mais si
26:27mais allez voir
26:29chez les responsables politiques
26:31non mais je ne vous parle pas
26:32des responsables politiques
26:33je vous parle des gens
26:33ah
26:34je vous parle
26:35vous avez une société violente
26:36pardonnez-moi
26:37je n'avais pas compris
26:37c'est vrai
26:39c'est vrai d'un côté
26:40comme de l'autre
26:40vous dites un mot de travers
26:42vous vous faites insulter
26:43par les gens d'extrême gauche
26:45vous dites un mot de travers
26:47vous vous faites insulter
26:48par les gens
26:48des extrémistes de droite
26:49de la même manière
26:51aussi violente
26:52voilà
26:52bon donc
26:53il y a une violence
26:54dans la société
26:55et le problème
26:56de la politique
26:57aujourd'hui
26:57pour tout le monde
26:58sauf que
26:59LFI
26:59le fait de façon
27:00beaucoup plus efficace
27:01que les autres
27:02c'est de dresser les gens
27:04les uns contre les autres
27:05écoutez
27:06écoutez
27:07les émissions
27:08les réactions des gens
27:09les discours
27:10des hommes politiques
27:11on peut être violent
27:12sans avoir l'aide
27:13d'être violent
27:13la publicité
27:15on revient dans un instant
27:16et on ira sur
27:16le terrain
27:17des déclarations
27:19qui ont pu être prononcées
27:20cet après-midi
27:21notamment de
27:22Bali Bagayoko
27:23mais aussi Alidio Hara
27:24qui a fait siffler
27:26le parti socialiste
27:27et SOS Racisme
27:28SOS Racisme LPS
27:30qui était présent
27:30à la manifestation
27:31c'est-à-dire
27:32qu'ils se font
27:33marcher dessus
27:34mais tout en applaudissant
27:36et en interprésent
27:36on va voir ces séquences-là
27:38et toute la question
27:39c'était de savoir
27:40est-ce que c'était
27:40un rassemblement citoyen
27:41ou un meeting politique
27:42la réponse est dans la question
27:44c'est un meeting politique
27:45bien évidemment
27:49il est 20h32
27:50et on poursuit
27:50l'heure des pros
27:51on revient
27:52sur les déclarations
27:53lors de ce
27:55meeting politique
27:56qui se voulait être
27:57un rassemblement citoyen
27:58autour
27:59de Bali Bagayoko
28:01force est de constater
28:02que ça a été
28:02ça se voulait être
28:04une démonstration de force
28:05de la France insoumise
28:07il y avait quelques milliers
28:08de personnes
28:09mais pas des dizaines
28:10de milliers
28:11force est de constater
28:12que
28:12Jean-Luc Mélenchon
28:14a bien du mal
28:15à rassembler
28:16un maximum
28:17de personnes
28:18mais on reste encore
28:18très loin
28:19c'est pas son but
28:20c'est pas son but
28:21son but
28:21c'est qu'on parle de lui
28:23son but
28:24c'est de consolider
28:25son noyau dur
28:25de le durcir
28:26parce qu'en le durcissant
28:27il est sûr de durcir
28:28les gens d'en face
28:29et voilà
28:29et c'est pour ça
28:30que c'est
28:32il a compris
28:33la séprocité
28:34de la violence
28:34et il en joue
28:35il en joue
28:36froidement
28:37cyniquement
28:37délibérément
28:38on a bien vu
28:39son socle
28:39pouvait être radical
28:41puisque vous avez
28:42des individus
28:42qui sont
28:44permis
28:44d'aller
28:47agresser
28:47verbalement
28:50intimider
28:50des journalistes
28:51qui voulaient faire
28:52leur métier
28:52cet après-midi
28:54je voudrais qu'on écoute
28:55d'abord Balibagayoko
28:56parce que pourquoi
28:56je vous parle de
28:57meeting politique
28:57puisque monsieur Balibagayoko
28:59va aller sur le terrain
29:00de 2027
29:02c'est très intéressant
29:03on est sur un meeting
29:05pour lutter contre le racisme
29:07et vous me parlez
29:07de 2027
29:08l'objectif
29:09comment unir
29:10un maximum de personnes
29:11écoutez monsieur Balibagayoko
29:13en 2027
29:15nous devons avoir
29:16à la tête bien sûr
29:17de l'état
29:17un ensemble d'acteurs
29:18qui sont capables
29:19de porter des politiques
29:20de rupture
29:20et je le dis
29:21tous celles et ceux
29:22qui à gauche
29:23font de la gesticulation
29:25au nom de la démocratie
29:26et à nouveau
29:27risquent de reproduire
29:29des conséquences dramatiques
29:31et ensuite
29:32viendront nous expliquer
29:33que l'extrême droite
29:34est à nos portes
29:35puisque eux-mêmes
29:36sont les péquilles
29:37et je le dis
29:37de manière assez claire
29:38et définitive
29:40cesser ce type de pratique
29:41unissons-nous
29:42portons une politique
29:43de rupture
29:44et créons les conditions
29:45pour mettre à terme
29:46bien sûr le racisme
29:47et surtout mettre à terme
29:49celles et ceux
29:50qui portent cette idée
29:50c'est-à-dire
29:51l'extrême droite
29:522023
29:53je dis
29:54un coup KO
29:54pour l'extrême droite
29:55un coup KO
29:56bien sûr
29:56contre le racisme
29:57alors c'est très intéressant
29:59il dit ce serve de béquille
30:00je pense qu'il parle
30:00de la gauche
30:02dite républicaine
30:03qui refuse aujourd'hui
30:05de s'associer
30:05avec la France Insoumise
30:07qui peut partager des idées
30:09mais en revanche
30:10dans la lutte contre
30:10l'antisémitisme
30:11ils n'ont pas envie
30:12d'être associés
30:12à Jean-Luc Mélenchon
30:13Ali Diouara
30:14député de la France Insoumise
30:16désormais maire
30:17de la Courneuve
30:19si je ne m'abuse
30:20qui va prendre la parole
30:22et qui va faire huer
30:23SOS Racisme
30:24le parti socialiste
30:26en parlant de la gauche caviar
30:27en disant maintenant
30:28il va peut-être falloir
30:29soit venir avec nous
30:31soit dégager
30:31écoutez
30:35du parti socialiste
30:40rappelons-nous
30:41de SOS Racisme
30:46oui voilà
30:47j'ai pas l'habitude
30:48de dire
30:48les choses
30:49que je ne pense pas
30:50ces partis-là
30:52ont perdu le rassemblement
30:54d'aujourd'hui
30:55c'est la conséquence politique
30:57qui a fait que nous sommes là
31:00aujourd'hui
31:01au parti socialiste
31:03il y a quelques mois encore
31:05quelques semaines
31:06vous aviez un ministre de l'Intérieur
31:08qui disait
31:10abat le voile
31:11la réalité c'est celle-ci
31:12ici en Seine-Saint-Saint-Denis
31:14et partout en France
31:15l'intelligence de nationalité
31:17et j'en passe
31:18le permis de tuer
31:19en raison de le repompé
31:21c'est le parti socialiste
31:24donc à un moment donné
31:26il va falloir
31:27comme le disait
31:28la collègue
31:28se ressaisir
31:30ou dégager
31:31en tout cas
31:32quoi qu'il en soit
31:33le petit rappel
31:34à cette petite gauche
31:36caviarde
31:37je vous le dis
31:38encore une fois
31:39ressaisissez-vous
31:40parce que le train
31:41on est déjà dedans
31:42on arrive
31:44ressaisissez-vous
31:44il va falloir
31:45se ressaisir
31:45ou dégager
31:47au moins ça a le mérite
31:48d'être clair
31:49Ali Duhara
31:49il se cache pas
31:50il dit
31:51ce qu'il y a de très clair
31:52c'est à cette gauche
31:53qu'il présente
31:54comme la gauche caviard
31:55il cite le parti socialiste
31:57il cite l'association
31:58SOS Racisme
31:59il dit cette gauche-là
32:00c'est de votre faute
32:01si on en est arrivé ici
32:03il faut des politiques
32:03de rupture
32:04soit vous associez
32:05soit vous dégagez
32:07extraordinaire
32:07ce sont des images
32:09ce sont des images
32:10qui devraient inciter
32:11le parti socialiste
32:11à s'interroger
32:12sur le syndrome
32:13de Stockholm
32:13qu'il habite
32:14et à s'interroger aussi
32:16sur la défaite morale
32:16que constitue son alliance
32:17de la honte
32:18avec la France insoumise
32:19maintenant au-delà
32:20de ces considérations
32:21politiciennes de court terme
32:22j'ai quand même envie de dire
32:23qu'on est en train de vivre
32:24la pointe avancée
32:25d'un pourrissement
32:26de long terme
32:27d'un pourrissement
32:28qui a tout à voir
32:28avec une idéologie antiraciste
32:30qui n'a rien à faire
32:30de la lutte
32:31qui pour le coup
32:32est légitime contre le racisme
32:33mais qui vise
32:34purement et simplement
32:35à diaboliser
32:36à criminaliser
32:36toute critique politique
32:37non pas des immigrés
32:38mais de l'immigration
32:39à rendre l'assimilation
32:41impossible
32:41et à discréditer
32:43à fracturer la France
32:44dans son ensemble
32:45c'est l'aboutissement de ça
32:46qu'on est en train de vivre aujourd'hui
32:47en début de semaine
32:48je pense que
32:49la stratégie
32:50de sortir d'un contexte
32:55ces séquences
32:55de créer évidemment
32:57ce scandale de toute pièce
32:59avait porté ses fruits
33:01mais plus les jours ont avancé
33:03plus les français
33:04se sont rendus compte
33:07de ce qui était en train
33:08de se passer
33:09et de se jouer
33:10et qu'il y avait
33:11une manœuvre politique
33:12à travers la séquence
33:13que nous venons de vivre
33:14à tel point
33:15qu'aujourd'hui
33:16à Saint-Denis
33:17pardonnez-moi encore une fois
33:18le théâtre antifasciste
33:19de Jospin
33:20c'est 2 millions de personnes
33:20dans la rue
33:21d'accord
33:22là aujourd'hui
33:23quand je dis théâtre antifasciste
33:25c'était la formule
33:25employée par Lionel Jospin
33:27là
33:28ce qui s'est passé
33:29cet après-midi
33:30autour de Balibagayouko
33:31vous avez quelques milliers
33:33de personnes
33:33alors certes c'est le noyau dur
33:34j'ai bien compris Henri Guénaud
33:36mais en tous les cas
33:37vous n'aviez pas
33:38des dizaines de milliers
33:39de personnes
33:39qui se sont réunies
33:40et là c'est le PS
33:42qui se fait
33:43marcher dessus
33:44Amine El Khatmi
33:45voilà
33:45tous les applaudissements
33:47et les hués
33:47mais ils aiment ça
33:49je ne sais pas
33:49je pense à Stéphane Troussel
33:53qui était dans la foule
33:55qui est le président socialiste
33:56du département de Seine-Saint-Denis
33:58et qui se fera très probablement
33:59balayer un jour ou l'autre
34:00aux prochaines élections départementales
34:02ou aux suivantes
34:03parce que la France insoumise
34:04gagnera une majorité de cantons
34:05et lui prendra la présidence
34:07c'est le destin du parti socialiste
34:09qui aurait pu s'émanciper
34:10et être ce grand parti
34:12de gouvernement
34:12de gauche républicaine
34:13qu'il fut
34:14à une époque
34:15ils ont décidé
34:16d'être les porte-valises
34:18et les marchepieds
34:19de Mélenchon
34:20c'est leur destin
34:20qu'ils se débrouillent avec ça
34:22Il nous reste encore
34:23une dizaine de minutes
34:24je veux qu'on ait
34:27quelques informations
34:28encore à traiter
34:29je veux juste
34:29qu'on voit la une
34:30du journal du dimanche
34:31à découvrir demain
34:33on va la voir ensemble
34:35c'est la grande fabrique
34:37du mensonge
34:38propagande
34:39anatomie
34:39d'une manipulation
34:41politico-médiatique
34:43comment deux extraits
34:44sortis de leur contexte
34:45relayés sur les réseaux sociaux
34:46par des comptes militants
34:47ont pu entraîner
34:48une telle campagne
34:48contre CNews
34:50ce matin
34:51on avait comme invité
34:52Jean Sevilla
34:53qui a écrit
34:53le terrorisme intellectuel
34:54en 2000
34:55et qui l'année dernière
34:57a écrit les habits neufs
34:58du terrorisme intellectuel
35:0026 ans plus tard
35:0125 ans plus tard
35:01c'est-à-dire une réédition
35:03avec de nouveaux chapitres
35:04et là il m'a dit
35:05CNews
35:05c'est un cas symbolique
35:07s'il s'est passé
35:07c'est un cas symbolique
35:09du terrorisme intellectuel
35:11dans la polémique récente
35:12c'est un effet
35:13c'est un effet
35:14symbolique
35:14parce qu'on prend
35:15des termes
35:18sortis de leur contexte
35:19d'un contexte
35:20avec lequel
35:21on peut être plus ou moins d'accord
35:22personnellement
35:22je ne pense pas
35:23que l'homme soit
35:24un mammifère
35:27ni un cousin du singe
35:28mais c'est un autre débat
35:29voilà
35:30mais on prend
35:30cet élément
35:31on prend le mot singe
35:33on la colle
35:34à la vision
35:35on regarde
35:36l'image
35:37du maire
35:37de Saint-Denis
35:39dont tout le monde sait
35:39qu'il n'a pas la peau blanche
35:40et on fait un amalgame
35:41voilà
35:41donc c'est la mécanique même
35:43du terrorisme intellectuel
35:44donc on sort
35:46on tord
35:47quelque chose
35:47qui a été dit
35:48à l'antenne de CNews
35:49et donc
35:49puisqu'à s'édition CNews
35:50tout CNews
35:51est forcément complice
35:53de ces propos
35:53qui sont tenus
35:54des propos déformés
35:55qui sont mensonges
35:56et donc la mécanique s'enchaîne
35:57et donc il faut
35:58CNews n'est plus légitime
35:59donc il faut interdire CNews
36:03Marc Verneau
36:03vous dites
36:04c'est exactement ça
36:04le terrorisme intellectuel
36:05c'est l'inversion accusatoire
36:07vous savez moi
36:08il y avait une étude
36:08qui m'avait beaucoup marqué
36:09une étude de l'IFOP en 2024
36:11qui montrait que 46%
36:12des sympathisants et les filles
36:14avaient des préjugés
36:15antisémites très forts
36:16et c'est eux aujourd'hui
36:17qui accusent de racisme
36:18à une chaîne de télévision
36:19pour ceux qui étaient
36:20sur le plateau ce jour-là
36:21dont je fais partie
36:21ah oui c'est vrai
36:22vous y étiez avec Dorido
36:24avec Jean Dorido
36:25il était à côté de moi
36:26et il n'avait absolument pas
36:28voulu avoir un propos
36:29quelconque raciste
36:30d'ailleurs la théorie
36:31qu'il a développée ce soir-là
36:32il l'avait déjà développée
36:33avant et ça n'avait pas fait
36:34de scandale
36:35mais je vous invite
36:36à voir le documentaire
36:38qu'on a proposé
36:39l'enquête inédite
36:40qui s'appelle
36:41la fabrique
36:42de l'intox
36:43diffusée hier
36:46hier sur CNews
36:47que vous pouvez retrouver
36:48en replay
36:49Eric Tegner
36:50a tweeté
36:50je suis sidéré
36:51de voir que maintenant
36:52il est devenu normal
36:53que les équipes de frontières
36:54dont des femmes
36:54se fassent insulter
36:55violenter
36:56exfiltré
36:57des meetings
36:57LFI
36:58zéro réaction
36:59d'hommes politiques
37:00très peu de médias
37:01retenez ce tweet
37:02le jour
37:03où il y aura
37:04un drame
37:05voilà
37:06mais ça va très loin
37:07ce que je voulais simplement dire
37:08c'est que
37:09lorsqu'il y a une manifestation
37:10contre le racisme
37:11il m'est arrivé dans ma vie
37:12à plusieurs reprises
37:12d'y aller
37:12vous avez
37:13SOS racisme
37:14qui prend la parole
37:15la LICRA
37:16ils l'ont prise
37:16etc
37:17et ça reste
37:18totalement apolitique
37:20par définition
37:21une manifestation
37:22contre le racisme
37:22n'est pas politique
37:23c'est l'inverse
37:24de ce qu'on a vu là
37:26et SOS racisme
37:27a pris la parole
37:27alors je ne sais pas
37:28si c'est avant ou après
37:29cette fée huée
37:29par le public
37:30mais je crois
37:31qu'ils ont pris la parole
37:33Bali Bagayoko
37:33ce matin
37:34encore une fois
37:35il va sur un autre terrain
37:36la fermeture de CNews
37:37c'est l'objectif
37:38il était invité où
37:39pour en parler
37:39sur France Info
37:40bien sûr
37:41sur France Info
37:42bien sûr
37:43j'invite une nouvelle fois
37:44Bali Bagayoko
37:45pour parler
37:45de la mobilisation
37:47aujourd'hui
37:48des violences
37:49qui ont pu avoir
37:49à l'endroit
37:50des journalistes présents
37:51de Saint-Denis
37:52de son projet
37:53pour Saint-Denis
37:53voilà des questions
37:54qui sont importantes
37:56il veut fermer CNews
37:58Bali Bagayoko
37:58on écoute
38:00cet appel à la fermeture
38:02est un appel
38:02de rupture
38:03y compris radical
38:04qui permet à la fois
38:05de pouvoir créer
38:06un élément de discussion
38:07y compris
38:08pouvoir interroger
38:09ce qui se passe
38:10en fin de compte
38:11dans la ligne éditoriale
38:12de CNews
38:13ça changerait beaucoup
38:14ça changerait déjà
38:15de réduire
38:15la force de la diffusion
38:17en fin de compte
38:17de la haine
38:17ce n'est pas rien
38:18ça ne fait pas disparaître
38:19la parole
38:20y compris raciste
38:21de fermer un média
38:22mais donc
38:23c'est la raison pour laquelle
38:23si l'on doit passer par cela
38:25nous devons le faire
38:26parce que nous avons pris
38:27beaucoup trop de retard
38:28sur la lutte antiraciste
38:29relancé
38:30vous avez entendu
38:30dans la voix
38:31par madame Camille Vigione
38:33qui est journaliste
38:34à l'Obs
38:35l'Obs a un petit prisme
38:38CNews
38:38tout petit
38:39je vous cite quelques-unes
38:40Reac Info
38:42vous le voyez à gauche
38:43Pascal Pro
38:43Profession Propagandite
38:45madame Camille Vigione
38:46qui expliquait
38:47comment Vincent Bolloré
38:48pèse déjà sur la présidentielle
38:49les rendez-vous secrets
38:50de Bolloré
38:51Citizens Bolloré
38:52le livre noir de Bolloré
38:53bref
38:56la petite fixette
38:57de madame Vigione
38:58qui a interrogé
39:00Mathieu Bagayoko
39:02ce matin
39:02mieux vaut en rire
39:03mais c'est intéressant
39:04de mettre tout en perspective
39:05et les français
39:06je pense qu'ils le décodent
39:08c'est quand même
39:08le fait qu'hier
39:09c'était un rapport
39:10d'un à dix
39:10entre France Info
39:11et CNews
39:12au moment où on diffusait
39:13le reportage
39:14c'est quand même intéressant
39:15cette dérive illibérale
39:17d'une certaine gauche
39:18qui est passée
39:18du lit interdit d'interdire
39:19à l'obsession
39:20de la censure
39:20tout ça parce qu'elle a perdu
39:22la bataille des esprits
39:24la bataille du récit
39:25et juste pour revenir
39:26sur le sujet précédent
39:28qui est celui de l'antiracisme
39:29c'est pas faute d'avoir alerté
39:31il y a eu un ouvrage
39:31de Paul Lyonnais
39:32sur le sujet
39:32voyage au centre
39:33du malaise français
39:34Alain Finkercro
39:35t'as dit que l'antiracisme
39:36serait au XXIe siècle
39:37ce que le communisme
39:39a été au XXe siècle
39:40tous ces gens-là
39:41n'ont pas été écoutés
39:41on n'en paye le prix aujourd'hui
39:42voilà ce qu'on pouvait dire
39:43un dernier mot avec vous
39:44Auréguen
39:45un mot
39:45qui me gronde
39:46oui parce que vous dites
39:47les français
39:48se sont bien rendu compte
39:48que c'est pas ça
39:49c'est pas les français
39:50c'est une partie des français
39:51c'est vrai
39:52vous avez raison
39:52et il faut toujours
39:53garder ça à l'esprit
39:54mais vous avez raison
39:55vous travaillez l'ARCOM
39:56vous avez raison
39:56non c'est pas ça
39:57c'est que
39:59chacun croit dans son univers
40:00que ce sont les français
40:02non c'est une partie des français
40:03oui mais ça change des choses
40:05parce que si vous pensez
40:06que tous les français ont compris
40:07alors il n'y a pas de problème
40:08non
40:08vous avez entièrement raison
40:10chez Henri Guénaud
40:11il y a une ambiance pourrie
40:12dans ce pays
40:13le malaise est extrêmement profond
40:14et c'est avec ça
40:15c'est ça qu'il nous faut
40:16regarder en face
40:17100 fois d'accord avec vous
40:18là dessus
40:19vous avez effectivement
40:20bien fait de me reprendre
40:21et je sais que vous le faites
40:22un par intelligence
40:24bienveillance
40:25mais surtout
40:25par honnêteté intellectuelle
40:27et vous avez entièrement raison
40:28de me reprendre là dessus
40:30le carburant
40:31c'est pas une critique
40:31mais non
40:32mais je sais
40:33c'était une précision
40:33qui était essentielle
40:34faut pas dire
40:35les français ont compris
40:36puisqu'il faut pas englober
40:38tous les français
40:39et on voit bien
40:40que le climat
40:40il est pourri
40:41comme vous avez dit
40:42et c'est alimenté
40:43par certains parfois
40:44responsables politiques
40:45par beaucoup de gens
40:45et par aussi des médias
40:47les carburants
40:48les carburants
40:49avec la hausse des prix du carburant
40:50il y a
40:51moi ce qui m'intéresse
40:52c'est de voir pourquoi
40:53la France ne peut pas faire
40:54ce que fait aujourd'hui
40:55nos voisins européens
40:56on le voit très rapidement
40:57avec Pauline Trevzer
40:58et puis ensuite
40:58vous allez me dire
40:59ce que c'est ce machin
41:00qu'on a proposé
41:01c'est quoi le
41:03pré-flash carburant
41:04mais non mais
41:05c'est exceptionnel
41:06et le tweet de Sarah Knafo
41:07là dessus
41:07c'est une pépite
41:08on a plus d'argent
41:09on a des idées
41:10allez
41:10on voit le sujet
41:11de Pauline Trevzer
41:13ici
41:13le prix du carburant
41:15en France
41:16au moins
41:172,10 euros
41:17pour un litre d'essence
41:19et 2,55 euros
41:21le litre de gasoil
41:22des prix affichés
41:23ce samedi après-midi
41:25à Clamart
41:25cette fois en Italie
41:27des prix largement inférieurs
41:291,91 euros
41:31le SP95
41:32et 2,06 euros
41:34le litre de gasoil
41:35car le gouvernement
41:37de Giorgia Meloni
41:38a lui adopté
41:39un décret carburant
41:40concrètement
41:41grâce à ce décret
41:42les Italiens
41:43disposent d'une baisse générale
41:45du prix du carburant
41:46moins 25 centimes par litre
41:48une mesure temporaire
41:50mais qui concerne
41:51particuliers
41:51comme professionnels
41:52et dans cet arrêté
41:54il existe également
41:55une mesure
41:55anti-spéculation
41:57qui oblige
41:58les distributeurs
41:59à aligner leur prix
42:00sur le prix
42:00réel du pétrole
42:02et si nous partons
42:04plus à l'ouest
42:04chez nos voisins
42:05espagnols
42:06d'autres mesures
42:07ont également été prises
42:085 milliards d'euros
42:10débloqués
42:11pour lutter
42:11contre les effets
42:12de la guerre
42:13au Moyen-Orient
42:14objectif
42:15faire baisser
42:15les prix à la pompe
42:16d'environ 30 centimes
42:18par litre de carburant
42:19cela représenterait
42:21environ 20 euros
42:21d'économie
42:22par plein
42:23pour une voiture moyenne
42:24des aides ont également
42:25été prises
42:26au Portugal
42:27ou en Grèce
42:27en France
42:29les aides pour les particuliers
42:30se font elles attendre
42:31le secteur privé
42:32a lui pris les devants
42:34Total Energy
42:35a plafonné
42:35ses prix
42:36dans ses stations
42:371,99 euros
42:39le litre d'essence
42:40et 2,09 euros
42:41le litre de gasoil
42:42ce qui provoque
42:44d'importantes files
42:45d'attente
42:45dans plusieurs stations
42:46de l'Hexagone
42:47et je vous disais
42:49le gouvernement
42:50invente un nouveau machin
42:51ça s'appelle
42:51le pré-flash carburant
42:54et Sarah Knafo
42:55je vous disais
42:55qu'on partage ou non
42:56les idées
42:56c'est pas le problème
42:57c'est de savoir
42:59si les déclarations
43:02sont impactantes
43:03le gouvernement
43:03annonce
43:04un pré-flash carburant
43:04de 3,8% d'intérêt
43:06pour les TPE PM
43:07récapitulons
43:07l'Etat taxe le carburant
43:09à 56%
43:10et sa solution
43:10c'est de proposer
43:11aux entreprises
43:11de s'endetter
43:12pour payer
43:13de ses propres taxes
43:14avec intérêt
43:15un prêt ne fait pas
43:16baisser le prix
43:17du courbeurant
43:17d'un centime
43:18on connait déjà le film
43:19le PGE Covid
43:20devait faire sauver
43:21les entreprises
43:21en crise de trésorerie
43:22ils ont juste décalé
43:24la faillite
43:25de deux ans
43:26mais c'est quoi
43:27ce machin
43:27de pré-flash carburant
43:29encore ?
43:29c'est la spécialité française
43:32c'est-à-dire
43:32plutôt que de faire
43:33des choses simples
43:33qui consomment zéro fonctionnaire
43:34on réinvente un machin
43:36un machin
43:37un machin
43:37qui est très compliqué
43:38à mettre en oeuvre
43:38qui consomme beaucoup
43:39de fonctionnaires
43:40et qui surtout
43:41rapporte rien
43:41et qui en plus
43:43est totalement hors sujet
43:44le sujet dont on parle
43:45là aujourd'hui
43:46il est très très simple
43:48les taxes sur les carburants
43:49c'est 60% du prix
43:50plus le carburant monte
43:52plus les taxes
43:52rapportent d'argent
43:53à l'Etat
43:54on demande simplement
43:55à l'Etat
43:55comme ça a été le cas
43:56en Italie ou en Espagne
43:57de plafonner ses taxes
43:59pour que l'Etat
44:00ne s'enrichisse pas
44:01de plus en plus
44:02au fur et à mesure
44:03que l'essence monte
44:04aujourd'hui
44:06l'Etat a choisi
44:07d'exonérer
44:08que quelques
44:09toutes petites parties
44:10de l'économie
44:10ils n'ont pas exonéré
44:11par exemple
44:12ils n'ont pas aidé
44:13les transporteurs routiers
44:14ça va créer une inflation
44:15dingue
44:15et derrière le carburant
44:16on n'en parle pas
44:17il y aura
44:18bien sûr du gaz
44:19il y a l'explosion
44:20du prix des matières premières
44:21parce que la majorité
44:22des matières premières
44:23sont des dérivés pétroliers
44:24et ça ça arrive dans un mois
44:29il n'y a pas d'augmentation
44:31des recettes de l'Etat
44:32sauf sur la partie
44:33TBA
44:35le reste c'est une assise
44:36c'est à dire
44:37c'est une taxe forfaitaire
44:38donc comme on va
44:39moins consommer
44:41ça va probablement
44:42moins rapporter
44:43ce qu'on appelait
44:44la TIPP avant
44:44la TICP aujourd'hui
44:46ça c'est forfaitaire
44:47donc c'est la partie TBA
44:49maintenant
44:50on peut tourner le problème
44:51dans tous les sens
44:52on n'a pas le temps
44:53de faire l'expertise
44:55des différentes solutions
44:56ni de ce qu'on appelle
44:57nos voisins
44:57mais simplement
44:58simplement
44:59nous ne résoudrons pas
45:01le problème
45:01qui nous est posé
45:02c'est à dire
45:03le carburant
45:04le gaz
45:07et puis
45:07toutes les conséquences
45:08que cela a
45:09sur tous les produits
45:10sur toutes les productions
45:11par le biais du transport
45:12par le biais de la chimie
45:14surtout
45:15y compris sur les médicaments
45:16donc tout est concerné
45:18tout est concerné
45:19et la seule façon
45:21de combattre ce mal
45:23c'est d'arrêter
45:24cette guerre
45:25complètement absurde
45:27inconséquente
45:28ça c'est la première des choses
45:29et puis si on n'avait pas
45:30fait ce qu'on a fait
45:31avec la Russie
45:31peut-être qu'on n'en serait pas là
45:33parce qu'on pourrait toujours
45:34se fournir en gaz pas cher
45:35et en pétrole pas cher
45:36bon
45:37et il n'y a pas d'autre solution
45:38si on continue
45:39à détruire des capacités
45:40de production
45:40si on continue
45:41à entraver
45:42la circulation maritime
45:43et bien
45:44de toute façon
45:45tout ça va
45:45marquer
45:46en un mot
45:48il y a quand même
45:49un tout petit sujet
45:50c'est que
45:51les stations-service
45:52ont du carburant
45:54qui a été acheté
45:54sur une base
45:55de 55 dollars
45:56le baril
45:56le baril
45:57explose à 100 dollars
45:58et maintenant
45:59on nous vend
45:59dans les stations-service
46:01depuis le 28 février
46:02du carburant
46:03comme s'il avait été payé
46:04de votre cher
46:05ça c'est un scandale
46:06il faudra aussi en parler
46:07on en parlera
46:08la prochaine fois
46:09chers amis
46:09on est très pressés
46:10vous savez qu'on est à la seconde
46:11merci à tous les quatre
46:13merci à Julien Duroux
46:14vous prolongez l'émission
46:15juste après
46:16qu'on ait dit au revoir
46:17merci à tous les quatre
46:18la fausse poursuite
46:19sur CNews
46:20avec Michel Onfray
46:21et Laurence Ferrat
46:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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