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  • il y a 8 heures
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:00Évidemment, la guerre reprend ses droits, j'allais dire.
00:00:03Les épisodes se succèdent les uns aux autres avec cette toute dernière minute.
00:00:08Roselyne, un pétrolier qui apparemment vient d'être saisi par la marine iranienne.
00:00:12C'est en tout cas ce qu'affirme l'une des agences de presse iraniennes, l'agence Farce.
00:00:16Et on va tout de suite aller retrouver Marie Jantric à Abu Dhabi avec Anthony Métro en direct.
00:00:21Regain de tension, effectivement, il y a eu ces attaques entre Iraniens et Américains,
00:00:24des destroyers pris pour cible, la riposte des Américains.
00:00:27Et donc ce matin, une agence iranienne qui annonce la saisie de ce pétrolier qui avait passé visiblement le détroit.
00:00:37Oui, en tout cas, ce sont les informations effectivement qui ont été données par l'agence de presse iranienne Farce
00:00:42qui a publié des images, des images donc qui montrent la saisie de ce pétrolier, du moins toujours selon l
00:00:50'agent Farce, je précise.
00:00:52Alors effectivement, on a quelques informations sur ce pétrolier.
00:00:55Et visiblement, il bat pavillon de la Barbade.
00:00:59Et effectivement, il était vraiment au niveau du détroit.
00:01:02La dernière position géographique dont on dispose quand on regarde sur le site de suivi maritime Marine Trafic date d
00:01:08'il y a deux jours.
00:01:09Ce qui est très long, mais on sait qu'il y a des problèmes de communication dans le détroit.
00:01:12On sait également que certains navires coupent leurs transpondeurs pour pouvoir tenter de passer le détroit.
00:01:16Donc sa dernière position date d'il y a deux jours.
00:01:18Il était près d'Omane, près du détroit.
00:01:20Et alors qu'il tentait de traverser, eh bien visiblement, oui, les Iraniens se sont emparés du pétrolier.
00:01:26Ce que je peux également vous dire, c'est qu'à l'origine, ce pétrolier s'appelait Ocean Koi.
00:01:30Et qu'il aurait visiblement changé de nom pour s'appeler Jin Lee.
00:01:33Là aussi, une tactique, une stratégie, si je puisais, assez courante pour tenter de traverser le détroit.
00:01:38– Merci, on va vous retrouver, évidemment, vous restez avec nous, Marie Jantric, avec Anthony Métro.
00:01:42Adèle Bacawan, évidemment, que l'on accueille, vous les connaissez bien désormais sur le plateau du Midi BFM et Sébastien
00:01:47Regnaud.
00:01:48Quelle est votre première analyse ? Quel est le sens de cette saisie ?
00:01:51Si elle est confirmée, évidemment, puisque ce sont les Iraniens et seulement les Iraniens qui l'affirment.
00:01:56– Alors, c'est clair que nous entrons dans une zone de turbulence
00:01:59où il va y avoir de plus en plus d'escarmouches pendant tout le week-end avec des étincelles.
00:02:04Les USA et les Iraniens vont aller au contact de plus en plus. Pourquoi ?
00:02:07Parce que, si vous voulez, il y a le marché des matières premières qui s'est calmé.
00:02:11Donc, ça laisse un petit peu de marge de manœuvre aux opérations.
00:02:14– Marie, il est encore à 100 dollars quand même.
00:02:16– Voilà, 100 dollars, mais il a quand même relativement baissé ces derniers jours.
00:02:20Et puis, parce que nous sommes dans une phase diplomatique extrêmement tendue.
00:02:24Il semble que les Iraniens n'aient pas accepté le plan américain
00:02:29qui avait été proposé en début de semaine, malgré ce qui avait été annoncé par le site Axios.
00:02:35Et donc, il y a l'Iran qui est dans une phase d'offensive diplomatique.
00:02:39On l'a vu avec l'appel du président iranien au président français en début de semaine.
00:02:46Et puis, le départ dans la même journée du Charles de Gaulle sur zone.
00:02:52De l'autre côté, il y a le ministre des Affaires étrangères iranien qui est allé à Pékin
00:02:56pour aussi donner du sens à l'offensive diplomatique.
00:03:01Mais là, pendant le week-end, il va y avoir des tensions extrêmement fortes
00:03:04dans le bras de fer naval qui se joue dans le détroit d'Hormuz
00:03:09parce que tout le monde va vouloir faire valoir ses droits au détriment de l'adversaire.
00:03:12– Et c'est ce qu'on a vu déjà hier avec ces trois destroyers attaqués par les Iraniens.
00:03:16Si on commande ces images avec vous, Général Pélistrandi,
00:03:18en fait, c'est assez facile d'arraisonner un pétrolier.
00:03:21Ils n'ont pas l'air très nombreux, les militaires.
00:03:22– Oui, non, c'est très facile.
00:03:23D'abord, il faut bien comprendre qu'un pétrolier, c'est un très gros bateau,
00:03:26mais avec un équipage réduit.
00:03:28C'est environ une vingtaine, entre 20 et 25 marins.
00:03:32Et ce n'est pas un bâtiment de combat.
00:03:34– Aucun moyen de se défendre ?
00:03:35– Aucun moyen de se défendre, bien entendu.
00:03:37Donc, le commandant d'un tel navire, quand il est menacé,
00:03:42il ne fait qu'une seule chose, il arrête le bateau puis il attend.
00:03:45Voilà, alors après, la question est de savoir l'identité du propriétaire,
00:03:52de la frêteur, de…
00:03:54– Apparemment, ce bâtiment faisait la liaison entre l'Irak et l'Eomane,
00:03:58a priori, a priori.
00:03:59C'est pour… Alors, là aussi, c'est un signe qui est donné,
00:04:02si encore une fois cette information est confirmée,
00:04:04un signe donné par les Iraniens,
00:04:06de leur désir de peser sur la négociation
00:04:09et de dire finalement, en quelque sorte,
00:04:10attention, on est vraiment les maîtres du détroit d'Hormoz
00:04:13et on entend bien le rester.
00:04:14– Oui, absolument.
00:04:15Les deux processus vont d'opérer la négociation,
00:04:18la montée en puissance dans le détroit d'Hormoz.
00:04:20Ce qui se passe dans le détroit d'Hormoz
00:04:23pèse automatiquement, directement sur le processus d'Oupé
00:04:26ou la négociation à Islamabad.
00:04:28C'est pourquoi les Américains, comme les Iraniens, font…
00:04:31– Mettent la pression.
00:04:34– En fait, ils mettent la pression
00:04:35et ils souhaitent faire comprendre à tout le monde
00:04:38c'est le règne américain ou le règne iranien.
00:04:41Mais en réalité, ce sont les deux ordres qui règnent dans le détroit d'Hormoz.
00:04:44– Oui, parce que Sébastien, c'est ça,
00:04:46on est vraiment au cœur d'un double blocage dans ce détroit.
00:04:49Il y a les destroyers américains qui s'est trouvés hier
00:04:51parce qu'ils surveillent, ils contrôlent, on parlera de leur mission.
00:04:53Et puis il y a les Iraniens qui insistent
00:04:55« Vous ne passez pas sans notre aval ».
00:04:57C'est peut-être ce que ce pétrolier a tenté de faire.
00:04:59– C'est clair que dès le départ, dès le cessez-le-feu,
00:05:02la situation était bancale parce qu'en fait,
00:05:04les Iraniens avaient fait une avancée stratégique
00:05:06avec ce contrôle du détroit d'Hormoz
00:05:09qui a été obligé de pousser les Américains à s'y résigner.
00:05:12Ils avaient proposé des alternatives pour essayer de le rouvrir.
00:05:15Ils ne sont pas allés jusqu'au bout.
00:05:16Ils ont traité un cessez-le-feu.
00:05:19Et quelques heures plus tard, il y a les Américains
00:05:20qui ont décidé un blocus naval qui est un acte de guerre pour l'Iran.
00:05:23Et donc les Iraniens ne reconnaissent pas ce blocus de guerre.
00:05:26Donc ils vont pousser les Américains à la faute
00:05:28en essayant de faire pousser les bateaux
00:05:31malgré le blocus.
00:05:33Et si les Américains tirent,
00:05:35c'est-à-dire s'ils essayent d'araisonner le bateau
00:05:37et que les Américains tirent,
00:05:38ça va être utilisé par les Iraniens comme un prétexte
00:05:41pour relancer les hostilités.
00:05:42C'est ce qui s'est passé un petit peu cette nuit
00:05:45avec les échanges de tirs
00:05:47entre les frégates et les Iraniens.
00:05:50– On a vraiment le sentiment, Adèle Bakerman,
00:05:51qu'on est dans une impasse, évidemment,
00:05:53pour la négociation, même si on le sait
00:05:55qu'elle se déroule en coulisses,
00:05:56et que parallèlement, chacun essaye de donner
00:05:59des signes militaires, j'allais dire œil pour œil,
00:06:02dent pour dent, au quotidien, dans le Détroit.
00:06:04– Oui, absolument.
00:06:05Et ce qui s'est passé hier soir,
00:06:07ce qui s'est passé ce matin,
00:06:08ce qui se passera cet après-midi,
00:06:10c'est très important,
00:06:11il faut les prendre en compte.
00:06:12Pourquoi ?
00:06:13Parce qu'on a des informations
00:06:16relativement précises
00:06:16que les choses avancent à Islamabad aussi.
00:06:19Et ensuite, il ne faut jamais oublier
00:06:21qu'on entre dans la bataille des récits aussi.
00:06:23La bataille des récits, c'est quoi ?
00:06:24C'est que les Iraniens, comme les Américains,
00:06:27ils doivent vendre leurs récits
00:06:29non seulement à leur base militante sociologique,
00:06:32mais aussi à la communauté internationale.
00:06:33Oui, les deux agissent l'un sur l'autre.
00:06:37– Regain de tension,
00:06:38un pétrolier bloqué en mer d'Omane,
00:06:40évidemment, il y a de quoi faire repartir
00:06:42le pétrole à la hausse, Sofiane.
00:06:44– Oui, ça commence d'ailleurs
00:06:46un tout petit peu à monter.
00:06:48On est passé à 100 dollars,
00:06:49on va passer à 100 dollars dans un instant.
00:06:51– Votre rendez-vous avec Altarock,
00:06:58un acteur de référence du private equity
00:07:00pour les investisseurs privés.
00:07:02Altarock, private equity for generations.
00:07:04– Une bonne journée commence avec de bonnes infos.
00:07:07Votre rendez-vous avec Ikea pour les pros,
00:07:09toute l'offre et les services d'Ikea dédiés aux pros.
00:07:11– Ikea !
00:07:12– Le pétrole qui remonte,
00:07:14les carburants toujours hauts.
00:07:16Ceci dit, il y a l'opération exceptionnelle de Total,
00:07:192,09 sur le diesel ce week-end.
00:07:20Au lieu de 2,25, le sans-plomb toujours très haut.
00:07:23Et alors, ces opérations exceptionnelles
00:07:25et ces plafonnements de Total,
00:07:26ça ne passe pas bien chez les concurrents.
00:07:27– Oui, ça fait même grinçant des dents
00:07:29puisque figurez-vous que ces indépendants,
00:07:30ils veulent demander à l'autorité de la concurrence
00:07:34de vérifier s'il y a abus de position dominante.
00:07:37Rien que ça, écoutez le syndicat
00:07:39représentant des distributeurs indépendants.
00:07:43– C'est une action contre une façon de faire
00:07:47qui a des conséquences anticoncurrentielles.
00:07:50Nous disons, il faut réanalyser ce dispositif,
00:07:53ça ne peut pas continuer sans qu'il y ait
00:07:55des dégâts considérables sur le maillage.
00:07:57Donc, saisir l'autorité de la concurrence,
00:07:59c'est pour éviter que cela s'inscrive dans la durée.
00:08:01– Donc, une action en quelque sorte
00:08:02aux dépens des consommateurs.
00:08:03– Oui, c'est bien ça,
00:08:04parce que le problème, c'est que si, évidemment,
00:08:06il n'y a plus de plafond des prix,
00:08:06qui va payer plus, c'est nous.
00:08:08On le voit bien, si on paye 5 centimes
00:08:10en moyenne de moins, là, sur le diesel,
00:08:12eh bien, c'est grâce aux actions totales
00:08:13et aux 3 300 stations-service.
00:08:15C'est donc grâce à ça qu'on arrive à le faire.
00:08:17Ils ont déjà essayé, évidemment, il y a 3 ans,
00:08:20ça n'avait pas marché,
00:08:21puisque, faute de preuve,
00:08:22l'autorité de la concurrence avait retoqué cette action.
00:08:24– Merci, Sofiane.
00:08:31– 70e jour de guerre en ce 8 mai,
00:08:33et les épisodes dans le détroit d'Hormuz
00:08:36se multiplient pratiquement à chaque heure.
00:08:38– Avec l'armée iranienne qui dit avoir saisi
00:08:40un pétrolier en mer d'Omane
00:08:42à la sortie du détroit d'Hormuz,
00:08:43un bateau qui battait pavillon de la Barbade,
00:08:46et qui tentait visiblement de forcer le barrage
00:08:48des Iraniens, Marie Gentry,
00:08:49en direct du Golfe, dans un instant.
00:08:50– Et il y a une douzaine d'heures,
00:08:52ce sont 3 destroyers américains qui ont été ciblés,
00:08:54les côtes iraniennes bombardées,
00:08:55l'Iran et les Etats-Unis qui s'accusent mutuellement
00:08:57d'avoir violé la trêve.
00:08:58D'où cette question.
00:09:00La guerre est-elle en train de repartir ?
00:09:02– Donald Trump lui parle d'une broutille
00:09:04et minimise l'impact de ses frappes.
00:09:06Une petite tape selon lui,
00:09:07il exhorte l'Iran à signer rapidement un accord
00:09:10parce que les négociations continuent malgré tout.
00:09:12– Et du coup, tout le Golfe se retrouve
00:09:13une nouvelle fois sous tension,
00:09:15et en particulier les Émirats Arabes Unis,
00:09:17cibles d'attaques et de drones et de missiles.
00:09:20Et bien du coup, la défense entière aérienne
00:09:22des Émirats a été mise en action.
00:09:24– Car l'Iran a encore les moyens de frapper,
00:09:25selon la CIA, il lui reste encore 70% de ses missiles.
00:09:29Les trois quarts de ses lanceurs,
00:09:31le pays pourrait résister au bloc Kurts
00:09:33encore au moins trois ou quatre mois.
00:09:35– Marie Gentry, qu'en direct donc des Émirats Arabes Unis,
00:09:38à Abu Dhabi très précisément,
00:09:39après cette toute dernière information,
00:09:41donc nous nous sommes parvenus il y a une demi-heure,
00:09:43Marie l'a saisie par la marine iranienne
00:09:46d'un pétrolier a priori chargé de bruts.
00:09:51– Oui, et c'est la télévision farce,
00:09:55l'agence de presse iranienne farce
00:09:56qui a diffusé cette information et diffusé des images de propagande.
00:10:00Effectivement, la marine iranienne affirme avoir saisi un pétrolier,
00:10:05pétrolier qui a été saisi en mer d'Omane.
00:10:07Alors selon les informations dont on dispose,
00:10:09eh bien la dernière position géographique que l'on a pour ce pétrolier
00:10:12date de deux jours.
00:10:14Pourquoi deux jours ?
00:10:15Eh bien parce qu'il y a eu plusieurs problèmes de communication
00:10:17ces derniers jours au niveau du trafic du détroit d'Hormuz,
00:10:20concernant le trafic des bateaux,
00:10:22et puis aussi parce que c'est une stratégie de la part de certains navires,
00:10:25couper leur transpondeur afin de tenter de traverser le détroit d'Hormuz,
00:10:29plus ou moins incognito.
00:10:30Donc en tout cas, sa dernière position à ce pétrolier
00:10:33était à côté d'Omane, à côté du détroit.
00:10:35Donc effectivement, on peut supposer qu'il a été saisi par la marine iranienne
00:10:39alors qu'il tentait de traverser le détroit.
00:10:42C'est un pétrolier qui bat pavillon de la Barbade.
00:10:46On sait également qu'il a visiblement changé de nom.
00:10:48A l'origine, il s'appelait Ocean Coil et il aurait changé de nom pour s'appeler Jinli.
00:10:52Là aussi, c'est une stratégie assez courante de la part des pétroliers
00:10:56pour essayer de traverser le détroit d'Hormuz.
00:10:57Et tout cela intervient alors qu'il y a 24-48 heures seulement,
00:11:01l'Iran a annoncé mettre en place un nouveau mécanisme dans le détroit d'Hormuz
00:11:04en expliquant que les bateaux qui souhaitaient passer
00:11:06devaient envoyer un e-mail pour recevoir des instructions précises
00:11:09et notamment qu'ils devaient payer l'Iran pour pouvoir tenter de passer.
00:11:13Marie Jantrique sur des images d'Anthony Métro.
00:11:15Siavoj Ghazi, correspondant de RFI et France 24 à Téhéran, est en direct avec nous.
00:11:20Ce sont les Iraniens, Siavoj, qui en ont annoncé cet arraisonnement.
00:11:24Est-ce que vous avez des détails ?
00:11:26Alors, on n'a pas plus de détails.
00:11:28On connaît le nom de ce pétrolier et le drapeau Barbade.
00:11:35Mais on ne sait pas à quel pays appartient ce pétrolier.
00:11:38En tout cas, c'est une manière pour l'Iran de montrer que le détroit d'Hormuz
00:11:43est contrôlé par les gardiens de la Révolution
00:11:45et que tout navire qui essaye de traverser le détroit
00:11:49doit obtenir l'autorisation de l'Iran et payer une taxe.
00:11:52Donc, c'est pour cette raison que ce navire a été saisi
00:11:55après les incidents d'hier soir entre les Iraniens et les Américains.
00:11:59Donc, une manière pour Téhéran d'insister sur le fait que
00:12:04tout navire qui veut traverser le détroit doit obtenir l'autorisation de l'Iran.
00:12:10Sinon, il pourrait y avoir une saisie, une interception
00:12:15ou bien une attaque de la part des gardiens de la Révolution
00:12:18qui contrôlent le détroit d'Hormuz.
00:12:20Sébastien Regnaud, les médias d'État iraniens disent la chose suivante,
00:12:23relayée par l'agence France Presse.
00:12:24L'Iran a arraisonné le pétrolier Oshankhoi
00:12:27pour une tentative présumée de perturber ses exportations de pétrole.
00:12:32Je vais vous dire les choses.
00:12:32Comme elles me viennent, je ne comprends rien.
00:12:33Mais en fait, il faut se souvenir qu'on était dans le project Freedom américain
00:12:38qui consistait à escorter les bateaux qui le voulaient
00:12:41pour essayer de les sortir du détroit d'Hormuz.
00:12:44Et sans doute qu'il y a plusieurs bateaux qui ont essayé de tenter l'aventure.
00:12:48Et c'est là où les Iraniens ont mis un veto à ce genre d'expédition.
00:12:53C'est-à-dire qu'on voit bien dans les escarnoges qu'il y a dans le détroit d'Hormuz
00:12:56depuis hier soir, on sent qu'il y a eu des frégates,
00:12:59on sent qu'il y a des bateaux qui essayent de passer.
00:13:00Donc on voit que c'est un petit peu dans le cadre de cette idée de project Freedom
00:13:04qui consiste à arracher, à sortir les bateaux de force
00:13:07sans être avec l'aval des Iraniens.
00:13:11Et les Iraniens montrent bien que là, il y a une fin de non-recevoir.
00:13:15Ils ont arraisonné le bateau à la suite des escarmouches qu'il y a eu cette nuit
00:13:18contre des frégates américaines.
00:13:20Et dans cette perspective, de rester sur un blocus naval qui est contrôlé par l'Iran.
00:13:27– Oui, parce que c'est un double blocus encore une fois.
00:13:29Il y a un côté œil pour œil aussi.
00:13:30Un pétrolier iranien arrêté il y a deux jours par les Américains, Adèle,
00:13:35et les Iraniens répondent aujourd'hui en cas de cause.
00:13:37– Oui, absolument. Et donc on passe par l'escalade, l'escalade contre l'escalade,
00:13:40les Iraniens contre les Américains.
00:13:42Et là, la présidence de la République iranienne vient faire un communiqué très intéressant
00:13:48parce qu'on comprend très bien que là, ça ne passe pas, ça ne marche pas,
00:13:52ça provoque beaucoup, beaucoup de tensions, les doubles locus.
00:13:55La présidence de la République islamique d'Iran nous dit,
00:14:00pour dépasser les doubles locus à la fois américano-iraniens,
00:14:04je demande, nous demandons aux pays de la région,
00:14:07notamment les pays qui entourent l'eau d'étroit d'Hormuz,
00:14:11de faire émerger un mécanisme commun.
00:14:13C'est la première fois, ce qui n'est jamais arrivé,
00:14:16c'est un vrai progrès, un mécanisme en commun pour gérer le détroit d'Hormuz
00:14:22en dehors des forces étrangères, c'est-à-dire en dehors des États-Unis.
00:14:26Et ça, c'est une vraie initiative.
00:14:28– Donc en installant le détroit d'Hormuz comme le point clé de la négociation
00:14:32avec évidemment le nucléaire, Sébastien.
00:14:33– Et puis l'arrivée progressive du rôle de la France dans la région,
00:14:38car c'est la présidence de la République iranienne,
00:14:40je rappelle que le président iranien a téléphoné au président Macron cette semaine,
00:14:44le soir même, le Charles de Gaulle se rendait sur zone.
00:14:47Donc quand je parlais d'offensives diplomatiques,
00:14:49il s'agit évidemment de faire introduire des voix médias,
00:14:52des voix médiatrices, la France, la Chine,
00:14:55pour essayer de sortir de ce face-à-face entre les Iraniens et les Américains,
00:15:00car là nous sommes dans une impasse.
00:15:02Et donc tout l'enjeu du Charles de Gaulle va être de devenir un peu le gendarme d'Hormuz,
00:15:09le gendarme des pays du Golfe et le gendarme du Golfe Persique.
00:15:13– Et en attendant, ce cessez-le-feu semble de plus en plus fragile entre Iraniens et Américains.
00:15:17On va voir ça avec vous, Noemi Vira, ce regain de tension hier.
00:15:20En fait, on ne peut même plus parler d'accrochage.
00:15:22Hier soir, ce sont de vrais combats qui ont eu lieu avec des destroyers.
00:15:25– Exactement, il s'agit d'une véritable bataille navale
00:15:29qui aurait commencé vers 22h20 et qui aurait duré près de deux heures.
00:15:33Trois destroyers américains, l'USS Troxton, Masson et Raphaël Peralta,
00:15:38entrent dans le Golfe Persique pour traverser le détroit d'Hormuz.
00:15:42Des explosions sont entendues dans le sud de l'Iran.
00:15:44L'agence iranienne proche du pouvoir Farce News affirme que des échanges de tirs
00:15:49ont eu lieu entre les gardiens de la Révolution et l'ennemi.
00:15:52L'Iran attaque alors les navires américains avec des missiles anti-navires chinois,
00:15:57des drones kamikazes, des vedettes rapides en essaim.
00:16:01Les destroyers américains interceptent missiles et drones grâce à leur défense anti-missiles.
00:16:05Les États-Unis mobilisent aussi AWACS, ravitailleurs et chasseurs dans la zone.
00:16:11Là, sur ces images, ce que vous voyez, ce sont notamment les Apaches et les Seahawks.
00:16:15Washington affirme qu'aucun destroyer n'a été touché.
00:16:18L'Iran affirme au contraire avoir infligé des dégâts importants.
00:16:21Pourtant, dans la foulée, Fox News et le centre de commandement américain
00:16:25confirment des frappes américaines sur plusieurs sites iraniens.
00:16:29Bandarabas, Keshm, Syrik, Minab ou encore Garouk.
00:16:33Les Américains affirment avoir frappé l'origine de ces attaques.
00:16:36Ils sont l'île de Keshm, le port de Bandarabas et surtout Minab,
00:16:40qui est présenté comme le centre de commandement de l'opération iranienne.
00:16:43Et selon CBS News, une deuxième vague d'attaques iraniennes plus intense a eu lieu.
00:16:48Dans la soirée, ces destroyers se seraient à retirer du détroit d'Hormuz.
00:16:53Donald Trump affirme sur Trousse Social qu'ils ont traversé le détroit avec succès,
00:17:00sans dégâts.
00:17:01Et regardez la réaction de Donald Trump face à une correspondante de la Maison-Blanche.
00:17:05Trump a qualifié ces frappes d'une tape juste amicale.
00:17:09Le cessez-le-feu tient toujours.
00:17:10Alors justement, ce sont des images que vous avez vues générées par l'intelligence artificielle.
00:17:13On va écouter de vive voix la réaction de Trump.
00:17:17Ils ont joué avec nous aujourd'hui.
00:17:19Nous les avons balayés.
00:17:20J'appelle ça une broutille.
00:17:21Je vous dirai quand il n'y aura plus de cessez-le-feu.
00:17:24Vous n'aurez pas besoin d'être informés s'il n'y a plus de cessez-le-feu.
00:17:26Vous n'aurez pas besoin de le savoir.
00:17:28Il vous suffira de regarder une énorme lueur sortir d'Iran.
00:17:33Voilà, une broutille qui suscite quand même un regain de tension dans le Golfe
00:17:37et de nouvelles alertes aux Émirats Arabes Unis.
00:17:38L'invité du Midi BFM, nous accueillons le général Sidos.
00:17:41Bonjour, merci d'être avec nous, ancien chef du bureau de liaison de la Finule.
00:17:44Vous connaissez très bien la région.
00:17:46Vous avez occupé des postes au sein de l'état-major auprès de l'OTAN.
00:17:49Ces tirs contre des destroyers, cette riposte américaine,
00:17:53ces drones aussi, ces missiles contre les Émirats Arabes Unis.
00:17:56Est-ce que vous craignez aujourd'hui une reprise des hostilités ?
00:17:59Alors en fait, un cessez-le-feu,
00:18:01il y a beaucoup d'endroits du globe où il y a eu des cessez-le-feu.
00:18:04Moi j'ai connu celui du cessez-le-feu au sud Liban.
00:18:07Et en fait, il y a toujours des tensions.
00:18:09Toujours.
00:18:09Les gens, les protagonistes cherchent toujours à montrer qu'ils existent.
00:18:14Alors au sud Liban, c'était plus ou moins musclé,
00:18:16déploiement de chars, déploiement d'infanterie,
00:18:19de temps en temps des incidents qui duraient la journée,
00:18:21graves, avec des tués, des blessés, des destructions.
00:18:24Là, on a un petit peu la même chose en fait.
00:18:26On a un cessez-le-feu avec les mouvements de part et d'autre.
00:18:30Les Américains ne veulent pas, bien évidemment,
00:18:33admettre que les Iraniens contrôlent les détails d'Hormuz.
00:18:36Donc, ils font passer leur destroyer.
00:18:37Ils font passer leur destroyer.
00:18:39Là, on a su hier qu'il y avait un incident quand même assez grave.
00:18:42On a quand même une bataille nocturne sérieuse.
00:18:44C'est la plus grosse bataille depuis le cessez-le-feu, mon général.
00:18:47C'est même depuis 1987, en tout cas.
00:18:51Ah, vous dites ça, carrément.
00:18:52En 1987, il y a eu des batailles navales entre l'US Navy et la marine iranienne.
00:18:56Vous parlez d'un petit épisode de bataille navale.
00:18:58Oui, quand même, quand on engage trois destroyers,
00:19:00que les Iraniens se targuent d'avoir lancé des missiles de croisière,
00:19:04des missiles anti-navirs.
00:19:07Confirmé par le Pentagone, d'ailleurs.
00:19:08Confirmé par le Pentagone.
00:19:09Donc, il y a quand même eu des combats.
00:19:10Je pense que les trois équipages des destroyers ont senti largement monter l'adrénaline.
00:19:16Donc, c'est une bataille.
00:19:18Les destroyers ont été endommagés selon la partie iranienne.
00:19:22Les Américains, eux, démentent.
00:19:23On verra si c'est crédible ou pas.
00:19:24Mais juste, moi, j'ai une question générale.
00:19:25Qu'est-ce qu'ils faisaient, ces destroyers ?
00:19:27Parce qu'on comprend qu'ils voulaient sortir du détroit.
00:19:30Donc, ils étaient déjà rentrés dans le Golfe Persique.
00:19:32Donc, loin.
00:19:32Mais qu'est-ce qu'ils faisaient à cet endroit ?
00:19:34Mais c'est l'éternel problème.
00:19:36Donc, en fait, on sait qu'il y a eu, depuis le début de l'opération Projet de Freedom...
00:19:41Enfin, ce n'est pas une opération, c'est un projet.
00:19:43Vous voyez, on atténue le vocabulaire.
00:19:46Donc, on a eu ce passage de deux destroyers qui ont accompagné, bord à bord,
00:19:52deux bâtiments battants pavillons américains.
00:19:54Bon.
00:19:55Et là, il y a eu le combat, également.
00:19:56Il y a eu des interceptions de missiles.
00:19:58Et les destroyers ont intercepté ces missiles.
00:20:01A priori, ça s'est passé dans la journée, le matin, très tôt.
00:20:04Donc, il y a eu ça.
00:20:05Après, il y a eu la tentative de passage de bâtiments français.
00:20:10C'est MACGM qui a été tiré, etc.
00:20:13Et puis, après, on a entendu dire, c'est vrai, on a entendu dire,
00:20:15sans que ce soit vraiment confirmé,
00:20:16que deux destroyers américains étaient revenus dans le Golfe Persique.
00:20:22Voilà.
00:20:22Et là, on en a trois.
00:20:24Alors, en fait, sur les trois, effectivement,
00:20:26les deux qui étaient apparus pour l'escorte des bâtiments américains
00:20:30étaient présents également, dans les trois destroyers.
00:20:33Donc, il est possible qu'ils fassent des allers-retours.
00:20:36À des moments, on le sait.
00:20:37À des moments, on ne le sait pas.
00:20:39Donc là, effectivement, ils sortaient du Golfe Persique.
00:20:41Ils allaient vers le Golfe de Man.
00:20:43Mais on fait tous comme si on s'y connaissait aussi bien que vous en bataille navale.
00:20:46Qu'est-ce que c'est qu'un destroyer ?
00:20:47On va voir ça avec vous, Général Pellistrandi.
00:20:49En fait, c'est juste en dessous du porte-avions.
00:20:52C'est très grand.
00:20:53Alors, en fait, il faut bien comprendre que dans la marine américaine,
00:20:56on a bien sûr les porte-avions dont on a abondamment parlé.
00:20:59Ensuite, la flotte la plus importante, c'est les destroyers de la classe Harley Burke.
00:21:04Donc, c'est ça.
00:21:04Ce sont ces trois bateaux.
00:21:06Donc, en fait, il faut bien comprendre que c'est un bateau de 150 mètres de long,
00:21:1010 000 tonnes.
00:21:11Faire une comparaison, nos frégates, c'est à peu près 5 000 tonnes.
00:21:14Voilà.
00:21:15Ce sont des bâtiments qui sont extrêmement armés.
00:21:17Ils en ont actuellement environ 75.
00:21:19Il y en a une centaine de prévus.
00:21:21Donc, vous voyez, c'est vraiment quelque chose de très important.
00:21:24Avec un coût très élevé, environ 2 milliards de dollars.
00:21:28Et puis, ce sont des bateaux qui peuvent aller vite, jusqu'à 30 nœuds.
00:21:31Vous voyez sur le tableau, 56 km heure.
00:21:34C'est très rapide.
00:21:36Donc, ce sont les bâtiments aujourd'hui les plus nombreux et les plus importants de l'US Navy
00:21:41et avec une polyvalence qui est extrêmement importante au regard de leur armement.
00:21:45Un armement spécifique, justement.
00:21:47Ils ont une puissance particulière ?
00:21:48Oui, ils sont équipés vraiment d'une très grande variété d'armement.
00:21:53Par exemple, vous voyez...
00:21:54Canons dont ils se sont servis hier soir.
00:21:55Ils ont des canons.
00:21:56Le système CIWS, vous voyez, c'est cet engin.
00:21:59En fait, c'est un canon.
00:22:01En fait, c'est plusieurs canons.
00:22:02Vous savez, c'est ce qu'on appelle des gatlings.
00:22:04Ah, qui tournent.
00:22:05Qui tournent.
00:22:06Donc, vous pouvez avoir une cadence de tir extrêmement élevée.
00:22:09Ce qui veut dire qu'une vedette de la flotte moustique qui est prise sous le feu...
00:22:13A aucune chance.
00:22:14Il est équipé de missiles anti-navirs, de missiles de croisière, de torpilles.
00:22:20Vous voyez, ici, vous avez le canon.
00:22:21Donc là, d'ailleurs, on voit même tout au bout.
00:22:23Regardez.
00:22:24Le projectile.
00:22:24Voilà, le projectile.
00:22:25Et ici, vous voyez, ces casiers-là.
00:22:29Eh bien, c'est là que vous avez les missiles.
00:22:32Aussi bien des missiles anti-navirs que des missiles de croisière qui vont partir à la verticale et qui vont
00:22:37aller frapper qui une cible à terre, qui un avion, qui un autre bateau.
00:22:41Et pourtant, on nous dit, Christophe, que ça a duré des heures, ces combats, hier soir.
00:22:45Des heures et des heures, effectivement.
00:22:47Autrement dit, il y a eu plus qu'une résistance de la part de la marine iranienne.
00:22:50Et pas seulement, d'ailleurs, la marine iranienne.
00:22:51Parce que le Pentagone nous dit que des missiles de croisière ont été tirés.
00:22:54Mais je croyais qu'ils étaient décimés, les missiles de croisière iraniens.
00:22:57Donc là, on a bien la preuve que l'on s'est sans doute trompé sur les capacités qui demeurent
00:23:04du côté de l'Iran.
00:23:05Oui.
00:23:05La base navale de Bandaraba, ça a été frappé dès le 2 mars.
00:23:09Il y a des images satellites, il y a des bateaux qui brûlent.
00:23:12Donc ça a déjà été frappé.
00:23:13Et puis on a entendu dire que pendant toute la phase, la première phase de 40 jours,
00:23:18des avions d'attaque américains au sol, le fameux A-10, ont attaqué ces vedettes, ont attaqué tous ces objectifs
00:23:25individuellement.
00:23:26Et en fait, il en reste beaucoup.
00:23:28Il en reste beaucoup d'abord parce que les Iraniens en avaient beaucoup.
00:23:30Et qu'ensuite, ce sont des systèmes mobiles également.
00:23:33Les systèmes, les missiles anti-navires sont montés sur camions.
00:23:37Donc ils se déplacent.
00:23:38Donc ils peuvent aller loin, dans des grottes, ou même très loin, à l'intérieur du territoire et revenir sur
00:23:43le bord.
00:23:43Et quand on regarde les cartes de la zone iranienne du détroit d'Hormuz, il y a des routes.
00:23:47Donc il suffit de positionner les camions et ils peuvent tirer les missiles.
00:23:50Effectivement, dans cette bataille navale, il y a eu des objectifs au sol qui ont été frappés.
00:23:54Donc effectivement, ce sont les bases de lancement, les sites de lancement qui ont été frappés, bien évidemment.
00:23:59Puisque ces destroyers possèdent des armes capables de frapper loin.
00:24:04Donc voilà, ils se sont défendus.
00:24:06Ensuite, il est bien évident qu'il y a eu tout ce qui était couverture aérienne qui a frappé.
00:24:10On parle beaucoup des hélicoptères d'attaque Apache qui ont, eux, spécifiquement, mais pas que, un canon de 30 mm
00:24:18mitrailleur, qui est un modèle différent, mais à peu près équivalent, en puissance de feu, en frappe, que ce que
00:24:26l'on a montré avec ce système dit Gatling, d'origine Gatling.
00:24:29Donc voilà, et donc ça, c'est vraiment destiné à frapper les petits objectifs, jusqu'à 2000, 3000 mètres.
00:24:35Ça dépend du calibre de l'arme employée.
00:24:37Donc là, il y a eu, effectivement, ces trois bateaux ont été engagés.
00:24:39On parle beaucoup de ces trois bateaux.
00:24:40Parce que là, les bateaux, s'ils sont touchés, il y a des marins qui sont tués.
00:24:44Donc là, il y a quand même toute une sensibilité.
00:24:46Et puis, il y a aussi, également, le fait que ce soit l'US Navy.
00:24:50L'US Navy, c'est quelque chose de très lourd aux États-Unis.
00:24:53La flotte du Pacifique, la flotte de l'Atlantique, c'est quelque chose de très important dans l'histoire militaire
00:24:58américaine.
00:24:59Donc, c'est très symbolique.
00:25:00Et puis, il y a tout cet historique des batailles navales américaines.
00:25:03Bataille du Pacifique, bon, les petites batailles navales des années 87-88.
00:25:09Et puis là, ça fait quand même pas mal d'incidents.
00:25:10C'est donc un épisode très important auquel, évidemment, nous n'avons pas assisté, mais dont on a rendu compte
00:25:14ces dernières heures.
00:25:15Est-ce que ce type d'épisode, dans une négociation très difficile, va peser fortement sur, à la fois, le
00:25:22contenu et, évidemment, le sort de la négociation ?
00:25:25Ça va peser et puis ça va monter en puissance.
00:25:28C'est-à-dire que plus le temps va passer, plus il va y avoir des escarmouches de ce type
00:25:31dans les prochains jours.
00:25:32D'ailleurs, les États-majors ne s'y sont pas trompés.
00:25:34Si Charles de Gaulle a commencé à aller sur zone cette semaine, c'est parce qu'il sentait bien que
00:25:38la tension, il allait avoir un regain de tension.
00:25:41Et puis je rappelle, pour nos téléspectateurs, 40% de drones y restent en Iran, 60% de lanceurs selon
00:25:48les informations américaines de la CIA et 70% de missiles.
00:25:54Vous avez vu, les estimations du reste de stocks iraniens n'ont pas cessé d'augmenter tout au long de
00:26:02la crise.
00:26:03Au début, il y avait une espèce d'idée selon laquelle tout avait été rasé, tout avait été détruit.
00:26:08Et puis là, depuis le début du cessez-le-feu, on a, selon les estimations, augmente de la CIA et
00:26:15des actions de renseignement américaines.
00:26:17C'est bien pour faire peser sur les décisions qui seront prises, vraiment, le poids de dire, attention, là, si
00:26:24on rentre dans l'escalade,
00:26:25on rentre dans une nouvelle phase de représailles qui peuvent aller très loin.
00:26:29Clémence Dibout.
00:26:30Sur les moyens des missiles dont possède encore l'Iran, les renseignements israéliens, c'était plein, après la guerre de
00:26:3612 jours Iran-Israël l'année dernière,
00:26:38c'était plein auprès des services secrets américains en expliquant qu'il restait encore beaucoup de lance-missiles,
00:26:43et les plus petits, les plus disséminés, les plus mobiles, et donc les plus compliqués à aller chercher.
00:26:47C'est peut-être ce qu'on voit aujourd'hui, effectivement, avec ce rapport de la CIA qui a fuité
00:26:51dans le Washington Post.
00:26:52C'est ce que vous citiez, qui disait...
00:26:5370% des lanceurs et les trois quarts des lanceurs.
00:26:57Voilà, c'est ça. Et c'est ce dont s'était plaint l'armée israélienne.
00:27:02Tout ça sur fond de guerre de communication, parce qu'on vous a parlé de ce pétrolier arraisonné par les
00:27:07Iraniens,
00:27:07c'est ce qu'annonce une agence iranienne, sauf que, général, on est en train d'avoir des informations
00:27:13qui disent qu'ils contenaient peut-être du pétrole iranien et que tout ne serait qu'une mise en scène.
00:27:17Bah oui, moi j'ai un doute, effectivement. L'Iran qui arraisonne un pétrolier, alors, transportant du pétrole iranien,
00:27:26et que le bateau a changé de propriétaire entre-temps, et le propriétaire serait chinois.
00:27:32Voilà. Donc, c'est vraiment très très confus.
00:27:35– Alors, une chose est sûre, c'est que, de toute façon, les images qui sont fournies par la télévision
00:27:45iranienne,
00:27:46voilà, bon, le bateau est à l'arrêt, saisir, on est dans un truc qui est propre, entre guillemets.
00:27:51– Sans un coup de feu, à priori.
00:27:53– Sans un coup de feu, bon, voilà.
00:27:53– Et de toute façon, un pétrolier ne chercherait pas à essayer d'échapper à une prise de contrôle par
00:28:01qui que ce soit.
00:28:02Mais il va falloir éclaircir ça, parce que là, c'est vraiment compliqué.
00:28:06Autant on peut comprendre que les gardiens de la Révolution essayent de s'emparer d'un pétrolier,
00:28:10par exemple, transportant du brut venant des Émirats Arabes Unis ou d'Irak,
00:28:17mais là, saisir son propre pétrole, quel est l'intérêt ?
00:28:20– Sinon, peut-être montrer…
00:28:22– D'abord, on dispose de moyens, deux, on essaie de montrer qu'on a la maîtrise, effectivement, du Détroit.
00:28:29– Exactement, qu'on est là, qu'on est fort, certes, on est frappé,
00:28:32mais militairement, on a encore des réponses à apporter, un, deux, mais dans toutes ces communications,
00:28:37bien évidemment, nous avons besoin, ils ont tous besoin des récits,
00:28:40Donald Trump comme Mouchtaba, sans récit, une guerre ne se fait pas,
00:28:45on a une base sociologique à la fois à Washington et à Téhéran,
00:28:49mais au-delà de ça, ce qui retient mon attention,
00:28:51c'est la déclaration d'Abbas al-Archi, à ce moment si précis qu'il dit…
00:28:55– Le chef de la diplomatie.
00:28:56– Le chef de la diplomatie iranienne, qui nous dit clairement que le militaire
00:29:00ne peut pas régler ce problème-là, et que la diplomatie est la seule solution.
00:29:05Ça veut dire quoi ? Ça veut dire, même si on a des moyens militaires,
00:29:08même si on montre nos muscles, mais on sait très bien qu'on n'est pas suffisamment fort
00:29:12dans ces rapports de force pour gagner la bataille.
00:29:14La bataille se fait à Islamabad.
00:29:17– Oui, parce que c'est fou, malgré tout ça, malgré toutes ces tensions,
00:29:20ces accrochages, ils discutent toujours, Sébastien ?
00:29:22– Ça discute, ça discute beaucoup en coulisses,
00:29:24et puis ça va discuter avec une médiation, à mon avis, franco-chinoise,
00:29:29enfin, autour de cette question-là, car on voit bien l'Iran,
00:29:33d'un point de vue diplomatique, est en train d'orchestrer la possibilité
00:29:37d'une sortie de crise par la voie diplomatique,
00:29:40en utilisant des médiateurs, d'où la venue du Charles de Gaulle sur zone,
00:29:44parce que la France a toujours eu un rôle de médiateur
00:29:48entre la partie iranienne et la partie américaine.
00:29:51On sent bien qu'on est dans une impasse, si vous voulez.
00:29:53Si le conflit, si le cessez-le-feu dure de cette manière-là,
00:29:57il va y avoir de plus en plus d'étincelles, de plus en plus de contacts,
00:30:01et ça va être de plus en plus difficile de calmer les armes.
00:30:04– Mais vous imaginez une seule seconde que les Américains fassent des concessions
00:30:07sur le contrôle du détroit d'Hormuz en faveur des Iraniens ?
00:30:10– Non, pas en faveur des Iraniens, et les Iraniens, non, pas en faveur des Américains.
00:30:14Mais par contre, là, il y a une méfiance réciproque
00:30:17entre les Iraniens et les Américains.
00:30:19Dans cette méfiance réciproque, il y a un besoin réciproque aussi,
00:30:23c'est-à-dire la libération du détroit d'Hormuz.
00:30:26Les Iraniens ont besoin, comme les Américains, de cette libération,
00:30:29et là, le rôle de la France pourrait commencer.
00:30:32Ça veut dire quoi ?
00:30:33Ça veut dire la France qui discute à la fois avec Donald Trump
00:30:36et avec le président président président pourrait jouer un rôle,
00:30:40le rôle d'arbitre dans ce détroit.
00:30:42Et c'est un rôle fondamental.
00:30:43– Alors, beaucoup de téléspectateurs s'interrogent sur le fait
00:30:45si cet épisode de bataille navale évoqué par le général Siddos,
00:30:49on parle de bataille navale dans le détroit,
00:30:52n'est pas en substance, ne marque pas en substance,
00:30:54une rupture de ce cessez-le-feu,
00:30:56et peut-être une reprise de la guerre.
00:30:58Vous dites quoi, vous ?
00:30:59– Là, on voit bien le message de Donald Trump,
00:31:01c'est-à-dire que quand il parle de broutilles,
00:31:03et lorsqu'il minimise ce qui s'est passé,
00:31:04même si, comme vous le rappeliez,
00:31:06c'est quand même du lourd qui est sorti cette nuit,
00:31:09c'est histoire de dire, bon, essayons de passer à autre chose,
00:31:12parce que tout le monde, personne n'a intérêt à une reprise des hostilités,
00:31:16ni les Iraniens, ni les pays du Golfe, ni les Américains,
00:31:19parce qu'on a vu dans quelle impasse nous étions
00:31:22lorsque il y avait les armes qui parlaient,
00:31:24c'était un baril à 120-130 dollars,
00:31:26et puis une des perspectives pour l'économie mondiale
00:31:30qui serait catastrophique.
00:31:31Donc il y a une telle pression, si vous voulez,
00:31:34économique sur le débouché de cette crise,
00:31:39que sans doute qu'il y a des escarmouches,
00:31:43il y a des étincelles, il y a des contacts,
00:31:45mais ça reste, on essaye de ne pas relancer les hostilités.
00:31:50– Surtout, il ne faut jamais oublier que l'Arabie saoudite
00:31:51interdit aux Américains leur sel et leur terre aussi.
00:31:56– Ils ont changé d'avis, ils ont de nouveau l'autorisation d'utiliser leur base
00:32:00et de survolter, ça y est, ça y est.
00:32:02– Ah bah mon Dieu, ça change tout le temps et très vite.
00:32:04– Voilà, mais effectivement…
00:32:05– Même les spécialistes sont dépassés par la vitesse effectivement des revirements.
00:32:08– C'est vous dire, ça bouge beaucoup dans le Golfe,
00:32:10on y retournera en direct dans un instant avec ce pétrolier arraisonné par l'Iran,
00:32:14est-ce une mise en scène ou pas ?
00:32:15Ces accrochages et même, on l'a dit,
00:32:18un bataille, combat avec des destroyers américains,
00:32:21tout ça sur fond de négociations parce qu'on continue à y croire.
00:32:24Alors, à tout de suite.
00:32:25– Le 13h live, nous y sommes.
00:32:26Bienvenue pile, bienvenue si vous nous rejoignez.
00:32:29Le 13h live, on va commencer par Doha.
00:32:30Doha, évidemment avec tous les envoyés spéciaux de BFM TV,
00:32:34Doha au Qatar avec la saisie supposée d'un pétrolier par la marine iranienne.
00:32:40Laura Combo, vous êtes à Doha,
00:32:42quelles sont les informations dont on dispose ?
00:32:46– Eh bien les informations nous proviennent du média d'État iranien farce.
00:32:51On sait que ce média a publié une vidéo de propagande
00:32:53où l'on voit des soldats iraniens monter à bord d'un pétrolier en pleine nuit.
00:32:59Ce pétrolier aurait donc été saisi.
00:33:01On ne sait peu de choses.
00:33:02On sait qu'il s'appelait l'Océan Khoi,
00:33:03qu'il a changé de nom, que désormais c'est le Jinli.
00:33:06On sait qu'il bat pavillon de la Barbade,
00:33:08qu'il mesure un peu plus de 220 mètres de long.
00:33:10On ignore sa géolocalisation exacte.
00:33:13Peut-être que ce navire a éteint son transpondeur
00:33:16pour pouvoir passer le détroit d'Hormuz.
00:33:17Peut-être qu'il y avait des brouilles au niveau des signaux au GPS.
00:33:21Toujours est-il, on ne sait pas exactement ce qu'il s'est passé.
00:33:24La marine iranienne avait annoncé il y a deux jours
00:33:27le lancement d'un péage, d'une autorité spécifique pour gérer ce péage
00:33:32qui s'appelle l'autorité du détroit du Golfe Persique.
00:33:34Est-ce que c'est dans ce cadre-là que ce pétrolier a-t-il été arrêté ?
00:33:38Ou est-ce bien un coup de communication fait par Téhéran ?
00:33:41Nous le découvrirons dans les prochaines heures.
00:33:42À Cambo, sur des images de Mathieu Lepénier.
00:33:45Justement, que disent les autorités iraniennes ?
00:33:47Le 13h live à Téhéran, Syavosh Ghazi, correspondant de RFI et France 24.
00:33:51Avez-vous de nouveaux détails ?
00:33:54Alors, on n'a pas plus de détails.
00:33:56On connaît le nom de ce pétrolier et le drapeau, donc Barbade.
00:34:04Mais on ne sait pas à quel pays appartient ce pétrolier.
00:34:07En tout cas, c'est une manière pour l'Iran de montrer que le détroit du Romose est contrôlé par
00:34:12les gardiens de la Révolution
00:34:14et que tout navire qui essaye de traverser le détroit doit obtenir l'autorisation de l'Iran et payer une
00:34:20taxe.
00:34:21Donc, c'est pour cette raison que ce navire a été saisi après les incidents d'hier soir entre les
00:34:26Iraniens et les Américains.
00:34:27Donc, une manière pour Téhéran d'insister sur le fait que tout navire qui veut traverser le détroit doit obtenir
00:34:36l'autorisation de l'Iran.
00:34:38Sinon, il pourrait y avoir une saisie, une interception ou bien une attaque de la part des gardiens de la
00:34:46Révolution qui contrôlent le détroit d'Hormuz.
00:34:48Voilà, donc, nouvel incident.
00:34:49Donc, il y a quelques heures maintenant dans le détroit d'Hormuz qui survient après ce qu'on peut appeler
00:34:55une bataille navale
00:34:56survenue entre la marine iranienne et pas seulement, et trois destroyers américains.
00:35:01L'Amérique se réveille, Antoine Lard.
00:35:03Est-ce que l'on commente cet accrochage spectaculaire le plus important depuis le début de la guerre ?
00:35:13Ce qui retient l'attention, surtout, ce sont les commentaires que Donald Trump a fait après ces tensions.
00:35:17Donald Trump qui s'est empressé de minimiser ses échanges de tirs.
00:35:21Il parle de broutilles, de tapes amicales, des déclarations qui sont manifestement en complet décalage
00:35:27avec la réalité des combats qui ont été particulièrement intenses.
00:35:31En tout cas, c'est ce qu'affirme le média CBS.
00:35:34Donald Trump qui, à l'évidence, explique que le cessez-le-feu est toujours en vigueur,
00:35:39que ces échanges de tirs ne sont pas de nature à le remettre en cause.
00:35:42Ça nous dit une chose, ça dit que Donald Trump n'est pas prêt à reprendre les hostilités.
00:35:47Alors Donald Trump a fait du Trump hier en expliquant que l'Iran doit désormais signer au plus vite un
00:35:53accord,
00:35:54faute de quoi les bombardements reprendront.
00:35:56Ils seront encore plus intenses, encore plus forts que la campagne précédente.
00:36:00Mais ces menaces semblent un peu des menaces en l'air,
00:36:03alors que, de toute évidence, Donald Trump n'a pas envie de reprendre l'escalade.
00:36:07– Évidemment, tout ça fait remonter les cours du pétrole.
00:36:11Le Brent qui est repassé au-dessus des 100 dollars le baril.
00:36:15Les carburants, eux aussi, sont hauts.
00:36:18Il y a quand même le diesel qui baisse un petit peu.
00:36:19Eh bien oui, parce que week-end prolongé oblige, c'est de nouveau une opération exceptionnelle chez Total.
00:36:23Le diesel est à 2,09 euros au lieu de 2,25.
00:36:26Et Jocelyn Azo, ça fait venir du monde dans les stations.
00:36:30C'est la queue.
00:36:33– Oui, effectivement, on est dans une station totale dans l'Essonne à Bièvre.
00:36:37Il y a beaucoup de monde à la pompe parce que les gens ont attendu.
00:36:402,25 euros, c'est le prix plafonné de l'essence, du gazole, en tout cas, le reste de la
00:36:44semaine.
00:36:45C'est 2,9 euros, 15 centimes de moins ce week-end.
00:36:47On est justement avec Sana.
00:36:48Bonjour Sana, merci d'être avec nous.
00:36:50Vous avez, je crois, attendu, c'est ça, pour faire le plein.
00:36:53Alors, j'ai attendu, certes, mais surtout que je mélange les deux, éthanol et essence,
00:36:58pour que ça me coûte moins cher.
00:36:59Parce que là, les prix, c'est juste pas possible.
00:37:01Et donc, des prix plafonnés bas, c'est important pour vous ?
00:37:04C'est pour ça que vous venez ici ?
00:37:05Bien sûr, c'est évident.
00:37:07Bon, merci beaucoup Sana.
00:37:08Et justement, ces efforts que demandent les Français,
00:37:12que demandent les automobilistes à Total, vous êtes nombreux.
00:37:1471% des Français, dans le dernier sondage BFMTV et Lab,
00:37:17demandent des efforts à Total, le prolongement du plafonnement des prix
00:37:21à cause de ces résultats financiers très importants.
00:37:24Merci beaucoup, Jocelyn Azo, avec Lucas David,
00:37:26dans une station au service de BFM dans l'Essonne.
00:37:29J'ajoute cette dernière information qui va vous intéresser
00:37:31si vous avez acheté un billet d'avion
00:37:33et que vous vous redoutez peut-être d'être sanctionné d'une surtaxe.
00:37:36Les compagnies aériennes n'ont pas le droit d'ajouter un supplément carburant
00:37:40après l'achat d'un billet d'avion.
00:37:42C'est ce que souligne l'Union Européenne.
00:37:44Ça ne peut se justifier si les compagnies modifient le prix d'un billet
00:37:47après les réservations.
00:37:48Elles s'exposent à la législation européenne en matière.
00:37:51De concurrence déloyale.
00:37:53Voilà, c'est dit.
00:37:53Vous restez avec nous dans un instant.
00:37:55On reviendra évidemment sur le conflit.
00:37:57On a clairement sous-estimé l'Iran
00:37:59et les frappes américaines n'ont pas été si efficaces que ça.
00:38:02D'après la CIA, il leur reste les trois quarts de leurs missiles.
00:38:1313h12, retour sur le plateau du Midi BFM.
00:38:15Après cette bataille dans le détroit d'Hormuz,
00:38:17survenue en toute fin de journée hier,
00:38:19ce qu'on peut dire, c'est que l'Iran tient toujours debout
00:38:22et que l'Iran est en tous les cas sur le papier prête à reprendre le combat.
00:38:25Et que l'arsenal est loin d'être épuisé.
00:38:27Selon la CIA, ils auraient les moyens de résister encore pendant plusieurs mois.
00:38:31Romain Langlais avec Bettina Degouglielmo, Titan Goubatteux et Léane Delabrière.
00:38:37L'information est relayée par le très sérieux Washington Post.
00:38:41Selon une analyse de la CIA consultée par le journal américain,
00:38:45l'Iran disposerait toujours de 70% de ses stocks de missiles,
00:38:49mais également de trois quarts de ses lanceurs mobiles d'avant-guerre.
00:38:52Un arsenal dissimulé sous terre dans dimensionnel
00:38:55est donc moins vulnérable face aux bombardements américains et israéliens.
00:38:59Il existe des preuves que le régime a pu récupérer et rouvrir la quasi-totalité
00:39:03de ses installations de stockage souterraines,
00:39:06réparer certains missiles endommagés et même en assembler de nouveaux.
00:39:09Ces dernières semaines, Donald Trump avait pourtant assuré à plusieurs reprises
00:39:13avoir détruit l'intégralité des équipements militaires iraniens.
00:39:16Ils ont été anéantis militairement sans aucune chance de retour.
00:39:20Ils n'ont plus rien, tout a disparu.
00:39:22Un discours mis à mal donc par les renseignements
00:39:24qui estiment même que Téhéran pourrait encore résister 3 à 4 mois dans cette guerre.
00:39:28Il y a encore des réserves stratégiques pour les Iraniens
00:39:32de conserver un pouvoir de nuisance,
00:39:34c'est-à-dire de pouvoir continuer à atteindre les pays du Golfe et Israël
00:39:38au cas où la guerre continuerait.
00:39:40Du côté des mers, l'Iran peut aussi compter sur sa flotte moustique
00:39:44composée de plusieurs centaines de petites embarcations rapides
00:39:47et lourdement armées.
00:39:49On va faire le point sur les armements des uns et des autres,
00:39:51mais on voulait vous montrer autour de la table le tweet
00:39:53« Donald Trump se réveille ».
00:39:54Donc voilà le message de Donald Trump.
00:39:56« Laser Bing Bing Gun ».
00:39:58Autrement dit, grâce aux équipements laser des frégates,
00:40:01aucune résistance possible de la part évidemment des Iraniens
00:40:05et par exemple des drones ou des missiles.
00:40:07Votre réaction, Général Pélistrandi ?
00:40:08Alors, effectivement, les destroyers sont équipés
00:40:11parmi tous les armements d'un système laser.
00:40:15La seule chose, c'est qu'il faut beaucoup de puissance.
00:40:17Alors, ils peuvent intercepter des petits drones,
00:40:20de là à intercepter des missiles de croisière.
00:40:23Mais bon, on est dans la communication.
00:40:25Là, on est même dans le jeu vidéo, Général Cidos.
00:40:28Oui, non mais là, il est tout content, Trump.
00:40:30Sa marine a résisté, s'est battu.
00:40:32Oui, enfin contre des vedettes.
00:40:33Voilà, il est content, il nous balance ça.
00:40:36Effectivement, le laser, c'est quand même une grosse puissance.
00:40:38Il faut vérifier l'efficacité.
00:40:40Il y a des matériels qui sont un peu prototypes
00:40:42sur ces bateaux, effectivement.
00:40:44Enfin, il y a aussi l'armement qui est éprouvé,
00:40:47qui sont les canons mitrailleurs, qui sont les missiles.
00:40:49Effectivement, les trois destroyers américains
00:40:51ont largement utilisé leur matériel.
00:40:54Et en fait, ce qui est très intéressant,
00:40:55c'est que dans la nuit,
00:40:57le combat s'est interrompu d'un coup.
00:40:59Oui.
00:41:00Et donc ?
00:41:00C'est monté, monté, monté.
00:41:01Et puis d'un coup, ça s'est interrompu.
00:41:02Donc ça veut dire qu'en fait,
00:41:04ça ressemble beaucoup à ce que j'ai appelé hier soir
00:41:06des jeux de guerre.
00:41:08C'est-à-dire qu'on va tester l'adversaire,
00:41:10on teste une mission.
00:41:12Peut-être qu'il était prévu de ne passer
00:41:14que le détroit d'Ormuz sans incident.
00:41:16Et puis là, ah, les Iraniens ont réagi.
00:41:18Donc là, on rentre dans une bataille,
00:41:19un combat, une bataille.
00:41:20On se jaugent, vous diriez ça, en général ?
00:41:22Les deux parties se jaugent ?
00:41:24Oui, oui, les deux parties se jaugent.
00:41:26Oui, absolument.
00:41:27On sait très bien que les deux côtés,
00:41:29Iraniens, Américains,
00:41:31n'ont aucune volonté de revenir à cette guerre-là.
00:41:33Mais en même temps, oui, bien évidemment,
00:41:35ils se testent.
00:41:36Et ils se testent d'une manière permanente.
00:41:39Et quel est l'objectif ?
00:41:39L'objectif, c'est bien évidemment Islamabad.
00:41:42Programme atomique,
00:41:44la levée des sanctions
00:41:45contre la République islamique d'Iran.
00:41:47Récupérer les 100 milliards de dollars
00:41:50contre la fin du programme atomique.
00:41:53Tout ça sur fond de frappe.
00:41:55Efficace ou pas ?
00:41:56C'est la question qu'on se pose
00:41:58parce qu'au bout de 70 jours,
00:42:00deuxième guerre après celle des 12 jours,
00:42:02on aurait encore, Sébastien,
00:42:03les trois quarts des lanceurs de missiles
00:42:05et les trois quarts des missiles eux-mêmes.
00:42:07C'est ce que dit la CIA.
00:42:08Oui, mais on voit aussi l'usage
00:42:10de ces informations par les services
00:42:12de renseignement pour faire peser la balance aussi,
00:42:14pour mettre du poids dans la décision
00:42:16qui sont prises.
00:42:17Car c'est ce qu'on disait,
00:42:18c'est qu'économiquement,
00:42:20aucun pays n'a intérêt à relancer les hostilités.
00:42:24Et cette information qui vient conforter cette approche
00:42:30met aussi de la pression sur la dimension militaire.
00:42:32C'est-à-dire que si on relance les hostilités,
00:42:35il reste 70% des stocks du côté iranien.
00:42:39C'est-à-dire que les Iraniens en ont sous le coude.
00:42:41Et donc, il y a aussi une volonté
00:42:44des services de renseignement
00:42:45de faire peser sur chaque décision politique
00:42:49le poids de la responsabilité qui viendra après.
00:42:52Parce qu'évidemment,
00:42:53si on se relance dans les hostilités,
00:42:55les Iraniens d'ailleurs l'ont bien spécifié,
00:42:57l'ont bien évoqué,
00:42:58eux, ils repartent pour des mois.
00:43:00Et donc, là, on va être dans une situation
00:43:01extrêmement difficile d'un point de vue...
00:43:04Mais vous vous rendez compte ?
00:43:0525 000 bombes en Iran
00:43:07et il reste 70% des stocks.
00:43:10On se demande ce qu'ils ont été frappés
00:43:11et comment il peut rester autant de stocks
00:43:14après autant de bombardements sur l'Iran ?
00:43:17– Il n'y a aucun doute sur la fiabilité
00:43:19de ces chiffres, Adel Bakabon ?
00:43:20– Bien évidemment que si.
00:43:22Même la CIA, même le Moussad
00:43:24n'ont pas toutes les informations,
00:43:26n'ont pas tous les accès.
00:43:26On est dans le contexte d'un État autoritaire.
00:43:30Un, deux, on sait très bien
00:43:32le point de la propagande
00:43:33et de la communication des deux côtés.
00:43:35Vous voyez, tous les jours,
00:43:36comme vous l'avez dit,
00:43:37Donald Trump, il se réveille et il nous dit
00:43:38c'est fini, l'Iran c'est fini.
00:43:39Mais en même temps, l'Iran,
00:43:41ils ont encore les moyens pour frapper.
00:43:42Mais ces moyens-là, c'est qualitatifment
00:43:45et quantitatifment à combien ?
00:43:47Personne ne peut savoir.
00:43:48Et après, je m'arrête là,
00:43:49il ne faut jamais oublier
00:43:51que la République islamique d'Iran
00:43:52ou l'Iran, c'est un hyper grand pays.
00:43:54Vous n'êtes pas un tout petit emirat.
00:43:56Et ensuite, les Iraniens se préparent
00:43:58pour cette bataille depuis 47 ans.
00:44:0147 ans.
00:44:02Et après, bien évidemment, un dernier point,
00:44:04c'est vraiment l'économie.
00:44:06Aujourd'hui, ce qui est le plus intéressant
00:44:08pour les Iraniens,
00:44:09ce n'est pas l'armement,
00:44:10ce n'est pas les missiles balistiques,
00:44:14ce n'est pas les milices,
00:44:15ce n'est pas les missiles,
00:44:16ce n'est même pas le programme atomique,
00:44:18c'est l'argent, l'argent, l'argent.
00:44:20Ils ont besoin de beaucoup,
00:44:21beaucoup, beaucoup d'argent.
00:44:22Ils ont besoin de ces 100 milliards de dollars
00:44:24à récupérer parce que le pays est détruit.
00:44:26Leur économie est à terre.
00:44:28À l'instant, cette information d'Al Jazeera,
00:44:32médias du Golfe,
00:44:33trois pétroliers iraniens vides
00:44:35auraient violé le blocus américain
00:44:36et seraient rentrés en Iran.
00:44:38Nouvelle information, démonstration de force
00:44:40pour montrer,
00:44:41chaque partie veut montrer que c'est elle
00:44:42qui maîtrise le détroit d'Hormuz.
00:44:44Et voilà comment il faut comprendre
00:44:46cette annonce que l'on reçoit à l'instant.
00:44:48Chacun essaye de montrer
00:44:49que le blocus de l'adversaire
00:44:50est une passoire.
00:44:51Et donc, tout le monde va essayer
00:44:53de montrer que nous,
00:44:56nos bateaux passent
00:44:56et pas les vôtres.
00:44:58Jérôme ?
00:44:58Enfin, faire rentrer les pétroliers
00:45:00vides vers l'Iran,
00:45:01bon...
00:45:02Oui, mais ça montre
00:45:02que le blocus ne sert à rien.
00:45:05D'où l'idée d'être dans la posture,
00:45:07effectivement,
00:45:07et d'en informer tout de suite les médias.
00:45:09Exactement.
00:45:10Mais dire, voilà,
00:45:13la problématique pour les Américains,
00:45:15c'est que chaque fois
00:45:15que vous interceptez un bateau,
00:45:16il faut en faire quelque chose.
00:45:18Et ça, c'est aussi compliqué.
00:45:21Mais en fait,
00:45:21tout ce que vous nous décrivez,
00:45:22les uns et les autres,
00:45:24c'est destiné à donner
00:45:25à l'un ou à l'autre
00:45:26le plus de poids possible
00:45:28dans la négociation.
00:45:29C'est comme ça qu'il faut comprendre.
00:45:30Sinon, ces escarmouches,
00:45:32jusqu'à cette bataille navale,
00:45:33survenue hier
00:45:34dans le détroit d'Hormuz ?
00:45:36Oui, c'est ça.
00:45:37Là, il y a un jeu d'échec militaire
00:45:38où chacun a des pions
00:45:40dans chaque zone territoriale,
00:45:42eau territoriale,
00:45:43eau internationale, etc.
00:45:45Et chacun avance ses pions
00:45:46pour mettre la pression
00:45:47sur l'adversaire.
00:45:48Mais en coulisses,
00:45:49évidemment,
00:45:49il y a un jeu diplomatique
00:45:50qui est extrêmement important.
00:45:52Les Iraniens
00:45:52sont de très fins diplomates.
00:45:54Ils ont beaucoup de pays voisins
00:45:56comme tout le monde
00:45:56a pu le découvrir
00:45:57pendant cette guerre.
00:45:58Et donc,
00:45:59il y a une orchestration
00:46:01de cette organisation diplomatique
00:46:04qui est extrêmement aussi subtile
00:46:05de la part des Iraniens.
00:46:07Et c'est assez
00:46:08le tempo des Iraniens,
00:46:09c'est-à-dire que par rapport...
00:46:11Le camp est dans la balle
00:46:12des Iraniens en ce moment
00:46:13puisqu'en fait,
00:46:15les Américains
00:46:15ont fait une proposition
00:46:16à l'Iran
00:46:17et les Américains
00:46:18attendent un retour
00:46:19sur cette proposition.
00:46:20Il y aura sans doute
00:46:21une contre-proposition.
00:46:22Mais elle n'a pas été rejetée
00:46:23pour l'instant.
00:46:23Elle n'a pas été rejetée,
00:46:24elle n'a pas été approuvée non plus.
00:46:25Ils tardent à revenir quand même
00:46:26les Iraniens.
00:46:27Ils se sont engagés
00:46:30publiquement
00:46:30à rendre une réponse
00:46:32aujourd'hui.
00:46:34Vendredi,
00:46:34à la fin de la journée
00:46:35au maximum.
00:46:37La fin de la journée,
00:46:37on aura la réponse iranienne.
00:46:39Et c'est très important.
00:46:40En attendant cette réponse-là,
00:46:42il est fort probable
00:46:42que les deux côtés
00:46:43montent en puissance
00:46:44dans le détroit d'Hormuz.
00:46:45Et dans ce tempo,
00:46:46les Iraniens
00:46:47ont mis dans la boucle
00:46:48Paris et Pékin.
00:46:49C'est-à-dire qu'il y a eu
00:46:50une offensive diplomatique
00:46:51pendant toute cette semaine
00:46:52pour essayer de mettre
00:46:54un petit peu d'huile
00:46:55dans les rouages,
00:46:55comme on dit.
00:46:56Et cette montée en puissance
00:46:56que vous évoquez,
00:46:57on y revient en détail.
00:46:58Dans un instant,
00:46:58la bataille navale
00:46:59hier soir au large d'Hormuz
00:47:01avec trois destroyers
00:47:02impliqués,
00:47:03des vedettes iraniennes
00:47:04en face.
00:47:05Et puis,
00:47:05ce matin,
00:47:06ce pétrolier
00:47:07a raisonné par les Iraniens,
00:47:08transportant du pétrole iranien.
00:47:10Alors,
00:47:11pourquoi ce geste ?
00:47:12Est-ce encore une fois
00:47:13pour montrer
00:47:13qu'il contrôle le détroit ?
00:47:14Est-ce une mise en scène ?
00:47:15Ou bien,
00:47:16est-ce qu'il avait refusé
00:47:17de payer le péage ?
00:47:18Dans un instant,
00:47:19on posera toutes ces questions.
00:47:24Il est pratiquement 13h30,
00:47:26retour sur le plateau
00:47:26du Midi-BFM.
00:47:27La question que l'on se pose,
00:47:29c'est la guerre.
00:47:29La guerre est-elle
00:47:30en train de reprendre ?
00:47:31Le cessez-le-feu est-il rompu ?
00:47:32Comme le disent les Iraniens.
00:47:34Tous nos envoyés spéciaux,
00:47:35évidemment,
00:47:36sont là.
00:47:36Envoyés spéciaux et consultants
00:47:37au tour de la table
00:47:39du Midi-BFM,
00:47:39le général Philippe Sidos,
00:47:41le général Pellistrandi,
00:47:42évidemment,
00:47:42Clémence Dibout,
00:47:43Adèle Bagawan
00:47:44et Sébastien Regnaud.
00:47:45Alors que la tension
00:47:45remonte clairement dans le Golfe,
00:47:47il y a eu cette bataille navale
00:47:48hier soir,
00:47:48on va y revenir en détail,
00:47:49ces arraisonnements aussi
00:47:50de pétroliers.
00:47:51Il y a deux jours,
00:47:52c'était les Américains.
00:47:53Ce matin,
00:47:53les Iraniens.
00:47:54Marie Gentry,
00:47:55qu'on vous retrouve en direct
00:47:56du Golfe,
00:47:57les Émirats Arabes Unis
00:47:58avec Anthony Métro.
00:47:59Les Iraniens qui se vantent
00:48:01d'avoir arraisonné
00:48:02un pétrolier.
00:48:06Oui.
00:48:07Alors il y a beaucoup de mystères
00:48:08autour de cette histoire
00:48:09avec aussi quelques incohérences.
00:48:11En tout cas,
00:48:11ce que dit
00:48:12la télévision d'État iranienne
00:48:14avec des images de propagande
00:48:15qui ont été diffusées,
00:48:16c'est qu'effectivement,
00:48:17l'Iran a saisi
00:48:19un pétrolier.
00:48:20Selon les informations
00:48:21dont on dispose
00:48:21via le site
00:48:23de Suïe Mariting Marine Trafic,
00:48:24ce pétrolier,
00:48:25il y a deux jours,
00:48:26parce que les dernières données
00:48:27en lice datent
00:48:28d'il y a deux jours,
00:48:29il y a deux jours
00:48:29donc se situait
00:48:30à proximité,
00:48:31effectivement,
00:48:32du détroit d'Hormuz
00:48:33à côté du Golfe d'Omane.
00:48:34Selon les Iraniens,
00:48:35il aurait donc été saisi
00:48:36en mer d'Omane.
00:48:38On peut donc supposer
00:48:39que ce bateau
00:48:41a tenté
00:48:42de traverser
00:48:43le détroit d'Hormuz
00:48:44malgré le blocus iranien.
00:48:46Je vous parlais d'incohérence
00:48:47ou du moins de mystère,
00:48:48de questions qui se soulèvent
00:48:49parce que selon
00:48:51plusieurs informations,
00:48:52notamment selon le média
00:48:53d'État iranien Irib,
00:48:55ce pétrolier transportait
00:48:58du pétrole iranien.
00:48:59Ce qui pourrait donc vouloir dire
00:49:01que les Iraniens
00:49:02ont saisi un navire
00:49:03qui transportait
00:49:04du pétrole iranien.
00:49:06Donc si ces informations
00:49:07sont confirmées,
00:49:07il va falloir essayer
00:49:08de comprendre
00:49:08ce qui s'est passé
00:49:09parce que c'est vrai
00:49:09que ça peut sembler
00:49:10contre-intuitif.
00:49:12Pourquoi est-ce que
00:49:12les Iraniens s'emparaient
00:49:13d'un pétrolier
00:49:14qui transportaient
00:49:15justement du pétrole iranien ?
00:49:16Alors il y a peut-être
00:49:16une explication
00:49:17parce que je lis également
00:49:18que le département américain
00:49:19du Trésor avait imposé
00:49:20des sanctions
00:49:20à ce pétrolier battant
00:49:22à l'époque
00:49:22pavillon de la Barbade
00:49:24affirmant qu'il faisait
00:49:25depuis 2020
00:49:26partie de la flotte
00:49:27fantôme iranienne.
00:49:29Oui mais je vois mal
00:49:29les Iraniens arrêter
00:49:30leur propre bateau
00:49:32pour...
00:49:32J'essaye de comprendre
00:49:33Sébastien.
00:49:34On va essayer
00:49:34toutes les hypothèses.
00:49:35Alors ce qui est important
00:49:37dans ce qu'il a dit
00:49:38c'est que c'est l'endroit
00:49:39où il a été saisi
00:49:40c'est le golfe d'Omane
00:49:41et le golfe d'Omane
00:49:42c'est là où il y a
00:49:42toutes les frégates américaines
00:49:43donc c'est aussi un moyen
00:49:45peut-être aussi
00:49:46pour les Iraniens
00:49:46d'aller un petit peu
00:49:47au contact
00:49:48des frégates américaines
00:49:49qui font le blocus
00:49:50sur cette zone-là.
00:49:52C'est peut-être
00:49:53d'un point de vue
00:49:54purement géographique
00:49:55de pouvoir montrer
00:49:57les muscles
00:49:57aller à la proche
00:49:59des Américains
00:50:00tout le monde va au contact
00:50:01et c'est peut-être
00:50:02dans ce genre de stratégie
00:50:03que ce bateau a été saisi.
00:50:04Vous Sébastien vous dites
00:50:05c'est une façon de montrer
00:50:06qu'il contrôle
00:50:07les Iraniens
00:50:07contrôlent le détroit
00:50:08Adèle vous dites vous
00:50:09c'est plus de la com' aussi.
00:50:11Oui parce qu'en plus
00:50:11la télévision iranienne
00:50:12était là.
00:50:13Les images que vous voyez
00:50:15ce sont des images
00:50:16de la saisie
00:50:16ce ne sont pas des images
00:50:18prises au hasard.
00:50:19Et c'est rare
00:50:20qu'on ait des images iraniennes
00:50:21et on voit très bien
00:50:22la scène
00:50:22moi je ne sais pas
00:50:23si c'est un putrolet iranien
00:50:25ou pas
00:50:25comme Marie dit
00:50:26on n'a pas des informations
00:50:27c'est confus
00:50:28mais si c'est vraiment
00:50:29un putrolet iranien
00:50:30ça fait partie
00:50:32de la mise en scène
00:50:34et les Iraniens
00:50:35ont besoin de la mise en scène
00:50:36on a bien saisi
00:50:38ce qui s'est passé
00:50:38hier soir
00:50:39hier soir oui
00:50:40les Américains
00:50:40ont frappé lourdement
00:50:42c'est vrai
00:50:42les Iraniens ont attaqué
00:50:43mais les Américains
00:50:44ont réposté fortement
00:50:45et là dans ce contexte
00:50:47les Iraniens ont besoin
00:50:48des matières
00:50:48de communication
00:50:49de propagande
00:50:50de la mise en scène
00:50:52et ça ça fait partie.
00:50:53En général
00:50:53quelle est votre lecture
00:50:54de cette saisie
00:50:56de ce pétrolier
00:50:57qui apparemment
00:50:57transportait du pétrole
00:50:59iranien ?
00:51:00Alors si vous dites
00:51:01que vous n'y comprenez rien
00:51:02je sais bien
00:51:02il y a les secrets de la mer Rouge
00:51:04et il y a les secrets
00:51:05de la mer d'Omane
00:51:06et là on est
00:51:07en plein dedans
00:51:08je vous avoue
00:51:09d'éminents spécialistes
00:51:10du monde iranien
00:51:11ont tenté d'y répondre
00:51:12là je vous avoue
00:51:14qu'effectivement
00:51:14ce bateau
00:51:15Ocean Khoi
00:51:16en moins on sait son nom
00:51:17mais il a changé plusieurs fois
00:51:18de nom
00:51:18vous pensiez avoir
00:51:20une information
00:51:20même pas
00:51:21des pétroles iraniens
00:51:23pavillons des Barbades
00:51:25alors le lieu exact
00:51:26ce serait à peu près
00:51:27vers où ?
00:51:27C'est la mer d'Omane
00:51:29parce qu'il y a
00:51:29le port de Chabat
00:51:30c'est pas vraiment
00:51:31dans le détroit d'Armouse
00:51:32c'est juste après
00:51:33en sortie
00:51:33c'est là où vraiment
00:51:34les Américains
00:51:35se sont stationnés
00:51:36si c'est à la sortie
00:51:37il y a ce port de Chabat
00:51:38effectivement
00:51:38où les Américains
00:51:39font rentrer tous les bateaux
00:51:40qu'ils ne veulent pas laisser passer
00:51:41qui est un port
00:51:42relativement grand
00:51:43effectivement
00:51:43et qui n'est pas très très loin
00:51:45de la frontière
00:51:47Après il y a la question du péage
00:51:48aussi Sébastien
00:51:49est-ce que c'est un navire
00:51:50moi je cherche toujours
00:51:51des explications
00:51:52j'en suis à la 3 ou 4ème
00:51:54est-ce qu'il aurait refusé
00:51:55de payer
00:51:56quelle que soit
00:51:56la provenance du pétrole
00:51:57tout le monde est censé payer
00:51:58disent les Iraniens
00:52:00Les Iraniens aussi
00:52:01et ça je crois que
00:52:01toutes les armées du monde
00:52:02le font aussi
00:52:03utilisent le leur
00:52:04c'est-à-dire que le leur
00:52:05est un moyen aussi
00:52:06de détourner l'attention
00:52:07sur autre chose
00:52:08que ce qu'ils sont en train
00:52:10peut-être de préparer
00:52:11sous le coude
00:52:12en ce moment
00:52:12c'est-à-dire qu'en fait
00:52:14en portant l'attention
00:52:15sur cet événement-là
00:52:16qui je dois le dire
00:52:17a du mal à trouver
00:52:19son explication rationnelle
00:52:20même s'il y en a
00:52:21forcément une
00:52:22les gens ne font pas
00:52:23des choses au hasard
00:52:24surtout en ce moment
00:52:25dans cette région-là
00:52:26c'est peut-être aussi
00:52:27pour détourner l'attention
00:52:28sur autre chose
00:52:29je rappelle que cette nuit
00:52:30c'est quand même du lourd
00:52:31qui est tombé sur l'Iran
00:52:33Minad, Kesh, Mandarabas
00:52:35toute la frontière
00:52:36si vous voulez
00:52:37iranienne
00:52:38du golfe Persique
00:52:39a été visée
00:52:40par les frégates américaines
00:52:42donc détourner l'attention
00:52:43sur un autre sujet
00:52:44peut être aussi
00:52:45un moyen
00:52:46de faire de la propagande
00:52:48pour l'Iran
00:52:48voilà
00:52:48parce que les Iraniens
00:52:49ont attaqué
00:52:50trois destroyers américains
00:52:52et avec vous
00:52:53Noemi Vira
00:52:54on va essayer de rassembler
00:52:55tous les éléments
00:52:56dont on dispose
00:52:58de cette véritable
00:52:59scène de guerre
00:53:00voilà
00:53:01en général
00:53:02vous parliez
00:53:02d'un épisode
00:53:03majeur
00:53:03évidemment
00:53:04de cette guerre
00:53:04oui
00:53:05c'est une véritable
00:53:05bataille navale
00:53:06qui débute
00:53:07vers 22h20
00:53:09et qui dure
00:53:09110 minutes
00:53:10soit près de 2h
00:53:12regardez
00:53:12trois destroyers américains
00:53:14l'USS Troxton
00:53:15l'USS Masson
00:53:17et l'USS Raphaël Peralta
00:53:18qui tentent de traverser
00:53:20le détroit d'Hormuz
00:53:21dans une démonstration
00:53:22de force
00:53:23face à l'Iran
00:53:24alors en réalité
00:53:25ils sont placés
00:53:26plutôt ici
00:53:27des explosions
00:53:28sont entendues
00:53:29l'agence iranienne
00:53:31proche du pouvoir
00:53:31Farce News
00:53:32affirme que des échanges
00:53:33de tirs ont lieu
00:53:34entre les gardiens
00:53:35de la révolution
00:53:36et l'ennemi
00:53:37l'Iran attaque
00:53:38alors les navires américains
00:53:39avec des missiles
00:53:40anti-navires chinois
00:53:41des drones
00:53:42kamikaze shahed
00:53:43ou encore la fameuse
00:53:44flotte moustique
00:53:44dont on a beaucoup parlé
00:53:45les vedettes rapides
00:53:47en essaim
00:53:48les destroyers américains
00:53:49interceptent
00:53:50missiles et drones
00:53:51grâce à leur défense
00:53:52anti-missiles
00:53:53les Etats-Unis
00:53:54mobilisent aussi
00:53:55Hawaks
00:53:55chasseurs dans la zone
00:53:56ici ce qu'on voit
00:53:57c'est les Sea Hawks
00:53:58et les Apaches
00:53:59Washington
00:54:00affirme qu'aucun destroyer
00:54:02n'a été touché
00:54:02et l'Iran affirme
00:54:04au contraire
00:54:04avoir infligé
00:54:05des dégâts importants
00:54:07dans la foulée
00:54:07la réponse américaine
00:54:09le centre de commandement
00:54:10confirme des frappes américaines
00:54:11sur plusieurs sites iraniens
00:54:13Syriq
00:54:14Garouk
00:54:15mais surtout
00:54:15l'origine des attaques
00:54:17l'île de Keshe
00:54:18véritable tour de contrôle
00:54:19le port de Bandarabas
00:54:21mais aussi
00:54:22Minab
00:54:23qui est présenté
00:54:23comme le centre
00:54:24de commandement
00:54:25de l'opération iranienne
00:54:27selon CBS News
00:54:28une deuxième vague
00:54:29d'attaque iranienne
00:54:30plus intense
00:54:31aurait ensuite visé
00:54:32les destroyers américains
00:54:33ils étaient positionnés
00:54:34vous voyez
00:54:35véritablement
00:54:36à cet endroit
00:54:37ce qu'on voit
00:54:37sur cette carte
00:54:38satellite
00:54:39ils se seraient ensuite
00:54:40retirés du détroit
00:54:42et regardez
00:54:43la réaction
00:54:43de Donald Trump
00:54:44face à une correspondante
00:54:45de la Maison Blanche
00:54:46c'est juste une tape amicale
00:54:48le cesse et le feu
00:54:49tient toujours
00:54:49oui
00:54:50sauf que les Iraniens
00:54:51ce matin
00:54:52lui font remarquer
00:54:53que cette réaction
00:54:55militaire
00:54:56téméraire
00:54:57sur fonds de négociation
00:54:58n'est pas forcément
00:54:58la bonne stratégie
00:55:00on comprend bien
00:55:00que chacun montre ses muscles
00:55:01on va tout de suite
00:55:02aller en direct
00:55:02de Téhéran
00:55:03retrouver Siavoj Ghazi
00:55:04correspondant de RFI
00:55:05et France 24
00:55:06Siavoj
00:55:06on a beaucoup de questions
00:55:07on le disait
00:55:08sur l'arraisonnement
00:55:08de ce pétrolier
00:55:10parleront avec à bord
00:55:11du pétrole iranien
00:55:12est-ce que vous avez
00:55:13une explication officielle ?
00:55:16Non en fait
00:55:17il n'y a pas d'explication
00:55:18donnée par les médias officiels
00:55:20ou le responsable iranien
00:55:21la seule chose
00:55:22qui a été ajoutée
00:55:23à l'information
00:55:24c'est que
00:55:25en fait
00:55:26ce pétrolier
00:55:27a essayé de perturber
00:55:29des exploitations
00:55:29pétrolières iraniennes
00:55:31et donc
00:55:33à la suite de cela
00:55:34il a été
00:55:34donc intercepté
00:55:36et ramené
00:55:37et le pétrole
00:55:38a été ramené
00:55:38en Iran
00:55:39alors
00:55:39quelle est l'explication exacte
00:55:41on ne le sait pas
00:55:43peut-être que
00:55:44on n'a pas
00:55:46d'explication exacte
00:55:47pour l'instant
00:55:48en tout cas
00:55:49mais en tout cas
00:55:50les responsables iraniens
00:55:51notamment le ministre
00:55:52iranien de l'étranger
00:55:53a affirmé
00:55:54aujourd'hui
00:55:55que l'Iran
00:55:55était prêt
00:55:56à 120%
00:55:57pour une guerre
00:55:59avec les Etats-Unis
00:56:01mais aussi
00:56:01les Émirats Arabes Unis
00:56:03que l'Iran possédait
00:56:04120%
00:56:05de missiles
00:56:06supplémentaires
00:56:07qu'avant la guerre
00:56:08pour affronter
00:56:09les Etats-Unis
00:56:11en cas de
00:56:12nouvelles attaques
00:56:13contre l'Iran
00:56:14et qu'il n'est pas question
00:56:15pour l'Iran
00:56:16de céder
00:56:17le contrôle
00:56:18du détroit d'Hormuz
00:56:19donc le bras de fer
00:56:20continue pour l'Iran
00:56:21il n'est pas question
00:56:21que les Américains
00:56:22puissent intervenir
00:56:23dans le détroit
00:56:24et que des navires
00:56:25marchands
00:56:26puissent traverser
00:56:27le détroit d'Hormuz
00:56:28sans l'autorisation
00:56:29de l'Iran
00:56:30et sans payer de taxes
00:56:31Alors justement
00:56:32on va revenir
00:56:32sur l'autre incident
00:56:33parce que celui-là
00:56:34on a du mal
00:56:35de toute évidence
00:56:36que ce soit à Téhéran
00:56:37à Washington
00:56:37ou autour de la table
00:56:38du Midi BFM
00:56:38à expliquer
00:56:39les raisons
00:56:40de cet acte
00:56:41en revanche
00:56:42mon général
00:56:43l'accrochage
00:56:44qui a eu lieu hier
00:56:45entre les trois
00:56:46destroyés américains
00:56:47et la marine
00:56:48et pas seulement la marine
00:56:48mais aussi les missiles
00:56:49iraniens
00:56:50ça c'est un épisode
00:56:51quand même essentiel
00:56:52de la guerre
00:56:53inédit on peut dire ça ?
00:56:54Inédit
00:56:54et puis d'autant plus
00:56:55la conclusion de Trump
00:56:56ça veut dire qu'il suivait
00:56:57l'affaire
00:56:58puisqu'il a baptisé l'affaire
00:56:59quand ça s'est arrêté
00:57:00il est tout de suite intervenu
00:57:02pour dire non c'est rien
00:57:04c'était une love tap
00:57:06tap amical
00:57:06comme ça
00:57:07comme c'est traduit
00:57:08bon ça a quand même engagé
00:57:09trois destroyés américains
00:57:11ce sont quand même
00:57:12des beaux bâtiments
00:57:12ce sont des bâtiments
00:57:14qui emportent énormément
00:57:15de missiles
00:57:15c'est un hérisson de missiles
00:57:17capable de tout faire
00:57:19défense anti-aérienne
00:57:20défense anti-navire
00:57:21il a des torpilles
00:57:23il a des canons mitrailleurs
00:57:24il a beaucoup de choses
00:57:25c'est un outil essentiel
00:57:27de l'US Navy
00:57:28on arrive à 70 bâtiments
00:57:29ça veut dire
00:57:30ça vient de détruire
00:57:31oui
00:57:32alors
00:57:33c'est le langage
00:57:34un peu traditionnel
00:57:35de la marine américaine
00:57:36nous on a le terme frégate
00:57:37mais c'est le même type
00:57:38de bâtiment
00:57:38c'est le même type de bâtiment
00:57:40et effectivement
00:57:41
00:57:41d'après Fox News
00:57:42lundi
00:57:43il y en avait 14
00:57:44dans la zone
00:57:45alors 14
00:57:46bon il y a toujours
00:57:47ceux qui protègent
00:57:47les porte-avions
00:57:483 disons
00:57:50donc vous soustrayez
00:57:51vous en avez quand même
00:57:52un petit paquet de disponibles
00:57:53c'est ceux que l'on connaît
00:57:55donc voilà
00:57:56donc là
00:57:57on en a eu 2
00:57:57qui sont intervenus
00:57:58un premier jour
00:57:59et là on en a eu 3
00:58:00parce que jusqu'à présent
00:58:01effectivement
00:58:01c'était 2 destroyers
00:58:03et là on en a 3
00:58:03j'ai envie de dire
00:58:04il y a une montée en puissance
00:58:05également
00:58:06on peut le noter
00:58:07c'est un petit détail
00:58:08qui est toujours à noter
00:58:09et puis
00:58:10il y a quand même eu un combat
00:58:11alors combat
00:58:12bataille navale
00:58:13peu importe le terme
00:58:15pour ceux qui se battent
00:58:16ça reste toujours verdun
00:58:17le jour
00:58:17où vous prenez des missiles
00:58:19sur le coin du nez
00:58:20vous ne vous demandez pas
00:58:21si c'est une bataille
00:58:22avec 500 bateaux
00:58:22ou avec 2 bateaux
00:58:23on sait dans quel état
00:58:24d'ailleurs
00:58:24sont les brigades américaines
00:58:26alors il y a un bruit
00:58:27qui court effectivement
00:58:28qu'un bateau aurait été touché
00:58:29les américains démentent
00:58:30on n'en sait rien
00:58:31il y a également
00:58:33un bruit
00:58:33qui est passé
00:58:3510 ans
00:58:35qui s'était battu
00:58:36à l'arme individuelle
00:58:37alors on ne va peut-être pas
00:58:38jusque là
00:58:39mais néanmoins
00:58:40dans les armes de défense
00:58:41anti
00:58:41contre ces petits bateaux
00:58:43d'attaque iraniens
00:58:44on va jusqu'à la mitrailleuse
00:58:45de Doucette
00:58:46qui est une mitrailleuse
00:58:47qui tire à 600 mètres
00:58:48alors est-ce que c'est ça
00:58:49qui a été engagé
00:58:50on verra plus tard
00:58:51on verra
00:58:52parce que les marins américains
00:58:53vont en parler
00:58:54de cette affaire là
00:58:54oui on attend aussi des images
00:58:56parce que l'Iran s'est empressé
00:58:57de nous montrer des images
00:58:57du pétrolier
00:58:58mais là on ne sait pas
00:58:59ce qui s'est passé hier
00:58:59les destroyers
00:59:00à quoi ça ressemble exactement
00:59:02on va quand même aller voir ça
00:59:03plus en détail avec vous
00:59:04général Pellistrandi
00:59:05en fait on a le porte-avions
00:59:06et en dessous
00:59:07on arrive au destroyer
00:59:08alors le porte-avions
00:59:09rappelons les américains
00:59:1011 porte-avions
00:59:12tous ne sont pas opérationnels
00:59:14mais ils ont 2 porte-avions
00:59:15dans la zone
00:59:16l'Abraham Lincoln
00:59:17et le George Bush
00:59:18ce sont 2 porte-avions
00:59:19de la classe Nimitz
00:59:22donc 300 mètres
00:59:23plus de 330 mètres
00:59:25et là
00:59:25les destroyers
00:59:26on passe à 150 mètres
00:59:27on passe à 150 mètres
00:59:28c'est le bâtiment
00:59:30principal
00:59:30de la marine américaine
00:59:31donc ils en ont
00:59:32environ 75
00:59:34la cible est à 100
00:59:36donc 100 navires
00:59:37donc bâtiment
00:59:38de 150 mètres de long
00:59:40près de 10 000 tonnes
00:59:41donc c'est quand même
00:59:42beaucoup plus gros
00:59:43que nos frégates
00:59:44c'est pour ça que
00:59:44nous nous n'avons pas
00:59:45l'équivalent de destroyer
00:59:47bon
00:59:47ce sont des bateaux
00:59:48qui sont rapides
00:59:49vous voyez vitesse maximale
00:59:5139 marins
00:59:52c'est-à-dire
00:59:52peu de 50 km heure
00:59:54avec un coût très élevé
00:59:562 milliards de dollars
00:59:57donc à peu près
00:59:58on va dire
00:59:59voilà
01:00:00l'équivalent en euros
01:00:01donc vous voyez
01:00:01ces bateaux qui sont complexes
01:00:03mais
01:00:04surarmés
01:00:05ils sont très bien équipés
01:00:06qui sont à missiles
01:00:06comme disait
01:00:07exactement
01:00:07donc ça va de canon
01:00:09de canon classique
01:00:11avec ce système
01:00:12CIWS
01:00:13c'est ça
01:00:13c'est ce canon
01:00:16rotatif
01:00:16qui avec
01:00:17là c'est un système
01:00:18de guidage
01:00:20ça tire en continu
01:00:21en fait
01:00:21ça tire en continu
01:00:22donc en fait
01:00:22ça a détruit
01:00:23toutes ces flottes moustiques
01:00:25là vous avez
01:00:26le canon classique
01:00:27quand on regarde bien
01:00:28l'image
01:00:28vous avez l'obus
01:00:29vous voyez
01:00:29qui est de 127 millimètres
01:00:32et puis ce qui est intéressant
01:00:33c'est ces casiers
01:00:34ici qui sont à l'avant
01:00:36et qui comportent
01:00:37des missiles
01:00:37alors des missiles
01:00:38de tout type
01:00:39missiles de croisière
01:00:40par exemple
01:00:40pour toucher des objectifs
01:00:42à terre
01:00:43missiles anti-navire
01:00:44pour aller taper
01:00:45des navires ennemis
01:00:46et puis également
01:00:47un hélicoptère
01:00:48donc
01:00:50qui se pose à l'arrière
01:00:51en fait
01:00:51exactement
01:00:52c'est la version maritime
01:00:53du célèbre Black Hawk
01:00:55on l'appelle
01:00:55le Sea Hawk
01:00:56qui est équipé
01:00:58aussi bien
01:00:59de systèmes de détection
01:01:00que d'armement
01:01:01donc c'est vraiment
01:01:01un outil
01:01:02très complet
01:01:03très armé
01:01:04et donc
01:01:05ils avaient de quoi
01:01:06réellement affronter
01:01:08la flotte moustique
01:01:09les drones
01:01:09et tout ce qui a été tiré
01:01:11et malgré tout ça
01:01:12Christophe
01:01:12ça a duré des heures
01:01:13ça a duré des heures
01:01:14et le message
01:01:14qui est envoyé quand même
01:01:15par l'Iran
01:01:16à Del Bakawan
01:01:17c'est que face
01:01:18à l'armada américaine
01:01:19face à trois destroyers américains
01:01:21les Iraniens
01:01:22en dépit de la guerre
01:01:23des 12 jours
01:01:24en dépit de 70 jours de guerre
01:01:26sont capables
01:01:27de tenir la dragée haute
01:01:29aux américains
01:01:29écoutez ça
01:01:30ça c'est le message
01:01:31de Abbas Arachi
01:01:32le chef de la diplomatie iranienne
01:01:34il y a juste quelques secondes
01:01:35il a publié un message
01:01:38en disant que
01:01:39pendant cette trêve
01:01:40nous avons profité
01:01:41pour augmenter notre capacité
01:01:44en termes de missiles
01:01:45à 120%
01:01:47donc on n'est pas
01:01:48à 70
01:01:49ou 80
01:01:50à 120%
01:01:50et que nous sommes
01:01:51tout à fait prêts
01:01:52à 100%
01:01:53pour reprendre la guerre
01:01:54si jamais la guerre
01:01:55nous est imposée
01:01:56autrement dit
01:01:57oui les Iraniens
01:01:58sousvoient
01:01:59en situation
01:02:00de faire encore la guerre
01:02:01mais personnellement
01:02:02je pense que c'est un message
01:02:04pour encore une fois
01:02:06mieux peser
01:02:07sur la négociation
01:02:08à Islamabad
01:02:08alors justement
01:02:09tous ces messages envoyés
01:02:10que ce soit l'affaire du pétrole
01:02:11l'affaire des destroyers
01:02:12Clément
01:02:13ça va peser sur
01:02:15j'allais dire
01:02:16la plateforme
01:02:17initiale de négociation
01:02:18on peut même imaginer
01:02:19que ça parle
01:02:20autant que ça
01:02:21ça combat
01:02:21pour revenir sur le
01:02:23tenir la dragée haute
01:02:24oui dans un cadre
01:02:25de harcèlement
01:02:26de l'armée
01:02:27de la marine
01:02:28américaine
01:02:29dans le cadre
01:02:29d'une guerre
01:02:30d'asymétrie
01:02:31faire mal
01:02:32compliquer les trajets
01:02:33mais on n'est pas
01:02:34dans un jeu
01:02:35d'égal à égal
01:02:36on est sur
01:02:36trois destroyers américains
01:02:38face à une flotte moustique
01:02:39ce qu'on appelle
01:02:40une flotte moustique
01:02:40parfois c'est carrément
01:02:41des semi-rigides
01:02:42et quand même
01:02:42des missiles de croisière
01:02:43d'après ce que dit
01:02:43le pentagone
01:02:44des missiles de croisière
01:02:44qui n'étaient pas engagés
01:02:45sur ce terrain là
01:02:46donc quand on parle
01:02:47de cette bataille navale
01:02:48on était plutôt
01:02:48sur le cadre
01:02:49d'asymétrie
01:02:50avec du harcèlement
01:02:51côté iranien
01:02:52qui fait très mal
01:02:53ne le dénions pas
01:02:54mais ils n'avaient pas
01:02:55les mêmes moyens
01:02:56engagés on va dire
01:02:57et tout ça
01:02:58évidemment pèse
01:02:59dans les négociations
01:03:00on l'a dit
01:03:02Donald Trump
01:03:02attend la réponse
01:03:04des Iraniens
01:03:04qui devrait arriver
01:03:05parce qu'on en est
01:03:06si vous voulez
01:03:06à la troisième navette
01:03:07il y a eu d'abord
01:03:08ce que les Iraniens
01:03:09ont appelé
01:03:09les wish list
01:03:09cette fameuse feuille
01:03:11de 14 points
01:03:12c'était les désiriderata
01:03:14on va dire
01:03:14des uns et des autres
01:03:16désiriderata iraniens
01:03:17envoyés aux américains
01:03:18les américains
01:03:19ont envoyé leur réponse
01:03:20et c'est ça
01:03:20qu'attend Donald Trump
01:03:21la réponse des Iraniens
01:03:22et bien sûr
01:03:23on peut s'attendre
01:03:23à de nombreuses navettes
01:03:25bien sûr
01:03:26avec Donald Trump
01:03:27hier qui essayait
01:03:28de minimiser
01:03:28il parlait de broutille
01:03:29d'une tape dans le dos
01:03:30il s'est réveillé
01:03:31regardez ce qu'il a posté
01:03:33ce matin
01:03:33alors c'est le fameux
01:03:34destroyer
01:03:34bing bing
01:03:36ça y est
01:03:37pan pan
01:03:38il est détruit
01:03:39il existe vraiment
01:03:40ce laser en général
01:03:41oui parmi les équipements
01:03:43il y a donc
01:03:43des systèmes de
01:03:44laser
01:03:45qui peuvent en fait
01:03:46détruire des petits drones
01:03:48à proximité
01:03:49bon
01:03:49ce sont des systèmes
01:03:50en cours d'expérimentation
01:03:52la difficulté aujourd'hui
01:03:54pour les lasers
01:03:54c'est qu'il faut
01:03:55beaucoup de puissance
01:03:56voilà
01:03:56pour avoir un faisceau
01:03:58qui soit suffisamment puissant
01:03:59pour détruire
01:04:01on n'en est pas encore
01:04:03à Star Wars
01:04:04au laser
01:04:05de la guerre des étoiles
01:04:05mais c'est un domaine
01:04:07où il y a des progrès
01:04:08considérables
01:04:08et c'est l'occasion
01:04:09pour les américains
01:04:10justement
01:04:10d'expérimenter
01:04:11ce type d'armement
01:04:12y compris sur le porte-avions
01:04:14de George Bush
01:04:14dont on a parlé
01:04:15ces derniers jours
01:04:16il y a un autre terrain
01:04:17où ce laser est expérimenté
01:04:18c'est en Israël
01:04:19sur le dôme de fer
01:04:20qui serait désormais
01:04:20via laser
01:04:21et il aurait l'avantage
01:04:22de coûter beaucoup moins cher
01:04:23que d'envoyer des missiles
01:04:24pour intercepter d'autres missiles
01:04:25double question
01:04:27Antoine Hollard
01:04:27puisque vous êtes en direct
01:04:28de Washington
01:04:29d'abord comment l'épisode
01:04:30des destroyers
01:04:30est-il commenté
01:04:32commenté
01:04:33et puis la deuxième question
01:04:35est-ce qu'au fond
01:04:36la négociation
01:04:37peut reprendre
01:04:38parce que c'est toujours
01:04:38très important
01:04:39de relire Trump
01:04:40il dit
01:04:41qu'il souhaite un accord
01:04:43il l'a dit encore hier
01:04:44rapidement
01:04:45écrit en lettre
01:04:45capitale
01:04:46donc il faut aussi
01:04:47lire tous ces événements
01:04:48à l'aune de la négociation
01:04:50qui continue en coulisses
01:04:55ce qui retient l'attention
01:04:56ici surtout
01:04:57c'est la réaction
01:04:58de Donald Trump
01:04:59le président américain
01:05:01hier
01:05:01s'est empressé
01:05:02de minimiser
01:05:03cet accrochage
01:05:04qui a eu lieu
01:05:05avec des mots
01:05:06assez surprenants
01:05:07il parle de
01:05:08petites tapes amicales
01:05:09il parle
01:05:10de broutilles
01:05:11des déclarations
01:05:12qui sont plutôt
01:05:13en décalage
01:05:13avec la réalité
01:05:14des combats
01:05:14et qui ont été
01:05:15particulièrement
01:05:16intenses
01:05:17Trump en tout cas
01:05:18à ses yeux
01:05:19tout cela ne remet pas
01:05:21en cause
01:05:21le cessez-le-feu
01:05:22le cessez-le-feu
01:05:22est toujours
01:05:23d'actualité
01:05:24voilà ce que dit
01:05:25Donald Trump
01:05:26et tout cela nous dit
01:05:27une chose
01:05:27ça montre que
01:05:28le président américain
01:05:29pour le moment
01:05:30en tout cas
01:05:30n'a pas du tout
01:05:31l'intention de relancer
01:05:32les hostilités
01:05:33Donald Trump veut
01:05:35tourner au plus vite
01:05:36la page de cette guerre
01:05:37il veut en finir
01:05:38si possible même
01:05:39avant son départ
01:05:40pour la Chine
01:05:40en milieu de semaine prochaine
01:05:41et d'ailleurs hier soir
01:05:42il y a eu une séquence
01:05:43quand même assez révélatrice
01:05:44à ce sujet
01:05:45alors qu'il y avait
01:05:45ces tensions très fortes
01:05:46dans le golfe
01:05:46Donald Trump lui
01:05:47s'est offert une petite balade
01:05:49du côté du bassin
01:05:50du Lincoln Memorial
01:05:51c'est un monument
01:05:52qui est au plein coeur
01:05:53de la capitale américaine
01:05:54et Donald Trump
01:05:55a entrepris de faire rénover
01:05:56et devant les caméras
01:05:57Donald Trump
01:05:58semblait plus animé
01:05:59plus motivé
01:06:00lorsqu'il parlait
01:06:00de ses travaux de rénovation
01:06:01que lorsqu'il évoquait
01:06:03la guerre en Iran
01:06:04Trump qui aussi
01:06:06a fait du Trump
01:06:07vous l'avez dit
01:06:07il dit que
01:06:09l'Iran doit conclure
01:06:10un accord au plus vite
01:06:11faute de quoi
01:06:12il reprendra
01:06:12les bombardements
01:06:13des bombardements
01:06:14qui seront plus intenses
01:06:15encore que
01:06:16les précédents
01:06:17mais tout cela
01:06:18ressemble un peu
01:06:18quand même
01:06:19à des menaces en l'air
01:06:20alors que
01:06:21Donald Trump
01:06:21à l'évidence
01:06:22ne semble pas prêt
01:06:23à être dans l'escalade
01:06:24bien au contraire
01:06:25ses déclarations hier
01:06:26sont des déclarations
01:06:27de désescalade
01:06:28Trump qui mise toujours
01:06:30donc sur la diplomatie
01:06:31avec l'espoir
01:06:32qu'un accord
01:06:33soit conclu
01:06:33le plus vite possible
01:06:34et afin d'éviter
01:06:35évidemment
01:06:36d'obtenir
01:06:36parce qu'il faudrait
01:06:37obtenir l'accord
01:06:37du congrès
01:06:38et là évidemment
01:06:39si on dépasse
01:06:40le délai de 60 jours
01:06:41ça rendrait sa guerre
01:06:42illégitime
01:06:43Adèle Bakawan
01:06:43écoutez
01:06:44est-ce que Donald Trump
01:06:45souhaite reprendre
01:06:45cette guerre
01:06:46la réponse est non
01:06:47catégoriquement non
01:06:48est-ce que Donald Trump
01:06:49est pressé
01:06:50pour mettre fin
01:06:51à cette guerre
01:06:52la réponse est toujours non
01:06:53je suis persuadé
01:06:54personnellement
01:06:55que Donald Trump
01:06:56d'accord
01:06:56tout ce qu'on a dit
01:06:58le congrès
01:06:58les élections
01:06:59la Chine
01:07:00la semaine prochaine
01:07:01la coupe du monde
01:07:02la Chine
01:07:02la coupe du monde
01:07:03etc
01:07:03mais je pense que Donald Trump
01:07:05malgré tout ça
01:07:06il est dans des conditions
01:07:07objectives
01:07:08dans lesquelles
01:07:09il ne peut pas faire
01:07:10n'importe quoi
01:07:11malgré sa personnalité
01:07:12malgré son individualité
01:07:14il n'est pas aussi
01:07:17pressé qu'on le dise
01:07:18et je pense qu'il a
01:07:19si on reste à ce stade là
01:07:21avec le blocus
01:07:22avec le processus
01:07:23de négociation
01:07:24avec des ripostes
01:07:26à la marge
01:07:27il a largement le temps
01:07:29pour gérer la situation
01:07:30des ripostes
01:07:31et des frappes
01:07:31qui se poursuivent
01:07:32dans le golfe
01:07:33et la cible
01:07:34ce sont les émirats arabes unis
01:07:35Marie Jantric
01:07:36on vous retrouve de nouveau
01:07:36avec Anthony Métro
01:07:38il y a eu des alertes ce matin
01:07:39à cause d'attaques
01:07:40de missiles
01:07:41de drones
01:07:42alors on sait que les émirats
01:07:43profitent du dôme de fer
01:07:45qui a été fourni
01:07:46par les israéliens
01:07:47on l'évoquait
01:07:47qui intercepte la majorité
01:07:49des projectiles
01:07:49mais pas tous
01:07:50on a parlé ce matin
01:07:51de victimes
01:07:53on retrouvera Marie
01:07:54dans un instant
01:07:55il y a un problème
01:07:56de liaison
01:07:56mais clairement
01:07:57les émirats
01:07:58c'est l'ennemi
01:07:59de l'Iran
01:07:59Adèle
01:07:59c'est l'ennemi
01:08:00de l'Iran
01:08:01pour un ensemble
01:08:02d'horizons
01:08:02très très très divers
01:08:04et variés
01:08:04mais on ne va pas
01:08:05entrer dans les détails
01:08:06mais les émirats
01:08:07ne sont pas aussi seuls
01:08:08que les iraniens
01:08:09souhaitent voir
01:08:10non
01:08:11les émirats
01:08:12ils ont le soutien
01:08:13des français
01:08:13ils ont le soutien
01:08:15des égyptiens
01:08:15désormais
01:08:16les égyptiens
01:08:17engagés
01:08:18aux émirats
01:08:19et le maréchal
01:08:20Sissi
01:08:21en personne
01:08:22il était sur place
01:08:23hier
01:08:23il s'est promené
01:08:24dans plusieurs malles
01:08:25centres commerciaux
01:08:26avec le chef d'état
01:08:28émirien
01:08:29mais aussi
01:08:29tous les deux
01:08:30ils se sont rendus visite
01:08:31à cette présence militaire
01:08:33égyptienne
01:08:34c'est très important
01:08:34et ensuite
01:08:36les émirats
01:08:37désormais
01:08:38ils ne se cachent pas
01:08:39qu'ils ont le dôme
01:08:39de fer israélien
01:08:40ce qui n'est jamais
01:08:42jamais
01:08:43jamais
01:08:43je dis encore
01:08:44jamais arrivé
01:08:45entre les pays arabes
01:08:46et Israël
01:08:47c'est la première fois
01:08:48depuis la fondation Israël
01:08:49les Israéliens
01:08:50se déploient
01:08:51sur le territoire
01:08:52d'un pays arabe
01:08:53les officiers israéliens
01:08:55gèrent le dôme
01:08:57de fer
01:08:58dans un pays arabe
01:08:59oui
01:08:59les émiriens aussi
01:09:00ils sont suffisamment forts
01:09:01par exemple
01:09:02
01:09:02sur les deux missiles balistiques
01:09:04et les trois drones
01:09:05rien
01:09:06rien
01:09:07à viser
01:09:09la cible
01:09:10ils étaient détruits
01:09:11tous les trois
01:09:11pourquoi ?
01:09:12parce que les infrastructures
01:09:13émiriennes
01:09:14sont aussi puissantes
01:09:15qu'ils le souhaitent
01:09:17et je retiens également
01:09:17dans vos propos
01:09:18l'entrée potentielle
01:09:20dans la négociation
01:09:21Clémence Dibout
01:09:21d'un nouvel acteur
01:09:22l'Egypte
01:09:23oui parce que
01:09:24c'est ce qu'on a appris
01:09:26ce matin en fait
01:09:27la visite au plus haut rang
01:09:29président égyptien
01:09:30aux Imeras Arabes Unis
01:09:31notamment sur la base aérienne
01:09:33où il y a une présence
01:09:34égyptienne
01:09:35d'avions de combat
01:09:36et que donc du coup
01:09:37jusque là
01:09:38l'Egypte qui se tenait
01:09:39à l'écart
01:09:40pourrait rentrer en guerre
01:09:41c'est vrai qu'on a déjà
01:09:42parlé de l'Egypte
01:09:43parce que le canal de Suez
01:09:44avait été complètement vidé
01:09:46et sécurisé hier
01:09:47pour le passage
01:09:48du porte-avions
01:09:49Charles de Gaulle
01:09:49le porte-avions français
01:09:50c'est une information
01:09:52importante
01:09:52parce que les pays
01:09:53du Golfe
01:09:54les pays du Moyen-Orient
01:09:55sont très divers
01:09:56et arrivent en ordre
01:09:57de bataille
01:09:59très très divers
01:10:00les Émirats Arabes Unis
01:10:01il faut le rappeler
01:10:02c'est le pays
01:10:02en pointe sur
01:10:03les accords d'Abraham
01:10:04les accords d'Abraham
01:10:05c'est la reconnaissance
01:10:06de l'état d'Israël
01:10:08et il était question
01:10:09un moment
01:10:10pour le Qatar
01:10:10voire peut-être même
01:10:11pour l'Arabie Saoudite
01:10:12et même
01:10:12Donald Trump
01:10:13s'était pris à rêver
01:10:14qu'un jour
01:10:14il ferait signer
01:10:15ses accords
01:10:15par l'Iran
01:10:16pour l'instant
01:10:18c'est les Émirats Arabes Unis
01:10:19et le Bahreïn
01:10:20en échange
01:10:21d'une protection
01:10:22et ça
01:10:22ça passe mal
01:10:23aussi
01:10:24dans l'opinion publique
01:10:25s'il y en a
01:10:26dans les pays du Golfe
01:10:27notamment
01:10:28en Arabie Saoudite
01:10:29on va retrouver
01:10:30on avait justement
01:10:31Marie Gentry
01:10:31à Abu Dhabi
01:10:32on le disait
01:10:33Marie
01:10:34les Émirats
01:10:34qui vivent de nouveau
01:10:35au rythme des alertes
01:10:39exactement
01:10:40puisque ce matin
01:10:41aux alentours
01:10:41de 6h30
01:10:42ici
01:10:42on a eu ce communiqué
01:10:44du ministère
01:10:45de la Défense
01:10:45affirmant
01:10:46que les Émirats Arabes Unis
01:10:47avaient à nouveau
01:10:48activé leur système
01:10:49de défense antiaérienne
01:10:50parce qu'ils faisaient face
01:10:51à des missiles
01:10:52et des drones
01:10:53venant d'Iran
01:10:54et il y a quelques minutes
01:10:55on a eu ces chiffres
01:10:56communiqués là aussi
01:10:57par le ministère
01:10:58de l'Intérieur
01:10:58les Émirats Arabes Unis
01:11:00ont intercepté
01:11:013 drones
01:11:02et 2 missiles
01:11:03ce qui fait que
01:11:04désormais
01:11:04si on fait les comptes
01:11:05et bien
01:11:06depuis le début
01:11:07de la guerre
01:11:07les Émirats Arabes Unis
01:11:08ont intercepté
01:11:112263 drones
01:11:1229 missiles de croisière
01:11:14et 551 missiles balistiques
01:11:16les Émirats Arabes Unis
01:11:17sont le pays
01:11:18clairement
01:11:19le plus durement touché
01:11:20par l'Iran
01:11:20parmi les pays du Golfe
01:11:22je précise également
01:11:23que les attaques
01:11:25qui ont eu lieu
01:11:25aujourd'hui
01:11:26ont fait 3 blessés
01:11:273 blessés modérés
01:11:28aucune personne
01:11:29est décédée
01:11:29Sébastien
01:11:30à travers cette manifestation
01:11:32de puissance
01:11:33de la part de l'Iran
01:11:34est-ce que Téhéran
01:11:35est en train
01:11:35de gagner peut-être
01:11:36dans la négociation
01:11:37le contrôle du détroit
01:11:39d'Ormuz ?
01:11:40C'est là où
01:11:40toutes les négociations
01:11:41on va voir
01:11:42quelle forme
01:11:43elles vont prendre
01:11:43parce qu'en fait
01:11:45au terme de ces 40 jours
01:11:46de guerre
01:11:47les Iraniens
01:11:48ont fait
01:11:49une percée stratégique
01:11:50c'est-à-dire que
01:11:51cette question du détroit
01:11:52d'Ormuz
01:11:53n'était pas posée
01:11:54avant la guerre
01:11:55et c'est à l'occasion
01:11:56de cette guerre
01:11:57que les Iraniens
01:11:58ont avancé un pion
01:12:00donc si vous voulez
01:12:01c'est là où
01:12:01ça va être un petit peu
01:12:03difficile
01:12:03dans la négociation
01:12:05c'est qu'il faut reconnaître
01:12:06quand même
01:12:06à l'Iran
01:12:07d'avoir finalement
01:12:08réussi
01:12:09à prendre
01:12:10un avantage
01:12:10extrêmement important
01:12:12dans la situation
01:12:13actuelle
01:12:14et il va falloir
01:12:16pour les Iraniens
01:12:18utiliser ce levier
01:12:19pour obtenir
01:12:20un maximum
01:12:21de retour
01:12:22dans les négociations
01:12:24car ce levier
01:12:25c'est un levier financier
01:12:26évidemment
01:12:26c'est d'abord
01:12:27un levier de pression
01:12:28pour l'instant
01:12:29on n'en est vraiment
01:12:29qu'à la pression
01:12:30puisqu'aucun bateau
01:12:31ou très peu
01:12:31ne passe
01:12:32donc il y a une pression
01:12:34extrêmement forte
01:12:35sur l'économie mondiale
01:12:36et puis peut-être
01:12:37qu'à l'avenir
01:12:37ça va être
01:12:38un levier financier
01:12:39parce qu'ils vont attendre
01:12:40des retours
01:12:41des taxes
01:12:42un péage
01:12:44autour de ce détroit
01:12:46et c'est là
01:12:47où toutes les négociations
01:12:48vont rentrer
01:12:49en ligne de compte
01:12:49si vous voulez
01:12:50les Américains
01:12:51ont ruiné
01:12:52ont anéanti
01:12:54une grande partie
01:12:55de l'Iran
01:12:5625 000 bombes
01:12:57c'est énorme
01:12:58il y a des dommages
01:12:59extrêmement forts
01:13:00en Iran
01:13:00et les Iraniens
01:13:02vont utiliser
01:13:03ce levier
01:13:03jusqu'au bout
01:13:04pour obtenir
01:13:06des compensations
01:13:08dans tous les domaines
01:13:09autant dans le nucléaire
01:13:10que dans l'aspect financier
01:13:13selon la banque mondiale
01:13:15les Iraniens
01:13:15ont besoin
01:13:16de 1250 milliards
01:13:18de dollars
01:13:18pour reconstruire
01:13:19tout ce qui a été
01:13:20uniquement détruit
01:13:21pendant cette guerre là
01:13:23alors pour cela
01:13:24c'est depuis toujours
01:13:25je dis
01:13:26pour les Iraniens
01:13:27notamment pour la nouvelle génération
01:13:28des passes d'Adan
01:13:29au pouvoir
01:13:30c'est vraiment
01:13:31l'économie
01:13:31qui est au centre
01:13:32de gravité
01:13:33sans l'économie
01:13:34cette république
01:13:34ne fonctionnera pas
01:13:35après cette guerre
01:13:36il est fort probable
01:13:37sans la levée des sanctions
01:13:39sans la récupération
01:13:40des avoirs gelés
01:13:41sans laisser les 100 milliards
01:13:43de dollars
01:13:43ils ne pourront pas
01:13:45gérer le pays
01:13:45est-ce que les deux parties
01:13:46vont pouvoir se mettre d'accord
01:13:47sur une plateforme minimale
01:13:48avant le départ de Trump
01:13:49pour la Chine le 14 ?
01:13:51donc dans une semaine
01:13:51oui
01:13:53ça va être difficile
01:13:54parce que
01:13:54c'est ce que les Iraniens
01:13:55essayent de faire
01:13:56d'ailleurs
01:13:56je crois que les Français
01:13:57aussi étaient plutôt
01:13:58partisans de cette approche
01:13:59c'est-à-dire déconnecter
01:14:00la question de Hormuz
01:14:01de toutes les autres questions
01:14:02notamment nucléaire iranienne
01:14:04pour permettre
01:14:05une respiration
01:14:06du côté de Hormuz
01:14:07et puis après
01:14:09aborder le fond
01:14:10du nucléaire
01:14:11mais on voit bien là
01:14:12du côté iranien
01:14:13il y a un changement de cap
01:14:14moi je crois
01:14:14autour de cette guerre
01:14:15c'est-à-dire qu'il y avait
01:14:16chez les conservateurs
01:14:18les gardiens de la révolution
01:14:20etc. un clan très outil
01:14:22anti-occidental
01:14:23et un clan
01:14:25qui était pour la sécurité
01:14:26et la sûreté du pays
01:14:27et je crois que
01:14:28c'est ce deuxième clan
01:14:29qui va peut-être
01:14:30progressivement
01:14:31prendre le pouvoir en Iran
01:14:3370e jour de guerre
01:14:34deux jours
01:14:35deux
01:14:35un jour dans la guerre
01:14:36à travers trois informations
01:14:37les trois informations
01:14:38essentielles
01:14:39de ces dernières heures
01:14:40d'abord l'Iran
01:14:41qui dit avoir saisi
01:14:42un pétrolier en mer
01:14:43d'Oman
01:14:44information de l'agence
01:14:45iranienne Fars
01:14:47bâtiment baptisé
01:14:47Ocean Coil
01:14:49battait pavillon
01:14:50de la Barbade
01:14:51sans que l'on ait d'ailleurs
01:14:52réellement d'explications
01:14:53sur les raisons
01:14:54de cette saisie
01:14:54quelques heures après
01:14:55cette scène de bataille navale
01:14:57quasiment au même endroit
01:14:58au large du détroit
01:14:59d'Hormuz
01:14:59trois destroyers américains
01:15:01attaqués par les Iraniens
01:15:03des vedettes
01:15:03des missiles
01:15:04des drones
01:15:05les Américains infirment
01:15:06que les navires
01:15:07n'ont pas été touchés
01:15:07les Iraniens disent le contraire
01:15:09et dans ce cadre
01:15:10où en est la négociation
01:15:11le Premier ministre pakistanais
01:15:12dit qu'il croit fermement
01:15:13que ce cessez-le-feu
01:15:14sera un cessez-le-feu durable
01:15:16j'arrive d'y rester
01:15:17en contact permanent
01:15:18avec l'Iran
01:15:19et les Etats-Unis
01:15:19jour et nuit
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