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Jean-Luc Mélenchon, récession en France, Sophie la girafe … La semaine d'Arnaud Montebourg à découvrir en intégralité sur la chaîne YouTube de BFMTV
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00:00Votre rendez-vous justement consacré à la souveraineté de la France, à la souveraineté européenne.
00:06Rejoignez-moi Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'économie, aujourd'hui entrepreneur retiré de la vie politique.
00:15Bonsoir Arnaud, cher Arnaud, comment allez-vous ?
00:17Mieux que la France, chère Paola.
00:18Mieux que la France, mieux que le monde, mieux que le détroit d'Hormuz et mieux aussi peut-être effectivement
00:24que ces deux pays qui se font une guerre interminable.
00:27Le Charles de Gaulle, le Charles de Gaulle est en train de faire cap vers le golfe.
00:32On va voir ces images de cette caméra embarquée.
00:35Il a passé le canal de Suez mercredi, le fleuron de la marine nationale française en route vers le détroit.
00:40Et ce n'est pas une manœuvre, c'est un signal.
00:43Paris et Londres ont montré une coalition multinationale de plus de 40 nations quand même pour sécuriser Hormuz.
00:48Alors c'est quoi le rôle de la France ?
00:50C'est arbitre, médiateur, puissance d'équilibre ?
00:54Un peu tout à la fois. La France a une capacité de projection et de rassemblement de 50 nations.
01:01C'est un chiffre politique un peu fictif, mais il y a quand même une coalition franco-britannique des Européens
01:06qui sont capables de rassembler tous ceux qui veulent que, sur le plan multilatéral, on se rassemble pour arrêter les
01:13dégâts.
01:14Donc c'est une sorte de contribution au retour à la paix et à l'ordre international maritime.
01:20Donc ça, c'est un bon signal que la France envoie.
01:23Et je trouve qu'il est intéressant que le président de la République, M. Macron, ait pu déclarer que la
01:30France a la confiance des deux belligérants.
01:32Nous avons la confiance américaine, même si elle est un peu agitée.
01:36Nous avons la confiance iranienne, nous ne sommes pas naïfs, mais nous avons maintenu un canal diplomatique.
01:42Donc il y a la possibilité de faire le casque bleu qui a disparu.
01:47Où est l'ONU ? Où sont les institutions internationales ?
01:51Tout ça a disparu, a été flanqué, si vous passez l'expression par terre, par la politique de destruction de
01:57Trump des institutions internationales.
02:00Et donc il faut bien reconstituer des coalitions de volontaires qui veulent assurer la paix et la tranquillité mondiale.
02:08Et je trouve que la France joue une très bonne carte.
02:10Elle ne va pas aller se mettre dans les dégâts qui sont en train de se produire.
02:17Mais elle a les moyens de bâtir, j'allais dire, le cessez-le-feu et la réouverture.
02:23Est-ce qu'elle va y arriver ? Nous n'en savons rien.
02:25Mais en tout cas, c'est une bonne position, non alignée, autonome, rassembleuse.
02:32Merci au Président de la République pour une fois.
02:35Un bon point. Vous rajoutez pour une fois.
02:38Quand on dit en général bravo à Emmanuel Macron, on a la dent dure, on est exigeant.
02:44Alors peut-être qu'effectivement la France envoie le Charles de Gaulle parce que ça chauffe pour l'économie de
02:48la France.
02:49C'est la douche froide, croissance à taux zéro, l'inflation qui remonte à plus de 3%.
02:53Et cette question qui agit tout le monde, est-ce qu'on va vers une récession ?
02:56Alors, il y a un homme qui a pris la plume cette semaine, c'est le gouverneur de la Banque
03:01de France.
03:01Et dans sa dernière lettre au Président, qui est finalement comme un testament, il se veut très très rassurant.
03:07Même dans les pires scénarii, il n'y a pas de récession. Est-ce que vous le trouvez trop optimiste
03:11?
03:11Alors, il faut lire toujours avec attention les testaments des dirigeants des grandes institutions qui s'en vont parce qu
03:18'on peut se dire qu'ils commencent à dire la vérité.
03:21Moi, je me souviens, le directeur du Trésor arrive lorsque je suis entré à Bercy.
03:27Il me dit, c'est la dernière fois, monsieur le ministre, que je vous dirai la vérité.
03:31Donc, j'ai gardé cette note précieusement parce qu'après, c'est la langue de bois administrative dont on enivre
03:37les ministres qui, eux-mêmes, les répètent sur les plateaux de télévision.
03:40Donc, ça, c'est le problème.
03:43Donc, finalement, c'est que quand on est sur le départ, qu'on dit la vérité ?
03:46Ou à l'arrivée, ou au départ. Et après, l'administration, elle raconte ce qu'elle veut et donc il
03:50faut travailler autrement.
03:51Ce qui est intéressant, c'est que monsieur Villeroy de Gallo part en disant, écoutez, il n'est pas certain
03:57qu'on ait un scénario très négatif.
03:59Alors, il est vrai qu'il a une conception formelle de la récession.
04:03Qu'est-ce qu'une récession en droit de l'économie de crise ?
04:06Eh bien, c'est six mois consécutifs de PIB négatif.
04:11Heureusement, on n'y est pas. Ça, c'est sûr.
04:12Heureusement, on n'y est pas.
04:13Mais on va se prendre.
04:14Dans le scénario, regardez, 0,3% de croissance, ça, on n'est pas dans la récession, mais finalement, on
04:20est quand même au bord de la noyade.
04:21La zone euro est à zéro. Ça, c'est sûr. Et l'inflation est haute.
04:25On est remonté au-dessus de 2. On est au niveau des États-Unis.
04:28Donc, inflation plus chute de croissance, ça ne va pas en Europe. Ça, c'est sûr.
04:34Maintenant, on ne pourra pas parler de récession, parce que formellement, on n'y sera pas.
04:37Mais enfin, on n'y sera pas loin. Côtoyer la récession sans jamais y tomber, c'est le travail des
04:42grandes institutions que de le dire.
04:44Et une petite curiosité, qu'est-ce que vous avez dit, vous, en quittant le ministère de l'Économie ?
04:48Quelles étaient vos vérités ?
04:49Mes vérités, c'était qu'on ne peut pas continuer à mener une politique d'austérité fiscale sans jamais l
04:56'avoir annoncé aux Français,
04:57mais en leur faisant subir.
04:58C'est d'ailleurs les raisons pour lesquelles le gouvernement de l'époque a explosé et que François Hollande n
05:03'a jamais pu se représenter.
05:04D'accord.
05:05Ça s'appelle une fracture politique.
05:07Et quand on n'est pas d'accord, il faut s'en aller.
05:09Il pourra se représenter en 2027, François Hollande ?
05:13Écoutez, vu son bilan, ça va être compliqué, parce qu'il y a quand même des gens, moi-même, on
05:18va l'inviter, M. Hollande.
05:19On va lui dire, dis donc, hein, qui a vendu Alstom aux Américains, qui a imposé 37 milliards d'impôts
05:25nouveaux,
05:26c'est deux points de PIB, à des braves gens et aux entreprises, tout ça, il faudra en répondre.
05:32Et on en parlera à Chloé Riedel, la porte-parole du Parti Socialiste, qui va nous rejoindre dans un instant.
05:37Ce que dit le gouverneur de la Banque de France et ce qui a retenu votre attention, c'est qu
05:40'il dit
05:41nos abritrages collectifs ont été jusqu'à présent en faveur des seniors.
05:44Et si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas préparer bien l'avenir.
05:51Et l'avenir, il est noir, puisque c'est un hiver démographique qui s'annonce pour la France.
05:56Et ce soir, Arnaud, c'est votre plaidoyer.
05:58C'est vrai, tout le monde s'inquiète, tout le monde a regardé les chiffres de la natalité en France.
06:03C'est l'écroulement. Nous avons diminué de 24% depuis 2010, c'est-à-dire en 2015, 15 ans,
06:10on a diminué de 25%.
06:12Donc, on est pour la première fois le pays, un des pays européens.
06:16On rejoint l'accord des pays européens où le nombre de décès est supérieur au nombre de naissances.
06:21Donc, ça veut dire que la population française a commencé à diminuer.
06:26On ne fait plus assez d'enfants et de bébés en France.
06:28Mais alors, ce qui est intéressant, parce qu'on se dit, que se passe-t-il ?
06:32Où est la politique démographique, la politique familiale, les allocations familiales ?
06:36D'ailleurs, vous avez déjà tous les candidats aux élections présidentielles putatives.
06:39Il commence à dire qu'il faut réarmer la natalité.
06:44Comme Bruno Retailleau, par exemple.
06:46Vous avez une espèce de surenchère.
06:48Alors, il propose, Bruno Retailleau, six mois de congés de naissance,
06:51des déductions fiscales sur l'emprunt immobilier, refondre des aides familiales.
06:54Et finalement, il veut un peu inciter, voire pousser les enfants à avoir des enfants.
06:59Est-ce que c'est le rôle d'un politique, finalement, de se mettre dans le lit, presque, des Français
07:03?
07:04Alors, ça, non.
07:05Mais c'est la tradition politique de la France que d'avoir une politique nataliste dynamique et puissante
07:13et d'investir beaucoup d'argent.
07:14Ce n'est pas un gros mot pour vous, politique nataliste ?
07:16Non, c'est-à-dire qu'on favorise la natalité.
07:18Mais ce qui est intéressant, c'est que toute l'Europe en est là, et même le monde.
07:22C'est-à-dire qu'en fait, quand vous regardez tous les continents,
07:25la décroissance démographique mondiale a commencé.
07:28États-Unis, effondrement.
07:30Europe, effondrement.
07:31Asie, Chine, effondrement encore plus marqué.
07:35Afrique, décroissance, ça y est, ça commence.
07:37Vous avez des pays très dynamiques sur le plan démographique,
07:40qui étaient à 7 enfants par femme,
07:41ils redescendent à 5, à 4, et même Nigeria, on n'est pas loin de 3.
07:45Donc, nous avons une décroissance mondiale.
07:47Pourquoi ?
07:48Donc, on se pose la question, pourquoi les jeunesses du monde,
07:51pas seulement européennes ou occidentales, ne veulent plus faire d'enfants ?
07:54Et puis, pour nous, comment se fait-il qu'en Occident,
07:58on ait cet hiver démographique ?
08:01Pourquoi les jeunes générations ne veulent pas le faire d'enfants ?
08:02C'est intéressant de se poser la question.
08:04Très intéressant, allez-y.
08:05C'est intéressant de se poser la question.
08:07Donc, qu'est-ce qu'il y a ?
08:08Déjà, la montée de l'angoisse dans ces nouvelles générations.
08:11Tous les jours, on nous sert des scénarios
08:13qui ressemblent un tout petit peu à la fin du monde.
08:16L'angoisse climatique, on va finir à 50 degrés.
08:21J'ai moi-même un enfant qui a 10 ans, qui est né en 2015,
08:25qui aura l'âge de sa grand-mère en 2100.
08:27Elle va traverser le siècle.
08:29Ce qu'on prévoit en 2100, quand elle arrivera au terme de sa belle vie,
08:34je l'espère pour elle, n'est pas très incitatif.
08:38Ça ne donne pas envie de transmettre à de nouvelles générations le fardeau d'aujourd'hui.
08:43L'angoisse technologique, la révolution technologique permanente,
08:48l'intelligence artificielle.
08:50Comment faire des projets, se projeter individuellement et collectivement
08:53dans ce bouleversement permanent ?
08:55Et puis, excusez-moi, l'angoisse existentielle.
08:59Comment vivre dans ce monde désarticulé, sans gouvernail, sans raison,
09:06et agité par le mensonge permanent ?
09:08C'est un peu plus de Dieu, plus de maître, seul au monde.
09:11Seul sur la grève, c'est l'angoisse Nietzséenne.
09:14Ça, c'est la vérité de ce que connaît le monde.
09:18Peut-être que les jeunes, finalement, ne font pas d'enfants
09:21par l'angoisse de ne pas subvenir à leurs besoins,
09:24de ne pas réussir à se loger.
09:26Et peut-être que si on donnait plus d'incitations, ça encouragerait.
09:30C'est le rôle des politiques natalistes, justement,
09:32de venir soutenir le jeune papa, la jeune maman,
09:36et de ceux qui font des bébés.
09:37Eh bien, alors, toutes ces politiques natalistes,
09:39on en a testé un certain nombre, la Hongrie, la Russie,
09:43la Corée du Sud, la Suède.
09:45Alors, les meilleurs, c'est la Suède.
09:47La Suède, on octroie pour chaque enfant, aux deux parents,
09:50tenez-vous bien, Paola, ça va peut-être vous faire rêver,
09:53vous qui avez des enfants,
09:5569 semaines de congés parentales,
09:59rémunérées à 80% du salaire.
10:01Mais je vais devenir suédoise demain, évidemment.
10:03Vous devenez suédoise, mais franchement, la Suède n'a pas vu sa courbe des naissances s'inverser.
10:09En France, on dépense 65 milliards en politique familiale,
10:12et nous avons le plus bas niveau de natalité, de fécondité depuis 1917, la guerre de 1914.
10:19Les chèques ne font jamais d'enfants.
10:21Ça, c'est sûr.
10:22C'est ce qu'il faut répéter à tous les idéologues
10:25qui vont se préparer à candidater aux élections présidentielles.
10:27Et si, tout simplement, l'humanité avait pris conscience que l'occupation par l'humanité elle-même,
10:32par les humains, était peut-être un peu trop forte,
10:35et qu'il devait y avoir un rééquilibrage en faveur de la nature ?
10:39Est-ce qu'il n'y a pas entré dans l'inconscient collectif
10:41que maintenant, on va devoir vivre un peu moins nombreux partout sur la planète,
10:46y compris dans les pays très prolifiques ?
10:49Alors, moi, je voudrais qu'on se projette,
10:51qu'est-ce que c'est qu'une France où il y a moins de natalité ?
10:54Il faut qu'on accepte la fermeture des crèches et des écoles.
10:57Je vois partout des panneaux,
10:58« À Paris ! À Paris, vous rendez compte, on ferme des écoles ! »
11:01Moi, il y a 10-15 ans, quand j'étais président du département,
11:05on se battait pour nos écoles rurales.
11:06Eh bien, là, il faut accepter qu'elles ferment.
11:08Deux, les problèmes de dépenses de santé,
11:11elles vont exploser avec la montée de l'âge.
11:13Est-ce qu'il ne faut pas diminuer les dépenses natalistes
11:17pour aller sur la santé ?
11:19Troisièmement, les retraites.
11:20Question intéressante.
11:22Nous étions 4-3 actifs pour un retraité en 1970.
11:27On va être en 2070 1,4.
11:30Donc, ça veut dire que pour 100 euros de salaire aujourd'hui,
11:33on verse 28 euros aux retraités.
11:36Donc là, il y a un problème d'écart entre l'effort de l'actif
11:40et le retraité qui est aujourd'hui généreusement servi.
11:44Donc, ça, ce rééquilibrage entre les âges va devoir intervenir.
11:48Et c'est ce que dit Villeroy de Gallo dans sa lettre testamentaire de la Banque de France
11:52qu'il faut lire et relire.
11:53On va lire François Villeroy de Gallo.
11:56Effectivement, il fait un peu du boomer bashing en disant
11:59« Allez, priorité pour les actifs ».
12:01Maintenant, on va parler politique,
12:02puisqu'il y a un homme qui, ô surprise,
12:05s'est déclaré à sa quatrième candidature à la présidentielle.
12:10C'est Jean-Luc Mélenchon.
12:11Déjà quatre éternels candidats.
12:14Alors, on peut dire beaucoup de choses sur Jean-Luc Mélenchon,
12:16mais on peut aussi s'attaquer à son programme.
12:19Et c'est ce que vous avez fait, Arnaud.
12:20Il y a quoi dans le programme de la France insoumise ?
12:23Alors, je vais être assez simple.
12:25230 milliards de dépenses nouvelles,
12:27un million de créations d'emplois d'agents publics,
12:32et comme on finance ça,
12:34100 milliards, grosso modo,
12:36100 milliards d'impôts nouveaux,
12:3820 milliards sur les ménages dits riches,
12:40et 80 milliards sur les entreprises.
12:42Donc, c'est simple.
12:44On arrive à un déficit,
12:44donc 100 milliards de déficit de plus par an.
12:47On arrive à un déficit
12:49qui fait 9 points de PIB.
12:52Donc, en fait, la France est soit sous tutelle, soit ruinée.
12:56Donc, si vous voulez couler la France,
12:57votez Mélenchon dès le premier tour.
12:59Voilà ce que je peux...
13:00Il n'y a pas d'autre...
13:00Ça n'a aucun sens.
13:02Vous trouvez que c'est irresponsable, finalement,
13:04de voter Jean-Luc ?
13:05C'est totalement irréalisable.
13:07C'est impossible.
13:08Donc, c'est un programme
13:09qui n'est pas fait pour le pouvoir,
13:11mais qui est fait pour flatter
13:12des catégories socioprofessionnelles.
13:14J'invite les Français
13:15à ne plus répondre à ce type de proposition.
13:19Bon, on a bien compris
13:20que ce n'est pas la gauche
13:21que vous allez soutenir.
13:22Non, mais ce n'est même pas
13:23une question de gauche.
13:24C'est inadmissible
13:25que quand on se présente à une élection,
13:27on ne cherche même pas
13:28à résoudre les problèmes de la nation,
13:30mais qu'on les aggrave notoirement.
13:33Donc là, quand même,
13:34ça va très loin.
13:35Entendu.
13:36Si ce n'est pas la gauche,
13:37donc si ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
13:39pour incarner, finalement,
13:41cette gauche,
13:42qui pour incarner
13:43cette gauche souveraine, républicaine ?
13:45Et si c'était elle,
13:46une femme qui refuse
13:48de croire au déclin de la France ?
13:50Rejoignez-nous,
13:51Natacha Polony.
13:52Bonsoir.
13:53Vous êtes ancienne directrice de Marianne.
13:55Vous signez un plaidoyer vibrant
13:56pour notre France.
13:57La France corps et âme
13:58aux éditions.
13:59Plante de 100 pages de convictions.
14:00C'est une autre à la France charnelle.
14:02à sa personne,
14:03ses paysages,
14:04mais aussi un diagnostic sévère
14:05sur son délabrement
14:06et peut-être un programme
14:08de reconquête,
14:09peut-être un programme politique.
14:10En tout cas,
14:11Arnaud, ce soir,
14:11vous avez envie de lancer
14:12le mouvement Natacha Présidente.
14:14En tout cas,
14:15je vais vous dire,
14:16j'ai lu votre livre
14:18Natacha Polony,
14:19La France corps et âme.
14:21Félicitations.
14:22C'est un livre que tous les Français
14:24doivent lire.
14:25Voilà, je vous le dis franchement,
14:26il faut même l'apprendre par cœur.
14:28Pourquoi ?
14:28Parce qu'il y a une vision,
14:31un projet qui est là,
14:33qui dit les choses,
14:34simplement l'éducation,
14:36la grandeur de la France.
14:37C'est le retour aux fondamentaux
14:39avec les armes du bon sens.
14:41Donc moi, je vais vous dire,
14:43félicitations, déjà,
14:44pour ce travail qui est simple,
14:46qui dit les choses,
14:47et qui nous permettent
14:48de nous projeter.
14:49Et puis surtout,
14:50moi, ce que j'aime,
14:50c'est que vous aimez la France.
14:52Oui.
14:53Oui, j'aime la France.
14:54Et surtout,
14:55vous savez,
14:55je pense qu'on aime tous la France.
14:58C'est-à-dire que les dernières études,
14:59d'ailleurs, le montrent.
15:00C'est ça qui est extraordinaire.
15:01Il y a eu une étude en janvier 2026
15:03sur les fiertés françaises.
15:04Et alors, tout le monde
15:05a eu l'air étonné.
15:06Oh, mais les Français
15:07sont fiers de leur patrimoine,
15:08sont fiers de leur patrimoine
15:11naturel, historique, gastronomique.
15:13Mais quelle surprise !
15:14Mais évidemment,
15:15c'est un pays absolument extraordinaire.
15:17Et le mot qui ressortait
15:18dans cette étude,
15:18et c'est très intéressant,
15:20c'était le mot de gâchis.
15:21Ce n'est pas le mot de déclin.
15:22C'est le gâchis.
15:23C'est-à-dire qu'on est tous
15:24en train de se dire
15:25qu'on ne va quand même pas
15:26laisser ce pays s'enfoncer.
15:28Et en fait, ce livre,
15:29il sert à ça.
15:30Il sert à dire, écoutez,
15:31il y a une histoire,
15:33il y a un patrimoine,
15:34nous le partageons,
15:35il y a un idéal.
15:36La France, c'est à la fois
15:36un corps et une âme.
15:38C'est un corps charnel,
15:39c'est-à-dire que ce sont des paysages
15:40que vous avez là,
15:41qui sont splendides.
15:42C'est une géographie
15:43qui se transforme en histoire
15:44et en politique,
15:45en corps social.
15:46Ce sont des gens,
15:47ce sont des paysans,
15:48ce sont des ouvriers,
15:49ce sont des ingénieurs.
15:50Et tout ce corps,
15:51il souffre.
15:52Il souffre,
15:52et vous en parlez
15:53toutes les semaines ici,
15:54il souffre de la désindustrialisation,
15:55de la disparition de la production
15:57qui, petit à petit,
15:58dévitalise les territoires.
15:59Et puis, il y a une âme
16:00de la France.
16:01Et cette âme,
16:02c'est l'idéal républicain.
16:04Liberté, égalité, fraternité.
16:05En acte, vous dites.
16:06Mais exactement.
16:07En acte.
16:08Quand on voit ça
16:09sur les frontispices des écoles
16:11et des mairies,
16:12on se dit, ça c'est bidon.
16:14Donc, quand est-ce
16:14que ça va être vrai ?
16:15Et ça, j'adore
16:16que vous disiez ça.
16:17Excusez-moi,
16:18je peux faire des compliments,
16:19Paola ?
16:19Bien sûr !
16:20Vous allez dans
16:21Made in Montebourg,
16:22qui est l'émission
16:22du Made in France,
16:23on salue les défenseurs
16:25du Made in France.
16:25Donc, je vous félicie,
16:26Natacha.
16:27Oui, mais il faut préciser.
16:28Il faut préciser
16:29ce que ça veut dire en acte.
16:30Et en effet,
16:31quand vous vous battez
16:32pour adverter
16:33sur la baisse de la production,
16:35sur le fait
16:35qu'en fait,
16:36on ne fabrique plus en France,
16:38qu'est-ce que ça veut dire derrière ?
16:39Ça veut dire
16:40qu'on n'a plus de quoi
16:40payer ce modèle social.
16:42Ça veut dire
16:42qu'on n'a plus de quoi
16:42faire en sorte
16:43que les services publics
16:44soient partout.
16:45Donc, il n'y a plus d'égalité.
16:46Quand vous grandissez
16:47dans la creuse,
16:48qu'il n'y a pas
16:49d'infrastructure,
16:51il n'y a pas
16:51d'université,
16:53il n'y a rien,
16:53comment vous exercez
16:54votre liberté ?
16:55L'articulation
16:56entre liberté
16:57et égalité,
16:58elle est là.
16:59Et derrière,
17:00en fait,
17:00la question,
17:01c'est de savoir
17:01comment on perpétue
17:03cette promesse
17:04extraordinaire
17:04de 1789,
17:05c'est-à-dire
17:06le peuple souverain.
17:07La démocratie,
17:08c'est le gouvernement
17:10du peuple
17:11par le peuple
17:12pour le peuple.
17:13Et ça aussi,
17:14ça a été abîmé.
17:14Pourquoi ?
17:15Parce que petit à petit,
17:16vous avez...
17:17C'est la définition même
17:18du...
17:18Pardon, vous coupez.
17:19C'est la définition même
17:19du populisme.
17:20Par le peuple
17:21pour le peuple,
17:22c'est ça.
17:22Donc, en fait,
17:23vous dites
17:24l'État de droit,
17:25c'est bien,
17:25mais il faut le rééquilibrer
17:26par la souveraineté populaire.
17:28Exactement ce que dit,
17:29par exemple,
17:29un Marcel Gaucher,
17:31par exemple,
17:31un Jean-Éric Schuetteul,
17:33un Jean-Pierre Chevènement,
17:35un Arnaud Montebourg.
17:37Mais vous aussi,
17:37bien sûr,
17:38vous avez été pionnier.
17:39Mais engagez-vous
17:39tous les deux !
17:42J'ai peut-être trouvé
17:43ma candidate
17:43du Made in France,
17:44c'est madame
17:45Natacha Polony.
17:46Mais vous devriez
17:47monter le projet,
17:48effectivement,
17:48Polony 2027,
17:49Arnaud.
17:50La base,
17:51c'est quand même déjà
17:52de prouver
17:53qu'on peut se réunir
17:55et que les Français,
17:56en fait,
17:57attendent cette lecture
17:58de la France.
17:59C'est ça qui m'intéresse,
18:00en fait.
18:00Parce que bon,
18:01là,
18:01on est dans la course
18:02aux candidats,
18:03on en a 15
18:04qui se présentent tous les jours.
18:05La question,
18:05c'est d'abord,
18:07est-ce qu'il y a une vision ?
18:08Et moi,
18:08je suis effrayée du vide,
18:09en fait.
18:10Je suis effrayée
18:10de l'absence de la vision.
18:11Et de la cour de récréation
18:12pour assistants parlementaires.
18:14Oui.
18:14Si vous me passez
18:16le propos
18:17pas très agréable.
18:19Là,
18:19ce qui me semble important,
18:20c'est de dire
18:21que
18:22nous allons arriver
18:23à l'automne
18:24avec une crise
18:25absolument majeure.
18:26Parce que là,
18:27même si le détroit d'Hormuz
18:28est rouvert demain,
18:29en fait,
18:30il va y avoir une inflation,
18:31il y a des risques
18:32de pénurie.
18:33Et la France
18:34paye 30 ans
18:37d'incurie
18:37où il a été impossible
18:38de faire prévaloir
18:39la production.
18:40Donc,
18:41la souveraineté,
18:42c'est-à-dire l'indépendance.
18:43Nous n'avons pas prévu
18:44l'imprévisible.
18:45Or,
18:46c'est ça le rôle
18:46des politiques,
18:47c'est de prévoir
18:48l'imprévisible,
18:49c'est-à-dire de faire en sorte
18:50d'être protégé.
18:50Alors,
18:51qui pour incarner cette vision ?
18:53La question,
18:53c'est pas...
18:54Pardon,
18:55mais pour l'instant...
18:56Non,
18:56non,
18:56la question pour l'instant,
18:58c'est est-ce qu'on peut
18:58se mettre d'accord
18:59pour se dire que là,
19:01ce qui va être en jeu
19:02face à cette crise,
19:03c'est ce qu'on appelle
19:04la physicalité.
19:05C'est-à-dire qu'on va
19:06s'apercevoir à nouveau
19:07que le monde est matériel,
19:09qu'une économie virtuelle
19:11qui paye des cabinets
19:12de conseil,
19:13McKinsey
19:14et des avocats d'affaires,
19:16c'est très bien,
19:17ça fait un PIB
19:17qui est élevé,
19:18mais la question,
19:19c'est de savoir
19:20la nature concrète
19:21de l'économie.
19:22Parce que,
19:23quand on n'a pas d'énergie,
19:24quand on n'a pas
19:25de matière première,
19:26eh bien,
19:26on n'a plus rien
19:27et il n'y a plus de quoi
19:28payer les cabinets de conseil.
19:29Alors,
19:30Madame Poligny,
19:30vous dites dans votre livre
19:31l'Union européenne
19:32ne nous permet pas,
19:33contrairement à ce qu'on nous raconte,
19:34d'être plus fort.
19:36Vous pourriez commenter
19:37ce propos de votre part,
19:38s'il vous plaît ?
19:38Oui,
19:39c'est-à-dire que...
19:39Qu'est-ce que vous voulez dire ?
19:40Je fais partie des gens,
19:41d'abord,
19:41qui croient qu'il y a
19:42une civilisation européenne,
19:44que nous avons quelque chose
19:45de spécifique
19:46que nous avons apporté au monde.
19:47En revanche,
19:48on nous a vendu l'idée
19:49que l'Union faisait la force.
19:51Et nous,
19:52on a vu Ursula von der Leyen
19:53face à Donald Trump
19:55en train de s'écraser
19:56et d'accepter des droits de douane
19:57qui étaient inacceptables.
19:59Pourquoi ?
20:00Parce qu'en fait,
20:01quand on dit
20:02qu'il faut agir en européen,
20:04il n'y a d'ailleurs
20:04que les Français
20:05qui expliquent ça,
20:06c'est ça qui est formidable.
20:07Quand vous allez à Bruxelles,
20:08même des commissaires européens
20:09vous disent
20:10que c'est terrible,
20:10les Français,
20:11quand ils arrivent à Bruxelles,
20:13ils mangent leur passeport.
20:15J'ai un commissaire européen
20:16qui me l'a dit.
20:16C'est quand même fabuleux.
20:18Donc,
20:18le problème,
20:19c'est qu'il y a
20:20des divergences
20:21de modèles économiques
20:22en Europe.
20:23C'est comme ça.
20:24Ce n'est pas grave
20:25si on en prend acte
20:26et si on décide
20:27de mettre sur la table,
20:28d'introduire
20:29un rapport de force,
20:30c'est-à-dire que chacun
20:31défend ses intérêts vitaux
20:32et on se met d'accord
20:33et on arrive à un accord.
20:35Là,
20:35qu'est-ce qu'on fait ?
20:36On dit
20:37non,
20:37on n'a rien vu.
20:38Donc,
20:38par exemple,
20:39l'Allemagne
20:39défend à tout prix
20:40ses exportations
20:41quitte à ruiner les voisins.
20:43Ce n'est pas grave,
20:43on fait comme si
20:44on n'avait pas vu,
20:44on croit aux couples
20:45franco-allemands.
20:46Les Pays-Bas
20:47sont le cheval de Troie
20:48dans l'Europe
20:49des produits chinois.
20:51Je vous cite un chiffre.
20:522022,
20:53balance commerciale
20:54des Pays-Bas,
20:55120 milliards de déficit
20:57vis-à-vis de la Chine,
20:59326 milliards
21:00d'excédents commerciaux
21:00vis-à-vis du reste
21:01de l'Union européenne.
21:02C'est comme sur tous
21:03les produits chinois
21:03qui nous fournent.
21:04Excusez-moi de parler
21:05comme ça,
21:06comme on fait ailleurs,
21:09mais c'est exactement ça.
21:10C'est écrit dans les traités
21:11de l'Union européenne,
21:1225% des droits de douane
21:13pour le premier pays
21:14importateur.
21:15C'est un modèle économique.
21:16C'est là,
21:16Madame Polony,
21:17je suis d'accord
21:18avec toutes ces analyses.
21:19Ce livre est comme
21:20si c'était le mien.
21:21Je le fais mien
21:22et j'invite les Français
21:23à le lire
21:23parce qu'il y a enfin
21:25dans le débat
21:26une vision
21:27et un chemin.
21:28Maintenant,
21:29il faut faire le programme.
21:31D'abord,
21:32on se met d'accord
21:33là-dessus
21:34et surtout,
21:35la question,
21:36c'est comment on rassemble.
21:37Parce que moi,
21:37ce qui me frappe
21:38dans le débat politique
21:39aujourd'hui,
21:40c'est qu'on a
21:41des personnages politiques
21:42qui arrivent,
21:43qui se présentent.
21:43Je suis effrayée
21:45parce qu'ils arrivent
21:46avec des programmes.
21:47Ça pourrait être le même
21:48il y a 5 ans,
21:49il y a 10 ans.
21:50C'est-à-dire que
21:50tout ce qui s'est passé,
21:52la guerre des matières premières,
21:54les États-Unis
21:55et la Chine
21:56qui se livrent
21:56une guerre
21:57sur les matières premières,
21:58les technologies critiques,
22:00ça n'existe pas.
22:01On est là en train
22:02de reproduire le même.
22:04Alors que l'urgence,
22:05vous en parliez à l'instant
22:06sur ce plateau,
22:07vous étiez en train
22:08de parler des questions
22:09d'abord du rapport
22:10du gouverneur
22:11de la Banque de France
22:11où on s'aperçoit
22:13que le problème,
22:13ce n'est pas de savoir
22:14exactement si on a créé
22:15quelques emplois ou pas,
22:16c'est la nature
22:17de ces emplois.
22:18Parce que les emplois industriels,
22:20ça crée des emplois
22:21de services derrière,
22:22ça crée de la richesse,
22:23ce sont des emplois stables.
22:24Alors même que nous,
22:25on a une économie
22:26qui est allée
22:27vers les emplois de services
22:28qui sont beaucoup moins protégés,
22:30qui sont pour certains
22:31des emplois précaires.
22:32Donc, on a dégradé
22:33la nature de notre économie.
22:35Et derrière,
22:36vous parliez de la natalité.
22:38Alors moi,
22:39si vous avez bien vu
22:40dans le livre,
22:41sur la natalité,
22:42on n'est pas d'accord.
22:42Parce que moi,
22:43je crois qu'il faut
22:44une politique de natalité
22:45et qu'en fait,
22:45ça passe d'abord par...
22:46Vous savez pourquoi d'ailleurs
22:47je crois en une politique
22:48de natalité ?
22:49Parce que quand vous regardez
22:50le nombre d'enfants par femme
22:52et le nombre désiré
22:53d'enfants par femme,
22:54ce n'est pas le même.
22:55Et moi, ma volonté,
22:56c'est que les gens
22:57puissent faire ce à quoi
22:58ils aspirent.
22:59Et donc,
22:59s'il y a des gens
22:59qui ont envie de faire des enfants
23:00et s'il n'y a rien de plus beau,
23:02eh bien,
23:02on doit pouvoir les aider.
23:04Et comment on va les aider ?
23:06D'abord,
23:06on est dans les femmes.
23:07Le logement,
23:08le travail,
23:09le logement.
23:10La possibilité pour une femme
23:11de mener sa carrière
23:12en ayant des gardes d'enfants
23:14qui fonctionnent,
23:16en ayant la certitude
23:18qu'elle ne va pas se retrouver.
23:19Et ça, franchement,
23:20quand une fois dans sa vie,
23:22on a annoncé une grossesse
23:23à un employeur,
23:24on le sait,
23:25l'idée c'est
23:25est-ce qu'on va perdre son emploi
23:27ou est-ce qu'on va retarder sa carrière ?
23:29Tout ça,
23:29c'est important.
23:30Combien avez-vous d'enfants,
23:31Madame Poulin ?
23:31Trois.
23:32Félicitations.
23:32Vous avez bien travaillé pour la France.
23:35Alors,
23:36c'est à la fois,
23:37il faut le dire,
23:38ça rend service surtout
23:39dans un système par répartition.
23:41Mais c'est surtout
23:41un bonheur extraordinaire.
23:42Et donc,
23:43il ne faut pas se priver de ça.
23:44Mais les gens qui renoncent
23:45parce qu'ils n'ont pas
23:46la chambre supplémentaire,
23:47parce qu'ils sont...
23:48Vous ne pensez pas
23:48qu'avec les 65 milliards
23:50qu'on dépense,
23:50en refondant cette politique,
23:52on pourrait être plus efficace
23:53sur la défense publique.
23:54Un exemple,
23:54par exemple.
23:55Vous parliez des allocations.
23:59Pourquoi les allocations
24:00augmentent
24:01au fur et à mesure
24:01du nombre d'enfants ?
24:02Moi,
24:02je n'ai jamais compris.
24:03Je suis désolée.
24:04L'enjeu,
24:04c'est que les femmes
24:05et les couples
24:06puissent avoir un enfant,
24:07deux enfants.
24:08Après,
24:09le reste,
24:09ça relève du choix personnel.
24:10Donc,
24:11la nation,
24:11elle doit aider
24:12sur le premier
24:12et le deuxième enfant.
24:13Et derrière,
24:14c'est terminé.
24:15Ça s'appelle
24:16une refondation.
24:17C'est un peu
24:17comme sur l'Europe.
24:18Ça s'appelle
24:19effectivement
24:20presque un programme politique,
24:21on peut le dire,
24:22puisque vous avez
24:23un chapitre sur l'agriculture,
24:24un chapitre sur l'école,
24:25un chapitre sur l'égalité.
24:27Pourquoi est-ce que
24:27je n'ai pas devant moi
24:28finalement
24:29une future candidate
24:30à premier ministre ?
24:31Engagez-vous tous les deux,
24:32faites un ticket,
24:33non Arnaud ?
24:33Non,
24:34mais j'ai une question
24:34pour Mme Polony
24:35parce que moi,
24:36j'admire depuis très longtemps
24:37ses écrits,
24:38ses positions,
24:39sa constance
24:40et sa vérité
24:42tempérée
24:42et humble.
24:44C'est très important
24:45et je vous en remercie
24:46parce que dans le débat public,
24:47on en a besoin.
24:48Et,
24:49donc je veux vous rendre
24:50cet hommage
24:50en disant
24:51il faut faire une équipe
24:52de France
24:53de la reconstruction,
24:55de la République.
24:55Elle est là l'équipe Arnaud.
24:57Vous pouvez rassembler
24:58comme ça,
24:58moi je serai votre adhérent,
24:59je vous soutiendrai.
25:01Voilà.
25:01Il se dit orphelin
25:02chaque semaine
25:03finalement de la gauche
25:04républicaine.
25:04Vous êtes peut-être le médecin.
25:06Gérard Arnaud,
25:07une chose est sûre en tout cas,
25:08je fais partie des gens
25:09qui considèrent
25:10que Jupiter
25:12c'est quelque chose
25:13de dingue.
25:14Moi,
25:14le côté roi thomature
25:16qui va guérir
25:17les écrouelles,
25:18je ne comprends pas ça
25:19et je ne l'ai jamais compris.
25:21L'intelligence collective,
25:22ça existe
25:22et je vais même vous dire,
25:23je crois moi
25:24que quand on dirige une équipe
25:25et je l'ai fait
25:26quand j'étais à Marianne
25:27et je viens de créer
25:28une revue L'Audace,
25:29quand on dirige une équipe,
25:30on s'entoure de gens
25:31dont on considère
25:31qu'ils sont meilleurs que vous.
25:33C'est comme ça que ça marche.
25:34C'est le principe.
25:34Oui, c'est comme ça qu'on est bon,
25:36c'est tout.
25:36Donc, on a un problème en France
25:38avec cette aspiration
25:43à un élan qui est tout à fait noble
25:44et il est porté
25:45et il est forcément incarné.
25:47En revanche,
25:48ça ne signifie pas
25:49qu'on va régler
25:51tous les problèmes tout seul.
25:52Et je crois que la question,
25:54vous avez,
25:54Gérard Arnaud,
25:55monté un jour un parti
25:57qui s'appelait
25:57La Rose et le Reseda.
25:58Il faut rappeler aux Français
25:59ce que c'est
26:00La Rose et le Reseda.
26:01Poème d'Aragon
26:03en hommage à Guy Moquet
26:05et à Honoré Destienne d'Orve.
26:07Donc, un communiste
26:08et un chrétien convaincu.
26:10Celui qui croyait au ciel,
26:11celui qui n'y croyait pas
26:12quand les blés sont sous la grêle.
26:14Fou qui fait le délicat,
26:15fou qui songe à ses querelles
26:16au cœur du commun contre.
26:18Donc, il n'y aura pas de parti
26:19qui s'appellera l'audace.
26:21Madame Polony,
26:23elle est Philippe Seuguin,
26:26Jean-Pierre Chevènement.
26:28C'est-à-dire,
26:28comme moi,
26:29ils n'ont pas réussi
26:31à s'entendre.
26:32Elle l'est dans sa pensée.
26:34Moi, je l'ai été
26:35dans mon engagement personnel.
26:36Et ça ne serait pas
26:36la première journaliste
26:37à rentrer en politique.
26:38Eh bien, bienvenue.
26:40Bienvenue,
26:40puisqu'on a besoin de...
26:42Tout doux bijoux.
26:43Mais ça ne vous démange
26:44pas du tout, en tout cas.
26:45Mais j'ai quand même lu
26:46dans le Figaro d'hier
26:47ou de ce matin,
26:48je ne sais plus,
26:50Natacha Polony,
26:52présidente de la République,
26:53point d'interrogation,
26:54et si c'était elle ?
26:55Donc, ça y est, c'est parti.
26:56La question n'est pas
26:57que ça démange.
26:58Vous voyez comment
26:59vous présentez les choses
27:00et en fait,
27:01c'est ça le problème.
27:02On ne décide pas
27:03de ce genre de choses
27:04sur un plateau de télévision.
27:06Pourquoi ?
27:06Parce que c'est
27:07un engagement profond.
27:08Vous voyez
27:09comme les Français
27:10sont en train de souffrir.
27:11Comme ils sont dégoûtés
27:13de la politique
27:14à un point gigantesque
27:16qui n'est jamais arrivé.
27:17Pourquoi ?
27:17Parce qu'ils ont été déçus.
27:19Donc,
27:20la responsabilité
27:21de tous ceux,
27:22où qu'ils soient,
27:23qui ont accès
27:24à la parole publique,
27:25c'est de bien mesurer
27:27ce qu'ils font
27:28et de savoir
27:29qu'en gros,
27:30on se doit aux Français.
27:32Donc,
27:32il n'y a pas de...
27:33Vous voyez,
27:34ce n'est pas un jeu,
27:35ce n'est pas un hobby,
27:36c'est quelque chose
27:37qui relève
27:38d'un engagement profond.
27:40Et on sent
27:40l'engagement profond.
27:41pour l'instant,
27:42la question,
27:42c'est de savoir
27:43comment on fait
27:44pour se mettre d'accord
27:46sur des idées de fond.
27:47Et moi,
27:47je crois qu'il y a moyen
27:48de sortir de ce qui est
27:49en train de tuer
27:50la démocratie française,
27:51c'est-à-dire
27:52cette démocratie minoritaire
27:53où chacun parle
27:55à une petite clientèle
27:56et où on a oublié,
27:57en effet,
27:57ce qui faisait le fond
27:59de votre engagement,
28:00Arnaud,
28:00c'est-à-dire
28:01cette vision gaullienne.
28:03Nous pouvons nous rassembler
28:04sur une vision
28:05qui soit en faveur
28:07du bien commun
28:07et pour la France.
28:10Mais qui allez-vous rassembler
28:12du coup ?
28:12Du coup,
28:13qui ?
28:13Le PS ?
28:15Franchement,
28:16c'est devenu
28:16les proxys de Mélenchon
28:17quand même,
28:18pour le parti.
28:20À droite,
28:21c'est les proxys de Le Pen.
28:23Arnaud,
28:23vous me donnez une question
28:24formuleable.
28:25Excusez-moi,
28:26je n'ai pas le droit
28:26de parler politique.
28:27Je vous parle de la France.
28:28Je vous parle des Français.
28:29Alors,
28:30bonsoir,
28:30Chloé Rydel,
28:31porte-parole
28:33du Parti Socialiste.
28:35On va revenir avec vous
28:36sur ce sondage
28:37et là,
28:37un club exclusif
28:38pour BFM TV
28:39qui parle de la taxe
28:40des carburants
28:41et qui annonce
28:41que deux Français
28:42sur trois demandent
28:43justement une baisse
28:43des taxes
28:44malgré la situation
28:47publique.
28:47Alors,
28:47est-ce qu'il faut sortir
28:48le chéquier ?
28:48On a vu que l'Espagne
28:49l'a fait,
28:50l'Italie l'a fait.
28:51Le PS est plutôt pour,
28:52Arnaud.
28:53Vous êtes pour aussi ?
28:54Moi,
28:54je suis plutôt favorable
28:55à ce qu'a défendu ici
28:57à votre place
28:59notre ami
29:00Jean Covici
29:01qui a dit
29:01au lieu
29:03de dépenser
29:04de l'argent
29:04à fonds perdus
29:05qui incite à continuer
29:07à consommer
29:08du fossile.
29:08Il faut faire
29:10le leasing social
29:12multiplié par 10
29:13qui n'est pas le cas
29:14par le gouvernement
29:15et c'est-à-dire
29:16aller vers
29:17la possibilité
29:18pour les Français
29:19de passer à l'électrique
29:20qui est trop cher encore
29:21et d'éviter
29:22d'acheter chinois.
29:23Donc,
29:23pour ça,
29:25il faut mettre
29:26les milliards
29:26qu'on aurait mis
29:27dans les baisses de taxes
29:29ou les milliards
29:30qu'on peut demander
29:30à la compagnie totale
29:32et à toutes
29:32les grandes
29:33médiores
29:34pétrolières
29:34qui ont gagné
29:35beaucoup d'argent
29:36dans cette période
29:36leur demander
29:37de financer
29:38avec les C2E
29:39vous savez
29:40les fameux certificats
29:41d'économie énergique
29:42qui sont dans le prix
29:42du pétrole
29:44financer
29:45une extension
29:46pour toutes les classes
29:47moyennes
29:47l'accès
29:48au leasing social
29:49c'est-à-dire
29:50en fait
29:50ces 90 euros
29:53par mois
29:54en fait
29:55vous êtes
29:56en différentiel
29:57sur une R5 électrique
29:59je prends Renault
29:59parce que c'est une marque
30:00qui appartient à la France
30:01mais une R5 électrique
30:04comparée à une Clio thermique
30:06vous avez 40% d'économie
30:07tout compris
30:07je n'ai pas le contrôle
30:10les vidanges
30:10je n'ai pas tout ça
30:11donc quand vous regardez
30:12ce que vous gagnez
30:13c'est intéressant de le faire
30:14mais le problème
30:15c'est l'obstacle du prix
30:16qu'il faut mettre au début
30:17donc la position
30:18de Jean-Marc Jancovici
30:19qui est venu l'exprimer ici
30:21que j'ai approuvée
30:22me paraît être
30:22la plus intelligente
30:24aujourd'hui disponible
30:26des cerveaux
30:27qui se comportaient
30:28Ok donc vous ne sortez pas
30:29vraiment le chéquier
30:30avec le NIDL
30:30c'est aussi la position
30:32du Parti Socialiste
30:32c'est dans notre projet
30:34à court terme
30:35nous nous pensons
30:36qu'il faut aller chercher
30:37évidemment pas aller
30:38vers une baisse de taxes
30:39qui en fait subventionne
30:40tous les ménages
30:41les fossiles
30:41coûtent très cher
30:42pour les finances publiques
30:43mais aller récupérer
30:45les super profits
30:46constatés du côté de Total
30:472 milliards d'euros environ
30:49à récupérer
30:50selon nos calculs
30:50et à aller pouvoir soulager
30:52à court terme
30:53les Français
30:53les plus modestes
30:54qui dépendent de leur véhicule
30:55pour les activités quotidiennes
30:57et notamment pour aller travailler
30:59donc une politique ciblée
31:00sur les plus modestes
31:01ce que n'est pas
31:02la baisse de taxes
31:03mais à moyen terme
31:05je veux dire ça fait 45 ans
31:06qu'on a des chocs pétroliers
31:07en France
31:08il faut aller vers un nouveau
31:10contrat social des transports
31:11moi c'est le terme que j'emploie
31:12parce que je pense
31:13que les transports
31:13c'est une question sociale
31:14et territoriale
31:15et donc il faut chercher
31:17à massifier
31:18l'accès
31:19à la voiture électrique
31:21qui aujourd'hui
31:21est inabordable
31:22pour les gens
31:22à travers
31:23la location sociale
31:24qu'il faudrait rendre
31:26accessible
31:26à 1 million de ménages par an
31:28c'est ce que nous proposons
31:29exclusivement pour les ménages
31:30les plus modestes
31:31et ceux qui habitent
31:31en zone périurbaine
31:32et rurale
31:33il faudrait aussi nationaliser
31:35les autoroutes
31:36je sais que vous êtes
31:37également favorable
31:37à cette proposition
31:38et réinvestir les profits
31:39pour massifier là aussi
31:41l'offre de trains
31:42on voit qu'en ce moment
31:43les Français se reportent
31:44notamment sur le train
31:46les TER
31:47les trains régionaux
31:48il faut ouvrir d'autres lignes
31:49les RER métropolitains
31:50il faut faire cette révolution
31:52ça c'est à long terme
31:52mais à plus court terme
31:53est-ce qu'il faudrait
31:54plus de chèques énergie
31:55voire même par exemple
31:56avec l'inflation qui monte
31:58une revalorisation des salaires
32:00et si oui avec quel argent ?
32:01Oui
32:01il faut revaloriser
32:02les salaires dans ce pays
32:03nous nous proposons
32:04une hausse du SMIC
32:05et ensuite
32:06l'organisation
32:07d'une conférence sociale
32:08pour tirer l'ensemble
32:09des autres salaires
32:10vers le haut
32:10mais nous le disons aussi
32:12très clairement
32:13la hausse des salaires
32:14dans le pays
32:15ne réglera pas
32:15le problème du pouvoir d'achat
32:16ça n'y suffira pas
32:17pour ça
32:18il faut baisser
32:19ce qu'on appelle
32:19les dépenses contraintes
32:20c'est à dire logement
32:22énergie
32:22transport
32:23alimentation
32:24parce que ces dépenses
32:25elles ont augmenté
32:26beaucoup plus vite
32:26les 30 dernières années
32:28que les salaires
32:29aujourd'hui le logement
32:30c'est 30% du budget
32:32des français
32:32c'est même jusqu'à 45%
32:34pour les classes moyennes
32:36et populaires
32:36et dans les zones tendues
32:37les zones touristiques
32:38les grandes villes
32:39etc
32:39c'est impossible
32:41donc il faut faire baisser
32:43le prix du logement
32:43par des politiques
32:44de puissance publique
32:45d'encadrement du marché
32:46la taxation des logements
32:47vacants
32:48comme le fait par exemple
32:49Emmanuel Grégoire
32:50à Paris
32:50aller réguler
32:52des grandes plateformes
32:53comme Airbnb
32:54refaire du logement social
32:55en faisant appliquer
32:56la loi SRU
32:57bref
32:57c'est des politiques
32:59de puissance publique
32:59pour faire baisser
33:00des idées du Parti Socialiste
33:01de Montbeau
33:01non mais le Parti Socialiste
33:02a toujours très bonnes idées
33:03dans l'opposition
33:04c'est beaucoup plus difficile
33:06de les voir appliquer
33:07lorsqu'il a le pouvoir
33:08j'en sais quelque chose
33:09voilà
33:09moi ce que je sais
33:11c'est que le Parti Socialiste
33:12a une dérive
33:14que je connais bien
33:15qui est celle du concours
33:17l'épine permanent
33:18de l'impôt nouveau
33:19c'est quand même un truc
33:20très spécial
33:21quand même
33:21c'est à dire qu'il y a
33:22beaucoup de magistrats
33:23de la Cour des Comptes
33:24qui adorent ça
33:24et qui font des programmes
33:27en disant
33:27tiens on va taxer comme ça
33:28un problème
33:29en France surgit
33:31une allocation
33:31un impôt
33:32donc ça
33:33on a un problème
33:34avec ce qu'est devenu
33:36le Parti Socialiste
33:37je le dis franchement
33:38parce qu'on a les stigmates
33:39du hollandisme
33:40qui sont sur la table
33:4237 milliards d'impôts nouveaux
33:44j'ai vécu ça de l'intérieur
33:45on était dans un état
33:47de fracture
33:48à l'intérieur du collège
33:49gouvernemental
33:50parce qu'on avait
33:51monsieur Hollande
33:52et son ministre du budget
33:54avec son scalpel
33:55qui d'ailleurs est chirurgien
33:56monsieur Cahuzac
33:57ils avaient un curieux
33:59une curieuse manière
34:00d'opérer les catégories
34:01socio-professionnelles
34:02en disant
34:03allez tiens
34:03on va prendre ça
34:0437 milliards d'impôts
34:06ça c'est le bilan
34:08du dernier passage
34:10des socialistes au pouvoir
34:11et d'ailleurs
34:12même
34:13le ministre de l'époque
34:14qui était Pierre Moscovici
34:16avant qu'il n'entre
34:17à la Cour des Comptes
34:18avait dit
34:18il y a un ras-le-bol fiscal
34:19je leur disais
34:20vous êtes en train
34:21de faire une politique
34:22d'austérité fiscale
34:23là où ailleurs
34:24c'est des austérités
34:25par la baisse des dépenses
34:26vous le faites
34:27par le matraquage fiscal
34:28des français
34:29donc si vous voulez
34:29ça vous allez avoir
34:30ce sujet-là
34:31madame Riedel
34:32à traiter
34:33alors moi
34:35j'ai regardé
34:36votre programme
34:37j'ai vu
34:38il n'était pas chiffré
34:39c'est trop tôt
34:40vous en êtes tout
34:41en cours d'amendement
34:42par les militants
34:42ce n'est pas voté
34:43par les militants
34:44donc il y a des choses
34:44qui s'ajoutent
34:45qui se retranchent
34:45ça ne rime à rien
34:48de le chiffrer actuellement
34:49mais vous inquiétez pas
34:50il le sera
34:50parce que nous avons
34:51toujours été consistants
34:53vous êtes un peu durs
34:54avec le mandat
34:55il a été écrit par qui
34:56Chloé Riedel
34:56il a été écrit par qui
34:57c'est un exercice
34:59on vient d'apprendre
35:00justement que Boris Vallot
35:01quittait la gouvernance
35:02de la tête du Parti Socialiste
35:04c'est pourquoi
35:05a grandement participé
35:05à l'élaboration du projet
35:06d'ailleurs il le dit
35:06dans son communiqué
35:07c'est lui qui quitte le navire
35:08alors il va peut-être changer
35:09le programme du PS
35:10non mais le projet du PS
35:12il est sur la table
35:12il est en discussion
35:13dans toutes les fédérations
35:14du pays
35:14auprès de nos militants
35:15et aussi avec les partenaires sociaux
35:17et il sera voté
35:18avant l'été
35:18le désaccord de Boris Vallot
35:20ne porte pas sur ce sujet
35:21il y a un désaccord
35:22et pourquoi est-ce qu'il s'en va
35:23Boris Vallot ?
35:23il quitte la direction nationale
35:25vous lui poserez directement
35:26la question
35:27mais me semble-t-il
35:27sur des questions
35:28de stratégie
35:30et de participation
35:32ou pas
35:32du Parti Socialiste
35:33à la primaire
35:34à une primaire
35:35de la gauche
35:36et sur la désignation
35:38aussi interne
35:39d'un candidat
35:39il trouve que la gauche
35:40va en ordre dispersé ?
35:43comment ?
35:43alors oui
35:43ça on a tous vu
35:45que la gauche
35:45il n'en déduit pas
35:47les mêmes choses
35:48je vous en prie
35:48pardon
35:48le problème majeur
35:50me semble-t-il
35:51c'est qu'on a
35:52avant tout
35:52des stratégies
35:53de personnes
35:53et que votre programme
35:56quelle que soit
35:57la bonne volonté
35:58que vous ayez mis
35:59risque de rentrer
36:00dans ces stratégies
36:01personnelles
36:02où il s'agit
36:02de se faire porter
36:03d'exister
36:04d'essayer
36:05de torpiller
36:06un tel ou un tel
36:07et la question
36:08qu'on a
36:08c'est quand même
36:09qu'il faut d'abord
36:10répondre
36:11à un élément essentiel
36:13est-ce que la France
36:15dépense trop d'argent
36:16ou est-ce qu'elle
36:17gagne trop peu
36:18et comment elle fait
36:18pour gagner plus ?
36:20comment on peut
36:21en être encore
36:21à penser sur tout ça
36:23la question
36:23c'est la colonne
36:24recette
36:25on a un problème
36:27de production
36:28vous savez
36:28tous les programmes
36:29politiques
36:29on les fait
36:30avec des dépenses
36:32d'ailleurs j'ai fait
36:32une chose
36:33j'y réponds
36:34attendez avant de répondre
36:35je veux mettre
36:37dans votre réponse
36:38une question supplémentaire
36:39mais je vais vous laisser répondre
36:41j'ai fait un exercice
36:42sur la base
36:43de votre programme
36:43inachevé
36:44je l'ai donné
36:45à Anthropique Claude
36:46j'ai dit
36:46chiffrez-moi ça
36:47je veux savoir
36:49franchement
36:50j'ai trouvé
36:5180 à 100 milliards
36:52de dépenses supplémentaires
36:54et 10 à 25 milliards
36:55de recettes
36:56pour les gager
36:57ça fait quand même
36:57une impasse
36:58de 55 à 88 milliards
37:00donc c'est un mini
37:01Mélenchon
37:02votre programme
37:02en fait
37:03Mélenchon vous disiez
37:04200 milliards
37:05vous êtes à 100 milliards
37:06voilà et les recettes
37:08non mais c'est du même tono
37:10c'est de la propos
37:11d'abord sur la question
37:12des impôts
37:13puisque vous m'interpelliez
37:14là-dessus tout à l'heure
37:14dans les mesures
37:16que je vous ai détaillées
37:17juste avant
37:17sur la question du logement
37:18rien ne résulte d'impôt
37:20c'est de l'encadrement
37:22du marché
37:22par la loi
37:23et par de la régulation
37:24tout ne fonctionne pas
37:24avec des impôts
37:26et là-dessus
37:26je pense que nous pouvons
37:27être d'accord
37:28sur la nationalisation
37:29des autoroutes
37:29ce ne sont pas des impôts nouveaux
37:31ensuite sur l'interpellation
37:32que vous faites
37:33en disant
37:33il n'y a que pour la redistribution
37:35mais pas du tout
37:36nous avons un axe très fort
37:37autour de la réindustrialisation
37:39de notre pays
37:40dans ce projet
37:41de la construction
37:42d'une souveraineté européenne
37:43dans tous les domaines
37:44et là où je suis d'accord
37:46avec vous
37:47je vous réponds juste après
37:47parce que chère Chloé Riedel
37:48la souveraineté européenne
37:49c'est le concept macronien
37:51par excellence
37:51nous avons un problème
37:52de productivité en France
37:54vous dites
37:54comment est-ce qu'on crée
37:55plus de richesses
37:56et vous avez raison
37:57c'est un problème fondamental
37:58et dans les auditions
38:00que nous avons menées
38:00avec des économistes
38:02leur avis c'est qu'il faut
38:03mettre le paquet
38:04sur l'éducation
38:06c'est comme ça
38:06qu'on pourra recréer
38:08plus de richesses
38:09et réduire
38:09sur l'éducation
38:11il y a une mesure
38:13qui s'autofinance
38:15à moyen terme
38:15tellement elle est efficace
38:16en termes de réussite éducative
38:18c'est la réduction
38:19du nombre d'élèves par classe
38:20à 19 élèves par classe
38:21c'est surtout
38:23de payer correctement
38:23les enseignants
38:24démocratiser l'accès
38:26au métier scientifique
38:27et au métier de l'innovation
38:29pour tous les enfants
38:30notamment d'ouvriers
38:31et d'employés
38:32qui aujourd'hui
38:32n'ont pas les mêmes chances
38:33que tous les autres
38:34et vous perdez énormément
38:35de talent ce faisant
38:36donc nous avons une réflexion
38:37là-dessus
38:38je vous rassure
38:39vous savez que dans les années
38:401980
38:40c'est exactement la politique
38:42qui a été menée
38:43la réduction marginale
38:44du nombre d'élèves par classe
38:45alors même que les programmes scolaires
38:49et les méthodes
38:50étaient petit à petit
38:51détricotées et détruites
38:53et que ça a donné le résultat
38:54qui est actuel
38:54donc la question
38:56du nombre d'élèves par classe
38:57c'est pas la seule
38:59la question c'est
39:01la rémunération
39:02correcte des professeurs
39:03pour pouvoir
39:04lutter contre
39:05la crise des vocations
39:06la question c'est
39:07l'organisation du système
39:08et c'est le travail
39:10sur les méthodes
39:10d'apprentissage
39:11et le CP et le CE
39:12Est-ce que effectivement
39:15le parti socialiste
39:17va dans le mur
39:18avec le départ
39:19de Boris Vallaud
39:20avec cette absence
39:21de d'accord
39:22sur cette primaire
39:23cet programme
39:24qui n'est pas chiffré
39:25ça veut dire que quoi
39:25Olivier Lefort a le choix
39:26entre qui ?
39:27Entre François Hollande
39:29candidat
39:29Raphaël Guxman
39:31C'est pour moi
39:32moi je ne sais pas
39:33franchement je ne comprends
39:34plus rien
39:35à tout ça
39:36Madame Riedel est là
39:37pour nous expliquer
39:38ce qui se passe
39:38moi je ne peux pas lire
39:40dans le marre
39:41du café
39:41du parti socialiste
39:42franchement c'est un café
39:43très amer d'ailleurs
39:44je trouve
39:45parce qu'il s'est rétréci
39:47dans ses bases
39:48politiques et sociologiques
39:50c'est-à-dire qu'aujourd'hui
39:51moi j'ai vécu
39:52sur le terrain
39:53là où j'habite
39:54en Saône-et-Loire
39:55où nous avions
39:56des scores
39:57très élevés
39:58j'ai vu
39:58tous mes voisins
40:00tous mes électeurs
40:01enfin nos électeurs
40:02partir au Front National
40:04donc si vous voulez
40:04le quinquennat Hollande
40:05il est peut-être
40:06je suis peut-être
40:06dur
40:08mais j'ai envie
40:09de dire qu'il faut être juste
40:10plutôt que d'être dur
40:12ou mou
40:12et en étant juste
40:14on comprend qu'il y a
40:153 millions de voix
40:15qui sont parties au Front National
40:16par l'effet des politiques
40:18socialistes
40:18et dans l'abstention aussi
40:19oui enfin
40:20les électeurs de gauche
40:21sont passés au Front National
40:22c'est une réalité profonde
40:24et donc c'est pas pour rien
40:25qu'aujourd'hui
40:26un Jordan Bardella
40:27ou une Marine Le Pen
40:28ça a 35-37%
40:29d'intention de vote
40:32irréfragable
40:32ça descend pas
40:33vous pouvez tout essayer
40:34les traiter tous les noms
40:35ça change pas
40:36pourquoi ?
40:36parce que
40:37les gouvernements
40:39les partis de gouvernement
40:40ont fait la politique
40:41de la Commission Européenne
40:43en le dissimulant
40:44derrière des gentils mots
40:45de campagne
40:46et en vérité
40:47la France
40:48n'a pas pris
40:49de décision
40:49pour elle-même
40:51décidée par les Français
40:52dans leur souveraineté
40:54exprimée
40:55c'est ça qui s'est passé
40:56donc quand vous parlez
40:57de souveraineté européenne
40:58je tremble
40:58parce que
40:59oui je tremble
41:01je vais vous dire pourquoi
41:01parce que ça n'existe pas
41:03allez-y
41:03ça n'existe pas
41:04moi je connais
41:05la souveraineté européenne
41:06je la connais pas
41:07je l'ai jamais rencontrée
41:09et ce que je sais aujourd'hui
41:10c'est qu'elle est à genoux
41:12contre Donald Trump
41:13la souveraineté européenne
41:13c'est pour la rémission
41:14de notre liberté
41:15notre souveraineté aujourd'hui
41:15merci d'un mot
41:17non
41:18mais parce que
41:19comment vous dire
41:20vous me parlez du mandat
41:21de François Hollande
41:21etc
41:22moi je fais partie
41:23d'une nouvelle génération
41:24du Parti Socialiste
41:25oui c'est vrai
41:25pas connu ce mandat-là
41:27et ce que j'essaie de faire
41:28très humblement
41:28c'est de travailler
41:30pour que le Parti Socialiste
41:30de nouveau
41:31est un projet lisible
41:32et crédible
41:33à présenter aux français
41:35voilà
41:35donc après
41:36si vous voulez
41:37les questions de stratégie d'incarnation
41:38c'est déjà bien
41:39c'est déjà bien
41:40mais il y a encore du boulot
41:42Madame Riedel
41:42il y a encore du boulot
41:44et bien on va vous offrir
41:45le livre de Natacha Polony
41:46la France Coréame
41:49aux éditions Plon
41:50on vous l'offre
41:52merci infiniment
41:53merci Natacha Polony
41:54d'avoir été avec nous
41:55sur le plateau
41:57de Made in Montebourg
41:58on va passer
41:59à votre chronique préférée
42:01à Arnaud Montebourg
42:02qui s'appelle donc
42:03On marche sur la tête
42:04et il est question
42:05d'un petit objet
42:06d'un jouet pour enfants
42:07que tous les français
42:08ont presque
42:09ont mâchouillé
42:10c'est Sophie la girafe
42:11icône nationale
42:12symbole du Made in France
42:14cadeau de naissance incontournable
42:15qui a été fabriqué
42:17en Haute-Savoie
42:18depuis 1961
42:19sauf que
42:20eh bien
42:20depuis cette semaine
42:21on a appris
42:22par Mediapart
42:23que l'essentiel
42:25de la production
42:25de Sophie la girafe
42:26est en fait
42:27Made in China
42:29on marche sur la tête
42:30est-ce que cette appellation
42:31est vraiment contrôlée ?
42:32Il n'y a pas d'appellation
42:34contrôlée
42:34parce que le droit européen
42:36qui s'applique
42:36et c'est une information
42:37qu'il faut faire comprendre
42:39à tous ceux
42:39qui nous écoutent
42:40le droit européen
42:42est un droit
42:42qui interdit
42:43l'origination
42:45sur les produits
42:46vous n'avez pas le droit
42:47un état
42:47n'a pas le droit
42:48de dire
42:49vous devez mettre
42:50une étiquette
42:51Made in France
42:52obligatoire
42:52parce que
42:53d'après
42:54le droit européen
42:55c'est un obstacle
42:56au commerce
42:57vous vous rendez compte
42:57c'est un obstacle
42:59au commerce
43:00de dire la vérité
43:02sur l'origine
43:03des produits
43:03donc il y a une bataille
43:05aujourd'hui
43:05par exemple
43:05il y a un organisme
43:07privé de labellisation
43:09qui s'appelle
43:10Origine France Garantie
43:11auquel
43:11beaucoup des entreprises
43:12que j'ai créées
43:13sont adhérentes
43:14c'est des entreprises privées
43:16qui sont mis d'accord
43:16pour créer un label
43:18sur les produits
43:19effectivement contrôlés
43:20d'origine contrôlée
43:21Made in France
43:22mais je vais vous dire
43:23eux
43:24chacune de ces entreprises
43:25sont obligées de payer
43:26pour certifier
43:27alors qu'en vérité
43:28ça devrait être
43:28ceux qui
43:31ne sont pas très clairs
43:32qui devraient payer
43:33pour prouver
43:33qu'ils sont vraiment
43:35Made in France
43:35alors mais la question
43:36que je vous pose
43:37Arnaud c'est-à-dire
43:37qu'on peut fabriquer
43:38un produit en Chine
43:39et si on l'assemble
43:41en France
43:42ou si on rajoute
43:43deux trois détails
43:44on peut avoir
43:45le tampon Made in France
43:47dans les supermarchés
43:47vous avez du tricolore
43:49partout
43:49regardez bien
43:51parce que vous verrez
43:52que parfois
43:53c'est ce qu'on appelle
43:54du franco lavage
43:55c'est-à-dire
43:55du tricolore
43:59frelaté
43:59et d'ailleurs
44:00maintenant
44:01la direction des fraudes
44:02la répression des fraudes
44:03enquête sur les désignations
44:05trompeuses
44:05alors je ne vais pas
44:06jeter l'anathème
44:07sur Sophie Lagirave
44:09j'espère
44:09que l'entreprise
44:11va relocaliser
44:12il se peut
44:13qu'elle ait eu
44:13des difficultés
44:14de coûts de production
44:15d'énergie
44:16parce que je vous rappelle
44:17que le prix de l'énergie
44:18est devenu insoutenable
44:19pour les producteurs
44:20agricoles
44:22artisanaux
44:22industriels
44:23de ce pays
44:23et donc
44:24il y a eu quand même
44:25beaucoup de dégâts
44:26sur ce terrain
44:26j'espère qu'il y aura
44:27une relocalisation
44:28de Sophie Lagirave
44:29d'ailleurs je vais appeler
44:30le chef d'entreprise
44:30pour en parler avec lui
44:31Merci Arnaud
44:34Mondebourg
44:34on va passer
44:35à la catégorie
44:36des génies
44:36du Made in France
44:37et on va reparler
44:38du détroit d'Hormuz
44:39qui est toujours
44:40paralysé
44:41et qui met
44:41les agriculteurs
44:42à genoux
44:43vous le savez
44:4330% des engrais
44:4530% des engrais
44:46nécessaires
44:47pour ensemesser
44:48les champs
44:48sont bloqués
44:49dans le détroit d'Hormuz
44:50mais dans un petit village
44:51de Moselle
44:51à Rémarine
44:52et bien un père
44:53et son fils
44:53n'attendent pas
44:54la fin de la guerre
44:55pour trouver
44:55des solutions
44:57bonsoir
44:57Jean et Pierre Messner
44:59bonsoir
44:59merci d'être avec nous
45:01dans Mondebourg
45:01vous êtes nos génies
45:03du Made in France
45:03puisque vous avez mis
45:04au point
45:05et bien regardez
45:06il est là
45:07le Fertiroc
45:08un engrais naturel
45:10Arnaud
45:10c'est vous
45:11qui desserdez
45:12cette médaille ce soir
45:12d'abord
45:13des paysans
45:14sur le plateau
45:17qui sont
45:17des génies
45:18du Made in France
45:19il y a longtemps
45:20qu'on voulait le faire
45:21et je veux remercier
45:22la famille
45:23père et fils
45:23Nismère
45:24c'est ça
45:24merci beaucoup
45:25c'est ça exactement
45:25merci beaucoup
45:27vous êtes d'où en Moselle ?
45:28de Rémarine
45:29Rémarine en Moselle
45:30c'est près de
45:31c'est à 40 kilomètres
45:32de Metz
45:33et bien ça va
45:34c'est bien
45:35vous connaissez Metz
45:35France
45:36alors on vous remercie
45:38parce que vous avez
45:40imaginé
45:40et avant la crise
45:42de l'engrais
45:43parce que comme vous le savez
45:44l'urée
45:45l'ammonia
45:46sont quand même bloqués
45:47dans le détroit d'Hormuz
45:48il y a un tiers des engrais
45:49mondiaux
45:49qui sont bloqués là-bas
45:50et les prix sont en train
45:52de s'envoler
45:52et vous
45:53vous avez une solution
45:54que vous allez maintenant
45:55exposer
45:56qui fonctionne
45:57qui a été certifiée
45:58par les scientifiques
45:59c'est ça
46:00vous avez eu le premier prix
46:01je tiens à le dire
46:02du comité français
46:03de la fertilisation
46:04c'est pas rien
46:05donc ça veut dire
46:06que tous ceux
46:07qui sont les professionnels
46:07savent que c'est un engrais
46:09de substitution
46:10aux produits chimiques
46:11qui marchent
46:12il est naturel
46:13expliquez-nous
46:13et il est fait à partir
46:14de cette roche
46:15je voudrais juste
46:15que vous la montriez
46:16à l'écran
46:17un produit entièrement naturel
46:19issu d'une ferme française
46:20Made in France
46:21comme on l'a dit
46:22qui permet d'améliorer
46:23l'efficacité des engrais chimiques
46:25et donc de réduire
46:26leur utilisation
46:28le principe actif repose
46:30sur une roche volcanique
46:31la zéolite
46:32qu'on a associée
46:32à des éléments nutritifs
46:33essentiels aux plantes
46:34pour former un nouveau vecteur
46:36d'assimilation
46:37des éléments nutritifs
46:37et le processus
46:39de validation
46:40a duré environ 4 ans
46:41on est certifié
46:42au niveau de l'Union Européenne
46:43on a obtenu
46:44deux publications
46:45agronomiques
46:46à comité de lecture
46:47et puis
46:48donc un processus complet
46:49de validation scientifique
46:51pour aboutir
46:52à un produit
46:53un peu défini
46:53alors ça vous est venu
46:54alors vous avez
46:55qu'est-ce que vous avez
46:56comme culture
46:56dans votre exploitation
46:57alors on a une exploitation
46:58de 180 hectares
46:59de grandes cultures
47:00de la luzerne
47:01du fourrage
47:02des blés
47:02pas de fourrage
47:03parce qu'on n'a pas d'animaux
47:05donc du blé
47:06de l'orge
47:07du colza
47:07vous faites des maïs
47:10occasionnellement
47:11du maïs grain
47:11un peu de tournesol
47:12le colza
47:14d'accord
47:15donc les cultures classiques
47:17en grande culture
47:17et donc on a toujours
47:18cherché au niveau
47:19de l'exploitation
47:20à rentabiliser
47:21enfin améliorer
47:22la rentabilité
47:23technico-économique
47:24obligatoirement
47:25d'exposer les rendements
47:26mais de trouver
47:27un équilibre
47:27toujours
47:28et donc c'est un peu
47:29comme ça
47:30qu'on a démarré
47:30des travaux
47:31parce que les prix
47:32des engrais
47:32aujourd'hui
47:33flambent
47:33mais ça fait déjà
47:34quelques années
47:35que les prix
47:36montent régulièrement
47:37et c'est une dépendance
47:39économique considérable
47:40vis-à-vis
47:41parce qu'il faut savoir
47:42les français doivent savoir
47:43que les engrais
47:44c'est du gaz
47:45c'est du gaz
47:46les engrais chimiques
47:47c'est du gaz transformé
47:48donc là
47:48quand il n'y a pas de gaz
47:49il n'y a plus d'engrais
47:50alors là
47:50la saison est couverte
47:52mais attention
47:53pour ce qui est arrivé
47:55les semis
47:55à venir
47:57aujourd'hui
47:57à peu près
47:5880%
47:59de ceux
47:59qui avaient stocké
48:00leurs engrais
48:01la saison d'avant
48:02donc ils l'ont acheté
48:03à bon prix
48:03mais là
48:04les engrais s'envolent
48:05et c'est là
48:06que Fertiroc arrive
48:07vous économisez
48:09à l'hectare
48:09combien ?
48:10vous faites économiser
48:10à vos collègues agriculteurs
48:12combien l'hectare ?
48:1225% des engrais chimiques
48:14sans perte de rendement
48:15même une amélioration
48:17légère du rendement
48:18en diminution
48:18de 25% d'engrais
48:1940 unités
48:20donc ça fait quand même
48:21du 100-120 euros
48:23oui c'est ça
48:24alors actuellement
48:24c'est environ 100 euros
48:27qu'on fait économiser
48:28pour un coût
48:29d'environ 30 euros
48:30de l'hectare
48:30et alors là
48:31vous êtes submergé
48:33ça téléphone tous les jours
48:35ça téléphone tous les jours
48:36on a vendu l'ensemble
48:37on a fait un prévisionnel
48:38bien bien nettement supérieur
48:40à ce qu'on avait vendu
48:40l'an dernier
48:41qui était la première année
48:42de commercialisation
48:43tout a été vendu
48:44avant le début
48:45du conflit
48:46au Moyen-Orient
48:47et depuis le début
48:48du conflit
48:49on a des appels
48:49alors vous travaillez
48:51avec une coopérative
48:51évidemment
48:52vous êtes coopérateur
48:54comme tous les grands
48:56agriculteurs de ce pays
48:57pour le départ
48:59comment structurez-vous
49:00cette production
49:01est-ce que vous faites ça
49:02tout seul
49:02ou est-ce que vous êtes
49:03engagé dans un processus
49:05collectif ?
49:06non actuellement
49:06on travaille tout seul
49:08et une partie en sous-traitance
49:09donc on a une inertie
49:10entre le moment
49:11où on reçoit les commandes
49:12et on arrive à livrer
49:13les agriculteurs
49:14voilà mais actuellement
49:15on travaille encore tout seul
49:16pour la fabrication du produit
49:17on avance vers un groupement
49:20d'agriculteurs
49:20vers une coopérative
49:21il faut peut-être les mettre
49:22en rapport avec la ministre
49:24de l'agriculture
49:25Arnaud Montebeau
49:26elle regarde l'émission
49:27elle va être renseignée
49:28alors j'ai vu que vous aviez essayé
49:30l'année dernière
49:305000 hectares
49:31et que tous ceux
49:33qui l'avaient essayé
49:34avaient répondu
49:36de façon dynamique
49:36allez l'essayer
49:37c'est l'adopter
49:38faire Tiroc
49:39faire Tiroc
49:40on espère que la ministre
49:41de l'agriculture
49:41est devant sa télévision
49:43vive la France
49:43et son agriculture
49:45qui doit remonter
49:45on va parler agriculture
49:47maintenant
49:47on va en parler
49:49de plus en plus
49:49dès la semaine prochaine
49:50Arnaud
49:51merci infiniment
49:52d'avoir été avec nous
49:54c'est bon
Commentaires