- il y a 19 minutes
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM, toute l'actualité évidemment au plus proche de vous et on salue comme chaque jour évidemment ceux d'entre vous qui nous rejoignent sur les BFM locales.
00:00:07La justice va remettre en liberté 19 criminels présumés en attente de procès dans la juridiction d'Aix-en-Provence.
00:00:14Coup de gueule ce matin sur BFM de Franck Rastoul qui est le procureur général près de la cour d'appel d'Aix-en-Provence contre la lenteur de l'axe de justice.
00:00:22Et évidemment ce qui est vrai à Aix et hélas vrai partout.
00:00:25Le budget 49 pro ordonnance, le Premier ministre peut-il trouver un ultime compromis avec le Parti Socialiste ?
00:00:31Sébastien Lecornu, c'est l'une des informations de la matinée, prend la parole en fin d'après-midi.
00:00:36Et Laurent Panifousse, le ministre des Relations avec le Parlement, sera l'invité du Midi BFM à 12h45.
00:00:41Nous serons également à Marseille où Marine Le Pen vient soutenir tout à l'heure Franck Alizio, le candidat du Rassemblement National au Municipal.
00:00:48Le RN à Marseille peut-il bénéficier des divisions de la gauche ?
00:00:51Et puis nous serons à Biorel, Biorel c'est en Seine-Maritime parce qu'on va reparler de la pénurie des oeufs avec Célia Ntsongo de BFM Normandie.
00:01:00Les producteurs d'oeufs croulent sous les appels de la grande distribution mais ils ne peuvent pas suivre.
00:01:05Ça peut durer combien de temps cette histoire ?
00:01:08Autour de la table du Midi BFM, Eva Jaco pour la consommation, Sophia Naclouf pour l'économie,
00:01:12Marie Chantré en ce vendredi pour la politique, le docteur Damien Thomas-Sauve nous rejoindre pour la santé et Loïc Rivière pour la météo.
00:01:20Voici le journal avec...
00:01:24...
00:01:24...
00:01:25Bonjour Roselyne.
00:01:39Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:01:41Ravie de vous retrouver en ce vendredi à la une.
00:01:43Plusieurs enquêtes ouvertes après le suicide d'une lycéenne de 17 ans en Seine-et-Marne.
00:01:47Selon ses proches, elle était harcelée.
00:01:49Juste avant sa mort, elle sortait d'un rendez-vous avec le proviseur qu'il avait renvoyé à sa propre part de responsabilité.
00:01:56Le Premier ministre prendra la parole en fin de journée sur le budget.
00:01:59Il n'y aura pas de vote, c'est impossible, reconnaît-il.
00:02:01Alors quelle solution ?
00:02:02Se dédier et revenir au 49-3, passer en force avec des ordonnances et risquer la censure.
00:02:07On sera à Matignon avec Hugo Capelli.
00:02:10Des soldats français au Groenland, document BFM TV, d'autres vont arriver.
00:02:15Pour la Maison-Blanche, ce déploiement de troupes européennes n'a aucun impact sur l'objectif de Donald Trump d'acquérir le territoire.
00:02:22Hors de question, répond le Danemark.
00:02:24Loïc, la météo, quelle tendance pour cet après-midi et le week-end ?
00:02:27Déjà de nouvelles pluies méditerranéennes, cette fois-ci, qui s'installent pour tout le week-end.
00:02:31On aura des cumuls importants d'ici au début de la semaine prochaine.
00:02:33Il pleut plus faiblement, de la Gironde jusqu'aux Ardennes.
00:02:36Les éclaircies se replient en Normandie et la douceur persiste.
00:02:39Voilà les prévisions complètes, évidemment, comme chaque jour, dans quelques minutes.
00:02:42L'adolescente de 17 ans qui s'est suicidée en Seine-et-Marne était-elle harcelée au lycée sans que l'éducation nationale ne soit intervenue à temps ?
00:02:51En tous les cas, le parquet de mots a ouvert deux enquêtes.
00:02:53L'une pour déterminer les causes de sa mort et l'autre sur cette question de harcèlement.
00:02:58La direction a-t-elle pris la mesure ?
00:03:01Sa famille, Dicu Camelia, était harcélée depuis le mois de décembre.
00:03:04Les heures de la Gorce avec Véronique Févre-Angeloata, Alain Granger et Bettina Dégouglielmo.
00:03:09Un rassemblement pour dénoncer le harcèlement et rendre hommage à Camelia.
00:03:18Trois jours après le suicide de cette adolescente de 17 ans devant son lycée, le chagrin et la colère.
00:03:24C'est triste de savoir qu'une personne qui était aussi proche était autant en détresse.
00:03:33Et d'un second temps, c'est de dire qu'il faut agir.
00:03:36Car le drame soulève de nombreuses interrogations.
00:03:39La famille de la victime affirme avoir alerté la direction de l'établissement dès le mois de décembre dernier.
00:03:44Des élèves soupçonnés de harcèlement avaient alors été convoqués, mais la situation ne s'était pas améliorée.
00:03:49La détresse de l'adolescente a-t-elle été prise en compte ?
00:03:52Les parents d'élèves attendent des réponses.
00:03:55On se dit aussi que c'est une vie gâchée.
00:03:56On aurait pu justement peut-être l'écouter.
00:04:00L'accompagner, l'aider.
00:04:01L'accompagner, l'aider, faire les choses.
00:04:04Depuis la mort de l'adolescente, le personnel de l'établissement est victime de violentes menaces sur les réseaux sociaux.
00:04:10Une enquête administrative a été confiée à l'Inspection Générale de l'Éducation Nationale.
00:04:14Elle doit notamment déterminer le déroulement des faits et les réponses apportées par l'institution.
00:04:19Selon nos informations, le dispositif phare, le programme de lutte contre le harcèlement à l'école, n'était pas pleinement appliqué dans ce lycée.
00:04:28Les débats sans fin sur le budget, le débat prévu aujourd'hui et lundi, vous le savez, ont été annulés.
00:04:32Ils reprennent mardi et on a appris à 11h que Sébastien Locornu allait prendre la parole dans quelques heures.
00:04:37Hugo Capelli, on vous retrouve à Matignon, le Premier ministre qui doit faire d'ultimes propositions.
00:04:43Est-ce qu'on a une idée desquelles ?
00:04:47Oui, c'est l'annonce de la matinée, en tout cas, cette prise de parole de Sébastien Locornu.
00:04:51Ces mots seront scrutés de près pour voir ce qu'il va dire sur ce sujet du budget,
00:04:56puisque les débats sont désormais arrêtés à l'Assemblée Nationale.
00:04:59L'entourage de Sébastien Locornu, qui a reconnu qu'il n'y aurait pas d'issue favorable, pas de vote positif sur le budget.
00:05:06Sébastien Locornu qui va donc devoir passer par des ordonnances ou par le 49-3,
00:05:12donc pour faire passer ce budget, le 49-3 qu'il ne voulait plus utiliser.
00:05:16On le rappelle, Sébastien Locornu qui doit donc faire passer des messages ce soir avancés sur un accord de non-censure
00:05:23avec son bloc, le bloc central, mais aussi avec les socialistes.
00:05:27Autrement dit, quelles ultimes concessions est-il prêt à faire, notamment sur la fiscalité, pour éviter de tomber ?
00:05:34C'est en train de s'accélérer à Matignon. Évidemment, on prépare ce moment, cette prise de parole.
00:05:39A noter, c'est une information, ce matin, Sébastien Locornu s'est rendu à l'Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron.
00:05:47On imagine que les deux hommes ont évidemment évoqué cette prise de parole très attendue ce soir, donc sur la question du budget.
00:05:53Et qui sera à suivre évidemment en direct sur BFM TV.
00:05:56Marie Chantré, est-ce que l'on doit comprendre que le Premier ministre va donc manger son chapeau ?
00:06:00Va-t-il employer le 49.3 ou les ordonnances, puisqu'il y a deux solutions ou deux possibilités qui lui sont offertes ?
00:06:07On devrait en savoir plus ce soir, évidemment.
00:06:09Mais les deux options, 49.3 ordonnances, ordonnances ou 49.3, sont quoi qu'il en soit risquées pour le Premier ministre.
00:06:16Va-t-il en Eiffel ? C'est la bonne question.
00:06:18Manger son chapeau.
00:06:19Revenir sur ses promesses.
00:06:21Quelques archives font très mal.
00:06:24Écoutez le Premier ministre le 5 octobre dernier.
00:06:26J'ai décidé de renoncer à l'article 49.3 de la Constitution, puisque cet article, au fond, permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie.
00:06:41Mais c'est peut-être la seule voie et l'issue possible.
00:06:44Le 49.3, le 49.3 qui dit aussi risque de censure, à moins, à moins de remettre dans le budget, vous savez, les mesures censées dissuader le Parti Socialiste de s'associer à cette censure, donc de ne pas faire tomber le gouvernement et donc d'adopter un budget pour la nation.
00:07:02C'est bien l'enjeu aujourd'hui pour Sébastien Lecornu.
00:07:05L'autre option, vous en parliez, les ordonnances.
00:07:06Mais alors là, c'est le mot qui crispe ô combien le Parti Socialiste, gros coup de pression ce matin, parce que je vais essayer d'être très pédagogique.
00:07:15Les ordonnances aujourd'hui, vous prenez le projet de loi du gouvernement, j'en ai imprimé 10 pages, il y en a 223, ce qui est le projet de loi du gouvernement Béron.
00:07:23On n'a quasiment rien changé.
00:07:24On fait quoi dessus ? On enlève le projet de loi et on met ordonnances.
00:07:27Et c'est le budget pour la nation, sans intégrer les discussions, sans intégrer les demandes du Parti Socialiste.
00:07:34Jamais les ordonnances ont été utilisées pour le budget, on est d'accord.
00:07:37Ce serait le Conseil des ministres qui validerait tout seul.
00:07:39Aussi en Conseil des ministres que ça serait décidé, ça crispe le Parti Socialiste parce que ça ne prendrait pas en compte les demandes négociées.
00:07:47On y adjoindrait un projet de loi de finances rectificatif, mais rien ne dit qu'il puisse être débattu parce qu'entre temps, il y aurait aussi une motion de censure.
00:07:54Certains alertent aussi sur les trous juridiques parce que si le Cornu le fait aujourd'hui, qui dit que demain, avec un nouveau président de la République, une nouvelle présidente, certains gouvernements en useraient ou en abuseraient ?
00:08:07Et on a plein de questions à poser à Laurent Panifousse, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement qui sera l'invité du midi BFM à 12h45.
00:08:13Évidemment, l'intervention du Premier ministre en direct sur BFM TV, édition spéciale ensuite.
00:08:17Et on vous dira tout lorsque l'on aura l'heure exacte évidemment de cette intervention du chef du gouvernement.
00:08:22Il faut un budget parce que la France en a besoin, mais aussi parce qu'il y aura une pause parlementaire avec l'arrivée de la campagne des municipales en vote, vous le savez, au mois de mars.
00:08:30Ça commence fort à Marseille. Le RN pourrait-il conquérir la ville ? C'est un objectif rendu possible grâce à la division de la gauche.
00:08:37C'est pour cette raison que Marine Le Pen sera sur place en toute fin de journée à la cérémonie de vœux de Franck Alizio, qui est le candidat du Rassemblement National.
00:08:44Reportage d'Hugo Capelli avec Camille Fournier.
00:08:46Gagner la deuxième ville de France. Le Rassemblement National ne cache plus ses ambitions à Marseille.
00:08:54Et c'est souvent le même sujet qui est mis en avant pour convaincre les électeurs.
00:08:59Bonjour monsieur.
00:09:00On va mettre le paquet sur la sécurité.
00:09:02Pour l'emporter, Franck Alizio demande à la droite de le rejoindre.
00:09:06Dès le premier tour, soyons ensemble. Et moi je tends la main à tout le monde, mais à ce condition à ce que tout le monde soit sincère, reconnaisse les erreurs qui ont été faites.
00:09:16Une main tendue que la candidate de droite décline pour le moment. Martine Vassal poursuit sa campagne avec quelques similitudes dans les thèmes abordés.
00:09:26La sécurité, nous on ne s'en occupe pas juste à quelques mois de certaines échéances.
00:09:32Je pense que maintenant, aujourd'hui, c'est les programmes, les projets, les personnalités qui vont pouvoir faire la différence. En tout cas, moi je ne lâcherai rien.
00:09:40Six ans que Marseille est à gauche. Une gauche divisée. D'un côté, la France insoumise incarnée par Sébastien Delogu.
00:09:48De l'autre, Benoît Payan, le maire sortant, qui craint une vague RN.
00:09:54Ça va se jouer entre le Rassemblement National et nous. Sébastien Delogu et les Insoumis ont fait le choix de la division.
00:10:00Ils en portent la responsabilité.
00:10:03La bataille pour gagner la ville de Marseille s'annonce particulièrement serrée.
00:10:07Un dernier sondage donne le candidat du Rassemblement National et le maire sortant, Benoît Payan, au coude à coude.
00:10:13Il y a une image de Donald Trump. Donald Trump prix Nobel ? Non, non, non, non.
00:10:17Il salue juste le geste de l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado qui lui a remis la médaille de son prix Nobel de la paix.
00:10:23Ça s'est passé à la Maison Blanche.
00:10:24« Maria m'a remis son prix Nobel de la paix pour le travail que j'ai accompli », écrit le président.
00:10:29Quel magnifique geste de respect mutuel. Ce prix Nobel, on sait qu'il en rêve. Au moins, il a la médaille.
00:10:34Et puis, il se donne du mal sur la scène internationale.
00:10:36Et puis, BFM vous montre depuis ce matin les images de la quinzaine de soldats français arrivés sur place.
00:10:40Ils seront bientôt rejoints par d'autres, comme l'a dit hier le président de la République.
00:10:44Donald Trump n'a pas encore réagi.
00:10:45Mais pour la porte-parole de la Maison Blanche, ce déploiement de troupes n'a aucun impact sur l'objectif d'acquérir le Groenlande.
00:10:52Hors de question, répond le Danemark par la voix de la ministre des Affaires étrangères.
00:10:57Le Groenlande n'est pas à vendre.
00:10:59Et les habitants, eux, comment vivent-ils tout ça ?
00:11:02Elisa Tranin, Antoine Forestier.
00:11:04Ils sont 15 soldats français à avoir foulé le sol groenlandais à ce jour.
00:11:10Un peu plus d'une trentaine de soldats européens au total, officiellement, pour participer à un exercice.
00:11:16Mais pas de quoi impressionner Donald Trump, bien déterminé selon sa porte-parole, à acquérir le territoire autonome danois.
00:11:23Je ne pense pas que le déploiement de troupes européennes est une incidence sur le processus décisionnaire du président,
00:11:29ni sur son objectif d'acquisition du Groenland.
00:11:31Le président américain aurait même déjà fixé un prix par habitant pour acheter le Groenlande.
00:11:37De mon point de vue, il va plutôt le faire de manière financière,
00:11:41c'est-à-dire soit en donnant un million de dollars à chaque Inuit habitant au Groenland,
00:11:47soit effectivement une présence américaine beaucoup plus importante.
00:11:50Et selon le traité de 1951, Washington aurait le droit de déployer des soldats sur place.
00:11:56Le Groenland est soumis à un traité qui donne aux Etats-Unis la possibilité de mettre n'importe où, n'importe quand et n'importe comment au Groenland
00:12:03des équipements militaires de défense dans l'intérêt des Etats-Unis.
00:12:09Une délégation du Congrès américain est attendue aujourd'hui à Copenhague.
00:12:12Des discussions scrutées de près par les habitants du Groenland, comme cette française installée là-bas.
00:12:17On en a vraiment marre de ne pas être entendu par M. Trump qui refuse de comprendre que non, ce n'est pas une terre à annexer.
00:12:24Hier, Emmanuel Macron a annoncé que le déploiement de moyens français au Groenland serait renforcé dans les prochains jours.
00:12:31Direct Région, on vous emmène aujourd'hui en Seine-Maritime, en Normandie.
00:12:34Avec la conséquence directe de cette pénurie d'oeufs dont on vous parle depuis maintenant une semaine,
00:12:40les éleveurs croulent sous les demandes des supermarchés, qui ont des trous dans leurs rayons
00:12:44et des demandes auxquelles ils ne peuvent pas répondre.
00:12:47Une productrice de l'oeuf, vous allez voir, ne fait que répondre au téléphone.
00:12:51Reportage BFM Normandie de Célia N. Gatsungo.
00:12:56Dans ce supermarché en Seine-Maritime, le rayon des oeufs est quasiment vide.
00:13:01Les clients l'ont bien remarqué.
00:13:02C'est vrai qu'avant, on avait plus de choix et là, c'est vrai que les rayons sont quand même pas mal vides.
00:13:05Tout est vide. Sinon, en temps normal, j'arrive à trouver, mais il faut être tout de suite dessus.
00:13:11C'est là, pas assez.
00:13:12Depuis quelques mois, la filière des oeufs est à flux tendu.
00:13:16Plus 30% de ventes supplémentaires en décembre dans ce magasin.
00:13:20Alors, les hypermarchés tentent de trouver des solutions.
00:13:23Ils se rapprochent des petits producteurs, comme avec l'Ori.
00:13:25J'ai énormément d'appels, justement, liés à toute cette pénurie d'oeufs.
00:13:29En fait, c'est vrai qu'il y a énormément de grandes distributions qui nous sollicitent pour qu'on puisse travailler avec eux.
00:13:35Sauf qu'en fait, on est une petite exploitation et nous, on vend tout aujourd'hui en vente directe, en cirque-cours.
00:13:43L'Ori récolte chaque jour 900 oeufs. Ils sont vendus soit à la ferme ou dans des distributeurs automatiques.
00:13:49On recherche deux à trois fois par jour. Mais à chaque fois qu'on y va, c'est vide.
00:13:54Direction donc le distributeur. Les clients attendent chaque jour l'Ori pour s'approvisionner en oeuf.
00:13:59En ce moment, on a du mal un petit peu à suivre la pénurie d'oeufs qu'on retrouve un peu partout.
00:14:08Il faut savoir que leur durée de vie, c'est à peu près une heure.
00:14:10C'est compliqué parce qu'on aime les oeufs. On en mange quasiment tous les jours.
00:14:14Avec cette consommation en hausse ces derniers mois, la production n'arrive pas à compenser.
00:14:18Beaucoup d'éleveurs souhaitent s'agrandir. Mais avec les nouvelles normes, les tensions risquent de durer encore quelques années.
00:14:24Bonjour Yves-Marie Baudet. Vous êtes le président du CNPO, qui est l'interprofession française des oeufs, éleveur vous-même de poules pondeuses dans les Côtes d'Armor.
00:14:32Alors ça fait une semaine qu'on s'interroge sur les oeufs.
00:14:35Et je voudrais vous faire écouter ce que Thierry Coyquier, le président du groupement Les Mousquetaires, disait hier sur BFM.
00:14:40Pratiquement toute la distribution se trouve régulièrement, totalement en rupture.
00:14:45C'est-à-dire que le consommateur, et c'est un phénomène nouveau, quand il vient dans un de nos points de vente, il peut ne pas avoir d'oeufs.
00:14:52Et donc c'est un éternel combat de justement avoir le sourcing.
00:14:55Éternel combat pour avoir le sourcing, autrement dit d'avoir des oeufs.
00:14:58Il nous parle de 3 ou 4 ans Thierry Cotillard. Vraiment ? Vraiment Yves-Marie Baudet ?
00:15:03Non, non, non, non. Monsieur Cotillard n'est sans doute pas bien informé sur les évolutions de la production qui va y avoir dans les prochains mois.
00:15:11Alors la grande distribution a fait le choix de quitter l'interprofession, c'est un autre débat.
00:15:14Mais donc ils n'ont plus les informations comme il le faut.
00:15:16En tous les cas, moi, ce que je peux vous rassurer, c'est qu'à partir de juin 2026,
00:15:22de nouveaux bâtiments vont se mettre en action et la production va donc augmenter.
00:15:27Et on va réduire ces tensions de rayon oeuf assez rapidement.
00:15:30Non, ce qu'il faut savoir, c'est que le principal problème à la création de nos bâtiments,
00:15:34ce sont les démarches administratives qui sont très longues, des dossiers très épais.
00:15:40Donc ça fait des années qu'on milite, nous, pour avoir une simplification administrative.
00:15:43Il faut qu'on en arrive à une situation telle qu'elle est là pour que les pouvoirs publics s'en emparent
00:15:47et nous disent qu'on va créer quelque chose de spécifique pour l'élevage.
00:15:50Donc il faut que ça aille vite dans la simplification administrative et dans la sécurisation de nos autorisations aussi.
00:15:56Alors, rassurez ceux qui nous regardent, il n'y a aucun risque qu'on retrouve, je ne sais pas moi,
00:16:00des oeufs ukrainiens dans nos rayons.
00:16:03Alors, déjà, on peut solliciter que la grande distribution ne fasse pas appel à ce type d'oeuf.
00:16:09Ils ont été tentés.
00:16:10Il se trouve que sur les oeufs ukrainiens, l'été dernier, par exemple,
00:16:13il y avait des résidus d'antibiotiques interdits en Europe depuis 15 ans.
00:16:16Donc ça, c'est inacceptable dans notre pays que la grande distribution française puisse prendre le risque
00:16:22de mettre la sécurité alimentaire de ses clients.
00:16:25Donc ils ont stoppé ce genre d'importation et aujourd'hui, on ne trouve pas d'oeufs ukrainiens, je pense,
00:16:31dans la grande distribution française et on les remercie.
00:16:33De toute façon, la tension sur l'oeuf, elle est présente partout en Europe
00:16:37et on a une consommation très dynamique partout en Europe.
00:16:41Donc il est très difficile de trouver des oeufs d'importation aussi.
00:16:45Surtout quand on fait des stocks, évidemment, ça alimente la pénurie.
00:16:48Merci beaucoup.
00:16:50On revient à présent sur un débat qui vous a fait beaucoup réagir,
00:16:53vous pouvez nous regarder, vous nous avez écrit,
00:16:54et du coup, on a décidé d'y revenir avec Sofiane,
00:16:56ces milliers de contribuables parmi les plus fortunés
00:16:59qui ne paient aucun impôt sur le revenu.
00:17:02Comment est-ce possible ? C'est tout de suite dans Midiéco.
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00:17:20renouvellement ou naturalisation.
00:17:21Démarche-Française.fr
00:17:22– Sofiane, il vient pour la deuxième couche,
00:17:24parce que vous nous avez déjà dit que l'ancien ministre de l'économie,
00:17:26Éric Lombard, ce qu'avait dit le ministre de l'économie,
00:17:30Éric Lombard, et là, il persistait signe.
00:17:31– Oui, encore. – De riches français se font rémunérer
00:17:34dans les holdings pour ne payer aucun impôt sur le revenu.
00:17:36– Oui, et depuis ces déclarations, tout le monde,
00:17:38y compris les journalistes, essaye de savoir auprès de Bercy
00:17:40combien de Français sont concernés.
00:17:43Sauf que pour l'instant, on ne sait pas.
00:17:44Parce que celle qui était à l'époque sa collègue
00:17:46et qui est encore ministre du budget, Amélie de Montchalin,
00:17:49dit qu'il n'y a pas de document avec les noms
00:17:51de ceux qui ne paieraient aucun impôt sur le revenu,
00:17:54encore ce matin.
00:17:55– Je vous confirme qu'il n'y a nulle part écrit à Bercy
00:17:58le nom des gens qui auraient des revenus fiscaux de référence
00:18:01qui seraient très bas.
00:18:03En revanche, nous savons que ça existe.
00:18:04Et quand nous savons que ça existe…
00:18:05– Donc, Éric Lombard a en partie raison.
00:18:06– Éric Lombard a raison de dire qu'il a sur-optimisation.
00:18:09– Et pour vous, Sofiane, cette histoire de document ou pas,
00:18:12c'est un faux débat ?
00:18:12– Oui, dans le fond, on s'en fiche qu'il y a un document,
00:18:15qu'Éric Lombard ait eu une information
00:18:17de la part de l'administration fiscale,
00:18:19comme il l'a dit, en tête à tête,
00:18:21qu'il y a un tableau Excel, un document.
00:18:23C'est pas le sujet, dans le fond.
00:18:25En fait, ce qu'on sait, c'est qu'il y a bien des statistiques.
00:18:27Bercy en a bien.
00:18:31Je vous invite à aller les regarder.
00:18:33On apprend, par exemple, en 2022,
00:18:34que 7% des foyers fiscaux français
00:18:36avaient un revenu fiscal de référence nul.
00:18:39Ça concerne donc 3 millions de foyers français.
00:18:42Alors, évidemment, il n'y a pas que les riches français à l'intérieur,
00:18:45mais il y en a sans doute.
00:18:46– Mais est-ce que la ministre des Comptes publiques
00:18:47parle de secret fiscal ?
00:18:49Est-ce que c'est un argument qui tient à ça ?
00:18:50– Non, parce qu'en fait, on ne demande pas la liste avec les noms.
00:18:53On cherche à savoir combien de personnes sont concernées.
00:18:57Et donc, la ministre qui parle de transparence,
00:18:59eh bien, faisons la démonstration
00:19:01de cette transparence.
00:19:02C'est d'ailleurs ce que veut faire Éric Coquerel,
00:19:04qui dit qu'il va aller chercher ces documents
00:19:06à Bercy en sa qualité de président
00:19:08de la Commission des finances de l'Assemblée nationale.
00:19:11Et pourtant, on a retrouvé une archive
00:19:12qui date de juin dernier.
00:19:14Nous sommes à l'Assemblée.
00:19:15Et à l'époque, la ministre du Budget
00:19:16semble bien avoir des informations.
00:19:18– Il est vrai que dans notre pays, nous avons le constat,
00:19:23notamment au moment des contrôles fiscaux,
00:19:26qu'un certain nombre de contribuables,
00:19:29qui ont des patrimoines très élevés,
00:19:32ont des revenus fiscaux de référence,
00:19:35qui rendent certains de ces ménages éligibles
00:19:38au RSA ou au logement social.
00:19:40– Vous avez bien entendu ce qu'elle dit au Sénat,
00:19:42des plus fortunés qui sont éligibles au RSA,
00:19:45par exemple, au minima sociaux.
00:19:46Et RSA, on parle de personnes qui touchent
00:19:48650 euros maximum par mois, c'est vous dire.
00:19:50Donc c'est-à-dire qu'il y a tellement
00:19:51de suroptimisation fiscale en France
00:19:54qu'en réalité, ces gens se versent
00:19:55très très peu de revenus
00:19:57parce que tout est dans les fameuses holdings.
00:19:59Alors oui, l'autre débat,
00:20:01c'est peut-être pas zéro,
00:20:02le revenu fiscal de référence,
00:20:04mais que ce soit 5 000 par an, 10 000.
00:20:06De toute manière, le problème est le même.
00:20:08Ce sont des riches français
00:20:10qui devraient payer beaucoup plus d'impôts
00:20:11sur le revenu qu'ils n'en payent.
00:20:13Parce que quand on déclare 10 000 euros
00:20:15en réalité sur l'année,
00:20:16en revenu fiscal de référence,
00:20:17on ne paye pas d'impôts sur le revenu.
00:20:19Donc zéro ou 10 000 pour l'administration,
00:20:21c'est la même chose.
00:20:22Et en fait, la ministre, elle joue sur les mots.
00:20:23Elle dit, oui, il n'y a pas de dizaines
00:20:25de milliers de contribuables qui payent zéro.
00:20:27Éric Lompard, il n'a pas dit des dizaines de milliers,
00:20:29il a dit des milliers.
00:20:29Donc en fait, chacun joue sur les mots
00:20:31et on n'en sait pas plus en réalité.
00:20:33Alors que la taxe sur les holdings,
00:20:35qui devait être la réponse à ce problème
00:20:37pour justement pouvoir taxer les plus fortunés,
00:20:40eh bien, elle a été vidée de sa substance.
00:20:42Et comme on ne sait pas comment on va passer le budget,
00:20:44il n'ira pas au vote,
00:20:45par 49.3 ou par ordonnance,
00:20:47eh bien, on ne sait même pas
00:20:48si cette recette sera appliquée.
00:20:51Merci Sofiane.
00:20:51Midi BFM, il est 12h30.
00:21:00Dans l'actualité, le coup de gueule du procureur général
00:21:02de la cour d'appel d'Aix-en-Provence
00:21:04sur BFM TV ce matin.
00:21:05Il faut 75 mois de délai pour juger un viol.
00:21:09Notre justice, beaucoup trop lente.
00:21:11C'est à tel point que dans la juridiction d'Aix,
00:21:1419 criminels, dont des violeurs,
00:21:16criminels présumés puisqu'ils sont en appel,
00:21:17devront être libérés, faute d'avoir été jugés dans les temps.
00:21:20Et ce qui est vrai à Aix, l'est aussi ailleurs.
00:21:21Le Premier ministre prendra la parole en fin de journée
00:21:23sur le budget.
00:21:24Un vote est impossible, reconnaît-il.
00:21:27Alors va-t-il se dédire et utiliser le 49.3 ?
00:21:30Passer en force avec les ordonnances.
00:21:32Le ministre des Relations avec le Parlement,
00:21:34Laurent Panifousse,
00:21:35serait l'invité du Midi BFM dans un quart d'heure.
00:21:37Le gérant du bar qui a brûlé à Cran-Montana,
00:21:39Jacques Moretti, pourrait bientôt sortir de prison,
00:21:42moyennant une caution,
00:21:43une provocation pour les familles des victimes.
00:21:45Vous entendrez la mère de Tristan,
00:21:47il n'avait que 17 ans.
00:21:48Elle parle du Niño Mini.
00:21:49Et puis après 10 jours de grève,
00:21:51les médecins ont-ils obtenu de gains de cause ?
00:21:53Le gouvernement lâche du lest sur les arrêts maladie.
00:21:56Il recule aussi sur la fixation de certains tarifs.
00:21:59L'intersyndical se réunit ce soir.
00:22:01Le temps de cet après-midi est globalement du week-end.
00:22:03Attention, beaucoup de pluie,
00:22:04notamment dans le sud-est.
00:22:05Et toujours cette douceur exceptionnelle qui persiste.
00:22:09On va donc commencer par ce coup de gueule ce matin
00:22:11sur BFM du procureur d'Aix-en-Provence
00:22:13contre le manque de moyens de la justice.
00:22:16Magistrat débordé.
00:22:17Et il dit qu'un détenu sur quatre n'est pas condamné.
00:22:20Et que la justice va libérer des criminels présumés.
00:22:24Qu'il faut parfois plus de cinq ans pour juger un viol.
00:22:27En clair que la justice est au bout du rouleau.
00:22:29Romain Langlais avec Camille Fournier et Alexis Plouillette.
00:22:31C'est un véritable cri d'alarme poussé ce matin
00:22:36par le procureur général d'Aix-en-Provence.
00:22:40Faute de moyens, la justice va prochainement remettre en liberté
00:22:43sous contrôle judiciaire 19 criminels présumés.
00:22:46Des prévenus dans l'attente d'un jugement
00:22:47qui arrive au bout des délais légaux de détention provisoire.
00:22:51Certains même au profil dangereux.
00:22:53Nous devrons libérer des accusés qui peuvent être sous des qualifications de viol
00:22:57ou de criminalité organisée.
00:22:59On va évidemment choisir de libérer l'accusé
00:23:02qui présentera à nos yeux une moindre dangerosité.
00:23:05Mais ces mises en liberté jusqu'à présent, nous les avons évitées.
00:23:08Nous ne pourrons plus le faire en 2026.
00:23:10En moyenne, il faut désormais 75 mois pour juger un viol dans les bouches du Rhône.
00:23:15Un rallongement des procédures également observé au niveau national.
00:23:18Au 1er janvier 2026, 925 dossiers criminels étaient en attente de jugement
00:23:24par la Cour d'appel de Paris, soit une augmentation de plus 36% en un an.
00:23:28Avant, les crimes comme les viols étaient jugés soit devant un tribunal correctionnel
00:23:34soit devant une cour d'assises.
00:23:36On a créé des cours criminels départementales pour remplacer cela.
00:23:40Ce sont des cours qui ressemblent aux assises, mais il n'y a pas de juré populaire.
00:23:44La différence, c'est qu'il y a 5 magistrats au lieu de 3.
00:23:47Ça mobilise donc beaucoup plus de juges et donc ça devait désengorger la justice.
00:23:54L'effet, finalement, a été l'inverse.
00:23:56Pour contrecarrer cette lenteur, la justice réclame davantage de postes de juges et de greffiers,
00:24:01mais également l'augmentation du nombre de salles d'audience.
00:24:04C'est l'une des informations de la matinée.
00:24:06Le Premier ministre va donc prendre la parole en fin de journée avec peut-être des propositions,
00:24:11en tous les cas au moins un état des lieux.
00:24:13Voilà, sur le budget, parce que le vote est impossible, il le reconnaît lui-même.
00:24:16Alors on attend qu'il dise s'il revient au 49-3 ou s'il choisit de passer par des ordonnances au risque de se voir censuré et de tomber.
00:24:2412 semaines de débat, marche forcée pour rien.
00:24:27La méthode Lecornu, la méthode du compromis n'a pas fonctionné.
00:24:29Romain Langlais.
00:24:32Il l'avait pourtant assuré juste avant la nomination de son premier gouvernement.
00:24:36Sébastien Lecornu ne passerait pas en force sur le budget de l'État à l'Assemblée.
00:24:41J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 de la Constitution, dans un parlement qui fonctionne,
00:24:47dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble au français avec ses divisions.
00:24:52On ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition.
00:24:56Quatre mois plus tard, les promesses sont en passe de s'envoler du côté de Matignon.
00:25:01Faute de compromis dans l'hémicycle, le Premier ministre se retrouve face à un dilemme, recourir au 49-3 ou passer par des ordonnances.
00:25:09Un choix au risque qui pourrait mener à la censure du gouvernement, notamment en cas de vote de certains députés PS,
00:25:16fermement opposés à une adoption du texte via ces fameuses ordonnances.
00:25:19Ce serait, je l'ai dit, un 18 brumaire, c'est-à-dire une sorte de coup d'État rempant.
00:25:23Et cela, je ne peux pas l'accepter.
00:25:25Donc j'ai dit à titre personnel, en tant que député, si jamais cela arrivait, je prendrais mes responsabilités et je voterais une motion de censure.
00:25:32Un passage en force qui apparaît désormais comme inévitable et imputé à certaines oppositions par la ministre du Budget.
00:25:39Nous avons des saboteurs à l'Assemblée nationale.
00:25:41D'un côté des insoumis et de l'autre côté vous avez le Rassemblement national.
00:25:45Qu'importe le choix de Sébastien Lecornu cet après-midi, un de ses proches l'assure,
00:25:51il n'y aura pas de budget définitif avant la première quinzaine du mois de février.
00:25:55Commentaire de Marie Chantra évidemment dans quelques instants.
00:25:57Et Laurent Panifousse, notre invité, donc le ministre des Relations avec le Parlement dans une dizaine de minutes.
00:26:02On vous en parlait en titre.
00:26:04Jacques Moretti, le propriétaire du bar de Cran-Montana où 40 personnes ont péri la nuit du 31,
00:26:09pourrait bientôt sortir de prison.
00:26:11Sa détention provisoire peut être levée sous condition, a dit la justice suisse,
00:26:15notamment en échange d'une caution.
00:26:17Et cette perspective, Roselyne, met très en colère évidemment les familles des victimes à l'image de Vinciane.
00:26:23Son fils Tristan Pidou n'avait que 17 ans et une remise en liberté de Jacques Moretti serait pour elle une provocation.
00:26:31Le seul mot c'est ignominie.
00:26:33Tristan, Guillaume, Arthur et les 40 morts ont été tués.
00:26:38C'est presque une provocation.
00:26:40Il a fait quoi quelques jours ou bien en détention ?
00:26:43Je suis vide.
00:26:45Moi j'ai plus rien à perdre maintenant.
00:26:47Moi je veux aller rejoindre Tristan maintenant.
00:26:49Je suis morte le 3 janvier.
00:26:51Témoignage recueilli par Lola Bay et Bastien Dufour.
00:26:53Cette remise en liberté, ça pourrait n'être qu'une question de jour.
00:26:56On surveille ça.
00:26:57C'est la justice, encore une fois, suisse qui fixera les conditions de cette remise en liberté.
00:27:03Les médecins vont-ils mettre un terme à leur grève ?
00:27:05L'intersyndicale se réunit en toute fin de journée et elle a quand même plusieurs raisons d'être satisfaite.
00:27:10Oui, parce que la ministre de la Santé a écrit hier aux médecins avec toute une série de propositions qui vont dans leur sens.
00:27:18Le gouvernement lâche du lest, notamment sur les arrêts à maladie.
00:27:22Il renonce à imposer des objectifs de réduction de prescriptions aux généralistes qui donnaient davantage d'arrêts que les autres.
00:27:29Il recule également sur la fixation de certains tarifs.
00:27:34On va faire le point complet sur toutes ces mesures avec Isor Delagorse.
00:27:38C'était l'un des points de crispation majeure du mouvement.
00:27:43La mise sous objectif automatique.
00:27:45Concrètement, des objectifs quantifiés devaient être mis en place,
00:27:49exposant les médecins jugés trop prescripteurs, notamment d'arrêt de travail, à de lourdes amendes.
00:27:55La ministre de la Santé s'est engagée à supprimer cette mesure via un amendement.
00:27:59Un soulagement pour la profession.
00:28:00Forcément, ça introduisait de la crainte dans la pratique et ça remettait en question notre indépendance.
00:28:06Donc ça, on a souhaité que ce soit supprimé.
00:28:09Ça ne l'est pas encore et il faudra que les députés se prononcent sur cette mesure.
00:28:12Parmi la série de propositions dévoilées par le gouvernement pour renouer le dialogue avec les médecins libéraux,
00:28:18la suppression des mesures permettant la baisse unilatérale des tarifs.
00:28:22Adoptée dans la loi de financement de la sécurité sociale 2026,
00:28:26elle devait permettre aux autorités sanitaires d'imposer des tarifs médicaux
00:28:29en l'absence d'accords avec les syndicats représentatifs.
00:28:32Autre annonce, le recul du gouvernement sur la réforme du cumul emploi-retraite.
00:28:37Le ministère change de méthode, mais selon lui, il ne s'agit pas d'un recul.
00:28:41Les propositions que j'ai mises sur la table doivent permettre d'avancer concrètement
00:28:45pour construire des solutions utiles aux patients, au territoire et à la soutenabilité de notre système de santé.
00:28:50Le ministère évoque également la mise en place effective d'un guichet d'aide et d'informations
00:28:55à l'installation des médecins.
00:28:57Adopté dans le budget 2023, il n'a jamais été concrétisé.
00:29:01Tout autre chose, le débat autour des trottinettes en libre-service dans les grandes villes.
00:29:05Vous savez, très pratique pour les utilisateurs, mais il y a certains qui ne respectent pas les règles,
00:29:08qui provoquent des accidents, qui se gardent n'importe où.
00:29:10À Paris, elles ont été interdites et regardez ce qui se passe dans le Vieux-Port, à Marseille.
00:29:13On n'est pas surpris, évidemment.
00:29:14À Marseille, le maire n'en veut plus non plus.
00:29:16Dans deux ans, c'est fini, a-t-il dit.
00:29:18Si, évidemment, il est réélu, puisque, effectivement, des trottinettes, on en retrouve jusqu'au fond du Vieux-Port.
00:29:24Reportage BFM Marseille-Provence de Julien Mancini.
00:29:28Dans les rues de Marseille, elles font partie du décor.
00:29:32Et les utilisateurs de ces trottinettes ne se voient pas s'en passer.
00:29:36C'est pratique, j'aime bien ça.
00:29:37Moi, à Paris, des fois, je vais à Paris, mais il n'y a plus de trottinettes.
00:29:39Donc, on prend des petits vélos, des vélos, on se débrouille.
00:29:42Mais ça, c'est pratique pour les petits trajets.
00:29:43Vraiment, j'aime beaucoup.
00:29:44Oui, clairement, ça ferait chier, parce qu'il y a tout le monde qui bouge avec ça.
00:29:47Après, c'est clair que ça éviterait pas mal d'accidents, quand même.
00:29:49Du coup, bon, à mitiger, quand même.
00:29:51Ça serait dommage, quand même.
00:29:52On a le soleil toute l'année.
00:29:54Profiter du beau temps avec notre trottinette.
00:29:57Bon, ça serait dommage qu'ils nous enlèveraient cet outil, quoi.
00:30:00Pourtant, Benoît Payan annonce vouloir ne pas renouveler le contrat qui lit la ville aux entreprises Voye et Lime.
00:30:06Les deals évoquent une situation devenue anarchique ces derniers temps.
00:30:10J'ai donné deux avertissements aux compagnies en leur disant
00:30:13« Soit vous régulez, soit je vous mets des amendes. Ils ne m'ont pas écouté.
00:30:17Elles sont utilisées n'importe comment.
00:30:19Elles mettent en danger les gens qui les prennent.
00:30:21Elles font des accidents. Dans deux ans, c'est terminé. »
00:30:25Ces dernières années, des emplacements comme celui-ci, réservés aux trottinettes électriques,
00:30:29ont pourtant fleuri un peu partout dans Marseille pour lutter contre le stationnement anarchique.
00:30:33Et justement, les exploitants de trottinettes affirment redoubler d'efforts pour contenter toutes les parties.
00:30:39Ils insistent sur l'utilité de ce mode de déplacement.
00:30:42« Nous avons enregistré 159 990 utilisations en 2025, soit une augmentation de 35%.
00:30:48Le service des trottinettes représente un vrai besoin pour les Marseillais. »
00:30:52Pour rappel, le contrat qui lit la ville aux exploitants court encore jusqu'en octobre 2027.
00:30:58– L'invité du Midi BFM, Laurent Panifousse, bonjour.
00:31:01On vous accueille sur le plateau, ministre chargé des Relations avec le Parlement,
00:31:05pour évoquer le feuilleton du budget.
00:31:07Quelle solution, quelle solution ?
00:31:08Parce que, Marie Chantret, on le sait maintenant, c'est certain, il n'y aura pas de vote.
00:31:12– Non, en effet, ce n'est pas possible.
00:31:14Laurent Panifousse, vous êtes arrivé hier soir dans l'hémicycle, un peu avant minuit,
00:31:18pour annoncer la fin des débats.
00:31:21En effet, vote impossible, face, ça c'est les éléments de Matignon,
00:31:25aux irresponsables dans l'opposition, viser en effet la France insoumise
00:31:29ou encore le Rassemblement national.
00:31:32Alors, comment obtenir un budget ?
00:31:34Dilemme cornelien pour le Premier ministre et tout son gouvernement.
00:31:3749-3 ou ordonnance, ordonnance ou 49-3, on va vous cuisiner, monsieur le ministre.
00:31:43Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a toujours un canal de discussion,
00:31:46notamment avec le Parti Socialiste avec qui tout se joue aujourd'hui,
00:31:50revenir sur le 49-3, ça serait revenir sur une promesse du Premier ministre,
00:31:56un des marqueurs de ses débuts à Matignon.
00:31:58Mais il veut continuer à négocier.
00:32:00Et d'ailleurs, lui qui aime beaucoup la cuisine, a cette image gastronomique.
00:32:04Regardez le Premier ministre en privé, je ne veux pas bâcler, je ne veux pas faire n'importe quoi.
00:32:09On va bien ficeler le rôti, le rôti c'est le budget, travailler tous ensemble.
00:32:13Mais une fois que le rôti sera au four, on ne va pas le rouvrir pour y ajouter des pruneaux.
00:32:19Comprendre que quand vous ouvrez le four, nous on n'a rien compris.
00:32:23Quelle est la nature de la farce, monsieur le ministre ?
00:32:26Est-ce que j'ai droit à un joker ?
00:32:28La farce, c'est les éléments de discussion avec le Parti Socialiste.
00:32:32Il y a un texte de base, un budget, il y a un objectif partagé par une majorité,
00:32:38c'est réduire légèrement le déficit pour le ramener à 5% l'année prochaine.
00:32:41Et puis après, il y a tous ces éléments qui font que, de LR au Parti Socialiste,
00:32:46en passant par les yachts, le bloc central, il y a des volontés un petit peu différentes
00:32:50dans la manière d'arriver à ces 5%, par l'augmentation des recettes,
00:32:54par la baisse des dépenses, que l'on soit de droite, de gauche, c'est normal,
00:32:56il y a des sensibilités différentes.
00:32:57Mais il y a un gros bloc, c'est probablement le rôti qui est assez clair.
00:33:01Mais la farce, elle est prête ou pas ? La farce, on est arrivé là ?
00:33:03Les ingrédients sont clairement sur la table, si on reste sur du culinaire.
00:33:07Alors soyons concrets, sur quelle mesure peut-il y avoir un compromis
00:33:10qui puisse permettre aux socialistes de dire banco ?
00:33:14Écoutez, il y a plusieurs sujets, il y a plusieurs gros blocs, objets politiques.
00:33:17Il y a la question de ce qu'on appelle la suriesse,
00:33:20c'est-à-dire en gros la fiscalité des très grandes entreprises
00:33:22à qui on pourrait demander de participer à l'effort de réduction du déficit.
00:33:27Donc on parle bien des 400 plus grandes entreprises françaises,
00:33:29parce qu'il se dit beaucoup de choses.
00:33:31Il y a la question de ce qu'on appelle dans le cadre des débats de l'hémicycle.
00:33:35Mais vous pouvez le rajouter dans le texte ?
00:33:37Tout à fait.
00:33:37C'est-à-dire que là, à partir du moment où on a acté
00:33:41que le budget ne pourrait pas sortir par un vote,
00:33:46donc ce sera le budget initial et tous les amendements
00:33:49qui ont pu être déposés chez le mandat,
00:33:51qui pourront être retenus ou dans le cadre d'un 49-3
00:33:54ou, comme vous l'avez dit, dans le cadre d'une ordonnance,
00:33:57ce sera alors une autre méthode et un autre chemin.
00:33:59On va développer ces deux solutions,
00:34:01mais quand même douze semaines de débats à marche forcée
00:34:04des députés qui disaient qu'ils étaient épuisés.
00:34:06Tout ça pour qu'il n'y ait pas de vote,
00:34:07c'est quand même un constat d'échec.
00:34:09Écoutez, en tout cas, ce constat était nécessaire
00:34:11avant de passer à une étape suivante qui est regrettable.
00:34:15Depuis presque trois mois et demi maintenant,
00:34:16on travaille tous les jours et même, je dirais, jour et nuit sur un budget.
00:34:19On a pu le faire sur le budget de la Sécurité sociale
00:34:21qui en volume est plus gros que celui de l'État,
00:34:23il faut le rappeler quand même.
00:34:24Et sur le budget d'État, il a fallu arriver,
00:34:25et bien écoutez, hier soir, il a démontré hier soir.
00:34:27C'est pour ça que, vers mini, je suis venu devant les députés
00:34:30dans l'hémicycle leur dire qu'on a arrêté les travaux.
00:34:32Parce que, comme je l'ai dit, il faut se constater
00:34:34qu'on n'arrivera pas à un vote.
00:34:35Et quoi qu'il arrive, plus important, c'est d'avoir ce budget.
00:34:38Donc, ne pouvant pas passer par le vote,
00:34:40alors il nous reste les deux autres solutions.
00:34:42Malgré nous, le grand 9-3 est l'ordonnance.
00:34:44Pourquoi dites-vous que ce sont des saboteurs,
00:34:46le RN et les députés de la France insoumise ?
00:34:49Parce qu'il y a des associations de vote,
00:34:51le mot est fort, mais il y a des associations de vote
00:34:54qui sont parfois contre-intuitives.
00:34:56Vous avez le RN qui, pendant les débats,
00:34:59ont pu voter des augmentations très fortes de fiscalité
00:35:02sur les entreprises, alors que dans les médias,
00:35:05où ils se présentent comme celles et ceux
00:35:07qui veulent protéger les grandes entreprises.
00:35:09Et vous pouvez avoir la même chose côté France insoumise,
00:35:12c'est-à-dire des votes contre-intuitifs
00:35:13qui ont manifestement vocation à faire planter la machine
00:35:16plus que réellement à démontrer leur volonté
00:35:18d'aller dans un sens ou dans l'autre sur le budget.
00:35:20C'est l'esprit, je pense, de cette expression de sabotage.
00:35:23Mais écoutez, on a essayé, on est allé au bout.
00:35:26Qu'est-ce que nous aurions dit au gouvernement
00:35:28si on n'était pas allé jusqu'à hier soir, jusqu'à minuit,
00:35:32jusqu'au moment où manifestement,
00:35:33après le vote notamment sur les collectivités
00:35:35ou un vote par exemple du RN,
00:35:36qui est poussé par le RN, pas que,
00:35:39qui a fait en sorte qu'on baisse hier soir
00:35:41de 20% le budget des collectivités,
00:35:44c'est-à-dire des EPCI, des intercommunautés,
00:35:46des communes, des petites communes.
00:35:47Dans les villages, les maires qui se préparent,
00:35:48ils vont être contents de savoir que hier,
00:35:51les votes, et pardon, mais c'est le RN,
00:35:53même si je n'aime pas comme ça cibler,
00:35:55c'est un constat d'échec.
00:35:56Voilà, on ne peut pas passer par le vote pour le budget.
00:35:58On a tout fait, on a tout essayé.
00:36:00Le gouvernement a créé les conditions.
00:36:02On a tenu cet engagement de ne pas opposer,
00:36:06de ne pas menacer avec le 49.3.
00:36:07Ça a marché pour le PLFSS, on est allé jusqu'au bout.
00:36:09Hier soir, à minuit, ça aurait été de l'entêtement
00:36:12d'aller au vote, et puis si on était allé au vote,
00:36:13le budget ne serait pas passé.
00:36:15Et plus important que tout ce que j'entends,
00:36:17censure, dissolution, etc., c'est important.
00:36:19C'est de l'instabilité, et nous on se bat
00:36:21pour de la stabilité, donc ni pour la censure,
00:36:23ni pour la dissolution.
00:36:24Mais plus important que tout ça,
00:36:26c'est l'absence de budget.
00:36:27Et s'il y a un objectif par-dessus les autres,
00:36:30et qui fera que nous prendrons tous les moyens possibles,
00:36:32et il en reste deux, deux constitutionnels,
00:36:34il faut le rappeler, ce n'est pas antidémocratique,
00:36:35mais qu'on souhaitait éviter, clairement,
00:36:36et bien il reste maintenant le 49-3 ou l'ordonnance,
00:36:39c'est au Premier ministre d'arbitrer,
00:36:40et ça va se décider dans les heures
00:36:41ou dans les deux jours qui viennent.
00:36:42Qui doit donc se déduire, se dédire le Premier ministre,
00:36:45revenir sur cette promesse
00:36:47de ne plus passer en force avec le 49-3 ?
00:36:49Il a tenu parole pendant trois mois et demi,
00:36:51on a tout fait pour que le 49-3 ne soit pas opposé,
00:36:54pour permettre le débat,
00:36:56pour donner la main aux parlementaires.
00:36:57Ça a marché sur le budget de la sécurité sociale.
00:36:59Quand vous pensez que ce budget de la sécurité sociale,
00:37:01encore une fois plus important en volume que celui d'État,
00:37:03il a été voté par des députés,
00:37:04PS, Lyot, Bloc central, LR.
00:37:07C'était totalement inimaginable il y a quatre mois.
00:37:09Donc, ok, c'est vrai,
00:37:11pour le budget de l'État, on n'y arrive pas.
00:37:12C'est inimaginable, mais envisageable.
00:37:14Oui, il n'y a pas de précédent.
00:37:15Parce que quel est le poids du coup,
00:37:16la parole du Premier ministre ?
00:37:18Quel est le poids de sa parole, de sa crédibilité ?
00:37:20S'il annonce le 49-3 ce soir.
00:37:22S'il annonce le 49-3, oui,
00:37:23parce qu'on oppose 49-3 ailleurs de l'Ontario,
00:37:25ce sont deux chemins différents,
00:37:26avec des conséquences différentes.
00:37:28On ne peut pas reprocher au Premier ministre
00:37:30de ne pas avoir tout fait,
00:37:31insultément, alors je suis ministre de ce gouvernement,
00:37:33d'avoir tout fait, tout fait,
00:37:34pour faire en sorte que ce budget passe par un vote.
00:37:37Hier, force est de constater
00:37:38que ce n'était pas possible d'aller plus loin.
00:37:40On a fait le débat dans la Commission,
00:37:41on a fait le débat en séance publique,
00:37:43pour tout dire, mais c'est un secret de Paul Hichinelle,
00:37:46la plupart des députés, depuis longtemps,
00:37:47demandaient à ce qu'on pense,
00:37:48par une modalité type 49-3 ordonnance,
00:37:50pour ne pas aller dans l'hémicycle,
00:37:51pour ne pas aller dans le débat,
00:37:52parce que tout le monde était persuadé
00:37:53que ça ne passerait pas.
00:37:54En fait, être persuadé que ça ne passe pas
00:37:56et constater hier que ce n'était pas possible,
00:37:58ce n'est pas la même chose.
00:37:59Parce que quand on racontera l'histoire
00:38:00dans une semaine, 15 jours, un mois, deux mois, dix ans,
00:38:02on saura qu'on est allé au bout du débat dans l'hémicycle,
00:38:04que ce n'était pas possible.
00:38:05Et alors, alors,
00:38:07constatant que ce n'était pas possible,
00:38:08alors nous aurons pris la mesure,
00:38:09ou du 49-3, ou de l'ordonnance,
00:38:11c'est à la main du Premier ministre.
00:38:12Ce qu'on comprend, c'est que le PS,
00:38:13notamment, qui est indispensable
00:38:14pour soutenir,
00:38:16pour consolider le gouvernement,
00:38:18pourrait accepter cette solution
00:38:20en échange d'un ou deux compromis supplémentaires ?
00:38:24Vous savez, ce sont les compromis
00:38:25qu'on essaie de faire depuis longtemps.
00:38:26Sur le budget d'État, vous avez vu,
00:38:27on a fait des réunions publiques à Bercy,
00:38:28aux côtés d'Amélie de Montchalin,
00:38:30et de Roland Lescure,
00:38:31où tous ces groupes,
00:38:33alors on parle du PS,
00:38:33mais il y a aussi l'Eliott,
00:38:34il y a les LR,
00:38:34il y a le Bloc Central.
00:38:35Mais est-ce que des députés socialistes,
00:38:36Laurent Panifou,
00:38:37vous ont demandé, expressément,
00:38:40dans le secret des bureaux,
00:38:42d'activer le 49-3 ?
00:38:43Oui, depuis très longtemps,
00:38:44mais pas que des socialistes,
00:38:45d'Eliott, du Bloc Central,
00:38:46des LR,
00:38:46oui, bien sûr,
00:38:47parce qu'ils considèrent
00:38:48que ce qui est arrivé aujourd'hui,
00:38:49pour eux,
00:38:50était inévitable.
00:38:51Sauf que la parole du gouvernement,
00:38:52la parole du Premier ministre,
00:38:53c'est-à-dire,
00:38:54nous ferons tout jusqu'au bout
00:38:56pour créer les conditions,
00:38:57et s'il y a une seule chance
00:38:58que ce texte soit voté,
00:38:59on ira au bout.
00:39:00Hier soir, minuit,
00:39:01c'était le bout.
00:39:02Mais ce soir,
00:39:03Sébastien Lecornu prend la parole,
00:39:05vraisemblablement sur le péron de Matignon,
00:39:08va-t-il annoncer,
00:39:09langage technique,
00:39:10le véhicule qu'il va choisir ?
00:39:12Le véhicule, le vecteur...
00:39:1349-3 ou ordonnance ?
00:39:14À cet instant,
00:39:15je ne peux pas vous dire.
00:39:16Est-ce que l'un d'entre eux
00:39:17a votre préférence ?
00:39:18Est-ce que vous,
00:39:18ministre des Relations
00:39:19avec le Parlement ?
00:39:20Non, je ne vais pas me prononcer.
00:39:20Alors, vous voulez bien expliquer
00:39:22aux téléspectateurs
00:39:22quel est l'enjeu du choix
00:39:24de l'un ou de l'autre ?
00:39:25Oui.
00:39:26Écoutez,
00:39:27le 49-3,
00:39:28les grandes différences,
00:39:29c'est que le 49-3,
00:39:30on va prendre le texte initial
00:39:31qui était présenté
00:39:31par le gouvernement,
00:39:32disons les choses
00:39:33qui ne convient à personne.
00:39:34C'est une matière de travail
00:39:35qui avait vocation
00:39:36à être modifiée par tous
00:39:36pour ce compromis,
00:39:38mais dans lequel
00:39:38le gouvernement va pouvoir
00:39:39rajouter tous les amendes retenues
00:39:41qui ont déjà été déposées,
00:39:43pas forcément votées,
00:39:44mais qui ont été déposées,
00:39:45et des amendements
00:39:48des groupes qu'on vient d'évoquer
00:39:50qui sont prêts à travailler
00:39:50sur un compromis.
00:39:52Donc, on peut,
00:39:52par un 49-3,
00:39:53déposer un projet,
00:39:55passer donc,
00:39:55entre guillemets,
00:39:56en force sans le vote,
00:39:57et le gouvernement,
00:39:59immédiatement,
00:40:00s'expose à la censure
00:40:01des députés,
00:40:02immédiatement.
00:40:03Donc, soit les députés,
00:40:03il y a un accord sur ce texte,
00:40:05un compromis,
00:40:06et donc un accord de non-censure,
00:40:08le gouvernement passe
00:40:09au tamis de la censure,
00:40:10il passe,
00:40:11il ne passe pas.
00:40:12C'est clair.
00:40:12L'ordonnance, c'est différent.
00:40:13L'ordonnance, c'est-à-dire
00:40:14qu'on dépose le budget
00:40:15initial,
00:40:17c'est-à-dire celui
00:40:17qui ne convient à personne,
00:40:19et ça veut dire quoi ?
00:40:19Ça veut dire que,
00:40:20et là,
00:40:21le gouvernement peut être
00:40:23effectivement censuré,
00:40:24c'est un fait,
00:40:25mais ça veut dire que derrière,
00:40:26il y a une procédure
00:40:26de budget modificatif,
00:40:28budget rectificatif,
00:40:30pour repartir dans des débats
00:40:31qui seraient,
00:40:32qui peuvent être très courts,
00:40:33mais la méthode est différente
00:40:34et certains groupes
00:40:35considèrent que
00:40:37l'ordonnance
00:40:38est un passage en force,
00:40:39sauf que la différence
00:40:40entre l'ordonnance
00:40:40et le 49-3,
00:40:42c'est que par l'ordonnance,
00:40:43si le gouvernement tombe,
00:40:44il y a un budget,
00:40:46le budget initial,
00:40:47alors que par le 49-3,
00:40:48si le gouvernement tombe,
00:40:50le budget tombe avec
00:40:50et il n'y a pas de budget.
00:40:51Et là,
00:40:51ça veut dire qu'on passe
00:40:52dans les 2, 3, 4 mois,
00:40:54ça veut dire,
00:40:54sous la fameuse loi spéciale,
00:40:56c'est-à-dire
00:40:56le régime dégradé maximum,
00:40:58c'est-à-dire les armées,
00:41:00la justice,
00:41:00la santé,
00:41:01le médico-social,
00:41:02les EHPAD,
00:41:02que je connais bien,
00:41:03les collectivités,
00:41:04les investissements,
00:41:04c'est terminé pendant 3, 4 mois.
00:41:06Économiquement,
00:41:07c'est une catastrophe.
00:41:08Et donc,
00:41:09ordonnance,
00:41:10le gouvernement peut tomber,
00:41:11mais il y a un budget.
00:41:12Et donc,
00:41:13certains peuvent comprendre
00:41:13pourquoi,
00:41:14quand on évoquait tout à l'heure
00:41:17la question de celles et ceux
00:41:18qui considèrent
00:41:19que le plus important,
00:41:20c'est le budget.
00:41:20Le plus important Premier ministre,
00:41:21c'est qu'un budget
00:41:21ou que le Premier ministre
00:41:23reste à Matignon ?
00:41:24Non,
00:41:24c'est le budget.
00:41:25C'est l'ordonnance.
00:41:25C'est l'ordonnance.
00:41:25C'est l'ordonnance.
00:41:26Donc,
00:41:26peu importe si le gouvernement
00:41:27est censuré,
00:41:28qu'il tombe
00:41:29et donc qu'il n'y a plus
00:41:29de Premier ministre
00:41:30à se faire.
00:41:30Je peux vous confirmer
00:41:31que plus important que la censure,
00:41:32plus important que la dissolution,
00:41:34pour le Premier ministre
00:41:35et pour tout son gouvernement,
00:41:36c'est le budget.
00:41:37Merci beaucoup,
00:41:37Laurent Pagnyfouz,
00:41:38d'être venu sur le plateau
00:41:39et on suivra,
00:41:39bien sûr,
00:41:40l'allocution du Premier ministre
00:41:41en fin de journée.
00:41:42Il n'y a pas d'horreur encore ?
00:41:43Pas encore.
00:41:43Vous ne l'avez pas,
00:41:44vous non plus ?
00:41:45Il est allé voir le Président
00:41:46de la République ce matin ?
00:41:48Mais ce n'est pas encore décidé.
00:41:50Non,
00:41:50ce n'est pas décidé.
00:41:50Le choix n'est pas fait ?
00:41:52Le choix hors d'eau,
00:41:52non.
00:41:53Non,
00:41:53parce que ça va dépendre
00:41:54des discussions.
00:41:54Il était tout seul
00:41:54avec le Président de la République
00:41:55ou vous étiez nombreux ?
00:41:56Merci beaucoup encore une fois
00:41:59d'être venu sur le plateau.
00:42:00Tiens,
00:42:00restez parce qu'on va parler santé
00:42:01maintenant avec le docteur
00:42:03Damien Tomasso
00:42:03parce que les yaourts aromatisés,
00:42:05c'est une décision,
00:42:06des députés pourraient être
00:42:07chassés des cantines.
00:42:09Proposition,
00:42:09effectivement,
00:42:09d'élus pour lutter
00:42:10contre les produits
00:42:11ultra transformés,
00:42:12vous savez,
00:42:12qui favorisent l'obésité.
00:42:13Alors,
00:42:14des gâteaux,
00:42:14on se disait,
00:42:15on comprendrait,
00:42:15mais des yaourts,
00:42:16on a grandi,
00:42:17écoutez tous,
00:42:18avec ce slogan.
00:42:18Produits laitiers
00:42:19sont nos amis pour la vie.
00:42:21Vous vous rappelez ?
00:42:22C'est pas vrai.
00:42:23Eh bien,
00:42:23finalement non alors ?
00:42:24Bah si,
00:42:25les produits laitiers
00:42:25sont nos amis,
00:42:26ça c'est certain,
00:42:27on en a besoin entre,
00:42:28donc à peu près recommander
00:42:29trois portions
00:42:30pour les enfants,
00:42:31deux pour les adultes
00:42:32et on réaugmente un peu
00:42:33avec l'âge
00:42:34et on retourne aux trois portions
00:42:35pour les plus âgés.
00:42:36Mais en fait,
00:42:36ce qu'il ne faut pas confondre
00:42:38et ce qu'on confond tous,
00:42:38c'est en fait produits laitiers
00:42:39mais aussi toutes les dérivées
00:42:41des produits laitiers
00:42:41et en fait toutes les crèmes
00:42:43et en majorité,
00:42:44on diminue les yaourts
00:42:45chez les enfants
00:42:46et on leur donne
00:42:46de plus en plus
00:42:47de crèmes dessert
00:42:47qui sont elles faites de crèmes
00:42:49et la crème,
00:42:50c'est un très mauvais apport
00:42:51de calcium
00:42:52parce que qu'est-ce qu'on veut
00:42:53dans les produits laitiers ?
00:42:54C'est l'apport de calcium
00:42:55qui est très important
00:42:55dans l'enfance
00:42:57et puis à l'âge adulte
00:42:58et dans le vieillissement.
00:43:00Donc,
00:43:00question,
00:43:01parfois sucré,
00:43:01gras aussi comme le fromage blanc
00:43:03ou les petits suisses,
00:43:03est-ce que les produits laitiers
00:43:04sont à bannir pour certains ?
00:43:07Alors,
00:43:07pas du tout,
00:43:08en majorité,
00:43:09donc les produits laitiers
00:43:10qui apportent le plus de calcium,
00:43:11le lait,
00:43:12le lait qui n'arrête pas
00:43:13de diminuer
00:43:13dans notre consommation
00:43:14du quotidien
00:43:15alors que c'était quand même
00:43:16l'aliment principal
00:43:17du petit-déjeuner,
00:43:18on saute de plus en plus
00:43:19souvent les petits-déjeuners,
00:43:21on oublie de plus en plus
00:43:22le lait.
00:43:22Même pour les enfants,
00:43:23donc très important,
00:43:24le lait.
00:43:25Les yaourts,
00:43:25les yaourts qui sont
00:43:26le moins possible transformés.
00:43:28Donc,
00:43:28bien sûr,
00:43:29on a tous pris le goût
00:43:30de l'hyper sucré,
00:43:31des fruits qui sont
00:43:32à toutes les sauces,
00:43:34partout,
00:43:34du chocolat,
00:43:35du caramel,
00:43:36bref,
00:43:36mais ça,
00:43:36évitons.
00:43:37Et bien sûr,
00:43:38le fromage.
00:43:38Le fromage,
00:43:38c'est un élément hyper important
00:43:40qu'on oublie
00:43:40parce que le prix,
00:43:41mais aussi parce que
00:43:42pendant longtemps,
00:43:43on l'a un peu banné,
00:43:45oublié de nos assiettes,
00:43:46mais trois produits laitiers
00:43:48qui sont hyper importants.
00:43:48On reste bien à trois
00:43:49parce que l'époque,
00:43:51nos amis pour la vie,
00:43:52on nous disait absolument
00:43:53trois par jour.
00:43:53Trois par jour.
00:43:54On nous semblait en être revenus.
00:43:55Trois par jour,
00:43:56effectivement,
00:43:56en fait,
00:43:57les besoins,
00:43:57c'est plutôt les besoins
00:43:58de calcium en milligramme
00:44:00par kilo.
00:44:00Donc,
00:44:01effectivement,
00:44:01on a l'impression
00:44:02qu'au fur et à mesure
00:44:02de la vie,
00:44:03on a besoin de plus de milligramme
00:44:04et c'est juste parce qu'on grossit.
00:44:06Mais globalement,
00:44:07c'est en moyenne
00:44:0720 milligrammes de calcium
00:44:09par kilo par jour.
00:44:10Donc,
00:44:10ça veut dire qu'il faut
00:44:11absolument des produits laitiers
00:44:12tous les jours.
00:44:13On va vous profiter au déjeuner.
00:44:14Merci beaucoup, docteur.
00:44:22Il est pile 13h.
00:44:23Bienvenue si vous nous rejoignez.
00:44:24Ce sera l'un des temps forts
00:44:25de l'actualité
00:44:25cet après-midi
00:44:26sur BFM.
00:44:27Le Premier ministre
00:44:28va prendre la parole.
00:44:29Pour parler du budget,
00:44:30un vote est impossible,
00:44:32reconnaît-il.
00:44:32Alors,
00:44:32va-t-il se dédire
00:44:33utiliser le 49.3 ?
00:44:35Passer en force
00:44:36avec des ordonnances ?
00:44:37La priorité,
00:44:38nous a dit le ministre
00:44:39des Relations avec le Parlement,
00:44:40c'est d'avoir un budget.
00:44:41Hugo Capelli
00:44:42et Marie Chantré
00:44:43en plateau
00:44:43nous expliqueront
00:44:45ce qu'on doit en comprendre.
00:44:46Le coup de colère,
00:44:48le coup de gueule
00:44:48du procureur général
00:44:49de la cour d'appel
00:44:50d'Aix-en-Provence
00:44:51ce matin sur BFM TV.
00:44:52Notre justice
00:44:53est trop lente.
00:44:54Il faut parfois
00:44:546 ans
00:44:55pour juger un viol.
00:44:58La situation est telle
00:44:59que dans cette juridiction,
00:45:01eh bien,
00:45:0219 criminels
00:45:03dont des violeurs
00:45:03devront être libérés
00:45:05dans les semaines qui viennent
00:45:06faute d'avoir été jugés
00:45:07dans les temps.
00:45:08Après leurs 10 jours de grève,
00:45:09les médecins ont-ils obtenu
00:45:10gain de cause ?
00:45:11Vont-ils cesser le mouvement ?
00:45:12Le gouvernement
00:45:13lâche du l'Est
00:45:13en tout cas sur les arrêts maladie.
00:45:15Il recule aussi
00:45:16sur la fixation
00:45:16de certains tarifs.
00:45:17L'intersyndicale
00:45:18a prévu de se réunir ce soir.
00:45:20Quand les nouveaux soldats français
00:45:21vont-ils arriver
00:45:21au Groenland ?
00:45:22Certains sont déjà là.
00:45:23Vous les voyez
00:45:24sur ces images.
00:45:25Document BFM TV.
00:45:26Ce déploiement
00:45:27des troupes européennes
00:45:28n'a aucun impact
00:45:30sur l'objectif
00:45:30de Donald Trump
00:45:31d'acquérir le territoire.
00:45:33Hors de question,
00:45:34répond le Danemark.
00:45:35La météo,
00:45:36Loïc,
00:45:36arrosée.
00:45:37La pluie s'installe
00:45:38pour tout le week-end.
00:45:38En Méditerranée,
00:45:39on va surveiller
00:45:40les cumuls.
00:45:40D'ailleurs,
00:45:41ça va continuer
00:45:41jusqu'à lundi,
00:45:42voire mardi.
00:45:43Les pluies sont flûtes
00:45:44sur les autres régions.
00:45:45Les éclaircies
00:45:45se concentrent
00:45:46en Alsace,
00:45:46en Normandie.
00:45:47Dans tous les cas,
00:45:47ce sera très doux
00:45:48cet après-midi
00:45:49avec de 10 à 17 degrés
00:45:50qui n'ont reçu.
00:45:51Les débats sans fin
00:45:52sur le budget
00:45:52vont-ils enfin
00:45:53prendre fin ?
00:45:55Le Premier ministre
00:45:55doit donc intervenir
00:45:56cet après-midi.
00:45:57On n'a pas encore
00:45:58l'horaire,
00:45:59mais la prise de parole
00:46:01du Premier ministre
00:46:02est évidemment très attendue.
00:46:03Et ce sera à vivre
00:46:04en direct sur BFM TV.
00:46:05Hugo Capelli,
00:46:06on vous retrouve à Matignon,
00:46:07le Premier ministre
00:46:08qui devrait nous annoncer
00:46:10une solution.
00:46:11Quel sera son choix
00:46:12pour avancer ?
00:46:15Oui, forcément,
00:46:17cette prise de parole
00:46:17de Sébastien Lecornu
00:46:18concentrée
00:46:19sur le sujet du budget.
00:46:22Chaque mot va être
00:46:22scruté de près.
00:46:24On sait maintenant
00:46:25qu'il n'y aura pas
00:46:25d'issue favorable,
00:46:26pas de vote positif
00:46:27à l'Assemblée nationale
00:46:28et qu'il faudra passer
00:46:29donc par des ordonnances
00:46:30ou par le 49-3.
00:46:32Voilà ce que nous dit
00:46:32l'entourage de Sébastien Lecornu.
00:46:34Le Premier ministre
00:46:35et les ministres
00:46:36feront des propositions
00:46:38aujourd'hui d'évolution
00:46:39de la copie initiale
00:46:41du budget.
00:46:42Sébastien Lecornu
00:46:43qui doit donc faire passer
00:46:44ce soir
00:46:44un certain nombre
00:46:45de messages
00:46:46avancés vers un accord
00:46:48de non-censure
00:46:49avec le Bloc central
00:46:50mais aussi
00:46:51avec les députés socialistes
00:46:52autrement dit
00:46:53faire d'ultimes concessions
00:46:55sur la fiscalité.
00:46:56Par exemple,
00:46:57l'objectif
00:46:58ne pas tomber
00:46:59pour ce gouvernement
00:46:59mais surtout
00:47:00que la France
00:47:00se dote d'un budget.
00:47:02On va écouter justement
00:47:03le ministre des Relations
00:47:03avec le Parlement
00:47:04Laurent Panifouz
00:47:05qui était notre invité
00:47:06sur BFM TV
00:47:07il y a quelques instants.
00:47:08par l'ordonnance
00:47:10si le gouvernement tombe
00:47:11il y a un budget
00:47:12le budget initial
00:47:13alors que par le 49-3
00:47:15si le gouvernement tombe
00:47:17le budget tombe avec
00:47:18et il n'y a pas de budget
00:47:18et là ça veut dire
00:47:19qu'on passe
00:47:19dans les 2, 3, 4 mois
00:47:21sous la fameuse loi spéciale
00:47:23c'est-à-dire
00:47:24le régime dégradé maximum
00:47:25c'est-à-dire
00:47:26les armées
00:47:27la justice
00:47:27la santé
00:47:28le médico-social
00:47:29les EHPAD
00:47:29que je connais bien
00:47:30les collectivités
00:47:31les investissements
00:47:31c'est terminé
00:47:32pendant 3, 4 mois
00:47:32économiquement
00:47:33c'est une catastrophe
00:47:35et donc
00:47:36ordonnance
00:47:37le gouvernement
00:47:38peut tomber
00:47:38mais il y a un budget
00:47:39plus important
00:47:40que la censure
00:47:40plus important
00:47:41que la dissolution
00:47:42pour le Premier ministre
00:47:43et pour tout son gouvernement
00:47:43c'est le budget
00:47:44Voilà tous les scénarios
00:47:46possibles évoqués
00:47:47par le ministre
00:47:48des Relations
00:47:49avec le Parlement
00:47:49à noter que
00:47:50Sébastien Lecornu
00:47:51s'est rendu
00:47:51ce matin
00:47:52au Palais de l'Elysée
00:47:53à la rencontre
00:47:54d'Emmanuel Macron
00:47:55on imagine
00:47:56que les deux hommes
00:47:56ont forcément évoqué
00:47:57cette prise de parole
00:47:58très attendue
00:47:59ce soir
00:47:59donc ici
00:48:00à l'hôtel de Matignon
00:48:01Marie Chantret
00:48:02qu'est-ce que vous avez compris
00:48:03quelle est l'option
00:48:04à votre avis
00:48:04qui va être retenue
00:48:05c'est un pari difficile
00:48:06que je vous demande
00:48:07Paris difficile
00:48:08moi ce que je comprends
00:48:09vraiment
00:48:09c'est qu'à 13h04
00:48:11la décision
00:48:13n'est pas prise
00:48:14vraiment
00:48:14et qu'il est impossible
00:48:16de savoir
00:48:17de quel côté
00:48:18va retomber la pièce
00:48:19ordonnance
00:48:20ou 49-3
00:48:21sachant que je pense
00:48:23il faut prendre en compte
00:48:24la psychologie
00:48:26gros mot
00:48:27pardonnez-moi
00:48:28un politique
00:48:28mais qui compte
00:48:29de Sébastien Lecornu
00:48:30Sébastien Lecornu
00:48:31s'est engagé
00:48:32à ne pas recourir
00:48:34au 49-3
00:48:35c'était le 5 octobre dernier
00:48:37c'est l'un de ces marqueurs
00:48:39de son entrée
00:48:40à Matignon
00:48:41il a pris une parole
00:48:42et selon
00:48:43certains observateurs
00:48:45même sondeurs
00:48:45c'est sans doute
00:48:47ce qui a le plus marqué
00:48:48l'opinion
00:48:48et les français
00:48:49quand il est arrivé
00:48:50ils n'ont rien compris
00:48:51au budget
00:48:51ils n'ont rien compris
00:48:52au débat
00:48:52c'était ultra compliqué
00:48:53en revanche
00:48:54renoncer au 49-3
00:48:55ça a marqué les gens
00:48:57et c'est une promesse
00:48:58revenir sur cette promesse
00:49:00pour
00:49:01encore une fois
00:49:02je ne vais pas me faire
00:49:02la spécialiste
00:49:03du lecornisme
00:49:04mais on l'a décrit
00:49:05comme le moine soldat
00:49:06qui devait tout
00:49:07Emmanuel Macron
00:49:08qui le protégerait
00:49:09jusqu'au bout
00:49:10revenir sur cette promesse
00:49:11ça pourrait être
00:49:13beaucoup plus coûteux
00:49:14pour lui
00:49:14que de peut-être
00:49:15envisager de tomber
00:49:16à l'occasion
00:49:17d'une motion de censure
00:49:17Mais les ordonnances
00:49:18est-ce que ça ne plongerait
00:49:19pas la France
00:49:20dans une zone inconnue ?
00:49:22Complètement
00:49:22ça n'a jamais été utilisé
00:49:24sous la cinquième
00:49:25pour passer un budget
00:49:27c'est une inconnue
00:49:28totale
00:49:29institutionnelle
00:49:30constitutionnelle
00:49:30certains alertent aussi
00:49:31sur le précédent
00:49:33parce que là
00:49:34on fait passer un budget
00:49:35par ordonnance
00:49:36et la suite
00:49:36à l'occasion
00:49:37de prochaines élections
00:49:38présidentielles
00:49:39quoi ?
00:49:40On fera passer des budgets
00:49:41par ordonnance
00:49:41c'est ça la suite
00:49:42et donc
00:49:43un trou total
00:49:44et une alerte
00:49:46aussi de certains
00:49:47et puis
00:49:48la colère aussi
00:49:49des socialistes
00:49:49qui pourraient censurer
00:49:50le gouvernement
00:49:51Toutes ces questions
00:49:51et les réactions
00:49:52des uns et des autres
00:49:53ce sera dans le 13h40
00:49:54à la une
00:49:55comment sauver le budget
00:49:57dans une demi-heure
00:49:58allez trois quarts d'heure
00:49:58maintenant
00:49:58On va parler des médecins
00:50:00maintenant
00:50:00les médecins vont-ils
00:50:01mettre fin à leur mouvement
00:50:02qui a eu beaucoup de conséquences
00:50:03on l'a vu évidemment
00:50:04depuis une dizaine de jours
00:50:05notamment aux urgences
00:50:06l'intersyndicale se réunit
00:50:07en fin de journée
00:50:08elle a plusieurs raisons
00:50:09d'être satisfaite
00:50:09Oui parce que le gouvernement
00:50:10lâche du l'Est
00:50:11sur les arrêts maladie
00:50:12il renonce finalement
00:50:14à imposer des objectifs
00:50:15de réduction de prescriptions
00:50:16il recule également
00:50:17vous allez voir
00:50:18sur la fixation
00:50:18de certains tarifs
00:50:19Isor Delagorse
00:50:20C'était l'un des points
00:50:24de crispation majeure
00:50:25du mouvement
00:50:26la mise
00:50:26sous objectif automatique
00:50:28concrètement
00:50:29des objectifs quantifiés
00:50:30devaient être mis en place
00:50:32exposant les médecins
00:50:33jugés trop prescripteurs
00:50:34notamment d'arrêt de travail
00:50:36à de lourdes amendes
00:50:37la ministre de la santé
00:50:39s'est engagée
00:50:39à supprimer cette mesure
00:50:40via un amendement
00:50:41un soulagement
00:50:42pour la profession
00:50:43Forcément ça introduisait
00:50:45de la crainte dans la pratique
00:50:47et ça remettait en question
00:50:48notre indépendance
00:50:49donc ça on a souhaité
00:50:50que ce soit supprimé
00:50:52ça ne l'est pas encore
00:50:53et il faudra que les députés
00:50:54se prononcent sur cette mesure
00:50:55Parmi la série de propositions
00:50:57dévoilées par le gouvernement
00:50:58pour renouer le dialogue
00:50:59avec les médecins libéraux
00:51:01la suppression des mesures
00:51:02permettant la baisse
00:51:03unilatérale des tarifs
00:51:05adoptée dans la loi
00:51:06de financement
00:51:07de la sécurité sociale
00:51:082026
00:51:08elle devait permettre
00:51:09aux autorités sanitaires
00:51:11d'imposer des tarifs médicaux
00:51:12en l'absence d'accords
00:51:13avec les syndicats représentatifs
00:51:15Autre annonce
00:51:16le recul du gouvernement
00:51:17sur la réforme
00:51:18du cumul emploi retraite
00:51:19Le ministère change de méthode
00:51:21mais selon lui
00:51:22il ne s'agit pas d'un recul
00:51:24Les propositions
00:51:25que j'ai mises sur la table
00:51:26doivent permettre
00:51:27d'avancer concrètement
00:51:28pour construire
00:51:29des solutions utiles
00:51:30aux patients
00:51:30au territoire
00:51:31et à la soutenabilité
00:51:32de notre système de santé
00:51:33Le ministère évoque également
00:51:35la mise en place effective
00:51:36d'un guichet d'aide
00:51:37et d'information
00:51:38à l'installation
00:51:39des médecins
00:51:40adopté dans le budget 2023
00:51:42il n'a jamais été concrétisé
00:51:43BFM vous montre
00:51:45depuis ce matin
00:51:45les premières images
00:51:47des soldats français
00:51:48arrivés sur place
00:51:49vous savez qu'ils sont
00:51:49une quinzaine
00:51:50des chasseurs alpins
00:51:51ils seront bientôt
00:51:52rejoints par d'autres
00:51:53comme l'a dit
00:51:53le président de la République
00:51:55membre d'ailleurs
00:51:56de l'armée de terre
00:51:57de l'armée de l'air
00:51:58et de la marine
00:51:58Donald Trump
00:51:59n'a pas encore réagi
00:52:00mais pour la porte-parole
00:52:01de la Maison Blanche
00:52:02ce déploiement
00:52:02de troupes européennes
00:52:03n'a aucun impact
00:52:05sur son objectif
00:52:06d'acquérir le Groenland
00:52:07le Groenland n'est pas à vendre
00:52:10l'acquisition du territoire
00:52:11est hors de question
00:52:12ce sont les mots
00:52:13de la ministre danoise
00:52:14des affaires étrangères
00:52:15et les habitants
00:52:16dans tout ça
00:52:17Elisa Tranin
00:52:18Antoine Forestier
00:52:19Ils sont 15 soldats français
00:52:23à avoir foulé
00:52:24le sol groenlandais
00:52:25à ce jour
00:52:25un peu plus d'une trentaine
00:52:27de soldats européens
00:52:28au total
00:52:29officiellement
00:52:29pour participer
00:52:30à un exercice
00:52:31mais pas de quoi impressionner
00:52:33Donald Trump
00:52:34bien déterminé
00:52:35selon sa porte-parole
00:52:36à acquérir
00:52:37le territoire autonome danois
00:52:38Je ne pense pas
00:52:40que le déploiement
00:52:41de troupes européennes
00:52:42est une incidence
00:52:42sur le processus décisionnaire
00:52:44du président
00:52:44ni sur son objectif
00:52:46d'acquisition du Groenland
00:52:47Le président américain
00:52:49aurait même déjà fixé
00:52:50un prix par habitant
00:52:51pour acheter le Groenland
00:52:52De mon point de vue
00:52:53il va plutôt le faire
00:52:54de manière financière
00:52:55c'est-à-dire
00:52:57soit en donnant
00:52:58un million de dollars
00:53:00à chaque Inuit
00:53:01habitant au Groenland
00:53:03soit effectivement
00:53:03une présence américaine
00:53:05beaucoup plus importante
00:53:06Et selon le traité
00:53:07de 1951
00:53:08Washington aurait le droit
00:53:09de déployer
00:53:10des soldats sur place
00:53:11Le Groenland
00:53:12est soumis
00:53:13à un traité
00:53:13qui donne aux Etats-Unis
00:53:14la possibilité
00:53:15de mettre
00:53:15n'importe où
00:53:16n'importe quand
00:53:17et n'importe comment
00:53:18au Groenland
00:53:19des équipements militaires
00:53:21de défense
00:53:22dans l'intérêt
00:53:22des Etats-Unis
00:53:24Une délégation
00:53:25du congrès américain
00:53:26est attendue
00:53:27aujourd'hui à Copenhague
00:53:28des discussions
00:53:28scrutées de près
00:53:29par les habitants
00:53:30du Groenland
00:53:31comme cette française
00:53:32installée là-bas
00:53:33On en a vraiment marre
00:53:34de ne pas être entendu
00:53:35par M. Trump
00:53:36qui refuse de comprendre
00:53:37que non
00:53:38ce n'est pas une terre
00:53:39à annexer
00:53:39Hier, Emmanuel Macron
00:53:40a annoncé
00:53:41que le déploiement
00:53:42de moyens français
00:53:43au Groenland
00:53:43serait renforcé
00:53:44dans les prochains jours
00:53:45Voilà, tout comprendre
00:53:46sur la situation
00:53:47au Groenland
00:53:47mais sur tous les autres
00:53:49sujets d'actualité
00:53:49évidemment
00:53:50sur l'application
00:53:51BFM
00:53:52On parle maintenant
00:53:53Conso
00:53:54La recette mythique
00:53:56de Coca
00:53:57a enfin été découverte
00:54:00et publique
00:54:01parce que jusqu'à présent
00:54:02c'était un secret
00:54:02ultra gardé
00:54:03par l'industriel
00:54:04On connaissait
00:54:05les trois quarts
00:54:05des ingrédients
00:54:06mais un youtubeur américain
00:54:07Eva prétend avoir découvert
00:54:09le 1%
00:54:10qui était resté secret
00:54:11et qui était indispensable
00:54:12Oui, exactement
00:54:13Ce youtubeur
00:54:14c'est LabCode
00:54:15c'est un étudiant
00:54:16en chimie
00:54:16il s'est lancé
00:54:17un défi de taille
00:54:18trouver la recette secrète
00:54:20du Coca-Cola
00:54:21dans sa vidéo
00:54:22qui a été vue
00:54:23par près de 6 millions
00:54:24de personnes
00:54:25Alors pour trouver la recette
00:54:26il a utilisé
00:54:27une machine
00:54:29qui lui a permis
00:54:29de voir
00:54:31toutes les substances
00:54:32qui composent
00:54:32le Coca
00:54:33puisque quand on regarde
00:54:34sur une canette de Coca
00:54:35on voit quand même
00:54:36des ingrédients
00:54:37il y a de l'eau
00:54:38du sucre
00:54:39des colorants
00:54:40des arômes naturels
00:54:41de caféine
00:54:42mais il reste
00:54:44il y a d'autres ingrédients
00:54:45secrets
00:54:45dont ce 1%
00:54:47de recettes
00:54:48Alors finalement
00:54:49la recette gagnante
00:54:50elle a prenez des stylos
00:54:51parce que c'est intéressant
00:54:51il y a des mélanges d'arômes
00:54:54donc il y a
00:54:54de l'extrait de citron
00:54:55de la noix de muscade
00:54:56de la vanille
00:54:57de la coriandre
00:54:58tout ça
00:54:58couplé
00:54:59à de l'éthanol alimentaire
00:55:01et à du vinaigre
00:55:03et là vous avez
00:55:03la recette
00:55:04du LabCola
00:55:05lui c'est comme ça
00:55:06qu'il l'a appelé
00:55:07il l'a fait goûter
00:55:08à son entourage
00:55:09je vous laisse écouter
00:55:10c'est bien du coca
00:55:12je n'entendais pas
00:55:14à ce que ça ressemble
00:55:14autant à du coca
00:55:15oh mon dieu
00:55:16il faut que je regoutte
00:55:17alors vous aussi
00:55:19vous pouvez tester ça
00:55:20chez vous
00:55:21attention quand même
00:55:22regardez la vidéo
00:55:23pour avoir vraiment
00:55:24les proportions
00:55:24mais en tout cas
00:55:25on peut le tester
00:55:26chez soi
00:55:26c'est intéressant
00:55:27parce qu'il existe
00:55:27des milliers de coca
00:55:28à travers le monde
00:55:28et bien souvent
00:55:29la comparaison est vite faite
00:55:31oui c'est vrai
00:55:32que les français
00:55:33adorent le coca cola
00:55:34il y a par exemple
00:55:35Pepsi
00:55:35c'est son grand concurrent
00:55:37historique
00:55:38il y a aussi
00:55:38des versions plus régionales
00:55:40il y a le Breds Cola
00:55:41mais le consommateur
00:55:42ne s'y trompe pas
00:55:43selon un expert
00:55:44on l'écoute
00:55:44il y a des restaurateurs
00:55:47qui ont décidé
00:55:48de supprimer le coca
00:55:49de leur carte
00:55:50et de mettre du Pepsi
00:55:51et on a des consommateurs
00:55:52qui sont absolument
00:55:53pas contents de ça
00:55:54et qui sont capables
00:55:55de boycotter le restaurant
00:55:56uniquement pour ça
00:55:57malheureusement
00:55:58ou heureusement
00:55:58on ne peut pas se passer
00:55:59de coca cola
00:56:00sur une carte
00:56:01dans la restauration
00:56:02et encore plus
00:56:03dans la restauration rapide
00:56:04vous le faites
00:56:04pas de coca
00:56:06zéro
00:56:07à la carte
00:56:07donc c'est une vraie addiction
00:56:09alors en fait
00:56:10c'est pas une addiction
00:56:11c'est un bout
00:56:12c'est un bout unique
00:56:13il n'y a aucun équivalent
00:56:14je suis tout à fait d'accord
00:56:15on peut aussi s'en passer
00:56:16on ne s'en passe rien
00:56:17on ne s'en passe très bien
00:56:19mais de l'eau
00:56:20pas de Pepsi
00:56:20de coca braise
00:56:21je vous donnerai la canette
00:56:23ce qui est fou
00:56:24ce qui est fou Eva
00:56:25c'est que ça n'a jamais été
00:56:27breveté cette recette
00:56:28n'importe qui
00:56:29qui arrive
00:56:29pourrait la piquer
00:56:30oui complètement
00:56:31mais ça a du sens
00:56:32le fait de ne pas avoir
00:56:33breveté
00:56:33la recette
00:56:34c'est pour que
00:56:35la composition
00:56:36reste secrète
00:56:37que ça ne tombe pas
00:56:38dans le domaine public
00:56:39puisque selon la loi
00:56:40aux Etats-Unis
00:56:41quand vous posez un brevet
00:56:42et bien la recette
00:56:43est dévoilée
00:56:44et puis surtout
00:56:44vous devez refaire ce brevet
00:56:46au bout de 20 ans
00:56:48et c'est vrai qu'il y a
00:56:48beaucoup de mystères
00:56:49autour de cette recette
00:56:50apparemment elle est gardée
00:56:51dans un coffre fort
00:56:53bien bien presseusement
00:56:55il y a seulement
00:56:55quelques personnes d'ailleurs
00:56:56qui la connaissent
00:56:57aujourd'hui
00:56:58grâce à cette vidéo
00:56:59peut-être qu'il y a
00:57:00des industriels
00:57:00des fabricants
00:57:01ou des personnes
00:57:02comme vous et moi
00:57:03et bien qui pourront
00:57:04reproduire ce coca
00:57:05et qui pourront
00:57:06le commercialiser
00:57:07ça s'arrête à sûr
00:57:07donc je vais le faire
00:57:08ce week-end
00:57:08je vais essayer
00:57:09éthanol c'est de l'alcool
00:57:10éthanol et vinaigre
00:57:11on comprend pour vous
00:57:12c'est pas si bon que ça
00:57:13pour la santé
00:57:14on fera écouter lundi
00:57:15à la conférence de rédaction
00:57:16et ici même en diable
00:57:18reste avec nous
00:57:19dossier du 13h
00:57:19dans quelques instants
00:57:20après le coup de gueule
00:57:21ce matin sur BFM
00:57:22du procureur général
00:57:23après la cour d'appel
00:57:23d'Aix-en-Provence
00:57:24contre le manque criant
00:57:26de moyens de la justice
00:57:26à tel point
00:57:27que des criminels
00:57:28mais on peut aussi
00:57:29imaginer évidemment
00:57:30des délinquants
00:57:31doivent être libérés
00:57:32ou vont être libérés
00:57:33faute d'avoir été jugés
00:57:34dans les temps
00:57:35et ce dans les semaines
00:57:36qui viennent
00:57:36nous revenons dans
00:57:37quelques instants
00:57:37à tout de suite
00:57:38il est pratiquement 13h20
00:57:40retour sur le plateau
00:57:41du mini BFM
00:57:41avec donc ce coup de gueule
00:57:42ce matin
00:57:43Roselyne sur BFM
00:57:44du procureur général
00:57:45après la cour d'appel
00:57:45d'Aix-en-Provence
00:57:46contre le manque
00:57:47de moyens de la justice
00:57:48et ses conséquences
00:57:49il dit en substance
00:57:50que 19 criminels
00:57:52présumés
00:57:52dans la juridiction
00:57:53d'Aix-en-Provence
00:57:54notamment des violeurs
00:57:55présumés
00:57:56vont être libérés
00:57:57pourquoi ?
00:57:57et bien parce que la justice
00:57:58n'est pas capable
00:57:59de les juger
00:58:00dans les temps
00:58:01on va en parler
00:58:01avec Alexandra Gonzales
00:58:02chef adjointe du service
00:58:03police justice de BFM TV
00:58:04Sandrine Pégan
00:58:05bonjour maître
00:58:06merci d'être avec nous
00:58:07avocate pénaliste
00:58:08au barreau de Paris
00:58:09écoutez le constat
00:58:10de Franck Rastoul
00:58:11ce matin sur BFM
00:58:12c'est quand même
00:58:12assez inquiétant
00:58:13coup de gueule
00:58:14coup de colère
00:58:14formulé lors de l'audience
00:58:16de rentrée
00:58:16de la cour d'Aix-en-Provence
00:58:17aujourd'hui
00:58:19nous sommes dans une situation
00:58:21sans précédent
00:58:22c'est à dire que
00:58:23jusqu'à présent
00:58:23hélas
00:58:24nous avions des délais
00:58:25qui n'étaient pas satisfaits
00:58:26trop longs
00:58:27pour juger les accusés
00:58:28d'ailleurs accusés
00:58:30libres
00:58:31comme détenus
00:58:32mais aujourd'hui
00:58:33c'est ça
00:58:34si vous voulez
00:58:35le point de bascule
00:58:36nous ne pourrons pas
00:58:37juger
00:58:38un certain nombre
00:58:39d'accusés
00:58:40détenus
00:58:41dans les délais légaux
00:58:42et donc la conséquence
00:58:43légale
00:58:43normale
00:58:44c'est que nous devrons
00:58:45les libérer
00:58:45Alexandre Gondaz
00:58:47il évoque donc le cas
00:58:48de 19 criminels
00:58:49présumés
00:58:50qui vont donc être libérés
00:58:51là
00:58:52dans les semaines
00:58:53ou dans les mois qui viennent
00:58:53c'est ça ?
00:58:54oui alors pour comprendre ça
00:58:55il faut revenir un petit peu
00:58:56sur la justice en France
00:58:58aujourd'hui en France
00:58:59quand il y a des investigations
00:59:00pendant l'enquête
00:59:01les magistrats
00:59:02peuvent décider
00:59:03de placer
00:59:04le suspect
00:59:05en détention provisoire
00:59:07parce que
00:59:07même si l'enquête
00:59:08n'est pas terminée
00:59:09et qu'il n'est pas encore jugé
00:59:10ils estiment
00:59:10par exemple
00:59:11qu'il y a un danger
00:59:11alors il y a parfois
00:59:12des risques de fuite
00:59:13il y a parfois
00:59:13d'autres motifs
00:59:14mais pour les crimes
00:59:14ça peut être aussi
00:59:15justement un risque
00:59:16de récidive
00:59:17un risque de danger
00:59:18et je pense notamment
00:59:19aux femmes qui sont victimes
00:59:20de violences conjugales
00:59:21quand les faits sont très graves
00:59:24et bien
00:59:24le mari ou le conjoint violent
00:59:26est placé en détention
00:59:27provisoire
00:59:28le temps d'être jugé
00:59:29et là ce que nous disent
00:59:30de nombreux magistrats
00:59:31et en l'occurrence aussi
00:59:32Franck Rastoul
00:59:33qu'on entendait à l'instant
00:59:34c'est que
00:59:34cette détention provisoire
00:59:36elle est réglementée
00:59:37on ne peut pas laisser
00:59:37des gens indéfiniment
00:59:39elle est réglementée
00:59:40de quelle façon ?
00:59:40alors pour les délits
00:59:42en général
00:59:42ça va jusqu'à un an
00:59:43alors je vous passe
00:59:44les cas techniques
00:59:45mais en gros
00:59:46il faut retenir
00:59:47que c'est à peu près un an
00:59:48à peu près 4 ans
00:59:49pour les crimes les plus graves
00:59:504 ans avant d'être jugé
00:59:51avant d'être jugé
00:59:52on peut passer
00:59:52on peut passer
00:59:53jusqu'à 4 ans
00:59:54alors régulièrement
00:59:55un magistrat
00:59:56se repenche
00:59:57sur la situation
00:59:58du détenu
00:59:58pour savoir
00:59:59si sa place
00:59:59est toujours
01:00:00en détention provisoire
01:00:01parce que ça doit rester
01:00:02une exception
01:00:02mais ça peut aller
01:00:04jusqu'à environ
01:00:054 ans
01:00:06pour les crimes
01:00:06les plus graves
01:00:07sauf que parfois
01:00:07les enquêtes
01:00:08sont très longues
01:00:09et que même
01:00:10lorsque les enquêtes
01:00:10sont terminées
01:00:11et bien
01:00:12il y a ce qu'on appelle
01:00:13cet embouteillage
01:00:14de procès
01:00:15il y a un nombre
01:00:16de magistrats
01:00:17finis
01:00:18il y a un nombre
01:00:19de salles finies
01:00:20dans les tribunaux
01:00:21et il y a un moment
01:00:22quand il y a plein
01:00:22de dossiers à juger
01:00:23et bien il n'y a pas
01:00:24le temps avant
01:00:25ce délai maximum
01:00:26de juger les personnes
01:00:27c'est là où on parle
01:00:28de libération
01:00:29de potentiel criminel
01:00:31il donne un chiffre terrible
01:00:326 ans
01:00:33en moyenne
01:00:34pour juger
01:00:35un viol
01:00:35donc ça veut dire
01:00:36qu'il va ressortir
01:00:37et vous imaginez
01:00:37pour les victimes
01:00:38derrière ?
01:00:38alors c'est là
01:00:39où c'est très compliqué
01:00:40ressortir avant d'être jugé
01:00:41avant d'être jugé
01:00:42et de retourner
01:00:43potentiellement du coup
01:00:44en prison
01:00:45mais c'est vrai
01:00:45qu'on se met à la place
01:00:46des victimes
01:00:47que ce soit sur des crimes
01:00:48sexuels
01:00:49ou que ce soit
01:00:49sur autre chose
01:00:50en fait
01:00:51quel est le sens
01:00:51de la peine
01:00:52quand on attend
01:00:53autant d'années
01:00:54avant d'avoir réparation
01:00:55en tant que partie civile
01:00:56et pareil du côté aussi
01:00:57des personnes mises en cause
01:00:59quel peut être
01:01:00le sens de la peine
01:01:01quand pendant des années
01:01:02et des années
01:01:02finalement on n'est pas jugé
01:01:04Sandrine Péguin
01:01:04est-ce que vous en avez
01:01:05vous des clients
01:01:06qui sont dans cette configuration
01:01:07c'est-à-dire qui sont
01:01:08en attente d'être jugés
01:01:09trop longtemps
01:01:10et qui ont donc été libérés
01:01:11alors que ce sont
01:01:11des criminels potentiels ?
01:01:13Oui oui tout à fait
01:01:13j'ai déjà des cas de figure
01:01:14dans mon cabinet
01:01:15on traite ce genre de dossier
01:01:17puisque ce sont des dossiers
01:01:18quand même qui sont
01:01:18assez lourds
01:01:19puisque donc ce sont des crimes
01:01:20avec des infractions
01:01:21pour les peines
01:01:22qui sont encourues
01:01:22au-delà de 20 ans
01:01:23juste le petit correctif
01:01:24par rapport à votre excellente
01:01:26journaliste police-justice
01:01:27c'est que c'est 4 ans
01:01:28et 8 mois
01:01:29le délai maximal
01:01:30en détention provisoire
01:01:31pour des crimes
01:01:32dont la peine encourue
01:01:33est au-delà de 20 ans
01:01:34de réclusion criminelle
01:01:35donc c'est 4 ans
01:01:35et 8 mois
01:01:36ce qui veut dire
01:01:37qu'on est quand même
01:01:37dans le haut du panier
01:01:38comparé à nos états voisins
01:01:40au niveau de la détention
01:01:41maximale
01:01:42maintenant
01:01:43je ne vais pas cracher
01:01:44dans la soupe
01:01:45évidemment moi
01:01:45à partir du moment
01:01:46où mes clients
01:01:47quand je suis en défense
01:01:48vont profiter de cette libération
01:01:50parce qu'ils n'ont pas pu
01:01:51être jugés
01:01:51dans un délai déraisonnable
01:01:53bien évidemment
01:01:53que c'est une aubaine
01:01:54attention
01:01:55ça ne veut pas dire
01:01:56que ça y est
01:01:56la messe est dite
01:01:57c'est pas parce qu'ils sont libérés
01:01:59d'une part
01:01:59ils sont libérés
01:02:00sous contrainte
01:02:00avec un contrôle judiciaire
01:02:01qui peut être très strict
01:02:02obligation de pointage
01:02:04interdiction de sortir
01:02:05du territoire métropolitain
01:02:07la remise du passeport
01:02:08interdiction aussi
01:02:09de comparer
01:02:10dans un département précis
01:02:11si les faits ont été commis
01:02:13là où la victime réside encore
01:02:14voilà donc
01:02:15et rassurer ceux
01:02:15qui nous regardent en général
01:02:16ils se présentent devant la justice
01:02:17lorsqu'ils sont convoqués
01:02:18alors pour tout ce qui est
01:02:20matière de stupéfiants
01:02:21je vais être très honnête
01:02:22avec vous
01:02:22en général il y a une fuite
01:02:24voilà en général
01:02:25il y a une cavale
01:02:25qui est organisée
01:02:26mais déjà en amont
01:02:27et bon voilà
01:02:28après il y a quelques
01:02:28mais c'est inaudible ça
01:02:29pour les potentiels victimes
01:02:30et pour les gens qui nous regardent
01:02:31pour tout ce qui est stupéfiants
01:02:34oui ça je préfère vous le dire
01:02:35il y a en tout cas
01:02:35évidemment attention
01:02:37toute chasse gardée
01:02:38je vais vous dire que c'est
01:02:39je préfère mesurer mon propos
01:02:40ce n'est pas la majorité
01:02:42mais en tout cas
01:02:42non mais pour les cas de stup
01:02:43c'est souvent le cas
01:02:44oui c'est souvent le cas
01:02:44on s'est évalué
01:02:46on s'est évalué le nombre
01:02:48de détenus en détention provisoire
01:02:50donc libérés
01:02:52faute d'être jugés dans les temps
01:02:53et qui se font la belle
01:02:54est-ce qu'on a un chiffre ?
01:02:55alors je ne l'ai pas
01:02:56en l'occurrence là tout de suite
01:02:58après je vous rejoins
01:03:01il peut y avoir des risques de fuite
01:03:02mais une cavale
01:03:02ça reste difficile à organiser
01:03:04ça reste coûteux
01:03:05et toute personne en cavale
01:03:07est recherchée
01:03:08par la police
01:03:09et par la gendarmerie
01:03:10tous les moyens sont mis en oeuvre
01:03:11pour retrouver les personnes
01:03:12et pour ensuite les juger
01:03:14et ça alourdit derrière
01:03:15la peine aussi de la personne
01:03:16donc c'est quand même
01:03:17un risque qui coûte très cher
01:03:20derrière pour la personne
01:03:21mise en cause
01:03:22c'est le juge d'application des peines
01:03:23qui prend cette décision ?
01:03:24pour les faire ressortir ?
01:03:28non pas du tout
01:03:28c'est le juge des libertés
01:03:29de la détention
01:03:29le juge des libertés
01:03:30de la détention
01:03:30ou alors la chambre de l'instruction
01:03:32puisque dans certains cas
01:03:33c'est plus le juge des libertés
01:03:34de la détention
01:03:34mais c'est la chambre de l'instruction
01:03:36qui statue
01:03:36pour prolonger la détention
01:03:38provisoire de la personne
01:03:38et même si on est en limite
01:03:40limite limite
01:03:40même si le prévenu est dangereux
01:03:44on ne peut pas prolonger
01:03:45la détention
01:03:454 ans et 8 mois
01:03:47mais on peut audiencer
01:03:49de façon urgente
01:03:50à la place d'un autre procès
01:03:51on peut ou on ne peut pas
01:03:53c'est le moyen
01:03:53mais ce sont des choix ensuite
01:03:55qui sont faits dans chaque juridiction
01:03:56de dire attention
01:03:56regardez on a ce dossier là
01:03:58qui arrive avec le détenu
01:03:59et qui est dangereux
01:04:00qui va potentiellement sortir
01:04:02mettons-le à la place
01:04:03d'une autre audience
01:04:03qui était prévue
01:04:04au détriment du coup
01:04:05de victimes
01:04:05qui attendaient leur audience
01:04:06mais qui du coup
01:04:07se retrouvent doulées
01:04:08Dex Alexandra
01:04:09mais il n'y a pas que cette juridiction
01:04:11c'est pareil partout ?
01:04:12Alors on a demandé les chiffres
01:04:13au niveau national
01:04:15on ne les a pas encore obtenus
01:04:16mais j'ai par exemple
01:04:17ceux de Paris
01:04:18pour vous donner un exemple
01:04:19sur la cour d'appel de Paris
01:04:20donc c'est lorsqu'on demande
01:04:22à être rejugé une deuxième fois
01:04:23il y a actuellement
01:04:25925 dossiers criminels
01:04:28qui sont en attente
01:04:29d'un procès
01:04:30donc ils doivent avoir
01:04:30une date d'audience
01:04:31et pour vous donner
01:04:33une comparaison
01:04:34925 au 1er janvier
01:04:36il y en avait 680
01:04:38au 1er janvier 2025
01:04:40donc en seulement un an
01:04:42il y a plus 36%
01:04:44de dossiers en attente de procès
01:04:45Et il n'y a pas de raison
01:04:45que ça s'améliore à court terme
01:04:47compte tenu de l'encombrement
01:04:48des tribunaux évidemment ?
01:04:49Non, pour l'instant
01:04:50à moins qu'il y ait des solutions
01:04:51qui soient mises en place
01:04:52plus de moyens
01:04:52ou un changement structurel presque
01:04:54Merci beaucoup à toutes les deux
01:04:57d'avoir été en plateau avec nous
01:04:58vous restez avec nous
01:04:59dans un instant
01:05:00à 13h30
01:05:01et puis le à la une
01:05:02sur le budget
01:05:03Quelle solution
01:05:03si ce n'est pas un vote ?
01:05:04Il est 13h34
01:05:11Bienvenue si vous nous rejoignez
01:05:12dans le Midi BFM
01:05:14Ordonnance ou 49.3 ?
01:05:1649.3 ou ordonnance ?
01:05:19Tic tac
01:05:19On aura peut-être la réponse
01:05:21en fin de journée
01:05:22Le Premier ministre
01:05:23prendra la parole
01:05:24effectivement pour évoquer le budget
01:05:25il le reconnaît lui-même
01:05:26un vote est impossible
01:05:27Alors quelle solution
01:05:28va-t-il se dédire
01:05:29sur le 49.3 ?
01:05:31La priorité
01:05:32nous a dit le ministre
01:05:32des Relations avec le Parlement
01:05:33c'est d'avoir un budget
01:05:34Que faut-il en déduire ?
01:05:36Quelle réaction du PS notamment ?
01:05:37Ce sera notre 13h40 à la une
01:05:39Plusieurs enquêtes ouvertes
01:05:40après le suicide
01:05:41d'une lycéenne de 17 ans
01:05:42Selon ses proches ?
01:05:43Selon ses proches
01:05:44elle était harcelée
01:05:46et juste avant sa mort
01:05:47elle sortait d'un rendez-vous
01:05:48avec l'approviseur
01:05:49qui l'avait renvoyée
01:05:51à sa propre part de responsabilité
01:05:53On vote dans deux mois
01:05:55pour les municipales
01:05:56Marseille, deuxième ville de France
01:05:58pourrait-elle passer au RN ?
01:05:59C'est un objectif rendu possible
01:06:01grâce à la division de la gauche
01:06:02C'est pour cette raison
01:06:03que Marine Le Pen
01:06:04sera sur place en fin de journée
01:06:05pour soutenir son candidat
01:06:06La situation en Iran
01:06:07avec de nouvelles images
01:06:09de la répression en Iran
01:06:11toujours pas de bilan officiel
01:06:13des milliers de morts
01:06:14qu'on tire à balle réelle
01:06:16sur ces manifestants
01:06:17La météo de cet après-midi
01:06:19la tendance d'ailleurs
01:06:19vaudra pour tout le week-end
01:06:21forte pluie dans le sud-est
01:06:23ça va durer comme ça
01:06:23jusqu'à dimanche
01:06:24et toujours cette douceur
01:06:26on est plusieurs degrés
01:06:27au-dessus des normales de saison
01:06:29D'abord donc
01:06:30cette adolescente de 17 ans
01:06:31qui s'est suicidée
01:06:32en Seine-et-Marne
01:06:33elle était harcelée
01:06:34dans son lycée
01:06:35sans que l'éducation nationale
01:06:36apparemment
01:06:37ne soit intervenue à temps
01:06:38C'est pour ça que le parquet de mots
01:06:39a ouvert deux enquêtes
01:06:40l'une pour déterminer
01:06:41les causes de sa mort
01:06:42elle s'est jetée sous un train
01:06:43et l'autre
01:06:44sur cette question
01:06:45de harcèlement
01:06:46aurait-on pu faire plus
01:06:47sa famille affirme
01:06:48qu'elle était harcelée
01:06:49depuis avant même Noël
01:06:52un rassemblement
01:06:52était organisé ce matin
01:06:53au lycée
01:06:54Isor de la Gorce
01:06:55avec Véronique Fèvre
01:06:56Angile Ouata
01:06:56et Alain Béranger
01:06:57Un rassemblement
01:07:02pour dénoncer le harcèlement
01:07:03et rendre hommage
01:07:04à Camélia
01:07:05Trois jours après
01:07:08le suicide
01:07:08de cette adolescente
01:07:09de 17 ans
01:07:10devant son lycée
01:07:11le chagrin
01:07:12et la colère
01:07:13C'est triste de savoir
01:07:18qu'une personne
01:07:19qui était aussi proche
01:07:20était autant en détresse
01:07:21et d'un second temps
01:07:23c'est de dire
01:07:23qu'il faut agir
01:07:25car le drame soulève
01:07:26de nombreuses interrogations
01:07:28La famille de la victime
01:07:29affirme avoir alerté
01:07:30la direction de l'établissement
01:07:31dès le mois de décembre dernier
01:07:33Des élèves soupçonnés
01:07:34de harcèlement
01:07:34avaient alors été convoqués
01:07:36mais la situation
01:07:37ne s'était pas améliorée
01:07:38On se dit aussi
01:07:38que c'est une vie gâchée
01:07:39On aurait pu justement
01:07:42peut-être l'écouter
01:07:43L'accompagner, l'aider
01:07:45Exactement
01:07:45L'accompagner, l'aider
01:07:46faire les choses
01:07:47Une enquête administrative
01:07:48a été confiée
01:07:49à l'inspection générale
01:07:50de l'éducation nationale
01:07:51Elle doit notamment déterminer
01:07:53le déroulement des faits
01:07:54et les réponses
01:07:55apportées par l'institution
01:07:57Depuis la mort de l'adolescente
01:07:59le personnel de l'établissement
01:08:00est victime de violentes menaces
01:08:02sur les réseaux sociaux
01:08:03Le ministre appelle à la retenue
01:08:05On procède à une enquête
01:08:06On saura vite les choses
01:08:07et à partir de là
01:08:08on verra les conséquences
01:08:10qu'il y a à en tirer
01:08:10Mais tirer des conséquences
01:08:12hâtives
01:08:13sans savoir
01:08:14ce qui s'est passé
01:08:14ce serait irresponsable
01:08:15Selon nos informations
01:08:17le dispositif phare
01:08:18le programme de lutte
01:08:19contre le harcèlement
01:08:20à l'école
01:08:21n'était pas pleinement
01:08:22appliqué dans ce lycée
01:08:23Comment va-t-on sortir
01:08:25de l'impasse sur le budget ?
01:08:26Est-ce que le Premier ministre
01:08:27va employer le 49.3
01:08:28ou les ordonnances ?
01:08:29On aura la réponse
01:08:30de toute évidence
01:08:31cet après-midi
01:08:32puisque le Premier ministre
01:08:33intervient à une heure
01:08:34Marie qui n'est pas encore fixée
01:08:35On est d'accord ?
01:08:35Fin de journée
01:08:37Et ce sera en direct
01:08:38de Matignon
01:08:39et à suivre
01:08:39sur BFM TV
01:08:40Il faut un budget
01:08:41parce que la France
01:08:42en a besoin
01:08:42mais aussi parce que
01:08:43les municipales approchent
01:08:44et là ce sera
01:08:45une pause complète
01:08:46au Parlement
01:08:47Cette campagne municipale
01:08:48elle commence fort
01:08:49à Marseille
01:08:50Avec cette question
01:08:51l'ERN peut-il conquérir
01:08:53la deuxième ville de France ?
01:08:54Alors c'est un objectif
01:08:54rendu possible
01:08:55par la division de la gauche
01:08:57et c'est pour cette raison
01:08:57que Marine Le Pen
01:08:58sera sur place
01:08:59en fin d'après-midi
01:09:00à la cérémonie
01:09:01des voeux de Franck Alizio
01:09:02qui est le candidat
01:09:03du Rassemblement National
01:09:04Reportage d'Hugo Capelli
01:09:06et de Camille Fournier
01:09:07Gagner la deuxième ville
01:09:09de France
01:09:10Le Rassemblement National
01:09:12ne cache plus
01:09:13ses ambitions
01:09:13à Marseille
01:09:14et c'est souvent
01:09:15le même sujet
01:09:16qui est mis en avant
01:09:17pour convaincre
01:09:18les électeurs
01:09:19Bonjour monsieur
01:09:21On va mettre le paquet
01:09:21sur la sécurité
01:09:22Pour l'emporter
01:09:24Franck Alizio
01:09:25demande à la droite
01:09:26de le rejoindre
01:09:27Dès le premier tour
01:09:29soyons ensemble
01:09:30et moi je tends la main
01:09:31à tout le monde
01:09:32mais à ce qu'on y soit
01:09:33à ce que tout le monde
01:09:34soit sincère
01:09:34reconnaisse les erreurs
01:09:36qui ont été faites
01:09:36Une main tendue
01:09:37que la candidate de droite
01:09:39décline pour le moment
01:09:40Martine Vassal
01:09:41poursuit sa campagne
01:09:43avec quelques similitudes
01:09:45dans les thèmes abordés
01:09:46La sécurité
01:09:47nous on ne s'en occupe pas
01:09:49juste à quelques mois
01:09:52de certaines échéances
01:09:53Je pense que maintenant
01:09:54aujourd'hui
01:09:55c'est les programmes
01:09:56les projets
01:09:56les personnalités
01:09:57qui vont pouvoir faire la différence
01:09:59en tout cas moi
01:10:00je ne lâcherai rien
01:10:006 ans que Marseille
01:10:02est à gauche
01:10:03une gauche divisée
01:10:04d'un côté
01:10:05la France insoumise
01:10:07incarnée par Sébastien Delogu
01:10:09de l'autre
01:10:10Benoît Payan
01:10:11le maire sortant
01:10:12qui craint une vague RN
01:10:14ça va se jouer
01:10:15entre le Rassemblement National
01:10:16et nous
01:10:17Sébastien Delogu
01:10:19et les Insoumis
01:10:19ont fait le choix
01:10:20de la division
01:10:20ils en portent
01:10:22la responsabilité
01:10:23La bataille
01:10:24pour gagner
01:10:24la ville de Marseille
01:10:25s'annonce particulièrement serrée
01:10:27un dernier sondage
01:10:28donne le candidat
01:10:30du Rassemblement National
01:10:31et le maire sortant
01:10:32Benoît Payan
01:10:32au coude à coude
01:10:33Dans l'actualité également
01:10:35Jacques Moretti
01:10:36le propriétaire du bar
01:10:37de Cran-Montana
01:10:38qui a brûlé
01:10:38la nuit du 31 décembre
01:10:40pourrait bientôt sortir
01:10:41de prison
01:10:42sa détention provisoire
01:10:43peut être levée
01:10:44sous condition
01:10:45a dit la justice suisse
01:10:46notamment en échange
01:10:47d'une caution
01:10:47Et vous imaginez
01:10:48que ça met très en colère
01:10:49les familles des victimes
01:10:50à l'image de Vinciane
01:10:51son fils Tristan
01:10:53Tristan Pidou
01:10:53n'avait que 17 ans
01:10:55une remise en liberté
01:10:56serait pour elle
01:10:57une provocation
01:10:58Le seul mot
01:11:01c'est ignominif
01:11:02Tristan, Guillaume, Arthur
01:11:04et les 40 mois
01:11:05ont été tués
01:11:06c'est presque une provocation
01:11:07il a fait quoi
01:11:09quelques jours
01:11:09ou bien
01:11:10en détention
01:11:11je suis vide
01:11:12moi j'ai plus rien
01:11:14à perdre
01:11:15moi je veux aller
01:11:15rejoindre Tristan
01:11:16je suis morte
01:11:18le 3 janvier
01:11:18Témoignage recueilli
01:11:20par Lola Bay
01:11:21et Bastien Dufour
01:11:23en Iran
01:11:24il est toujours très difficile
01:11:25de savoir ce qui se passe
01:11:26Donald Trump
01:11:26se vantait
01:11:27que les tueries
01:11:28aient cessé
01:11:29mais on n'a toujours
01:11:29aucun bilan officiel
01:11:30sans doute
01:11:31des milliers
01:11:31de manifestants morts
01:11:32avec des images
01:11:33qui nous parviennent
01:11:34au compte-gouttes
01:11:35effroyables
01:11:36Elisa Trana
01:11:37ces images
01:11:41présentées sur les réseaux sociaux
01:11:42comme datant du 8 janvier
01:11:44viennent de nous parvenir
01:11:45elles montrent
01:11:47les forces de sécurité iraniennes
01:11:49tirées à balles réelles
01:11:50lors d'un rassemblement
01:11:52à Desfoul
01:11:52à l'ouest du pays
01:11:53sur cette autre vidéo
01:11:57pas de date précise
01:11:59mais l'on entend
01:12:00des personnes scandées
01:12:01morts au guide suprême
01:12:02lors de funérailles
01:12:03Selon le bilan
01:12:08de l'ONG
01:12:08Iran Human Rights
01:12:103428 personnes
01:12:12ont été tuées
01:12:12depuis le début
01:12:13du mouvement
01:12:14de contestation
01:12:14depuis plusieurs jours
01:12:16aucune manifestation
01:12:17d'ampleur
01:12:18n'a été signalée
01:12:18mais les informations
01:12:20parviennent
01:12:20très difficilement
01:12:21le gouvernement iranien
01:12:22continue d'imposer
01:12:23la coupure d'internet
01:12:25dans tout le pays
01:12:25Il est 13h40
01:12:27un tout petit peu plus
01:12:28et c'est l'heure
01:12:28de notre 13h40
01:12:29à la une
01:12:30avec donc ce vrai
01:12:31suspense
01:12:32Va-t-on vers l'adoption
01:12:33du budget
01:12:34via le 49-3
01:12:35par ordonnance
01:12:37quels sont les risques
01:12:38politiques
01:12:38voire économiques
01:12:40dans son discours
01:12:40de politique générale
01:12:41on s'en souvient
01:12:42Roselyne
01:12:42Sébastien Lecornu
01:12:43s'était engagé
01:12:44à ne pas passer en force
01:12:45Alors va-t-il se dédire
01:12:47tous les débats
01:12:48prévus aujourd'hui
01:12:49et lundi à l'Assemblée
01:12:50ont été annulés
01:12:51le Premier ministre
01:12:52espère nous donner
01:12:53une solution d'ici ce soir
01:12:54il prendra la parole
01:12:55en fin de journée
01:12:57on va être à Matignon
01:12:58Marie Chantrey
01:12:59chef du service politique
01:13:00de BFM TV
01:13:00est avec nous
01:13:01on sera aussi en direct
01:13:02avec un député socialiste
01:13:04pour avoir sa réaction
01:13:05mais d'abord
01:13:05Arthur Delaporte
01:13:06député socialiste
01:13:08du Calvados
01:13:09mais d'abord
01:13:09quelle option choisir
01:13:10entre le 49-3
01:13:11ou les ordonnances
01:13:12voilà ce que nous disait
01:13:13tout à l'heure
01:13:14Laurent Panifousse
01:13:15le ministre des Relations
01:13:16avec le Parlement
01:13:17il était sur notre plateau
01:13:18par l'ordonnance
01:13:19si le gouvernement tombe
01:13:20il y a un budget
01:13:22le budget initial
01:13:23alors que par le 49-3
01:13:24si le gouvernement tombe
01:13:26le budget tombe avec
01:13:27et il n'y a pas de budget
01:13:28et là ça veut dire
01:13:28qu'on passe dans les 2, 3, 4 mois
01:13:30sous la fameuse loi spéciale
01:13:33c'est-à-dire le régime dégradé maximum
01:13:35c'est-à-dire les armées
01:13:36la justice
01:13:37la santé
01:13:38le médico-social
01:13:38les EHPAD
01:13:39que je connais bien
01:13:39les collectivités
01:13:40les investissements
01:13:41c'est terminé
01:13:41pendant 3, 4 mois
01:13:42économiquement
01:13:43c'est une catastrophe
01:13:44et donc
01:13:45ordonnance
01:13:46le gouvernement
01:13:47peut tomber
01:13:48mais il y a un budget
01:13:48plus important que la censure
01:13:50plus important que la dissolution
01:13:51pour le Premier ministre
01:13:52et pour tout son gouvernement
01:13:53c'est le budget
01:13:54Marie Chantré et Sofiane
01:13:55il faut reprendre un petit peu
01:13:56les choses dans l'ordre
01:13:56et plus lentement
01:13:57parce qu'évidemment
01:13:58c'est de la technique
01:14:00constitutionnelle
01:14:01et vous allez évidemment
01:14:02aussi nous aider
01:14:03John Christopher Roland
01:14:04ordonnance
01:14:06qu'est-ce que ça veut dire ?
01:14:07ordonnance
01:14:08ça veut dire
01:14:08je vais être le plus pédagogique possible
01:14:10ça veut dire que vous avez
01:14:11là entre mes mains
01:14:12le projet de loi de finances
01:14:14pour 2026
01:14:15c'est le texte du gouvernement
01:14:16pas entier
01:14:17parce que ça fait 200 pages
01:14:17et je protège la nature
01:14:18vous prenez ce texte
01:14:20vous mettez du typex dessus
01:14:22et vous écrivez
01:14:23ordonnance
01:14:24c'est le projet de loi
01:14:25du gouvernement
01:14:26dans lequel
01:14:28ne peut être inséré
01:14:29aucune modification
01:14:30aucune discussion
01:14:31aucun amendement
01:14:33porté par les oppositions
01:14:34et je pense évidemment
01:14:35au premier lieu
01:14:35au parti socialiste
01:14:36vous prenez ce texte
01:14:38le président de la République
01:14:39Emmanuel Macron
01:14:40le signe
01:14:41et le budget
01:14:42est considéré
01:14:42comme adopté
01:14:43attention
01:14:44avec ces ordonnances
01:14:47c'est un package
01:14:48du gouvernement
01:14:48il y aurait un projet de loi
01:14:50rectificatif dans la foulée
01:14:52débattu ensuite
01:14:53on rouvre les débats
01:14:54dans lequel
01:14:55on amende ce texte
01:14:57la question c'est de savoir
01:14:58si ça peut se tenir
01:14:59dans les temps
01:15:00si le gouvernement
01:15:00ne tombe pas entre temps
01:15:01c'est du jamais fait
01:15:02jamais vu
01:15:03sous la cinquième
01:15:04c'est totalement inédit
01:15:05ça remonte même
01:15:06beaucoup plus loin que ça
01:15:07on peut remonter à 1816
01:15:08c'est vous dire
01:15:08si ça serait quelque chose
01:15:10de totalement inédit
01:15:11on est dans une situation
01:15:12qui est véritablement inédite
01:15:14sur tous les plans
01:15:15pensez donc
01:15:16ce mécanisme prévu
01:15:17par la constitution
01:15:18qui n'a jamais été utilisé
01:15:20allez-y
01:15:21est prévu en principe
01:15:22en plus pour un gouvernement
01:15:23majoritaire
01:15:24aujourd'hui on a un gouvernement
01:15:26qui est assis sur un socle réduit
01:15:28qui irait
01:15:29en écartant totalement
01:15:30le parlement
01:15:31c'est-à-dire
01:15:31pas de représentation nationale
01:15:33qui a son mot à dire
01:15:34modulo les 6 milliards et demi
01:15:36de dépenses supplémentaires
01:15:37pour la sécu
01:15:38c'est tout
01:15:38et la copie initiale
01:15:40c'est une copie
01:15:41qui est extrêmement
01:15:42austéritaire
01:15:43si je prends le seul exemple
01:15:44de l'université de Paris-Nanterre
01:15:45on a un déficit
01:15:47de 24 millions
01:15:47qui va s'accentuer
01:15:49qui va s'aggraver
01:15:50avec tout ce que ça engendre
01:15:51pour que les téléspectateurs
01:15:52comprennent bien
01:15:53pas d'embauche
01:15:54pas de recherche
01:15:55c'est une véritable gel
01:15:56c'est très clair
01:15:57le 49-3
01:15:58à la différence
01:15:59avec les ordonnances
01:15:59là encore
01:16:00pour comprendre les choses
01:16:02le 49-3
01:16:03on exclut le parlement
01:16:04qu'à moitié
01:16:04c'est-à-dire qu'au lieu
01:16:06de voter sur un budget
01:16:06ils auront au moins
01:16:07la possibilité
01:16:08si vous voulez
01:16:09de faire passer le texte
01:16:10ou pas
01:16:11en refusant
01:16:11ou en accordant
01:16:12la confiance
01:16:13à Sébastien Lecornu
01:16:14donc
01:16:14instrument autrefois
01:16:16vilipendé
01:16:17aujourd'hui
01:16:17il apparaît
01:16:18comme le moindre mal
01:16:18là encore
01:16:19c'est extraordinaire
01:16:20est-ce qu'on regarde
01:16:20ce qui a été discuté
01:16:21parce que le gouvernement
01:16:23peut reprendre
01:16:24les amendements
01:16:25qu'il souhaite
01:16:25à partir du moment
01:16:26où ils ont été déposés
01:16:27des amendements
01:16:28possiblement
01:16:29de la gauche
01:16:30du parti socialiste
01:16:31en fait
01:16:32ce serait un 49-3
01:16:33négocier
01:16:34on s'assure
01:16:35une non-censure
01:16:36parce que
01:16:36sera déposée
01:16:37une motion
01:16:37dans la foulée
01:16:38c'est certain
01:16:38par l'ERN
01:16:40et la France Insoumise
01:16:41c'est une certitude
01:16:42à cette heure
01:16:43Arthur Delaporte
01:16:43que dit votre
01:16:44vous avez d'abord
01:16:45à écouter
01:16:45Laurent Panifousse
01:16:46évidemment
01:16:47tous les mots comptent
01:16:48et quel est
01:16:48votre instinct
01:16:50votre flair
01:16:51à votre avis
01:16:51que va décider
01:16:52le Premier Ministre
01:16:53alors je ne suis
01:16:54ni dans la tête
01:16:55du Premier Ministre
01:16:55ni dans celle
01:16:56du gouvernement
01:16:57ce que je peux
01:16:58vous rappeler
01:16:58c'est les exigences
01:16:59des socialistes
01:17:00nous ce qu'on a
01:17:01toujours dit
01:17:02c'est qu'on censurerait
01:17:03un gouvernement
01:17:04qui présente un budget
01:17:05qui se traduit
01:17:06par une cure d'austérité
01:17:07pour nos concitoyens
01:17:09et qui n'est pas
01:17:10en soutien
01:17:10du pouvoir d'achat
01:17:11des classes populaires
01:17:12donc ces conditions
01:17:13aujourd'hui
01:17:14ce sont toujours
01:17:15les mêmes
01:17:15donc ce qui compte
01:17:17c'était justement
01:17:18et c'était dit
01:17:18à l'instant
01:17:19par votre invité
01:17:20sur la question
01:17:21du budget d'université
01:17:22par exemple
01:17:22nous c'est priorité
01:17:24à la jeunesse
01:17:24priorité au pouvoir d'achat
01:17:26et priorité
01:17:27à ce que finalement
01:17:28ça ne pèse pas
01:17:29sur le pouvoir d'achat
01:17:30des catégories populaires
01:17:31donc très concrètement
01:17:32comme il n'y a plus de vote
01:17:33non mais soyons concrets
01:17:34Arthur Delaporte
01:17:34on n'en est plus
01:17:35à discuter là
01:17:36donc s'il y a ordonnance
01:17:37vous censurez
01:17:38alors nous ce que nous avons dit
01:17:41c'est que le gouvernement
01:17:42peut toujours présenter
01:17:43des solutions techniques
01:17:45en utilisant les ordonnances
01:17:46on a parlé ces derniers temps
01:17:48d'un projet de loi
01:17:49complémentaire
01:17:50qui viendrait préciser
01:17:51le budget
01:17:52sur les points
01:17:52justement
01:17:53en débat
01:17:54donc ça peut être
01:17:55une des options
01:17:56nous notre objectif
01:17:58c'est pas d'en choisir
01:17:59une plutôt qu'une autre
01:18:00nous on juge
01:18:01aux effets
01:18:01pour nos concitoyens
01:18:02mais Arthur Delaporte
01:18:04votre collègue
01:18:05votre collègue
01:18:06Philippe Brun
01:18:06Arthur Delaporte
01:18:08Philippe Brun
01:18:08votre collègue
01:18:09disait
01:18:09en parlant des ordonnances
01:18:11que c'était un coup d'état
01:18:12rampant
01:18:13est-ce que vous reprenez
01:18:14ces termes
01:18:15et est-ce que vous pouvez
01:18:16nous dire clairement
01:18:17si ordonnances
01:18:17vous censurait ou pas
01:18:18ça n'a pas du tout
01:18:19l'air d'être le choix
01:18:20des socialistes
01:18:20je vais vous dire
01:18:21je suis porte-parole
01:18:22du groupe socialiste
01:18:23et du parti socialiste
01:18:24donc je ne porte pas
01:18:24une parole individuelle
01:18:26je cherche ici
01:18:27à vous dire
01:18:28quelle est notre position
01:18:29dans ce débat
01:18:30et notre position
01:18:30c'est le fond
01:18:32le quotidien
01:18:32pour les françaises
01:18:33et les français
01:18:33et uniquement ça
01:18:35donc voilà
01:18:36le gouvernement
01:18:36il a plusieurs choix
01:18:37on va dire
01:18:38constitutionnels
01:18:39à sa main
01:18:40maintenant
01:18:41il prendra ses responsabilités
01:18:42ce que je noterai quand même
01:18:43c'est que jusqu'ici
01:18:44le renoncement au 49-3
01:18:46a permis une revalorisation
01:18:47du débat parlementaire
01:18:48on l'a vu depuis trois mois
01:18:50ce qui s'est produit au parlement
01:18:51n'avait rien à voir
01:18:52avec ce qui se passait
01:18:53sous Elisabeth Borne
01:18:54sous Gabriel Attal
01:18:55sous même
01:18:56François Bayrou
01:18:57ou Michel Barnier
01:18:58puisque finalement
01:18:58ces débats
01:18:59étaient fantomatiques
01:19:00il n'avait aucun sens
01:19:02là on a pu
01:19:02gagner des choses
01:19:03on a pu montrer
01:19:04qu'il y avait
01:19:04des majorités au parlement
01:19:06sur un certain nombre de choses
01:19:07sur un certain nombre de points
01:19:08de défense
01:19:08par exemple du service public
01:19:09moi je pense aussi
01:19:10par exemple
01:19:11sauf qu'on n'est plus dans les débats
01:19:12on n'est plus dans les débats
01:19:15oui on n'est peut-être
01:19:15plus dans les débats
01:19:16aujourd'hui
01:19:16parce que le gouvernement
01:19:17les a suspendus
01:19:18justement pour prendre
01:19:18sa réflexion
01:19:19mais ces débats
01:19:19ont eu un impact
01:19:20par exemple
01:19:21je prends un point de détail
01:19:22le soutien au Radio Libre
01:19:23c'est aujourd'hui
01:19:2540 millions d'euros
01:19:26de coupe
01:19:26par le projet
01:19:28de budget
01:19:29il y a eu
01:19:30unanimité
01:19:30au parlement
01:19:31pour essayer
01:19:32de protéger
01:19:33les radios associatives
01:19:34bon ben j'espère
01:19:35que le gouvernement
01:19:36en prendra compte
01:19:37et aura entendu
01:19:38cette volonté du parlement
01:19:39et que derrière
01:19:41et bien il y aura
01:19:41une préservation
01:19:42de ce modèle associatif
01:19:44qui est essentiel
01:19:45pour la liberté
01:19:45d'information
01:19:45sur notre pays
01:19:46à votre connaissance
01:19:47en tant que porte-parole
01:19:48du parti socialiste
01:19:49des négociations
01:19:51ou des discussions
01:19:52ont-elles encore cours
01:19:53en ce moment
01:19:54à l'heure où l'on se parle
01:19:55avec Sébastien Lecornu
01:19:58son entourage
01:19:59ses conseillers
01:20:00on nous annonce ce soir
01:20:01des annonces
01:20:01sur la copie finale
01:20:02ce que comportera ce budget
01:20:04est-ce que vous êtes encore
01:20:05en train de négocier ?
01:20:06et bien c'est ça qui compte
01:20:07donc vous êtes encore
01:20:09en train de négocier ?
01:20:09ces discussions
01:20:10elles ont
01:20:11et on ne s'en est jamais caché
01:20:12toujours eu lieu
01:20:13depuis le moment
01:20:14où s'est engagée
01:20:15cette tentative
01:20:17des socialistes
01:20:19de participer
01:20:20de façon constructive
01:20:21à un budget
01:20:22qui ne soit pas
01:20:22un budget austéritaire
01:20:23sans pour autant
01:20:24être dans la majorité
01:20:25ça veut dire que
01:20:26en gros
01:20:26la menace de la censure
01:20:28est un moyen pour nous
01:20:29de contraindre le gouvernement
01:20:30à faire en effet
01:20:30que la copie
01:20:31soit la moins inacceptable possible
01:20:33donc évidemment
01:20:34que le gouvernement
01:20:35est conscient de cela
01:20:36et que s'il doit
01:20:37finalement résister
01:20:38à l'heure où l'on parle
01:20:39qui est une menace
01:20:40si le gouvernement
01:20:42doit résister
01:20:43à la censure
01:20:43qui est une menace
01:20:44il doit faire
01:20:45des concessions majeures
01:20:46et je l'ai dit
01:20:47en particulier
01:20:48sur la question
01:20:49du pouvoir d'achat
01:20:50des classes populaires
01:20:51d'accord
01:20:51mais donc concrètement
01:20:52le moins pire pour vous
01:20:53de ce qu'on comprend
01:20:54au PS
01:20:55ce serait un 49-3
01:20:56en gardant des acquis
01:20:57en en rajoutant éventuellement
01:20:59dans ces discussions
01:21:00de dernière minute
01:21:01plutôt que des ordonnances
01:21:02est-ce que vous pouvez
01:21:03nous répondre clairement
01:21:04là-dessus ?
01:21:04non je ne peux pas
01:21:05vous répondre clairement
01:21:06parce que je vous ai dit
01:21:07ce qui compte
01:21:08oui mais moi je vous dis
01:21:09je ne peux pas vous répondre
01:21:10parce que je ne suis pas
01:21:10le gouvernement
01:21:11je n'ai pas ces informations
01:21:12non mais au nom du PS
01:21:14oui mais les seules informations
01:21:15que je peux vous communiquer
01:21:16parce que c'est celles que j'ai
01:21:17c'est que oui
01:21:18il y a des discussions
01:21:19sur le fond
01:21:19que oui nous avons transmis
01:21:20au gouvernement
01:21:21nos priorités politiques
01:21:22nos priorités budgétaires
01:21:24qu'ils sont connus
01:21:25et que le gouvernement
01:21:26essaie d'arbitrer
01:21:27pour pouvoir savoir
01:21:28lesquelles il est en capacité
01:21:29d'endosser
01:21:30sur les équilibres budgétaires
01:21:32justement
01:21:33Arthur Delaporte
01:21:34pardonnez-moi
01:21:35vous-même vous le disiez
01:21:36les français
01:21:38les français qui nous écoutent
01:21:40on en peut-être assez
01:21:41de cette tambouille politicienne
01:21:42est-ce que vous pouvez être
01:21:43un tout petit peu clair
01:21:44il y a quelques minutes
01:21:47Laurent Pannifou
01:21:48nous disait
01:21:48vraiment
01:21:49que des socialistes
01:21:50réclament le 49-3
01:21:52ont réclamé
01:21:53au premier ministre
01:21:54lui-même
01:21:54l'utilisation du 49-3
01:21:56est-ce que vous en êtes ?
01:21:57est-ce que vous vous dites
01:21:58que c'est sans doute
01:21:59la moins mauvaise des solutions ?
01:22:00est-ce que vous pouvez être clair
01:22:01sur une réponse ?
01:22:02et un peu cash
01:22:03moi je suis clair et cash
01:22:05sur ce qu'on veut
01:22:06on veut protéger les français
01:22:07voilà
01:22:07et ça c'est ce qu'on a toujours dit
01:22:09on veut protéger les français
01:22:10on veut protéger les jeunes
01:22:11on veut protéger les classes populaires
01:22:12donc le fond
01:22:13nous on parle budget
01:22:13on parle pas
01:22:14je vous dis tambouille
01:22:15on parle
01:22:15qu'est-ce que les français gagnent à la fin
01:22:17c'est le seul objectif
01:22:18qui est le nôtre
01:22:19et donc si à la fin
01:22:20les français perdent
01:22:20il n'y aura plus de gouvernement
01:22:21voilà
01:22:21c'est aussi simple que ça
01:22:22alors Marie
01:22:24vous avez écouté avec nous
01:22:25Laurent Pannifou
01:22:25tout à l'heure
01:22:26il faut évidemment
01:22:26lire entre les mots
01:22:29instinctivement
01:22:31vous dites quoi ?
01:22:32quelle est l'option
01:22:32qui vous paraît ?
01:22:34là encore
01:22:35en s'en tenant au mot
01:22:36et peut-être d'ailleurs
01:22:37à la formule
01:22:37assez lunaire
01:22:39du Premier ministre
01:22:39je ne veux pas bâcler
01:22:40je ne peux pas faire n'importe quoi
01:22:41on va ficeler le rôti
01:22:43travailler tous ensemble
01:22:44mais une fois que le rôti
01:22:45sera au four
01:22:46on ne va pas le rouvrir
01:22:47pour ajouter des pruneaux
01:22:48c'est lunaire
01:22:49enfin bon bref
01:22:49on a rien compris
01:22:50mais
01:22:50oui effectivement
01:22:51ce que je comprends
01:22:53c'est qu'à 7h
01:22:5413h51
01:22:55la décision
01:22:57n'est pas encore prise
01:22:58il y a encore
01:22:59des discussions
01:22:59qu'on ne sait pas
01:23:01de quel côté
01:23:02la pièce
01:23:03va retomber
01:23:03ordonnance
01:23:04ou 49-3
01:23:05l'ordonnance
01:23:06on l'a évoqué longuement
01:23:07cela comporte
01:23:09beaucoup d'inconnus
01:23:10constitutionnels
01:23:11institutionnels
01:23:12et encore une fois
01:23:13on reprend la copie
01:23:14du gouvernement
01:23:14on n'y change rien
01:23:16certes on peut l'adjoindre
01:23:17d'un projet de loi rectificatif
01:23:18c'est technique
01:23:19on rouvre les débats
01:23:20et franchement
01:23:21je pense que
01:23:21les gens
01:23:22les députés
01:23:22en ont juste assez
01:23:24le 49-3
01:23:25ça vous permet
01:23:27en y adjoignant
01:23:28des amendements
01:23:29socialistes
01:23:30notamment
01:23:31sans doute
01:23:31de convaincre
01:23:32la gauche
01:23:33et derrière
01:23:34qu'ils ne votent pas
01:23:35une motion de censure
01:23:35que le gouvernement
01:23:36ne tombe pas
01:23:37et donc le budget
01:23:37soit adopté
01:23:38après le 49-3
01:23:39je vais aller très vite
01:23:40il y a un aspect
01:23:42psychologique
01:23:42vous n'oubliez pas
01:23:44que le 5 octobre dernier
01:23:46diffusé en direct
01:23:47sur BFM TV
01:23:48le Premier ministre
01:23:49s'est engagé
01:23:50à renoncer
01:23:51au 49-3
01:23:52à ce passage en force
01:23:53et pour lui
01:23:54je pense vraiment
01:23:55que la parole donnée
01:23:56est une chose qui compte
01:23:57c'est important de le souligner
01:23:58bien sûr
01:23:59donc voilà
01:24:00revenir ce soir
01:24:01en disant
01:24:02j'engage la responsabilité
01:24:04c'est un coût politique
01:24:06symbolique pour lui
01:24:06d'autant que c'est quelque chose
01:24:07que les français
01:24:08ont beaucoup retenu
01:24:09et ça lui coûterait
01:24:10je pense
01:24:10qu'est-ce que vous pensez
01:24:11de tout ça ?
01:24:12évidemment
01:24:13si j'essaie de lire
01:24:14entre lignes
01:24:14alors allez-y
01:24:15ce qui vient d'être dit
01:24:16c'est que déjà
01:24:16au moins
01:24:17monsieur Delaporte
01:24:18vous confirmerez
01:24:19les ordonnances
01:24:20c'est exclu
01:24:20puisque les ordonnances
01:24:21il n'y a pas justement
01:24:22de négociation
01:24:22donc on s'orienterait
01:24:24plutôt effectivement
01:24:24soit dans l'hypothèse
01:24:26la plus heureuse
01:24:26une reprise des débats
01:24:28avec le fait
01:24:30d'aboutir à un texte
01:24:31qui insatisferait moins
01:24:32le plus de personnes
01:24:34ou alors un passage
01:24:35par 49-3
01:24:36qui permet de déculpabiliser
01:24:37les partis
01:24:38qui s'opposent
01:24:39en disant
01:24:40c'est pas contre le texte
01:24:41ou pour le texte
01:24:41qu'on a voté
01:24:42c'est effectivement
01:24:43on ne recherche pas le chaos
01:24:44on ne votera pas
01:24:45la motion de censure
01:24:46qui est déposée
01:24:47si vous voulez
01:24:48une fois que
01:24:49le gouvernement
01:24:50décide d'engager
01:24:51le 49-3
01:24:51si je traduis
01:24:52entre les lignes
01:24:53si c'est clair
01:24:54c'est à peu près
01:24:54ce que j'entends
01:24:55Marie
01:24:55j'ai une information
01:24:56à vous donner
01:24:57parmi les annonces
01:24:59que va faire ce soir
01:25:00le Premier ministre
01:25:02Arthur Delaporte
01:25:03je crois
01:25:03est toujours en ligne
01:25:04avec nous
01:25:04le parti socialiste
01:25:06a des demandes
01:25:08de mesures nouvelles
01:25:09le Premier ministre
01:25:10ce soir
01:25:10va annoncer
01:25:11la généralisation
01:25:12des repas universitaires
01:25:14pour les étudiants
01:25:14à 1 euro
01:25:16voilà les mesures
01:25:18parmi les mesures
01:25:19que va annoncer
01:25:19Sébastien Lecornu
01:25:20ce soir
01:25:20Arthur Delaporte
01:25:22cette mesure
01:25:22va être inscrite
01:25:23dans le budget final
01:25:24est-ce que
01:25:25cela vous convient
01:25:26est-ce que cela va
01:25:27dans le sens
01:25:28de ce que vous réclamez
01:25:29c'est important
01:25:29de le savoir
01:25:30parce que c'est une pierre
01:25:31finalement aux demandes
01:25:33que font les formules
01:25:34les socialistes
01:25:35est-ce que ça va
01:25:35dans ce sens-là
01:25:36Arthur Delaporte
01:25:37il est là
01:25:39oui je suis là
01:25:41je suis ici
01:25:41pardon
01:25:42ce que je peux vous dire
01:25:44c'est qu'on a
01:25:45des demandes
01:25:46qui sont très claires
01:25:46en effet
01:25:47la question du repas
01:25:48à 1 euro
01:25:49fait partie
01:25:49des demandes
01:25:51qu'on a
01:25:52et des discussions
01:25:52qu'on a avec le gouvernement
01:25:53sur le fond
01:25:54encore une fois
01:25:55les discussions qu'on a
01:25:56elles portent
01:25:56d'abord sur ça
01:25:57quand on croise
01:25:58un ministre
01:25:59dans un couloir
01:25:59on lui dit
01:26:00rappelez-vous
01:26:01on a demandé ça
01:26:02on a demandé
01:26:02par exemple
01:26:03aussi sur des efforts
01:26:05sur les aides publiques
01:26:06au logement
01:26:06les APL
01:26:07qui sont gelés
01:26:08dans le budget de demain
01:26:08donc j'espère que oui
01:26:09il y aura des annonces
01:26:10là-dessus
01:26:10il y aura des annonces
01:26:11sur le repas étudiant
01:26:11qui est une des priorités
01:26:12des socialistes
01:26:12je rappelle quand même
01:26:13que c'est une proposition
01:26:14de loi qu'on a portée
01:26:15depuis maintenant 3 ans
01:26:16sur sa généralisation
01:26:17qui avait été rejetée
01:26:18à une voie près
01:26:20il y a de cela
01:26:21un an et demi
01:26:21donc voilà
01:26:22oui pour nous c'est symbolique
01:26:23mais c'est pas que symbolique
01:26:24parce que derrière
01:26:24c'est le quotidien
01:26:25des étudiants français
01:26:26qui peinent à joindre les deux bouts
01:26:27donc ça serait
01:26:28une bonne chose
01:26:29mais on ne se contentera
01:26:30évidemment pas simplement
01:26:32de cela
01:26:32on comprend que ça discute toujours
01:26:34Hugo Capelli à Matignon
01:26:35est-ce qu'on est sûr
01:26:36au moins que le Premier ministre
01:26:37va trancher
01:26:3849-3
01:26:39ou ordonnance ce soir ?
01:26:41on ne sait pas encore
01:26:44parce que ce n'est pas encore
01:26:45tranché au moment où je vous parle
01:26:46c'est évidemment un choix
01:26:46très difficile
01:26:47pour Sébastien Lecornu
01:26:48pour faire passer ce budget
01:26:49soit le 49-3
01:26:51soit les ordonnances
01:26:52on l'a beaucoup répété
01:26:53depuis ce matin
01:26:55il faudra forcément
01:26:56prendre une décision
01:26:57dans les jours qui viennent
01:26:58en tout cas
01:26:59ce que l'on comprend
01:26:59c'est qu'avant
01:27:00cette prise de parole
01:27:01de Sébastien Lecornu
01:27:02il y a toujours cette volonté
01:27:03de rechercher un compromis
01:27:04quand Sébastien Lecornu
01:27:06prendra la parole ce soir
01:27:07il viendra avec
01:27:08de nouvelles annonces
01:27:10de nouvelles propositions
01:27:11qui pourront
01:27:11rentrer dans le budget
01:27:13puisque le but
01:27:13c'est qu'à la fin
01:27:14une fois que Sébastien Lecornu
01:27:15aura déclenché
01:27:16le 49-3
01:27:17ou utilisera les ordonnances
01:27:19il veut éviter
01:27:20que la motion de censure
01:27:21qui sera peut-être déposée
01:27:22par un groupe politique
01:27:23soit votée
01:27:24par une majorité
01:27:24de députés
01:27:25on parlait à l'instant
01:27:26des propositions
01:27:27qui ont été faites
01:27:28aux socialistes
01:27:29les négociations
01:27:30se poursuivent
01:27:30les socialistes
01:27:31voulaient une mesure
01:27:32pour la jeunesse
01:27:33avec la généralisation
01:27:34des repas universitaires
01:27:35pour les étudiants
01:27:36à 1 euro
01:27:36et bien on apprend
01:27:37que cette nouvelle mesure
01:27:38sera inscrite
01:27:39dans le budget final
01:27:40et ce sera évidemment
01:27:41annoncé à nouveau
01:27:42tout à l'heure
01:27:42par Sébastien Lecornu
01:27:43et ce sera à suivre
01:27:45en direct sur BFM TV
01:27:46toujours pas d'horaires précis
01:27:47fin de journée
01:27:48nous dit-on
01:27:48merci à tous
01:27:49tout de suite
01:27:50c'est le temps
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