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  • il y a 11 minutes
Simon Boublil, acteur, dans “Juste une illusion” de Olivier Nakache et Eric Toledano est l'invité de Daphné Bürki.

Retrouvez « Nouvelles têtes » présenté par Daphné Bürki France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/nouvelles-tetes

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Transcription
00:00Daphné Burki et sa nouvelle tête.
00:02Oui, parce qu'il est 9h49 et nous sommes en direct dans le studio de la grande matinale de France
00:06Inter.
00:07Ce matin, ma nouvelle tête s'appelle Simon Boublil, il est comédien et...
00:12Ça va pas du tout.
00:13On fait une journée années 80, on reprend.
00:17Bah ouais, Charline, Sonia, j'ai le synthé dans le cœur moi.
00:22On avance tranquillement dans cette matinée du 7 mai 2026, enfin du 7 mai 1985.
00:29Dans le studio, ça sent la laque et le café soluble.
00:32Écoutez bien, on pourrait croire que ça crépite un peu.
00:34Comme le son d'une cassette qu'on a rembobinée avec son stylo bic.
00:38Ma nouvelle tête donc s'appelle Simon Boublil, il est comédien, il est collégien aussi.
00:42Il a 15 ans et c'est lui qui est à l'affiche du film qui score magnifiquement en ce
00:47moment depuis 3 semaines.
00:48Juste une illusion, le film d'Eric Toledano et Olivier Nakache.
00:53Je viens de voir la tête de Charline qui me regarde.
00:54Il a fait un retour vers le futur vraiment réussi.
00:58Dans cette plongée adolescente des années 80 en France.
01:01Bonjour Simon Boublil, bienvenue sur France Inter.
01:03Bonjour, merci.
01:04Comment ça va ?
01:05Ça va très bien.
01:06Si on était en 1985, normalement j'aurais dû t'envoyer un fax pour te poser la question.
01:10Mais est-ce qu'on se tutoie ?
01:11Allez oui, on se tutoie.
01:12Je crois.
01:13Je sais pas, ça me fait bizarre de te vouvoyer alors que t'as 15 ans quand même.
01:17Voilà.
01:18T'en peux plus de cette chanson ?
01:19Juste une illusion ?
01:20Non, je l'aime bien, elle est bien.
01:21Elle est super.
01:21D'ailleurs, le héros de ce film l'adore aussi.
01:24Tu es le héros de ce film.
01:26On en est à 1,350,000 spectateurs.
01:291,350,000, c'est le nombre de secondes cumulées entre une blague de Charline et le moment précis
01:33où Sonia dit « Ah d'accord ! »
01:36C'est vrai.
01:371,350,000, c'est aussi l'équivalent d'une ville entière comme Marseille.
01:43Ça fait quoi d'avoir été déjà regardée au bout de trois semaines seulement par une
01:47ville entière comme Marseille ?
01:49Ça fait vraiment plaisir et puis j'espère que ça continuera comme ça.
01:52Et voilà, c'est impressionnant.
01:53C'est impressionnant, ça change.
01:55Comment tu le vis en ce moment ?
01:57Quand je le vis, bah c'est…
01:58Depuis trois semaines, c'est un peu bizarre, on te reconnaît un peu dans la rue, tout ça ?
02:01Moi, j'ai repris l'école, donc pas trop comme je suis à l'école, mais si, un petit
02:05peu, un petit peu.
02:05Et puis c'est super.
02:10Les réalisateurs, ils ont vu près de 2000 adolescents.
02:13Ils cherchaient la perle rare qui pourrait jouer cette période hyper particulière, hyper
02:18pure de l'adolescence.
02:19Est-ce que ce matin, au micro de France Inter, on pourrait dire une bonne fois pour
02:23toutes merci à ta sœur ?
02:25Merci à ma sœur.
02:26Pourquoi ? On peut raconter ?
02:28Alors oui, c'est parce que c'est elle qui avait vu le casting du film.
02:31Et moi, donc elle m'avait dit « Ouais, tu devrais le passer et tout, surtout qu'elle
02:35est, c'est une grande fan de nos jours heureux ». Et moi, j'aimais beaucoup aussi
02:37leur cinéma, d'Éric et Olivier.
02:40Et du coup, elle m'a dit et j'ai oublié.
02:42J'ai oublié un petit peu et elle me l'a rappelé.
02:44Et du coup, j'ai envoyé la vidéo à Éric et Olivier.
02:47J'ai fait le casting et bon, après, ça s'est plutôt bien passé.
02:49Oui, parce que tu as fait une vidéo tout seule.
02:51Voilà.
02:52Tu as fait plusieurs essais.
02:53C'est ça.
02:54Et puis ils t'ont appelé en te disant « C'est vraiment avec toi qu'on va travailler ».
02:56Et t'es passée au milieu des 2000 adolescents.
02:59Mais t'as failli tout louper, quoi.
03:01Oui, j'ai failli tout louper.
03:02Merci à ta sœur ce matin.
03:03En tout cas, tu voulais être chirurgien quand t'étais petit.
03:06Et puis, il y a eu plusieurs chocs cinématographiques, dont celui-ci.
03:11Tu reconnais ?
03:12Ah oui, d'ailleurs.
03:14Tu reconnais ? Peut-être c'est quelques notes.
03:16« Catch me if you can ».
03:17C'est le film de Steven Spielberg avec Leonardo DiCaprio.
03:20« Attrape-moi si tu peux ».
03:21« Attrape-moi si tu peux ».
03:22« Attrape-moi si tu peux », c'est vrai en français.
03:24Voilà, un bandier et son policier qui jouent un peu à chat.
03:27Tu te souviens de ce que tu t'es dit quand t'as vu ce film ?
03:29Alors, je crois que j'étais assez petite quand même.
03:32Je devais avoir 8-9 ans.
03:34Mais j'ai adoré, franchement.
03:37Surtout de savoir à la fin que c'était une histoire vraie.
03:40Non, c'était vraiment quelque chose de fort.
03:42C'est l'histoire d'un grand menteur.
03:43Oui, et puis la musique aussi.
03:44Un mafalaire.
03:45Un mafalaire.
03:46Tout était bien.
03:47Ce casting, je le disais, tu l'as gagné.
03:49Tout comme quand tu as joué dans Du Cobus, Passovers.
03:53T'as ça dans les veines, mais vraiment.
03:55Ta mère est directrice du théâtre de la Concorde.
03:57Et ton père est le comédien César-Ézéphilippe Toretton,
04:00qu'on salue d'ailleurs au passage.
04:01Tu le vois comment, toi, ce métier de comédien ?
04:06Je ne sais pas trop.
04:08Moi, contrairement à Louis Garel,
04:10qui a dit récemment que ce n'était pas un vrai métier.
04:11Qui joue ton père dans ce film.
04:13Oui, mais non, je le vois.
04:16Je ne sais pas trop comment je le vois,
04:18mais je le vois bien.
04:20J'aime bien ce métier.
04:21Et je suis très contente de jouer avec qui je joue,
04:24surtout dans Juste l'Union.
04:25C'était vraiment un casting, je ne pouvais pas rêver mieux.
04:27Comme parent et comme frère.
04:29Comme gardien du meuble, surtout.
04:30Et Camille Cotin aussi, qu'on salue.
04:32Qui joue ta mère, qui est absolument géniale.
04:35Tu as dû te plonger, en tout cas, dans les années 80.
04:37Je vais vous poser la question à vous tous.
04:39Mais qu'est-ce que tu garderais ?
04:40Il y a un truc que tu garderais des années 80 ?
04:42Un petit truc pendant le tournage où tu t'es dit
04:44« Ah, ça ne serait pas mal de l'avoir en 2026 encore. »
04:47Ah non, franchement, il n'y a rien que je...
04:48Ah si, peut-être.
04:50Si, si, je vais dire les cassettes d'Olivier qu'il a gardées.
04:53Il les a gardées, il les a toujours.
04:55Les cassettes dans le film, ce sont ses cassettes.
04:57Les cassettes qu'il faisait lui-même.
04:59Oui, c'est ça.
04:59Les cassettes qu'il a enregistré.
05:00Il a lui-même les compil.
05:01Et donc, voilà, il a gardé cette anecdote.
05:03Il l'a donnée à Arnaud.
05:05Et voilà, moi, je garderais les cassettes.
05:07Parce qu'il a des bonnes musiques, quand même.
05:08Sonia, tu garderais quoi ?
05:10Moi, je garderais pas mal de trucs, ouais.
05:12Je garderais Thienne Dao.
05:13Moi, je garderais Charles Pascoua.
05:16C'est pour Charlie.
05:17Je garderais la chute du mur de Berlin.
05:20Je crois qu'on t'a même proposé de garder les vêtements du tournage,
05:23comme la fameuse doudoune avec le canard qui vole, là.
05:25Mais t'as rien gardé.
05:27Même le look des années 80.
05:28C'est Jeanne Lamartine qui l'a prise.
05:30Donc, c'est le qui joue Anne-Karine.
05:32Et moi, j'ai rien gardé.
05:33Parce que j'étais pas fan de comment je m'habillais dans le film.
05:36C'était pas ouf.
05:36Mais non, j'ai...
05:37J'ai raison, la doudoune Chevignon a empoisonné nos jeunesses.
05:41En tout cas, dans le film, vu que tu parles d'Anne-Karine,
05:44dans le film, tu joues l'amour.
05:45Tu joues l'amour adolescent, celui qui est pur,
05:48celui qui te coupe le souffle pour un regard.
05:50Elle s'appelle en effet Anne-Karine dans le film.
05:52Et dans la vraie vie, ton premier croche,
05:53quand t'étais vraiment petit, c'était...
06:00Elisabeth Swan, la fille du gouverneur, presque une pirate.
06:03C'est dans Pirate des Caraïbes.
06:05J'adore.
06:06Et quand j'étais petite, surtout, j'ai vu ce film aussi à Paris très tôt.
06:09Et j'ai trop aimé le film.
06:12J'ai trop aimé les personnages, surtout...
06:15Tout le monde, en fait.
06:16Mais en particulier, j'étais entre la voiture d'Anne-Karze et Elisabeth Swan.
06:24C'est bien aussi la voiture d'Anne-Karze.
06:26En tout cas, ce matin, je t'ai donné une carte blanche.
06:30Et ça m'a fait très plaisir, parce que t'as eu envie de partager une scène du film.
06:34C'est un moment où tu vas partager dans quelques instants un discours
06:40que ton personnage se prépare à prononcer le matin de sa bar mitzvah.
06:44Il n'y a pas beaucoup dormi.
06:45Il est amoureux.
06:47Il s'entraîne à voix haute en s'habillant.
06:49Donc, tu nous lis ou tu nous refais ce petit moment ?
06:53Allez.
06:54Donc, un peu coupé, quand même, parce qu'il est un peu grand.
06:56Mais voilà, la fin.
06:57Même si, grosse pensée pour Arnaud, que je coupe son passage.
07:00Grosse pensée, grosse dédicace.
07:02Grosse dédicace pour Alexis.
07:03Action !
07:04J'ai évidemment une pensée pour tous les absents, ceux qui nous ont quittés.
07:07Mes grands-parents, Janine et Albert.
07:09Je suis sûre que de là où ils sont, ils me regardent et me protègent.
07:12Même si je ne suis pas sûre de savoir là où ils sont.
07:14J'attends toujours la réponse, d'ailleurs.
07:17Papa, ton influence a éclairé chacun de mes pas depuis ma naissance.
07:20Et même si toi et moi, on ne se parle pas beaucoup, notre relation est plus forte que
07:24les mots qu'on ne se dit pas.
07:25Ta présence me suffit.
07:27Tu es mon guide, ma boussole.
07:29Mon repère.
07:30Bref, tu es mon cadre.
07:33Maman, que serais-je sans toi ?
07:34C'est grâce à toi que je me tiens debout aujourd'hui.
07:37Ton amour, ta douceur, ton calme légendaire.
07:40Bon, il y a une pointe d'ironie à ce moment précis du discours, vous l'aurez compris.
07:45Maman, sans ton exigence, ta persévérance, ton obstination, je ne serai pas armée pour aborder la vie qui m'attend.
07:51Je t'aime, maman.
07:52D'un amour infini.
07:59Je rappelle que c'est Camille Cotin, la géniale Camille Cotin qui est ta mère dans le film, et Louis
08:04Garel.
08:05Le super père, Louis Garel.
08:06Super père, drôlissime.
08:08C'était génial de tourner avec eux.
08:09J'imagine.
08:10Tu es au tout début de ta carrière.
08:13C'est assez marrant dans ces moments-là parce que tu peux lancer n'importe quelle rumeur sur toi.
08:17Tu peux avoir une pensée magique, ça va se retrouver sur ta fiche Wikipédia.
08:22Alors, qu'est-ce qu'on se dit ?
08:23Je ne sais pas, on lance quoi ?
08:24Que je tourne dans le prochain Spielberg, bientôt au cinéma.
08:27Ok.
08:28Avec Leonardo DiCaprio.
08:30Avec Leonardo DiCaprio et que j'ai le second rôle.
08:33Je suis 40 minutes à l'écran à peu près.
08:35Oui.
08:36Et voilà, c'était une très belle expérience.
08:37J'ai beaucoup aimé.
08:38Et j'espère que j'en ferai d'autres après.
08:41C'est très bon.
08:43Ça donne envie de le voir.
08:43Très bonne rumeur.
08:44Mais ce matin, en réalité, j'ai mis plein de sons des années 80.
08:48On s'est fait plaisir.
08:49Mais un son qui te représente un peu plus, ce serait celui-ci.
09:03Mon ami du Tiacola, hein ?
09:06Oui, Tiacola, l'union.
09:16Est-ce que tu aurais une dédicace en particulier ce matin au micro de France Inter, Simon ?
09:21Est-ce que j'ai une dédicace en particulier ?
09:23Oui, j'ai une dédicace.
09:25Ça va être un peu de foot.
09:27On y va.
09:28Moi, je supporte l'Atletico.
09:29Et récemment, on a perdu face à Arsenal en demi-finale.
09:31Donc, grosse dédicace à tous les supporters de l'Atletico qui, je pense, sont aussi tristes de moi actuellement.
09:36Et voilà.
09:38Et à la voiture de Cars aussi.
09:40À la voiture de Cars et à Griezmann aussi, qui a disputé son dernier match de l'île des Champions.
09:44Antoine Griezmann.
09:45Allez, on a salué tout le monde.
09:46Ce film, il s'appelle Juste une illusion.
09:49Il est évidemment toujours en salle.
09:51Le film d'Eric Toledano et Olivier Nakache.
09:53Et lui, c'est Simon Boublil.
09:54Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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