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  • il y a 2 jours
Télématin reçoit le journaliste sportif Gérard Holtz à l’occasion de la sortie de son livre, coécrit avec son fils Julien, "Gueules du foot".

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Transcription
00:00Il va y avoir du sport, mais moi je reste...
00:04Oh, l'élégance !
00:05Toujours élégance !
00:06La démonstration de Jim, bravo, bravo Sylvie !
00:09Bonjour Gérard !
00:10Bonjour, je suis content de vous voir.
00:12Je suis content, je me réveille avec vous souvent.
00:15C'est gentil.
00:15Vous êtes ces sourires et compagnie.
00:17C'est mignon.
00:18Et ce que je disais tout à l'heure, en plus, c'est tout ce que vous faites, c'est
00:20du concret de notre vie de tous les jours.
00:22C'est vraiment sympa ça.
00:23C'est gentil.
00:24En tout cas, on va vous dire que vous êtes toujours très élégant, c'est pas du tout parce que
00:27vous venez nous faire des compliments.
00:29Toujours élégant, cher Gérard.
00:30On va parler dans un instant de ce beau livre écrit avec votre fils, Julien Holl.
00:35Ça s'appelle « Gueule du foot » chez Grunt.
00:37C'est magnifique.
00:38Mais on commence par du tac au tac.
00:40Une petite séquence, des questions en tous les sens pendant une minute, Gérard.
00:43Ah bon, d'accord.
00:43Voilà.
00:44Vous répondez de manière concise, s'il vous plaît.
00:46On va lancer le chrono.
00:47C'est parti, Gérard, de tous les sports que vous avez commentés.
00:50Dans lequel pensez-vous être le meilleur ?
00:52Le pilotage de voiture.
00:53Ah, voiture.
00:54J'ai fait du karting avec mes fils.
00:56Mes fils m'ont battu en karting, ça m'avait énervé.
00:59Donc j'ai pris des cours avec un champion du monde.
01:03Et ensuite, je les ai battus.
01:04Et ensuite, j'ai fait le championnat de France où j'ai terminé le troisième.
01:06Pardon, j'ai plein de questions.
01:07Et le pire ?
01:08Le pire sport dans lequel vous seriez mûle ?
01:10Le basketball.
01:11Parce que je fais 1m68.
01:12Ah oui, non.
01:12Donc je n'arrivais pas.
01:14Ni ça, ni accrocher mes vêtements dans les vestiaires.
01:17Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
01:20Une voix d'opéra et éventuellement 20 cm de plus pour être danseur d'opéra.
01:27J'aurais adoré être danseur dans le ballet de l'opéra de Paris.
01:32En vous rasant le matin, vous pensez à quoi, Wacky ?
01:34À ma femme.
01:35À ma femme d'amour, tout le temps.
01:36Vos amis pourraient dire de vous, oh, ce Gérard, quel quoi ?
01:40Quelle énergie, quelle passion.
01:43Êtes-vous nostalgique ?
01:45Oui.
01:45Très souvent, je repense au passé pour les bonnes choses.
01:50Merci, Gérard.
01:51Justement, nostalgique.
01:52Regardez ce livre, Gueule du foot.
01:54Donc Gérard et Julien Holtz, l'un des fistons de Gérard.
01:58Édition Grunt.
01:59Joie, fureur, douleur, gloire, les visages qui ont façonné la légende du foot.
02:02Donc c'est absolument magnifique.
02:04On va commencer par quelques exemples, Gérard.
02:06Celui que vous classez dans les icônes esthétiques.
02:08David Beckham, vous dites de Beckham qu'il fait partie à la fois des joueurs qu'on admire
02:12et qu'on adore détester.
02:13Il avait ou il a quoi, Beckham, de particulier ?
02:16C'est une icône.
02:17C'est-à-dire qu'il avait tout.
02:19Il était à la fois super beau mec.
02:21Oui, bien sûr.
02:24Super beau mec.
02:25Donc il a joué, on a une double page sur tous ses looks.
02:29On va l'avoir.
02:30Cheveux ras, cheveux longs, barbe, pas de barbe, etc.
02:33Surtout, c'était un très grand joueur, grand spécialiste des coups francs.
02:37Et il a eu en cours d'un match avec l'équipe d'Angleterre un carton rouge un jour
02:42parce qu'il a marché sur un autre joueur.
02:43Et ça l'a cassé complètement auprès du public anglais.
02:46Il a eu beaucoup de mal.
02:47Et c'est la raison pour laquelle il est allé jouer en Espagne.
02:51Après, c'est pour ça que je dis qu'on a moulé de détester.
02:55Alors qu'il était, il est très sympathique, très sympathique et puis grand joueur.
03:00Alors lui, il est de la même génération que Beckham.
03:03Et vous parlez de lui comme un danseur étoile, justement.
03:06On revient à la danse.
03:07Zidane.
03:07Oui.
03:08Zinedine Zidane.
03:08Pourquoi le danseur étoile ?
03:09Moi, c'est mon coup de cœur.
03:10Zinedine, il avait une façon de toucher le ballon.
03:13Avec des pieds, comme on dit pour les danseurs.
03:17Un toucher de balle exceptionnel.
03:20Et puis, il se déplaçait sur le terrain.
03:22C'était un vrai ballet.
03:23Zinedine Zidane a réussi avec le Real Madrid.
03:26Donc, ce qu'on souhaite pour le Paris Saint-Germain.
03:29C'est-à-dire triplé de la Ligue des champions en Europe.
03:33De suite.
03:35Trois années de suite.
03:36Donc, c'était extraordinaire.
03:38Et puis là, oui, on a une photo de lui marquant une reprise de volée
03:42contre le Leverkusen.
03:44Contre le Bayer Leverkusen.
03:46C'est un balle.
03:47Voilà, on la voit derrière vous.
03:49Regardez comme c'est beau.
03:50Il est équilibré.
03:51Et là, il va mettre la balle en pleine lucarne du gardien allemand.
03:54Donc, c'est une merveille absolue, Zidane.
03:56Et deuxième carrière aussi magnifique en tant que coach.
03:59Coach Zidane.
04:00Tout le monde ne réussit pas dans cet exercice.
04:02Absolument.
04:02Et pour le Real Madrid, il a aussi réussi le triplé en Espagne.
04:06C'est-à-dire champion, à la fois champion d'Espagne,
04:08la Coupe d'Espagne et la Ligue des champions.
04:11Et il va sans doute devenir le nouveau entraîneur de l'équipe de France
04:16après Didier Deschamps, qui a fait un boulot formidable, Didier.
04:19On fait un bon dans le passé, Gérard.
04:21Le roi Pelé.
04:21Alors, le roi Pelé, vous titrez le roi soleil.
04:25C'est joli.
04:25C'est l'un des plus grands joueurs, sinon le plus grand joueur du monde.
04:29Et j'ai eu la chance.
04:29C'est vrai.
04:30Je vous ai apporté un petit truc.
04:32J'ai eu la chance de le rencontrer plusieurs fois.
04:34J'avais rencontré à Paris.
04:36C'est la photo qui est là, ici, avec Michel Hidalgo,
04:40juste au début de...
04:42On va le voir avec le numéro 10, là, derrière vous.
04:45Et j'ai eu la chance d'aller à New York pour son dernier match.
04:51Le dernier match de sa vie entière.
04:53Ah oui ?
04:53Quand il jouait avec le Cosmos de New York.
04:55Je vous explique.
04:56On a un petit peu de temps.
04:58Je vous explique en quelques lignes.
05:01Je connaissais bien Michel Berger, vous en avez parlé tout à l'heure,
05:05et France Gall.
05:07Ils m'en font signe parce qu'ils reçoivent un disque d'or à New York
05:10de la part de la Warner, leur maison de disques.
05:12Il me dit, Gérard, suis-nous, on va faire un reportage dans les rues de New York
05:16pour le disque d'or sur musique.
05:18Vous vous souvenez de la chanson musique ?
05:20Bref.
05:20Je dis, évidemment, je viens avec vous.
05:22On part à New York, et là, le week-end de ma vie entière.
05:26Donc, un, on chante avec Marina Vladi dans l'avion toute la nuit.
05:31Toute la nuit au-dessus de l'Atlantique.
05:33Elle chantait des chants russes, et moi, je chantais des chansons françaises.
05:36On arrive là-bas, on me dit, samedi soir, on n'a rien à faire,
05:39il y a un championnat du monde de boxe avec Mohamed Ali,
05:41est-ce que tu veux y aller ?
05:42Oh, Jean.
05:43Madison Square Garden.
05:45Là, cocktail, je prends le courage.
05:49Rien ne m'a jamais arrêté dans la vie,
05:51sauf la bêtise et la connerie.
05:53Mais je vais voir Mohamed Ali, je lui dis,
05:56interview, il me fait oui.
05:57Donc, il m'a pris.
05:58Non, il m'a pris comme ça.
06:01Il vous a soufflé.
06:02Il en a traversé le cocktail, et on a fait une interview.
06:05J'avais exclusivement Mohamed Ali.
06:07Et le lendemain...
06:08Ça, ça fait des souvenirs.
06:09Le lendemain...
06:09Le dernier match de Pelé.
06:11J'ai gardé le laissé-passer.
06:13Ah, génial !
06:13J'ai gardé le laissé-passer Cosmos VIP.
06:16Le dernier match de Pelé qui m'a signé, là, qu'on est en octobre...
06:19Il vous l'a signé, attendez, Gérard.
06:20Retournez-le, qu'on le voit bien.
06:21Est-ce que je peux me vermer ?
06:23Oui, bien sûr.
06:24Et je suis sur la pelouse avec lui.
06:26Et je fais le tour d'honneur avec lui à la fin, en cours, au Giant Stadium.
06:32On les a vues, les images, là ?
06:33C'était là, vous étiez là, en fait.
06:34Pour un gamin de Paris, pour un gavroche comme moi j'étais, où je suis encore, c'est énorme.
06:41De vivre ça, c'est énorme.
06:43Voilà, c'est Pelé, oui.
06:44Merci pour toutes ces anecdotes, cher Gérard.
06:46Adrien, vous avez fouillé dans le grenier de notre invitée.
06:49Oui, alors, figurez-vous que je suis allé dans votre grenier, Gérard.
06:51Et je suis tombé sur une vieille boîte à chaussures, pleine de photos.
06:56J'ai donc envie qu'ensemble, nous feuilletions ces albums de famille.
07:02Et on va commencer en noir et blanc.
07:05Alors, on commence en noir et blanc avec Papouchka et Mamouchka.
07:09Oui, je les ai toujours appelés comme ça, sans savoir pourquoi.
07:12Peut-être parce qu'aujourd'hui, je fais du théâtre.
07:14On va vous mettre les photos sur le grand écran pour que vous voyez bien ces deux photos-là.
07:18Papouchka et Mamouchka, voilà.
07:20À gauche, c'est vous, le petit garçon, en bas.
07:23On campait.
07:24Voilà.
07:24On allait camper à Villerville.
07:27C'est-à-dire entre Deauville et Enfleur, sur la plage, chez Chepierre, ça s'appelait, chez Pierre.
07:35Et ça, c'est notre première voiture.
07:36C'était une vieille Peugeot, oui.
07:38Et mon grand-père.
07:39Et à droite, c'est vous, enfant, avec le petit béret de gavroche, là.
07:43Il paraît que vous reveniez d'un séjour en sanatorium à ce moment-là.
07:47Séjour qui, d'ailleurs, vous a marqué par le manque de vos parents.
07:51Est-ce qu'elle vient de là, cette irrépressible envie d'être aimée ?
07:55Oui, la réponse est oui.
07:57Oui.
07:57J'ai été baigné par l'amour de mes parents et de mes grands-parents.
08:01Donc, à Belleville, passage à Julien Lacroix, la rue des Couronnes, boulevard de Belleville.
08:06Les grands-parents qui m'ont élevé jusqu'à l'âge de 9 ans,
08:08parce que mes parents travaillaient beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
08:10On n'avait pas de sous, mais on avait beaucoup, beaucoup d'amour.
08:13Et peut-être, oui, oui.
08:15C'est envie d'être aimée et puis ensuite partager et croquer la vie.
08:20Parce que là, je sors donc de Préventorium.
08:23Donc, j'ai eu la tuberculose.
08:24Vous voyez, comme j'ai maigri.
08:25Et c'est là où les médecins m'ont dit, jamais de sport.
08:29Ah oui, il nous a dit ça ?
08:30Raté.
08:30Quand mes parents sont venus me chercher à Troche, en Corrèze.
08:35Donc là, le médecin devant moi, il a dit, jamais de sport.
08:38Je dis, ça ne tombe pas bien.
08:39Ça ne tombe pas bien.
08:40Et on va le voir avec une autre page de l'album,
08:42puisqu'après avoir été enfant, vous êtes devenu papa.
08:45Les Halls, père et fils en montagne.
08:48Alors, à gauche, on est aux arcs en 99.
08:50Et à droite, on est au sommet du Mont-Blanc en 2006.
08:53C'est votre plus grande fierté aux deux garçons.
08:55C'est l'un des plus grands souvenirs de ma vie familiale avec mes deux garçons.
08:59J'ai fait le Mont-Blanc pour une émission qui s'appelait Samedi Passion,
09:03avec Sophie Davant en particulier.
09:05Et j'ai eu tellement d'émotions que je me suis dit,
09:08il faudrait que j'emmène mes fils au sommet.
09:10Et on a réussi.
09:11On a fait le sommet.
09:12Là, on est au sommet.
09:13C'est une émotion.
09:15Faites-le un jour dans votre vie, si vous pouvez.
09:17Il faut s'y préparer, il faut s'y préparer, Gérard.
09:19Oui, c'est comme un marathon.
09:20Ça semble un marathon.
09:21Moi, je ne compte pas, par exemple.
09:24Ma fille non plus, d'ailleurs.
09:25Donc, j'aurais dû balader.
09:26En se préparant, balade en montagne.
09:28On commence par petite balade en montagne.
09:29Il faut faire des globules rouges.
09:30Il faut s'habituer à l'altitude.
09:31Eh oui, il manque d'oxygène.
09:32Il y a vraiment, à 4000, il y a une frontière.
09:38Sophie avait été malade, d'ailleurs, à 4000.
09:41Mais grave.
09:42Et on lui avait donné un vieux médicament qui s'appelle le Diamox,
09:44pour faire circuler le sang.
09:46Avec la mémoire.
09:47Et pour que ça marche, oui.
09:48Mais ça, cette émotion-là, d'être au sommet avec mon Julien et mon Antoine, ça, c'est quoi ?
09:53La photo, en tous les cas, est géniale.
09:54Merci à votre fils de me l'avoir envoyée, puisqu'évidemment, j'ai des complices dans cette histoire.
09:59Alors, dans les pages de l'album, il y a aussi des moments effrayants.
10:01Il y a des moments effrayants.
10:02Il y a notamment un accident d'hélico sur le Dakar.
10:05On voit une page de reportage où vous êtes allongé par terre.
10:08Et à droite, c'est une photo des années 70, on est dans l'Himalaya.
10:12Vous tombez dans un torrent glacé et votre cœur s'arrête.
10:16Alors, la photo de l'hélicoptère, 4 janvier 1998, on est au Maroc.
10:25On est au-dessus des motos et je dis, on a assez d'images.
10:28Donc, le pilote tire sur le manche et il casse la commande de rotor arrière.
10:32Et là, on part comme ça, à 200 à l'heure.
10:34Et nous sommes des miraculés des trois.
10:36On est René, le pilote, Eric, mon copain, le caméraman et moi-même.
10:40On est des miraculés.
10:41Vous voyez votre vie défiler à ce moment-là ?
10:42Oui.
10:43Et je me suis auto-cassé le bras.
10:45Ça, c'est incroyable.
10:46Parce que j'ai pensé à la colonne vertébrale.
10:49Je me suis appuyé sur le hublot et sur la radio qui était là,
10:53tellement fort que je me suis cassé le bras.
10:55Et je me suis retrouvé dans l'hélico, les jambes en l'air,
10:58avec le kérosène qui me coulait dans le dos.
11:00Ce n'était pas bien.
11:02Bloqué, ce n'était pas bien.
11:03Parce qu'avec le bras cassé, je n'arrivais pas à retirer ma ceinture.
11:05En plus, survivant.
11:07Miracle.
11:07Et de l'autre côté, là, carrément, je suis mort.
11:10C'est-à-dire, j'ai eu une crise cardiaque.
11:121974, dans l'Himalaya, je suis tombé dans un torrent glacé.
11:16Donc le cœur, oui.
11:17Et j'ai été sorti au lasso par des Autrichiens qui montaient, eux, de l'autre côté.
11:23Non, mais votre vie, il faut l'adapter, il faut l'adapter.
11:27Il n'est pas votre vie, Gérard.
11:28Et donc les gars, ils m'ont tiré.
11:29Le cœur s'est arrêté.
11:30Massage cardiaque, piqûre.
11:33Et je n'ai pas senti, mais ça, c'est drôle.
11:35Je n'ai pas senti ma peau pendant presque six mois après.
11:39C'était du cuir tellement j'avais été glacé.
11:41On continue à découvrir toutes ces anecdotes dont on ignorait l'existence, Gérard,
11:46dans quelques instants après cette petite pause.
11:47Et vous aurez une jolie surprise.
11:49Préparez un petit mouchoir pour Gérard.
11:51A tout de suite.
11:52On revient.
11:52Sous-titrage Société Radio-Canada
11:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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