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Conférence de presse de l’AJP : M. Alexis Corbière, député Ecologiste et Social de Seine-Saint-Denis, rapporteur de la commission d’enquête sur la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées

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00:16:37a été plutôt parcimonieux avec des aides ciblées, plutôt pour soutenir l'activité économique ou un certain nombre de professionnels
00:16:45qui, selon le gouvernement, ont vraiment besoin d'aide.
00:16:48Il semblerait qu'il y ait une réflexion en cours pour approfondir, élargir un petit peu ça, mais sans passer
00:16:53à une aide généralisée.
00:16:55Comment est-ce qu'on fait ? Alors certains plaident pour le blocage, d'autres pour une baisse des taxes,
00:17:00certains pour une taxe, parfois les mêmes, pour une taxe exceptionnelle sur les super profits.
00:17:05Quand vous entendez dans le même temps le patron de Total, Patrick Pouyanné, qui dit « Alors attention, si vous
00:17:09nous taxez plus, nous, on ne pourra plus plafonner le prix de l'essence en France ».
00:17:13Comment est-ce qu'on en sort dans un contexte budgétaire, par ailleurs, assez tendu ?
00:17:18Moi, je dois dire que les propos de M. Pouyanné me choquent. Il y a un côté un peu menaçant.
00:17:25Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
00:17:27C'est combien ? C'est 6 milliards qu'ils ont réalisés actuellement. Je dis ça parce qu'hier, Sébastien
00:17:34Lecornu disait qu'il paye 2 milliards d'impôts en France.
00:17:38Mais leurs marges de manœuvre sont extrêmement importantes. Et on en vient quasiment à une situation où il faudrait être
00:17:44reconnaissant à un groupe qui dit « Écoutez, je profite déjà de la situation,
00:17:50mais si vous me chatouillez, je pourrais en profiter encore plus ». Et que tout ça se fait sur le
00:17:56dos de nos concitoyens. Il faudrait leur dire « Merci ».
00:17:59Moi, je trouve que... Comment dirais-je ? On est dans des moments où il y a des actes symboliques
00:18:07qui peuvent avoir des conséquences.
00:18:08Ce grand patronat qui, par moment, a des formules qui, aux yeux de nos concitoyens, sont choquantes, devrait faire attention.
00:18:15Car il peut y avoir des phrases qui sont des étincelles. Et quand on vend du pétrole, c'est dangereux
00:18:21de faire des étincelles. Ça peut mettre le feu.
00:18:24Donc j'invite chacun à rester prudent. Le prix a fortement augmenté d'ores et déjà. Payer 1,99€ le
00:18:32litre, c'est déjà trop, beaucoup trop.
00:18:34Et c'est une augmentation significative. Et si la réponse à ceux qui disent, c'est déjà « Vous faites
00:18:39des marges qui sont scandaleuses ».
00:18:41Et il va de soi qu'il serait normal que nous profitions de l'occasion pour que vous contribuiez davantage
00:18:47à l'effort national et que ça permet de redéployer des politiques publiques.
00:18:51Et si des gens menacent en disant « Ah, si vous allez... Si vous ne me laissez pas faire mes
00:18:56surprofits, eh bien, je vais encore plus... Comment dirais-je ? Profiter de la situation.
00:19:01Ça peut créer une situation où le retour de bâton, je le souhaite, pourrait amener à ce que ce soit
00:19:07des choses beaucoup plus restrictives pour ces grands groupes.
00:19:10J'espère être compris. Mais moi, je suis choqué par ce type de propos. Deuxièmement, j'oublie le fil de
00:19:16votre question, mais oui, il faut intervenir.
00:19:17Blocage des prix. Moi, je suis d'accord, évidemment. Je suis assez proche de ce que revendique, y compris la
00:19:23Confédération Générale du Travail.
00:19:24Je veux dire, dans ce pays, on n'utilise pas l'essence pour se faire plaisir. Les gens en ont
00:19:27besoin, dans beaucoup d'endroits, pour aller travailler, pour s'occuper, tout simplement, se rendre dans des endroits indispensables.
00:19:35De la soirée, on est à Paris, etc. Mais comme vous tous qui nous écoutez, qui êtes en région, ça
00:19:40n'est pas un luxe. C'est une nécessité de premier ordre d'utiliser son véhicule.
00:19:46Et tout ça frappe complètement la vie des gens. Donc oui, encadrer les prix. Déjà que la vie est dure,
00:19:51ce n'est pas possible qu'elle le devienne davantage.
00:19:53Et effectivement, taxer ces marges plus importantes. Moi, je crois que c'est un moment, c'est ce que je
00:19:58disais tout à l'heure, c'est cette pédagogie.
00:20:00C'est l'utile qui peut sortir de ce moment difficile. Le fait que c'est la puissance publique qui
00:20:05doit organiser ça pour organiser, effectivement, la régulation.
00:20:08Alors là où, après, vous évoquiez le mot d'une sorte de philosophie, mais le débat est classique et entendu,
00:20:13c'est que moi, je ne suis pas favorable à ce que ce soit des aides publiques ciblées
00:20:17qui soient utilisées pour essayer d'amoindrir la brutalité de la période. Non pas que, évidemment, ceux qui en bénéficieraient,
00:20:25ce serait toujours mieux.
00:20:27Mais on parle d'argent public. Est-ce à l'argent public d'aider à éventuellement un peu soulager la
00:20:36souffrance qui est due au fait qu'il y a à l'heure actuelle
00:20:40un surprofit qui est réalisé par des groupes pétroliers ? Je trouve que philosophiquement, ce serait choquant parce que si
00:20:46c'est de l'argent public
00:20:47qui est utilisé pour ça, pour ces aides ciblées, c'est autant de moyens en moins qui sont donnés pour
00:20:53ce dont nous avons besoin.
00:20:55Et on voit bien que le budget prochain que nous annonce M. Lecornu, il nous annonce la volonté de pouvoir
00:21:00encore supprimer 6 milliards dans le budget.
00:21:02Donc ça, ça n'est pas possible. Quel esprit peut se dire ? Mais pour essayer d'éviter que dans
00:21:10la période, les surprofits aient trop de conséquences
00:21:13sur certains de nos concitoyens, on va utiliser de l'argent public. Donc on va réduire l'intervention de l
00:21:18'État et on va affaiblir nos services publics pour cela.
00:21:21Là, je crois qu'il y a quelque chose qui peut être utile dans l'ébat politique où on voit
00:21:25bien qu'on ne peut pas laisser faire.
00:21:27Est-ce que je peux revenir juste sur les problèmes internationaux en tant que tels et donc sur l'Iran
00:21:32?
00:21:33Est-ce que l'appel à l'aide de millions d'Iraniennes et d'Iraniens et le fait que l
00:21:37'Iran soit une théocratie à l'origine de mouvements terroristes,
00:21:41un euphémisme, ne suffit pas à vos yeux, au moins en partie, à légitimer, à justifier l'intervention de pays
00:21:48tiers ?
00:21:50L'Iran est une théocratie. Le gouvernement actuel a rudement réprimé le peuple iranien et il faut être résolument du
00:22:00côté du peuple iranien.
00:22:02Cela va de soi. Et je n'oublie pas pour ma part que, même quand on revient sur la révolution
00:22:08de 1979,
00:22:09de quelle manière différentes forces politiques, des forces laïques liées aux ouvriers iraniens, ont mis à bas le chat avec
00:22:18des forces théocratiques
00:22:21et de quelle manière les forces théocratiques ont rudement réprimé par le sang les organisations laïques liées aux ouvriers iraniens.
00:22:29Je sais tout ça. Et je n'ai strictement aucune sympathie et même une vive détestation vis-à-vis du
00:22:35régime iranien.
00:22:36Mais la politique actuelle de M. Trump, j'ai envie de dire, renforce le gouvernement iranien.
00:22:41Le mouvement social qui existait dans les rues d'Iran, les protestations, actuellement, sont totalement éteintes.
00:22:49Et pour le dire simplement, aucun peuple n'aime les missionnaires armés, pour reprendre la formulation d'un grand révolutionnaire.
00:22:56On n'impose pas, on n'amène pas la démocratie en bombardant des populations civiles. Nulle part. Nulle part.
00:23:04Donc je ne me laisserai pas, comment dirais-je, abuser, si je puis dire, par ce soi-disant amour de
00:23:13la liberté des peuples qu'aurait M. Trump.
00:23:15Je pense que c'est un prétexte. Et c'est terrible d'ailleurs. Une fois de plus sur le dos
00:23:19du peuple iranien.
00:23:19Donc il y a une voie, comment dirais-je, peut-être pas très simple, mais qui doit être la nôtre
00:23:25de continuer à maintenir notre totale solidarité avec le peuple iranien,
00:23:29de créer les conditions de pression internationale, de toute aide qui peut être apportée aux légitimes revendications de son peuple,
00:23:37mais a refusé la politique militaire actuellement des États-Unis qui, à l'heure actuelle, on le voit bien, a
00:23:43pour conséquence que le mouvement qui s'était levé
00:23:46aujourd'hui ne peut plus avoir lieu et que c'est finalement le régime iranien qui a repris la main.
00:23:52On reviendra peut-être sur les questions économiques à travers la préparation du budget de l'année prochaine, déjà un
00:23:58peu plus tard dans la rencontre.
00:23:59Je voulais qu'on évoque aussi assez rapidement, assez tôt dans cette rencontre, ce que j'évoquais en introduction, le
00:24:05rapport, la commission d'enquête sur les musées
00:24:09qui a voté le rapport que vous avez préparé ce matin. Alors, on connaît bien les règles de l'Assemblée,
00:24:16donc vous pourrez évidemment pas nous dire grand-chose sur le fond du rapport lui-même,
00:24:21mais quels enseignements vous tirez de cette commission d'enquête ? Alors, d'abord, peut-être, d'une façon générale,
00:24:28sans entrer dans les détails,
00:24:29en fonction de ce que vous pouvez nous dire, sur est-ce que ce cambriolage au Louvre qui a déclenché
00:24:36cette commission d'enquête aurait pu être évité
00:24:39ou est-ce qu'il y a des moyens, en tout cas, d'éviter la reproduction de telles choses à
00:24:42l'avenir ? Et puis peut-être plus largement, parce que ça, c'est plus facile à ce stade de
00:24:48la procédure,
00:24:48revenir sur le déroulement de cette commission d'enquête. On a beaucoup parlé de la commission d'enquête sur l
00:24:53'audiovisuel public,
00:24:53à la fois sur le fond et sur la façon dont elle s'est déroulée. Est-ce que vous vous
00:25:01dites, en sortant de la vôtre,
00:25:04qui a eu lieu au sein de la commission des affaires culturelles, qu'une commission d'enquête, ça peut aussi
00:25:07bien se passer ?
00:25:09Est-ce que vous êtes un homme heureux, donc, après l'adoption de votre rapport ? Et ensuite, est-ce
00:25:13que vous en tirez des enseignements
00:25:14sur le fonctionnement des commissions d'enquête ? Alors, merci. Bon, vous êtes des journalistes parlementaires,
00:25:19vous connaissez La Musique et la Maison, si je puis dire. Le rapport sera rendu public le 13.
00:25:24Et je vous invite vivement à venir à la conférence de presse que nous ferons avec le président Alexandre Portier.
00:25:30Deuxièmement, vous connaissez le système des médias. Si on en dit trop maintenant, vous n'aurez aucune envie de venir
00:25:34le 13.
00:25:35Voilà. Non, mais, donc, ça m'amène à une certaine réserve. Ceci dit, le rapport, le voici. Et je suis
00:25:43content.
00:25:45Tout à l'heure, il a été adopté à l'unanimité de la commission. Donc, c'est pour moi une
00:25:49satisfaction.
00:25:51Évidemment, après, vous connaissez la maison. Là aussi, pour nos concitoyens, le fait qu'un rapport soit adopté ne signifie
00:25:57pas nécessairement
00:25:58que les gens sont d'accord avec les préconisations, mais qu'ils sont d'accord pour qu'ils soient publiés.
00:26:03D'accord ?
00:26:04Mais il y avait une unanimité sur le travail que nous avons fait. Je ne veux pas parler à la
00:26:08place des autres groupes,
00:26:09mais tout le monde a reconnu qu'il y avait là un travail de qualité. On fait 40 préconisations.
00:26:14Et donc, mercredi prochain, je suis sûr que vous me ferez l'honneur de pouvoir un peu écouter les choses.
00:26:18Ça nous amènera peut-être d'ailleurs à ne pas faire de rencontres à cette heure-là la semaine prochaine.
00:26:22Merci. Non, mais c'est vraiment sympa. Alors, après, moi, ce que j'ai découvert, c'est que moi, je
00:26:28suis professeur d'histoire.
00:26:28J'adore ça. C'est que ce qui s'est passé au Louvre a eu un impact et allait au
00:26:33-delà d'un cambriolage.
00:26:35On voit bien. Et moi, ça me passionne. Et je pense que c'est ce qui fait partie de la
00:26:38grandeur de notre pays.
00:26:39On est vraiment un pays où la manière... La Troisième République qui l'a fait, l'histoire est constitutive de
00:26:46notre identité nationale.
00:26:47Bon. Et quand on touche au Louvre, quand on touche à des objets liés à notre histoire, ça a un
00:26:53impact dans tout le pays et même à l'international.
00:26:57C'est quelque chose de profond, presque amusant. Et j'ai envie de taquiner que, par ailleurs, le républicain radical
00:27:02que je suis s'amuse à entendre parler des bijoux de la couronne qui auraient été dérobés, etc.
00:27:07Bon. Dois-je rappeler que les prétendus bijoux de la couronne étaient ceux, notamment, de l'impératrice Eugénie, qui était
00:27:17née quand même après un coup d'État contre la République ?
00:27:20Bon. On a le droit de considérer les choses. Et que, heureusement que la République s'est intéressée à restituer
00:27:25ses bijoux, car elle les avait elle-même vendus pour faire de l'argent.
00:27:27Et que, s'il n'y avait pas la bonne vieille République pour faire en sorte que nous puissions voir
00:27:32ses bijoux, ceux qui les portaient sur la tête n'en faisaient pas des objets, comment dirais-je ?
00:27:38En fait, avaient profité de la situation. Non, mais je taquine. Je veux dire, on restitue avec le recul.
00:27:42On ne peut pas poser la question de qui les a vus.
00:27:45Et qui les avait vus ? Oh, c'était quand même une galerie qui était assez visitée.
00:27:48Moi, ce qui me passionne, c'est qu'on voit bien que tout ça est important. Et donc, nous sommes...
00:27:54C'est quelque chose qui... C'était à la rencontre de beaucoup d'interrogations.
00:28:02Deuxièmement, il va de soi que tout le monde s'est dit, si c'est possible, c'est sans doute
00:28:07qu'il y a des politiques publiques. Il y a des choses qui le permettent.
00:28:10Et je pense que beaucoup de gens ont fait le lien en disant, sous une forme un peu facile, mais
00:28:14dans le genre tout fou le camp, attention, si maintenant on peut même cambrioler le Louvre,
00:28:19alors beaucoup de gens en ont tiré la conclusion et ils n'avaient pas tort que peut-être il y
00:28:23a des conséquences de politiques publiques.
00:28:24Alors mon rapport peut-être dira certaines choses, indiscutablement sans trop rentrer dans le détail. Moi, j'ai découvert, même
00:28:30si mon rapport fait plus de 200 pages et tout ça, nous ne sommes pas que sur le Louvre.
00:28:35Je tiens à rappeler que si nous avons fait une commission d'enquête, c'est que tout cela avait lieu
00:28:40quasi au même moment, au même moment où le muséum d'histoire naturelle avait été cambriolé,
00:28:45dans des conditions de dégradation du musée beaucoup plus importantes que le Louvre. J'ai été suffoqué d'entendre les
00:28:51responsables du musée nous expliquer que les conditions de sécurité de l'établition
00:28:55qui ont permis à ce que l'une des plus grosses pépites d'or du monde a été dérobée dans
00:28:58des conditions de grande facilité. C'était aussi, rappelez-vous, le musée Jacques Chirac cambriolé avec un fusil à pompe
00:29:04pour que des objets soient volés. C'était Paréle-Monial, c'était le musée Cognac-Gé. C'était dans ce
00:29:10contexte-là.
00:29:10Donc nous avons travaillé à l'idée qu'il y a un sujet qui va au-delà du Louvre. Et
00:29:14attention.
00:29:16Deuxièmement, là aussi, il y avait le sujet qui amène à la démission de Mme Descartes, qu'il y aura
00:29:23ce schéma directeur
00:29:26qui avait été proposé par M. Martinez en 2021 et qui comprenait toute une série de mesures de sécurité
00:29:32qui, jusqu'à l'heure où nous parlons, n'est toujours pas en application. Donc là, il y a quelque
00:29:36chose qui, là encore,
00:29:38moi, je ne me suis pas acharné sur Mme Descartes, mais il y a toute une série de réponses qui
00:29:42avaient été apportées
00:29:43devant la représentation nationale, devant nos collègues du Sénat, comment dirais-je, qui, de la part de Mme Descartes,
00:29:49n'arrivait pas à intégrer, que nous n'avons toujours pas compris pour quelle raison autant de temps a été
00:29:53perdu
00:29:54pour la mise en place de ce schéma directeur, qui a servi de caisse de résonance, à mon avis,
00:29:59au fait qu'au bout d'un moment, Mme Descartes a dû démissionner. Parce qu'il y a quelque chose
00:30:02auquel nous n'avions pas la réponse.
00:30:05Bon, j'en dis pas plus après sur les préconisations, parce qu'elles sont assez classiques, hein, vous le verrez,
00:30:10des moyens, et puis après une autre proposition sur... Mais voilà. Donc c'est quelque chose qui, à mon avis,
00:30:14est important.
00:30:16C'est profondément révolutionnaire, un musée. D'ailleurs, c'est les révolutionnaires qui l'ont inventé.
00:30:22Cette idée qu'il y a dans les musées le patrimoine de ceux qui n'en ont pas est une
00:30:26idée qui me plaît.
00:30:27Cette idée que le grand, le beau n'est pas seulement entre les mains des puissants, c'est une idée
00:30:33qui me plaît.
00:30:33Donc défendre nos musées, notamment par l'intervention publique, est une idée qui a une puissance d'émancipation assez importante.
00:30:42Et donc j'espère que les préconisations que nous faisons permettent que nous puissions garder cela.
00:30:46Et puis soyons fiers quand même du fait que ceux de Londres, nous parlons, on peut être fiers de notre
00:30:51pays, c'est le plus grand musée du monde.
00:30:549 à 10 millions de visiteurs.
00:30:57Grâce à cette commission d'enquête, on est allé à Londres, on a visité le British Museum.
00:31:01Et nous avons, nous sommes, non, plus de fréquentation que nos amis du British Museum.
00:31:07Donc il faut défendre tout ça et on a essayé de faire oeuvre utile là-dedans pour que ça ne
00:31:11se reproduise pas.
00:31:13Et puis j'en dirai plus la semaine prochaine.
00:31:14On suivra ça la semaine prochaine.
00:31:16D'une façon plus générale, la plupart des commissions d'enquête se déroulent dans de bonnes conditions.
00:31:23On a vu que celle sur l'audiovisuel public a donné lieu à pas mal d'auditions sous haute tension,
00:31:28avec un certain nombre de personnalités auditionnées au sein même de la commission.
00:31:33Ça a amené certains à se dire qu'il faudrait peut-être revoir un petit peu.
00:31:38Ça ne suffirait pas sans doute parce que ça dépend aussi des acteurs, mais qu'il y a peut-être
00:31:41des règles à revoir sur le fonctionnement des commissions d'enquête.
00:31:45Est-ce que ça vous semble à vous utile, nécessaire de au moins réfléchir à ça ?
00:31:49Moi je vous lis vraiment une réflexion personnelle.
00:31:52Je pense que ce qui se passe, c'est quand le gouvernement a été minoritaire dans cette assemblée, on est
00:32:00dans un moment très particulier, on s'est dit ça va reparlementariser la vie politique.
00:32:03Et moi je suis pour reparlementariser la vie politique.
00:32:07Et je pense que ce n'est pas exactement ce qui est en train de se produire.
00:32:11Et du coup les parlementaires, on ne peut pas leur en vouloir, se disent qu'un des lieux où ils
00:32:16peuvent faire quelque chose, c'est la commission parlementaire.
00:32:19En plus à cause d'une chose, votre faute, mais c'est une bonne chose, c'est que tout ça
00:32:23est médiatisé.
00:32:24Et donc évidemment ça amène à ce que les commissions parlementaires, comment dirais-je, deviennent, il y a un autre
00:32:30enjeu,
00:32:31c'est qu'on peut faire et donner à voir un travail parlementaire à fortiori qui peut avoir un écho
00:32:40beaucoup plus important que le travail dans l'hémicycle
00:32:43où on a quand même ce sentiment actuel de blocage, de frustration, quand en plus tout ça se termine par
00:32:48en 49.3,
00:32:49il va de soi qu'on s'interroge sur l'utilité du travail de député.
00:32:52Donc il faut s'interroger là-dessus, c'est que moins vous donnez de pouvoir vraiment aux parlementaires,
00:32:57de pouvoir dans le sein de l'hémicycle véritablement prendre des décisions,
00:33:02plus vous ouvrez le fait que dans les espaces dont dispose le parlementaire,
00:33:06il va l'utiliser pour, comment dirais-je, montrer un travail.
00:33:10Est-ce que c'est une mauvaise chose ? Je ne sais pas, la seule chose que je dis c
00:33:14'est attention à ce que ça ne soit pas une évolution
00:33:16d'une forme de tiktokisation de notre vie parlementaire, où ce qui compte c'est la capsule vidéo, le clash,
00:33:23parce que sinon on va aller de plus en plus vers des commissions d'enquête parlementaire où chacun réfléchira à
00:33:28se dire
00:33:28qu'est-ce que c'est qui a le plus de capacité à être une pompe à clic ou à
00:33:36quelque chose qui fait du buzz médiatique,
00:33:38et qui a-t-il de plus médiatique que d'inviter un présentateur télé devant une commission d'enquête pour
00:33:43le cuisiner ?
00:33:44Il va de soi que c'est assez jubilatoire.
00:33:46Donc on comprend bien tous les ingrédients qui ont amené à ce qu'une commission d'enquête a pris une
00:33:51certaine ampleur.
00:33:53Et que, bon, derrière ça aussi, vous le savez que la question de l'indépendance de la presse, des médias,
00:34:00de la service public d'information est un enjeu de première importance, avec des intérêts privés et d'un groupe
00:34:07médiatique
00:34:08qui cherche évidemment à étendre son contrôle et à réduire les moyens de l'information publique.
00:34:15Et que c'est ça aussi qui était en creux si on évoque la commission audiovisuelle.
00:34:19Bon, moi je ne suis pas pour restreindre, ceci dit, le travail d'enquête parlementaire.
00:34:23Je trouve que c'est la noblesse d'un parlementaire. Il travaille. Il faut qu'il continue à pouvoir auditionner
00:34:28qui il le souhaite.
00:34:31Je continue à souhaiter qu'on prête serment devant une commission d'enquête parlementaire, que tout ça est important.
00:34:37Puisque tout à l'heure je parlais de ma commission, un des aspects qui m'a agacé, on va dire,
00:34:41c'est quand Mme Descartes ne s'est pas présentée à une de nos demandes d'audition.
00:34:47Elle nous a demandé bien sûr l'autorisation de décaler les choses. Nous l'avons acceptée avec le président.
00:34:51Elle nous avait dit qu'en raison, elle venait juste d'être démissionnaire.
00:34:55Elle avait besoin un peu, comment dirais-je, de s'organiser, peut-être accueillir son successeur.
00:35:00Et nous avons dit oui à ce que l'audition soit déplacée.
00:35:02Et que j'ai découvert que le soir même, elle était au journal de France 2 devant, je crois, Mme
00:35:07Salamé.
00:35:09Ça, ça m'agace qu'on privilégie d'aller à un journal de 20 heures plutôt que d'aller devant
00:35:15la représentation nationale.
00:35:16Je suis un parlementaire jaloux et défenseur de ses prérogatives.
00:35:21Donc il faut qu'il y ait une certaine noblesse dans ce que nous faisons et être pris au sérieux.
00:35:24Bon, mais c'est, comment dirais-je, la constitution de la Ve République qui réduit les prérogatives des parlementaires,
00:35:34qui est responsable de l'évolution des commissions d'enquête. Je le crois.
00:35:38C'est parce que le parlementaire veut être utile, veut montrer son travail et cherche les lieux partout où il
00:35:44peut le faire.
00:35:44Et comme dans l'hémicycle, c'est difficile, eh bien il le fait ailleurs.
00:35:47Sur le fond, bon, vous avez une ingénie pas très favorable aux préconisations du rapporteur Charles Lalonde.
00:35:53En radicale des accords.
00:35:55Est-ce que ça veut dire qu'il n'y a rien à faire concernant l'audiovisuel public ?
00:36:00Est-ce qu'il y a au contraire des pistes de réforme qui vous semblent intéressantes et nécessaires ?
00:36:04Il y a été question ces dernières années du financement notamment de l'audiovisuel public.
00:36:10Il y a une proposition de loi qui s'est un peu perdue dans le processus législatif sur la création
00:36:17d'une holding de l'audiovisuel public.
00:36:19Bon, on voit bien que tout ça finalement n'avancera pas beaucoup.
00:36:23Est-ce qu'il y a selon vous des choses à faire pour assurer à la fois l'indépendance, la
00:36:27force de l'audiovisuel public dans un paysage qui est bousculé évidemment par le numérique, les plateformes ?
00:36:34Bon, écoutez, moi, premièrement j'étais contre la holding, l'idée de concentrer encore plus de pouvoir parce que c
00:36:39'est ça dont on parlait sur une seule présidence.
00:36:42Quand on voit bien le lien qui existe, et je le dis devant des journalistes parlementaires, entre médias et pouvoir
00:36:50politique, c'est tout l'inverse qu'il faut faire.
00:36:52Plus vous concentrez le pouvoir, plus vous avez la possibilité, évidemment, c'est la même, on en parlera la semaine
00:36:57prochaine pour ce qui est du musée du Louvre et tout.
00:36:59Tout ce qui, comment dirais-je, crée les conditions d'une possibilité de contrôle du politique sur des directions où
00:37:08se concentrent beaucoup de pouvoir est dangereux pour la démocratie.
00:37:11Donc je ne suis pas favorable à ça. Non, notre audiovisuel public, il faut le défendre, il faut le critiquer
00:37:15sans aucun doute, il faut le questionner.
00:37:16Je n'ai pas de problème à ce que, y compris c'est de l'argent public, c'est précieux,
00:37:20qu'on questionne. Moi, je ne me suis pas mêlé du fracas de cette commission, mais je dois avouer que
00:37:25je suis de ceux aussi,
00:37:25quand je vois certains grands présentateurs, je ne vais pas citer de noms, ont quand même des salaires qui peuvent
00:37:30amener à ce que nos concitoyens s'interrogent sur est-ce que c'est normal ?
00:37:34Et il n'est pas choquant qu'on cherche quand même à défendre, comment dirais-je, le bon investissement de
00:37:41l'argent public.
00:37:42Pour autant, nous devons défendre le service public, lui donner les moyens d'intervention, ne pas solliciter ou favoriser tout
00:37:49ce qui réduit les moyens de ses rédactions,
00:37:52tout ce qui concentre dans des équipes uniques, des choses qui avaient tout de même une variété de propositions.
00:37:58Et puis l'idée même d'un service public, c'est-à-dire d'un média émancipé des contraintes d
00:38:06'une propriété privée, est une bonne chose.
00:38:07Et puis je dois le dire, même s'il est critiquable, nous avons un service public de qualité. Nous avons
00:38:12un service public de qualité.
00:38:14Ça reste encore une télévision par rapport à ce qui se fait ailleurs, qui est de qualité.
00:38:19Quand je la regarde, je m'inquiète, mais quand je la compare, je me rassure. Je me rassure fortement.
00:38:24Parce que le modèle vers lequel aujourd'hui les médias privés évoluent est un modèle très inquiétant.
00:38:31Donc j'ai eu l'impression, en simplifiant en outrance, que ce qui jouait aussi dans cette commission que nous
00:38:36évoquons, c'était quand même ça.
00:38:37Arros sur le service public, sur lequel tous les torts étaient mis, toutes les caricatures étaient là.
00:38:42C'est pourquoi je trouve qu'il y a un aspect extrêmement caricatural, très politique.
00:38:47Mais nous sommes tous là pour faire de la politique dans le travail qui a été porté par le collègue
00:38:52qui était rapporteur.
00:38:54Je crois à partir de là que c'est quelque chose qui est d'intérêt général.
00:38:58Mais ça peut faire un beau débat dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.
00:39:02Mais l'indépendance du métier de journaliste est une question fondamentale.
00:39:08Fondamentale. Il n'y a pas de démocratie sans une presse libre et indépendante.
00:39:13Et il faut veiller à tout ce que toutes les procédures qui garantissent la liberté des rédactions
00:39:20et le respect après des chartes déontologiques de votre profession est une question fondamentale.
00:39:26Et je le dis d'autant plus que pour ma part, j'ai subi de la part de certains hebdomadaires
00:39:31des articles de presse scandaleux qui ont valu des condamnations.
00:39:34D'accord ? Et je suis parfois très dur et critique vis-à-vis de la presse.
00:39:38Il n'empêche que la question de son indépendance face aujourd'hui,
00:39:42notamment à une offensive d'un groupe privé, est une question d'intérêt général.
00:39:47D'autres questions sur ce sujet ou pas ? Non.
00:39:50On est à un an de l'élection présidentielle.
00:39:54La fin du week-end a été marquée par la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
00:39:58Hier soir, il y avait un meeting de la gauche unitaire à la Bellevilloise
00:40:03avec des personnalités du Parti socialiste, des écologistes de l'après, votre mouvement.
00:40:08Comment, aujourd'hui, dans un paysage éclaté, on le voit bien,
00:40:12comment la gauche peut faire, peut espérer avoir un candidat au second tour de l'élection présidentielle
00:40:17puisque c'est ça, c'est largement l'enjeu, alors que la première place,
00:40:21on verra ce qui se passe l'année prochaine, mais selon tous les sondages,
00:40:25est pour l'instant promise au Rassemblement national.
00:40:28Comment est-ce qu'au-delà des intentions qui ont été affichées hier soir,
00:40:32notamment lors de ce meeting que j'évoquais, vous faites pour arriver,
00:40:37pour parvenir peut-être à la candidature unique que vous souhaitez ?
00:40:41Déjà, merci de dire une chose.
00:40:44Ce qui s'est passé hier soir, c'est la réunion de la gauche unitaire.
00:40:49Ce n'est pas la gauche hors ceci ou hors cela.
00:40:51Et j'invite chacun, s'il vous plaît, à garder cette formulation.
00:40:55Ceux qui se réunissent hier soir sont des unitaires.
00:40:57Ils ne se positionnent pas par rapport à tel ou tel.
00:40:59ils veulent l'unité.
00:41:01Ils arriveront-ils, on verra.
00:41:02Mais essayons d'être au moins présentés par ce que nous voulons,
00:41:05pas par ce que nous refusons.
00:41:09Il y a évidemment derrière l'enjeu de la dénomination,
00:41:12un peu un enjeu de présentation des choses.
00:41:15Quel est notre raisonnement ?
00:41:17Nous sommes rentrés dans une période nouvelle de la vie politique.
00:41:21Inédite.
00:41:22Et faire mieux, ça n'est pas faire vieux.
00:41:24Ça n'est pas reproduire les anciennes stratégies.
00:41:27Quelle est cette période ?
00:41:28C'est celle qui est caractérisée par la puissance de l'extrême droite.
00:41:33Et la possibilité, non pas théorique,
00:41:35mais la possibilité que la prochaine élection présidentielle
00:41:38soit celle d'une victoire d'un candidat d'extrême droite.
00:41:42Pour ma part, je suis un militant engagé pour que cela n'ait pas lieu.
00:41:46Pourquoi je dis ça ?
00:41:47Non pas parce que je lis des sondages,
00:41:49je les lis attentivement,
00:41:50mais parce que cela fait deux fois que Marine Le Pen est au second tour
00:41:53de l'élection présidentielle,
00:41:54avec une progression entre 2017 et 2022,
00:41:57qui si elle se reproduisait mécaniquement à l'identique entre 2022 et 2027,
00:42:01amènerait à ce qu'elle fasse plus de 51% des voix la prochaine fois.
00:42:05Je suis de ceux qui ont regardé les élections municipales,
00:42:07non pas seulement pour l'anecdote de telle ou telle ville
00:42:10où le maire avait changé,
00:42:12mais j'ai observé que 72 villes ont été prises par le Rassemblement national
00:42:15dans un silence médiatique.
00:42:19Je me souviens à l'époque où quand il y avait 3 ou 4 villes
00:42:21qui basculaient à Rennes, ça faisait événement.
00:42:24Là, 72 villes sont devenues dirigées par le Rassemblement national.
00:42:28Je suis non pas un vieux parlementaire,
00:42:31mais je commence à avoir quelques années d'heures de vol.
00:42:33Quand je suis arrivé dans l'hémicycle en 2017,
00:42:35je me souviens, il y avait 8 députés du Rassemblement national.
00:42:39Ils étaient tout en haut, tout petits, tout perdus.
00:42:41Aujourd'hui, ils sont 152.
00:42:42C'est une partie très importante de l'hémicycle.
00:42:45Bref, qui ne voit pas,
00:42:47je parle pour une conscience de gauche et écologiste,
00:42:50qui ne souhaite pas la victoire à l'extrême droite,
00:42:52que nous sommes dans un moment exceptionnel.
00:42:54Et malheur à quiconque sous-estime la gravité du moment.
00:42:58Sous-estime la gravité du moment.
00:43:01Donc à partir de là,
00:43:02quelle conclusion stratégique on en tire ?
00:43:04On peut, petit un,
00:43:06n'en tirer aucune conclusion stratégique
00:43:07et dire qu'on reproduit la même chose.
00:43:09On y va, allez, comme la dernière fois,
00:43:11on a plusieurs candidatures,
00:43:12on s'en fiche,
00:43:13et puis voilà,
00:43:15ça produira un désastre.
00:43:17Dois-je rappeler,
00:43:18parce que certains,
00:43:18il y a des moments où il me semble ne l'ont pas compris,
00:43:20que ça fait quand même un sacré moment,
00:43:22au moins deux élections successives,
00:43:25où il n'y a pas de candidat de gauche au second tour.
00:43:28Certains ont approché,
00:43:28mais ils ne sont pas arrivés.
00:43:31Donc, il faut essayer de faire quelque chose
00:43:35qui n'est pas inatteignable,
00:43:36mais que nous avons fait en 2022
00:43:38et en 2024,
00:43:39à l'occasion des élections législatives,
00:43:41l'union de la gauche et des écologistes.
00:43:43Cela a permis,
00:43:44notamment lors de la dernière élection législative,
00:43:46que nous puissions bloquer
00:43:47une possible victoire de l'extra-noite.
00:43:50L'unité.
00:43:51Pourquoi ce qui serait possible
00:43:53à une élection législative
00:43:55ne l'est plus à une élection présidentielle ?
00:43:57Faut-il que nous soyons dévorés
00:43:59par le piège du présidentialisme
00:44:01pour faire qu'on peut faire l'unité
00:44:02quand c'est aux élections législatives,
00:44:04mais elle devient impossible
00:44:06quand il s'agit d'une élection présidentielle ?
00:44:09Voilà.
00:44:09Je connais trop la musique.
00:44:11Ceux qui expliquent les traites,
00:44:12les pourris, etc.,
00:44:14ont, comment dirais-je,
00:44:16pléthore de mots
00:44:17pour caractériser les uns et les autres,
00:44:19mais arrivent d'un seul coup
00:44:20à s'entendre
00:44:21quand il s'agit des élections législatives.
00:44:23Donc, on peut y arriver.
00:44:24Il faut qu'il y ait une volonté,
00:44:26mais l'union n'est pas impossible.
00:44:28Ce qui pourrit et empêche l'union,
00:44:29c'est le poison présidentialiste.
00:44:31C'est l'ivresse de la Vème République.
00:44:33C'est la volonté acharnée
00:44:35de la part de certains de dire
00:44:36c'est moi, moi, moi,
00:44:37et derrière moi
00:44:38que ça doit avoir lieu, point final.
00:44:39Ce n'est pas comme ça
00:44:40que je prends les choses.
00:44:41Je dis qu'il faut l'union
00:44:43pour optimiser nos possibilités
00:44:45d'être au second tour.
00:44:47Deuxièmement,
00:44:48je dis que cette union, évidemment,
00:44:48doit avoir lieu sur la base d'un programme,
00:44:51mais d'un programme,
00:44:52nous en avons un.
00:44:52Non, il existe.
00:44:54Il est la base, effectivement,
00:44:55de ce vers quoi
00:44:56nous pouvons nous rassembler
00:44:57encore à la présidentielle.
00:44:58On en a fait deux.
00:44:592022-2024.
00:45:01Et du programme,
00:45:02hier soir,
00:45:02nous avons présenté,
00:45:03pour ce qui est du regroupement
00:45:05que vous présentez,
00:45:06Front Populaire 2027,
00:45:07autour des protagonistes d'hier soir,
00:45:09des propositions programmatiques.
00:45:11Mais il ne faut pas me prendre
00:45:12pour un bonnet.
00:45:13quand j'écoute tout le monde,
00:45:15et même j'ai lu attentivement
00:45:16le dernier programme
00:45:17du Parti Socialiste,
00:45:18celui des écologistes,
00:45:20celui de la France Insoumise,
00:45:22franchement,
00:45:22à 90%,
00:45:23tout le monde dit la même chose.
00:45:26Aujourd'hui même,
00:45:27je vais être très provocateur,
00:45:28le programme du Parti Socialiste
00:45:29est plus à gauche
00:45:31et plus compatible
00:45:31avec le reste de la gauche
00:45:32que ce qu'il a été dans le passé.
00:45:34Donc je vois des inventions
00:45:36de désaccords,
00:45:37soi-disant,
00:45:37qui en est possible d'unité
00:45:38qui ne me semblent pas
00:45:40convenir à la période.
00:45:41Donc il faut travailler à l'union.
00:45:43Et troisièmement,
00:45:44je disais,
00:45:45il faut un programme.
00:45:48Et puis,
00:45:48je suis en train de perdre
00:45:49le fil de ce que je disais,
00:45:50pardon.
00:45:51Mais la question programmatique,
00:45:52la volonté,
00:45:53et puis il faut surtout
00:45:54qu'au second tour,
00:45:56celui ou celle
00:45:57qui porterait nos couleurs
00:45:58soit en capacité
00:45:59de pouvoir l'emporter
00:46:00face à l'extrême droite.
00:46:00Donc il faut quand même
00:46:01qu'on ait la capacité
00:46:02de discuter un peu stratégie,
00:46:04programme et stratégie
00:46:05pour faire une élection présidentielle.
00:46:07Je vois certains
00:46:08qui à l'heure actuelle
00:46:08veulent dire,
00:46:09rien n'affiche,
00:46:09j'y vais.
00:46:10La stratégie,
00:46:11ça ne se discute pas.
00:46:12J'ai réuni mon groupe
00:46:12parlementaire,
00:46:13ils m'ont désigné,
00:46:14j'y vais.
00:46:15Ah bon ?
00:46:15Toute la gauche
00:46:16devrait donc se jeter
00:46:18derrière quelqu'un
00:46:19sans pouvoir discuter
00:46:21de la stratégie
00:46:22avec laquelle il va
00:46:23à cette élection présidentielle ?
00:46:25Est-ce que vraiment,
00:46:26aujourd'hui,
00:46:28considérer qu'on est
00:46:29totalement répulsif
00:46:30au second tour
00:46:31et peut-être
00:46:32on peut même optimiser
00:46:33et dynamiser
00:46:34la victoire
00:46:34à l'extrême droite,
00:46:35est-ce que c'est pas un danger ?
00:46:36Est-ce qu'on peut discuter
00:46:36de cette affaire-là ?
00:46:37Bon, vous voyez
00:46:38ce que je suis en train
00:46:39de dire devant moi.
00:46:41Et puisque je suis en train
00:46:42justement, là,
00:46:42de commenter
00:46:43le fait que Jean-Luc
00:46:44Pélanchon a fait
00:46:45le journal de 20 heures
00:46:46pour dire qu'il était candidat,
00:46:47ce qui est évidemment
00:46:48quelque chose
00:46:48que tout le monde
00:46:49savait déjà,
00:46:50je dois dire
00:46:51que j'ai trouvé
00:46:52assez léger
00:46:53le fait qu'ils disent,
00:46:54après tout,
00:46:55le Rassemblement national,
00:46:56je ne suis pas sûr
00:46:57qu'il sera au second tour,
00:46:58a-t-il dit,
00:46:59et puis nous les battrons
00:47:00à plate couture.
00:47:01Alors, premièrement,
00:47:02il va de soi
00:47:03que personne ne sait
00:47:03ce qui aura lieu
00:47:04dans un an,
00:47:05mais ne pas être sûr
00:47:06que l'extrême droite
00:47:06soit au second tour
00:47:07est une manière
00:47:08de ne pas voir
00:47:09ce que j'ai cherché
00:47:09à décrire tout à l'heure
00:47:10qui, moi, amène
00:47:11à ce qu'un homme comme moi,
00:47:12aujourd'hui,
00:47:13n'est plus sur la même stratégie
00:47:15que ce que j'étais
00:47:15il y a 10 ans.
00:47:17Oui, le risque est grand
00:47:20que l'extrême droite
00:47:20soit au second tour.
00:47:22Objectivement,
00:47:22quand on est un homme politique
00:47:24sérieux,
00:47:24on ne dit pas,
00:47:25c'est pas sûr,
00:47:26peut-être,
00:47:26parce qu'à partir de là,
00:47:27c'est d'autres stratégies.
00:47:27Si on pense qu'il n'y a pas
00:47:28de menace de l'extrême droite,
00:47:30alors, allons-y diviser
00:47:31vu que ce n'est pas sûr
00:47:31qu'elle soit au second tour.
00:47:33Comprenez ce que...
00:47:33Et là-dessus,
00:47:34il y a quelque chose
00:47:35qui voit bien
00:47:35comment certains
00:47:36modifient le réel
00:47:37pour y adapter
00:47:38leur stratégie solitaire.
00:47:40Donc là,
00:47:40il y a quelque chose
00:47:41qui est un problème.
00:47:42Deuxièmement,
00:47:42battre à plate couture
00:47:43l'extrême droite.
00:47:44Je ne connais pas
00:47:44un seul exemple
00:47:45à une élection nationale
00:47:46où la gauche,
00:47:47quand elle n'est pas unie,
00:47:48a battu le Rassemblement national.
00:47:50Jean-Luc Mélenchon
00:47:51me donne un exemple,
00:47:52un exemple,
00:47:53où il a battu seul
00:47:54le Rassemblement national
00:47:55dans une élection présidentielle.
00:47:57Jamais.
00:47:59Jamais.
00:47:59Et je profite de l'occasion
00:48:01pour dire à Jean-Luc Mélenchon
00:48:02que quand nous avons fondé
00:48:03ensemble la France insoumise,
00:48:04Marine Le Pen
00:48:05n'était pas au second tour.
00:48:06Elle n'y était jamais
00:48:07à l'époque.
00:48:08Quand nous avons fondé
00:48:09ensemble la France insoumise,
00:48:10la gauche faisait 44%.
00:48:11Elle fait 28% aujourd'hui.
00:48:14Cela ne va pas-t-il amener
00:48:15à ce que,
00:48:16du point de vue de la stratégie,
00:48:17on réfléchit
00:48:17à comment on prend les choses.
00:48:19Quand nous avons fondé
00:48:19la France insoumise,
00:48:20nous n'étions pas
00:48:21pour l'union
00:48:21de l'ensemble de la gauche
00:48:23parce que c'était
00:48:24le parti socialiste
00:48:25qui était à ce moment-là
00:48:26en responsabilité.
00:48:28Depuis, nous avons fait
00:48:29deux fois la NUPES
00:48:30et le NFP.
00:48:31Donc, le paysage politique
00:48:32a changé.
00:48:34À nouvelle période,
00:48:35doit correspondre
00:48:36une nouvelle stratégie.
00:48:38Et ce que je ne comprends pas,
00:48:39c'est combien la stratégie
00:48:41qui est proposée,
00:48:41là, par la France insoumise,
00:48:43est conservatrice.
00:48:45Et celle de la vieille
00:48:46France électorale,
00:48:48qui consiste à dire,
00:48:49je le vois dire,
00:48:50dernièrement,
00:48:51j'ai lu un truc de Mélenchon,
00:48:52il dit,
00:48:52comme François Mitterrand
00:48:53à l'époque,
00:48:53il se compare à Mitterrand,
00:48:54mais en 81,
00:48:55la gauche faisait additionner
00:48:5750%.
00:48:58Oui, la gauche,
00:48:59évidemment,
00:49:00pouvait être divisée
00:49:00au premier tour.
00:49:02Mais au second tour,
00:49:02quand elle se rassemblait,
00:49:03elle pouvait l'emporter.
00:49:04Faut-il avoir,
00:49:05à moins que ce soit moi
00:49:07qui délire,
00:49:08mais ne pas voir
00:49:09la modification profonde
00:49:10du paysage politique
00:49:11dans l'élection qui vient,
00:49:12avec en plus
00:49:13une caractéristique nouvelle,
00:49:14celle de la porosité
00:49:15de l'électorat de droite
00:49:16avec l'électorat
00:49:17d'extrême droite.
00:49:19Donc ça,
00:49:19c'est des sujets sérieux.
00:49:20Et je trouve que des gens
00:49:21ne le prennent pas au sérieux.
00:49:23J'ai évoqué M. Mélenchon,
00:49:24mais c'est aussi pareil
00:49:25de la part de M. Glucksmann,
00:49:26qui considère
00:49:26qu'il y va tout seul,
00:49:28que l'unité peut lui importe.
00:49:29D'ailleurs,
00:49:30lui,
00:49:30il avait été un critique
00:49:31du nouveau front populaire.
00:49:33Donc face à tout ça,
00:49:34qui angoisse beaucoup de gens,
00:49:35il y a le peuple de gauche
00:49:36et écologiste.
00:49:389 millions de gens.
00:49:38Eux,
00:49:39quand on les interroge
00:49:40à 83,
00:49:4086% sur l'étude d'opinion,
00:49:42ils veulent l'union.
00:49:43Eh bien,
00:49:43hier soir,
00:49:44c'était le meeting
00:49:44des unionistes,
00:49:45qui disent bien sûr
00:49:46que c'est difficile,
00:49:47mais il n'y a pas d'autre
00:49:48aujourd'hui perspective
00:49:49et stratégie sérieuse
00:49:50pour pouvoir empêcher
00:49:51la victoire à l'extrême droite.
00:49:52Certains disent,
00:49:53ah mais tout ça,
00:49:53c'est la petite primaire.
00:49:54Mais ils organisent
00:49:55des minuscules tables rondes.
00:49:58Ce message est à l'attention
00:49:59de M. Glucksmann et Jadot.
00:50:00Ils ont fait ça à Montreuil,
00:50:01dans la salle des fêtes de Montreuil.
00:50:02Ils ont fait une réunion
00:50:03il y a dix jours.
00:50:04C'était soi-disant
00:50:04la réponse à la petite primaire.
00:50:06Le truc groupusculaire.
00:50:07Alors vraiment,
00:50:08ils ont fait un site,
00:50:09enfin le programme,
00:50:10quelques milliers de signataires.
00:50:11Je dis à ses amis,
00:50:12Boris Vallaud,
00:50:13qui sont pour le coup,
00:50:14j'aime beaucoup Boris Vallaud,
00:50:15homme intelligent,
00:50:16et son livre est très intéressant.
00:50:18Bien sûr,
00:50:18critiquer la primaire,
00:50:19c'est une chose.
00:50:20Mais si la conclusion,
00:50:21c'est dire votre truc
00:50:21est trop petit
00:50:22et faire encore plus petit,
00:50:23ça n'est pas une réponse.
00:50:26Donc, modestie,
00:50:27unité,
00:50:27et il faut y travailler
00:50:28avec sérieux,
00:50:28c'est ce qu'on a fait hier.
00:50:30Samy qui a le micro
00:50:30et puis Frédéric.
00:50:32Bonjour, Samy Assef de l'AFP.
00:50:33Vous avez parlé tout à l'heure
00:50:34du programme
00:50:35en disant que vous étiez
00:50:36à 80-90% d'accord.
00:50:38Est-ce que vous pouvez préciser
00:50:39quelles sont les premières mesures phares
00:50:41que le candidat issu
00:50:43de cet espace unitaire
00:50:44devrait porter
00:50:45dans cette présidentielle
00:50:46sur le fond ?
00:50:47Je vous invite,
00:50:48alors c'est bien à l'occasion,
00:50:48à aller sur le site
00:50:49Front Groupière 2027.
00:50:50Tout a été publié hier soir.
00:50:52Vous avez les premières mesures
00:50:53qui sont là.
00:50:53Je vous invite même
00:50:54à faire une dépêche,
00:50:55s'il vous plaît,
00:50:55à l'AFP là-dessus
00:50:56parce que je trouve
00:50:57que c'est un peu...
00:50:58Mais peut-être que nous avons raté
00:50:59notre affaire hier soir.
00:51:01C'est aussi l'intérêt
00:51:02de faire le meeting hier soir.
00:51:04Ça a été annoncé à la fin
00:51:04par Lucie Casté.
00:51:05La publication de nos propositions,
00:51:07vous verrez,
00:51:07il s'agit d'augmentation du SMIC,
00:51:09taxe Jucman,
00:51:10mesures écologiques.
00:51:10Vous retrouverez là des choses
00:51:11que vous avez vues
00:51:12dans beaucoup d'ores et déjà
00:51:14de nos programmes.
00:51:15Mais ce sont les mesures
00:51:16sur lesquelles nous nous retrouvons.
00:51:18Je ne cherche pas à,
00:51:19comment dirais-je,
00:51:20à esquiver votre question,
00:51:21mais je pense que ça mérite
00:51:22même que vous alliez
00:51:23vraiment sur le site
00:51:24mettre la main
00:51:25véritablement là-dessus.
00:51:26Et hier soir,
00:51:27nous aurons raté
00:51:28notre travail
00:51:30si c'est passé un peu inaperçu
00:51:32parce que c'était l'objectif
00:51:34de la soirée d'hier soir
00:51:35de montrer que nous avons
00:51:36ces propositions programmatiques
00:51:38qui sont là.
00:51:41Oui, je voudrais insister
00:51:44quand même sur la convergence
00:51:45des programmes à l'heure actuelle.
00:51:46Regardez les votes
00:51:47à l'Assemblée nationale.
00:51:48Tous les groupes issus du NFP
00:51:49votent la même chose en vérité.
00:51:51Tous aujourd'hui considèrent
00:51:52que la question centrale,
00:51:53c'est celle d'une grande
00:51:54réforme fiscale.
00:51:55Tous considèrent,
00:51:56et ça a été encore réaffirmé
00:51:57hier soir par Olivier Faure,
00:51:59notamment,
00:52:00je viens d'évoquer
00:52:01l'attaque Zuckmann.
00:52:03Tous considèrent aujourd'hui
00:52:04qu'il faut des réformes
00:52:05institutionnelles,
00:52:06démocratiques,
00:52:07significatives,
00:52:08d'aller vers la fin
00:52:09de la Ve République,
00:52:09d'un référendum
00:52:10d'initiative citoyenne
00:52:11qui donne des pouvoirs
00:52:13aujourd'hui aux citoyens
00:52:15et qui lui permet
00:52:15d'être un citoyen actif
00:52:17entre deux rendez-vous
00:52:18électoraux
00:52:19et en finir avec
00:52:20ce système
00:52:21et cette constitution
00:52:22qui écrase
00:52:23la volonté populaire.
00:52:24Tout le monde considère
00:52:25aujourd'hui
00:52:26qu'il faut aller vers
00:52:26une augmentation
00:52:28significative des salaires,
00:52:29une augmentation du SMIC,
00:52:30notamment qui passe
00:52:31dans le dégel
00:52:33du point d'indice
00:52:33des fonctionnaires
00:52:34et notamment
00:52:34par une augmentation
00:52:35significative des enseignants
00:52:37qui ont perdu
00:52:37près de 15%
00:52:38de leur pouvoir d'achat,
00:52:39etc.
00:52:39Les mesures programmatiques
00:52:41sont là,
00:52:42qui sont des choses
00:52:42qui ont déjà été portées
00:52:43devant nos concitoyens
00:52:44et je crois que
00:52:46ce que nous avons aussi
00:52:48à montrer,
00:52:49c'est qu'il y a
00:52:50une volonté politique
00:52:51qui s'affirme.
00:52:52J'espère que la réunion
00:52:53d'hier soir
00:52:54est le point de départ
00:52:54de cela
00:52:55et je vois bien
00:52:57quelle est une des difficultés
00:52:59que nous avons,
00:52:59ce sont les débats
00:53:00au sein du Parti Socialiste
00:53:02aujourd'hui
00:53:03où Olivier Faure
00:53:03a fort à faire
00:53:04face à certaines personnes
00:53:06qui,
00:53:07je vais le dire
00:53:08dans une formule
00:53:09peut-être un peu méchante
00:53:10mais organise le désordre
00:53:11pour essayer
00:53:12de créer les conditions
00:53:13que sur la base
00:53:14du désordre,
00:53:15et bien certains anciens
00:53:16reviennent
00:53:17appelés par
00:53:19des militants socialistes
00:53:22harassés
00:53:22de ce chaos.
00:53:24Et il se prépare,
00:53:25nous disent-ils,
00:53:26ou il se prépare,
00:53:27nous a-t-il dit
00:53:28celui qui organise le chaos.
00:53:29Le message s'adresse
00:53:30à l'attention
00:53:31de M. Hollande.
00:53:31Mais je voudrais lui dire,
00:53:34aider plutôt
00:53:35que compliquer les choses.
00:53:36Et je le dis aussi
00:53:37à Jean-Luc Mélenchon,
00:53:39faciliter l'union
00:53:40plutôt que
00:53:41la compliquer.
00:53:42Nous avons besoin
00:53:43des anciens
00:53:43pour qu'ils nous aident
00:53:44à éviter
00:53:46cette catastrophe
00:53:47que j'ai décrite
00:53:47tout à l'heure.
00:53:48Donc j'invite
00:53:49à ce que certains
00:53:49ne,
00:53:51je ne veux pas dire
00:53:51une grossièreté,
00:53:53ne compliquent pas
00:53:54la situation
00:53:54soit au sein
00:53:55de leur appareil politique,
00:53:56soit se précipiter
00:53:58au journal de 20 heures
00:53:58pour dire,
00:53:59quand nous sommes
00:53:59à la veille
00:54:00d'un meeting unitaire,
00:54:01je suis candidat à l'unité,
00:54:02c'est impossible.
00:54:03J'ai compris la manœuvre.
00:54:04Mais on avance quand même.
00:54:07Frédéric ?
00:54:08Vous nous avez fait
00:54:09une longue démonstration
00:54:11sur le pourquoi
00:54:11l'unité,
00:54:12pourquoi la nécessité
00:54:13de l'unité de la gauche
00:54:14pour être au deuxième tour
00:54:15avec beaucoup d'arguments.
00:54:17Mais on ne comprend pas
00:54:18le comment.
00:54:20Est-ce que vous pourriez
00:54:20être plus précis
00:54:21sur comment vous allez
00:54:22parvenir à faire
00:54:23l'unité de la gauche ?
00:54:24Comment cette primaire
00:54:25va se mettre en place ?
00:54:26Quel est exactement
00:54:27le calendrier qui est prévu ?
00:54:29Est-ce que vous ferez
00:54:29cette primaire
00:54:30même si Raphaël Glucksmann
00:54:32n'y participe pas ?
00:54:33Même si certains restent
00:54:34sur le bord ?
00:54:35Même si le Parti Socialiste
00:54:36ne se prononce pas
00:54:37en faveur de cette primaire ?
00:54:38Est-ce qu'elle aura
00:54:39quand même lieu ?
00:54:40Quel est le comment ?
00:54:41Est-ce que vous pouvez
00:54:42expliquer le comment
00:54:43et le calendrier très précis
00:54:44qui va se dérouler
00:54:45dans les prochains mois ?
00:54:49Il y a un débat
00:54:50au sein du Parti Socialiste
00:54:51que je vais suivre
00:54:52avec beaucoup d'intérêt
00:54:53et je souhaite ardemment
00:54:55que nos amis socialistes
00:54:57participent à cette primaire.
00:55:00Si ce n'est pas le cas,
00:55:01je vais être honnête avec vous.
00:55:03On discutera
00:55:04de comment la situation évolue
00:55:06et je ne vais pas vous répondre
00:55:08aujourd'hui
00:55:08les conclusions personnelles
00:55:09que j'en tirerai
00:55:12parce que je ne souhaite pas
00:55:13que ce ne soit pas le cas.
00:55:15Et puis la politique,
00:55:17vous le savez aussi,
00:55:17bien que moi,
00:55:18c'est de la dynamique.
00:55:21Et quelle sera la dynamique
00:55:23à ce moment-là ?
00:55:24Mais je pense
00:55:25qu'il faut éviter
00:55:30ce paysage extrêmement clivé
00:55:31que j'ai décrit tout à l'heure
00:55:33et je continue à penser
00:55:36que les socialistes
00:55:39entendent ce que je suis
00:55:40en train de dire
00:55:40et comprennent que
00:55:41s'il se reproduit
00:55:43le même paysage politique
00:55:44que la dernière fois,
00:55:45ils ont été les victimes
00:55:47les plus brûlés,
00:55:49si je puis dire,
00:55:49la dernière fois
00:55:50par le score
00:55:50de Madame Hidalgo
00:55:51parce qu'il y a eu lieu.
00:55:53Donc, je pense
00:55:53qu'il y a des gens
00:55:54raisonnables
00:55:56à la fois parce que
00:55:57c'est des gens
00:55:57qui comprennent
00:55:58la situation politique
00:55:58et qui peut-être
00:55:59pour certains,
00:56:00même pour des raisons
00:56:01électoralistes,
00:56:01la primaire,
00:56:02la primaire n'est pas
00:56:02une mauvaise affaire.
00:56:03D'accord ?
00:56:04Parce que sans doute
00:56:05que ça ne crée pas
00:56:05la même catastrophe
00:56:06que la dernière fois.
00:56:08Donc, après,
00:56:09nous restons à l'heure actuelle
00:56:10sur le calendrier
00:56:10du 11 octobre.
00:56:12Nous sommes favorables
00:56:14si le feu vert
00:56:15est donné
00:56:15par le vote
00:56:16du Parti socialiste
00:56:17mais je ne doute pas
00:56:18que ce sera le cas
00:56:19à ce que se mettent
00:56:20en oeuvre
00:56:21des modalités
00:56:22dont nous discuterons
00:56:23à la fin de l'été,
00:56:24de débats politiques
00:56:25entre les différents candidats
00:56:27qui devront présenter
00:56:28500 parrainages d'élus
00:56:31qu'un débat ait lieu.
00:56:33Il peut même être médiatisé
00:56:35et nous tournerons
00:56:36vers les différents médias
00:56:37notamment télévisuels
00:56:38pour que des débats
00:56:39puissent avoir lieu
00:56:40entre les candidats.
00:56:41Ce que nous cherchons
00:56:42c'est à créer
00:56:42les conditions
00:56:43d'une grande mobilisation
00:56:44à travers le pays.
00:56:46Nous avons pour objectif
00:56:47qu'il y ait,
00:56:47je crois qu'on s'est fixé
00:56:49l'objectif,
00:56:50j'oublie,
00:56:50de 5000 bureaux de vote
00:56:51physiques
00:56:52qui existeraient dans le pays.
00:56:53On travaille
00:56:54à des procédures
00:56:55éventuellement de vote
00:56:56en ligne.
00:56:56Nous sommes sur une procédure
00:56:58de vote
00:56:59qui ne serait pas
00:56:59une procédure de vote
00:57:00de confrontation
00:57:01entre les candidats
00:57:02mais un vote
00:57:03de type plus préférentiel
00:57:04qui permet qu'on puisse
00:57:05choisir plusieurs candidats
00:57:07en les classant
00:57:08qui fait qu'on peut
00:57:09apprécier en numéro 1
00:57:10un candidat
00:57:11sans détester les autres
00:57:12afin d'éviter
00:57:12qu'il y ait une culture
00:57:13de ce qui s'est passé
00:57:15la dernière fois
00:57:15de détestation
00:57:17parfois et de confrontation
00:57:18tellement vive
00:57:19qu'à la fin
00:57:20quand même l'un l'avait emporté
00:57:21l'autre n'avait plus
00:57:22envie de le soutenir après.
00:57:25Voilà où nous en sommes
00:57:26tout ça
00:57:27on vous l'a déjà présenté
00:57:29mais il n'y a rien
00:57:30de modifié là-dessus
00:57:32il y a un débat
00:57:33qui a lieu
00:57:33mais ce qu'il faut
00:57:34je le répète
00:57:35c'est une dynamique
00:57:38je vois bien
00:57:38que certains
00:57:39à l'heure actuelle
00:57:39disent
00:57:40je serai candidat
00:57:40coûte que coûte
00:57:41mais ça n'existe pas
00:57:42ça en politique
00:57:43je pense que tout le monde
00:57:44et j'inclus tout le monde
00:57:45de la France insoumise
00:57:46jusqu'à Raphaël Guzman
00:57:48quelque soit ce qu'ils disent
00:57:49ne peut ignorer
00:57:50la gravité de l'élection
00:57:51qui vient
00:57:52et tout le monde
00:57:52va être sensible
00:57:53à ce qu'il fait
00:57:54prendre une dynamique
00:57:56qui est utile
00:57:56à l'intérêt général
00:57:57et ne complique pas
00:57:58le résultat final
00:58:00et cette dynamique
00:58:01elle aura
00:58:02elle pèsera
00:58:03sur les uns
00:58:04et sur les autres
00:58:05voilà
00:58:06je continue à penser
00:58:08que ceux qui afficheront
00:58:09leur volonté
00:58:10d'unité
00:58:11seront récompensés
00:58:13mais il y a une condition
00:58:14si je puis dire
00:58:15pour que la primaire
00:58:16soit dynamique
00:58:16il faut que les candidats
00:58:18et celles et ceux
00:58:20qui y rentrent
00:58:21soient des candidats
00:58:22qui ont une réalité
00:58:24palpable
00:58:24par nos concitoyens
00:58:25donc j'invite aussi
00:58:27celles et ceux
00:58:27qui sont candidats
00:58:28à la candidature
00:58:30dans la primaire
00:58:31à dérouler
00:58:32leur campagne
00:58:33et à se faire connaître
00:58:36et certains le font
00:58:37faire des meetings
00:58:38etc. etc.
00:58:40créer les conditions
00:58:41que tout ça soit testé
00:58:42dans les sondages
00:58:43reconnu par l'opinion
00:58:44pour que notre primaire
00:58:45ait le plus de force possible
00:58:46la primaire ne peut pas
00:58:47être seulement
00:58:48un accord
00:58:48entre chefs politiques
00:58:49il faut que ce soit
00:58:50une réalité vivante
00:58:50Jannick
00:58:56vous le reconnaissez
00:58:57vous même
00:58:57les programmes
00:58:58les propositions
00:58:59les idées avancées
00:59:00par l'ensemble
00:59:01des leaders
00:59:01ou des membres
00:59:02de gauche
00:59:03sont peu ou prou
00:59:05identiques
00:59:05en tout cas
00:59:06tout à fait conciliables
00:59:08est-ce que ce n'est pas
00:59:08vous et votre mouvement
00:59:10après avec Clémentine Autain
00:59:11etc.
00:59:12qui perturbait
00:59:13le jeu de la gauche
00:59:14qui semait le chaos
00:59:15en vous opposant
00:59:18définitivement
00:59:18à vous rallier
00:59:19à un candidat
00:59:20que vous avez nommé
00:59:22tout à l'heure
00:59:22en l'occurrence
00:59:23Jean-Luc Mélenchon
00:59:23qui ne vous en déplaise
00:59:25garde quand même
00:59:26la notoriété
00:59:27qu'il faut
00:59:27pour un scrutin
00:59:28comme la présidentielle
00:59:30et empêche
00:59:32par votre comportement
00:59:33un vote utile
00:59:34qui pourrait déclencher
00:59:35la dynamique
00:59:36que vous appelez
00:59:37de vos voeux
00:59:39donc il sera dit
00:59:39que Yannick Ennemi
00:59:40m'a demandé
00:59:41de soutenir
00:59:41Jean-Luc Mélenchon
00:59:43ça c'est le scoop
00:59:45ça n'intéresse personne
00:59:47mais enfin
00:59:47ça la dépêche
00:59:49on se souvient
00:59:50qu'il y a 4 ans
00:59:50vous le faisiez
00:59:51beaucoup mieux que moi
00:59:52non mais exactement
00:59:53non mais je vous taquine
00:59:55j'espère que vous l'avez pris
00:59:57et ce qui est vrai
00:59:58la remarque
01:00:01que je prends au sérieux
01:00:01c'est que vous dites
01:00:02bah dis donc
01:00:03il y a 4 ans
01:00:04vous ne disiez pas ça
01:00:05mais moi j'assume totalement
01:00:06en 2007
01:00:07j'ai écrit un bouquin
01:00:08hostile à la primaire
01:00:10d'accord
01:00:10ça s'appelait
01:00:11le piège des primaires
01:00:11je vois bien
01:00:12que mes amis insoumis
01:00:13aujourd'hui
01:00:14enfin un best-seller
01:00:14s'il avait été aussi lu
01:00:17que ce que certains
01:00:17le disent aujourd'hui
01:00:18j'aurais pu acheter
01:00:19une maison
01:00:20en résidence secondaire
01:00:21parce que paraît-il
01:00:21que c'est le livre
01:00:22qu'il faut lire
01:00:23quand on écoute
01:00:23les amis de Jean-Luc Mélenchon
01:00:24mais effectivement
01:00:25j'ai écrit ça
01:00:26en 2016
01:00:27mais j'ai tenu tout à l'heure
01:00:28à rappeler le contexte
01:00:29quand en 2016
01:00:30ce livre est écrit
01:00:31Marine Le Pen
01:00:32n'a jamais été au second tour
01:00:34en 2016
01:00:35quand ce livre est écrit
01:00:36la gauche est à 44%
01:00:38donc d'abord
01:00:39ce qui me fait changer
01:00:41c'est que le contexte
01:00:42a changé
01:00:43et à l'époque
01:00:44la France insoumise
01:00:45la proposition
01:00:45que nous faisions
01:00:46me semblait correspondre
01:00:48à ce qui avait été
01:00:49appelé par vous-même
01:00:50ce grand moment dégagiste
01:00:52de l'effondrement
01:00:53de la scène politique
01:00:54traditionnelle
01:00:55et en particulier
01:00:56de la crise ouverte
01:00:58en raison
01:00:59de la perception
01:01:00par le peuple de gauche
01:01:01de la politique
01:01:03menée par François Hollande
01:01:05c'était ça la situation
01:01:08en 2022
01:01:09nous n'avions pas réussi
01:01:12enfin 2017
01:01:13nous n'avions pas réussi
01:01:14nous n'avions pas voulu
01:01:15on pourrait discuter
01:01:16à l'infini
01:01:16mais c'est pas le choix
01:01:17qui avait été fait à l'époque
01:01:18par la France insoumise
01:01:19au lendemain de la présidentielle
01:01:20de tendre la main
01:01:22à la gauche
01:01:22et aux écologistes
01:01:23pour faire alliance
01:01:23c'est pas le choix
01:01:24qu'on avait été fait
01:01:26mais moi j'étais là
01:01:27quand après la présidentielle
01:01:29on s'est réunis
01:01:30on n'était pas nombreux
01:01:31autour de Jean-Luc Blanchon
01:01:32pour dire
01:01:32quelle conclusion nous tirons
01:01:33de l'élection présidentielle
01:01:35face à l'élection législative
01:01:36qui vient
01:01:37et nous avions fait le choix
01:01:38de proposer
01:01:39ce qui s'appelait à l'époque
01:01:41la NUPES
01:01:41une stratégie nouvelle
01:01:43qui correspondait
01:01:44à la nouvelle période
01:01:45qui était je le répète
01:01:46notamment caractérisée
01:01:47par la menace
01:01:48d'extrême droite
01:01:49et la volonté aussi
01:01:50de créer les conditions
01:01:52que Macron
01:01:53n'ait pas de majorité
01:01:54à l'Assemblée nationale
01:01:54et la possibilité aussi
01:01:56de nous rassembler
01:01:58en mettant sur les affiches
01:01:59Jean-Luc Blanchon
01:02:01Premier ministre
01:02:01quelle était la conclusion
01:02:03qu'il fallait
01:02:03on a fait ça
01:02:04et on avait raison
01:02:05de le faire
01:02:05et dans le débat
01:02:06qui a eu lieu
01:02:06j'étais favorable à ça
01:02:08pas tous d'ailleurs
01:02:09parmi les insoumis
01:02:10présents autour de Jean-Luc
01:02:11j'ai encore les noms
01:02:12mais un jour je le raconterai
01:02:13de ceux qui ne voulaient pas faire ça
01:02:14et moi j'étais de ceux
01:02:16qu'il fallait faire ça
01:02:16je pense que la conclusion
01:02:17à en tirer
01:02:18aurait dû être
01:02:19que Jean-Luc Blanchon
01:02:21reste la colonne vertébrale
01:02:22de cette alliance
01:02:23et utilise toute son énergie
01:02:25et son talent
01:02:25pour rester
01:02:26la colonne vertébrale
01:02:28de cette union
01:02:29le désaccord stratégique
01:02:31qui est né
01:02:31au sein de la France insoumise
01:02:32c'est que j'ai observé
01:02:34à travers
01:02:34mille et un petits événements
01:02:35que vous avez souvent relayés
01:02:37une espèce de volonté
01:02:38de gourmandise
01:02:39de perturber cet ensemble
01:02:41et de le faire éclater
01:02:42alors il n'était pas le seul
01:02:43à jouer à ce jeu là
01:02:44il y en avait au parti socialiste
01:02:45qui jouaient aussi à ce jeu là
01:02:46mais il n'a pas été le dernier
01:02:47à mettre une bûche
01:02:48dans la cheminée
01:02:50d'expliquer que
01:02:51selon le vote
01:02:52qu'on avait à l'Assemblée nationale
01:02:53il y avait le débat
01:02:54les organisations syndicales
01:02:56qui nous demandaient
01:02:56de voter l'article 7
01:02:57sur la réforme des retraites
01:02:58et que quiconque
01:02:59n'était pas d'accord
01:03:00avec la stratégie
01:03:01décidée sur Twitter
01:03:02par Jean-Luc Mélenchon
01:03:03était un traître
01:03:04qui allait se vendre
01:03:04au gouvernement
01:03:05tel que ça avait été fait
01:03:07de la part de Jean-Luc
01:03:08quand il caractérisait
01:03:09les députés communistes
01:03:10je me souviens
01:03:11à travers l'affaire Quatennens
01:03:13la manière dont ce débat
01:03:14était exacerbé
01:03:15énervant tout le monde
01:03:16la légèreté
01:03:17avec laquelle
01:03:18les violences faites aux femmes
01:03:19étaient traitées
01:03:19par celui qui était
01:03:20quand même
01:03:21normalement
01:03:24la colonne vertébrale
01:03:25de cette alliance
01:03:26et on pourrait continuer
01:03:27et vous le savez aussi
01:03:28la manière de caractériser
01:03:29les événements du 7 octobre
01:03:30a été un élément
01:03:32qui rendait impossible
01:03:33la vie commune
01:03:35tout ça c'est de la politique
01:03:37je ne suis pas tombé de l'oeuf
01:03:39quand on cherche
01:03:39à être insupportable
01:03:41ce n'est pas parce que
01:03:42on fait de la politique
01:03:43c'est qu'on veut
01:03:44ne plus être supporté
01:03:45par certains
01:03:45c'était volontaire
01:03:48moi je pense que
01:03:49c'était une erreur politique
01:03:50et je l'ai dit
01:03:51au sein de la France Insoumise
01:03:52et ça m'a voulu
01:03:53d'être fiché dehors
01:03:56donc c'est ça aussi
01:03:57qui m'amène à considérer
01:03:58les choses différentes
01:03:59dans l'élection qui vient
01:04:00c'est qu'alors
01:04:00qu'on aurait plus que jamais
01:04:01besoin d'union
01:04:02alors que la force politique
01:04:04qui était la mienne
01:04:05aurait dû être fabriquée
01:04:06de la culture d'union
01:04:08en étant encore
01:04:09celui qui met du liant
01:04:11entre toutes les forces
01:04:12plutôt que celui qui
01:04:13en permanence
01:04:14met du sel
01:04:14sur toutes les plaies
01:04:16la situation serait différente
01:04:18donc pour une raison
01:04:19qui m'échappe
01:04:20mais un jour
01:04:21j'essaierai de comprendre
01:04:22celui qui était
01:04:23l'homme politique
01:04:24préféré des français
01:04:24en 2017
01:04:25Jean-Luc Mélenchon
01:04:27au terme de l'élection
01:04:28présidentielle
01:04:29est devenu aujourd'hui
01:04:30celui
01:04:31qui est un élément
01:04:33répulsif
01:04:34pour beaucoup de secteurs
01:04:37je ne sais pas pourquoi
01:04:38ils ont fait ça
01:04:39et ils n'ont pas vu le problème
01:04:40donc ça amène
01:04:41à ce qu'on peut quand même
01:04:42s'interroger à bon droit
01:04:44pour dire dans cette élection
01:04:45difficile qui vient
01:04:47faut-il que celui
01:04:48ou celle qui porte nos couleurs
01:04:49soit celui
01:04:50qui méthodiquement
01:04:51depuis 2-3 ans
01:04:51c'est employé
01:04:52à être
01:04:55le plus irritant
01:04:56pour l'ensemble de la gauche
01:04:57je le répète
01:04:58je dis aux anciens
01:04:59et à Jean-Luc
01:05:00aide-nous
01:05:02ne complique pas les choses
01:05:03facilite-les
01:05:05facilite l'union
01:05:06faciliter l'union
01:05:07ça n'est pas
01:05:07dire aux gens
01:05:08ralliez-vous à moi
01:05:09ça n'est pas faire
01:05:10une pseudo-offre
01:05:11comme le fait
01:05:11la France Insoumise
01:05:12qui consiste à dire
01:05:13on décide le candidat
01:05:14on décide la stratégie
01:05:15mais magnanime
01:05:16si vous venez
01:05:17vous aurez vos circonscriptions
01:05:18je sais lire les communiqués
01:05:19ça c'est pas l'union
01:05:20ça s'appelle le ralliement
01:05:23et je pense que
01:05:24Jean-Luc et moi
01:05:24nous avons payé
01:05:26l'arrogance du parti socialiste
01:05:27quand il traitait comme ça
01:05:28ses partenaires
01:05:28en leur disant
01:05:29nous sommes la puissance
01:05:30vous êtes les vassaux
01:05:31si vous viendrez
01:05:32vous serez payés
01:05:33mais soumettez-vous
01:05:34ça ne marche pas comme ça
01:05:36ça ne marche plus comme ça
01:05:37et comme ça
01:05:39en plus
01:05:39nous créerons les conditions
01:05:40d'une catastrophe politique
01:05:42ceux qui veulent l'union
01:05:43doivent comprendre
01:05:44que l'élection qui vient
01:05:45nous faisons l'union
01:05:46en discutant de tout
01:05:47la stratégie
01:05:48le candidat
01:05:49et évidemment
01:05:50les actes programmatiques
01:05:51que nous voulons mettre en place
01:05:52voilà comme ça
01:05:53on veut sincèrement l'union
01:05:54et je voudrais dire en plus
01:05:56parce que j'ai des
01:05:57face à moi des journalistes
01:05:58qui ont une certaine expérience
01:05:59vu que certains se comparent
01:06:00à François Mitterrand
01:06:01les années 70
01:06:02c'est quoi ?
01:06:03il y a un parti
01:06:04qui est puissant dans la gauche
01:06:05c'est le parti communiste français
01:06:07mais qui comprend aussi
01:06:08que face à la droite
01:06:10qui ne cesse de gagner
01:06:11des élections
01:06:11il faut peut-être accepter
01:06:12d'être une puissance
01:06:13dans la gauche
01:06:14mais que le candidat
01:06:15n'est pas nécessairement
01:06:16issu de son parti
01:06:17c'est le choix
01:06:18que feront les communistes
01:06:18en 1965
01:06:19et ça mettra le général
01:06:20de Gaulle en balotage
01:06:21c'est le choix
01:06:22que les communistes
01:06:22feront en 1974
01:06:23et ça permettra
01:06:24que François Mitterrand
01:06:25fasse un score significatif
01:06:26d'accord ?
01:06:27la période était totalement différente
01:06:29mais je dis à bon entendeur
01:06:30salut
01:06:31on peut éventuellement
01:06:33accepter
01:06:33d'être une puissance
01:06:34de la gauche
01:06:34mais de comprendre aussi
01:06:36que si c'est
01:06:37soi-même
01:06:37qui présente le candidat
01:06:38ça ne crée pas
01:06:39les conditions
01:06:40d'une victoire
01:06:40donc l'histoire
01:06:41regorge de beaucoup
01:06:43d'exemples
01:06:44qui peuvent être utiles
01:06:45à comprendre le moment
01:06:46dans lequel on est
01:06:46mais à ne pas être dévoré
01:06:49par ce que j'appelais tout à l'heure
01:06:50l'ivresse de la 5ème république
01:06:51qui amène à dire
01:06:52à ce que c'est moi le candidat
01:06:54tout seul
01:06:54et ça ne se discute pas
01:06:55je pense que c'est dangereux
01:06:56pardon
01:06:57Anita
01:07:00comment pensez-vous faire
01:07:03j'allais vous parler d'ivresse
01:07:04comment pensez-vous faire
01:07:05dessouler
01:07:06Jean-Luc Mélenchon
01:07:09je n'ai pas entendu le mot
01:07:10dessouler
01:07:11non mais ça concerne
01:07:13non mais
01:07:16comment dirais-je
01:07:17en ce moment
01:07:18puisqu'on utilise ça
01:07:18il y a beaucoup de gens
01:07:19c'est peut-être
01:07:20la fin du banquet
01:07:21pour certains
01:07:21mais qui sont dans ces
01:07:23dans cette sorte d'ivresse
01:07:25non mais
01:07:26c'est du rapport de force politique
01:07:28ce qu'on fait hier soir
01:07:30je l'espère
01:07:30est un moment d'impulsion
01:07:31d'une dynamique
01:07:33qui doit exister dans le pays
01:07:34et qui donne à voir
01:07:35des femmes, des hommes
01:07:35se rassemblent
01:07:36que ça existe
01:07:37que vous en parlez
01:07:40que nous avons des propositions
01:07:42que les candidats
01:07:42j'ai dit tout à l'heure
01:07:43qui sont candidats
01:07:44à cette primaire
01:07:45fassent parler d'eux
01:07:47puissent se déployer
01:07:48pour donner à voir
01:07:49quelque chose
01:07:49qui crée un affect positif
01:07:51si cette dynamique existe
01:07:53alors là oui
01:07:54ça crée les conditions
01:07:56que
01:07:58le plan
01:08:00des non unitaires
01:08:01est plus compliqué
01:08:02que prévu
01:08:03parce que j'ai bien vu
01:08:04vous savez
01:08:05j'arrête pas de parler
01:08:06de Jean-Luc
01:08:06mais il a bénéficié
01:08:07à la fois d'un vote utile
01:08:09indiscutablement
01:08:09mais le vote utile
01:08:10peut être ailleurs
01:08:12que dans cette candidature
01:08:14qui a toutes les chances
01:08:15d'être une candidature
01:08:16non gagnante
01:08:17les gens le voient
01:08:18ils cherchent à l'heure actuelle
01:08:19donc à nous d'être bons
01:08:21aussi pour créer
01:08:21les conditions
01:08:22de cette dynamique
01:08:24à nous de faire
01:08:25ce que nous avons décidé
01:08:26le temps un peu
01:08:27que nous perdons
01:08:28mais on va
01:08:29j'ai confiance
01:08:30que on va y arriver
01:08:32mais c'est évident
01:08:32que ce que je disais
01:08:33tout à l'heure
01:08:34moi je soutiens
01:08:35Olivier Faure
01:08:35et son équipe
01:08:36au sein du parti socialiste
01:08:37parce que le temps
01:08:38ne travaille pas pour nous
01:08:39le temps participe
01:08:41à ce climat
01:08:42que ça n'aura pas lieu
01:08:43et ça renforce
01:08:44les candidatures solitaires
01:08:46donc tout le monde
01:08:47doit comprendre
01:08:47là c'est encore faisable
01:08:49mais il faut qu'à la fin
01:08:49de l'été
01:08:50on y voit clair
01:08:51sur ce qu'on a à faire
01:08:51et qu'on le fasse ensemble
01:08:52et vous verrez que
01:08:53le pays va se repolitiser
01:08:55à partir de septembre-octobre
01:08:58les gens
01:08:58l'élection présidentielle
01:08:59est une élection
01:08:59que les français
01:09:00suivent de près
01:09:01et là on va voir
01:09:02et les gens vont se dire
01:09:02mais si vous y allez
01:09:03tous diviser
01:09:04ça ne va pas marcher
01:09:05et si nous continuons
01:09:06à plaider le fait
01:09:07qu'il faut l'union
01:09:07en invitant les forces
01:09:09à se rassembler
01:09:09en développant une stratégie
01:09:11qui permet à la fois
01:09:11de regrouper des secteurs
01:09:13significatifs du peuple de gauche
01:09:14voire même la majorité
01:09:16mais qui est aussi
01:09:17une stratégie
01:09:17qui n'est pas répulsive
01:09:18au second tour
01:09:20face à l'extrême droite
01:09:21on peut être
01:09:22fortement récompensé
01:09:24à l'heure actuelle
01:09:26la France insoumise
01:09:27a quand même une difficulté
01:09:28c'est qu'elle envisage
01:09:29d'être au second tour
01:09:30déjà je ne comprends pas
01:09:31pour quelle raison
01:09:32elle ne voit pas
01:09:32que le vote utile
01:09:33ce n'est pas qu'à gauche
01:09:34ça existe aussi à droite
01:09:35et que le ticket d'entrée
01:09:36au second tour
01:09:37ne sera pas bas
01:09:38comme certains
01:09:39de mes amis insoumis
01:09:40l'imaginent
01:09:40je vois bien comment
01:09:41même je lis dans la presse
01:09:42que monsieur Attal
01:09:43et Edouard Philippe
01:09:44vont être candidats
01:09:45pendant un certain temps
01:09:46mais sans aucun doute
01:09:46qu'au bout d'un moment
01:09:47ils vont s'entendre
01:09:48donc imaginez que
01:09:49comme on dit vulgarment
01:09:50le ticket d'entrée au second tour
01:09:51est très bas
01:09:51est une vue de l'esprit
01:09:53la dernière fois
01:09:54ça a été démontré
01:09:54le vote utile
01:09:55ça fonctionne dans tous les camps
01:09:57si je puis dire
01:09:57à l'extrême droite
01:09:59dans le bloc central de droite
01:10:02et puis aussi à gauche
01:10:03mais comment prendre
01:10:05le vote utile à gauche
01:10:06si vous êtes le candidat
01:10:08qui au second tour
01:10:09optimise la victoire
01:10:10de l'extrême droite
01:10:10il y a la fois
01:10:11c'est une contradiction
01:10:12que mes amis insoumis
01:10:14n'ont pas dénoué
01:10:14Jean-Luc a cette formule
01:10:17qui dit
01:10:17mais ça c'est la magie
01:10:18du second tour
01:10:20c'est ça qui rend
01:10:21les choses compliquées
01:10:24mais la magie du second tour
01:10:25ça peut-être justifie
01:10:26que certains sont
01:10:27pour des candidats
01:10:29on est passé du candidat
01:10:30naturel de la gauche
01:10:31au candidat surnaturel
01:10:32qui peut faire de la magie
01:10:33je préfère des choses
01:10:34plus rationnelles
01:10:35on a un peu dépassé
01:10:37l'heure qui nous était impartie
01:10:38mais si vous avez encore
01:10:38cinq petites minutes
01:10:39encore deux petites questions
01:10:41François d'abord
01:10:41est-ce que Lucie Castet
01:10:43pourrait être la candidate unique ?
01:10:46si elle le souhaite
01:10:47Lucie Castet
01:10:48sera peut-être candidate
01:10:49je crois que c'est pas son projet
01:10:51vous l'interrogerez
01:10:51elle a quand même
01:10:52pour haute valeur ajoutée
01:10:54le fait qu'il y a encore
01:10:56deux ans maintenant
01:10:57elle était acceptée
01:10:59par toutes les composantes
01:11:00du nouveau front populaire
01:11:01comme étant une potentielle
01:11:02premier ministre
01:11:02donc je pense pas
01:11:04que des gens étaient hypocrites
01:11:05quand vous pensez ça
01:11:05ça peut vous amener
01:11:06à vous dire aussi
01:11:07qu'elle pourrait faire
01:11:08une candidate à l'élection présidentielle
01:11:09mais je pense
01:11:10et surtout je voudrais
01:11:11lui être reconnaissant
01:11:11que Lucie met beaucoup
01:11:13de son énergie
01:11:14et son intelligence
01:11:15à essayer d'être
01:11:16une facilitatrice
01:11:18à l'heure actuelle
01:11:18de cette union
01:11:19et je crois pas
01:11:20que ça fasse partie
01:11:21de son projet
01:11:21mais vous verrez
01:11:22par ailleurs
01:11:23c'est peut-être un peu
01:11:24ma conclusion
01:11:25que à partir du moment
01:11:27où il y a une dynamique réelle
01:11:28l'ami Ruffin
01:11:29disait une primaire geyser
01:11:30c'est à dire que
01:11:31500 000
01:11:311 million
01:11:321 million et demi
01:11:332 millions de gens
01:11:33se mêlent du débat
01:11:34et celui ou celle
01:11:35qui sera désignée
01:11:36d'un seul coup
01:11:37prend des atours différents
01:11:40et nombre des gens
01:11:42qui sont d'ores déjà candidats
01:11:43que ce soit Clémentine Autain
01:11:44François Ruffin
01:11:45il y aura bien
01:11:46un candidat socialiste
01:11:47et pourquoi pas
01:11:47Olivier Faure
01:11:48ou d'autres
01:11:49s'il participe à cette primaire
01:11:51celui ou celle
01:11:51qui l'emportera
01:11:53sera j'en suis persuadé
01:11:54perçu par les gens
01:11:55de manière totalement différente
01:11:56qu'aujourd'hui
01:11:57j'ai l'expérience
01:12:00souvent les vainqueurs
01:12:01de la primaire
01:12:02y compris dans les études
01:12:03d'opinion
01:12:04d'un seul coup
01:12:05sont boostés par ça
01:12:06mais il faut qu'on la fasse
01:12:07vivre à la base
01:12:08notre problème à l'heure actuelle
01:12:09c'est qu'on a passé
01:12:11beaucoup de temps
01:12:11et c'était nécessaire
01:12:12entre responsables politiques
01:12:14il est temps désormais
01:12:15que se déploie
01:12:16dans tout le pays
01:12:17cette envie
01:12:18d'unité
01:12:19pour gagner
01:12:20c'est la feuille de route
01:12:21qui est là
01:12:21toute dernière question
01:12:22que Nicolas Domenac
01:12:23voulait vous poser
01:12:24mais il a dû partir
01:12:24donc il me l'a glissé
01:12:27sur un sujet
01:12:28qui peut parfois
01:12:28faire sourire
01:12:29mais qui en réalité
01:12:30touche à des questions
01:12:31de commerce
01:12:32de société
01:12:33alimentaire
01:12:33master poulet
01:12:35la question étant
01:12:36si vous avez un avis
01:12:37sur le sujet
01:12:37est-ce que vous êtes
01:12:38plutôt master poulet
01:12:39qui vend du bas de gamme
01:12:41étranger
01:12:42ou plutôt
01:12:43pour la défense
01:12:44du poulet français
01:12:48j'avais envie de dire
01:12:49cette histoire
01:12:50c'est d'un côté
01:12:51tout le monde déteste
01:12:52la police
01:12:53contre tout le monde
01:12:53déteste les poulets
01:12:54c'est ça
01:12:55bon non mais
01:12:57il y a un sujet réel
01:12:59qui est
01:13:00la malbouffe
01:13:04et sans faire injure
01:13:06au responsable
01:13:07de master poulet
01:13:08que je ne connais
01:13:08absolument pas
01:13:09je crois quand même
01:13:10que ce type d'établissement
01:13:11ne s'inscrit pas
01:13:12dans une nourriture
01:13:14de qualité
01:13:14c'est le moins
01:13:15qu'on puisse dire
01:13:16bon après
01:13:17pour le dire
01:13:18simplement
01:13:19la mise en scène
01:13:20je ne sais pas
01:13:21de monsieur Boamran
01:13:22qui fait quasiment
01:13:23la promotion
01:13:24de cet établissement
01:13:25dans la manière
01:13:25dont il dénonce
01:13:26me semble participer
01:13:27à une espèce
01:13:27de
01:13:28oh la la la
01:13:29on voit bien
01:13:30que la caisse
01:13:31de résonance
01:13:32de tout ça
01:13:32c'est la confrontation
01:13:34au niveau municipal
01:13:36entre monsieur Boamran
01:13:37qui au parti socialiste
01:13:39défend une certaine ligne
01:13:40et la France insoumise
01:13:42qui défend une autre ligne
01:13:43c'est ça qui fait
01:13:43aujourd'hui
01:13:44la promotion
01:13:45de cet établissement
01:13:46bon avec des aspects
01:13:48qui deviennent
01:13:48un petit peu
01:13:49un petit peu
01:13:50grotesques
01:13:51il n'empêche que
01:13:53je ne veux pas
01:13:54paraître comme un soutien
01:13:55de monsieur Boamran
01:13:56parce que je sens
01:13:56que ça va mal se passer
01:13:57mais moi je peux comprendre
01:13:58qu'un maire n'ait pas envie
01:13:59que se développent
01:14:00des établissements
01:14:03de ce type
01:14:04il peut avoir
01:14:05une volonté
01:14:06de développer
01:14:08un autre type de commerce
01:14:10mais une fois
01:14:10que j'ai dit ça
01:14:13ce qui a choqué
01:14:13un peu
01:14:14c'est cette forme
01:14:14d'autoritarisme
01:14:15que monsieur Boamran
01:14:16a mis en scène
01:14:17dans les médias
01:14:18en disant
01:14:19je ne vais pas laisser faire
01:14:19et tout
01:14:20qui agace aussi
01:14:21beaucoup de nos concitoyens
01:14:22et qui ont eu l'impression
01:14:22que c'était
01:14:23pot de terre
01:14:23contre pot de fer
01:14:24la puissance municipale
01:14:25contre un petit établissement
01:14:26et beaucoup de gens
01:14:27ont préféré prendre
01:14:28la défense
01:14:29du sympathique poulet
01:14:31en voyant peut-être
01:14:32derrière ça
01:14:32une forme
01:14:33de nouveau coq gaulois
01:14:34face à quelqu'un
01:14:36qui en faisait trop
01:14:37donc j'espère avoir
01:14:39été compris
01:14:40la com a tout
01:14:42aveuglé
01:14:42dans cette histoire
01:14:43le combat politique
01:14:45des élections
01:14:46qui continuent
01:14:46en a rajouté beaucoup
01:14:48si on revient
01:14:49un petit peu plus
01:14:50rationnel
01:14:51oui c'est un sujet
01:14:52important
01:14:54et ça concerne pas
01:14:55que cette enseigne
01:14:57les problèmes d'obésité
01:14:58les problèmes de santé
01:15:00des produits
01:15:01de mauvaise qualité
01:15:03qui sont aujourd'hui
01:15:06délivrés à nos concitoyens
01:15:07moi j'ai discuté
01:15:08avec des jeunes
01:15:08avec mes enfants
01:15:09ils me disent
01:15:09ouais mais c'est pas cher
01:15:10ah ouais mais bon
01:15:12on voit bien
01:15:13que les conséquences
01:15:13sociales
01:15:15amènent à ce que
01:15:16certains d'entre nous
01:15:16privilégient de la nourriture
01:15:18qui
01:15:19comment dirais-je
01:15:20n'est pas dans ce qu'il y a
01:15:21de souhaitable
01:15:22j'ai l'impression
01:15:23d'avoir balayé un peu
01:15:24d'avoir tout
01:15:25je devrais faire de la diplomatie
01:15:27un peu de en même temps
01:15:28oui mais je vois
01:15:30le niveau de confrontation
01:15:32des fois devient
01:15:34si le motif d'engueulade
01:15:35au sein de la gauche
01:15:36et ce qui
01:15:37si ce qui empêche
01:15:38un candidat commun
01:15:40de la gauche
01:15:40c'est un débat
01:15:41sur master poulet
01:15:43franchement
01:15:44franchement
01:15:45chacun comprendra
01:15:46le caractère
01:15:47un peu dérisoire
01:15:47par rapport
01:15:48aux conséquences
01:15:49plus importantes
01:15:50qui a créé
01:15:51toutes les conditions
01:15:52que 2027
01:15:53soit une année
01:15:53de victoire
01:15:54et c'est possible
01:15:55c'est possible
01:15:57et pas une année
01:15:58d'une défaite
01:15:58face à nos pires adversaires
01:16:00merci Alexis Corbière
01:16:01et à la semaine prochaine
01:16:02pour la présentation
01:16:03de votre rapport
01:16:03merci
01:16:03bonne journée à tous
01:16:04merci
01:16:34merci
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