- il y a 11 heures
Le 8h30 franceinfo de David Lisnard
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00:07Bonjour David Lissnard, merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul. Bonjour à tous.
00:11David Lissnard, vous êtes désormais candidat pour 2027, vous voulez moins d'Etat, moins de bureaucratie.
00:16Vous allez nous dire comment vous pensez convaincre les Français sur ce créneau-là.
00:21Mais d'abord, face à la flambée des prix du carburant, le Premier ministre se résout à aller plus loin
00:27dans les aides.
00:28En tout cas, c'est ce qu'il dit, Sébastien Lecornu, hier à l'Assemblée.
00:32Il va falloir changer d'ampleur et d'échelle, et donc le gouvernement sera amené à reprendre la parole dans
00:37les tout prochains jours et en début de semaine prochaine.
00:39Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement, David Lissnard ?
00:42On verra ce qu'il annonce, je ne veux pas commenter l'annonce d'une potentielle annonce.
00:46Sur ce qu'il a déjà annoncé ?
00:47On a été habitués à ce que ce soit un jour après l'autre, chaque jour gagné pour eux.
00:52On sent que le pays perd du temps, mais qu'eux gagnent du temps.
00:57Et en l'occurrence, de toute façon, ils sont prisonniers des décennies d'impuissances dans lesquelles on s'est mis
01:02en affaiblissant l'État.
01:04Vous disiez tout à l'heure, moi j'étais pour moins d'État.
01:06Non, je suis pour l'État là où il est nécessaire, c'est-à-dire la protection, y compris dans
01:11des moments particuliers,
01:12comme une crise sanitaire ou une crise énergétique, comme on l'a vu aujourd'hui,
01:16mais où que l'État ne soit plus intrusif d'un point de vue bureaucratique, administratif.
01:21Et on va développer quel est votre projet, mais à court terme, dans cette crise que doit faire l'État
01:26?
01:26Qu'est-ce que peut annoncer le gouvernement ? Sébastien Lecornu va faire des annonces en début de semaine ?
01:30Vu que l'État, c'est nous tous et que nous sommes à cause de nos dirigeants surendettés,
01:34il ne peut faire que des mesures circonstancielles nécessaires pour des professions.
01:38J'ai une prud'homie de pêche professionnelle à Cannes, qui est la plus importante des Alpes-Maritimes et du
01:41Var.
01:41C'est une profession qui doit être soutenue provisoirement et de façon circonstancielle.
01:46Donc des mesures ciblées ?
01:47La seule mesure générale qui est possible, sans dégrader les comptes publics,
01:52c'est la suspension provisoire des certificats d'économie d'énergie.
01:55C'est ce que je propose depuis longtemps, c'est ce qu'avait repris d'ailleurs Michel-Édouard Leclerc.
01:59Il ferait une économie de 17 centimes par litre.
02:02C'est ce qui va à la transition énergétique, à la rénovation énergétique ?
02:05Oui, mais à un moment donné, il faut choisir.
02:07C'est-à-dire que si on estime qu'il est très difficile de faire le plein,
02:10et c'est très difficile de faire le plein quand vous êtes à 2,20€,
02:13voire un peu plus sur du gasoil, ou à 2€ pour du 100,95€,
02:17c'est très difficile.
02:18Donc on ne peut pas demander tout et son contraire.
02:20Mais c'est dans l'ordre des choses, au moment où on dit qu'il faut accélérer la transition énergétique,
02:24de dire l'argent qui est fléché pour la rénovation,
02:26on va le mettre pour faire baisser les prix à la pointe ?
02:29Je pense que ce qui est dans l'ordre des choses, c'est d'être adulte
02:31et de considérer qu'on ne peut pas tout faire en même temps.
02:33Donc soit on estime qu'il y a une vraie crise sociale due au prix du carburant et du gaz
02:37d'ailleurs,
02:37ce qui est le cas, et il faut des mesures circonstancielles,
02:40quitte à retarder d'autres choses, soit on estime qu'il n'y a pas de problème.
02:43Mais on ne peut pas faire les deux en même temps.
02:45Juste vous dire que de toute façon tout cela est forcément du théâtre,
02:48puisque l'État cette année va emprunter 310 milliards d'euros,
02:53c'est-à-dire plus que pendant la crise Covid.
02:56Et que toutes les économies...
02:57Certains disent qu'il faudrait baisser la TVA, baisser les taxes, baisser...
03:00Ça c'est le Rassemblement National.
03:01Je pense notamment au Rassemblement National.
03:02Mais ça veut dire qu'on fait payer une partie de notre plein
03:05par nos enfants et nos petits-enfants.
03:06C'est, je trouve, d'une facilité déconcertante.
03:10Donc la réalité, c'est que tant qu'on ne s'attaquera pas à la matrice de l'État,
03:14à la façon dont notre modèle social ne fonctionne plus,
03:17tant qu'on continuera de faire des effets d'annonce circonstancielles,
03:22de flagornerie, de flatterie,
03:23nous ne réglerons pas les problèmes.
03:24Et la prochaine crise, ce sera autre chose.
03:26Ce sera peut-être une crise sanitaire, peut-être une crise alimentaire,
03:28juste sur le prix du pétrole.
03:31On risque d'avoir une inflation alimentaire très forte
03:33parce que les engrais azotés dépendent beaucoup du pétrole.
03:37Ils sont indispensables.
03:38Eh bien, on sera...
03:39Le roi est nu parce que le roi est surendetté.
03:42Le roi est surfiscalisé.
03:44Avec nos impôts, on va payer 7 fois plus d'intérêt de la dette de l'État cette année
03:47que tout le budget de la justice.
03:49Et on manque de place de prison.
03:50Et on a des conditions indignes de détention des détenus.
03:53Et on ne sanctionne pas les voix.
03:54On va juste quitter les prisons pour rester juste sur le pétrole.
03:56Il y a un gros débat sur Total.
03:57Les socialistes veulent en déposer une loi pour taxer, vous savez,
04:00les surprofits de Total.
04:02Patrick Pouyannet, son PDG, a prévenu hier.
04:04L'entreprise ne pourra pas, prévient-il, maintenir son plafonnement en cas de taxe.
04:09Est-ce que c'est pour vous une mise en garde ou carrément du chantage ?
04:12C'est surtout cette espèce de frénésie socialiste
04:16qu'on retrouve aux socialistes, mais malheureusement aussi à droite,
04:19aux extrêmes où vous voulez, de toujours taxer.
04:22Nous sommes le pays qui a le record du monde des impôts et des charges.
04:25Et Total a fait plus de 51% de bénéfices, quasiment 5 milliards de bénéfices.
04:29Tant mieux pour eux, parce que si vous taxez Total, deux choses.
04:33Vous favorisez ses concurrents, Exxon, etc.
04:35Est-ce qu'on veut favoriser les entreprises concurrentes d'une entreprise française ?
04:40Deuxième élément, il semblerait que les marges de Total soient tout à fait dans la norme.
04:45Et on verra ce que donneront les résultats là-dessus.
04:47Qu'est-ce que vous voulez dire ?
04:48Troisième élément.
04:49Je vais vous dire plus 51% sur les trimestres.
04:50Ça veut dire quoi la norme ?
04:51Je voudrais vous dire, la norme c'est celle du marché, c'est celle de la concurrence.
04:54Je voudrais, et est-ce que Total fait plus de marge que Exxon, que Shell ?
04:58Enfin, je vous pose la question.
04:59Il n'y a pas de sur-profit pour vous ?
05:01Mais tout ça, ce sont des mots qui flattent l'opinion.
05:04Et en l'occurrence, je vais vous dire simplement aussi qu'il y a un principe de base,
05:08c'est que quand vous taxez le lait, vous ne taxez pas la vache.
05:13Ce n'est pas la vache qui paye, c'est le consommateur.
05:15Quand vous taxez une entreprise, c'est toujours le consommateur qui paye à la fin.
05:18On a le pays qui a les plus fortes taxes sur l'investissement, sur le profit.
05:24On a une sur-taxe depuis maintenant un an et demi sur les résultats financiers, vous le savez.
05:30Donc vous dites stop au Total Machine.
05:31On taxe plus que le reste du monde.
05:34Et on voudrait nous faire croire que le problème du prix du carburant, c'est un manque de taxes.
05:39Pourquoi les autres pays européens, comme la même monnaie, l'Espagne, l'Italie,
05:43pourquoi les consommateurs paient beaucoup moins cher le prix du carburant ?
05:46Parce que l'État a plus de marge de manœuvre et qu'il a pu baisser les taxes.
05:50Ce qui me fait sourire dans tout cela, sourire jaune parce que je fais aussi mon plein d'essence,
05:55c'est que c'est un détournement d'opinion.
05:57C'est un détournement d'opinion.
05:58Aujourd'hui, ce que l'on ne voit pas, en nous parlant des distributeurs,
06:03en nous parlant de Total et pas des autres compagnies étrangères,
06:06d'ailleurs c'est quand même très curieux ce masochisme anti-français,
06:08ce qu'on ne voit pas, c'est que 60% du prix du carburant
06:11vient de la fiscalité qui est la plus élevée du monde.
06:15Oui, et vous ne voulez pas baisser les taxes sur le carburant ?
06:18Oui, parce qu'il y a un principe de réalité financière,
06:20c'est pour ça que je propose la suspension provisoire du C2E,
06:23c'est la moins mauvaise des mesures dans un état exemple.
06:27Et sur le plan diplomatique, David Lissnard,
06:29puisque vous aspirez à diriger la France,
06:31on va écouter Emmanuel Macron qui a redit la position de l'Hexagone
06:35dans ce conflit hier depuis l'Arménie.
06:37Selon lui, une position constante.
06:40Nous appelons à la cessation de toute hostilité,
06:43au retour des négociations diplomatiques,
06:45et au respect de tous les pays de la région,
06:49et au retour de la liberté de navigation.
06:52Toute escalade est une faute qui nourrit la guerre.
06:55Si vous étiez président,
06:56qu'auriez-vous fait différemment d'Emmanuel Macron ?
06:59Pardon, on ne peut être que d'accord avec la paix,
07:01la paix dans le monde,
07:03sans être péjoratif, ça fait un peu Miss France.
07:05Il dit des évidences, le chef de l'État ?
07:08Oui, la désescalade, la paix, la libre circulation,
07:10il a raison.
07:12Le problème, c'est que tout cela, ce sont des mots vides,
07:15non pas de sens, mais d'effet,
07:17puisque les relations internationales,
07:19ce sont évidemment des rapports d'influence,
07:22voire des rapports de force.
07:23Et que lorsque vous empruntez 310 milliards dans l'année,
07:26et que vous empruntez quasiment à 60% à l'étranger,
07:30vous n'êtes plus tout à fait souverain.
07:31Lorsque vous êtes surendetté,
07:32ce qui est le cas de la France,
07:33lorsque vous avez un taux d'industrie manufacturière
07:36qui vient de passer en dessous de l'Espagne,
07:37moins de 10%,
07:38alors qu'on nous parle de réindustrialisation...
07:40Vous dites qu'il y a un déclassement de la France
07:42qui affaiblit le président.
07:42Ce n'est pas joli.
07:43Mais si vous étiez président,
07:44qu'est-ce que vous auriez fait entre l'Iran et les Etats-Unis ?
07:46Est-ce que la position du chef de l'État
07:48vous paraît équilibrée ?
07:50Emmanuel Macron qui appelle à la négociation,
07:52qui a refusé d'aider Donald Trump
07:54quand Donald Trump a réclamé de l'aide
07:55pour rouvrir le détroit d'Hormuz ?
07:57Deux choses.
07:58Les négociations,
07:58elles sont manifestement en cours
08:00d'après ce que l'on sait,
08:02mais malgré les soubresauts
08:04de la parole à la fois iranienne et américaine.
08:06Surtout américaine,
08:07quand il y a un vol de la France américaine.
08:09Deuxième élément,
08:11l'initiative qui devait être, à mon avis, concrétisée,
08:14qu'il faut encore essayer de concrétiser,
08:16c'est une initiative française et européenne
08:18avec nos alliés,
08:21notamment les Émirats arabes unis.
08:22Et je pense qu'on aurait pu rebondir
08:24sur la résolution qu'avait proposée le Bahreïn,
08:27notamment,
08:27qui a été bloquée,
08:29je trouve qu'on n'en parle pas assez,
08:30par la Chine et la Russie
08:32pour une force garantie
08:35de liberté de circulation
08:36sur le détroit d'Hormuz.
08:38Et là, la France a un rôle à jouer.
08:40On a de vraies alliances
08:41qui ont été nouées au gré des années,
08:42et notamment par le président Chirac,
08:44et une possibilité,
08:46grâce à notre marine,
08:47grâce à notre armée,
08:48si l'Italie joue le jeu
08:49avec la Grande-Bretagne,
08:51et les États de la région,
08:52de prendre une initiative
08:54pour garantir la liberté
08:56de la circulation du détroit d'Hormuz.
08:58Mais ce qui est évident,
08:59c'est que la dénéclarisation de l'Iran
09:01est une nécessité absolue, vitale.
09:04On a vu que la balistique iranienne
09:06permettait de toucher des intérêts vitaux,
09:08y compris sur le territoire hexagonal,
09:10et donc, effectivement, oui,
09:12de façon incantatoire,
09:13espérons que les négociations aboutiront.
09:15Une de vos formules fétiches,
09:16c'est de dire
09:17la diplomatie sans armes,
09:18c'est de la musique sans instruments.
09:20David Lissnard, président,
09:21que vous adorez citer.
09:23David Lissnard, président,
09:24il fait quoi,
09:25notamment avec le Charles de Gaulle,
09:26là, aujourd'hui ?
09:26Vous dites qu'il faut reprendre
09:27cette proposition
09:28dans le détroit d'Hormuz.
09:29Qu'est-ce que vous faites vraiment,
09:30physiquement,
09:31si vous étiez aux commandes ?
09:32Alors, un porte-avions,
09:34c'est toujours un outil diplomatique
09:35très fort.
09:36C'est un outil militaire,
09:37mais c'est un outil aussi de puissance,
09:38puisque peu de nations
09:39ont des porte-avions.
09:41Et en l'occurrence,
09:42je pense que notre rôle,
09:43c'est d'assurer la sécurité du Liban.
09:46On a un rôle historique
09:48et majeur à jouer en la matière,
09:49et que, à ce titre,
09:52le désarmement du Hezbollah,
09:53qui est une officine de l'Iran,
09:56est une nécessité absolue.
09:58Et je crois que,
10:00de focaliser sur quelques objectifs atteignables,
10:02un, une coalition internationale
10:04respectueuse de nos intérêts,
10:06c'est-à-dire libérer
10:07la circulation maritime
10:09sur le détroit d'Ormouz,
10:10et de nos principes,
10:11rétablir des principes de droit,
10:13et c'est pas incompatible
10:14défendre des principes
10:15et des intérêts,
10:16d'une part,
10:17et d'autre part,
10:17d'assurer un rôle
10:18de protection du Liban,
10:20d'émancipation du Liban
10:22qui doit retrouver
10:22sa souveraineté,
10:23sa liberté,
10:24ce qui ne peut passer
10:24que par le désarmement du Hezbollah,
10:27est une nécessité,
10:28et que des initiatives
10:29doivent être prises là-dessus,
10:30mais le problème,
10:31c'est que la France
10:31a eu une parole
10:32tellement incohérente
10:33au gré du conflit
10:34au Proche-Orient.
10:36Souvenez-vous
10:36le lendemain du 7 octobre,
10:38l'appel à créer
10:39une coalition
10:41pour Gaza
10:42de lutte contre le terrorisme,
10:44et puis ensuite
10:44des positions contraires
10:46une semaine après.
10:47On les avait d'ailleurs évoqués ici,
10:48les soubresauts
10:49de la position française
10:50n'aident pas
10:51à affirmer
10:52le rôle de notre pays.
10:53Dans un instant,
10:54on va parler
10:54de l'audiovisuel public
10:55et de votre projet
10:57pour débureaucratiser la France,
10:58mais pour l'instant,
10:59il est 8h45
11:00et c'est l'info
11:01en une minute
11:01avec Maureen Sunia.
11:02Invité de France Info ce matin,
11:04le ministre des Transports,
11:05soutien total
11:06et énergie,
11:07le groupe pétrolier
11:08menace de mettre fin
11:09au plafonnement des prix
11:10à la pompe.
11:10Si une taxe sur les super profits
11:12liée à la guerre
11:13au Moyen-Orient
11:14est adoptée,
11:14le total bashing
11:15est désagréable,
11:16dit Philippe Tabarro,
11:17le plafonnement
11:18est particulièrement efficace
11:19et cela aident
11:20les Français au quotidien,
11:21dit-il encore.
11:22Un recul pour Donald Trump,
11:23le président américain
11:24suspend l'opération militaire
11:26qui vise à escorter
11:26des bateaux hors du détroit
11:28d'Hormuz,
11:28opération qui avait débuté hier.
11:30Donald Trump affirme
11:31que cette suspension
11:32sera courte,
11:33le temps de voir
11:34si un accord
11:35peut être finalisé
11:36et signé avec l'Iran.
11:38L'ancienne première ministre
11:39Elisabeth Borne
11:40annonce démissionner
11:41de la présidence
11:42du Conseil national
11:42du parti Renaissance.
11:44Elle crée sa propre structure,
11:46elle affirme
11:46qu'elle ne se retrouve pas
11:47dans la ligne
11:48du parti présidentiel
11:49présidé par un autre
11:50ancien premier ministre,
11:51Gabriel Attal,
11:52qui sera face à Arsenal
11:54en finale de la Ligue
11:55des champions de football.
11:55Deuxième demi-finale,
11:57retour ce soir
11:58à suivre dès 21h
11:59sur France Info.
12:00Le PSG est face au Bayern.
12:02À l'allée,
12:02les Parisiens
12:03se sont imposés
12:045 buts à 4.
12:15Avec David Lissnard,
12:16maire de Cannes,
12:17président de Nouvelle Énergie.
12:18Paul,
12:19c'est un rapport
12:19qui fait débat
12:20et il nous concerne,
12:21c'est celui
12:21sur l'audiovisuel public.
12:23Oui, exactement.
12:23Je vous ai entendu,
12:24M. Lissnard dit
12:24« Ah, ça c'est important
12:25en parlant du foot,
12:26mais désolé,
12:26on préfère vous interroger
12:27sur ce rapport
12:28sur l'audiovisuel public
12:30qui a été publié hier
12:31à l'issue des travaux
12:32tant commentés
12:32de la commission d'enquête
12:33sur l'audiovisuel public.
12:34Je vous commence.
12:35Je vous propose d'écouter
12:36Jérémy Patriel,
12:37est-tu ?
12:37On le sait député Horizon,
12:38président de la commission d'enquête
12:40et il était sur France Info hier soir.
12:41J'ai souhaité
12:42que les Français
12:43puissent regarder
12:44cette commission d'enquête.
12:45La manière
12:45dont une commission d'enquête
12:47pouvait être transformée
12:48en lieu de la politique
12:50spectacle,
12:51en tribunal politique,
12:52en inquisition politique
12:53et j'ai regretté
12:54effectivement
12:54la méthode
12:56employée par le rapporteur.
12:58Je l'ai dit
12:58à plusieurs reprises.
12:59Ce n'était pas
12:59de la politique spectacle ?
13:01On peut considérer
13:02que c'est la politique spectacle.
13:03La politique
13:03est souvent du spectacle
13:04d'ailleurs.
13:06En revanche,
13:06je pense qu'il faut garder
13:08la pertinence
13:09d'un contrôle parlementaire.
13:12Après, chacun
13:12se fait son opinion.
13:13Est-ce que le contrôleur
13:15est objectif ou pas ?
13:16Est-ce qu'il est objectif ?
13:17Mais de se faire,
13:18de contrôler
13:19l'affectation
13:20de quasiment 4 milliards d'euros,
13:224 milliards d'euros
13:23décontribuables.
13:234 milliards d'euros
13:24de vues que les parents ?
13:25Voilà.
13:25Est-ce que supprimer
13:261 milliard
13:27sur ces 4 milliards,
13:28ce n'est pas excessif ?
13:31Pour vous,
13:31Maude Bréjean,
13:31la porte-parole du gouvernement
13:32dit que c'est la destruction
13:33annoncée du service public.
13:34J'essaie de ne pas raisonner
13:35comme ça.
13:36D'ailleurs, je trouve
13:36que la publication
13:38du Premier ministre
13:38était plutôt juste.
13:40C'est-à-dire de rappeler
13:41quels sont les objectifs
13:41d'un service public.
13:42Il parle quand même
13:42d'une occasion manquée,
13:43Sébastien Le Coré.
13:44Oui.
13:46Mais le rapport
13:47a révélé des choses
13:48tout à fait anormales
13:49sur le service public.
13:50Des orientations idéologiques,
13:52Slash TV
13:53qui est un média
13:54très présent auprès des jeunes
13:55qui fait de la propagande
13:57qui est extreme
13:57qu'il y a un privilège blanc.
13:58On a le droit de le penser,
13:59on peut en débattre.
14:00Moi, je ne le pense pas,
14:01mais c'est de la propagande,
14:02etc.
14:03Donc ça,
14:04c'est des choses
14:04qui doivent être révélées.
14:06Le service public,
14:06il a une exigence
14:08d'équilibre,
14:10de neutralité,
14:11d'équilibre,
14:11parce qu'il représente
14:12tous les Français,
14:13tous les contribuables.
14:14En revanche,
14:15il peut y avoir
14:16de la démagogie aussi
14:17dans la critique
14:17du service public.
14:19Je l'ai vu
14:19sur plusieurs sujets.
14:20Moi, je vois,
14:21par exemple,
14:22sur le festival de Cannes,
14:23Cannes Alpus
14:24avait apporté beaucoup
14:25et le service public
14:25a apporté beaucoup aussi.
14:27Il y a eu,
14:27ces trois dernières années,
14:28une très bonne visibilité
14:30de l'événement.
14:31Donc c'est bien
14:32que le service public
14:32aille à Cannes ?
14:33Oui,
14:34ou le service privé.
14:34Moi, le plus performant,
14:35c'est un appel d'offres
14:36que fait le festival de Cannes.
14:37Ils prennent leurs partenaires médias.
14:38Moi, je n'ai pas à juger cela,
14:40mais ce que je veux dire,
14:40c'est que le travail a été fait.
14:42Donc,
14:42ce qui est sûr,
14:43c'est qu'on doit faire des économies
14:44parce qu'on dépense
14:45trop d'argent
14:46et ce qui est paradoxal,
14:47c'est qu'il y a eu
14:48un tel éparpillement
14:49des médias publics
14:50que ça coûte cher,
14:52plus de 4 milliards d'euros
14:53et que les équipes sur le terrain
14:54très souvent manquent de moyens.
14:55Je parle en connaissance de cause.
14:57Donc,
14:58en l'occurrence,
14:59réfléchir
15:00quels seraient
15:00les objectifs
15:01d'un véritable service public.
15:02Comment on peut mettre en valeur
15:03les grandes oeuvres culturelles,
15:05les grandes oeuvres de l'esprit ?
15:08Comment on peut soutenir
15:09un regard international
15:10aussi différent ?
15:11Tout cela,
15:12c'est dans la vocation
15:13des services publics.
15:14Moi,
15:14je pense qu'il y a trop de chaînes.
15:15Il y a des chaînes
15:15qui doivent être fermées,
15:16d'autres fusionnées,
15:17d'autres qui peuvent être vendues.
15:18Moi,
15:18je propose depuis longtemps
15:19que France 2,
15:20qui a une valeur commerciale,
15:22soit privatisée,
15:23ce qui nous fait des recettes.
15:24Vous voulez privatiser France 2 ?
15:25Oui,
15:25tout à fait,
15:26et qu'on garde
15:26deux grandes chaînes publiques,
15:28une qui,
15:29notamment,
15:30est sur la vocation
15:30du service public
15:31de proximité
15:32et une autre
15:32sur une vocation culturelle,
15:34artistique
15:34et internationale.
15:35Arte fait un travail remarquable.
15:38Je pense qu'au-delà
15:40de la polémique,
15:42regardons la bonne affectation
15:43de l'argent des contribuables,
15:44définition de vraies missions
15:46qui font la noblesse
15:47d'un service public
15:48et qui interviennent
15:49en subsidiarité
15:50par rapport à ce que peut apporter
15:51le pluralisme des médias.
15:53Le plus important,
15:54c'est qu'il y ait
15:54un pluralisme des médias.
15:55Vous êtes mise en scène
15:56avec une broyeuse
15:57déchiquetant
15:58le code du travail
15:59ou de l'environnement
16:01pour illustrer...
16:01On reconnaissez vous-même.
16:02Voilà,
16:03c'était pour illustrer
16:03votre mantra,
16:04la lutte contre la bureaucratie.
16:06Ça fait penser
16:07au président argentin,
16:09Javier Mileï,
16:10avec sa tronçonneuse.
16:11Est-ce que vous prenez
16:12pour Javier Mileï ?
16:13En tout cas,
16:14ce que j'ai sûr,
16:14c'est que vous ne m'auriez
16:15jamais interrogé
16:16sur mes annonces
16:16sur la déburocratisation
16:18si je n'avais pas fait ça.
16:20Je ne vous fais pas
16:22de procès d'intention,
16:23mais je l'imagine.
16:24En tout cas,
16:24vous l'avez fait
16:25pour...
16:25La réalité,
16:26c'est qu'aujourd'hui,
16:27beaucoup de Français
16:28dans leur vie quotidienne,
16:30beaucoup de porteurs de projets,
16:31beaucoup de maires,
16:32d'élus locaux,
16:33beaucoup de chefs d'entreprise
16:34par un droit
16:35qui est devenu
16:36un droit inflationniste,
16:37un droit contradictoire,
16:39quand le code
16:41de la commande publique
16:42fait qu'on paye tous
16:44mécaniquement
16:4520%,
16:4630% plus cher
16:46dans la...
16:47D'ailleurs,
16:48ça vous concerne aussi.
16:50Lorsque le fait
16:51que dans la même semaine,
16:52vous pouvez être
16:54enjoint
16:54à ne plus du tout
16:55urbaniser
16:56parce qu'il y a
16:56le zéro artificialisation net
16:58qui s'est appliqué
16:58à la codification,
16:59mais enjoint aussi
17:00au titre de la loi
17:01SRU
17:02à réaliser 480 logements sociaux
17:04dans la même semaine,
17:05vous recevez les deux
17:05injonctions.
17:06C'est très technique
17:07pour qu'on comprenne
17:08quand vous voulez supprimer
17:09300 textes à supprimer
17:10dès le premier jour,
17:10si vous en aviez un
17:11qui parle à tout le monde,
17:12ce serait lequel ?
17:13300 quoi ?
17:14Vous supprimeriez,
17:16c'est dur à dire,
17:17300 textes à broyer
17:18dès le premier jour,
17:18ce que vous avez dit.
17:19Si vous aviez un texte
17:20qui parlait à tout le monde,
17:21ce serait lequel ?
17:22Par exemple,
17:23tiens,
17:23les DPE,
17:24les diagnostics
17:26de performance énergétique
17:27qui font qu'aujourd'hui,
17:28on retire des centaines
17:30de milliers de logements
17:31de l'offre de logements,
17:33alors que c'est la crise sociale
17:35la plus grave actuelle,
17:37c'est la difficulté
17:38d'accéder à un logement
17:39et de face sur une espèce
17:41d'usine à gaz
17:42qui est paradoxale
17:43pour quelque chose
17:43qui a une vocation
17:44environnementale,
17:45qui n'apporte rien
17:45sur le plan environnemental.
17:47C'est plusieurs fois
17:47que vous vous attaquez
17:47aux choses environnementales,
17:48c'est comme sur le pétrole.
17:51Non, mais pour une raison
17:52tout à fait simple,
17:53c'est qu'en fait,
17:54cette codification excessive
17:56et contradictoire
17:57ne défend pas
17:57la cause environnementale.
17:58Moi, je la défends
17:59à la cause environnementale.
17:59Il faut un droit international,
18:01il faut de l'innovation
18:02et vous voyez que concrètement,
18:05dans ma ville,
18:05là, on est en train
18:06de réaliser trois réseaux
18:07de chaleur
18:07qui vont nous permettre
18:08d'avoir une énergie moins chère
18:10décarbonée à 80%.
18:11Pourquoi faut-il
18:12cinq ou six ans
18:13de procédure exclusivement
18:14pour développer
18:15un réseau de chaleur ?
18:16Parce qu'on est face
18:17à des injonctions juridiques
18:19contradictoires.
18:21Vous vous rendez compte
18:22que le droit en France
18:23a eu une inflation
18:24de plus de 50% en 20 ans.
18:25Oui, alors juste,
18:26David Disner,
18:27parce qu'il faut qu'on avance.
18:27Et c'est ce qui fait
18:28qu'on a moins de services publics.
18:29C'est-à-dire que tout le paradoxe,
18:31on a le record du monde
18:32de la dépense publique,
18:3350% de la richesse,
18:34et pourtant,
18:35on a 22% des urgences hospitalières
18:37qui n'arrivent plus
18:38à assumer leur mission,
18:39on a quasiment plus
18:40de police nationale
18:40la nuit en zone police,
18:42on dépense plus qu'ailleurs,
18:43on a des fonctionnaires
18:44qui sont de bon niveau
18:45et qui sont moins bien payés.
18:46Mais oui,
18:47c'est un détournement d'argent
18:48par l'excès bureaucratique.
18:49Javier Mileï,
18:50c'est aussi l'ultralibéralisme
18:51avec ses conséquences
18:52en Argentine,
18:53les coupes dans les retraites,
18:54la sécurité sociale,
18:56l'enseignement,
18:57le démantèlement
18:57des politiques publiques.
18:59Est-ce que c'est ça
18:59que vous voulez en France ?
19:00Mais votre question,
19:01elle est biaisée.
19:02Elle est parce que,
19:03vous dites,
19:04moi je ne suis pas là
19:04pour défendre,
19:04je ne suis pas en Argentine.
19:05Mais c'est vous
19:05qui vous mettez en scène
19:06avec les moyeuses.
19:07Vous dites les conséquences.
19:09Le niveau de pauvreté
19:10en Argentine a diminué
19:11de plus de 20 points.
19:12L'inflation a été divisée
19:13par 20,
19:13c'est facile.
19:14Le pays était en récession,
19:16il a 5% de croissance.
19:17Le niveau de pauvreté
19:17a diminué, bien sûr.
19:18En Argentine ?
19:19Oui, vérifiez-le.
19:20Alors j'espère que
19:22le fact-jacking sera
19:23le vrai ou faux
19:24objectif.
19:25Parce qu'il y a eu
19:26un fact-jacking
19:27et notamment
19:28une fact-jacking,
19:29je ne sais pas comment
19:29on dit aux féminins,
19:30qui avait été mise en place.
19:31Vous dites que les Argentins
19:31vivent mieux.
19:32En tout cas,
19:32ils ont choisi de l'enrer élu.
19:34Il a gagné la législative
19:35et puis un jour,
19:35il perdra les élections
19:36et ils passeront à autre chose.
19:37Donc c'est une référence
19:37ce que je veux dire,
19:38c'est qu'aujourd'hui,
19:39si vous voulez plus de policiers
19:41pour nous protéger,
19:41plus de magistrats,
19:42plus de places de prison,
19:43des soignants mieux payés,
19:45des enseignants,
19:45la crise de l'éducation,
19:47elle est majeure
19:47dans le pays
19:48qui dépense le plus au monde.
19:50Vous voulez qu'il y ait
19:50moins de bureaucrates.
19:51Si vous voulez qu'il y ait
19:52moins de bureaucrates,
19:52il faut qu'il y ait
19:52moins de bureaucratie.
19:53Il y a une étape avant,
19:53c'est la présidentielle.
19:55Vous avez quitté
19:55le parti Les Républicains,
19:57donc vous étiez vice-président
19:58pour vous consacrer justement
19:59à votre campagne.
20:01Depuis, Bruno Rotaillot
20:02a été désigné candidat
20:04officiel de LR,
20:05malgré les autres ambitions
20:07à droite.
20:08Vous, vous vouliez
20:09un système de départage,
20:11une primaire.
20:13Ça ne sera pas le cas,
20:14en tout cas pas à court terme
20:15pour Bruno Rotaillot.
20:15Qu'est-ce qui va se passer
20:16s'il n'y a pas de primaire,
20:18David Lysnard ?
20:19Est-ce que vous allez
20:20vous ranger derrière
20:22Bruno Rotaillot ?
20:22C'est une question très légitime.
20:24Aujourd'hui,
20:25il y a un éclatement
20:26de la proposition politique
20:27à droite et au centre
20:28qui fait qu'on risque
20:30de regarder le deuxième tour
20:31dans son canapé
20:32devant la télé.
20:33Donc, moi je suis guidé
20:34par un principe de réalité.
20:35C'est qu'on ne peut plus
20:36se permettre un premier tour
20:38qui départage
20:39les candidats droits
20:40comme c'était le cas à l'époque
20:41des Chirac-Baladur,
20:44Bar-Chirac-Giscard,
20:45enfin, on pourrait monter
20:46à Chaban-Pompidou,
20:48grand président Pompidou.
20:50Et donc,
20:51c'est un principe de réalité.
20:52C'est-à-dire qu'avant
20:52la demi-finale du premier tour,
20:54il faut organiser
20:55un quart de finale.
20:56Pour l'instant,
20:57je n'ai pas entendu
20:57un contre-argument.
20:59On voit bien
21:00qu'il n'y a pas
21:00le candidat naturel
21:01à la Sarkozy 2007
21:03qui écrase la concurrence.
21:04Et comme je ne me retrouve pas
21:06dans les projets
21:07que je constate
21:08qui pour moi sont
21:09soit des projets
21:10qui sont trop étatistes,
21:12soit de personnes
21:12qui vont dire,
21:13qui vont parler de rupture,
21:14qui vont dire,
21:15allez,
21:15je vais renverser la table.
21:17En fait,
21:17ils ne feront que casser la vaisselle.
21:18Et je ne suis pas sûr
21:19qu'ils changeront la nappe.
21:21Donc,
21:21j'avance mes propositions.
21:23J'essaie de faire entendre
21:24une voix du terrain,
21:24de ce que je constate
21:26comme maire,
21:26comme ancien commerçant.
21:28Et j'espère convaincre
21:29tout le monde
21:30de cette exigence.
21:31Ce que je veux dire,
21:32c'est que,
21:33posez la question
21:33à ceux qui refusent
21:34la compétition.
21:35C'est quand même curieux
21:36de dire de droite
21:37et d'être contre la compétition.
21:38Vous avez dit ça,
21:38on vous entend.
21:39Seulement vous,
21:39vous proposez une primaire
21:41qui irait jusqu'à Éric Zemmour,
21:43notamment.
21:44Donc,
21:44vous proposez tout de même
21:46quelque chose
21:46qui n'est pas évident
21:47pour la droite.
21:48Vous,
21:48ça ne vous pose pas de problème
21:49de vous associer
21:50avec un parti reconquête
21:52qui est allié
21:53avec l'AFD,
21:54l'extrême droite allemande
21:56et ses références
21:56navires au Parlement européen
21:58avec un parti,
22:00un homme
22:01qui a cherché
22:02à réhabiliter
22:03le maréchal Philippe Pétain
22:04sur la question des Juifs.
22:05ça ne vous pose pas de problème
22:06que vous avez des affinités.
22:07Tout cela est très intéressant
22:08mais comme la question est bien
22:09puisque vous vous associez,
22:10parce que j'ai parlé de ça.
22:11Faire une primaire avec.
22:12C'est-à-dire que
22:12vous retirez
22:13et vous vous gagnez.
22:14Donc,
22:15plutôt que d'affronter
22:16au premier tour
22:16de la présidentielle
22:17et de prendre le risque
22:19de regarder le deuxième tour
22:21Bardella-Mélenchon
22:22selon la formule consacrée,
22:23je pense qu'il vaut mieux
22:25affronter la concurrence avant.
22:26C'est tout.
22:27Et donc,
22:29dans ce que j'ai proposé,
22:30là aussi,
22:30c'est parce que vous vous opposez
22:32à Éric Zemmour
22:32que vous voulez faire une primaire avec lui.
22:33Si vos questions sont plus longues
22:34que mes réponses,
22:35ça va être compliqué pour moi.
22:36Et donc,
22:37ce que je propose,
22:38c'est qu'on ne définisse pas
22:39le périmètre.
22:40C'est ce que je...
22:40Mes vertus a répété,
22:42c'est ce que j'avais dit
22:42à Gérard Larcher,
22:43c'est-à-dire qu'on dise
22:44on organise une compétition
22:45de la droite,
22:47vient qui veut,
22:48et donc,
22:49le plus large possible,
22:51et vote qui veut.
22:52Donc,
22:53Edouard Philippe devrait venir.
22:55Si M. Attal,
22:56il y a un jour,
22:56il est à droite qui vienne
22:57ou alors il fera la primaire de gauche,
22:58ça dépend des jours.
23:01Il faudrait lui poser la question.
23:03Bruno Retailleau,
23:05Gérald Darmanin,
23:07voilà.
23:07Et je pense que,
23:08par exemple,
23:09M. Dupont-Aignan,
23:09dont on ne parle jamais,
23:10il a fait 4,8% en 2017,
23:13ce qui a empêché François Fillon
23:15d'aller au second tour.
23:16On entend ce que vous dites.
23:17Ce que je veux dire,
23:18c'est que je ne demande pas
23:19à Edouard Philippe
23:20de soutenir Sarah Knafow.
23:22Ce n'est pas du tout ça.
23:23Je dis,
23:23le principe de réalité,
23:25c'est d'organiser une compétition
23:27avant le premier tour
23:28pour gagner les élections.
23:30Et celui qui perd,
23:31soit il soutient,
23:32soit il se tait jusqu'à la présidentielle.
23:34David Lissnard,
23:34c'est la question qui fait
23:35tousser la croisette
23:36à l'approche du festival de Cannes
23:38du 12 au 23 mai.
23:39En tant que maire,
23:40cette année,
23:41vous voulez vous attaquer
23:42au tapis rouge de la drogue.
23:44Alors l'idée,
23:44c'est quoi ?
23:45Que vous soyez puissant
23:46ou misérable
23:48face à la drogue,
23:49le jugement sera le même.
23:50C'est ça ?
23:50S'il y a une actrice
23:51qui fume un joint sur la croisette,
23:54ça sera verbalisé ?
23:55Moi, je ne l'ai pas dit comme ça.
23:56Ça fait toujours un effet de buzz,
23:58mais oui,
23:58j'aime bien votre formule.
24:01Aujourd'hui,
24:01on a un nouveau contexte législatif.
24:03Il y a une loi anti-narcotrafic,
24:05d'ailleurs grâce au sénateur
24:06Étienne Blanc,
24:07qui est de Nouvelle Énergie,
24:07je vous tiens à le dire.
24:09Et on a des nouveaux moyens judiciaires.
24:12On a dans toutes les villes,
24:13dans tous les villages,
24:14malheureusement,
24:14on est gangréné par le narcotrafic.
24:17Il y a un problème de drogue au festival de Cannes ?
24:18Non, mais je ne dis pas ça.
24:20C'est marrant,
24:20parce que ce que je dis,
24:21c'est qu'il serait quand même étrange
24:23qu'il n'y ait pas de drogue
24:25lorsque 200 000 personnes
24:26viennent à Cannes
24:26pendant le festival de Cannes,
24:27alors que le reste de l'année,
24:28j'ai de la drogue.
24:29Donc moi,
24:30je ne suis pas là pour désigner
24:31une population ou une autre.
24:32Je ne suis pas là pour dire
24:32qu'il y a une nature différente.
24:35Certains le disent,
24:35d'autres le prétendent.
24:36Je n'en sais rien.
24:36Je vous le dis.
24:37Ce que je dis,
24:38c'est que pendant le festival,
24:39j'ai des renforts de police.
24:40Il y a plus d'officiers de police judiciaire.
24:42Il y a des CRS qui viennent,
24:43qu'on a des moyens.
24:44Donc, festivalier ou non,
24:45tout le monde sera allogé.
24:46Je trouve ça normal
24:47et je trouve que c'est très important aussi
24:48pour toutes les personnes
24:49qui sont contrôlées
24:50tout le reste de l'année
24:51parce que c'est une ville
24:51de vrais habitants en Cannes.
24:52C'est une ville
24:52qui a un taux de pauvreté élevé,
24:5421%,
24:54beaucoup plus que Paris.
24:56C'est ce qui m'est connu.
24:56Merci beaucoup David Lissnard.
24:57Et je vais vous étenir
24:59que j'ai eu l'accord du préfet.
25:01On a fait une réunion la semaine dernière
25:02et il y aura des contrôles
25:03de stupéfiants
25:04pendant le festival
25:05dans toute la ville,
25:06y compris sur la croisée.
25:07Merci David Lissnard.
25:08Merci à vous.
25:09Merci Paul.
25:09Tout de suite, les informés.
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