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  • il y a 11 heures
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, parle de l’augmentation des prix des carburants : «Les pays européens qui dépendent du pétrole ont baissé les taxes».

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Transcription
00:00Il y a deux sujets dans ce que vous abordez. D'abord, il y a la question immédiate du quotidien
00:04des Français et des millions de gens qui utilisent leur voiture pour aller travailler
00:08et qui sont contraints depuis plusieurs semaines de restreindre leur déplacement, de faire des petits pleins de 20 à 25
00:14euros en attendant peut-être d'avoir une baisse pérenne du prix de l'essence dans les semaines qui suivent.
00:21Je pense à nos artisans, à nos infirmières libérales, à nos commerçants, à nos pêcheurs, à nos routiers qui ont
00:26besoin de leur véhicule pour aller travailler et qui ne sont pas aidés.
00:29Les aides qui sont utilisées, en tout cas déployées par le gouvernement, sont dérisoires. Elles ne vont cibler que quelques
00:35personnes.
00:35Une cinquantaine d'euros à compter du mois de juin. Elles vont donc laisser sur le bord de la route
00:40des millions de Français dans un pays qui compte 40 millions d'automobiles.
00:45Je pense que ce n'est pas à la hauteur. Un nouveau train d'aide sera annoncé la semaine prochaine.
00:48Je regarde d'abord la situation en Europe. Tous les pays européens qui dépendent du pétrole ont baissé les taxes.
00:55Je pense à l'Italie, je pense à l'Espagne, je pense au Portugal, je pense à l'Allemagne, je
00:59pense à la Pologne.
01:00Donc si j'étais à la place du Premier ministre, j'aurais baissé la TVA de 20% à 5
01:07,5% sur l'énergie, notamment sur le carburant.
01:10Et j'aurais baissé de 16 centimes la TICPE. Ce qui fait qu'avec un gouvernement rassemblement national, on aurait
01:15rendu immédiatement 40 centimes sur le litre à la pompe.
01:18Et donc, je vais rentrer dans le détail. Et donc concrètement, pour les Français qui nous regardent, sur un plein
01:24moyen de 50 litres, c'est 25 euros que je rends immédiatement à la pompe.
01:28C'est moins d'un pour cent de la dépense publique en termes de coûts. Donc on pourra rentrer dans
01:31la situation budgétaire de l'État.
01:33Mais c'est un choix budgétaire qui est nécessaire et qui est aujourd'hui demandé par des millions de gens
01:38et qui peut se retrouver immédiatement à la pompe.
01:40Pourquoi est-ce que lorsqu'on va, par exemple, en Espagne ? Moi, j'ai des amis qui étaient en
01:44Espagne il y a quelques jours et ils m'ont envoyé la photo de la station Essence.
01:48Quand vous payez 1,50 euro en Espagne, c'est bien qu'il y a un sujet. Et ce sujet,
01:51c'est évidemment le sujet de la pression fiscale.
01:54J'ai été regarder, jusqu'à contexte exceptionnel, mesure exceptionnelle, ce qui avait été fait en 2008, pendant la crise
02:01des subprimes et la crise que l'économie internationale avait connue.
02:04En 2008, le baril était à 147 dollars. L'essence, c'était à 1,45 euro.
02:10Donc ce qui a changé depuis, c'est la pression fiscale qui est mise sur la France du travail, qui
02:14est mise sur les millions de gens qui ont besoin de leur véhicule.
02:17Donc, d'accord, mais enfin la fiscalité et les prélèvements obligatoires dans une économie française qui dégouline de normes et
02:23dégouline d'impôts n'étaient pas la même.
02:25Or, je pense qu'on est là vraiment au cœur de... D'abord, ce n'était pas la même fiscalité
02:30à l'époque.
02:32Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'on voit bien là que la pression fiscale qui
02:35a été mise sur l'économie française, et notamment sur les gens qui travaillent,
02:38elle est non seulement insoutenable, mais on est là au cœur d'un des problèmes majeurs de l'économie française.
02:42Donc, si j'avais été à la place de M. Lecornu, j'aurais baissé les taxes sur l'essence et
02:46j'aurais immédiatement rendu du pouvoir d'achat aux Français en soulageant les autonomistes.
02:50Deuxièmement, vous m'avez interrogé sur Total.
02:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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