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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:01Bonsoir à tous, face à l'info, ravi de vous retrouver ce soir, j'espère que vous allez bien au
00:05sommaire.
00:06C'est le jour J pour le rapport Charles Aloncle, enfin publié.
00:10Un site de l'Assemblée nationale rendu inaccessible, prix d'assaut.
00:15Des milliers de Français se ruent pour le télécharger.
00:17Six mois d'enquête, 500 pages de rapport, 80 propositions chocs, salaires, gaspillages, biais idéologiques.
00:24Les Français veulent savoir où passe leur argent.
00:27En exclusivité ce soir, notre invité Charles Aloncle lui-même, qui vient tout nous expliquer, toutes ses propositions, dans Face
00:37à l'info ce soir.
00:39Ce soir également en exclusivité, la sortie d'un livre publié demain, Les Intouchables de l'audiovisuel public,
00:45les révélations chocs de la commission d'enquête aux éditions L'Artilleur,
00:49livre de Michel Goldstein, ancien cadre de France Télévisions, et Éric Mouriot, journaliste,
00:55salaire indécent, coût extravagant, des programmes, militantisme idéologique assumé, avantage en nature, frais de réception,
01:03souptuaire, copinage politique.
01:06Ce livre dissèque, témoignage à l'appui, la machine publique hors de contrôle, financée par vos impôts.
01:14Après le rapport à l'oncle, voilà la contre-enquête.
01:17L'auteur Éric Mouriot est notre invité en avant-première dans Face à l'info ce soir.
01:22La cérémonie des Molières s'est déroulée sans polémique, selon le quotidien Le Monde.
01:28Vraiment ?
01:28Sur scène, Marwan Benlazar a brandi une baguette de pain et déclaré, je cite,
01:35« Mon allégeance à la République a des limites. »
01:38Dans une provocation islamo-militante clairement calculée,
01:41les drag queens ont occupé le terrain,
01:44les hommes blancs de plus de 50 ans ont été raillés,
01:47et l'imprésidente de France Télévisions a applaudi.
01:50Et si c'était toujours la même caste culturelle qui sermonnait les Français,
01:56imposait sa nouvelle religion diversitaire et célébrait ce qui divise ?
02:01« Ce n'est pas une fête du théâtre, mais une messe militante »,
02:05l'édito de Mathieu Boccoté.
02:08Dans l'émission de Jeux Télé sur France 2, chacun son tour,
02:12l'animateur a repris une candidate qui avait fait référence au christianisme
02:17à travers une expression suscitant une vive polémique sur les réseaux sociaux.
02:21La candidate parle de chemin de croix.
02:23L'animateur, Bruno Guillon, reprend qu'on n'est pas attaché à une religion en particulier, je cite.
02:29Une expression française, vieille de plusieurs siècles,
02:32ancrée dans le paysage, dans le langage courant pour dire un parcours difficile.
02:37Et cette phrase est désormais suspecte de christianisme.
02:40On la neutralise comme une marque publicitaire interdite.
02:45En France, on en est à censurer sa propre langue sur le service public,
02:50l'analyse de Gabriel Cluzet.
02:52Ce soir, l'Iran continue d'attaquer les Émirats arabes unis.
02:56Et hier, le pays a lancé 15 missiles, 4 drones sur le pays,
03:01brisant le fragile cessez-le-feu d'avril.
03:04Les défenses émiraties en ont intercepté la plupart,
03:07mais un drone a touché un terminal pétrolier provoquant un incendie blessant 3 personnes.
03:13Abu Dhabi dénonce une agression très très, c'est dangereuse,
03:16et réserve son plein droit de riposter.
03:19Les Émirats, proches d'Israël et des États-Unis, vont-ils frapper en retour ?
03:24« Toute la région est en alerte », le décretage ce soir de Michel Fayad.
03:29Et puis le rapport à l'oncle révèle un audiovisuel public devenu un État dans l'État,
03:35sans réel contrôle idéologiquement dérivé et financé par nos impôts.
03:40Fusionner des chaînes, supprimer des doublons, restaurer le pluralisme,
03:44les propositions font hurler ceux qui perdraient leurs joujoux et leur pouvoir clérical.
03:49Dérifine Ernotte, elle y voit un affaiblissement historique et un plan social.
03:53En fin d'émission, ça sera l'édito coup de poing de Mathieu Bourcoté.
03:58Une heure pour tout se dire et sans tabou avec nos mosquetaires et c'est parti.
04:12Sous-titrage Société Radio-Canada
04:38Ah, c'est bien de commencer en chanson.
04:43Par une fausse note.
04:44On commence par une fausse note.
04:46Non, mais il chante bien, il chante bien.
04:48Pourquoi vous vous manquez ?
04:50Emmanuel Macron s'est rendu en Arménie du 3 au 5 mai pour une visite d'État,
04:56dans le cadre notamment du sommet de la communauté politique européenne,
05:00pour rapprocher les deux pays.
05:02Il était important pour nous de commencer par quelques petites notes légères de musique avec Emmanuel Macron.
05:09C'était hier la cérémonie des Molières diffusée sur France 2.
05:13Le Monde, peut-être avec une forme d'humour involontaire,
05:17a affirmé que le tout s'était déroulé harmonieusement et sans polémique.
05:23Mathieu Bourcoté, était-ce vraiment le cas ?
05:25Vous avez raison de dire que c'était de l'humour probablement involontaire.
05:29Ou alors volontaire, c'est encore pire.
05:31Quoi qu'il en soit, voilà comment nous est raconté l'événement.
05:35Je cite,
05:35« Une cérémonie sans polémique. Un autre commentaire dans la mise en scène. Pas l'ombre d'un esclandre.
05:43Globalement, tout s'est bien passé. Nul polémique, nul sujet de division, nul controverse, nul querelle.
05:51Si je me fie au quotidien de références en lutte contre la désinformation, le monde, tout va bien.
05:59Comme aurait dit l'autre, aujourd'hui, rien. »
06:02Mais il se trouve que, c'est encore plus loin, c'est très bien, parce que sinon, seulement il ne
06:07s'est rien passé de mal,
06:08mais tout s'est même très bien passé, pas de polémique.
06:10Et là, on nous dit, par exemple, la présentation par Alex Vizorek, qui était le maître de cérémonie,
06:15parce qu'on avait une espèce de polémique autour de la CGT.
06:18Laissez de côté. Je cite,
06:20« L'inquiétude était pourtant palpable lors des prises de parole qui se sont succédées des premiers aux derniers lauréats.
06:26Une inquiétude diffuse dont Alex Vizorek, brillant maître de cérémonie,
06:30a su se faire d'entrée de jeu le passeur.
06:32De retour pour la troisième fois aux manettes de la soirée de récompense du théâtre français,
06:37l'humoriste belge, qui assaisonne ses moqueries d'une ironie cinglante,
06:41a ramassé dans sa présentation les problèmes d'argent, d'égo, de narcissisme, de conformisme,
06:47de misogynie, mais aussi les menaces de l'extrême droite ou les dangers de l'intelligence artificielle.
06:53Mais tout est beau, c'est un communiqué de presse écrit par Chad GPT, présenté comme un article du Monde.
06:58C'est une blague, je pense qu'il y a vraiment quelqu'un qui est derrière ce texte, c'est
07:01encore pire.
07:02Donc quoi qu'il en soit, ils nous disent que rien ne s'est passé.
07:06Et je me suis demandé, soit ils nous mentent.
07:08Il faut toujours prendre au sérieux la possibilité que les gens nous mentent.
07:10Soit ils ne se rendent pas compte qu'il s'est passé quelque chose.
07:13Peut-être qu'ils ne voient pas qu'il y a un problème dans ce qui s'est passé,
07:16et j'y reviendrai dans son instant.
07:17Peut-être que comme les gens de l'audiovisuel public, ils sont convaincus qu'ils n'ont pas de bien.
07:21Peut-être que comme Patrick Cohen, par exemple, le nom à Nira, bien évidemment,
07:25ils sont convaincus d'être objectifs.
07:27Oui, peut-être, peut-être.
07:29Peut-être qu'ils sont convaincus qu'on était devant un événement normal.
07:33Or, que s'est-il passé si vous regardez un peu les réseaux sociaux?
07:36Vous savez, les réseaux sociaux qu'on veut fermer aujourd'hui,
07:38qu'on voudrait contrôler parce que des choses s'y passent.
07:41Par exemple, des faits dont on ne nous parle pas remontent à la surface.
07:45Manifestement, il s'est peut-être passé quelque chose.
07:47Il y a peut-être eu une polémique,
07:48et cette polémique a peut-être porté à conséquence.
07:51En deux temps.
07:53La première, avec Merwan Benlazar.
07:55Vous l'avez vu passer, cet humoriste
07:57qui avait eu un bref passage à la télévision sur la 5
08:01et qui avait été accusé, je ne sais pas si c'est à raison ou à tort,
08:05d'islamisme.
08:06On disait que globalement, il faisait sous le couvert de l'humour
08:09de la propagande islamiste.
08:11Eh bien, hier, il est invité à se joindre à la cérémonie
08:16pour remettre un prix.
08:17Est-ce qu'on peut mettre sa photo, ma chère France?
08:19Ah oui, oui, oui, oui, il paraît très bien l'heure.
08:21Donc, si on peut le voir, il arrive pour remettre un prix.
08:25Et on se demande pourquoi.
08:26Qu'est-ce qu'il fait là exactement?
08:27Et l'Izorek explique, il est franchement très bien.
08:30Globalement, il laisse entendre qu'il a été victime d'islamophobie,
08:33donc on comprend de racisme potentiellement.
08:35Il est temps de corriger cette injustice dont il a été victime.
08:39Et dès lors, il faut le réhabiliter aux yeux de tous
08:42dans la communauté artistique et citoyenne.
08:44Comment ça s'opère?
08:45Il arrive lui-même, dit, j'ai changé, j'ai un béret.
08:47Mais quand j'ai un char de matelot, pour le reste, la barbe,
08:51elle est poussée en France, donc ne vous inquiétez pas.
08:53Mais là, il fait des blagues au seuil de l'islamisme à plusieurs reprises.
08:57Et à un moment donné, pour marquer sa pleine intégration
09:00à la communauté des mœurs françaises,
09:01donc il prend la baguette,
09:02mais quand on lui remet une bouteille de vin,
09:05là, il dit, un instant, mon allégeance à la République a des limites.
09:09Alors, c'est une blague, encore une fois.
09:11Et il fait le lien entre le vin et la République.
09:13Moi, je ferais le lien entre le vin et la France, mais qu'importe.
09:16Mon allégeance à la République a des limites.
09:19Qu'est-ce que ça veut dire par là?
09:20C'est un message codé, encore une fois,
09:23où il envoie le signal à tous,
09:24« Regardez, je suis ici à mes conditions et non selon les vôtres. »
09:29Ce qui a, soit dit en passant, choqué le député Guillaume Gasparian,
09:32l'ancien ministre qui a fondé le Parti de la liberté,
09:35et il nous dit, commentant cela,
09:37dont acte, « Notre allégeance à payer des impôts
09:40pour diffuser de tels propos a des limites.
09:43Merci, France TV, de donner les meilleurs arguments
09:45pour couper vos dotations publiques. »
09:48Alors, c'est intéressant.
09:49Donc là, il y a une réaction politique sur le mode,
09:51y a-t-il meilleur argument pro-Charles Aloncle
09:55que cet humoriste invité dans les circonstances
09:58pour nous montrer, parce que pourquoi l'invite-t-il?
10:00Pourquoi l'invite-t-il?
10:01Pour faire un immense bras d'honneur à la population.
10:04Tout le monde sait que les Français,
10:06pour de bonnes raisons aujourd'hui,
10:07ont des réserves envers les manifestations
10:09d'un islam conquérant et ostentatoire.
10:11Pas devant tous les musulmans, je le répète,
10:12pour ceux qui ne comprendraient pas.
10:14Mais un certain islam, un peu conquérant,
10:17qui envoie les signes ostentatoires
10:18du fait qu'il ne se plie pas à la France,
10:20mais qu'il veut islamiser la France,
10:21les Français, globalement, sont allergiques à cela.
10:24Que nous dit la caste médiatique lors de cet événement?
10:28Nous allons vous l'imposer.
10:30Vous n'en voulez pas, c'est bien la preuve
10:32que vous êtes fermés.
10:33Nous allons vous imposer le symbole
10:35et vous passerez pour des ploucs et des fermés
10:37et des sans-génies et des islamophobes
10:40et des racistes si vous n'applaudissez pas.
10:42Et qu'est-ce qu'on a vu d'ailleurs?
10:44On a vu les gens applaudir tous ensemble,
10:46tous ensemble pour célébrer en fait
10:48ce grand geste d'ouverture
10:49qui consistait à accueillir M. Merwan Ben-Lazare.
10:54Moi, j'appelle ça toujours les applaudissements
10:56du maréchal Staline.
10:58C'est-à-dire là, on est dans une séquence
10:59où tout le monde doit applaudir
11:00et le premier qui cesse d'applaudir,
11:02on sent que c'est un réactionnaire.
11:04S'il cesse d'applaudir avant les autres,
11:05c'est qu'on sent qu'il manque de cœur.
11:07N'imaginez surtout pas celui
11:08qui n'oserait même pas applaudir.
11:09Là, on serait franchement devant un nazi.
11:11Donc, il y a cette espèce de mise en scène,
11:13d'exhibitionnisme de la vertu
11:15et plus vous crachez sur votre propre peuple
11:17et plus vous êtes quelqu'un d'ouvert.
11:19Mais on ne nous a dit pas de polémique.
11:21Il se peut qu'il y en ait une deuxième.
11:22La polémique drag queen.
11:24Alors là, soudainement, c'est Paloma.
11:26Paloma, la reine des drag queens,
11:28qui dit, se présente ainsi, encore une fois,
11:30à Visorek, qui est le maître de cérémonie.
11:33« Je suis la reine de France,
11:35mais vous avez choisi Visorek
11:37pour présenter la cérémonie.
11:39Un comique belge hétéro
11:41avec une coupe de fin de race,
11:43on dirait André Rieux.
11:45Ce soir, on célèbre quatre hommes blancs
11:47de plus de 50 ans. »
11:49Ah, ça, c'est drôle!
11:50Ça, c'est drôle!
11:51Mais ce qui est intéressant,
11:52ça l'a dit là-dedans,
11:53c'est donc la normalisation
11:54de la figure de la drag queen
11:56dans les circonstances
11:57comme nouveau symbole
11:58d'ouverture d'esprit.
11:59Si vous n'applaudissez pas
12:01la présence de drag queens partout,
12:02notamment dans les écoles,
12:03notamment dans les bibliothèques,
12:05notamment dans les salles de lecture
12:06et à la télévision,
12:07au Molière,
12:08financée par l'État,
12:09vous êtes un fermier d'esprit.
12:11Vous êtes probablement drag queen-ophobe.
12:13Et dans les circonstances,
12:14qu'a fait Delphine Ernotte,
12:16elle a applaudi.
12:17Elle a applaudi.
12:17Je crois qu'elle a applaudi
12:18avec sincérité,
12:19cela dit chez elle.
12:20Ce n'était pas du zèle.
12:21Donc, qu'est-ce qu'on a vu
12:22dans cette séquence?
12:23Double polémique
12:24sur des enjeux de fond
12:25qui fondamentalement
12:26choquent les Français.
12:27Le monde nous dit circuler.
12:29Il n'y a rien à voir.
12:30Nous étions devant
12:30des sermoneurs heureux.
12:32Mathieu Bocoté,
12:33vous nous dites que les artistes,
12:35lors de cet événement,
12:37sermonnaient le commun des mortels.
12:39N'est-ce pas un vocabulaire religieux,
12:41sermonnaient?
12:42Ah oui, absolument.
12:42Une religion falsifiée,
12:44mais religion assurément.
12:45On est devant des gens
12:46qui manifestement
12:47tiennent leur révélation,
12:48une forme de révélation
12:49diversitaire, mondialiste,
12:50transgressive,
12:51de la déconstruction.
12:52Tout ce que le commun
12:53des mortels aime
12:55doit être conspué.
12:57Tout ce qui inquiète
12:58l'homme ordinaire
12:59doit être célébré.
13:02Et vous verrez
13:03une forme d'autoracisme,
13:04appelons ça comme ça.
13:05Il y a une forme
13:06d'autodétestation de soi.
13:08Il y a cette fierté
13:09dans la...
13:10Je reprendrai une formule
13:11d'hier,
13:11mais en autre sens,
13:12une forme de fierté
13:13dans la scarification morale.
13:14Il faut s'autodétruire
13:16en permanence
13:16pour prouver
13:17qu'on n'est pas raciste.
13:18Donc là,
13:18il y a une église,
13:19un peu comme sous l'Ancien Régiment.
13:20C'est la puissance spirituelle
13:22des temps présents.
13:23C'est ce qu'appellerait
13:24Guggen Nadel,
13:24la Sainte Église cathodique.
13:26Donc, le pouvoir est là.
13:28Il regarde,
13:29et son objectif,
13:29ce n'est jamais
13:30de tenir compte
13:31de ce que pensent
13:31les Français.
13:32Jamais.
13:32Ce qu'il faut,
13:33c'est les sermonner.
13:34Il faut empêcher
13:35le péché de se manifester.
13:37Il faut empêcher
13:37les tentations.
13:38Pêché, tentation,
13:39tout ça,
13:39qu'est-ce que c'est ici?
13:40C'est racisme,
13:41c'est xénophobie,
13:42c'est homophobie,
13:43c'est transphobie.
13:44Autrement dit,
13:44leur manière de nommer
13:45très souvent
13:46les sentiments humains
13:47les plus ordinaires
13:48qui consistent
13:48à ne pas vouloir
13:49être étrangers chez soi.
13:50Et le message est clair,
13:51plus les Français
13:52rejettent quelque chose,
13:53plus on leur imposera
13:55avec leur argent
13:56sur le service public
13:57en les traitant de crétins
13:59s'ils n'applaudissent pas
14:00quand on les insulte.
14:02Ça, c'est la boucle,
14:03c'est le cercle parfait
14:04de nos amis progressistes
14:05des Molières.
14:06La polémique
14:07entourant l'embauche
14:08d'Eugénie Bastier
14:10pour l'émission
14:10L'heure de vérité
14:11pendant la présidentielle,
14:13est-ce qu'elle ne fait pas écho
14:14d'une autre manière
14:16au débat entourant
14:17les biais idéologiques
14:18et des milieux culturels
14:19et médiatiques?
14:20C'est le même,
14:21même débat,
14:22mais transposé
14:22sur un autre théâtre.
14:24Que se passe-t-il avec les...
14:25On l'a vu,
14:25Eugénie Bastier,
14:26que nous connaissons
14:26sur CNews,
14:27figure importante du Figaro
14:29qui tient une page culturelle
14:30et intellectuelle essentielle
14:31le jeudi dans le Figaro
14:32qui a écrit de nombreux lits.
14:34Franchement,
14:34une des journalistes
14:35les plus intelligentes
14:35d'aujourd'hui,
14:36une intellectuelle aussi.
14:37Eugénie Bastier est intégrée
14:38à l'équipe de l'heure
14:39des vérités pour la présidentielle.
14:41Ne croyons pas par là...
14:41Tout en restant sur CNews.
14:42Ah, mais bien,
14:43on la chasse pas.
14:44Je le souligne.
14:45Le fait est qu'on lui tend la main,
14:47elle accepte pourquoi?
14:48Parce que dans le cadre
14:48de la présidentielle,
14:49on veut diversifier
14:50le service public,
14:51appelons ça l'effet à l'oncle,
14:52veut au moins envoyer
14:53un petit signal
14:54qu'il a compris
14:55qu'un peu de pluralisme
14:56lui ferait peut-être pas de mal.
14:57On tend la main
14:58vers Eugénie Bastier.
15:00À gauche,
15:01il y a une réaction scandalisée.
15:03Comment ose-t-on?
15:04Elle ne mérite pas d'être là.
15:05C'est notre service public.
15:06On cherche à l'exécuter.
15:08On cherche à lui faire
15:08une charle à l'oncle.
15:09On cherche à la discréditer,
15:11à la faire passer
15:12pour une figure sotte
15:14qui intégrerait un milieu
15:15qui n'est pas le sien.
15:16Alors que, je le redis,
15:16c'est une des meilleures journalistes
15:18de sa génération.
15:19On veut la détruire
15:20comme d'habitude.
15:20Donc, le système met en scène
15:23l'autodéfense
15:24pour expulser l'infréquentable.
15:26Et je me permets de le dire aussi
15:28que certains à droite
15:29qui ont le réflexe clannique
15:30décident de dire
15:31« N'allez surtout pas là.
15:32N'allez pas vous salir
15:33sur le service public. »
15:35C'est un peu absurde.
15:35On ne peut pas réclamer
15:36du pluralisme toujours davantage
15:38sur le service public.
15:39Et lorsqu'il y a
15:39une petite manifestation
15:40de pluralisme
15:41envers quelqu'un
15:41de grande qualité
15:42qui le rejoint,
15:43avoir un esprit sectaire
15:44en disant
15:44« N'allez pas vous souiller
15:46avec ces gens. »
15:47C'est absurde.
15:48Le véritable esprit démocratique,
15:49c'est le pluralisme.
15:50L'arrivée de Génie Bastien
15:51là-bas est une bonne nouvelle.
15:53Je dis « Bravo ! »
15:53Je dis « Hourra ! »
15:54Et quant aux autres,
15:55je dis « Jalou ! »
15:56Je dis « Taisez-vous ! »
15:57Comme dirait mon ami Fink.
15:59Donc, vous félicitez
16:00le service public.
16:01On a bien noté.
16:01C'est vrai.
16:02C'est bien.
16:02C'est une bonne nouvelle.
16:03Ils prennent une bonne décision.
16:04Je ne vois pas leur en vouloir.
16:05On marque une pause
16:06et puis on va voir
16:07si vous tenez la route.
16:08À tout à l'heure.
16:12On retourne sur le plateau
16:13de Face à l'Info.
16:14Dans un instant,
16:15nous allons recevoir
16:16Éric Morio pour ce livre
16:17qui sort demain.
16:19Nous le recevons en exclusivité.
16:21Les intouchables
16:22de l'audiovisuel public.
16:23Tout sur ces six mois
16:24de commission d'enquête.
16:26Plus des informations
16:28qu'il nous livrera
16:29dans un instant.
16:30Et puis nous aurons
16:31le plaisir de recevoir
16:32aussi Charles Aloncle
16:33lui-même
16:34qui viendra
16:35nous parler
16:36de la publication
16:37de son rapport
16:38qui est sorti
16:39et qui a été rendu
16:40enfin public
16:41aujourd'hui.
16:42D'abord,
16:43Michel Fayad
16:43sur le front
16:45de la guerre
16:45en Iran.
16:46La question que tout le monde
16:47se pose ce soir,
16:48c'est Dubaï,
16:49les Émirats arabes unis,
16:51vont-ils riposter ?
16:53Pourquoi sont-ils
16:54autant visés ?
16:57La réponse est oui.
16:58Les Émirats vont riposter.
17:00Vous croyez vraiment
17:00qu'ils vont riposter ?
17:01Oui, mais pas de la manière
17:02dont on croit.
17:04C'est-à-dire qu'en fait,
17:05ce ne sera pas
17:06une frappe spectaculaire
17:07sur Téhéran ou autre.
17:08Ce sera plutôt
17:09quelque chose
17:10de plus calculé,
17:11plus mesuré
17:11et probablement
17:13en lien avec
17:14les États-Unis
17:14et avec Israël.
17:15Il y a le ministre
17:17hier des Émirats arabes unis
17:18pour les affaires étrangères
17:19qui a déclaré
17:20que justement
17:21les Émirats arabes unis
17:22se réservent le droit
17:23de répondre.
17:24Là, à l'écran,
17:25vous avez en fait
17:26les sept Émirats
17:27qui composent
17:28la Fédération
17:29des Émirats arabes unis.
17:30Vous voyez qu'Abu Dhabi,
17:31c'est vraiment
17:31le plus grand des Émirats.
17:33Suivi, vous avez vu,
17:34de Dubaï, de Sharjah,
17:35Razer Khayma, etc.
17:36Et puis,
17:36Foujahira,
17:37dont on reparlera
17:39tout à l'heure.
17:40Et donc,
17:41en fait,
17:42si vous voulez,
17:44ce que les Émirats
17:45disaient,
17:45c'est qu'ils se réservaient
17:46le droit légitime
17:47de répondre,
17:48mais que la riposte
17:49était donc décidée,
17:50mais qu'il fallait savoir
17:51désormais
17:51quand et comment.
17:53C'est ça.
17:53Et donc,
17:54en fait,
17:55aujourd'hui,
17:56si jamais
17:56il y avait
17:57une guerre ouverte,
17:58si les Émirats arabes unis
17:59frappaient directement
18:00Téhéran,
18:01scénario qui est
18:02inenvisageable,
18:03cela signifierait
18:04que Dubaï
18:04deviendrait elle aussi
18:05la cible des Iraniens.
18:07Et ça serait la fin
18:08de Dubaï
18:08parce que Dubaï
18:09a été construite
18:10sur l'idée
18:11d'une stabilité,
18:12l'idée d'une
18:14attractivité
18:15pour le monde entier.
18:16Et donc,
18:17en fait,
18:17ça serait vraiment
18:18la détruire pour toujours
18:19que de détruire
18:21ce qu'elle représente
18:22aujourd'hui,
18:23cet havre de stabilité.
18:24ensuite,
18:25il y a donc
18:26trois options
18:26sur la table
18:27principalement.
18:28Une guerre financière
18:29parce que vous savez
18:29que depuis des années,
18:30les Émirats arabes unis
18:31servent de blanchiment
18:32pour les Iraniens,
18:34notamment pour le pétrole,
18:35mais pas seulement.
18:36En deuxième,
18:37donc là,
18:38il frapperait
18:39sur le porte-monnaie
18:40des Iraniens
18:40parce que les Iraniens
18:42tiennent énormément
18:42de ce qu'on appelle
18:44les sarafes,
18:44c'est-à-dire
18:44les changeurs
18:45de monnaie,
18:46de devises.
18:48Donc,
18:48la deuxième possibilité,
18:49c'est une frappe cyber
18:51parce qu'avec l'aide
18:52des Américains
18:53et des Israéliens,
18:55les Émiratis
18:56pourraient frapper
18:57sur certaines,
18:58par exemple,
18:59installations électriques
19:01ou autres en Iran
19:02à travers la cybersécurité.
19:04Troisième option,
19:06c'est une frappe
19:07au niveau,
19:07une réponse navale,
19:09c'est-à-dire en attaquant
19:09un tanker pétrolier iranien
19:11justement dans le golfe Persique
19:14que vous voyez en bleu
19:15sur cette même carte.
19:17Et il y a également
19:18le fait de savoir
19:19par rapport à Donald Trump
19:20parce que pour le moment,
19:21Donald Trump parle
19:23qu'il est en train
19:24un peu de minimiser
19:25ce qui s'est passé hier
19:26comme quoi il n'est pas
19:27lui-même totalement décidé.
19:29Donc,
19:29les Émirats arabes unis
19:30ont envie de répondre
19:32mais ils sont à la fois
19:32liés avec la décision
19:34de Trump
19:35et des Israéliens.
19:36Et pourquoi
19:36les Émirats arabes unis
19:38sont-ils autant visés ?
19:40Pourquoi eux
19:41plutôt que l'Arabie Saoudite
19:42par exemple ?
19:43Oui,
19:43donc en fait,
19:44c'est parce qu'il y a
19:44plusieurs choses.
19:45La première,
19:46c'est que les Israéliens
19:47les Émirats arabes unis
19:49utilisent Foujaira.
19:50On va, je crois,
19:51revoir une carte
19:52ou la même carte
19:53et à travers laquelle
19:55ils contournent
19:56le détroit d'Hormuz.
19:57Vous savez qu'on a parlé
19:58l'autre jour
19:59du retrait des Émirats arabes unis
20:01de l'OPEP
20:01pour augmenter
20:02leur production pétrolière.
20:04Et donc,
20:04vous voyez,
20:04il y a un oléoduc
20:05qui va d'Abu Dhabi
20:07jusqu'à Foujaira
20:08et qui contourne,
20:09voilà,
20:09qui contourne donc
20:10le détroit d'Hormuz
20:11pour sortir le pétrole
20:13des Émirats arabes unis.
20:14Et donc,
20:15les Iraniens,
20:15eux,
20:16envisagent donc
20:17de viser ce pipeline
20:19pour justement dire
20:20aux Émiratis
20:21« Vous ne pourrez pas
20:22augmenter votre production
20:23et même on peut
20:23vous bloquer à vous aussi ».
20:25La deuxième chose,
20:27c'est que les Iraniens
20:28en veulent aux Émiratis
20:29pour avoir signé
20:30les accords d'Abraham
20:31avec Israël.
20:32Et depuis qu'il y a eu
20:33les accords d'Abraham,
20:34les Israéliens
20:35et les Émiratis
20:36se sont énormément rapprochés.
20:37Et donc,
20:38les Iraniens,
20:39en frappant
20:39les Émirats arabes unis,
20:40sont en train
20:41d'envoyer un signal
20:41très fort sur les pays arabes
20:43qui n'ont pas encore
20:43signé avec Israël,
20:44notamment l'Arabie saoudite.
20:45La troisième chose,
20:46j'en ai parlé tout à l'heure,
20:48c'est Dubaï
20:48qui donc,
20:49si elle est visée,
20:50pourrait être
20:51en fait tout ce qu'elle représente
20:53en termes de tourisme,
20:54de commerce,
20:55de hub énergétique,
20:56de hub commercial.
20:57Hier, on parlait
20:58du port de Jebel Ali,
20:59le plus grand port
20:59du Moyen-Orient
21:00qui se situe
21:00aux Émirats arabes unis.
21:02En fait,
21:02tout ça pourrait disparaître
21:04si les Iraniens
21:05venaient à frapper.
21:07Merci beaucoup,
21:08Michel Fayad.
21:09Hier,
21:10vous étiez le premier
21:11à annoncer
21:12que Donald Trump avait déclaré
21:15qu'il voulait supprimer
21:16l'Iran de la carte.
21:17Si jamais vous avez
21:17des informations,
21:18n'hésitez pas
21:19à nous tenir au courant
21:20au cours de l'émission.
21:22En 24h,
21:23il s'est passé beaucoup de choses
21:24sur le service public.
21:26On parlait...
21:26Non mais c'est vrai,
21:27on parlait des Molières.
21:28Non mais c'est vrai,
21:29Marc Menand.
21:30Et on va parler effectivement
21:31de ce qui s'est passé
21:32sur France 2
21:34avec l'animateur du jeu
21:35Chacun son temps
21:36sur France 2
21:37qui a repris
21:38une candidate
21:39qui avait utilisé
21:40l'expression
21:42bien connue
21:43« chemin de croix ».
21:44La fameuse neutralité
21:46du service public
21:47que l'on cherche parfois,
21:49c'est donc peut-être
21:49finalement ça,
21:50Gabrielle Fuzel,
21:51déchristianiser
21:52la langue française
21:53pour la rendre
21:54parfaitement conforme
21:55à la laïcité.
21:56Eh bien voilà.
21:57Sachez-le,
21:58quand vous utilisez
21:59une expression chrétienne
22:00sur France 2,
22:01eh bien,
22:02vous vous faites désormais
22:03recadrer.
22:04Donc la scène,
22:05vous l'avez dit,
22:05se passe sur le plateau
22:06du jeu Chacun son tour.
22:08C'est un de ces nombreux,
22:09trop nombreux,
22:10de l'avis du rapport
22:11de la commission
22:12d'enquête à l'ongle,
22:14divertissement proposé,
22:15on pourrait dire imposé
22:16par les chaînes
22:17du service public.
22:18Donc l'animateur,
22:19c'est Bruno Guillon.
22:21Donc pour remettre
22:22dans le contexte,
22:23il s'adresse à une candidate
22:24qui a eu un parcours
22:25un peu difficile.
22:26Donc il lui dit,
22:27ah vous avez eu un chemin,
22:29on sent trois petits points.
22:30Donc elle,
22:30obligeamment,
22:31elle termine sa phrase
22:32et elle dit
22:33un chemin de croix.
22:34Alors là,
22:35stupeur et tremblement.
22:36Et ce qui s'est passé,
22:37c'est comme lorsqu'on dit
22:39une marque d'un grand distributeur,
22:41je ne sais pas si je peux le faire,
22:42lorsqu'on dit par exemple
22:44Leclerc sur un plateau,
22:45l'animateur a l'obligation
22:46de contrebalancer
22:47en disant
22:47Auchan et Carrefour.
22:49Pour ne pas être accusé
22:50de publicité déguisée.
22:52Là,
22:52l'animateur vraiment fébrile,
22:54il se dépêche de la reprendre,
22:55il dit chemin de croix,
22:56oui enfin,
22:57de chemin d'étoiles,
22:58de croissants,
22:59on n'est pas attaché
23:00à une religion en particulier.
23:01Donc il ne faudrait pas
23:03avoir l'air de favoriser
23:04une marque plutôt qu'une autre.
23:05Vous voyez ?
23:06Et c'est bien le bon mot
23:07dont il s'agit,
23:08mais pas dans son sens commercial.
23:10Finalement,
23:10il ne faudrait surtout pas
23:11mettre en avant
23:12la marque posée
23:14depuis des siècles
23:14par le christianisme
23:15dans ce pays.
23:16Alors évidemment,
23:17c'est absolument grotesque
23:19parce que si
23:19chemin de croix
23:20a un sens
23:21dans le langage courant,
23:22c'est une expression
23:23bien connue,
23:24le chemin d'étoiles
23:25ou le chemin de croissants,
23:26n'en ont aucun.
23:29Le seul chemin
23:31qui mène au croissant
23:34en France,
23:35c'est la boulangerie.
23:36Le croissant,
23:37c'est une viennoiserie,
23:39c'est-à-dire une pâtisserie
23:40en provenance
23:41de la capitale autrichienne
23:43à la base,
23:44baptisée croissant.
23:45Vous savez pourquoi ?
23:45En l'honneur d'une victoire
23:46sur les Ottomans,
23:47parce que cette viennoiserie
23:48avait la forme
23:49du symbole turc,
23:51c'est-à-dire le croissant.
23:52Mais je ne suis pas sûre
23:53que ce soit cette histoire
23:54que voulait faire sortir
23:57Bruno Guillon
23:58avec cette expression
24:00lunaire,
24:01c'est le cas de dire,
24:02croissant de lune,
24:02pardon,
24:03j'ai cru les blagues.
24:05Donc vraiment,
24:06Bruno Guillon,
24:07on peut le dire,
24:07il se pose en ayatollah
24:09de la déontologie,
24:10je ne sais pas
24:10si je dois dire du coup
24:11en pape de la déontologie.
24:13Il est très à cheval
24:15sur la laïcité,
24:16vraiment une parfaite
24:17neutralité.
24:18Mais il s'est un peu
24:19moins posé de questions,
24:20vous voyez,
24:20sur sa déontologie
24:22et sur sa neutralité
24:23quand en 2022,
24:25il a signé
24:26en compagnie de Nagui.
24:28Par exemple,
24:29une tribune
24:30avant le second tour
24:31lors des élections présidentielles
24:33pour faire barrage
24:34à Marine Le Pen.
24:36Il s'est un peu
24:37moins posé
24:38de questions
24:38sur sa déontologie
24:39et sa neutralité
24:41quand toujours
24:41sur le plateau,
24:42c'était la même émission,
24:43de chacun son tour,
24:44il a comparé
24:45sous les ricanements
24:46Éric Zemmour
24:47à Gargamel,
24:48vous savez,
24:48le méchant
24:49dans les stroums,
24:50un autre qu'Éric Zemmour
24:51aurait peut-être crié
24:52d'ailleurs à l'antisémitisme.
24:54Ce qui est fou
24:55sur le service public,
24:56c'est que tout est politisé,
24:58absolument tout,
24:59même les divertissements
25:00est politisé à gauche,
25:01bien sûr.
25:03Heureusement que Mathieu Bocoté
25:05a dit des mots sympas
25:06tout à l'heure.
25:07pourquoi il est arrivé
25:08que l'on entendre
25:10Inch'Allah,
25:11par exemple,
25:12sur des plateaux
25:12du service public
25:13sans que cela donne
25:15pour autant
25:15lieu à un recadrage ?
25:17Oui et non,
25:18de fait,
25:18j'ai retrouvé du reste,
25:19par exemple,
25:20sur France Inter,
25:21l'humoriste Alexis Rossignol
25:22qui a dit Inch'Allah,
25:23personne n'a le rééquilibré
25:25avec un à la grâce de Dieu.
25:27Vous voyez ?
25:28Et quand l'humoriste
25:30Merouane Ben-Lazare
25:31dont nous parlions tout à l'heure
25:32est venu avec un accoutrement
25:33que d'aucuns ont jugé
25:34d'inspiration salafiste,
25:36eh bien,
25:36il a failli une l'indignation
25:38des réseaux sociaux
25:38pour que cela fasse réagir.
25:40Alors,
25:41ce qui est très curieux,
25:41c'est qu'en revanche,
25:42en février dernier,
25:43je ne sais pas si vous vous souvenez,
25:44l'émission Zoom Zoom Zen
25:45de France Inter
25:45a été délocalisée
25:46dans une église,
25:47une église sacralisée,
25:48mais n'envoie une église.
25:51Mais là,
25:52ça allait parce que
25:52c'était pour s'en moquer.
25:54C'était toujours
25:54à travers
25:55l'ineflable humoriste
25:57Merouane Ben-Lazare.
25:58Donc,
25:58évoquer la religion catholique,
26:00ce n'est pas permis,
26:01sauf pour la tourner
26:02en dérision.
26:04Et pourtant,
26:05et là,
26:05je le dis vraiment
26:06sans ironie
26:06et bien sincèrement,
26:07Bruno Guillaume
26:08sait bien ce que c'est
26:09qu'un chemin de croix
26:09et un calvaire
26:10parce qu'il a vécu
26:11quelque chose d'approchant
26:12avec sa famille,
26:13un très violent
26:14home-jacking,
26:14je ne sais pas si vous vous souvenez,
26:15avec séquestration
26:17par deux mineurs
26:18et nous l'avions à l'époque
26:19évidemment tous soutenus.
26:21Mais Bruno Guillaume
26:22n'est pas le même
26:23à avoir ses pudeurs
26:24de rosières
26:25avec les expressions chrétiennes.
26:27J'ai un peu recherché aussi
26:28dans son entretien
26:29du 14 juillet en 2022
26:31face à Anne-Marie Coudray
26:33et Caroline Roux.
26:34Emmanuel Macron,
26:34alors il évoquait
26:35je ne sais quel
26:36remondiment ministériel.
26:37Vous pardonnerez ?
26:38Anne-Claire Coudray.
26:39Anne-Claire Coudray, pardon.
26:40Pourquoi j'ai mis Anne-Marie ?
26:41Anne-Claire, bien sûr.
26:43Vous avez le droit
26:44et Anne-Marie, ça va.
26:45Vous aviez peur
26:46de dire Marie ?
26:47Tout est bon,
26:49ça lise, bravo !
26:51Mais Sainte-Claire,
26:52c'est pas mal l'ambiance.
26:56Donc, il évoquait,
26:57Emmanuel Macron,
26:58un remaniement ministériel
26:59et il a dit
27:01qu'il voulait
27:02remettre, je cite,
27:04« la mairie au milieu du village »
27:06comme on dit
27:06en bon laïc.
27:07Alors, c'est peut-être
27:08un détail pour vous
27:09comme disait France Galles,
27:11mais pour moi,
27:11ça veut dire beaucoup.
27:12Donc, lui aussi,
27:13il entend censurer
27:15les expressions chrétiennes
27:16que l'on croise
27:18au détour des phrases
27:19comme les calvaires
27:19au détour des routes
27:20et finalement,
27:21c'est la même logique
27:22que ceux qui veulent
27:24déboulonner les croix.
27:26C'est un effacement
27:27de nos rencignes,
27:27c'est une cancel culture
27:29basse intensité.
27:32C'est vrai que
27:32dénaturer une expression
27:33pour y enlever
27:34une église,
27:35c'est comme laisser
27:36un village
27:38sans église,
27:39laisser l'église
27:40s'effondrer
27:41dans ce village
27:42et d'ailleurs,
27:42ça arrive souvent,
27:43c'est bien pour ça
27:44qu'on voudrait récupérer
27:45un peu d'argent
27:45du côté des médias
27:47du service public.
27:48Je voulais faire un lien,
27:48vous voyez,
27:49tout est lié.
27:50Mais Gabrielle,
27:51est-ce que tout le monde
27:52n'utilise pas justement
27:53ces expressions
27:54sans même se rendre compte
27:55en fait ?
27:55Mais c'est ça
27:57qui prouve du reste
27:58que c'est parfaitement
27:59intégré dans notre langue
28:02et ancré,
28:03enraciné.
28:04Comme M. Jourdain
28:05faisait de la prose
28:05sans le savoir,
28:06nous, nous parlons chrétien
28:07sans le savoir.
28:08Je peux donner quelques exemples
28:09dans l'actualité récente.
28:10Oui, Gabrielle Attal,
28:11il avait annoncé
28:12que les membres
28:14de son groupe
28:14ne voteraient pas
28:15le rapport à l'oncle.
28:16On peut dire
28:17que tel bon Spilat,
28:18il sait laver les mains.
28:20Mais ne lui jetons pas
28:21la pierre.
28:22Ding dong,
28:23chaque fois je fais
28:24un petit signal,
28:24si vous voulez.
28:25Ils auraient pu aussi
28:26voter contre.
28:28On aurait pu attendre
28:29que Delphine Ernot
28:30fasse son mea culpa.
28:32Ding dong,
28:32pas du tout.
28:33France TV,
28:34c'est pourtant
28:35la grand messe
28:37de l'entre-soi.
28:38Et sur les réseaux sociaux,
28:40elle est furieuse,
28:41dans un communiqué,
28:42elle se répand,
28:43elle pleure comme
28:45une madeleine.
28:46Ding dong.
28:46On peut même faire
28:47plus biblique.
28:48J'ai toute une collection.
28:49L'Ancien Testament,
28:50qu'elle cesse donc,
28:51c'est Jérémiade,
28:52c'est dans le livre
28:52des Lamentations.
28:54Les classes moyennes
28:55travaillent à leur
28:55sueur de leur front,
28:56c'est la Genèse,
28:57mais ils sont en sentiment
28:58d'être pauvres comme Job,
28:59bon c'est Job,
29:00et d'être les boucs émissaires,
29:02le Lévitique.
29:03Parfois,
29:04ils sont tentés
29:04de baisser les bras,
29:05l'Exode.
29:06Ça va là ?
29:08Et tout cela est si intériorisé
29:10que je me souviens très bien
29:11qu'en 2017,
29:12il y avait un journal très connu,
29:14je crois que c'est 20 minutes,
29:15mais je ne suis pas absolument certaine,
29:17qui avait pu titrer
29:18sans filet,
29:18puis il avait changé après,
29:20le calvaire des musulmans
29:22passant le bac
29:23pendant le ramadan.
29:24Vous voyez,
29:24ça ne lui avait pas
29:26posé de problème.
29:27Donc,
29:28si l'on veut bannir
29:29les mots chrétiens
29:30de l'espace public,
29:31il va falloir aussi changer
29:32les noms de villes.
29:33En France,
29:34il y a 4580 communes
29:35qui portent le nom d'un saint.
29:37Et les communes
29:38qui portent le nom croix aussi,
29:39sainte croix,
29:40vraie croix,
29:42etc.,
29:42sont aussi légions.
29:44Donc,
29:45je ne sais pas,
29:45on va devoir rajouter
29:46une plaque à l'entrée,
29:47le saint croissant,
29:48le vrai croissant,
29:49le croissant Valmer,
29:50vous voyez,
29:50toutes ces villes.
29:52Et puis,
29:53on peut conclure
29:53en disant que Bruno,
29:54en soi,
29:54n'est pas un prénom
29:55très laïque.
29:56Vous savez,
29:56Saint Bruno,
29:57son saint patron,
29:58avait fondé les Chartreux.
30:00Moi,
30:00je ne sais pas
30:01si c'est bien raisonnable
30:02de laisser pénétrer sur le plateau,
30:04ce qui est quand même
30:05un signe religieux ambulant,
30:07ce Bruno Guillon.
30:08On cherchait justement
30:09des économies
30:10à faire sur le service public.
30:12On pourrait,
30:12par exemple,
30:12je ne sais pas,
30:13supprimer cette émission,
30:14mais je dis ça comme ça,
30:15sans animosité.
30:16En tout cas,
30:16ça tomberait bien
30:17et là,
30:18on dirait alléluia.
30:20On pourrait dire
30:21qu'il a un visage
30:22très amène.
30:25En tout cas...
30:26Et tirer le diable
30:27par la queue, alors.
30:28Il faut passer
30:29une émission là-dessus,
30:30sur toutes les expériences.
30:32C'est vrai.
30:32Dans un instant,
30:33on recevra Charles Alonc,
30:35l'auteur du rapport
30:36sur la commission
30:37d'enquête
30:38sur l'audiovisuel public.
30:40Et justement,
30:41il propose
30:41de supprimer
30:43des jeux.
30:43Il y en a neuf
30:44par jour
30:45sur France Télévisions.
30:46On en parle
30:47dans un instant
30:47avec lui.
30:48D'abord,
30:49ce soir,
30:49nous recevons
30:50en exclusivité
30:51Éric Moriot
30:52qui sort ce livre
30:54Les Intouchables.
30:56Installez-vous,
30:57Éric Moriot.
30:58Les Intouchables
30:59de l'audiovisuel public
31:00qui sort demain.
31:02Révélation,
31:02choc de la commission
31:04d'enquête
31:04aux éditions
31:05de l'Artiller.
31:07Livre de Michel
31:08Goldstein,
31:09ancien cadre
31:10de France Télévisions,
31:11écrit avec vous.
31:13Alors,
31:13salaire indécent,
31:14coûts extravagants,
31:15déprogrammes,
31:17aussi le militantisme
31:18idéologique assumé,
31:19tout y est.
31:21très intéressant
31:22puisque vous le sortez
31:23là juste avant
31:24même d'ailleurs
31:25la publication
31:27officielle
31:28du rapport.
31:29D'abord,
31:30pourquoi vous avez
31:32écrit ce livre,
31:33Éric Moriot ?
31:34Alors,
31:34bonsoir Christine.
31:35D'abord,
31:35merci de me donner
31:36la parole
31:36pour plusieurs raisons.
31:38Alors,
31:38d'abord,
31:39des raisons éminemment
31:40politiques puisqu'on ne va
31:41pas se cacher
31:41tout au long de ces
31:43six mois de commission
31:44d'enquête,
31:44tout était politique.
31:46Alors,
31:46moi,
31:46c'est parti
31:47d'une émission,
31:48j'anime une chaîne
31:49YouTube qui s'appelle
31:50Les Incorrectives
31:51où j'ai reçu en décembre
31:52dernier Charles Aloncle
31:53et il se trouve
31:54que c'est d'ailleurs
31:55au cours de cette émission
31:56qu'il a à un moment donné
31:57évoqué le cas de Nagui
31:59en laissant entendre
32:00que Nagui pourrait être
32:01celui qui s'est le plus
32:02enrichi au cours
32:03des dix dernières années
32:04sur le service public.
32:05Alors déjà,
32:06rien que par rapport à ça,
32:07on s'étonne
32:07qu'on ait pu comprendre
32:08que ça pouvait être
32:09de la diffamation,
32:10il n'y a rien de choquant
32:11à s'être enrichi,
32:12mais j'avais d'abord
32:13été époustouflé,
32:15je veux le dire,
32:17par la connaissance
32:18vraiment affûtée
32:19des dossiers
32:20de ce jeune député
32:21de 33 ans
32:22qui m'avait quand même,
32:23on peut le dire
32:23comme d'autres aussi,
32:25bluffé.
32:25Ça c'est le premier point.
32:26Mais j'ai aussi
32:27dans le même temps
32:28été indigné
32:29par le flot de haine
32:30qui a suivi
32:32cette intervention
32:33puisqu'on en a même
32:34parlé lors de cette
32:36audition de Nagui
32:37et donc j'avais été
32:38tellement étonné
32:40que je m'étais dit
32:40tiens,
32:41pour que tout le système,
32:43cette caste
32:44soit ce point
32:46susceptible,
32:47sensible
32:47et en PLS
32:48suite à ces propos
32:49qui avait tenu
32:50Charles Lalonde
32:50dans mon émission
32:51et ce qui n'aurait pas
32:52selon moi
32:53des choses à cacher.
32:55Et donc je me suis dit
32:56ce serait peut-être
32:57l'occasion
32:57d'aller un petit peu
32:58voir du côté
32:59de France Télévisions
33:00en l'occurrence,
33:00mais pas seulement.
33:02Alors vous pouvez
33:03donc imaginer
33:04que quand
33:04là aussi
33:06Michel Goldstein
33:07est venu me voir
33:08pour me proposer
33:09justement
33:09de me rencontrer
33:10pour me dire
33:12pas mal de choses
33:13ce qu'il avait,
33:13alors je précise
33:14que Michel Goldstein
33:15qui est le co-auteur
33:15de ce livre
33:16est un ancien cadre
33:16de France Télévisions
33:18qui a travaillé
33:1830 ans
33:19à France Télévisions
33:20donc il connaît
33:20vraiment par cœur
33:21toutes les arcanes
33:23du groupe
33:23donc quand il est venu
33:24me proposer
33:24d'écrire un livre
33:25et bien j'ai tout de suite
33:27répondu présent
33:28et puis d'autant plus
33:30qu'avec
33:31Michel Goldstein
33:32on a eu
33:32ça c'est la magie
33:33aussi des réseaux
33:34beaucoup de gens
33:35qui nous ont contactés
33:36spontanément
33:36à la fois
33:37de l'extérieur
33:38mais aussi
33:38de l'intérieur
33:39et c'est ce qui a permis
33:40de nourrir
33:41donc ces
33:41quelques 180 pages
33:43alors ça c'était
33:44pour l'aspect
33:45on va dire politique
33:46et puis dans un deuxième temps
33:47évidemment
33:47pour des raisons
33:49on va dire pratiques
33:51sans porter offense
33:52au travail de Charles Aloncle
33:53remarquable
33:54j'ai vu comme vous ce matin
33:56que c'était près de 600 pages
33:57le rapport
33:57j'avais envie
33:59ainsi que Michel Goldstein
34:00de rendre accessible
34:00au plus grand nombre
34:01des français
34:02et bien
34:03les
34:04on va dire
34:05les moments
34:05les plus marquants
34:07de ces six mois
34:07de commission d'enquête
34:08donc on s'est dit
34:09que 180 pages
34:10ce serait peut-être
34:11plus facile à digérer
34:12que près de 600 pages
34:14d'un document parlementaire
34:15il peut être un petit peu
34:16parfois compliqué
34:17il n'y a pas
34:17les 80 propositions
34:19puisque là
34:20le livre est sorti
34:20comment vous avez fait
34:21justement le livre
34:22sans les 80 propositions
34:23qui sont sorties ce matin
34:24alors
34:25Charles Aloncle
34:26est rapporteur
34:27de cette commission d'enquête
34:28donc il a fait son travail
34:29il a donc
34:30conduit un rapport
34:31moi et Michel Goldstein
34:32nous sommes journalistes
34:33donc on a fait
34:34notre boulot
34:35c'est à dire qu'on a
34:36et c'est ce qui est intéressant
34:37je pense
34:38c'est ce qui
34:38j'espère
34:39sera remarqué
34:40dans ce livre
34:41on a un autre œil
34:43enfin d'autres yeux
34:44qui permettent de voir
34:45sous un autre angle
34:46ces six mois
34:47de commission d'enquête
34:48on a assisté
34:48à toutes les auditions
34:50on a
34:50comme je vous le disais
34:52récupéré
34:52beaucoup
34:52beaucoup d'informations
34:54de la part de personnes
34:55sous couvert d'anonymat
34:57qui donc
34:58nous ont envoyé
34:58un tonnerre
35:00d'informations
35:01et qu'il fallait vérifier
35:02parce que c'était
35:03un gros boulot
35:03c'est pas tout
35:04de recevoir des infos
35:05on sait qu'il y a beaucoup de gens
35:06qui racontent souvent
35:07des choses mensongères
35:08donc il a fallu vérifier
35:10les informations
35:10qu'on nous donnait
35:11et donc
35:12on avait envie
35:13évidemment
35:14d'apporter
35:15ce regard différent
35:17en plus
35:18j'encourage les gens
35:19à se procurer ce livre
35:21parce qu'en effet
35:21on a quelques informations
35:24on va dire
35:25assez
35:26je pense
35:26remarquables
35:27au sens
35:27où il faut
35:29évidemment
35:29qu'on mette le nez dessus
35:31alors évidemment
35:31on est à quelques jours
35:33de Cannes
35:34donc là dessus
35:35c'est un des éléments forts
35:36qu'on révèle
35:37dans cet ouvrage
35:38c'est à dire
35:39qu'on a beaucoup parlé
35:40lors de cette audition
35:41de Delphine Arnot
35:42donc de la façon
35:43dont les cadres dirigeants
35:45de France Télévisions
35:46eh bien
35:47étaient logés
35:49donc à Cannes
35:49oui ça a beaucoup fait parler
35:50avec la chambre
35:51à 1700 euros
35:52voilà
35:53donc on a réussi
35:54à obtenir
35:55cette fameuse facture
35:56en 2023
35:58donc
35:58du majestique
36:00qui a été donc
36:01faite
36:02alors
36:02je voulais envoyer
36:03je ne sais pas
36:04si ça se verra très bien
36:05à l'écran
36:05mais ce qui est assez
36:06incroyable
36:07on va la montrer
36:08c'est celle qui est à la fin du livre
36:09oui voilà
36:09on l'a mise en annexe
36:11pour que les gens puissent
36:12se faire leur propre opinion
36:13et là
36:14c'est un des exemples
36:15où on aurait
36:16sans doute aimé
36:16que l'audition
36:17creuse un petit peu
36:18plus les informations
36:20que révèle
36:21cette facture
36:21c'est que
36:22bon pour les gens
36:23qui ne connaissent pas
36:24le métier
36:24donc Delphine Arnot
36:26a invoqué
36:26ce qu'on appelle
36:27une convention de barter
36:28c'est-à-dire
36:28un système de troc
36:30pour des invendus
36:31en publicité
36:31donc pour expliquer
36:33que ça ne coûtait rien
36:34aux contribuables
36:35et qu'on avait donc
36:36échangé
36:36comme il y avait
36:37des invendus
36:38au dernier moment
36:39des invendus
36:40contre des chambres
36:45gratuites
36:46ce qui est juste
36:46un petit peu
36:46dommage
36:47c'est qu'il y a
36:47une facture
36:48du majestique
36:49à une société
36:50qui s'appelle
36:51Global Business Travel
36:52qui est en charge
36:52d'organiser
36:53les voyages
36:54des cadres
36:55dirigeants de France Télévisions
36:56donc s'il y avait eu
36:57un troc déjà
36:57entre le majestique
36:58et Global Business Travel
37:00on ne voit pas trop
37:01les pubs qui auraient été
37:02diffusées
37:03en tout cas
37:03on n'a pas eu
37:04de produits
37:04pendant cette audition
37:05on n'a pas eu non plus
37:06ce qu'on appelle
37:06la convention
37:07de barter
37:08qui aurait pu justifier
37:09ce que nous disait
37:10Madame Arnot
37:11et puis alors moi
37:11ce qui m'a absolument sidéré
37:13dans ce document
37:13c'est que vous voyez
37:14au recto
37:14de cette facture
37:16tous les noms
37:17des dirigeants
37:19de France Télévisions
37:20qui ont eu
37:20pendant 12 jours
37:21donc tout frais payé
37:22c'est une facture
37:22qui se monte
37:22à près de 112 000 euros
37:24et a le nom
37:25de Delphine Arnot
37:26de Christophe Tardieu
37:27le secrétaire général
37:28de France Télévisions
37:29de Manuel Aldu
37:31directeur du cinéma
37:32de France Télévisions
37:32mais aussi
37:33des deux producteurs
37:35Guillaume Lacroix
37:36et Renaud Levanquim
37:37qui évidemment
37:38sont connus
37:39pour avoir une société
37:40tout guédeur média
37:41on n'y reviendra pas
37:42puisqu'on en a beaucoup
37:42parlé lors de cette
37:43commission d'enquête
37:44mais qui accessoirement
37:45aussi
37:47avait non seulement
37:48la charge
37:48puisqu'ils ont créé
37:50Brut il y a quelques années
37:51et donc c'est Brut
37:52qui est partenaire
37:53de France Télévisions
37:54donc ils ont la charge
37:55pour un peu plus
37:56de 2 millions d'euros
37:57ce qui n'est quand même
37:57pas rien
37:58d'organiser les contenus
38:00pendant le festival de Cannes
38:02donc ça comporte
38:02la cérémonie d'ouverture
38:03la cérémonie de clôture
38:04et alors qu'est-ce qu'on découvre
38:05déjà on découvre
38:06que non seulement
38:07ils ont un budget de production
38:08mais qu'en plus
38:09donc on leur paye des champs
38:10donc ça c'est le premier point
38:11et alors l'invocation
38:12du bartering
38:13pour dire qu'il y avait
38:13des invendus
38:14vous savez quoi
38:15et là il y a une enquête
38:16qui est lancée
38:16il y a une enquête
38:18suite à une plainte
38:18qui a été déposée
38:19par le syndicat CGC
38:21il faut lui rendre hommage
38:23qui a fait un super travail
38:24et notamment
38:25Jean-Jacques Cordival
38:26mais vous voyez
38:27je vais vous poser
38:28une petite question
38:29ma chère Christine
38:30j'envisage peut-être
38:32d'aller à Cannes
38:32la semaine prochaine
38:33pour faire mon travail
38:34quelques interviews
38:34donc j'ai regardé
38:35hier sur des sites
38:37d'hôtellerie
38:38voilà s'il y avait
38:39des chambres encore disponibles
38:40et bien j'ai regardé
38:41d'abord quel était
38:42l'hôtel
38:43d'après monsieur Tardieu
38:44ils allaient changer
38:45donc il paraît
38:45qu'ils allaient un peu
38:46se serrer la ceinture
38:46cette année
38:47donc ils ne vont plus
38:47loger au Majestic
38:48mais ils vont
38:49d'après ce que j'ai cru
38:50comprendre
38:51loger au Gré d'Albion
38:52bon bah la différence
38:53entre le Majestic
38:54et le Gré d'Albion
38:55c'est un peu la même chose
38:56qu'entre une Ferrari
38:57et une Porsche
38:58non
38:58j'ai regardé moi
38:59les prix
39:0012 jours au Gré d'Albion
39:01entre le 12 et le 23 mai
39:03c'est encore disponible
39:04une petite chambre
39:04côté ville
39:05ça coûte 19 000 euros
39:06pour 12 jours
39:07c'est à dire à peine
39:091600 euros
39:10donc bravo
39:11donc à nos dirigeants
39:13de France Télévisions
39:13ça valait le coup
39:14en termes de serrage
39:16de ceinture
39:16voilà
39:16Eric Mouriot
39:17vous êtes en train
39:18d'accuser
39:19Delphine Ernaud
39:19Christophe Tardieu
39:20si quand même
39:22alors on accuse
39:23je laisse moi au juge
39:25le soin
39:25de porter
39:26les qualificatifs
39:27judiciaires
39:27qui s'imposent
39:29je me pose juste
39:30des questions
39:31ainsi que mon co-auteur
39:32Michel Goldstein
39:33première chose
39:34je me demande
39:35si par exemple
39:36Delphine Ernaud
39:37est tout à fait légitime
39:38pour occuper
39:38le poste qu'elle occupe
39:39parce que
39:39c'est d'ailleurs
39:40l'occasion
39:41d'un large chapitre
39:42qui concerne donc
39:43cette caste
39:44on avait hésité
39:45à appeler ce livre
39:46d'ailleurs la caste
39:46mais on a préféré
39:47les intouchables
39:47parce qu'on s'est vraiment dit
39:48c'est le mot
39:49qui se prête le mieux
39:50à la réaction
39:51à l'attitude
39:52qu'ont les gens
39:53de cette caste
39:54dès lors qu'on leur pose
39:56des questions
39:56ils se sont agressés
39:57d'une manière
39:58absolument sidérante
39:59et donc
40:00on est revenu
40:01un petit peu
40:01à ce qui s'était passé
40:02en 2015
40:03alors déjà
40:03comme par magie
40:05Delphine Ernaud
40:06elle est auditionnée
40:07par l'ancienne
40:08Arcom
40:09qui s'appelait le CSA
40:10et elle est auditionnée
40:11alors qu'elle n'a pas
40:12le début
40:13du nombre
40:14d'une expérience
40:15dans les médias
40:16et ça c'est déjà
40:17contraire à une loi de 2013
40:18qui a imposé
40:18que pour candidater
40:19à la présidence
40:20de France Télévisions
40:21il fallait
40:22avoir
40:23déjà une expérience
40:25une connaissance
40:26qui me paraît
40:26assez logique
40:27somme toute
40:28des médias
40:28elle n'en avait aucune
40:29donc déjà
40:30ça c'est la première question
40:31qu'on se pose
40:31on se dit
40:32tiens
40:32par quelle magie
40:33alors elle a eu
40:34des protecteurs
40:34on dévoile pas mal
40:36de choses dans ce livre
40:36elle a été nommée
40:37oui
40:37et puis alors
40:38il se trouve
40:39qu'il y a aussi
40:39d'autres choses
40:40il y a tous les PV
40:41des auditions
40:42de Delphine Ernaud
40:43à l'Arcom
40:43qui ont comme par magie
40:45disparu
40:46c'est quand même
40:47surprenant
40:48voilà
40:48toute sa première nomination
40:49exactement
40:50exactement
40:51en 2015
40:51exactement
40:52on ne retrouve pas
40:52les PV d'audition
40:55de Delphine Ernaud
40:56vous racontez tout ça
40:56voilà
40:57tout est dans le livre
40:58on raconte aussi
40:59qu'il y a plein de gens
40:59qu'on découvre
41:00et qu'on ne suspectait pas
41:01d'avoir été
41:01ses protecteurs
41:03il y a évidemment
41:03à commencer par François Hollande
41:04mais par exemple
41:05il y a Thierry Breton
41:05qui joue un rôle important
41:07il y a des réseaux aussi
41:08on va dire
41:09des réseaux
41:10du lobbying
41:10notamment
41:11on parle de la grande loge féminine
41:12de France
41:13dont elle semble assez proche
41:14voilà
41:15il y a pas mal de choses
41:16qu'on décrit dans ce livre
41:17et qui ne sont pas
41:18tellement dites d'ailleurs
41:19et avant de donner la parole
41:20à Charlotte Dornelas
41:21et à Marc Menand
41:22encore une fois
41:24vous êtes servi
41:25donc de la commission d'enquête
41:27mais aussi
41:28d'informations supplémentaires
41:30si j'ai bien compris
41:31qui vous ont été envoyées
41:32par des salariés
41:33par des inconnus
41:34par des anonymes
41:35et notamment
41:36avec Michel Goldstein
41:38qui est un ancien cadre
41:38de France et Viseur
41:39très bien
41:39et puis surtout
41:40la finalité
41:41pardon je ne l'ai peut-être pas dit
41:41c'était de démontrer
41:43surtout que
41:43la mission du service public
41:45avait été dévoyée
41:47c'était ça le principal
41:48c'est qu'il y a véritablement
41:49aujourd'hui
41:49un projet
41:51wokiste
41:51si vous voulez
41:52derrière progressiste
41:53c'est même Laurence Bloch
41:54d'ailleurs on en parle
41:54on ne parle que de France Télévisions
41:55mais il y a tout un chapitre
41:57sur Radio France
41:58qui est assez
41:59aussi incroyable
42:00et Laurence Bloch
42:02elle-même
42:03le révèle
42:03comme d'ailleurs
42:04je vous dis à France Télévisions
42:05c'est Stéphane Sidmon-Gomez
42:06qui dit que pour vivre ensemble
42:07il faut voir ensemble
42:08ce sont les propos de Stéphane Sidmon-Gomez
42:10Delphine Arnaud
42:11qui disait que
42:12là aussi rappelez-vous
42:13il ne faut pas décrire la France
42:14telle qu'elle est
42:14mais telle qu'on le souhaiterait
42:15qu'elle soit
42:16donc il y a vraiment un projet
42:17derrière ça
42:18qui n'est pas du tout
42:19et c'est sûr que les français
42:20ont envie de comprendre
42:21les français ont envie de comprendre
42:22qu'est-ce qu'on fait de leur argent
42:24c'est la raison pour laquelle
42:24le site internet de l'Assemblée nationale
42:26a bugué toute la journée
42:28avec un moyen
42:29pour la première fois
42:30c'est une grande première
42:32effectivement
42:32qu'il y ait une commission d'enquête
42:33sur ce sujet
42:34c'est une grande première aussi
42:35que le site internet
42:36de l'Assemblée nationale
42:37ait bugué
42:38Charlotte Donnella
42:39c'est ensuite Marc Menand
42:40et ensuite on reçoit Charles Aloncle
42:41Vous dites que le co-auteur
42:43est venu vous voir
42:43pour vous proposer d'écrire un livre
42:44j'imagine qu'il avait
42:45donc des choses à dire
42:46sur le service public
42:48dans lequel il a travaillé
42:49pendant 30 ans
42:49comment est-ce que vous expliquez
42:51justement le silence
42:51et la relative omerta
42:53qu'il y avait sur le fonctionnement
42:55du service public
42:56jusqu'à l'existence
42:57de cette commission
42:57alors qu'elle révèle
42:58au-delà de la question
42:59de la manière dont ça s'est passé
43:00etc.
43:01elle pose quand même
43:02des questions extrêmement légitimes
43:03que personne finalement
43:04n'avait posées jusqu'à là
43:05même pas les gens
43:05qui avaient travaillé
43:06au sein de France Télévisions
43:07finalement
43:07Eh bien ma chère Charlotte
43:09je ne me l'expliquais pas
43:10jusqu'à ce que j'écris
43:11ce livre avec Michel Goldstein
43:12et on l'a vu d'ailleurs
43:14pas plus tard
43:14que lors de l'audition
43:15d'Élise Lucet
43:17ou de Patrick Cohen
43:18enfin vous voyez que
43:18à chaque fois
43:19enfin c'était absolument sidérant
43:21Patrick Cohen
43:21qui se cachait derrière le fait
43:23qu'il était payé
43:23par une boîte de production
43:24Media One
43:25et donc il n'avait pas
43:27finalement à rendre de compte
43:28Élise Lucet
43:29qui quand même
43:30aux premières loges
43:31quand il s'agit d'aller
43:31avec un micro
43:32derrière des patrons
43:33en général du privé en plus
43:34pour demander
43:36des infos sur son salaire
43:37donc non
43:38on ne savait pas
43:39mais on a quelques éléments
43:40maintenant de réponse
43:41parce que c'est ce qu'on appelle
43:42la caste
43:43ils sont dans le même
43:43ils sont tous issus
43:45des mêmes grandes écoles
43:46des mêmes grandes écoles
43:47de commerce
43:47des mêmes grandes écoles
43:48d'ingénieurs
43:49ils sont issus
43:49du même serail
43:50et ils se cooptent tous
43:52c'est un entre-soi
43:53qui est absolument édifiant
43:55et tout ça
43:56avec ce qui est quand même
43:57incroyable
43:57l'argent des français
43:59donc quand on pose
44:00des questions
44:01normalement
44:01ces personnes
44:02devraient plutôt
44:03accepter d'y répondre
44:05et c'est vrai
44:05qu'au bout du bout
44:06il y a beaucoup
44:06d'informations
44:07qu'on n'a pas
44:07c'est vrai
44:08c'est vrai qu'il faut relire
44:09pardon
44:10il faut relire
44:11les façons de fuite
44:15de comment
44:16d'Elise Lucet
44:18et de Cohen
44:19mais il y a une page
44:20qui est très intéressante
44:21c'est la page 72
44:22vous parlez d'une affaire
44:23qui nous met
44:25face à l'édito
44:27de Mathieu
44:28tout à l'heure
44:28c'est-à-dire
44:29ce wokisme
44:30qui s'affiche
44:31sans aucune honte
44:34et là vous parlez
44:35de l'affaire
44:35Slack
44:36c'est la machine
44:37de guerre
44:38voilà
44:38pardon je suis
44:39pas un grand walkie
44:41ça
44:42mais donc
44:43c'est 17 millions
44:45d'euros par an
44:45pour faire en sorte
44:47que ce progressisme
44:49puisse bien
44:49être pilonné
44:50dans les crânes
44:50voilà
44:51mais c'est ce que je disais
44:52tout à l'heure à Christine
44:52c'est qu'au-delà
44:53d'ailleurs c'est là
44:54où je pense que ce livre
44:55est complémentaire aussi
44:56du travail de Charles Aloncle
44:58c'est que
44:58Charles Aloncle
44:59et d'ailleurs
45:00tous les observateurs
45:01ont été beaucoup
45:01sur la question de la gestion
45:02et de l'argent
45:03qui a évidemment
45:04elle seule
45:05évidemment une véritable question
45:07mais ce qu'on a voulu démontrer
45:08avec Michel Gotschland
45:08c'est qu'il y avait derrière
45:10tout France Télévisions
45:11un véritable
45:12on va dire
45:13modèle
45:14pour rééduquer
45:15on peut aller jusque là
45:16la population
45:18le peuple français
45:18mais c'est quoi Slack
45:20alors Slack
45:21c'est une des raisons
45:23voilà
45:24pour lesquelles
45:24vous aviez même
45:25des contenus
45:27pornographiques
45:27qui étaient mis en avant
45:29parce que
45:29je crois que c'était
45:30alors moi je connais pas tous
45:31les LGBTQI+,
45:33j'en passe
45:33voilà
45:34et qu'il fallait faire la promotion
45:35peut-être que Mathieu
45:36pourra nous en parler
45:37ça vient notamment
45:38d'Amérique du Nord
45:40donc c'est peut-être
45:40voilà
45:41je sais pas si l'influence
45:42la meilleure
45:42qu'on a de l'Amérique du Nord
45:44mais en tout cas
45:44voilà
45:44il y avait véritablement
45:45derrière ça
45:46un projet
45:47wokiste
45:48progressiste
45:49et donc
45:49la promotion
45:50en effet
45:50de tous ces
45:52moi je sais même plus
45:53comment on dit
45:53parce qu'il y a tellement
45:54de mots nouveaux
45:55inventés
45:55et Slack
45:56en est en effet
45:56le meilleur exemple
45:58mais on en parle
45:59pendant un chapitre entier
45:59on en parle pendant le chapitre entier
46:01les intouchables
46:02de l'audiovisuel public
46:03les révélations
46:04chocs de la commission
46:06d'enquête
46:06et plus
46:07justement
46:08à lire
46:09donc il sort
46:10demain
46:11restez avec nous
46:12on fait la chronique
46:13de Mathieu Bocoté
46:14puisque c'est justement
46:15sur le rapport
46:17Charles Alland
46:18qui est rendu public
46:18aujourd'hui
46:19parce qu'on aura beaucoup parlé
46:20de la commission d'enquête
46:21sur l'audiovisuel public
46:22et aussi du rapport
46:23allait-il être publié
46:25oui ou non
46:26il est finalement publié
46:27aujourd'hui
46:28la polémique
46:29qui l'entoure
46:30Mathieu
46:31l'a-t-elle déjà
46:32désamorcée
46:32ou risque-t-il
46:33de changer
46:34les choses
46:35finalement ce rapport
46:36oui ou non
46:37toute la stratégie
46:38depuis
46:39en fait depuis qu'on sait
46:40que le rapport
46:41sera publié
46:42et même avant
46:42consiste à dire
46:43que ce rapport
46:44qui ne doit pas être lu
46:45qui n'est pas sérieux
46:46un rapport mensonger
46:47un rapport coupable
46:48un rapport qui
46:49a mille défauts
46:51Charles Alland
46:51lui-même
46:52ne mériterait pas
46:52d'être considéré
46:54donc quoi qu'il en soit
46:55on a tout fait
46:55pour le balayer
46:56je ne reviendrai pas
46:57sur le détail
46:58de tout cela
46:58je reviendrai en fait
46:59sur les grandes leçons
47:01qu'on peut tirer
47:02des propositions
47:03du rapport à l'oncle
47:04donc pas chaque proposition
47:05mais les grandes leçons
47:06la première
47:07c'est que
47:08l'audiovisuel public
47:09France Télévisions
47:10c'est un état dans l'état
47:11l'audiovisuel public
47:13c'est un état dans l'état
47:14délivré de tout contrôle réel
47:16c'est une puissance
47:17à part entière
47:18c'est ce qui ressort
47:19qui mène sa propre politique
47:20sa politique idéologique
47:22qui mène sa vision du monde
47:23donc c'est une forme
47:24je disais tantôt
47:25c'est une forme de pouvoir
47:26spirituel et clérical
47:27au sein de l'état
47:29donc de ce point de vue
47:30ça fait penser
47:31à une forme d'église
47:32des temps nouveaux
47:33avec une religion nouvelle
47:35deuxième élément
47:36l'idée de fusionner
47:37les chaînes
47:38c'était lancé
47:38la réaction très vive
47:40il nous dit quoi
47:41on dit non
47:41on ne veut pas perdre
47:42de poste pour les apparatchiks
47:44c'est une caste
47:45bureaucratique
47:46qui se défend en disant
47:46ne fusionnez pas les chaînes
47:47nous voulons conserver
47:49l'appareil
47:50qui permet ensuite
47:50le jeu de musical technocratique
47:52si agréable
47:54la dérive idéologique
47:55ça c'est très intéressant
47:56donc là
47:57l'oncle nous dit
47:57il faut diversifier
47:58les éditorialistes
47:59il ne faut plus
48:00d'éditorialistes maison
48:02sur le service public
48:05la réponse de Sébastien Lecornu
48:07est assez intéressante
48:07ici
48:08peut-être plus intéressante
48:09que sur le reste
48:09parce qu'il revient
48:09sur la question de la neutralité
48:10donc la question de diversité
48:12de point de vue
48:12neutralité
48:13réponse de Lecornu
48:14sur la neutralité
48:16l'exigence est totale
48:17merci
48:17elle doit être garantie
48:19par l'autorité indépendante
48:21compétente
48:21l'ARCOM
48:24à ce moment précis
48:25il y a un moment louche
48:26c'est-à-dire que
48:27est-ce qu'on pense vraiment
48:28que l'ARCOM
48:28est garante aujourd'hui
48:29du pluralisme
48:31et de l'objectivité
48:33et de la neutralité
48:34du service public
48:34si le premier ministre
48:36qui est un homme de qualité
48:36se tourne vraiment vers l'ARCOM
48:38pour garantir le pluralisme
48:39et l'objectivité
48:39dans le service public
48:40il se peut qu'il soit
48:41mal conseillé
48:42devant tout cela
48:43j'aurais pu aller plus loin
48:44dans les propositions
48:45mais Delphine Ernotte
48:47a répondu
48:47elle dit
48:48le rapport à longue
48:49vise un affaiblissement
48:50historique de France Télévisions
48:51c'est rigoureusement exact
48:52il s'agit d'affaiblir
48:54cet état dans l'état
48:55elle dit
48:56c'est un plan social
48:56à grande échelle
48:57je réponds
48:58c'est exact encore une fois
48:59c'est pas le rôle de l'état
49:01d'entretenir
49:02toute une caste
49:04médiatique
49:04cultureuse
49:05et ainsi de suite
49:05à un moment donné
49:06la désétatisation
49:07de l'économie française
49:08fait partie des conditions
49:09de sa relance
49:11elle nous dit
49:12la vision de Charles à longue
49:13est élitiste
49:14on pourrait répondre
49:14c'est élitiste des uns
49:15contre l'élitisme des autres
49:16à longue
49:17élitisme
49:18une culture classique
49:19une vision classique
49:20de l'information
49:20l'élitisme de Mme Ernotte
49:23c'est plutôt l'élitisme
49:24version de la 5
49:24le serment
49:25c'est ce qu'on a dit
49:26en premier édito
49:27c'est-à-dire
49:28regarder de haut
49:28le commun des mortels
49:29qui auraient des mœurs
49:30si reculées
49:31et donc c'est l'élitisme
49:32progressiste
49:33j'ai plutôt une impression
49:34que Mme Ernotte
49:35a une impression
49:35que c'est une souveraine
49:36qui a réagi
49:37lorsqu'on a voulu se mêler
49:38des choses de son royaume
49:39reste à voir
49:40ce qu'est l'avis des Français
49:41Très intéressant
49:43Mathieu Bocoté
49:43d'ailleurs on va regarder
49:44le tweet d'Aurélien Saint-Toule
49:46Oui c'est intéressant ça
49:47Très intéressant
49:49Aurélien Saint-Toule
49:50je cite
49:51je combats Charles Aloncle
49:52depuis des mois
49:53mais je ne suis pas d'accord
49:56pour qu'une entreprise publique
49:57se mette à commenter
49:59les travaux parlementaires
50:00sa PDG
50:01les syndicats
50:01en raison de s'exprimer
50:03le groupe public
50:04n'a pas à le faire
50:05à moins de défendre
50:06ses agents
50:06Charles Aloncle
50:08bonsoir
50:09vous êtes avec nous
50:10en visio
50:11merci beaucoup
50:12pour cette exclusivité
50:14ce soir
50:14puisque votre rapport
50:16est enfin
50:17public
50:18aujourd'hui
50:19après avoir fait
50:20bugger
50:21le site
50:22de l'Assemblée Nationale
50:23question
50:24Charles Aloncle
50:25ouf
50:27ouf oui
50:28et je me réjouis
50:29vous avez raison
50:29de le rappeler
50:30je crois que c'est la première fois
50:31que le site
50:32de l'Assemblée Nationale
50:33bug à la sortie
50:34d'un rapport parlementaire
50:35ça traduit un intérêt
50:36vif
50:37de la part des Français
50:38qui veulent s'approprier
50:39découvrir ces 400 pages
50:41lire et parcourir
50:42les près 80 recommandations
50:44de je formule
50:44donc je pense que
50:45on peut s'en féliciter
50:47on peut se féliciter aussi
50:47de cette grande vague
50:49de soutien
50:49parce que je pense
50:51que sans les milliers
50:51de messages
50:52sans cette force de soutien
50:53sur les réseaux sociaux
50:54finalement les députés
50:55n'auraient pas fait preuve
50:55de la même responsabilité
50:57et comme ça s'est joué
50:57à deux voix
50:58pour publier ce rapport
50:59on n'aurait peut-être pas eu
51:00ce rapport
51:01ces travaux auraient pu
51:02être censurés
51:03donc oui il y a une forme
51:04de soulagement
51:04de voir l'intérêt massif
51:05des Français à la lecture
51:06du rapport
51:08Charles à l'oncle
51:09il y avait deux biais
51:10la neutralité
51:12du service public
51:13et le financement
51:14du service public
51:16est-ce que finalement
51:17effectivement
51:18qu'est-ce qu'on peut retenir
51:19de ces deux aspects
51:22on peut retenir
51:23que d'ailleurs
51:23c'est le titre
51:24que j'ai choisi
51:25pour ce rapport
51:26titre qu'on m'a demandé
51:27d'arrêter
51:27dans les dernières heures
51:28j'ai expliqué
51:30l'audiovisuel public
51:31de points bien communs
51:32des Français
51:32garantir son pluralisme
51:34redresser ses comptes
51:35et assainir ses pratiques
51:36pour moi
51:37c'est un triptyque
51:37qui est essentiel
51:38pour que demain
51:39l'audiovisuel public
51:40ressemble
51:41et rassemble
51:41davantage les Français
51:43il y a des réformes
51:44profondes
51:44qu'il va falloir
51:45que Delphine Arnott
51:46et Sybille Veil
51:47mettent en place
51:48notamment à l'approche
51:49d'un rendez-vous
51:50démocratique et politique
51:52immense
51:52l'élection présidentielle
51:54va être un grand moment
51:55de confrontation
51:56et d'idées
51:56et quand on voit encore
51:57que lors du dernier trimestre
51:592025
51:59il n'y a que 15%
52:01de temps d'antenne
52:01de temps de parole
52:02sur les matinales
52:03notamment de France Inter
52:04accordées à la droite nationale
52:06on voit qu'il y a un chemin
52:07encore très long
52:08à accomplir
52:09pour établir
52:10un peu plus de pluralisme
52:11et sur la partie
52:12de l'assainissement des pratiques
52:13et du redressement des comptes
52:14moi un élément
52:15que j'ai déploré
52:17et que j'ai dénoncé
52:17avec force
52:18c'est quand même
52:19le milliard d'euros
52:20d'externalisation
52:21du contrat
52:21passé avec des sociétés
52:22de production privée
52:23les députés gauche
52:24et macronistes
52:25qui s'émeuvent
52:26d'un risque de privatisation
52:27devraient faire preuve
52:28de cohérence
52:29et voir et constater
52:30qu'aujourd'hui
52:31la privatisation
52:32est en cours
52:32sur le service public
52:34chez France Télévisions
52:34donc il est temps
52:35d'internaliser davantage
52:37ces contenus
52:37il est temps
52:38d'assainir aussi
52:39ces pratiques
52:39et de prévenir
52:40un certain nombre
52:40de conflits d'intérêt
52:41Charles Aloncle
52:42avant d'en venir
52:43à vos propositions
52:44vos 80 propositions
52:46une réaction
52:47peut-être qu'au début
52:48de notre émission
52:49on a parlé à la fois
52:50de cette émission
52:51sur France 2
52:52des Molières
52:53qui s'est traduite
52:54finalement en tribune politique
52:56et puis cette émission
52:57Je suis en France 2
52:59chacun son tour
53:00où le mot
53:01la petite phrase
53:02chemin de croix
53:03a été reprise
53:03est-ce que ça vous conforte
53:05dans vos propositions
53:06et dans vos remarques ?
53:09Je vous avoue
53:09que je n'ai pas vraiment
53:11eu le temps
53:11de regarder
53:12l'intégralité de la séquence
53:13j'ai pu voir
53:14notamment l'intervention
53:15de Merwan Benlazard
53:16mais Merwan Benlazard
53:17qui est connu
53:18il est connu
53:19parce qu'il avait déjà
53:20proféré un certain
53:21nombre de tweets
53:21très discutables
53:23très outranciers
53:23même très violents
53:24vis-à-vis des femmes
53:26et de la place des femmes
53:27dans la société
53:28je crois qu'il avait été
53:29écarté un temps
53:30du service public
53:30à cause de ses tweets
53:32à cause d'ailleurs
53:33de ses propos
53:34totalement outranciers
53:35et j'étais très étonné
53:36de le voir revenir
53:37sur le devant de la scène
53:38sur une soirée aussi importante
53:40qui est là aussi
53:40pour promouvoir
53:42l'exception du théâtre
53:44et culturel française
53:45je ne comprends pas
53:46pourquoi une telle personnalité
53:47aussi clivante
53:48qui pose autant de questions
53:50je ne comprends pas
53:51pourquoi on lui a donné
53:52une tribune
53:53sur un événement
53:54pourtant culturel
53:55d'importance
53:56donc je ne sais pas
53:58qui a pris cette décision
53:58mais il faudrait
53:59en tout cas
54:00les interroger
54:00pour que d'autres humoristes
54:02probablement bien plus talentueux
54:04probablement aussi
54:05moins exposés
54:06à ce type de propos scandaleux
54:07puissent venir aussi
54:09défendre demain
54:10la dérision
54:11l'esprit français
54:11et l'humour
54:12sur une scène de théâtre
54:13parce que je crois
54:14que ce n'est pas rendre hommage
54:15à Molière
54:16à Jean-Baptiste Pauquelin
54:17et à toute la tradition
54:18du théâtre française
54:20que de donner la parole
54:20à Merwane Benlazard
54:21qui a dégradé
54:23l'image de l'humour
54:24sur les dernières semaines
54:25Charles Alonc
54:26venons-en à vos propositions
54:28vos 80 propositions
54:30près de 600 pages
54:31de rapports
54:33s'il fallait mettre
54:34une proposition
54:36là tout de suite en oeuvre
54:37quelle serait-elle
54:38et est-ce que vous pouvez
54:39peut-être nous dire
54:39effectivement les 3-4
54:41d'abord une
54:42et peut-être les 3-4 propositions
54:43peut-être les plus importantes
54:44pour vous
54:46Alors il y a près de
54:4870 recommandations
54:49donc c'est dur
54:49d'en choisir une
54:50mais si je devais
54:51en choisir une
54:52notamment peut-être
54:52que je proposerais
54:53dans le cadre
54:54de la niche UDR
54:55que l'on fera
54:56le 25 juin
54:57c'est sur la prévention
54:58des conflits d'intérêts
54:58je vous le disais
54:59il y a beaucoup de contrats
55:00passés avec des sociétés
55:01de production privées
55:02il y a beaucoup de situations
55:03de conflits d'intérêts
55:04entre des dirigeants
55:05de l'audiovisuel public
55:06et des sociétés de production
55:08qui voient
55:08leur montant contractuel
55:10augmenter
55:10par des démissions
55:12de dirigeants
55:13de France Télévisions
55:13qui rejoignent
55:14ces sociétés-là
55:15donc il faudrait
55:16davantage encadrer
55:17ces pratiques
55:17peut-être soumettre aussi
55:18un certain nombre
55:19de ces navettes
55:20à la Haute Autorité
55:21de la Transparence
55:21de la Vie publique
55:22comme c'est le cas d'ailleurs
55:23pour nombre de fonctionnaires
55:24donc c'est une recommandation
55:26qui me paraît fondamentale
55:27qui en plus de ça
55:28n'est ni de gauche
55:28ni de droite
55:29donc je la proposerai
55:30probablement dans le cadre
55:31de la niche UDR
55:32j'espère qu'il y aura
55:33un consensus transpartisan
55:34qui se dégagera
55:36qui sera une bonne conclusion
55:37de ces travaux
55:37et après je vais peut-être
55:38vous donner une autre
55:40recommandation
55:41c'est une recommandation
55:41qui renforcerait
55:42le gage de pluralisme
55:43c'est celle
55:44d'inviter davantage
55:45d'éditorialistes
55:46issus de la presse écrite
55:47sur les antennes
55:48du service public
55:49je crois que si le lundi matin
55:50par exemple
55:51sur France Inter
55:51on pouvait avoir
55:52l'édito politique
55:53d'un journaliste du Monde
55:54le mardi matin
55:55un édito politique
55:56d'un journaliste du Figaro
55:57le mercredi des Echos
55:58le jeudi de Libération
56:00le vendredi par exemple
56:01du JDD
56:01enfin si on pouvait
56:02faire entendre
56:04aux Français
56:04une diversité d'opinions
56:06si on pouvait
56:07leur donner à voir
56:07et entendre
56:08un certain nombre
56:09d'opinions
56:10ou en tout cas
56:10de thèses éditoriales
56:13qui n'ont pas l'habitude
56:13d'entendre ou de lire
56:14ce serait aussi
56:15à l'avantage
56:16ce serait tout l'honneur
56:17du service public
56:17cette concentration
56:18des éditos politiques
56:19dans les mains
56:20de quelques éditorialistes
56:22made in service public
56:23je crois que ça ne rend pas
56:24hommage au gage
56:26de pluralisme
56:26dans une société en plus
56:27qui s'archipélise
56:28et dans un audiovisuel
56:30qui s'archipélise
56:31le rôle de l'audiovisuel public
56:32c'est aussi
56:33d'être un sanctuaire
56:34et un lieu
56:35où se confondent
56:35toutes les idées
56:36toutes les thèses
56:37toutes les lignes éditoriales
56:38donc je crois
56:38que c'est une recommandation
56:39qui peut être
56:40à cet égard
56:41assez saine
56:42Dernière question
56:43il nous reste
56:44à peine 30 secondes
56:46Jérémy Patrielitus
56:48il a proposé
56:49le rapprochement
56:50la fusion
56:51entre Radio France
56:52et France Télévisions
56:53j'avoue que
56:54depuis 2015
56:54tout le monde en parle
56:55en passant
56:56par Nicolas Sarkozy
56:58Rachida Dati
56:59tout le monde en a parlé
56:59ça ne se fera jamais
57:01puisque tout le monde
57:02en parle
57:03et tout le temps
57:03c'est quelque chose
57:04qui est toujours repoussé
57:06le serpent de mer
57:07l'éternel serpent de mer
57:08dans vos recommandations
57:10vous ne proposez pas du tout
57:12la privatisation du service public
57:14ce qu'on dit
57:15que vous proposez
57:16alors que pas du tout
57:17pourquoi vous ne proposez pas
57:18cette privatisation
57:19du service public
57:20et dernière question
57:21que va-t-il se passer maintenant
57:25alors vous avez raison
57:27le président de la commission
57:28d'enquête
57:29macroniste
57:29depuis le début
57:30m'a mis dans la case
57:31des ardents défenseurs
57:32de la privatisation
57:33alors ce soir
57:34il doit être assez déçu
57:35à la lecture
57:35des 400 pages de rapports
57:36où il voit
57:37qu'il n'y a pas
57:38une seule fois
57:39cette recommandation
57:39pourtant j'avais prévenu
57:41j'avais dit
57:41depuis la première audition
57:42que je tenais
57:43aux missions précieuses
57:44de l'auditiel public
57:44et qu'à ce titre
57:45il était sain
57:46de mettre en lumière
57:47les dérives
57:48et les dysfonctionnements
57:48pour proposer des recommandations
57:50et mieux les résoudre
57:52je crois par exemple
57:53que la mission d'investigation
57:54est une mission
57:55qui ne pourra jamais
57:56être assurée
57:57par des chaînes privées commerciales
57:58avec un certain nombre
58:00d'actionnaires
58:00qui pourraient avoir
58:01des intentions
58:02d'investigation différentes
58:04d'une ligne totalement indépendante
58:05c'est une des raisons
58:07parmi d'autres
58:07qui font que je tiens
58:08à quelques missions
58:09importantes
58:10du service public
58:11de l'audiovisuel
58:12et après sur le devenir
58:13de cette commission d'enquête
58:14je vois et je m'en réjouis
58:15qu'il y a un certain nombre
58:16de lignes qui ont déjà bougé
58:17on voit qu'il y a une transparence
58:18un peu plus accrue
58:19sur la rémunération
58:21d'un certain nombre
58:22de cas de dirigeants
58:22chez France Télévisions
58:23et les suites
58:24à 1900 euros la nuit
58:25à Cannes
58:26Madame Ernot a annoncé
58:27que ça en était terminé
58:28en tout cas pour ses directeurs
58:29même si
58:31ce n'est pas forcément
58:31pour elle
58:32on voit que M. Lecornu a demandé
58:33aussi des économies supplémentaires
58:35à France Télévisions
58:35de l'ordre de plus de 100 millions d'euros
58:37donc on voit que les lignes bougent
58:38Madame Pégard
58:39ministre de la Culture
58:39a convoqué
58:41les dirigeants
58:42de l'audiovisuel public
58:42hier pour mettre sur la table
58:44un certain nombre de réformes
58:45donc avant même
58:45que le rapport soit publié
58:47je vois qu'il y a des lignes
58:48qui bougent
58:48et il faut s'en réjouir
58:49il faut féliciter aussi
58:50les dirigeants
58:51de l'audiovisuel public
58:51de ne pas être sourds
58:52à ses critiques
58:53et pas être sourds
58:54à ses recommandations
58:55Merci beaucoup
58:56Charles Laloncle
58:57d'avoir été en direct
58:58avec nous
59:025 juin
59:02pour l'année FDR
59:03pour voir effectivement
59:05ce que vous allez en faire
59:06encore une fois
59:07merci
59:07merci beaucoup
59:08Eric Moriot aussi
59:10merci à tous
59:10pour cette émission
59:11Eric Moriot pour son livre
59:13Les Intouchables
59:14qui sort demain
59:15Je pense que je ne serai pas invité
59:16sur France Télé
59:17Donc qui sait
59:18si si les choses vont changer
59:19regardez
59:20vous verrez
59:20vous verrez
59:20j'ai un petit SMS
59:21ils vont vous appeler
59:22je rigole
59:23L'heure des produits
59:23de Pascal Praud
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