00:005h43 sur RMC et RMC Story.
00:02L'homme du jour c'est Pierre-André Imbert et il prend aujourd'hui ses fonctions,
00:06Virginie Fulpin, de secrétaire général de l'Elysée.
00:09Il vient à la fois de loin et de près, de loin parce qu'il était ambassadeur de France en
00:13Australie depuis 2023
00:15et qu'il a dû faire ses valises rapidement la semaine dernière, rappelé à l'Elysée.
00:19Il fallait beaucoup pour m'arracher à l'Australie, je crois que là c'était la carte absolue.
00:25Mais je pars avec l'Australie au cœur.
00:28Au cœur et à quelques milliers de kilomètres, c'est rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris
00:32que Pierre-André Imbert s'installe, il connaît bien l'Elysée.
00:34Il a été secrétaire général adjoint de la présidence de la République entre 2020 et 2023.
00:40Donc là, à 56 ans, il monte d'un cran et il devient le premier secrétaire général de l'Elysée
00:45à ne pas être un énarque depuis Pierre Bérégovoy.
00:47Pierre-André Imbert qui connaît l'Elysée, il connaît très bien Emmanuel Macron aussi.
00:51Ça tombe bien parce que secrétaire général de l'Elysée, c'est un poste stratégique,
00:55c'est être le plus proche collaborateur du président de la République,
00:58celui qui suit tous les grands dossiers, celui qui prépare les conseils des ministres par exemple.
01:03Pierre-André Imbert connaît Emmanuel Macron depuis la présidence de François Hollande
01:07quand lui était conseiller du ministre du Travail Michel Sapin
01:10et que l'actuel président était secrétaire général adjoint de l'Elysée.
01:14Les deux hommes se sont rapprochés et en 2017, quand Emmanuel Macron a été élu,
01:18Pierre-André Imbert est devenu son conseiller social.
01:21Et pourtant Virginie, les deux hommes n'ont pas du tout le même parcours politique.
01:25Pierre-André Imbert que ses collaborateurs appellent Paille,
01:29alors qu'il est plutôt surnommé Pierre-An en famille ou avec ses amis,
01:32je sais que vous aimez bien les surnoms Élise.
01:34Pierre-Anne.
01:34Lui au départ, il vient de la gauche de la gauche,
01:37pas exactement le ni droite ni gauche cher à Emmanuel Macron.
01:41Il est né dans le Val-de-Marne, un médecin généraliste, une mère commissaire de police
01:44et très vite, il s'est engagé dans le militantisme politique chez les jeunes socialistes.
01:49D'abord au sein du mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement.
01:52Ensuite, il a aussi été actif dans l'organisation alter-mondialiste Attaque.
01:56C'est là qu'il a défendu les 35 heures, la décentralisation et les négociations collectives.
02:01En 1999, il a d'ailleurs co-écrit un essai sur l'économie intitulé
02:06« Contre la dictature des marchés ».
02:07Il écrivait aussi régulièrement dans « Le monde diplomatique ».
02:10C'est au ministère du Travail que Pierre-André Imbert a changé de vision.
02:13Il était encore conseillé au ministère quand la loi travail de Myriam El Khomri a été adoptée.
02:19Vous vous souvenez sans doute des nombreuses manifestations qui se sont déroulées
02:23pendant les discussions sur ce projet de loi qui visait à modifier le Code du Travail.
02:27Une dizaine d'universités bloquées, 250 lycées mobilisées selon les syndicats,
02:32mais surtout le double de manifestants par rapport à la semaine dernière,
02:36entre 400 000 et plus d'un million de salariés et étudiants dans les rues.
02:40Des souvenirs de manifestations, Pierre-André Imbert a défendu le texte
02:44jusqu'à son adoption dans la douleur par le 49-3.
02:47Emmanuel Macron a remarqué que c'était un très bon négociateur
02:49qui connaissait parfaitement les syndicats, leur organisation et leurs leaders.
02:54C'est comme ça qu'il s'est occupé du volet travail de la campagne du futur président en 2017
02:58avant de devenir son conseiller social.
03:01Aujourd'hui, il devient donc le deuxième personnage le plus important de l'Elysée
03:04et sans doute le dernier secrétaire général de la présidence, Macron,
03:08qui se termine, on le rappelle, dans un an.
03:10Un peu moins d'un an même, figurez-vous.
03:12Oui, un peu moins d'un an.
03:12Le temps passe.
03:13Je pense à la candidature de Jean-Luc Mélenchon hier,
03:16où il disait un an de la présidentielle, il disait un an du second tour même.
03:19C'est vrai que ça va arriver à toute vitesse.
03:21Merci beaucoup Virginie Fulpin.
03:22C'est vrai que ça va arriver à toute façon.
Commentaires