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  • il y a 10 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:03Générique
00:11De retour sur le plateau de BFM Grand Soir avec l'actualité de ce samedi, ce 65e jour de guerre
00:16au Moyen-Orient
00:17et une tension qui reste toujours très extrême entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:21Téhérans qui par la voix des gardiens de la révolution met au défi Donald Trump
00:24en estimant ce dimanche que ce dernier n'a le choix qu'entre une opération impossible ou un mauvais accord
00:30en Iran.
00:31Mais Téhérans qui est en coulisse et on le verra, commencerait à peaufiner sa nouvelle feuille de route.
00:34Le régime serait-il prêt à faire un geste sur le nucléaire ?
00:38Les gardiens en font jusqu'ici, vous le savez, une ligne rouge.
00:41Mais dans ce domaine aussi, les choses semblent avancer ce soir.
00:45Mais d'abord donc évoquons avec vous Pauline Sarafi les tout derniers indices
00:49qui ce soir laissent présager une nouvelle intervention militaire américaine dans la région
00:53et les questions de déplacement d'armes, de déplacement d'officiels et de pizza, dites-nous tout.
00:58Oui, on note d'abord ce dimanche une intensification du trafic aérien militaire américain.
01:04Regardez ces images radar qui nous proviennent tout au long de la journée.
01:07Ces aéronefs, ils semblent transiter de l'Europe vers les pays du Moyen-Orient.
01:13Ce sont des avions de transport mais également des avions ravitailleurs
01:18parmi lesquels un grand nombre de C-17.
01:20Les C-17, rappelez-vous, ce sont ces avions cargo américains
01:24qui peuvent transporter jusqu'à 77 tonnes de matériel ou encore une centaine de personnes.
01:31Autre indice d'une possible reprise de la guerre, c'est la visite hier de Brad Cooper,
01:35le commandant du CENCOM, d'abord sur l'USS Tripoli qui est déployé en mer d'Arabie,
01:40puis sur l'USS Milius, ce destroyer lance-missile.
01:44Une visite pendant laquelle il a pu interagir avec les marins américains
01:48pour leur rappeler notamment l'importance de cette mission.
01:51Une opération de communication sûrement, mais peut-être aussi un signe d'une reprise des frappes prochaines.
01:57Et puis dernier point, peut-être un peu plus anecdotique, c'est le fameux indice pizza.
02:02Cette théorie selon laquelle à chaque lancement d'opérations militaires américaines,
02:06on voit l'explosion des commandes de pizza ou de fast-food aux alentours du Pentagone.
02:11Et c'est ce que semblent montrer ces graphiques postés sur les réseaux sociaux, en rose juste ici.
02:17Vous pouvez voir un trafic supérieur à la moyenne aux alentours de ces points stratégiques.
02:23Bien sûr, ce ne sont pas des informations officielles et elles sont donc à prendre avec beaucoup de précaution.
02:28Merci beaucoup Pauline, on y reviendra.
02:30Mais prenons un par un tous ces indices.
02:32Anthony Dabila, le nombre de rotations d'avions cargo, d'avions ravitailleurs dans la région qui augmente,
02:38il y a incontestablement un réajustement à la hausse.
02:40Franchement, quand vous voyez tous ces indices exposés par Pauline,
02:43on voit mal comment pourrait faire l'économie tout de même d'une nouvelle action, non ?
02:47Oui, les négociations ont l'air d'être à un point d'étiage, c'est-à-dire à leur point
02:55le plus bas.
02:56Il y a des échanges, peut-être un peu d'évolution, c'est très difficile à dire depuis l'extérieur.
03:02Mais ce genre de mouvements seraient les mouvements qu'on observerait s'il y avait une volonté de passer à
03:10l'action.
03:11Alors est-ce que c'est une technique pour simuler un mouvement, pour hâter les négociations ?
03:18En tout cas, ce que je noterais, c'est que pendant la guerre des 12 jours, l'intervention américaine qui
03:26a conclu,
03:27beaucoup de gens disaient « Trump n'ira pas ». Puis, dans l'épisode avant Maduro, beaucoup de gens disaient
03:33« Non, ce n'est pas crédible, Trump n'ira pas au Venezuela, il ne fera pas d'intervention ».
03:39Pendant les deux mois qui ont été entre la révolte de janvier et le début de la guerre d'Iran,
03:45beaucoup de gens disaient « Trump a parlé trop vite et maintenant il sait que c'est impossible, alors il
03:49n'attaquera pas ».
03:51Je ne me prononcerai pas de manière absolue en disant que maintenant c'est le temps des négociations
03:56et que le temps de l'affrontement est derrière nous.
03:58On peut sortir comme ça, tout un arsenal, continuer de montrer les muscles sans jamais passer à l'action ?
04:04Oui, bien sûr. À part consommer du carburant et un peu de nuit blanche pour les combattants,
04:10ça ne coûte pas tant que ça. L'important, c'est la prise de risque et les munitions que vous
04:15consommez.
04:16Ça, ça entamerait le potentiel opérationnel. Mais là, on est simplement dans la démonstration de force,
04:22un peu comme Achille devant les remparts de Troyes.
04:26Michael Benhamou, vous êtes d'accord ? On est toujours dans la démonstration de force ce soir ?
04:29Oui, après, je pense qu'il y a aussi un peu d'humain quand même dans ces affaires.
04:34Ayant été sur un porte-avions, je pense que c'est quand même important.
04:36Les hommes qui sont sur ces navires, d'autant plus qu'ils sont très fatigués.
04:40Le fort dans la vue a eu des problèmes, il est en train de revenir.
04:43Le Lincoln, pareil. Le président Trump explique que bientôt, il sera déployé pour aller dans les Caraïbes.
04:48Donc, on a aussi des signaux, si vous voulez, de désengagement américain, en fait.
04:52On a effectivement ces signaux de réengagement, c'est vrai, logistique, munitions, etc.
04:57Mais on a aussi des signaux de fatigue américaine et d'un retrait partiel.
05:01Donc, c'est un peu compliqué de prédire ce qui va se passer dans les semaines à venir, franchement.
05:04Thierry, s'il y a le chef, l'amiral Brad Cooper, le commandant des forces américaines,
05:09qui rend visite aux marins à bord de l'USS Milius, et elle nous en parlait, Pauline, qui est un
05:12destroyer lance-missile,
05:13qui souligne l'importance aussi de faire respecter le blocage d'Hormuz.
05:18Est-ce que là, on se dit quand même, ce chef ne vient pas juste pour une visite de courtoisie
05:22?
05:22Ou si ?
05:23Non, c'est sa place. C'est lui le patron des opérations.
05:27Il y a eu une quarantaine de jours d'opérations intenses menées par ses hommes.
05:32Et donc, il profite d'un moment, entre guillemets, de pause pour aller un peu remonter le moral des troupes,
05:38jauger, écouter et dialoguer avec eux.
05:42Il fait son boulot.
05:43Et d'ailleurs, de manière générale, tout ce dont on est en train de parler dans cette séquence,
05:46ce sont des militaires qui font leur travail.
05:48Et leur travail, c'est quoi ?
05:49C'est de donner au président américain, au moment où il prendra sa décision,
05:53l'option militaire la plus efficace possible parmi les options qui sont sur la table.
05:58Et c'est ça le sens qu'on peut donner à ce déploiement et à ce renforcement ce soir.
06:03Maintenant, là où on en est, semble-t-il, c'est un moment où le président américain considère
06:09qu'il n'a pas suffisamment affaibli le régime iranien pour aller à la table des négociations
06:14dans des conditions qu'il estime être les bonnes conditions.
06:16Donc la question qu'il lui est posée ce soir et à laquelle il va devoir répondre dans les prochaines
06:20heures,
06:20c'est comment est-ce que je l'affaiblis de manière efficace, rapide, radicale,
06:25ce régime iranien dans les heures et dans les jours qui viennent ?
06:28Est-ce que faire monter la pression, déployer cette armada et faire des menaces, ça suffit ?
06:33Ou est-ce que je vais devoir appuyer sur le bouton ?
06:36Justement, on va partir en Floride retrouver Laurence Saïm.
06:39Bonsoir, Laurence Donald Trump, qui doit encore s'exprimer ce soir, Laurence.
06:42Est-ce qu'il a pris sa décision quant à une reprise éventuelle de la guerre ?
06:49Alors, on ne sait pas, parce que pour le moment, Donald Trump reste extrêmement silencieux.
06:53On est avec Valentine Reed sur le golfe de Doral où Donald Trump a passé toute la journée.
06:58On va dans un instant vous montrer en direct ce qu'on a vu depuis 4 heures qu'on attend
07:02devant ce qui s'appelle la Trump Suite.
07:04On sait simplement que Donald Trump a parlé à un journaliste israélien par téléphone
07:09en lui disant que la proposition iranienne était inacceptable.
07:13Donald Trump ne s'est toujours pas exprimé devant les caméras.
07:16Et regardez un petit peu l'ambiance, parce qu'ici donc, depuis maintenant 5 heures,
07:20Donald Trump est dans cette tente qui s'appelle la Trump Suite.
07:24Là, vous voyez Steve Witkoff en direct qui est en train de sortir.
07:27Steve Witkoff qui vient juste de sortir pendant que nous faisons sur BFM TV.
07:31Steve Witkoff qui est en charge de la négociation iranienne avec Jared Kushner.
07:36Steve Witkoff qui a passé donc toute son après-midi avec le président Trump ici au golfe.
07:42Voilà Steve Witkoff.
07:43Eric Trump là qui est aussi, est en train de sortir.
07:46Eric Trump est le fils de Donald Trump.
07:48On a vu les deux fils du président.
07:50Aujourd'hui, ils ont refusé de répondre à nos questions.
07:53Valentine Reed est en train de les filmer.
07:55Et donc, on attend d'une seconde à l'autre, eh bien, le président Trump qui, comme je vous le
08:00disais,
08:01a passé sa journée ici avec ses deux fils, avec Steve Witkoff, avec aussi le ministre de l'Intérieur, Doug
08:07Burgum.
08:08Donc, Donald Trump qui a mêlé plaisir et travail et qui ne répond toujours pas devant les caméras
08:13sur ce qu'il va faire sur la guerre en Iran.
08:15C'est ce qu'on peut dire en direct en vous faisant vivre sur BFM cet événement comme si vous
08:20y étiez.
08:20– Laurence Haïm, en direct de Doral en Floride avec Valentine Reebs.
08:24On vous retrouve, bien évidemment, cher Laurence Thierry.
08:27C'est important de dire ce qu'est ce lieu, cet endroit, ce golfe, puisque vous nous disiez que c
08:32'est le lieu du prochain G20.
08:33– Il est chez lui d'abord, sur la dizaine de golfs qu'il possède aux Etats-Unis.
08:37Donc ça, c'est le golfe de Doral qui se trouve à Miami, sur lequel joue le circuit professionnel du
08:44golfe.
08:45C'est une vraie passion, le golfe chez Donald Trump.
08:46Il y joue au moins une fois par semaine et pour le coup, c'est un passionné de ce sport.
08:51Et ce n'est pas étonnant qu'il soit là et qu'il soit là à l'occasion où ce
08:55circuit professionnel se rend chez lui.
08:57Mais effectivement, Anne, le 14 et le 15 décembre, sous présidence américaine, se tiendra le prochain G20.
09:02Et le président a donc décidé que ce serait chez lui, sur ce golfe de Doral, que se tiendrait ce
09:08sommet international.
09:09– Laurence disait qu'il mêlait effectivement plaisir et travail.
09:12On a vu Steve Whitcoff, on a vu son fils. Est-ce qu'on peut envisager que Donald Trump profite
09:16du golfe
09:16et qu'en même temps, il parle de l'Iran ?
09:18– Oui, on peut non seulement l'envisager, mais on a eu la démonstration par l'exemple,
09:22puisque vous avez entendu Laurence nous raconter que pendant qu'il était en train d'assister à ce tournoi de
09:26golf,
09:26il a aussi échangé par téléphone avec un journaliste israélien pour lui annoncer,
09:30lui confirmer que de son point de vue, cette proposition de négociation,
09:35ce plan iranien qui lui a été soumis n'était pas acceptable.
09:38– On a vu cette phrase, il a décidé de refuser effectivement cette proposition
09:42parce que ce n'est pas acceptable.
09:45Sarri Gernoff, ce soir Donald Trump refuse cette proposition,
09:49ce soir Donald Trump fait sortir son arsenal,
09:51on a vu Brad Cooper qui rendait visite aux Marines,
09:54c'est ce qu'à un moment, on peut se dire que tout ça, ça ne mènera à rien
09:58et que Donald Trump n'appuiera sur aucun bouton ce soir.
10:01– C'est tout à fait possible, bon après on se disait,
10:05on ne se déplace pas, on ne déplace pas trois porte-avions avec tous les bateaux autour,
10:09on n'arme pas les gens pour rien et on a été si, parce que vous savez,
10:14il faudra rappeler à nos téléspectateurs que les bateaux et les armées en temps de paix,
10:21ils ne sont pas dans les ports, ça veut dire que tous ces bateaux font des manœuvres,
10:26ça veut dire qu'en fait il a profité pour les rassembler au même endroit.
10:31– Regardez, je vous coupe par mon sérieux gênant, regardez, c'est Donald Trump,
10:34donc Donald Trump qui est en train de sortir, donc, qui se trouve à Doral en Floride.
10:41– Il y a peut-être Laurence, vous suivez Donald Trump, Laurence.
10:46– Voilà, on est là, oui écoutez, le président Trump est en train de sortir,
10:50les Secret Service, vous les entendez autour de moi,
10:53et bien nous font reculer, let's go, on entend le président Trump qui était là
10:57et qui est avec, filmé par Valentin Reed, en train de sortir,
11:01en train de saluer la file des supporters.
11:04À ses côtés, il y a Donald Trump Junior, son fils, vous le voyez,
11:08vous voyez Donald Trump avec Donald Trump Junior juste derrière,
11:12Donald Trump qui est en train de saluer les supporters,
11:15qui va monter dans sa voiture, Valentin Reed est en train de le filmer,
11:19alors qu'on est repoussé par les Secret Service en ce moment.
11:22On vous fait vivre l'information telle qu'on la vit sur le terrain.
11:25– Attention, Valentin Reed va être retiré, we have to go, on est repoussé.
11:32– Voilà, we have to go, donc terminé, Donald Trump qui ne s'est pas exprimé,
11:37qui s'est contenté de saluer la foule.
11:39Est-ce qu'on peut imaginer, Thierry Arnaud, que cette journée,
11:43elle a été décisive aussi pour Donald Trump ?
11:46Il rejette la proposition des Iraniens, il s'entretient avec ses plus proches,
11:49il pourrait prendre une décision dans les heures qui viennent ?
11:51– Oui, décisive au sens où il a déjà pris une première décision
11:54qui était d'annoncer publiquement qu'il n'acceptait pas ce plan,
11:57ce qui n'est pas une surprise dominicain, franchement,
11:59compte tenu de ce que disait ce plan, il n'était évidemment pas acceptable
12:02pour le président américain.
12:04Maintenant, la suite, c'est effectivement le prochain coup sur l'échiquier,
12:08c'est lui qui va devoir le jouer.
12:10Lequel est-il, bien sûr ?
12:12Il va prendre la direction de l'aéroport de Miami,
12:15monter à bord d'Air Force One et regagner Washington.
12:18Peut-être à cette occasion, avant de monter dans l'avion,
12:20à bord de l'appareil, comme il le fait souvent sur le trajet du retour,
12:23il échangera avec les journalistes.
12:25On peut imaginer, si on suit un petit peu le rythme traditionnel
12:28de travail de Donald Trump, que c'est plutôt demain,
12:32à la Maison-Blanche, à l'occasion d'une réunion,
12:34avec ses conseillers, son intérimateur,
12:35genre qu'il prendra la décision sur la suite à donner à ces événements.
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