- il y a 5 jours
- #120minutesinfowe
Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h
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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour 120 minutes info week-end.
00:00:05Évidemment, on va commencer nos débats dans un instant, mais c'est l'heure du journal avec Noémie Hardy.
00:00:09Bonjour Noémie.
00:00:10Bonjour Élodie.
00:00:10Et on commence avec cette rêve-partie qui a rassemblé environ 20 000 personnes.
00:00:15C'est sur un terrain militaire près de Bourges, Noémie.
00:00:18Oui, et le préfet du Cher s'est exprimé sur la situation.
00:00:21Il parle d'un dispositif de sécurité renforcé pour faire face au pire selon ses mots.
00:00:26Je vous propose de l'écouter.
00:00:28On a un dispositif robuste, adapté à la dangerosité du site qui a été mis en place pour pouvoir faire
00:00:36face au pire.
00:00:37On doit se préparer dans une organisation comme ça à pouvoir faire face au pire.
00:00:41Et le pire pour nous, ce serait l'explosion d'une munition de la Deuxième Guerre mondiale.
00:00:48On sait qu'il y en a encore quelques-unes sur le site.
00:00:51Alors pas sur le site même, mais dans les zones boisées qui sont tout autour.
00:00:56C'est pour ça que depuis le début de la manifestation, nous avons appelé à la vigilance, à la très
00:01:02grande vigilance, à ne pas rentrer dans ces zones.
00:01:05Et en tous les cas, à faire très attention.
00:01:07Le site est dangereux, il faut le dire.
00:01:09On aspire à ce que tout le monde espère qu'il n'y aura pas de blessés graves pendant ce
00:01:15technival.
00:01:16Mais on a mis en place un dispositif qui est capable de monter en puissance, d'ailleurs s'il le
00:01:20faut, pour pouvoir faire face à ce genre de situation.
00:01:23Au Moyen-Orient, la guerre reprendra-t-elle ?
00:01:26En tout cas, un responsable militaire iranien juge ce scénario probable avec les Etats-Unis.
00:01:31Oui, une déclaration qui intervient après le rejet de Donald Trump d'une nouvelle offre de Téhéran pour relancer les
00:01:37négociations de paix.
00:01:38Pour rappel, après 40 jours de frappe intense, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril.
00:01:43Et les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient retirer des troupes américaines en Allemagne.
00:01:49Oui, le ministre allemand de la Défense a réagi et parle d'un retrait qui était attendu.
00:01:54Il a également déclaré que l'Europe devait faire plus pour prendre en main sa sécurité.
00:01:58Le Pentagone a annoncé hier le retrait de quelques 5000 militaires d'ici à un an.
00:02:03Depuis la fin de la guerre froide, la présence américaine en Allemagne a été considérablement réduite.
00:02:08Mais elle reste un pilier de la politique de sécurité allemande et de l'OTAN.
00:02:13Un retour en France avec des élus municipaux qui s'inscrivent dans une école primaire.
00:02:17C'est une solution trouvée pour maintenir une classe de maternelle ouverte, Noémie.
00:02:21A Bray-sur-Roya, dans les Alpes-Maritimes, le rectorat vient de décider la fermeture d'une classe maternelle dans
00:02:28l'école municipale,
00:02:29alors même qu'il avait promis le contraire.
00:02:32Argument, les classes seraient en sous-effectif, ce que conteste le maire.
00:02:37Scandalisé, l'édile a trouvé avec ses équipes une méthode originale pour protester,
00:02:42s'inscrire avec ses 19 adjoints et conseillers municipaux en classe de grande section.
00:02:47Reportage de Franck Triviaud et Alexis Prince.
00:02:50On donne bien tous la main, un copain ou une copine.
00:02:53Mise en rang deux par deux.
00:02:55Allez, on y va.
00:02:56Vérification des cartables.
00:02:57On va voir maître d'école.
00:02:59Et des peluches.
00:03:01Si ce maire et ses adjoints reprennent le chemin de la grande section dans les règles de l'art en
00:03:05ce lundi de rentrée,
00:03:06c'est moins pour revoir leurs acquis que pour contester la fermeture d'une classe de maternelle.
00:03:10On est venu faire notre rentrée des classes parce que nous voulons montrer que c'est absurde de supprimer une
00:03:17classe
00:03:18quand nous avons des effectifs qui sont en augmentation et quand on nous avait fait la promesse de ne pas
00:03:22en supprimer.
00:03:23A l'origine de cette décision, l'inspection académique qui préfère créer à la place un poste d'enseignant
00:03:28dédié aux élèves ne parlant pas français, nombreux dans la région.
00:03:32Entre véritable amusement et ironie grinçante, l'équipe municipale se prête au jeu de l'absurde à fond.
00:03:37Vous êtes prêts ? On vous tousse sa boîte à mots.
00:03:42Et le mot du jour, dans toutes les bouches, c'est trahison.
00:03:46Élus comme parents d'élèves dénoncent une promesse bafouée par l'académie.
00:03:49J'ai entendu ce matin que l'inspecteur d'académie maintient qu'il n'y a pas eu d'annonce
00:03:53de fermeture,
00:03:54alors que j'étais là au conseil.
00:03:56On nous a bien promis qu'avec la fusion, nous n'aurions pas de fermeture, sinon jamais on aurait été
00:04:00d'accord.
00:04:01Et là, on se fait vraiment prendre pour des idiots.
00:04:03Breil-sur-Roya venait d'investir un million d'euros pour la création d'une nouvelle salle de classe,
00:04:07avec davantage d'élèves attendus en septembre, à quoi il faudra donc ajouter l'inscription de ces 20 grands-enfants.
00:04:14Et on termine avec une bonne nouvelle, une baleine à bosse qui était échouée depuis plusieurs semaines sur la côte
00:04:20baltique.
00:04:21Va mieux Noémie ?
00:04:21Oui, elle a été remorquée par un navire depuis l'Allemagne, grâce à une organisation de sauvetage privée.
00:04:27Elle a été relâchée en mer du Nord, au large du Danemark.
00:04:30L'animal nage désormais de manière autonome et libre.
00:04:33Merci beaucoup Noémie. On va vous retrouver à 15h30 pour un prochain journal.
00:04:37Et pour ma compagnie, Karim Abric, bonjour, de la rédaction de CNews.
00:04:41A vos côtés, Benjamin Cambouliv, bonjour.
00:04:43Bonjour.
00:04:43Vous êtes porte-parole Alternative Police CFZT.
00:04:46Et Rodolphe Card, bonjour.
00:04:47Bonjour.
00:04:47Vous êtes essayiste et journaliste.
00:04:49Je voudrais qu'on revienne d'abord sur la mobilisation qui a eu lieu ce matin.
00:04:53Place Vauban, vous l'avez suivi, sur CNews à 11h.
00:04:56Des agriculteurs, des artisans, des pêcheurs ou bien encore des boulangers ont tenu à manifester.
00:05:01Ils veulent être entendus par le gouvernement.
00:05:03Ils dénoncent la flambée du prix des carburants, la hausse des charges sociales
00:05:07ou encore l'augmentation des normes administratives.
00:05:09On fait le point sur leurs revendications avec Tancred Guillotel.
00:05:13Il avait lancé cet appel à la mobilisation depuis son bateau.
00:05:16David Lequintrec, patron pêcheur à Lorient,
00:05:19juge les aides de l'État insuffisantes face à la flambée du prix des carburants.
00:05:23Le prix du litre de gasoil marin a bondi depuis le début du conflit au Moyen-Orient,
00:05:27passant de 60 centimes fin février à plus d'un euro aujourd'hui.
00:05:32Parallèlement, les aides annoncées par le gouvernement ont aussi augmenté.
00:05:36Elles étaient de 20 centimes par litre de gasoil en avril.
00:05:39Elles vont désormais jusqu'à 35 centimes le litre pour le mois de mai.
00:05:43La hausse du prix du carburant touche également les agriculteurs,
00:05:46les artisans et les routiers.
00:05:48Des professions qui seront représentées à la manifestation parisienne aujourd'hui.
00:05:52Les boulangers seront aussi de la partie.
00:05:54David Fèvre est artisan boulanger et président du collectif des artisans et commerçants de France.
00:06:00Interrogé par nos confrères du Figaro, il exprime son ras-le-bol.
00:06:03Nous sommes asphyxiés par les charges et les normes réglementaires.
00:06:06Le flou sur l'autorisation de travailler le 1er mai en est un exemple.
00:06:10Il est grand temps que l'État nous considère mieux
00:06:12et nous permette de continuer à faire nos métiers sereinement.
00:06:14Au total, plusieurs centaines de personnes sont attendues pour cette manifestation,
00:06:19organisée par le collectif Réveil des terroirs.
00:06:22Notre équipe était sur place, François Tyskiewicz et Charles Baget,
00:06:25qui nous racontent justement comment s'est déroulée cette mobilisation
00:06:28qui avait lieu à 11h à Paris.
00:06:30Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel de l'Union française des pêcheurs artisans.
00:06:35Du collectif Réveil des terroirs et des agriculteurs en colère
00:06:39pour dénoncer, vous l'avez dit, l'inaction du gouvernement face à la flambée des prix de l'énergie.
00:06:44Un rassemblement apolitique et asyndical, ont insisté les organisateurs au lendemain.
00:06:49Un des traditionnels défilés du 1er mai.
00:06:51Plusieurs professions étaient présentes, des pêcheurs, des agriculteurs, des éleveurs,
00:06:56des commerçants de proximité.
00:06:58L'objectif, c'est de mettre la pression sur le gouvernement pour des actions concrètes.
00:07:02Ils se sentent abandonnés par l'État,
00:07:04mais les prix des carburants n'étaient pas les seules motivations de ce rassemblement.
00:07:08Les boulangers étaient aussi mobilisés, notamment pour dénoncer le flou entourant l'autorisation
00:07:13ou pas de travailler le 1er mai, alors que certains d'entre eux ont été verbalisés,
00:07:19mais aussi pour dénoncer la hausse des prix des matières premières,
00:07:22que ce soit pour le beurre ou encore le sucre.
00:07:25Rodolphe, on peut les comprendre, ces manifestants.
00:07:27Tout à l'heure, nous étions avec un agriculteur en colère qui disait,
00:07:30nous, les petites gens, on a envie qu'on nous écoute,
00:07:32parce qu'il y a beaucoup de choses dans leurs revendications.
00:07:34Le pouvoir d'achat qui baisse, le prix, notamment, évidemment, de l'essence qui augmente.
00:07:40Et puis, ces Français qui ont l'impression qu'ils font beaucoup,
00:07:43qu'ils travaillent beaucoup et qu'on ne les entend jamais.
00:07:45Oui, cette mobilisation, elle est emblématique un peu des forces vives.
00:07:48On retrouve justement les agriculteurs, les pêcheurs et les boulangers.
00:07:52C'est la France qui se lève tôt, c'est la France des actifs, des producteurs.
00:07:56Et aussi, on sent derrière la critique de ces mesurettes.
00:07:59Quelque part, on va les aider, c'est toujours bien.
00:08:01C'est le chèque, comme on avait connu aussi au moment des Gilets jaunes.
00:08:04Mais peut-être, je pense, la chose qui est le plus, comment dire, critiquée,
00:08:09c'est le manque de prévoyance de notre gouvernement.
00:08:11J'ai envie de dire, la crise du Covid, elle n'est quand même pas très loin.
00:08:14Elle est à moins de cinq ans, enfin, un peu plus.
00:08:17Non, c'était en 2020.
00:08:17Mais on s'était rendu compte à quel point, justement, on manquait d'industrie sur notre sol
00:08:23et à quel point on était aussi fragiles et dépendants de l'extérieur,
00:08:26notamment vis-à-vis des énergies avec le pétrole et le gaz.
00:08:29Qu'est-ce qu'on a fait depuis ?
00:08:30Alors, moi, je peux comprendre qu'il y a des événements, on ne maîtrise pas tout.
00:08:35Le gouvernement marche un peu derrière.
00:08:37Mais par contre, le manque de prévoyance totale est d'impréparation.
00:08:40Alors qu'on a vu, par contre, d'autres pays européens réagir.
00:08:43Je pense, par exemple, à l'Italie ou même à la Ronde.
00:08:45Oui, à nos voisins.
00:08:47Donc, une fois de plus, on a l'impression d'un gouvernement qui est un peu un canard sans tête,
00:08:51pardonnez-moi l'expression, qui court après l'événement pour essayer de le rattraper.
00:08:54Et aujourd'hui, comme d'habitude, j'ai envie de dire,
00:08:56c'est la France active qui en paye les pots cassés.
00:08:59Et je voudrais qu'on écoute justement David Le Quintret,
00:09:02qui est président de l'Union française des pêcheurs artisans.
00:09:04Il fait partie de ceux qui ont initié ce mouvement.
00:09:07On l'écoute et on continue cette discussion.
00:09:10De ras-le-bol, on ne prend pas assez, comment dirais-je, des erreurs du passé.
00:09:14Ça fait déjà quand même plusieurs années que nous subissons crise sur crise,
00:09:18et dont le gazoel.
00:09:18Et là, je pense qu'il est temps de taper du point pour structurer des solutions,
00:09:24pour que nous avons un avenir un peu plus pérenne les prochaines années.
00:09:29Là, maintenant, ce qu'on aimerait, c'est qu'on puisse bénéficier de la taxe éolienne
00:09:33qui est répartie, comment dirais-je, au comité national,
00:09:36pour que justement ça serve pour les crises, tout simplement,
00:09:40et puis aussi pour que ça serve aussi également pour accélérer la décarbonation, tout simplement.
00:09:45On voit bien aussi, c'est ce gouvernement qui met des aides très ciblées, comme il le dit.
00:09:51Chaque mois, on sait comment les aides vont être recalculées ou pas.
00:09:54Et pour ces professionnels, c'est impossible de se projeter,
00:09:57puisqu'on a les réponses quasiment au dernier moment, les réponses gouvernementales.
00:10:00Oui, c'est ça. On voit donc que la situation, plus ça avance, plus ça empire aussi.
00:10:05Parce que je pense que dans ces mobilisations, dans cette reprise de parole,
00:10:09c'est aussi de se rappeler que ces travailleurs existent.
00:10:12Eux se sentent invisibilisés et c'est une façon aussi de leur dire,
00:10:16vous savez, nous portons un peu à bout de bras aussi cette France qui travaille,
00:10:20ce travail qui paie de moins en moins, la lourdeur administrative,
00:10:24le manque de prévisibilité et aussi peut-être de dénoncer quelque part une forme d'impuissance.
00:10:30Oui, il y a des aides ciblées, mais on a l'impression quand même,
00:10:32plus le temps avance, moins l'État est capable de faire face aux crises.
00:10:36Il y a eu des crises successives et moins il est capable de répondre, si vous voulez, aux travailleurs.
00:10:41Et en plus, dans la durée, c'est ça qui est quand même inquiétant.
00:10:44Les gens se disent, nous travaillons, nous travaillons, mais qu'est-ce que finalement nous avons en retour?
00:10:48Et sans compter qu'il peut y avoir des risques aussi sur les emplois.
00:10:52Quand il n'y a pas de prévisibilité, quand vous êtes dans une situation où ça coûte de plus en
00:10:57plus cher,
00:10:57où l'État dit, bien non, nous, par exemple, ce qui se passe à l'international, on ne s'en
00:11:00mêle pas du tout,
00:11:01il y a cette impuissance.
00:11:02On a peur aussi de se dire, est-ce qu'on sera obligé de couper dans la masse salariale,
00:11:07dans la masse aussi des travailleurs comme tels.
00:11:10Donc, c'est un problème.
00:11:11Et je pense, au moins, cette journée permet de réactualiser, si vous voulez, cette parole,
00:11:15de montrer qu'ils sont visibles.
00:11:17Mais ça ne suffit pas, en fait.
00:11:18On attend davantage de gestes, c'est sûr.
00:11:20Et on va recevoir justement deux professionnels.
00:11:23Cyril Neufmann, d'abord, bonjour.
00:11:24Vous êtes président de la coordination rurale de Côte d'Or.
00:11:26Et David Feb, vous êtes boulanger.
00:11:28Et justement, quels étaient, alors peut-être que vous comprenez, quels étaient justement les mots d'ordre ?
00:11:32Qu'est-ce que vous espérez à court terme de cette mobilisation ?
00:11:35Quelles réponses le gouvernement peut vous apporter ?
00:11:38Merci déjà de nous donner la parole.
00:11:40Donc, moi, je suis président du collectif des artisans commerçants de France.
00:11:43Donc, il y a une vraie détresse, une grande souffrance dans l'artisanat.
00:11:47Et surtout, on ne sait pas où on va.
00:11:50Un coup, les prix augmentent, un coup, ça baisse.
00:11:53C'est compliqué d'avoir des prix, de définir un prix d'une baguette.
00:11:57Bientôt, je me dis que la baguette, on va finir par la vendre à 2 euros.
00:12:01Parce qu'un coup, c'est l'énergie.
00:12:04Un coup, c'est la matière première.
00:12:05Oui, les boulangers, vous faites partie de ces professions, en plus, qui ont été touchées à plusieurs reprises par des
00:12:08crises.
00:12:09Voilà, tout à fait.
00:12:09Donc, pendant le Covid, on était des commerces essentiels.
00:12:12On était bien.
00:12:13Aujourd'hui, on demande au gouvernement qu'il plafonne un peu les prix.
00:12:17Et puis qu'on ait une visibilité, surtout.
00:12:20Parce que, vous voyez, moi, j'avais un marché de brioche.
00:12:22J'ai perdu mon marché de brioche pour ma part.
00:12:24Parce qu'on a un contrat, au départ, on dit un prix à l'année.
00:12:28Et au final, quand les prix augmentent, on n'est plus...
00:12:31Donc, on arrête de travailler à perte.
00:12:34Je voudrais... On va continuer là-dessus.
00:12:35Mais, Cyril Hoffman, également, je parlais des professions qui ont souvent été en crise.
00:12:40Les agriculteurs, vous aviez mobilisés, d'ailleurs, à plusieurs reprises.
00:12:43Et vous, on a vraiment l'impression, quand vous êtes sur des barrages, notamment là,
00:12:47le gouvernement vient vous voir, vous écoute.
00:12:49En revanche, dès que vous retournez dans vos exploitations pour les faire vivre,
00:12:53est-ce que vous avez des réponses derrière ?
00:12:54Non, on a des effets d'annonce, comme toutes les fois avec ces gouvernements qui succèdent.
00:13:01Effet d'annonce, et on n'a rien derrière.
00:13:04Aujourd'hui, on a un coût d'énergie qui a flambé depuis le départ de la guerre au Moyen-Orient.
00:13:16Concrètement, là, on se pose les questions.
00:13:17Comment on va faire dans nos fermes ?
00:13:20C'est pour la moisson.
00:13:22Moi, concrètement, sur ma ferme, il va me falloir 1 000 litres de GNR.
00:13:27Donc, c'est le gasoil non routier qui est pour les agriculteurs.
00:13:30On était à 0,70 centimes avant la guerre au Moyen-Orient.
00:13:35On est passé à 1,70 euros.
00:13:37Donc, là, c'est 1 700 euros tous les matins qu'il va falloir mettre dans la moissonneuse ou dans
00:13:42un tracteur.
00:13:43Ça veut dire que la première benne qu'on récolte, où on va mettre 10 tonnes de blé dedans, avec
00:13:49du blé à 170 euros, les 1 700 euros partent pour le pétrolier.
00:13:53La deuxième benne qu'on va récolter va être pour la MSA, la troisième pour les impôts.
00:13:57Et puis, comme il n'y en aura peut-être pas de quatrième avec la sécheresse qui est en ce
00:14:00moment, on va encore faire des résultats négatifs.
00:14:07Et en plus, ça va être très compliqué.
00:14:12David Fèvre, justement, sur les boulangers, on a vu aussi ce qui s'est passé, tout cet imbroglio autour du
00:14:171er mai.
00:14:18Alors, le Premier ministre a assuré qu'il n'y aurait pas d'amende.
00:14:20En revanche, certains de vos collègues boulangers ont bien été contrôlés.
00:14:23On pense notamment à un collègue à vous qui est dans l'ISER.
00:14:26Et effectivement, quand on voit tout ce que vous dénoncez, on se dit que c'est un peu la cerise
00:14:30sur le gâteau
00:14:30que des gens qui veuillent travailler un 1er mai sont encore capables d'être contrôlés parce qu'ils veulent tout
00:14:34simplement travailler, finalement.
00:14:36Oui, on est une France qui doit travailler.
00:14:39On nous dit qu'il faut produire.
00:14:40Et on vient nous empêcher de faire travailler nos salariés le 1er mai.
00:14:43Alors, ce combat, ça fait un an que je le mène avec Gabriel Attal.
00:14:46Il était venu dans ma boulangerie.
00:14:47Quand Gabriel Attal est venu, les yeux dans les yeux, je lui ai dit qu'il y a un vrai
00:14:50problème pour le 1er mai.
00:14:51Il y a des boulangers qui ont été verbalisés en Vendée.
00:14:53Il faut faire quelque chose.
00:14:55Donc, aussitôt, ni une ni deux, on a eu plusieurs réunions à l'Assemblée nationale pour travailler sur le sujet
00:14:59et d'autres problématiques.
00:15:01Et c'est un des seuls qui est venu dans mon fournil pour voir cette température.
00:15:05Donc, il m'avait invité à l'Assemblée nationale pour le vote.
00:15:09Alors, je vous avoue franchement que pour la première fois, mon baptême que j'ai assisté à l'Assemblée nationale,
00:15:14c'est une honte.
00:15:16J'ai honte des politiques.
00:15:17J'aimerais vous donner tort, mais pour y aller souvent, malheureusement, je me dis que nous, on fait un travail
00:15:23sur le terrain.
00:15:24On forme des jeunes, on leur apprend la politesse, on leur apprend le respect de l'autre, le vivre ensemble.
00:15:29Et là, j'étais au-dessus d'un groupe de députés.
00:15:33Mais je me suis dit, j'avais envie de crier, de leur dire, mais taisez-vous, laissez parler les autres.
00:15:38Donc, ça a été vraiment lamentable.
00:15:40Et on a vu ce que ça a donné.
00:15:41Alors, un coup, on a le droit.
00:15:43Alors, j'ai beaucoup de collègues qui ont carrément fermé pour dire qu'on n'aura pas de problème.
00:15:47Moi, j'avais eu...
00:15:47On fermait en disant, on ne sait jamais.
00:15:49Si on peut être contrôlé, on préfère ne pas se risquer une amende ou quoi que ce soit.
00:15:54Donc, en tant que président, j'avais eu en voix off.
00:15:57Attention, préviens bien tes collègues.
00:15:58Les contrôleurs vont aller à l'encontre du gouvernement.
00:16:03Préviens-les qu'il faut...
00:16:04Alors, je fais beaucoup de vidéos.
00:16:05Je suis suivi pour...
00:16:06Je fais des vidéos.
00:16:07J'ai plus de 800 000 vues en 28 jours.
00:16:09Donc, je suis suivi.
00:16:10Vous êtes un petit influenceur.
00:16:11Un petit peu à Boulanger Influenceur.
00:16:13Donc, j'ai reçu beaucoup de messages ce matin en sachant que je venais sur Paris.
00:16:18Parce que moi, je suis le président du collectif.
00:16:21Mais je suis bénévole.
00:16:22Je paye mon train.
00:16:23Je me suis levé à 2h ce matin pour défendre les artisans.
00:16:26Et je repars ce soir.
00:16:27Demain, je rembauche à 3h.
00:16:28En fait, les artisans, c'est la force de la France.
00:16:31C'est préserver les villages.
00:16:33C'est la formation.
00:16:33Il faut nous aider à garder cette image et pas dégoûter les gens.
00:16:38Aujourd'hui, on nous annonce la facture électronique.
00:16:40Alors, où vont aller nos données?
00:16:42Qui va les garder?
00:16:44Comment ça va se passer, tout ça?
00:16:45On est dans le flou, en fait.
00:16:46Et là, on est déjà dans des complications.
00:16:49Pourquoi en rajouter?
00:16:50Ça pourrait attendre encore après les élections présidentielles.
00:16:53Ils peuvent attendre avant de faire ça.
00:16:54Moi, j'en ai qui vendent leur commerce
00:16:55parce qu'ils n'ont pas envie de passer à la facture électronique.
00:16:58Allez-y, Carla.
00:16:59Non, c'est juste, ça me fait réagir.
00:17:01Ce que vous dites, c'est très important
00:17:02quand vous dites que ça représente aussi une partie de cette France,
00:17:06cette artisanat qui porte à bout de bras aussi.
00:17:09Moi, je pense à toutes les personnes qui viennent aussi en France,
00:17:12qui vont visiter la France pour cet art de vivre,
00:17:15qui boivent les boulangers, la gastronomie France.
00:17:17Ça fait partie aussi de la France.
00:17:19Et oui, on est en train de brader ça.
00:17:21Pourquoi?
00:17:21Pour finalement des produits industriels,
00:17:25pour aller finalement au supermarché
00:17:26et acheter des pains qui viennent un peu de partout.
00:17:29On ne sait pas trop où.
00:17:31Donc, il y a quand même cette idée.
00:17:32Et même chose pour les agriculteurs.
00:17:34Ça fait partie aussi de la préservation du terroir,
00:17:37du territoire aussi.
00:17:39Donc, il y a toute cette notion.
00:17:40C'est comme si on n'est pas à l'écoute de ceux qui font la France,
00:17:43qui se lèvent tôt, qui travaillent,
00:17:45qui permettent donc de vitaliser justement des petites villes aussi,
00:17:48les grandes villes, mais les petites villes, les villages.
00:17:50Ça, c'est important de le rappeler.
00:17:52Benjamin Camboulif, justement, on va parler dans un instant de la grande rêve partie
00:17:55qui a à peu près 20 000 personnes qui assistent.
00:17:58Et quand on entend justement ce témoignage
00:18:00où des inspecteurs du travail hier sont allés voir
00:18:03ce qui se passait dans les boulangeries chez les fleuristes,
00:18:05on se dit un peu, est-ce que vraiment,
00:18:07c'est l'objet d'aller enquiquiner les honnêtes gens ?
00:18:09Parce qu'hier, on a eu des gens qui voulaient travailler,
00:18:12qui auraient pu prendre une amende.
00:18:13Par contre, on se demande ce qui va devenir des 20 000 personnes
00:18:16qui sont sur un terrain sous-stupéfiants, etc.
00:18:19Pour ce qui est du travail le 1er mai,
00:18:21je vous dirais que dans la police, on ne se pose pas la question.
00:18:23On fait partie de ces métiers où, évidemment,
00:18:25on travaille les gens fériés, comme les personnels de santé.
00:18:28Le regard, on va dire spontané sur la chose,
00:18:30c'est évidemment de dire que celui qui veut travailler
00:18:32doit pouvoir le faire.
00:18:33Ça, c'est plus le père de famille qui parle,
00:18:35si vous voulez, le bon sens du père de famille que le policier.
00:18:39C'est juste cohérent.
00:18:41Après, il y a quand même une évolution à prendre en compte,
00:18:43pour nous, en tant que force de police,
00:18:44sur ce type de mouvement.
00:18:46C'est qu'au temps-là, tout se passe très bien,
00:18:47parce que ce sont des gens qui sont respectueux,
00:18:48qui expriment simplement leur colère, leurs revendications,
00:18:51qui disent qu'ils n'arrivent pas à fonctionner comme ça.
00:18:53Ce qu'il faut voir, ce sont les conséquences.
00:18:55Ce n'est pas la manif du jour,
00:18:56c'est qu'est-ce qui se passe demain,
00:18:57à force de ne pas entendre les revendications.
00:18:59Parce que la solution sur une crise comme ça,
00:19:00elle ne vient pas de la police, elle vient de la politique.
00:19:02Donc, il faut que cette réponse, effectivement, arrive.
00:19:04sinon, ça peut devenir effectivement un sujet policier et d'ordre public.
00:19:08Cyril Hoffman, est-ce que parfois, vous êtes un peu dépité
00:19:11quand vous voyez que les réponses depuis plusieurs années
00:19:13dans votre secteur n'arrivent pas ?
00:19:15Vous dites qu'on est obligé d'aller manifester pour être entendu.
00:19:19Quel est l'objectif, finalement, pour vous ?
00:19:21Parce que vous n'allez pas bloquer, évidemment.
00:19:22On sait que ce n'est pas votre volonté, la France, pendant des mois.
00:19:24Mais parfois, on se demande que ce n'est pas la seule solution.
00:19:27Oui.
00:19:30Depuis déjà quelques, on va dire, de trois ans, quatre ans,
00:19:34on est sur le terrain à faire des manifestations
00:19:38en se disant à toutes les fois que ça va être la dernière.
00:19:40Et puis, le but d'un agriculteur, Paris,
00:19:44ce n'est pas que ça me déplaît de venir.
00:19:45Mais je préférerais venir...
00:19:46Vous avez mieux à faire.
00:19:47Oui.
00:19:47Puis je préférerais venir visiter Paris, voir les monuments et tout ça.
00:19:51Toutes les fois qu'on monte en Paris, c'est pour faire des manifestations.
00:19:54Donc, ce n'est vraiment pas le but.
00:19:56Moi, je préférerais sincèrement venir visiter les monuments.
00:20:00Donc, on se dit à toutes les fois que c'est la dernière.
00:20:04On revient toutes les fois.
00:20:05Donc, presque tous les mois, maintenant, on va être obligé de faire une manifestation.
00:20:08Mais oui, on a quand même un ras-le-bol.
00:20:12On n'est pas des casseurs.
00:20:14Donc, nous, on travaille pour notre pays.
00:20:18Donc, voilà.
00:20:19Pour vous nourrir, tous les gens, pour produire du blé, pour David, pour qu'il puisse faire son pain avec
00:20:26des bons ingrédients.
00:20:29Voilà.
00:20:29Aujourd'hui, on nous a signé des accords du Mercosur qui vont nous faire venir des produits qui viennent de
00:20:34l'étranger, qui n'ont pas de normes.
00:20:38Nous, on nous interdit beaucoup de produits phytopharmaceutiques pour cultiver.
00:20:43Ces produits-là, on les utilise dans les pays du Mercosur.
00:20:48Et après, on l'importe.
00:20:49Mais il n'y a pas que le Mercosur.
00:20:50On a signé encore des accords avec l'Inde, avec tout le monde.
00:20:53On signe des accords maintenant, toutes les semaines.
00:20:56Et en plus, voilà, sous couvert d'un gouvernement.
00:21:00Parce que les gouvernements, ils nous font des annonces en nous disant qu'ils nous promettent que de toute façon,
00:21:05quand ils nous défendent à Bruxelles.
00:21:07Mais ça, c'est quand ils sont sur un plateau avec vous.
00:21:09Et puis, quand ils sont à Bruxelles, ils disent l'inverse.
00:21:13On va marquer une courte pause.
00:21:15Merci beaucoup, Cyril Hoffman et David Fèvre, d'être venus parler de cette cause.
00:21:19Et je vous le disais justement avec Benjamin Camboulivre, notamment, on va revenir sur cette rêve-partie.
00:21:23Elle se déroule près de Bourges.
00:21:25Environ 20 000 fêtards sont sur place.
00:21:27600 gendarmes, évidemment, pour encadrer le tout.
00:21:29On se rendra justement rejoindre Mathilde Ibanaise et Malo Steiner qui sont sur place.
00:21:34Restez avec nous, à tout de suite.
00:21:38De retour pour la deuxième partie de 120 minutes info week-end.
00:21:41On recommence un journal avec vous, Noémie Hardire.
00:21:44Bonjour, Noémie.
00:21:45Bonjour, Elodie.
00:21:46Et on commence avec une bonne nouvelle pour les automobilistes concernés, Noémie.
00:21:49Oui, le décret officialisant l'indemnité carburant vient d'être publié.
00:21:54Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'énergie, l'a déclaré dans un tweet.
00:21:59Ce décret aidera 3 millions d'actifs gros rouleurs avec une baisse de 20 centimes par litre.
00:22:03Je cite « une mesure nécessaire pour soutenir les plus modestes face aux conséquences des hausses des prix à la
00:22:09pompe ».
00:22:09Une mauvaise nouvelle, en tout cas, qui nous vient de Donald Trump.
00:22:12Il promet une surtaxe de 25% aux voitures importées depuis l'Union européenne.
00:22:16Des taxes qui devraient s'appliquer dès la semaine prochaine.
00:22:19Le président américain reproche à l'Union européenne de ne pas respecter l'accord commercial conclu l'été dernier.
00:22:26L'annonce intervient quelques jours après un désaccord avec le chancelier allemand au sujet de la guerre avec l'Iran.
00:22:33L'Allemagne, un producteur automobile majeur, exportait environ 450 000 véhicules vers les Etats-Unis avant le retour au pouvoir
00:22:41de Donald Trump.
00:22:42Écoutez le président des Etats-Unis.
00:22:46J'ai parlé à un président Macron, quelqu'un de formidable, le président de son pays, quelqu'un de bien.
00:22:54J'ai dit « Emmanuel, les prix de vos médicaments ne représentent qu'une fraction des nôtres ».
00:23:03Il m'a dit « Non, je ne le ferai pas ».
00:23:04Et j'ai dit « Si, si, tu vas le faire. Tu vas le faire à 100%. »
00:23:08Il m'a dit « Non, non, non, je ne le ferai pas ».
00:23:11Et ça a duré peut-être deux minutes.
00:23:14J'ai dit qu'il le ferait.
00:23:15Lui, il disait que non.
00:23:17Et puis je lui ai dit « Emmanuel, si tu ne le fais pas, je vais imposer 200% de
00:23:24droits de douane sur tes champagnes ».
00:23:30Et il a dit « Donald, comment oses-tu ? Tu ne peux pas faire ça ».
00:23:37J'ai dit « Mais je vais le faire ».
00:23:39Et il m'a dit « Bon, c'est bon, je suis d'accord ».
00:23:42C'était tout.
00:23:43Et j'ai dit à Oz, il n'y croyait pas.
00:23:46On a fait la même chose avec l'Allemagne, avec les autres pays.
00:23:51J'ai dit « Si vous ne le faites pas, on va vous imposer des droits de douane. »
00:23:56Et tous ces pays se sont mis d'accord.
00:23:58Et maintenant, on a les prix de médicaments les plus bas.
00:24:04Et vous l'avez peut-être remarqué si vous vous déplacez en voiture,
00:24:07puisque les voitures électriques sont de plus en plus nombreuses sur nos routes.
00:24:10Sur les quatre premiers mois de 2026, par rapport à la même période en 2025,
00:24:15le nombre de voitures électriques a doublé.
00:24:18Alors pourquoi une telle augmentation ?
00:24:20Les éléments de réponse avec Guylaine Salé.
00:24:23Les voitures électriques neuves, davantage présentes sur nos routes qu'en 2025.
00:24:28Sur les quatre premiers mois cette année, les ventes ont bondi de 48%
00:24:31par rapport à la même période l'année dernière.
00:24:34Une hausse expliquée par plusieurs facteurs.
00:24:37Une voiture électrique s'achète beaucoup à coups de subventions.
00:24:40Que ce soit l'isique sociale ou le bonus prime coup de pouce.
00:24:44Alors c'est vrai qu'aujourd'hui, avec la crise du carburant et l'augmentation du prix du carburant,
00:24:49il peut y avoir un effet psychologique, notamment pour les automobilistes qui hésitaient à passer à la voiture 100%
00:24:54électrique.
00:24:55Plus globalement, le marché de l'automobile neuf reste en difficulté.
00:24:59Moins 27,19% de ventes sur les premiers mois de 2026,
00:25:03par rapport à 2019 et l'avant-crise Covid.
00:25:06La première raison est l'inflation.
00:25:07Il y a un effet de pouvoir d'achat.
00:25:10Les Français aujourd'hui ont de moins en moins les moyens d'équerrer des véhicules neufs.
00:25:14D'ailleurs, on le voit très bien.
00:25:16Le parc a tendance à vieillir depuis maintenant des années.
00:25:20Et puis après, effectivement, les véhicules ont de plus en plus d'options de sécurité,
00:25:23des options de confort, des options de dépollution, des options d'aide à la conduite,
00:25:26qui fait que les véhicules ont tendance à augmenter au niveau du prix.
00:25:30Outre les options et l'inflation,
00:25:32les constructeurs pointent du doigt une croissance nulle au premier trimestre 2026.
00:25:37Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:25:39Merci beaucoup, Noémie Hardy.
00:25:41On va revenir justement sur cette rêve-partie qui se tient à proximité de Bourges.
00:25:46On rejoint sur place Mathilde Ibanaise et Malo Steiner.
00:25:49Bonjour et merci à tous les deux.
00:25:51Mathilde, un peu plus tôt dans la journée, le préfet a fait un point presse.
00:25:55Il a fait le point sur la situation.
00:25:56Mais il semblerait que la fête continue malgré tout, Mathilde.
00:26:01Exactement, c'est toujours des dizaines de milliers de fêtards venus de toute la Franque
00:26:06qui continuent d'occuper ce terrain militaire, un terrain risqué en raison des munitions non explosées.
00:26:13Je vous propose d'écouter le préfet du Cher.
00:26:16On a un dispositif robuste, adapté à la dangerosité du site qui a été mis en place
00:26:23pour pouvoir faire face au pire.
00:26:25On doit se préparer dans une organisation comme ça à pouvoir faire face au pire.
00:26:29Et le pire pour nous, ce serait l'explosion d'une munition de la Deuxième Guerre mondiale.
00:26:36On sait qu'il y en a encore quelques-unes sur le site.
00:26:40Alors pas sur le site même, mais dans les zones boisées qui sont tout autour.
00:26:44C'est pour ça que depuis le début de la manifestation, nous avons appelé à la vigilance,
00:26:50à la très grande vigilance, à ne pas rentrer dans ces zones et en tous les cas à faire très
00:26:55attention.
00:26:56Le site est dangereux, il faut le dire.
00:26:58On aspire à ce que tout le monde espère qu'il n'y aura pas de blessés graves pendant ce
00:27:04technival.
00:27:04Mais on a mis en place un dispositif qui est capable de monter en puissance, d'ailleurs s'il le
00:27:09faut,
00:27:09pour pouvoir faire face à ce genre de situation.
00:27:13Pour protéger au maximum ce technival, un énorme dispositif de sécurité a été mis en place
00:27:20puisqu'il y a près de 650 gendarmes mobilisés sur 14 points de contrôle en périphérie de la zone
00:27:26où 32 verbalisations en majorité pour détention de stupéfiants et infractions en code de la route ont été relevées.
00:27:32A l'intérieur de cette REF-Party, il faut savoir que tout a été installé comme dans un véritable festival
00:27:38des scènes
00:27:39de plusieurs mètres des stands de boissons, de nourriture,
00:27:42mais aussi la circulation de drogue et la consommation de ces stupéfiants à l'air libre
00:27:49pour protéger et venir en aide au FETAR.
00:27:53C'est 45 pompiers, 30 secouristes de la protection civile qui sont au plus près de cet événement.
00:28:01A savoir que depuis le début de cet événement, 12 personnes ont été prises en charge par les services de
00:28:07secours.
00:28:08Merci beaucoup Mathilde Manez, merci à Malo Steiner qui vous a accompagné.
00:28:12Célia Barotte, bonjour.
00:28:13Bonjour.
00:28:13Du service Polyjustice nous a rejoint.
00:28:15Que risquent concrètement justement, Célia, ces 20 000, 30 000 personnes qui se sont rendues à cette REF-Party ?
00:28:22Eh bien, seuls les organisateurs, s'ils sont identifiés, pourront être sanctionnés d'une contravention de la 5e classe,
00:28:29donc une amende de 1 500 euros.
00:28:31A ceci peut s'ajouter une peine complémentaire de travail d'intérêt général, d'ores et déjà prévue par les
00:28:36contraventions de 5e classe.
00:28:38Les équipements de diffusion de la musique peuvent être également saisis pour une durée maximale de 6 mois.
00:28:42Et puis, si le rassemblement peut dégénérer en attroupement, le fait de continuer volontairement à participer à un attroupement
00:28:48après sommation et réprimer d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
00:28:51Merci pour ces précisions, Célia.
00:28:53Benjamin Cambouliv, on rappelle qu'il y a également ce projet de loi Riposte.
00:28:57Est-ce qu'on pense qu'il y aura des sanctions plus efficaces ?
00:29:01Parce qu'on voit bien que les sanctions actuelles, en tout cas, n'ont pas l'air vraiment dissuasives
00:29:04s'il y a 30 000 personnes qui sont en train de faire la fête au moment où je vous
00:29:07parle.
00:29:07C'est certain, et c'est dans cet esprit-là que ce projet de loi est en cours d'examen.
00:29:11Ça doit passer à présent devant le Sénat.
00:29:15C'est aussi contre ça, d'ailleurs, très directement, qu'ils manifestent.
00:29:17Ils veulent danser pour la liberté, si je reprends la fin de l'année des fêtards.
00:29:21Ce projet de loi, il est favorable.
00:29:23Il y a d'abord différentes infections.
00:29:25Il n'y a pas que les rêves parties, il y a les mortiers, il y a les rodéos, etc.
00:29:29Spécifiquement, pour les rêves, ce que ça prévoit, c'est deux choses.
00:29:32Déjà, c'est la délictualisation, et après, c'est la confiscation du matériel.
00:29:35Pour la délictualisation, il y a deux volets, il y a l'organisateur et il y a le participant.
00:29:40Pour ce qui est de l'organisateur, c'est très bien.
00:29:42C'est exactement ce qu'il faut faire.
00:29:43C'est ce qu'ils font déjà en Italie depuis un moment.
00:29:45Et ça fonctionne ?
00:29:46Ça fonctionne.
00:29:46Les résultats des courses, ils viennent chez nous, les Italiens, pour faire les rêves parties.
00:29:49Donc, c'est plutôt une bonne nouvelle qu'on ait l'intention de délictualiser pour l'organisateur.
00:29:53Ce sera dissuasif, ce sera efficace.
00:29:54Mais la délictualisation pour le participant, qui est prévue également,
00:29:58elle, elle se fera par la voie d'une AFD, une amende forfaitaire délictuelle.
00:30:01Et là, il y a un moment où il faut comprendre que les AFD, ça ne fonctionne pas,
00:30:04si ce n'est pas la cible appropriée.
00:30:05On l'a vu sur la consommation de stupéfiants.
00:30:08C'est beaucoup de mineurs, beaucoup de gens insolvables.
00:30:09Au final, ils ne payent pas.
00:30:10On a bon entré, c'est des AFD, la consommation, elle monte.
00:30:12Il n'y a pas de raison que ce soit différent pour les rêves parties.
00:30:15Et dans le cadre de la loi Riposte, il y a aussi une AFD qui est envisagée pour les rodéos.
00:30:19Pareil, c'est des gens qui sont mineurs, bien souvent, ou insolvables.
00:30:21Donc, ça ne marchera pas non plus.
00:30:22Donc, l'AFD, ce n'est pas le bon outil.
00:30:24Et pour ce qui est de la confiscation du matériel,
00:30:28spontanément, on a envie de dire que c'est bien, c'est plus répressif,
00:30:30donc ça va être un peu dissuasif.
00:30:31Mais bien souvent, ce matériel, il est loué.
00:30:33Donc, oui, on pourra le récupérer, on pourra le saisir,
00:30:35mais on va le restituer.
00:30:36Ils l'auront à quelqu'un d'autre.
00:30:38À aucun moment, on impacte l'organisateur de la rêve.
00:30:41Donc, c'est positif, notamment pour la délictualisation sur l'organisateur.
00:30:45Mais pour cette partie sur les rêves,
00:30:47comme pour d'autres axes dans le cadre de la loi Riposte,
00:30:49le bémol, c'est bien souvent l'amende forfaitaire délictuelle
00:30:52pour un public soit mineur, soit insolvable,
00:30:54donc pas concerné par le sujet.
00:30:56Votre démonstration, pour le coup, est très claire.
00:30:58Mais c'est vrai qu'Arima, c'est un peu décourageant
00:30:59parce qu'on voit quand même 30 000 personnes qui sont réunies.
00:31:02Il y a 600 gendarmes, elle le rappelait, Mathilde,
00:31:04il y a déjà 32 personnes qui ont été verbalisées,
00:31:074 personnes en garde à vue.
00:31:08Et on a vraiment l'impression, à chaque fois qu'on traite
00:31:10de ce genre de sujet, qu'on ne peut rien faire.
00:31:12Il faut laisser faire.
00:31:13Oui, c'est absurde.
00:31:14Je trouve même ça un peu choquant dans la mesure où,
00:31:17encore une fois, c'est comme si c'est l'impuissance,
00:31:19alors qu'il y a des choses à faire.
00:31:20Et il faut peut-être revenir à la base.
00:31:23Il n'y a personne qui est contre l'idée de faire la fête,
00:31:25de s'amuser, d'écouter de la musique, de danser.
00:31:28Là, il n'est pas le sujet.
00:31:29Vous pouvez organiser ce type d'événement et célébrer.
00:31:33Et ça va se faire, comme on dit, dans les règles de l'art.
00:31:36Dans la psychologie ou, enfin, dans cette espèce d'idéologie
00:31:39de dire danser pour la liberté, on ne veut pas de cadre.
00:31:42Non, en fait, c'est un peu l'ère du je, me, moi,
00:31:45me, myself and I.
00:31:47Ce n'est pas danser pour la liberté, c'est danser.
00:31:49Et je me fiche, finalement, du voisin.
00:31:51Je me fiche de saccager les vieux.
00:31:53Je me fiche des règles.
00:31:53Je me fiche des règles.
00:31:54Et c'est finalement moi et c'est tout, tout simplement.
00:31:58Donc, il y a quelque chose de très adolescent là-dessus.
00:32:01Oui, pour danser, mais en même temps, il y a des conséquences.
00:32:04Si vous vous accaparez un lieu,
00:32:06si vous faites en sorte que la communauté,
00:32:08les citoyens sont obligés de payer dans les faits,
00:32:10parce que les gens se dérobent finalement au règlement,
00:32:13on aime ça, il y a un petit côté edgy,
00:32:15un petit côté un peu, si vous voulez...
00:32:18Il y a quelque chose d'endardie, on est con.
00:32:19Voilà, voilà, pour le dire correctement, voilà.
00:32:23Donc, il y a cette idée.
00:32:24Mais dans les faits, vous embêtez aussi les gens
00:32:26et ça demande énormément de ressources.
00:32:28Ce sont les Français, oui, qui paient pour ça aussi.
00:32:30Parce que quand vous déployez des policiers sur place,
00:32:34ce sont des policiers qui ne sont pas aussi ailleurs
00:32:36pour faire autre chose, pour sécuriser les lieux
00:32:39ou enfin, peu importe, des choses plus urgentes.
00:32:41Je prolonge justement la réflexion de Karima,
00:32:44parce que je le disais, Rodolphe,
00:32:45600 gendarmes, 45 pompiers, 30 secouristes.
00:32:47Évidemment, à chaque fois, c'est la même chose.
00:32:49Il y a beaucoup de forces de l'ordre qui sont mobilisées.
00:32:51À chaque fois, il y a aussi beaucoup de terrains
00:32:53qui sont ravagés.
00:32:54Là, visiblement, déjà, des guérites militaires
00:32:57ont été abîmées.
00:32:58Il y a également des tags.
00:32:59Et comme le disait Karima,
00:33:01finalement, à la fin, qui paye ?
00:33:02Je vais reprendre l'expression de Bruno Rotaillot.
00:33:04Les honnêtes gens.
00:33:04Oui, vous pouvez ajouter aussi les routes fermées,
00:33:06le réseau mobile saturé.
00:33:08Oui, bien sûr.
00:33:08Il faut aller plus large.
00:33:08C'est intéressant parce que, comme dit Karima,
00:33:10c'est aussi des fêtes pour la liberté, mais politiques.
00:33:13L'AFP a montré des images, pas de fachos, dans nos rêves.
00:33:16Donc, ça reste politique.
00:33:18Et d'ailleurs, avec les locaux, parfois, ça se passe mal.
00:33:20Vous vous souvenez, l'année dernière,
00:33:22dans le massif des Corbières,
00:33:23où ils avaient organisé une rêve.
00:33:25Alors, depuis, ils se sont excusés, apparemment,
00:33:27vis-à-vis des agriculteurs.
00:33:28Vous ravagez tout, c'est gentil de s'excuser.
00:33:30Voilà, mais sur des vignes qui étaient parties en fumée.
00:33:33Ça a été une catastrophe l'année dernière.
00:33:35À l'époque, vous vous en souvenez à quel point
00:33:36ça avait été violent aussi.
00:33:37Parce que les agriculteurs s'étaient mobilisés,
00:33:39étaient venus avec des tracteurs pour renverser les voitures.
00:33:43Il y avait des affrontements assez musclés, on va dire.
00:33:45Donc, cette liberté, parfois, c'est vrai qu'elle empiète,
00:33:48comment dire, sur le mode de vie et des autres.
00:33:51Et je crois que, d'ailleurs, il y a pas mal de terrains agricoles,
00:33:53le préfet mentionnait, autour.
00:33:55Donc, on espère, là-dessus, qu'il y aura un respect,
00:33:57en tout cas, du travail des agriculteurs
00:33:58et qu'il n'y aura pas de débordement.
00:33:59Et des animaux.
00:34:00Voilà, qui peuvent aussi ingérer ce qui reste sur le terrain.
00:34:03Et le préfet expliquait tout à l'heure,
00:34:04dans sa conférence de presse,
00:34:05que cela peut avoir vraiment des conséquences importantes
00:34:07pour l'agriculture et les terrains des propriétaires à côté.
00:34:12Et on souhaite bon courage, effectivement,
00:34:13à tous les riverains de cette rêve partie.
00:34:15Et bon courage aussi à tous vos collègues, Benjamin,
00:34:16qui sont sur le terrain.
00:34:18Je vais remercier Rodolphe Karte et Benjamin Cambouliv
00:34:20de m'avoir accompagné pour cette première heure.
00:34:22Et Stélia Baroté, évidemment.
00:34:23Et on parlera un peu d'international juste après la pause.
00:34:26Restez avec nous.
00:34:30De retour pour la deuxième heure de 120 minutes infos week-end.
00:34:34On va parler d'international dans un instant.
00:34:36Mais d'abord, le rappel de l'actualité avec Noémie Hardy.
00:34:39Rebonjour Noémie.
00:34:39Rebonjour Élodie.
00:34:40Bonjour à tous.
00:34:41Du nouveau à propos de la rêve partie
00:34:43qui a rassemblé environ 20 000 personnes
00:34:45sur un terrain militaire près de Bourges.
00:34:48Le préfet du Cher s'est exprimé sur la situation.
00:34:51Il parle d'un dispositif de sécurité renforcé
00:34:53pour faire face au pire, selon ses mots.
00:34:56Après une mobilisation générale du 1er mai,
00:34:59plusieurs corps de métier se sont rassemblés aujourd'hui à Paris
00:35:01sur la place Vauban.
00:35:03Pêcheurs, agriculteurs, boulangers,
00:35:05ils souhaitaient se faire entendre du gouvernement.
00:35:07Tous réunis face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient,
00:35:10notamment la flambée des prix du carburant.
00:35:13Et puis Marine Le Pen, en déplacement à la foire de Sens,
00:35:15interrogée par les journalistes sur place,
00:35:17elle a déclaré qu'elle n'était pas socialiste ni mélenchoniste.
00:35:20Elle s'est aussi exprimée sur le prix de l'essence.
00:35:23Elle a déclaré que la taxation des super-profits de Total Energy
00:35:27s'avérerait nécessaire si le plafonnement des prix
00:35:30des carburants à la pompe ne représentait pas
00:35:32une contribution suffisante à la préservation du pouvoir d'achat.
00:35:35Merci beaucoup Noémie pour m'accompagner.
00:35:38Pendant cette deuxième heure, toujours Karim Abrik
00:35:40de la rédaction de CNews.
00:35:42Roland Lombardi, bonjour.
00:35:43Bonjour.
00:35:43Vous êtes historien et directeur de la rédaction du Diplomate Média
00:35:46et François Constantini, bonjour.
00:35:48Bonjour.
00:35:48Vous êtes géopolitologue.
00:35:50On va revenir justement sur les dernières déclarations
00:35:52côté américain et côté iranien.
00:35:55Du côté iranien, c'est un responsable militaire
00:35:57qui a jugé, je le cite, probable une reprise du conflit
00:36:01alors que le président américain hier a indiqué
00:36:03que les hostilités étaient terminées.
00:36:05Selon lui, dans le même temps, il a quand même menacé
00:36:07de pulvériser le pays.
00:36:09Alors, faut-il craindre une reprise du conflit
00:36:11malgré le cessez-le-feu ?
00:36:12Élément de réponse avec Valentin Polidori.
00:36:16Dans les rues de Téhéran, le quotidien semble inchangé.
00:36:20Pourtant, la menace d'une reprise du conflit demeure,
00:36:24comme le laisse entendre Muhammad Jafar Asadi,
00:36:27responsable militaire iranien.
00:36:29Une reprise du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis est probable
00:36:32et les faits ont démontré que les Etats-Unis ne respectaient
00:36:34aucune promesse ou accord.
00:36:37Mais dans une lettre au Congrès,
00:36:39Donald Trump indique lui le contraire.
00:36:41Le 7 avril 2026,
00:36:43j'ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines.
00:36:45Le cessez-le-feu a depuis été prolongé.
00:36:47Il n'y a pas eu d'échange de tir
00:36:49entre les forces des Etats-Unis et l'Iran
00:36:51depuis le 7 avril 2026.
00:36:53Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026
00:36:56sont terminées.
00:36:57Les tensions diplomatiques restent cependant
00:37:00vives entre les deux pays.
00:37:01Jeudi dernier, Téhéran avait transmis
00:37:03une offre aux Etats-Unis pour reprendre les négociations
00:37:06via le Pakistan,
00:37:07pays médiateur du conflit.
00:37:09Une offre rejetée hier par Donald Trump
00:37:12qui a renouvelé sa menace d'anéantir le pays.
00:37:16Soit nous intervenons et détruisons tout
00:37:18en faisant tout exploser
00:37:19ou alors il y a une autre voie à suivre.
00:37:23Pour l'heure,
00:37:24les discussions entre les deux pays
00:37:26restent au point mort
00:37:27et aucune avancée concrète ne semble se dessiner.
00:37:31On vient d'entendre Roland Lombardy,
00:37:33aucune avancée concrète
00:37:34et puis des déclarations de Donald Trump
00:37:36qui vont un peu dans un sens
00:37:37et dans l'autre.
00:37:38D'un côté, les hostilités seraient terminées,
00:37:41ce sont ses mots,
00:37:42mais il est prêt à pulvériser l'Iran.
00:37:44C'est le même président américain
00:37:45qui dit ça dans la même journée,
00:37:46c'était hier.
00:37:47Oui, c'est un peu sa marque de fabrique.
00:37:49Il jette le chaud et le froid,
00:37:50c'est sa stratégie habituelle.
00:37:53Lorsqu'il dit que les hostilités sont terminées,
00:37:55c'est peut-être à destination
00:37:57de sa base électorale,
00:37:59peut-être on en reparlera tout à l'heure.
00:38:29Oui, tout à fait.
00:38:30plus avec un mot gentil et un revolver
00:38:32qu'avec un mot gentil tout seul.
00:38:34Donc ça, c'est la stratégie de Trump.
00:38:35Et puis, effectivement,
00:38:36il y a cette histoire du Congrès
00:38:38qui arrive à,
00:38:38puisque normalement,
00:38:39Donald Trump,
00:38:40au bout d'un certain nombre
00:38:41de jours de guerre,
00:38:41de 60 jours,
00:38:42a besoin de l'accord du Congrès.
00:38:44On imagine aussi
00:38:45qu'il essaie de dire
00:38:46que les hostilités sont terminées.
00:38:48Il rappelle que la période
00:38:49de cesser le feu,
00:38:49il faudrait l'enlever
00:38:50de ses 60 jours.
00:38:52Donald Trump,
00:38:52qui est en train de gagner du temps,
00:38:54certes,
00:38:54mais qui ne va pas non plus
00:38:55gagner un mois ou deux
00:38:56de guerre comme ça.
00:38:57Oui, mais vous l'avez mentionné,
00:38:59donc les fameux 60 jours,
00:39:01ça correspondait donc
00:39:02à ce fameux 1er mai.
00:39:03En misant sur le fait
00:39:04qu'il y a eu ce cesser le feu,
00:39:06il peut dire,
00:39:07bien, vous voyez,
00:39:07là, c'est terminé
00:39:08et on essaie de prolonger
00:39:09une sorte de cesser le feu
00:39:11qui, est-ce que ça dure
00:39:13deux semaines,
00:39:13trois semaines
00:39:14et on essaie de surfer,
00:39:15comme on dit, là-dessus.
00:39:17Et donc, on n'a pas besoin,
00:39:18en théorie,
00:39:18d'aller demander l'avis du Congrès.
00:39:21On se dit, vous voyez,
00:39:22il y a un cesser le feu
00:39:23pour le moment.
00:39:23Et ensuite,
00:39:24bien, il se garde quand même
00:39:25le maximum de pouvoir
00:39:26en se disant quand même
00:39:28s'il y a une réaction,
00:39:29par exemple,
00:39:30de survie,
00:39:31de sécurité nationale,
00:39:32par exemple,
00:39:33bien, il peut évoquer
00:39:34quelque chose pour dire
00:39:35nous pouvons réagir
00:39:36parce que, finalement,
00:39:37le pays est attaqué.
00:39:39Donc, il se donne quand même
00:39:40cette porte de sortie
00:39:42légalement,
00:39:42si vous voulez,
00:39:43mais vous voyez quand même
00:39:44que Donald Trump,
00:39:44il se donne toujours
00:39:45ces fameuses largesses.
00:39:47Ensuite, ce qui va être
00:39:47intéressant de voir,
00:39:49c'est toujours, justement,
00:39:51cette fameuse porte de sortie
00:39:52de l'Iran pour Donald Trump.
00:39:54Est-ce que ça va être
00:39:55de dire, bon,
00:39:55bien, on va scinder un peu.
00:39:56Il y a les négociations
00:39:58sur Hormuz,
00:39:59c'est une chose.
00:39:59Il y a sur le nucléaire,
00:40:01ce sera autre chose.
00:40:02Donc, si on scinde
00:40:02un peu les deux,
00:40:03il pourra dire,
00:40:04bien, vous voyez,
00:40:05sur l'aspect du programme...
00:40:06Au moins, il y a une victoire
00:40:07quelque part.
00:40:07Oui, quelque part.
00:40:08Et ensuite, finalement,
00:40:10ça m'appartient plus ou moins.
00:40:11Vous voyez,
00:40:12si c'est le fameux
00:40:13changement de régime,
00:40:14tout ça,
00:40:14il s'en est déjà assez éloigné
00:40:16en disant, bon,
00:40:16bien, les Iraniens le feront
00:40:18si c'est possible.
00:40:20Mais il s'est déjà un peu donné
00:40:21cette fameuse porte de sortie.
00:40:23Mais peut-être que de scinder,
00:40:24justement,
00:40:24parce qu'il souhaitait initialement
00:40:26une sorte d'accord global.
00:40:28Et c'était le rapport de force
00:40:30de dire, bon, bien,
00:40:31on va débloquer, justement,
00:40:33le blocus et en échange,
00:40:36bien, la situation va se régler.
00:40:38Est-ce que maintenant,
00:40:39il pourrait peut-être dire,
00:40:40on va négocier un peu plus
00:40:42sur le nucléaire,
00:40:43sur le long terme
00:40:43et ensuite, hors nous,
00:40:45bien, c'est autre chose.
00:40:46Ça peut être aussi une voie
00:40:47pour les Américains.
00:40:48François Constantini,
00:40:49effectivement,
00:40:49on voit aussi,
00:40:50comme le disait Karima,
00:40:51que Donald Trump a besoin
00:40:53de soit d'une sortie
00:40:54avec une victoire,
00:40:55soit au moins de gage aussi
00:40:57à donner à son électorat.
00:40:59Alors, effectivement,
00:40:59comme le disait Karima,
00:41:00peut-être qu'il cherche
00:41:01des buts de guerre
00:41:02un peu plus atteignables.
00:41:03sur un temps court,
00:41:04à savoir,
00:41:05il ne voulait aucun nucléaire
00:41:07pour l'Iran,
00:41:08il voulait décapiter
00:41:09totalement le régime.
00:41:10Peut-être qu'aujourd'hui,
00:41:11il réduit un peu la voilure,
00:41:12mais un moyen aussi
00:41:12d'avoir plus facilement
00:41:13des victoires.
00:41:14Oui, Karima disait
00:41:15justement que Trump
00:41:16est en train de fractionner
00:41:17les problèmes,
00:41:18de les serrer.
00:41:19Il faut savoir quand même
00:41:19qu'il a un agenda.
00:41:20En effet,
00:41:21comme ça a été dit,
00:41:22on est aujourd'hui
00:41:23dans la période
00:41:23de plus de 500 jours
00:41:24du Congrès.
00:41:25Il faut savoir
00:41:26que peut-être excède
00:41:27le secrétaire américain
00:41:28à la Défense
00:41:28est allé mercredi
00:41:30au Congrès
00:41:30et que ça a été
00:41:31assez tendu,
00:41:31notamment avec les démocrates,
00:41:33sur les buts de guerre.
00:41:34Alors là,
00:41:36ce que ça pourrait signifier
00:41:37un certain nombre de choses,
00:41:38c'est qu'en effet,
00:41:39de toute façon,
00:41:40Trump a mis le curseur
00:41:41sur le nucléaire.
00:41:43Il n'a pas mis le curseur
00:41:44sur, en effet,
00:41:46la décapitation,
00:41:47du moins,
00:41:47le remplacement du régime.
00:41:48Oui, l'éradication du régime.
00:41:49Parce que cette fois-ci,
00:41:49c'est un but de guerre absolu
00:41:50et que vraisemblablement,
00:41:51il a eu des problèmes
00:41:52avec le Congrès.
00:41:53Il faut savoir
00:41:53qu'en matière de stratégie,
00:41:54vous savez,
00:41:5590% des stratèges
00:41:56sont des joueurs d'échecs,
00:41:57c'est-à-dire qu'ils vont avancer
00:41:58leur pièce.
00:41:59Trump, c'est un joueur de poker.
00:42:00C'est-à-dire que vous regardez
00:42:01son jeu,
00:42:02il va bluffer,
00:42:03vous allez penser
00:42:04qu'il a au mieux
00:42:04une double paire
00:42:05et finalement,
00:42:05il va vous tourner
00:42:06une quatre-flèches royales
00:42:07au dernier moment.
00:42:07Ça, c'est un peu ça, Trump.
00:42:09C'est-à-dire qu'avec lui,
00:42:10Roland disait,
00:42:10il faut un peu s'attendre à tout,
00:42:11mais c'est également voulu.
00:42:13Il y a une forme de brouillard,
00:42:14une forme de bluff
00:42:15qui est entretenue en permanence.
00:42:16Il y a une chose qui est certaine,
00:42:17c'est qu'il s'aperçoit d'une chose.
00:42:27Il coûte cher à tout le monde,
00:42:29il coûte surtout cher aux Iraniens
00:42:30puisqu'il faut rappeler quand même
00:42:31que l'Iran exporte du brut
00:42:35et en arrive même,
00:42:37c'est-à-dire qu'on est son système
00:42:38à importer de l'essence à la pompe,
00:42:41leur coûte entre 400 et 500 millions de dollars par jour.
00:42:44C'est le chiffre de Trump
00:42:45mais qui est corroboré par la presse américaine,
00:42:48notamment le Financial Times.
00:42:49Là, Trump sait très bien
00:42:50qu'il a un instrument extrêmement important
00:42:52parce que là,
00:42:53c'est en effet là que l'Iran
00:42:54trouve ses bubles de survie.
00:42:55Comment on paye les passes d'Aran,
00:42:56comment on paye les soutiens du régime,
00:42:58comment on maintient la répression,
00:42:59comment on maintient sa clientèle ?
00:43:01La réponse en effet,
00:43:02pour l'Iran,
00:43:03elle est exclusivement là.
00:43:04Il aurait dû à mon sens
00:43:05commencer peut-être par le blocage d'Harmouz
00:43:07sachant que l'Iran
00:43:08connaît également des restrictions,
00:43:09des sanctions depuis plusieurs décennies.
00:43:12Donc on peut penser que sur Harmouz
00:43:13en effet,
00:43:14il n'y aura pas de déblocage.
00:43:15L'affaire en effet
00:43:16des négociations qui s'invrent au Pakistan,
00:43:18c'est parce que vraisemblablement
00:43:19le préalable du désarmement nucléaire,
00:43:22les États-Unis,
00:43:22on le rappelle,
00:43:23demandent 20 ans
00:43:23sans le moindre enrichissement.
00:43:25Alors ensuite,
00:43:25ce serait restreint
00:43:27de façon progressive,
00:43:29mais il est établi
00:43:30que l'Iran de toute façon
00:43:31ne veut pas renoncer
00:43:32de façon d'une hausse
00:43:33à son programme nucléaire.
00:43:34On va continuer évidemment
00:43:35d'en parler,
00:43:36mais on fait un détour par le terrain.
00:43:37On rejoint Olivier Venkemoun
00:43:38et Olivier Gangloff.
00:43:39Vous êtes à la frontière israélienne,
00:43:41Olivier,
00:43:42où les tirs ont repris.
00:43:47Alors c'est plus que des tirs d'ailleurs,
00:43:49c'est l'aviation israélienne
00:43:51qui est en train de faire sans doute
00:43:57un combat important contre le Hezbollah,
00:44:01l'armée terroriste du Hezbollah.
00:44:03Normalement, c'est une zone ici
00:44:04qui est juste derrière la frontière,
00:44:06qui est contrôlée totalement
00:44:07par l'armée israélienne.
00:44:09Sauf que,
00:44:10depuis qu'on est arrivé,
00:44:11mais ça fait déjà un petit moment,
00:44:13il y a des embuscades,
00:44:14il y a encore du risque,
00:44:15il y a encore des combats.
00:44:17Donc depuis qu'on est là,
00:44:18l'aviation régulièrement
00:44:21est en train de viser
00:44:22une position précise.
00:44:24On entend aussi
00:44:24les échanges de tirs.
00:44:26Et puis,
00:44:27il y a ce qui se passe
00:44:28de l'autre côté de la frontière
00:44:29pour tenir ces positions.
00:44:30C'est une vraie guerre.
00:44:32On parle tous les jours
00:44:33de cessez-le-feu.
00:44:34C'est des vraies violations
00:44:35du cessez-le-feu.
00:44:36Et puis après,
00:44:36il y a l'autre danger
00:44:37qui est celui des drones explosifs.
00:44:39Et ça,
00:44:39ils font des ravages,
00:44:41il faut bien le dire.
00:44:41Il y a eu des morts.
00:44:43Il y a deux soldats
00:44:44qui ont été tués
00:44:45ces derniers jours
00:44:46de 19 ans.
00:44:47Et ces drones explosifs,
00:44:48c'est ces drones
00:44:50que le Hezbollah
00:44:50essaye de faire passer
00:44:51à la frontière
00:44:52où on est.
00:44:52Il y a eu beaucoup d'alertes
00:44:53ces dernières heures.
00:44:54C'était à cause de ces drones.
00:44:55Il n'y en a pas un
00:44:55qui a pu passer.
00:44:57À nouveau,
00:44:58le dôme de fer
00:44:59ou alors l'aviation
00:45:00sont entrées en action.
00:45:02Mais voilà,
00:45:02c'est ce qu'on voulait
00:45:03vous décrire
00:45:03et vous montrer
00:45:04cet après-midi
00:45:05parce qu'on parle
00:45:06de cessez-le-feu
00:45:07alors que ce n'est pas
00:45:08du tout le cas
00:45:09et on a pu le constater.
00:45:10Il y a quelques minutes encore,
00:45:11il y avait un champignon
00:45:13de fumée
00:45:13qui était visible
00:45:15de ce côté-là
00:45:16parce que le village
00:45:17qui est visé
00:45:17est juste derrière
00:45:18la colline
00:45:19qu'on vous montre.
00:45:19On est vraiment
00:45:20tout à côté
00:45:21de cette frontière
00:45:22avec Olivier Gangloff.
00:45:23Merci beaucoup
00:45:24Olivier Benkeemoun
00:45:24et Olivier Gangloff.
00:45:26Je voudrais qu'on réécoute
00:45:26justement maintenant
00:45:28Donald Trump.
00:45:29On le disait,
00:45:30il souhaite un accord,
00:45:32il tente la voie diplomatique,
00:45:33le président américain,
00:45:34mais il est déjà prêt,
00:45:36il est prêt à détruire l'Iran.
00:45:38Écoutez-le.
00:45:39Nous pouvons faire un accord.
00:45:42Je préférerais
00:45:43ne pas devoir tout détruire
00:45:48soit nous intervenons
00:45:49et détruisons tout,
00:45:51ils ont tout explosé
00:45:52ou alors
00:45:53il y a une autre voie
00:45:55à suivre.
00:45:56Vous savez,
00:45:57les dirigeants
00:45:58sont fragmentés,
00:46:01ils ne s'entendent pas
00:46:02les uns avec les autres.
00:46:05Vous avez un accord
00:46:06qui veut un groupe
00:46:08qui souhaite un accord,
00:46:10un groupe
00:46:10qui en souhaite un autre.
00:46:12Même les extrémistes
00:46:13veulent un accord.
00:46:14On va parler dans un instant
00:46:16justement des divisions
00:46:17internes
00:46:17au régime des Molas,
00:46:19mais Karim Abri,
00:46:20quand on entend
00:46:21Donald Trump dire
00:46:22je pourrais détruire l'Iran,
00:46:23se pose quand même
00:46:24la question
00:46:24de cette capacité-là.
00:46:26C'est-à-dire que la guerre
00:46:27a déjà coûté
00:46:28plus de 25 milliards de dollars.
00:46:30Donald Trump
00:46:31ne veut pas forcément
00:46:32s'enliser
00:46:32et on voit qu'à chaque fois
00:46:34il réitère,
00:46:34il veut détruire ce régime,
00:46:36il veut détruire
00:46:36les capacités,
00:46:38notamment nucléaires.
00:46:39Il y a eu déjà
00:46:40ces déclarations.
00:46:41On se demande
00:46:41si vraiment c'est possible
00:46:42en réalité.
00:46:44Il y a quand même
00:46:44cette force militaire,
00:46:46oui, des États-Unis,
00:46:47cette supériorité,
00:46:48mais on a vu
00:46:49la résilience,
00:46:50on va dire,
00:46:51jusqu'à présent
00:46:51du régime iranien,
00:46:53leur stratégie mosaïque,
00:46:55leur stratégie
00:46:55tout azimute aussi
00:46:56de cibler
00:46:57les voisins.
00:46:59Donc, ça met
00:47:01cette fameuse pression
00:47:02qui fait en sorte
00:47:02que les États-Unis
00:47:03n'avaient pas nécessairement
00:47:04tout prévu
00:47:05la suite des choses.
00:47:06Et ça, c'est plus globalement
00:47:07quand on s'intéresse
00:47:08justement aux guerres.
00:47:09Vous savez,
00:47:10quand vous entrez
00:47:11dans une guerre,
00:47:12vous savez moins
00:47:13quand vous en sortez.
00:47:14Il y a d'autres paramètres
00:47:15qui finissent
00:47:15par s'imbriquer,
00:47:17qui s'ajoutent.
00:47:18Et il y a aussi,
00:47:19il ne faut jamais
00:47:20sous-estimer
00:47:20qu'une guerre,
00:47:21eh bien,
00:47:22il y a des personnes
00:47:23qui tirent avantage
00:47:25à cette guerre aussi
00:47:26et pas toujours
00:47:27ceux qu'on pense.
00:47:28Vous voyez,
00:47:29Donald Trump,
00:47:29par exemple,
00:47:30lui,
00:47:30il a tenté une chose,
00:47:31c'est un homme d'action,
00:47:33il a ce côté instinctif,
00:47:34il a décidé d'y aller.
00:47:35Il pensait que justement
00:47:37en décapitant,
00:47:38entre guillemets,
00:47:40tous les hauts dirigeants,
00:47:43le guide suprême également,
00:47:44de bombarder,
00:47:45on a vu que finalement
00:47:46la force ne suffisait pas
00:47:47et même finalement
00:47:49de neutraliser
00:47:49une grande partie
00:47:51des dirigeants,
00:47:52ça ne suffit pas.
00:47:53Donc là,
00:47:53il est obligé
00:47:54de réajuster.
00:47:55Il y a eu maintenant
00:47:55une arme économique
00:47:56qui s'est rajoutée,
00:47:58la question de Hormuz.
00:47:59Et quand je dis
00:47:59qu'aujourd'hui,
00:48:00il y a des entités,
00:48:03des pays,
00:48:04des personnes aussi
00:48:05qui tirent avantage
00:48:06de cette guerre,
00:48:07on peut même penser
00:48:08certains pays,
00:48:09par exemple,
00:48:10comme la Russie,
00:48:10sur l'aspect énergétique.
00:48:12Quelque part,
00:48:13bon,
00:48:14il y a aussi
00:48:15de ce point de vue-là
00:48:16un certain avantage
00:48:16pour la Russie,
00:48:17on parle moins
00:48:18de la guerre en Ukraine.
00:48:20Quand on pense aussi
00:48:21à tout ce complexe
00:48:22militaro-industriel
00:48:23aux États-Unis,
00:48:24notamment sur l'achat
00:48:25des armes,
00:48:26ça aussi,
00:48:27on en profite.
00:48:28Donc vous voyez,
00:48:29pour Donald Trump,
00:48:29il y a quelque chose
00:48:30quand même,
00:48:31lui a sa vision,
00:48:33mais tout autour,
00:48:34il y a d'autres choses
00:48:35aussi qui se jouent.
00:48:36Ensuite,
00:48:37il y va un peu,
00:48:38il y a des scénarios
00:48:39de disponibles,
00:48:40on sait qu'il jongle
00:48:41avec les différents scénarios.
00:48:43Je pense qu'il y a
00:48:43le levier économique,
00:48:45il y a le levier aussi
00:48:45de la puissance.
00:48:46On a vu que la puissance
00:48:48militaire,
00:48:49la puissance de défense
00:48:50des États-Unis
00:48:50est supérieure,
00:48:51mais c'est sur la durée.
00:48:53Et je pense que là-dessus,
00:48:54c'est aussi,
00:48:56c'est une guerre quand même
00:48:57qui est assez courte
00:48:58comparativement
00:48:59à d'autres guerres,
00:48:59mais ça commence
00:49:00à peser.
00:49:01Et oui,
00:49:02il pourrait probablement
00:49:03venir à bout,
00:49:03mais pour combien de temps,
00:49:04il faudrait rester
00:49:05et s'enliser
00:49:06pendant combien de temps.
00:49:07Je pense qu'il n'y aurait
00:49:08pas intérêt à le faire.
00:49:09Donc, voilà.
00:49:10Et on verra justement
00:49:11sur cette question
00:49:12l'opinion américaine
00:49:13où elle en est
00:49:14par rapport à cette guerre.
00:49:15On va réécouter
00:49:16Donald Trump
00:49:17puisqu'il parle notamment
00:49:19des divisions
00:49:20au sein du régime
00:49:21des Mollahs.
00:49:21secouter ce que disait
00:49:22le président américain.
00:49:23C'était hier.
00:49:26Nous négocions
00:49:27avec l'Iran.
00:49:28Vous savez que
00:49:30la direction,
00:49:31les dirigeants iraniens
00:49:33sont fragmentés,
00:49:35ils sont perdus
00:49:37par la situation.
00:49:39Les dirigeants ont en grande partie
00:49:41été éliminés.
00:49:41Nous avons eu une conversation
00:49:43avec l'Iran
00:49:43qui vivra verra.
00:49:45Je dirais que je ne suis pas
00:49:46encore satisfait.
00:49:48Roland-Lombardi,
00:49:49ces divisions internes
00:49:50au régime,
00:49:51on peut les voir
00:49:51de deux manières.
00:49:52Se dire que ça peut être
00:49:52une chance
00:49:53parce qu'un régime
00:49:54divisé a priori
00:49:55est plus faible
00:49:56et se dire aussi
00:49:56que quand il s'agit
00:49:57de négocier,
00:49:58ce n'est pas forcément
00:49:58une bonne chose
00:49:59qu'on soit face
00:49:59à un régime
00:50:00qui n'a pas forcément
00:50:01les mêmes objectifs
00:50:02et qui n'est pas prêt
00:50:03à céder sur les mêmes choses.
00:50:04Pour Donald Trump,
00:50:05c'est un peu
00:50:05qui tout double
00:50:06cette situation.
00:50:06Absolument,
00:50:07c'est à double tranchant.
00:50:08Mais il a tout à fait raison.
00:50:10Il a de très bonnes informations.
00:50:13C'est assez normal
00:50:14venant de la grande puissance américaine
00:50:15et puis il y a les informations
00:50:16aussi d'Israël,
00:50:17du Mossad.
00:50:18C'est vrai que le régime
00:50:19est très divisé.
00:50:20Il faut rappeler,
00:50:21tout à l'heure,
00:50:22vous l'avez très bien dit,
00:50:22qu'il y a quand même
00:50:23une décapitation du régime
00:50:25avec entre 50 et 80
00:50:26hauts dirigeants du régime.
00:50:28Donc,
00:50:28il y avait une stratégie
00:50:29mise en place
00:50:30de remplacement immédiat
00:50:31avec...
00:50:31Mais bon,
00:50:32on oublie,
00:50:32on rappelle,
00:50:33il faut rappeler quand même
00:50:34que c'est des secondes,
00:50:35troisièmes couteaux
00:50:35qui sont là.
00:50:36Et qui n'ont pas l'habitude
00:50:37de vraiment décider.
00:50:38Exactement.
00:50:39Et puis,
00:50:39je pense qu'actuellement,
00:50:40d'après les sources
00:50:41qu'on peut avoir,
00:50:43aujourd'hui,
00:50:43le pouvoir,
00:50:44entre guillemets,
00:50:44à Téhéran
00:50:45se divise en trois parties.
00:50:47Donc,
00:50:47peut-être François me complétera.
00:50:50La première partie,
00:50:51c'est les Pazaran
00:50:52qui ont pris littéralement
00:50:53le pouvoir
00:50:56sur le gouvernement
00:50:57et les actions de Téhéran.
00:50:59La deuxième partie,
00:51:00ce sont,
00:51:01on peut dire,
00:51:01les mollas
00:51:01un peu plus extrémistes,
00:51:03on va dire.
00:51:04Il en reste encore quelques-uns.
00:51:05Et la troisième partie,
00:51:06c'est tenter,
00:51:07si on peut encore penser,
00:51:09qu'il y a des mollas modérés,
00:51:11je n'y crois pas trop,
00:51:11mais enfin,
00:51:12on va dire les plus pragmatiques.
00:51:12Moins extrémistes que les autres.
00:51:13Moins extrémistes,
00:51:14les plus pragmatiques,
00:51:14ils seraient plus enclins
00:51:15à négocier.
00:51:16Donc,
00:51:16voilà où nous en sommes.
00:51:18Et donc,
00:51:19la clé,
00:51:20comme le disait très bien François
00:51:21tout à l'heure,
00:51:21c'est la clé,
00:51:22c'est l'argent
00:51:22et le blocus fonctionne.
00:51:25Et d'ailleurs,
00:51:26on le voit,
00:51:27malgré la propagande,
00:51:28le brouillard de guerre,
00:51:29voire la mélasse de guerre
00:51:30dans laquelle on est aujourd'hui.
00:51:32Et la propagande,
00:51:33et là,
00:51:33pour le coup,
00:51:33c'est une victoire des Iraniens.
00:51:34On voit que c'est la propagande iranienne
00:51:36sur tous les plateaux.
00:51:38Mais bon,
00:51:38on oublie quand même
00:51:39qu'ils sont très affaiblis
00:51:40et qu'ils ont besoin d'argent
00:51:42et que là,
00:51:42va se jouer l'avenir de certains.
00:51:45Parce que ce sont des fanatiques,
00:51:47je le répète à chaque fois,
00:51:48ce sont des fanatiques,
00:51:48mais ce sont des hommes d'affaires aussi.
00:51:50Ils ont quand même
00:51:50des patrimoines à préserver,
00:51:53un avenir politique
00:51:54peut-être aussi à préserver.
00:51:55Et d'ailleurs,
00:51:55on l'a vu,
00:51:56c'est assez révélateur.
00:51:58En moins de deux semaines,
00:52:00il y a eu deux propositions iraniennes
00:52:02refusées d'un revers de main par Trump.
00:52:04Donc,
00:52:05ce qui prouve que Trump
00:52:05a repris l'avantage
00:52:06dans les négociations.
00:52:07Et donc,
00:52:08je pense que Trump
00:52:09attend de voir aussi,
00:52:10même s'il a tout à fait raison,
00:52:12c'est difficile,
00:52:13et vous l'avez aussi rappelé,
00:52:14c'est difficile de négocier
00:52:15avec des gens qui sont divisés.
00:52:16N'oublions pas aussi
00:52:17qu'il y a des purges
00:52:18au niveau de la population
00:52:19et au sein du régime.
00:52:20On en parle peu,
00:52:21mais lorsqu'on est assez bien informé,
00:52:24ils sont en train
00:52:25de s'entretuer aussi
00:52:25parce qu'il y a des suspicions
00:52:27d'espionnage
00:52:27à juste titre.
00:52:28Donc,
00:52:29voilà où on en est.
00:52:30Et pour Trump,
00:52:32pour l'instant,
00:52:32lui,
00:52:33il attend.
00:52:33Peut-être que ça va se débloquer
00:52:34au niveau économique,
00:52:36au niveau financier,
00:52:36ou peut-être qu'il y a une personne
00:52:38qui va émerger
00:52:39au-dessus des autres
00:52:40pour pouvoir négocier.
00:52:42Donc,
00:52:42pour l'instant,
00:52:42il a repris la main
00:52:43à savoir combien de temps
00:52:44ça va durer.
00:52:47Certes,
00:52:47il a le temps aussi
00:52:49contre lui,
00:52:50mais au niveau électoral,
00:52:51mais après,
00:52:51au niveau stratégique,
00:52:52pour l'instant,
00:52:53il se renforce.
00:52:54Les Iraniens aussi se renforcent,
00:52:55mais c'est plus difficile pour eux
00:52:56parce qu'ils sont très surveillés
00:52:57par les Israéliens,
00:52:58par les Américains.
00:52:58Mais en tout cas,
00:52:59les Américains ont reconstruit
00:53:01leur stock,
00:53:02prêts à intervenir,
00:53:03encore une fois.
00:53:04Et voilà,
00:53:04encore une fois,
00:53:05Trump a négocié
00:53:05avec un revolver
00:53:07sous la jugulaire
00:53:08des Iraniens.
00:53:09François Costantini,
00:53:10justement,
00:53:10sur cette division interne
00:53:12au régime,
00:53:12elles sont une chance
00:53:14ou un inconvénient
00:53:15pour les Américains
00:53:15et les Israéliens ?
00:53:16Alors,
00:53:17pour corroborer ces érolans,
00:53:18c'est à peu près ça,
00:53:19cette tripartition du régime,
00:53:20sachant qu'également
00:53:21que la partie la plus dure
00:53:22des mollahs
00:53:23se présente comme les héritiers
00:53:25de la guerre iran-Irak.
00:53:25C'est-à-dire que c'est une vieille génération
00:53:29des places d'Aran
00:53:30qui a en même temps
00:53:30le prestige,
00:53:31notamment,
00:53:32de la guerre iran-Irak.
00:53:33Alors,
00:53:33il faut faire attention,
00:53:36la distinction entre modérée et dure,
00:53:38ce n'est pas une summa divisu absolue.
00:53:40Je vais donner un exemple historique.
00:53:41En 2002,
00:53:43l'opposition iranienne
00:53:44a révélé
00:53:45l'existence
00:53:46du programme nucléaire iranien.
00:53:47Qui était au pouvoir
00:53:49entre 1997 et 2005 ?
00:53:51C'était le président Khatami.
00:53:53Khatami qui était présenté
00:53:54comme un modéré,
00:53:55comme l'homme du dialogue
00:53:56des civilisations.
00:53:56En fait,
00:53:57c'est sous son empire,
00:53:58sous sa présidence,
00:53:59que l'Iran a mis en place
00:54:01le programme nucléaire.
00:54:02Il le savait pertinemment,
00:54:04il était au courant,
00:54:05même s'il n'avait pas
00:54:06la totalité du pouvoir,
00:54:07il a acquissé.
00:54:08Donc,
00:54:08en fait,
00:54:09ces gens-là,
00:54:09la différence qu'il y a entre eux,
00:54:11si vous voulez,
00:54:11ce n'est pas tellement
00:54:13une différence en quelque sorte
00:54:14de nature,
00:54:15c'est une différence de degrés
00:54:16et de stratégie.
00:54:17La différence,
00:54:18elle est là.
00:54:19Leur objectif,
00:54:20c'est un,
00:54:21de sauver le régime
00:54:22et deux,
00:54:22ensuite,
00:54:23si on ne peut pas sauver le régime,
00:54:24c'est sauver leur peau.
00:54:25Mais en tout cas,
00:54:25ils ne sont pas passés
00:54:26à la deuxième phase aujourd'hui.
00:54:27Ils en sont à la phase
00:54:28de sauver le régime
00:54:29puisque le régime est quand même
00:54:29loin d'être tombé,
00:54:31même s'il vacille,
00:54:32même s'il a pris
00:54:33un certain nombre de coups.
00:54:34Donc,
00:54:34ils sont là,
00:54:34en effet,
00:54:35pour se répartir,
00:54:35en quelque sorte,
00:54:36peut-être les tâches.
00:54:37Il n'est pas dit d'ailleurs,
00:54:38peut-être que s'ils sont divisés,
00:54:40ils ne sont pas peut-être
00:54:40forcément opposés.
00:54:41C'est-à-dire qu'en effet,
00:54:44vous savez,
00:54:44même dans l'Iran,
00:54:45vous aviez toujours
00:54:46la figure dure.
00:54:47On avait la figure dure
00:54:49du président,
00:54:50d'Ibrahim Raisi,
00:54:52les dures de Ahmadinejad
00:54:53et puis il y avait,
00:54:54entre guillemets,
00:54:54le négociateur
00:54:55Harry Larijani
00:54:56qui n'était pas du tout
00:54:58un modéré,
00:54:59qui était un dur du régime,
00:55:00qui avait la confiance absolue
00:55:01d'ailleurs du guide suprême
00:55:03à l'Iramenay.
00:55:04Il était un peu
00:55:05plus acceptant l'occident
00:55:06parce qu'il avait fait
00:55:07une thèse,
00:55:08un ouvrage sur Kant,
00:55:09etc.
00:55:09Mais là-dessus,
00:55:10il ne faut quand même pas croire
00:55:11qu'il y ait une explosion
00:55:13du régime iranien.
00:55:14On est quand même
00:55:14vraiment très loin.
00:55:15Il y a des grandes divisions
00:55:17forcément sur le fond.
00:55:18On va marquer une dernière pause
00:55:20dans ce 120 minutes
00:55:21Info Weekend.
00:55:22On se retrouve
00:55:22avec mes invités
00:55:24et on se posera la question
00:55:25est-ce que les Américains
00:55:26veulent encore
00:55:27de cette guerre
00:55:28ou non ?
00:55:28On écoutera justement
00:55:29la réponse de Donald Trump.
00:55:31Pas tout de suite.
00:55:36De retour pour la dernière partie
00:55:37de 120 minutes
00:55:38Info Weekend.
00:55:39On va continuer
00:55:40sur l'international.
00:55:42On va écouter de nouveau
00:55:43le président américain
00:55:44Donald Trump.
00:55:45Il explique que selon lui,
00:55:47sa base
00:55:48et les Américains
00:55:48soutiennent encore
00:55:49cette guerre.
00:55:50Écoutez-le.
00:55:51Si on lit les faux sondages,
00:55:55ils disent qu'il n'y a
00:55:56que 20, 25%
00:55:58qui soutiennent
00:55:58cette guerre.
00:56:01Et là,
00:56:03on ne peut pas laisser
00:56:04l'Iran se doter
00:56:05d'une arme nucléaire.
00:56:10J'ai fait quelque chose.
00:56:12Je pensais que les chiffres
00:56:15seraient pires,
00:56:15que les marchés boursiers
00:56:17baisseraient davantage,
00:56:18que les prix du pétrole
00:56:19augmenteraient plus.
00:56:20Mais je savais
00:56:21que nous n'avions pas le choix.
00:56:22Je devais faire
00:56:23ce qui était nécessaire.
00:56:24On ne peut pas laisser
00:56:25l'Iran avoir
00:56:26l'arme atomique.
00:56:28On va revenir
00:56:29sur les deux parties
00:56:30de sa réaction.
00:56:32Karima,
00:56:32premièrement,
00:56:33on voit aussi
00:56:33Donald Trump
00:56:34qui essaye de dire
00:56:35oui,
00:56:35je suis encore soutenu
00:56:36par ma base,
00:56:37oui,
00:56:37les Américains
00:56:38sont encore derrière moi
00:56:39parce qu'on sait
00:56:40que se pose la question
00:56:41du coût de cette guerre.
00:56:42Je le rappelle,
00:56:43on est déjà
00:56:43à plus de 25 milliards
00:56:44de dollars
00:56:45et se pose forcément
00:56:46la question des mid-terms
00:56:47à l'automne prochain
00:56:48où Donald Trump
00:56:49doit rassurer sa base
00:56:50et doit la conquérir
00:56:51ou la reconquérir finalement.
00:56:53Oui,
00:56:53mais peut-être
00:56:54de plus en plus,
00:56:55on regarde,
00:56:56en fait,
00:56:56dans notre choix,
00:56:57peut-être,
00:56:57regarde de moins en moins
00:56:58la question des mid-terms
00:56:59et il fait ce qu'il a
00:57:00à faire maintenant
00:57:01et il se dit
00:57:02de toute façon,
00:57:02j'ai encore du temps.
00:57:04Il est un petit peu
00:57:04dans le moment présent
00:57:05dans notre choix.
00:57:06C'est quelqu'un
00:57:07qui,
00:57:08je le mentionnais,
00:57:09dans ses décisions,
00:57:10très instinctif,
00:57:11il regarde la situation,
00:57:13il veut être,
00:57:14c'est un homme d'action,
00:57:15donc il préfère
00:57:16faire les choses,
00:57:17voir après,
00:57:18quitte à changer
00:57:19complètement son fusil
00:57:21d'épaule,
00:57:21quitte à renverser
00:57:22la table,
00:57:23mais il vit,
00:57:24en fait,
00:57:25toujours dans l'action.
00:57:26Donc,
00:57:26par rapport
00:57:27et je pense
00:57:28que c'est ce qu'il dit
00:57:28un peu par rapport
00:57:29aussi à ces questions
00:57:30de sondage,
00:57:31c'est que,
00:57:32bon,
00:57:32c'est toujours dans son récit.
00:57:34Il va dire,
00:57:34vous savez,
00:57:35il entretient un peu
00:57:36cette image,
00:57:37cette idée de méfiance
00:57:38envers les médias,
00:57:40les sondages traditionnels.
00:57:42C'est toujours
00:57:42cette rhétorique
00:57:43de dire,
00:57:43vous avez une communication,
00:57:45on vous dit ceci,
00:57:46mais dans la réalité,
00:57:48en fait,
00:57:48ce sont,
00:57:48ce serait finalement
00:57:49les fameux fake news,
00:57:51qu'il aime bien dire
00:57:52qu'il y a souvent
00:57:53des fake news.
00:57:53donc son récit,
00:57:55et c'est un peu
00:57:55dans tout,
00:57:56quand il parle même
00:57:57de la guerre,
00:57:58il va dire,
00:57:58nous avons gagné,
00:58:00nous avons réussi,
00:58:01nous avons à plusieurs reprises,
00:58:03c'était la victoire,
00:58:04et finalement,
00:58:04oui,
00:58:05le régime a déjà changé,
00:58:07vous savez,
00:58:08bon,
00:58:08le détroit est ouvert,
00:58:09bon,
00:58:10finalement,
00:58:10ça s'est refermé
00:58:11très rapidement.
00:58:12Donc,
00:58:12je pense que c'est
00:58:13la même chose.
00:58:13Dans ce cas-ci,
00:58:14ce qu'il dit,
00:58:15finalement,
00:58:16c'est,
00:58:16ça ne m'atteint pas trop
00:58:17parce que dans la réalité,
00:58:19non,
00:58:19je suis soutenue.
00:58:21Bon,
00:58:22quand on regarde
00:58:22les enquêtes d'opinion
00:58:24de l'Américain moyen,
00:58:25si vous voulez,
00:58:26si on prend une moyenne générale,
00:58:27les Américains
00:58:28ne trouvent pas
00:58:29que c'est nécessairement
00:58:30une très bonne idée,
00:58:31cette idée d'intervention
00:58:32en Iran.
00:58:32Ils sont en désaccord
00:58:34avec ça
00:58:34et ils trouvent finalement
00:58:35que c'est une mauvaise idée,
00:58:36ils ont hâte que ça se termine.
00:58:38Quand on regarde
00:58:38du côté des Républicains,
00:58:40bon,
00:58:40oui,
00:58:40ça a baissé
00:58:41depuis quelque temps
00:58:42parce qu'on voit
00:58:43que le prix
00:58:44de l'énergie
00:58:45a énormément monté,
00:58:46mais il y a encore
00:58:47un soutien quand même
00:58:48majoritaire
00:58:49du côté
00:58:50de Républicains,
00:58:51MAGA,
00:58:52mais c'est vrai
00:58:52que ça a tendance
00:58:53à baisser en ce moment
00:58:54parce que ce que
00:58:54les Américains regardent,
00:58:56vous savez,
00:58:56c'est une...
00:58:57les Américains,
00:58:58les États-Unis,
00:58:59c'est un endroit,
00:59:00c'est la société
00:59:00de l'automobile.
00:59:01Il y a beaucoup...
00:59:02et particulièrement aussi
00:59:03dans les endroits
00:59:05qui...
00:59:05dans les États
00:59:06qui ont voté
00:59:06pour Donald Trump
00:59:07où on utilise souvent
00:59:09des grosses voitures
00:59:10ou certaines voitures
00:59:12plus anciennes,
00:59:12vous allez payer
00:59:13à la pompe,
00:59:14donc il y a quand même
00:59:15cet impact direct
00:59:17et ça touche
00:59:18particulièrement
00:59:18le portefeuille
00:59:19justement
00:59:20de ceux
00:59:20qui ont voté
00:59:21pour Donald Trump
00:59:22qui sont affectés
00:59:23dans leur pouvoir d'achat,
00:59:25donc il y a cette pression
00:59:26mais en même temps
00:59:27il y a aussi
00:59:27ce culte
00:59:28de la personnalité,
00:59:29ça c'est quand même
00:59:30indissociable,
00:59:31donc on n'approuve
00:59:31pas nécessairement tout
00:59:32mais on s'accroche
00:59:34quand même
00:59:34à Donald Trump
00:59:35même s'il a perdu
00:59:36quand même
00:59:36beaucoup de plumes
00:59:37au cours des derniers jours
00:59:38particulièrement
00:59:39et des dernières semaines.
00:59:40Je voyais acquiescer
00:59:41François Costantini,
00:59:42c'est vrai que
00:59:42Donald Trump
00:59:43avait d'abord promis
00:59:44l'Amérique avant tout
00:59:46et c'est vrai
00:59:46qu'aller combattre
00:59:47sur un terrain étranger
00:59:49peut parfois peut-être
00:59:50interroger sa base
00:59:51avec en plus
00:59:52comme le disait Karima
00:59:53le fait que les Américains
00:59:54comme d'autres
00:59:55d'ailleurs comme les Français
00:59:56quand ils vont
00:59:56à la pompe à essence
00:59:58en plus subissent
00:59:59les effets de cette guerre
01:00:00donc c'est un peu
01:00:00une double peine
01:00:01finalement pour cette base.
01:00:02Oui pour corroborer
01:00:03ce que disait Karima
01:00:04l'électeur démocrate
01:00:05lui il prend le métro
01:00:07à New York
01:00:07ou à Los Angeles
01:00:08l'électeur républicain
01:00:10il prend la voiture
01:00:10dans l'Indiana
01:00:11ou dans l'Ohio
01:00:12c'est à peu près ça
01:00:13c'est comme disait Karima
01:00:15c'est la civilisation
01:00:16de l'automobile
01:00:17l'automobile
01:00:17c'est un symbole
01:00:18aux Etats-Unis
01:00:18on a pratiquement
01:00:19une voiture
01:00:20par membre de foyer
01:00:21on brûle de l'essence
01:00:22on a même
01:00:23ça a un petit peu
01:00:24ça a un petit peu
01:00:25diminué
01:00:25mais c'est un symbole
01:00:27de liberté
01:00:27un symbole républicain
01:00:28très fort
01:00:29d'ailleurs
01:00:30Donald Trump
01:00:30on l'a bien vu
01:00:31lui tout ce qui est
01:00:32pacte vert
01:00:32Green Deal
01:00:33il passa par pertes
01:00:34et profits
01:00:35il est sorti une première fois
01:00:36de l'accord de Paris
01:00:37alors là pour le moment
01:00:38il n'y a pas encore eu
01:00:39de décision
01:00:40mais il n'est pas dit
01:00:40qu'un jour ou l'autre
01:00:42il sorte à nouveau
01:00:43de l'accord de Paris
01:00:44et en effet
01:00:45il y a une fracturation
01:00:45quand même importante
01:00:47aux Etats-Unis
01:00:48entre les démocrates
01:00:49et les républicains
01:00:50sur les intérêts
01:00:51mais cette fracture
01:00:52elle se projette également
01:00:53en matière internationale
01:00:55pour la première fois
01:00:56on constate quand même
01:00:56pour les Etats-Unis
01:00:57avant
01:00:58entre un démocrate
01:00:59et un républicain
01:00:59il y avait un consensus
01:01:00relatif
01:01:00sur la question
01:01:01sur la première guerre du Golfe
01:01:03intervention dans l'ex-Sougoslavie
01:01:05voire la deuxième guerre du Golfe
01:01:06ensuite les conséquences
01:01:07ont été imposées
01:01:08les opérations d'Obama
01:01:09n'étaient pas contestées
01:01:10par les républicains
01:01:11en Libye
01:01:12en Syrie
01:01:13là véritablement
01:01:14il y a sur la politique étrangère
01:01:16une dissociation
01:01:17en effet
01:01:18des intérêts
01:01:19des choix
01:01:19et peut-être la fin
01:01:21d'un consensus américain
01:01:22qui n'est pas seulement
01:01:22une fracture interne
01:01:23mais une fracture externe
01:01:24ça va avoir beaucoup d'importance
01:01:26à mon sens
01:01:26dans l'état à venir
01:01:28sur le poids
01:01:28le rôle des Etats-Unis
01:01:29dans la politique mondiale
01:01:31Justement maintenant
01:01:31qu'on a un petit peu décrité
01:01:32la première partie
01:01:33de la réponse de Donald Trump
01:01:34je voudrais qu'on regarde ensemble aussi
01:01:35la deuxième
01:01:36quand il dit
01:01:37je pensais
01:01:38parce que le reproche aussi
01:01:39qui est fait parfois
01:01:39à Donald Trump
01:01:40c'est qu'il y avait peut-être
01:01:41une mauvaise anticipation
01:01:42notamment de ce qui s'est passé
01:01:44à Hormuz
01:01:44et là il justifie
01:01:45ça revient
01:01:45ce que disait Karima
01:01:46tout à l'heure
01:01:47sur le récit
01:01:47il dit
01:01:48je pensais que ça allait
01:01:49encore plus augmenter
01:01:50je pensais que le pétrole
01:01:51allait grimper
01:01:51je pensais que les bourses
01:01:52allaient s'effondrer
01:01:53on voit Donald Trump
01:01:54qui semble nous dire
01:01:55non seulement j'avais anticipé
01:01:56mais j'ai mieux géré
01:01:57puisque je pensais
01:01:58que ça serait pire
01:01:59oui Trump bluffe beaucoup
01:02:00et c'est dans sa rhétorique
01:02:04après pour revenir rapidement
01:02:05quand même
01:02:06il faut bien penser
01:02:08que Trump c'est un populiste
01:02:09mais dans le bon sens du terme
01:02:10dans le sens romain du terme
01:02:11et comme Churchill
01:02:12il s'est toujours appuyé
01:02:14sur le peuple
01:02:14contre les establishments
01:02:15contre les médias
01:02:16contre l'état profond
01:02:17et donc là c'est vrai
01:02:18qu'avec cette intervention
01:02:20qui est pour beaucoup de magas
01:02:23le coeur de l'électorat Trump
01:02:25une véritable trahison
01:02:27il y a aussi beaucoup de stars
01:02:29des médias alternatifs
01:02:30qui sont très populaires
01:02:31très puissants
01:02:33aux Etats-Unis
01:02:33et qui l'ont soutenu
01:02:34et qui ont fait défection
01:02:37mais sa force
01:02:38c'est que donc
01:02:38il sait sentir
01:02:39il a un sens politique
01:02:40et on le voit
01:02:41il a multiplié
01:02:42les interventions
01:02:43les conférences
01:02:44et c'est vrai que
01:02:45ce qu'on vous montre
01:02:45ce sont toutes
01:02:45des interventions d'hier
01:02:47à la fois dans le jardin
01:02:48de la Maison Blanche
01:02:48et au Pupit
01:02:49tout ça a été dit hier
01:02:50absolument
01:02:50il y a une certaine volonté
01:02:52de reconquérir cet électorat
01:02:53même s'il y a encore
01:02:55quand même une base
01:02:56en gros dans les sondages
01:02:57les plus sérieux
01:02:58c'est 50-50
01:02:59mais en tout cas
01:03:00il sait qu'il faut reconquérir
01:03:02cet électorat
01:03:03parce que c'est sa force politique
01:03:04et il y arrive
01:03:05parce que c'est vrai
01:03:06que bon c'est son talent
01:03:07alors nous ça nous choque
01:03:08parce qu'on n'a pas
01:03:09le même logiciel mental
01:03:10pas la même culture
01:03:11mais lorsqu'il fait
01:03:12ses déclarations
01:03:13Tony Truant
01:03:13ça plaît beaucoup
01:03:14à son électorat
01:03:15ça remobilise
01:03:16voilà
01:03:16c'est l'objectif
01:03:17de remobiliser
01:03:18de remotiver les troupes
01:03:19et parce que
01:03:20vous l'avez très bien dit aussi
01:03:21les Minternes
01:03:22de toute façon
01:03:24mathématiquement
01:03:25et historiquement
01:03:25les Minternes
01:03:26ils les perdent toujours
01:03:26c'est surtout
01:03:27dans sa stratégie globale
01:03:29il sait qu'au plus
01:03:30le conflit durera
01:03:32au plus sa stratégie globale
01:03:33notamment face à la Chine
01:03:34le desserre
01:03:36donc c'est ça
01:03:37qui le préoccupe le plus
01:03:38voilà
01:03:38c'est à la fin
01:03:39de son mandat
01:03:43il veut avoir réussi
01:03:44son pari
01:03:44qui était de remettre
01:03:46les Etats-Unis
01:03:47dans la course
01:03:48à l'hégémonie mondiale
01:03:49face à la Chine
01:03:49et ça je pense
01:03:50que c'est ce qui le préoccupe
01:03:52le plus
01:03:52et encore une fois
01:03:53c'est aussi son soutien populaire
01:03:55ça il regarde tous les jours
01:03:56les sondages
01:03:57il se renseigne
01:03:58parce que
01:03:59encore une fois
01:04:00alors moi je disais
01:04:00que c'était peut-être
01:04:01une faiblesse
01:04:01de s'appuyer sur le peuple
01:04:02parce que le peuple
01:04:03on le sait
01:04:04il est très versatile
01:04:04souvent
01:04:05mais en tout cas
01:04:06lui comme Churchill
01:04:06il s'appuie sur ce peuple
01:04:07et c'est sa force
01:04:10et on verra encore
01:04:11souvent des interventions
01:04:12pour remotiver
01:04:13ses troupes
01:04:14et ça
01:04:16qu'on l'aime ou pas
01:04:16il le fait avec
01:04:17un certain talent
01:04:17c'est vrai là-dessus François Constantini
01:04:19que les déclarations
01:04:20de Donald Trump
01:04:21on voit à chaque fois
01:04:22qu'elles ont un but
01:04:23certains estiment
01:04:24que Donald Trump
01:04:24fait des déclarations
01:04:26trop rapides
01:04:26à l'emporte-pièce
01:04:27on voit qu'il les assume toujours
01:04:28et que c'est une vraie stratégie
01:04:30c'est un homme
01:04:31qui est avant tout
01:04:32aussi un homme de communication
01:04:33et qui sait très bien
01:04:34aussi parfois
01:04:35avoir la petite phrase
01:04:36qui choque certes
01:04:37mais en tout cas
01:04:37qu'on retient
01:04:38et qu'on commente
01:04:39oui comme zéroland
01:04:40c'est un populisme
01:04:40mais un populisme également
01:04:41qui bénéficie des institutions
01:04:43rappelons qu'aux Etats-Unis
01:04:44c'est le régime
01:04:45présidentielle absolue
01:04:46c'est-à-dire que
01:04:46c'est la séparation des pouvoirs
01:04:48avec le Congrès
01:04:49avec le pouvoir judiciaire
01:04:50mais que le président
01:04:50a des pouvoirs énormes
01:04:51il est là pour 4 ans
01:04:53c'est relativement court
01:04:54mais une latitude
01:04:55notamment en matière
01:04:56de politique internationale
01:04:57qui est extrêmement forte
01:04:59et en effet
01:04:59ce sont toujours
01:05:00les présidents
01:05:01qui ont été en quelque sorte
01:05:02les chefs de guerre
01:05:03rappelons-nous
01:05:06Wilson
01:05:06qui est en train de la première guerre mondiale
01:05:08Roosevelt dans la seconde
01:05:09Eisenhower pendant la guerre froide
01:05:10Reagan
01:05:11qui met fin
01:05:12à l'hégémonie soviétique
01:05:15donc le président
01:05:16a toujours eu un rôle essentiel
01:05:17impulseur
01:05:18il y a un consensus américain
01:05:20pour dire quand même
01:05:21que la politique étrangère
01:05:22elle est du ressort du président
01:05:23alors ensuite
01:05:24il y a les phrases de Trump
01:05:25il y en a d'autres
01:05:26vous savez
01:05:27George W. Bush
01:05:28même Obama
01:05:29ont eu également des phrases
01:05:31à l'emporte de pièce
01:05:33eux aussi
01:05:34pas au niveau de Trump
01:05:35mais également
01:05:35mais ils ont utilisé
01:05:36ce que j'appelle
01:05:38ce charismatisme institutionnel
01:05:41que donnent
01:05:42les institutions américaines
01:05:44pour justement justifier
01:05:46le président
01:05:46c'est un chef de guerre
01:05:48c'est le chef absolu
01:05:49de l'exécutif
01:05:50il peut nommer
01:05:50renvoyer les ministres
01:05:52comme il le veut
01:05:53à dessein
01:05:54il ne rend pas
01:05:56véritablement compte
01:05:57devant le Congrès
01:05:58et il a quand même
01:05:59des outils
01:06:00qui permettent de faire ça
01:06:00et Trump en effet
01:06:02les utilise pleinement
01:06:03pour terminer
01:06:04on a parlé de sujets
01:06:05très sérieux
01:06:06une petite image
01:06:07de fin d'émission
01:06:08un peu plus légère
01:06:09puisque aujourd'hui
01:06:10ce sont les 11 ans
01:06:12de la princesse
01:06:12Charlotte de Galles
01:06:13la fille donc évidemment
01:06:14de Kate et William
01:06:16avec une photo
01:06:17qui a été diffusée
01:06:18par le comte officiel
01:06:20elle a donc 11 ans
01:06:21et quand son père
01:06:22deviendra roi
01:06:23elle héritera du titre
01:06:24de princesse royale
01:06:26voilà pour ceux
01:06:26qui aiment la famille royale
01:06:28il y a aussi une vidéo
01:06:29sur leurs réseaux sociaux
01:06:30pour terminer
01:06:31avec un petit sourire
01:06:32et un peu plus
01:06:33de légèreté
01:06:34merci à tous les trois
01:06:35d'avoir été les invités
01:06:36de 120 minutes
01:06:37info week-end
01:06:38tout de suite
01:06:39vous retrouvez
01:06:39Punchline
01:06:40Thierry Cabane
01:06:41et ses invités
01:06:41moi je vous dis
01:06:42rendez-vous demain
01:06:43à 11h
01:06:43bonne soirée
01:06:44sur CNews
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