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  • il y a 6 semaines
Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain, revient sur les décisions du gouvernement : «Il y a un manque de courage évident dans notre classe politique française».

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Transcription
00:00C'est-à-dire qu'il a pris de plus en plus de pouvoir au fil du temps,
00:04comme la plupart des institutions en France.
00:06Le pouvoir politique s'effondrant aussi d'année en année.
00:10Vous avez effectivement l'apparition, le Conseil d'État,
00:13d'ailleurs ça commence à la fin des années 70.
00:15Il a commencé à dire les choses, par exemple,
00:18à tenir la dragée haute au pouvoir, notamment par exemple sur l'immigration.
00:22Le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, c'est de plus en plus régulier.
00:27Bon, je pense qu'il y aura peut-être une inflexion dans les années à venir,
00:29parce qu'il y a un nouveau président qui est arrivé,
00:32j'ai l'impression qu'il est peut-être un petit peu plus à l'écoute que le précédent.
00:35Enfin, c'est clair que cette situation ne peut pas durer éternellement
00:38parce que vous avez des gouvernements qui décident
00:42et qui sont entravés, je dirais presque systématiquement.
00:46Je ne parle pas des autres institutions parce qu'il y a un problème aussi,
00:49ça on voit très bien, c'est que, vous savez,
00:52qu'est-ce qui compte le plus pour gouverner ?
00:56C'est la souveraineté populaire.
00:57La souveraineté populaire est de moins en moins entendue
01:01parce qu'après, vous avez tous les comités théodules,
01:03vous avez notamment du côté de l'Europe,
01:06vous avez les cours de justice,
01:07enfin tout ça qui fait que les décisions du gouvernement
01:12ne sont pas appliquées.
01:15Alors, je dirais, c'est aussi quand même très souvent
01:18une mauvaise excuse pour ces gouvernements,
01:21pour dire voilà, ce n'est pas de notre faute, etc.
01:24Là-dessus, je vous rappelle quand même,
01:27il faut que les Français en soient bien conscients
01:28parce qu'il y a quand même un manque de courage évident
01:33dans notre classe politique française.
01:35C'est le grand sujet, c'est l'absence totale de volonté et de courage.
01:39Parce que vous regardez ce qui se passe,
01:41et je prends deux exemples radicalement différents.
01:43Le Danemark, Mette Frédéricsen, qui est social-démocrate,
01:48a pris des décisions très rudes, notamment en matière d'immigration,
01:51bon, en matière de finances publiques, ça c'est un autre sujet,
01:52mais en matière d'immigration, elle y est allée très fort.
01:55Bon, il n'y a aucune réaction de la part de l'Europe,
01:59et ça paraît comme normal.
02:01Ensuite, Georgia Meloni, réputée, elle, d'extrême droite,
02:05en Italie, elle a fait le boulot.
02:07Elle a fait le boulot.
02:07Alors, on lui reproche d'avoir régularisé les clandestins,
02:11mais enfin, encore heureux qu'elle l'ait fait,
02:12parce que sinon, on aurait eu des scènes atroces à la télé tous les soirs,
02:17peut-être encore dans quelques années.
02:19Donc, évidemment, c'était ce qu'il fallait faire,
02:21mais elle a réduit les entrées pratiquement de moitié,
02:25ce qui est énorme.
02:26Vous voyez, donc, on peut le faire, on peut le faire.
02:29Simplement, ce qui est vrai, c'est qu'il faut forcer les choses,
02:32et puis peut-être faire un jour ce que de Gaulle avait fait, d'ailleurs.
02:35Vous vous souvenez, de Gaulle était européen,
02:37contrairement à ce qu'on raconte, il était pour l'Europe.
02:39Mais bon, c'était une Europe un petit peu, comment dire,
02:44je ne dirais pas, oui, un peu musclée, son Europe,
02:47sa conception de l'Europe.
02:48Il était pour l'Europe des patries, comme il disait,
02:51l'Europe des pays, l'Europe des nations.
02:54Et donc, quand il y avait un problème avec l'Europe,
02:57il faisait la politique de la chaise vide.
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