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La matière plastique, sous presque toutes ses formes, est en hausse de 30% à plus de 110% depuis le début de la crise dans le détroit d'Ormuz. Le point en Moselle.

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Transcription
00:00C'est une hausse jugée encore plus rapide qu'au début du conflit en Ukraine.
00:04Le blocage du détroit d'Hormuz a fait grimper les prix du pétrole, avec un effet sur le plastique.
00:09Pour fabriquer des matières plastiques en Europe, on utilise surtout du nafta, qui est un dérivé du pétrole.
00:14Et ce nafta, on le fabrique relativement peu en Europe.
00:17Donc on va dépendre de l'import du Moyen-Orient, mais également d'autres régions.
00:21Je peux prendre l'exemple du polypropylène, qui est un matériau que vous allez retrouver aussi bien dans les emballages
00:26que dans le dispositif médical, que dans les voitures ou certains produits du bâtiment.
00:31Avant la crise, donc disons fin février, il se vendait entre 1 200 et 1 300 eurtonnes sur les marchés
00:38européens.
00:39Aujourd'hui, à la mi-avril, il est plutôt de l'ordre de 2 600 eurtonnes.
00:44L'autre chose qu'il faut anticiper, c'est que les niveaux de prix vont rester élevés pendant plusieurs années,
00:49même si demain, on trouve une solution durable et véritable au conflit au Moyen-Orient.
00:53Le PET, utilisé pour les bouteilles ou certains textiles, a bondi de 75% en moins d'un mois.
01:00Dans le secteur de la plasturgie, cette industrie qui transforme les matières plastiques,
01:04les effets se font déjà ressentir.
01:06Le laboratoire de coloristique, où nous fabriquons, nous développons des produits
01:10à destination des transformateurs de matières plastiques.
01:13Nous vivons un peu sur nos stocks avec des matières que nous avons achetées à des prix à peu près
01:17normaux.
01:18Mais lorsque nous faisons maintenant des relances ou que nous demandons des offres de réapprovisionnement,
01:23on se rend compte que les hausses sont très importantes.
01:25On a affaire à des clients qui acceptent les hausses de prix,
01:28mais qui n'auront peut-être plus les moyens de le vendre au prix que ça coûte.
01:32Et d'autres qui ont des clients qui n'acceptent pas les hausses de prix
01:36ou alors qui ont des calendriers de négociation.
01:39Et là, vous n'avez pas la possibilité de négocier.
01:41Conséquence directe, une hausse des prix et le risque de pénurie dans certains secteurs,
01:45y compris le médical.
01:47A ce stade, le CHR Mestillonville se veut rassurant et indique disposer de stocks suffisants.
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