Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 heures
En 2014, Corentin, 11 ans, décède des suites d'une opération de l'appendicite. Le procès des deux chirurgiens s'ouvre ce mardi 28 avril, au tribunal judiciaire de Reims.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:018 ans, le procès s'est ouvert ce mardi 28 avril, 9h au tribunal judiciaire de Reims.
00:06Le procès est de deux chirurgiens poursuivis pour homicide involontaire dans l'affaire de la mort de Corentin, 11 ans.
00:12Le 1er novembre 2014, l'enfant est amené à la clinique Claude Bernard de Metz.
00:16Il est opéré pour une appendicite, une intervention courante en apparence.
00:20Mais le lendemain de l'opération, le jeune garçon décède des suites d'une hémorragie entraînée par la perforation de
00:24son aorte.
00:25Depuis, ses parents n'ont cessé de réclamer des explications.
00:28Pendant près de 12 ans, ils ont multiplié les démarches pour faire reconnaître d'éventuelles responsabilités.
00:33Et à l'issue de ces années d'enquête, deux chirurgiens finalement étaient renvoyés devant le tribunal judiciaire de Reims.
00:39Ils répondaient des accusations d'homicide involontaire.
00:42Alors à la barre, le docteur Benlarir qui a opéré Corentin reconnaît avoir perforé la horte,
00:48mais ne reconnaît pas l'homicide involontaire.
00:50Le docteur Chiponi, lui, qui était venu en renfort pour stopper l'hémorragie,
00:54regrette et reconnaît une issue qui aurait pu être différente.
00:57Le procureur de la République a requis à l'encontre de Salah Benlarir une peine de 30 mois d'emprisonnement
01:02avec sursis,
01:03une amende de 10 000 euros et une peine complémentaire d'interdiction définitive d'exercer la médecine.
01:09Et à l'encontre de Pierre-Noël Chiponi, une peine de 24 mois d'emprisonnement avec sursis,
01:145 000 euros d'amende et une peine complémentaire d'interdiction d'exercer la médecine pendant 5 ans.
01:19C'est un homme qui en plus a eu le courage quand même de reconnaître devant le magistrat instructeur
01:24qu'il aurait certainement dû appeler plus vite le chirurgien vasculaire,
01:31il aurait pu faire autrement, il a reconnu que des chances supplémentaires de survie
01:35auraient pu être données à l'enfant s'il avait fait ça.
01:38L'appeler de la horte n'est pas contesté, comme je l'ai indiqué et comme le docteur Benlarir a
01:44pu l'indiquer
01:44tout au long de cette journée. En revanche, oui, il y a des éléments en amont et en aval de
01:49cette prise en charge
01:50qui me semblent tout à fait contestables de par la collégialité en réalité de manquement.
01:59Et je regrette amèrement que certains protagonistes qui étaient au bloc opératoire
02:05n'aient pas été sur le banc des prévenus aujourd'hui.
02:08Les parents, eux, attendaient ce procès depuis déjà de longues années.
02:12Ils regrettent que seuls ces deux chirurgiens étaient mis en cause dans cette affaire
02:16et à l'issue de cette journée de procès, la colère est encore bien présente.
02:19J'espérais pas des aveux spontanés.
02:21J'espérais quand même pas que Salah Benlarir allait reconnaître qu'il avait créé une hémorragie
02:26et laissé l'enfant mourir pour continuer à travailler.
02:30Bon, on n'est pas naïfs non plus.
02:32Je veux dire, bon, on a compris le personnage.
02:35Par rapport à ce que Corentin a subi toute la journée, je suis déçue.
02:39Parce qu'on va aller s'en sortir avec la prison, avec sursis.
02:44Je suis déçue.
02:46Un procès qui met presque fin à une affaire judiciaire qui date de près de 12 ans.
02:51Presque fin puisque la décision sera rendue le 2 juin prochain au tribunal judiciaire de Reims.
02:57Et en attendant, vous pouvez retrouver tous les détails sur le site internet moselle.tv.
03:01Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations