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00:11Bonsoir à toutes et à tous, voici les principaux titres de ce mercredi 29 avril.
00:15Le plastique victime de la guerre du Moyen-Orient, son prix, a presque doublé.
00:20Les industriels tirent la sonnette d'alarme, tous les secteurs sont impactés,
00:24exemple en Moselle, dans un instant.
00:26Dans cette édition également ce soir, nous évoquerons vos droits quand on parle de santé.
00:31Jean-Michel Meyer, président de la délégation de France Asso Santé Grand Est, est avec nous en visio ce soir.
00:37En Moselle, les terrains synthétiques changent de visage, exit les billes de caoutchouc, place au Liège,
00:43une transition écologique qui bouscule les clubs entre exigence sportive et santé des joueurs.
00:49Demain en Moselle, le soleil s'impose largement du matin jusqu'à l'après-midi,
00:53avec des températures très agréables, entre 18 et 22 degrés.
00:59Je vous le disais dans les titres, la flambée des prix du plastique inquiète les industriels mozélans.
01:04Depuis le début de la crise dans le détroit d'Hormuz, certaines matières ont bondi de 30 à plus de
01:09110%,
01:10avec des conséquences dans de nombreux secteurs, de l'alimentaire à l'automobile, exemple avec Jonathan Vaucher.
01:17C'est une hausse jugée encore plus rapide qu'au début du conflit en Ukraine.
01:22Le blocage du détroit d'Hormuz a fait grimper les prix du pétrole avec un effet sur le plastique.
01:27Pour fabriquer des matières plastiques en Europe, on utilise surtout du nafta, qui est un dérivé du pétrole.
01:32Et ce nafta, on le fabrique relativement peu en Europe.
01:35Donc on va dépendre de l'import du Moyen-Orient, mais également d'autres régions.
01:39Je peux prendre l'exemple du polypropylène, qui est un matériau que vous allez retrouver aussi bien dans les emballages
01:43que dans le dispositif médical, que dans les voitures ou certains produits du bâtiment.
01:48Avant la crise, donc disons fin février, il se vendait entre 1 200 et 1 300 euros tonne sur les
01:55marchés européens.
01:56Aujourd'hui, à la mi-avril, il est plutôt de l'ordre de 2 600 euros tonne.
02:01L'autre chose qu'il faut anticiper, c'est que les niveaux de prix vont rester élevés pendant plusieurs années,
02:06même si demain, on trouve une solution durable et véritable au conflit au Moyen-Orient.
02:11Le PET, utilisé pour les bouteilles ou certains textiles, a bondi de 75% en moins d'un mois.
02:17Dans le secteur de la plasturgie, cette industrie qui transforme les matières plastiques,
02:21les effets se font déjà ressentir.
02:23Le laboratoire de coloristique, où nous fabriquons, nous développons des produits
02:28à destination des transformateurs de matières plastiques.
02:30Nous vivons un peu sur nos stocks, avec des matières que nous avons achetées à des prix à peu près
02:34normaux.
02:35Mais lorsque nous faisons maintenant des relances ou que nous demandons des offres de réapprovisionnement,
02:40on se rend compte que les hausses sont très importantes.
02:42On a affaire à des clients qui acceptent les hausses de prix,
02:45mais qui n'auront peut-être plus les moyens de le vendre au prix que ça coûte.
02:49Et d'autres qui ont des clients qui n'acceptent pas les hausses de prix
02:53ou alors qui ont des calendriers de négociation.
02:56Et là, vous n'avez pas la possibilité de négocier.
02:59Conséquence directe, une hausse des prix et le risque de pénurie dans certains secteurs,
03:03y compris le médical.
03:04À ce stade, le CHR Mestillonville se veut rassurant et indique disposer de stocks suffisants.
03:11C'est une énigme vieille de 20 ans qui vient enfin d'être levée.
03:15En 2005, le corps d'une femme poignardée était retrouvée dans un tonneau à Saint-Quirin,
03:19près de Sarbourg.
03:20Une victime restée sans identité jusque-là.
03:23Aujourd'hui, grâce aux progrès scientifiques et aux analyses ADN,
03:26elle a pu être identifiée par Interpol.
03:28Elle s'appelait Akima Boukri.
03:30Un suspect a été interpellé à communiquer l'organisation sans donner plus de détails pour le moment.
03:37On prend maintenant la direction de Edson dans l'agglomération de Forbach.
03:41Un gros chantier est en cours depuis trois semaines.
03:43Il s'agit d'un forage pour atteindre une bulle d'eau potable.
03:46Le but étant pour la commune de sécuriser son approvisionnement.
03:50Reportage sur place d'Emma Faketti.
03:53Haute de 12 mètres, cette foreuse poursuit son forage dans le sol d'Edson,
03:58atteignant 33 mètres de profondeur.
04:00On travaille en circulation classique à la boue.
04:03Donc la machine pompe la boue dans un bac,
04:06l'envoie dans les tiges,
04:07remonte entre les terrains forés et le train de tiges,
04:11qui emmène les matériaux qui sont forés,
04:14qui passent par le dessableur,
04:16qui retombent dans la benne,
04:17et la boue fait un circuit fermé.
04:20Ça sert à nous faire remonter tous les matériaux forés.
04:23En plus, la boue sert à maintenir le terrain pour ne pas qu'il s'effondre.
04:27Dans les mois à venir,
04:28deux autres forages suivront à 140 puis 211 mètres
04:32avant d'atteindre à terme une profondeur de 333 mètres pour capter l'eau.
04:38D'ici 2032, six nouveaux forages comme celui-ci
04:41doivent voir le jour sur l'agglomération de Forbach.
04:43L'objectif est clair, gagner en autonomie.
04:46Aujourd'hui, sur les 4 millions de mètres cubes d'eau consommée chaque année,
04:51seuls 10% proviennent de ressources locales.
04:53Le reste est acheté à des fournisseurs extérieurs.
04:57Comme on voit avec les différents climats
04:59et les problèmes qu'on peut avoir sur toute la France,
05:02aujourd'hui, on a plein d'endroits en France
05:04où on a des problèmes d'eau, d'approvisionnement d'eau.
05:06Plus on a de différentes approvisionnements d'eau,
05:09moins on aura le risque de ne plus en avoir.
05:11Nous avions eu quelques problèmes de qualité d'eau,
05:15notamment, on a eu de l'eau trouble dans certaines communes.
05:19Le fait d'avoir notre propre eau, on n'est plus sûr de la qualité
05:22et on a notre propre qualité d'eau qu'on peut surveiller.
05:26Donc ça nous rassurera dans le cas où il y a un problème sur une conduite.
05:30Si les analyses confirment la bonne qualité de l'eau,
05:32la part d'eau locale pourrait fortement augmenter.
05:34Selon des estimations, 40% de la consommation,
05:38soit environ 1,5 million de mètres cubes d'eau,
05:41pourrait provenir directement du territoire de Forbach.
05:46Comprendre ses droits en santé reste un défi pour de nombreux citoyens,
05:50en particulier chez les publics les plus fragiles.
05:52Pour y répondre, France Asso Santé Grand Est a lancé une série de vidéos accessibles,
05:56faciles à lire et à comprendre.
05:59Jean-Michel Meyer, bonsoir.
06:00Bonsoir.
06:01Vous êtes le président de la délégation Grand Est de France Asso Santé.
06:06Pourquoi était-il devenu indispensable aujourd'hui
06:09de simplifier l'accès à l'information sur les droits en santé ?
06:14Ça me paraît être une évidence de pouvoir porter l'information au plus grand nombre,
06:20à tout le monde, à travers des outils qui soient extrêmement accessibles.
06:25C'est ce qu'on appelle le facile à lire et à comprendre.
06:27On retrouve sur le diminutif FALC et on a réalisé dans ce cadre-là 4 vidéos
06:33qui sont accessibles sur notre site.
06:36Le droit de savoir, c'est l'information et l'accès à l'information médicale,
06:40le droit d'être d'accord ou de refuser le soin.
06:42C'est la possibilité de savoir qu'on est à un moment donné titulaire d'un droit
06:47de dire oui ou de dire non aux soins proposés.
06:50Le droit d'être bien soigné, évidemment, et le droit de faire des remarques
06:56et des réclamations sur la qualité des soins qui sont dispensés.
07:00Tout ça participe à un moment donné à l'amélioration de la qualité des soins rendus
07:06et du respect des personnes malades et des personnes qui sont usagères du système de santé.
07:11Quel est le public cible à qui s'adresse-t-on avec ces vidéos ?
07:15Pas tout le monde, pas tout le monde.
07:18Alors elles sont évidemment, quand on dit faciles à lire et à comprendre,
07:23c'est qu'on les rend accessibles au plus grand nombre.
07:25C'est-à-dire aux personnes qui vont avoir des difficultés de bonne compréhension
07:30eu égard à des questions culturelles, tout simplement,
07:35s'ils ne sont pas français natifs, s'ils n'utilisent pas couramment la langue française,
07:42ça peut être des personnes qui peuvent avoir des difficultés liées à un handicap,
07:48aux conséquences d'un accident.
07:50Donc l'objectif de ces vidéos est de pouvoir, à un moment donné,
07:56toucher le plus grand nombre de personnes.
07:58Elles ne ciblent pas particulièrement des personnes qui rencontrent des difficultés,
08:02mais on souhaite qu'elles soient accessibles, y compris par des personnes qui rencontrent des difficultés.
08:07Quelles sont ces difficultés, justement, que rencontrent aujourd'hui les patients pour comprendre leurs droits ?
08:13Alors, elles sont multiples.
08:16La toute première des difficultés, c'est d'en connaître l'existence.
08:19Et c'est d'ailleurs bien un sujet de France Asso Santé.
08:24Nos missions sont d'abord de défendre les droits, de représenter les usagers,
08:28et d'agir à un moment donné sur la loi.
08:30Donc, on a aujourd'hui un objectif de promotion de ces droits,
08:37avant de pouvoir, à un moment donné, les faire valoir.
08:40Il faut les connaître.
08:42Donc, ces droits sont évidemment tous ceux qui sont inhérents à la qualité des soins,
08:47mais également à la question de la représentation.
08:50Ça peut être des droits liés à la possibilité de formuler des réclamations,
08:54de demander des réparations liées aux conséquences d'un soin qui est ou inapproprié,
08:59ou d'effectuer en termes de qualité.
09:01Mais ça peut aussi être, à un moment donné, un référentiel de qualité
09:05sur un soin à délivrer, à dispenser.
09:09Ça peut être des problématiques d'accès aux soins,
09:12notamment de prise de rendez-vous, de dépassement d'honoraires
09:17et les conséquences qu'ils peuvent avoir,
09:19ou d'indisponibilité d'un certain nombre de solutions, y compris de médicaments.
09:25On appelle la pénurie.
09:26Oui. Vous avez publié récemment, en avril, votre baromètre annuel des droits des malades.
09:34Qu'en est-il ? Quel est le constat ?
09:35On le fait régulièrement, à raison d'environ une fois par an ou tous les deux ans.
09:43C'est un sondage réalisé selon les techniques scientifiques du sondage
09:47auprès des Français qui a axé cette année sur quatre problématiques majeures.
09:52L'accès à un médecin et les problématiques de rendez-vous médicales
09:56qui concernent plus de quatre Français sur dix
09:58qui sont confrontés à des délais trop longs.
10:01Donc des délais trop longs qui peuvent varier de plusieurs jours
10:05pour l'accès à un médecin premier recours, un médecin généraliste
10:08à plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour des médecines de spécialité.
10:12Ce qui pose de sérieux problèmes sur la réduction du risque
10:16ou la perte de chance de pouvoir être correctement pris en charge, guérir et se soigner.
10:22Il y a le sujet des dépassements d'honoraires
10:24qui, là aussi, impactent de manière assez importante l'ensemble des personnes sondées.
10:31Plus de 40% disent avoir été confrontés à ces dépassements d'honoraires
10:35qui, pour certains d'entre eux, sont suffisamment élevés
10:38pour dissuader l'usager d'avoir recours aux soins.
10:42Il y a la pénurie des médicaments, comme on en a discuté.
10:45C'est un sujet qui est extrêmement préoccupant,
10:48qui a des origines et des causes qui sont relativement multiples,
10:51mais qui impactent de manière assez importante les Français.
10:55Plus d'un tiers sont concernés par un médicament indisponible.
10:59Et lorsqu'on cible plus particulièrement les patients
11:02qui sont atteints d'une affection longue durée,
11:04donc qui sont vraiment en situation de bénéficier de ces médicaments,
11:10le taux de difficulté monte à quasiment 45%,
11:14ce qui est effectivement un vrai problème de santé publique.
11:17Enfin, on a axé le baromètre cette année sur la difficulté d'accès au crédit
11:23pour les personnes qui ont eu un épisode de maladie
11:26qui se trouve dans une situation de maladie chronique,
11:30qui est un véritable problème de démocratie,
11:33qui a le droit de consommer.
11:35Et effectivement, là aussi, on rencontre plus de 40% des Français
11:39qui disent avoir une difficulté d'accès au crédit
11:42à raison d'un problème de santé.
11:45Merci beaucoup, Jean-Michel Meyer, pour toutes ces informations.
11:48Et puis, on invite nos téléspectateurs à se rendre sur votre page Facebook
11:51ou votre site Internet pour retrouver toutes les informations
11:54concernant les droits, concernant la santé.
11:57Merci encore.
11:58Allez, la météo tout de suite et puis on revient.
12:00Merci.
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