- il y a 1 jour
Moselle Info, le journal du mardi 28 avril 2026 - partie 1
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:03Générique
00:10Bonsoir et merci de nous rejoindre à la une de Mose à l'info.
00:14Le dénouement enfin dans l'affaire Corentin, ce messin de 11 ans, décédé lors d'une opération de lapin d
00:19'iscite en 2014.
00:21Les deux chirurgiens incriminés comparaissent ce mardi devant le tribunal judiciaire de Reims.
00:26On retrouvera sur place notre journaliste Marie Vint.
00:29Des roses en échange de dons, les motards d'une rose un espoir ont parcouru la Moselle ce week-end
00:34pour la Ligue contre le cancer.
00:35Une initiative toujours unique pour les bénévoles, nous les avons suivis.
00:39A l'international, alors que les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran semblent dans l'impasse,
00:44comment la diaspora iranienne en Moselle vit-elle la situation ?
00:47Témoignage avec la présidente de l'association Soulevement National Iranien dans quelques instants.
00:52Un oeil sur la météo, le soleil règne sans partage demain avec en moyenne 22 degrés sur le département.
01:01Coup de tonnerre à Pouilly, il n'y a plus d'opposition au conseil municipal.
01:06Les deux élus ont annoncé avoir démissionné suite à des profonds désaccords.
01:10Avec la maire, une décision qui intervient quelques semaines seulement après les élections municipales
01:14qui ont vu la réélection de Marilyn Weber pour un troisième mandat.
01:20Voilà une mémoire longtemps restée discrète qui refait surface en Moselle.
01:23A Trani, au sud de Metz, des pavés mémoriels ont été posés vendredi 24 avril
01:27pour rendre hommage à l'histoire du judaïsme rural.
01:30A l'époque, les juifs étaient exclus des villes du Royaume de France mais tolérés dans les campagnes.
01:35Un geste fort pour ne pas oublier Flan Arnold.
01:38Dans ce village mozellan, on y trouvait autrefois une synagogue.
01:43Un marqueur d'une époque où les juifs étaient interdits dans les villes mais tolérés dans les campagnes.
01:49Voilà, écoutez, nous sommes dans un petit village de Trani en Moselle
01:54mais surtout dans une petite bourgade où résidaient les juifs, quelques familles juives.
02:01Avant, vous ne trouvez des juifs que dans les campagnes.
02:03C'est pour ça que j'ai voulu poser aujourd'hui des pavés de mémoire, des Stolpersteins
02:08pour bien montrer que l'origine du judaïsme de Moselle et d'Alsace, d'Alsace-Moselle, est un judaïsme rural.
02:16Et les quatre juifs déportés, commémorés le 24 avril, font partie de la même famille.
02:21Monsieur David David, le papa qui était marchand de bestiaux, épouse madame Camille Bénédicte
02:29et ils ont trois enfants. On les amène au camp des Crouves, des Crouves, on les amène à Drancy
02:35et de Drancy, les trains de la mort, ce qu'on appelle les trains de la mort, c'est-à
02:40-dire les wagons à bestiaux.
02:41Au suite, à peine arrivés, ils étaient exterminés dans les chambres à gaz.
02:46Alors, pour leur rendre hommage, ces pavés mémoriels sont encastrés devant la maison familiale.
02:52Genoux à terre pour Gunther, créateur des Stolpersteins, ce moment est presque sacré.
02:57C'est très émouvant. C'est la même chose qu'on peut faire pour eux.
03:04Je ne m'attendais pas du tout à ce que cette cérémonie ait une telle ampleur.
03:08On a voulu faire quelque chose pour eux, puis il reste une trace d'eux,
03:10parce qu'on n'a pas de tombe où se recueillir à Auschwitz, il reste des cendres.
03:14Donc, ça permet, si un jour on a envie d'aller se recueillir, ou nos enfants, ou petits-enfants,
03:19il y a toujours ces pavés.
03:20À Trani, il y a un peu plus de 100 ans, la communauté juive y était très importante.
03:25Le village, compté à l'époque 400 habitants, doit environ 150 de confessions juives.
03:31Et tout ce petit monde-là vivait en parfaite harmonie,
03:34et jusqu'à ce qu'un jour, ces gens-là soient persécutés.
03:38Quand on connaît cette histoire-là, on ne peut pas faire autrement
03:42que de penser, un jour, à honorer ces gens qui ont disparu.
03:45Raviver la mémoire du judaïsme rural et graver l'histoire de la famille David
03:51pour qu'elle ne puisse jamais être oubliée.
03:55Préserver les œuvres d'art d'un château, en cas d'incendie,
03:58voilà l'exercice plutôt atypique réalisé par les sapeurs-pompiers de la Moselle
04:02au château de la Grange à Manhomme ce matin.
04:04Un terrain compliqué d'accès, des biens précieux à sauver.
04:07Bref, un contexte particulier que nous raconte Nathan Muller.
04:11Dans ce château classé patrimoine historique,
04:13il faut pouvoir maîtriser l'incendie,
04:15mais également sauver les œuvres qui s'y trouvent.
04:18Pour entraîner au mieux les sapeurs-pompiers,
04:20des étudiants en hygiène, sécurité et environnement
04:23ont mis en place des exercices de sauvetage des biens,
04:25avec des faux objets de valeur.
04:27On a simulé un départ de feu dans le sous-sol
04:29et ils devaient en gros évacuer des civils qui étaient en visite,
04:33éteindre le feu, puis évacuer les œuvres ou les protéger,
04:36parce que toutes les œuvres n'étaient pas évacuables.
04:38Ici, on avait vraiment le fauteuil.
04:40Dans notre scénario, c'est le fauteuil de Louis XIV, si je ne me trompe pas.
04:43Ils avaient pour objectif de le bâcher,
04:45pour le protéger des fumées et de toute dégradation.
04:48On avait aussi un diadème,
04:50une espèce de petite couronne qui était posée sur une antilope qui est en bas.
04:53Un exercice atypique, mais nécessaire pour aguerrir les pompiers
04:56dans ce milieu-ci particulier.
04:58C'est important de les former,
04:59puisque c'est quelque chose que nous ne faisons pas régulièrement.
05:02La Moselle est une terre qui est très riche en termes de patrimoine historique.
05:06Pour qu'on soit efficace le jour J, on se doit de s'entraîner.
05:10Les soldats du feu ont ensuite tenté d'autres exercices en extérieur.
05:14Mais rapidement, la disposition du lieu les a freinés.
05:17On a voulu tester la portée de lance au moyen de la grande échelle
05:21en cas de feu de toiture.
05:22La configuration des lieux fait qu'on est très éloigné
05:26et limite notre action si on était sur un feu généralisé au niveau de la toiture.
05:32L'essai a permis de se rendre compte des limites techniques de nos véhicules.
05:35C'est un endroit qui est difficile d'accès.
05:37Les points d'eau, c'est compliqué.
05:39On a des oeuvres à protéger et je vous avoue que c'est un peu mon pire cauchemar qui pourrait
05:44arriver.
05:44Donc si on arrive à le préparer, si un jour malheureusement ça arrive,
05:48c'est bien d'avoir toutes les clés en main.
05:49Une matinée réussie pour les pompiers.
05:52Désormais prêts à sauver les oeuvres les plus précieuses.
05:56Le week-end dernier, vous l'avez sûrement remarqué,
05:59si vous étiez sur les routes, était placée sous le site de la Solidarité.
06:03La 29e édition d'Une Rose un espoir s'est tenue avec des milliers, des centaines de motards même sur
06:08les routes.
06:09L'occasion pour nos équipes de suivre un des convois du secteur.
06:12Messe-Ouest, mobilisé pour distribuer 1200 roses en échange de dons, un grand format signé Emma Fachetti.
06:19Les roses, comme il les appelle, forment une grande famille de motards au cœur généreux et solidaire.
06:28Parmi eux, Philippe.
06:30Fidèle à l'événement, il enfile ses gants pour sa 26e édition, non sans émotions.
06:35Le ressenti, il est énorme.
06:37C'est toujours quelque chose qu'on ressent profondément.
06:41C'est, comme on dit, on a les poils.
06:43Parce qu'on sait qu'on va faire quelque chose de formidable.
06:47Au guidon de sa cylindrée, Philippe part à la rencontre des habitants.
06:51On vous propose une rose ?
06:52Pour leur proposer une rose en échange d'un don pour la ligue contre le cancer.
06:57On sonne ou on frappe à la porte.
07:00Non, non, il n'y a pas de technique particulière.
07:03Je veux dire, c'est les hommes entre les hommes, je dirais.
07:05Ça se fait entre le motard et le donateur.
07:08Et même après bientôt 30 ans d'expérience...
07:10On va continuer un peu plus loin.
07:12Le sexagénaire reste toujours surpris par la générosité des passants.
07:17Tous les ans, c'est sensationnel de voir la récolte augmenter.
07:20Le prévoir, c'est improbable.
07:21Et pourquoi ? Parce qu'on n'a pas de référence.
07:23Ça n'existe nulle part ailleurs.
07:24C'est bien une invention de Bernard Braun.
07:26Il y a 28 ans, la première récolte, si je me souviens, était autour de 8 500 francs.
07:33Donc aujourd'hui, on parle en millions d'euros.
07:35Qui aurait pu prévoir ça ?
07:36Il y a certaines personnes qui vont rester un peu sur le coin là.
07:39Dans ce groupe de 12 motards du secteur Metz-Ouest, il y a aussi des nouveaux visages.
07:44Comme ceux de Dimitri et son fils Matisse.
07:47Donc à 11 ans, qu'il sache aussi de défendre cette cause-là, pour moi, je trouve que c'est
07:51important.
07:52Et puis il est conscient, malheureusement, des maladies qu'il peut avoir.
07:56Et puis c'était pareil, lui aussi, par rapport à la moto, voire aussi quand on est enfant, on voit
08:00aussi tous les copains avec les motos.
08:01On distribue les roses, on voit les gens.
08:03C'est top, il y a une bonne ambiance.
08:07D'être avec des motards, c'est bien.
08:08Pour la première fois, père et fils frappent aux portes de ce quartier de Longgeville-les-Messes.
08:13Alors des fois, ce qui est compliqué, c'est de trouver les sonnettes aussi.
08:15Faute de sonnettes.
08:16Parce que là, en l'occurrence, à moins qu'il faut rentrer, mais...
08:20Le père de famille donne de la voix.
08:23Bonjour !
08:25Bonjour, une rose à un espoir !
08:26On n'a pas trop le choix, surtout qu'on a du mal à trouver les sonnettes et que les
08:29gens sont dehors.
08:30On essaye de les interpeller comme on peut.
08:31Si ça ne fonctionne pas à tous les coups, une chose est sûre, pour ce jeune motard, l'accueil qui
08:36lui est réservé dépasse ses attentes.
08:39À ce point-là, franchement, non.
08:40Je me disais, est-ce que les gens vont être assez réceptifs ou pas ?
08:43C'était peut-être la petite appréhension que j'avais au départ.
08:46Et finalement, quand on a commencé à sonner aux premières maisons, je me suis dit, c'est top.
08:50On a été agréablement surpris.
08:51Et franchement, la générosité des gens, je ne m'attendais pas autant.
08:54Je pensais souvent que les gens allaient donner le minimum de dons, le 2 euros, une rose.
08:58Mais il y en a qui vous mettent un billet de 5 euros, de 10 euros, je prends une seule
09:01rose.
09:03Je trouve ça formidable, en fait.
09:04Une première expérience réussie pour ce duo qui compte bien revenir l'année prochaine.
09:09Merci beaucoup.
09:09Bonne journée.
09:10Au revoir.
09:11Le début d'une nouvelle tradition familiale est née.
09:14Allez-y, bon là.
09:14Pour d'autres, elle dure depuis plus de 12 ans.
09:17Mon épouse, travaillant dans le milieu médical, m'a suivi directement.
09:21Et mon fils, ensuite, nous a rejoint dès que nous sommes permis moins tôt.
09:24Les gens sont gentils.
09:25Là, il y a une dame tout à l'heure qui m'a dit, je vous ai vu l'année
09:27dernière, vous revenez cette année, c'est super.
09:29Une aventure familiale qui leur est chère.
09:31Comme eux, qu'ils aient 11 ou 67 ans, tous sont concernés de près ou de loin par la maladie.
09:38J'ai des voisins qui sont partis récemment.
09:41Et moi-même, j'étais touché par un lymphome.
09:46C'est pour ça que je fais le maximum pour la Ligue.
09:52J'ai un autre ami, Dominique, qui était en plus un grand serviteur de la nation parce qu'il était
10:00militaire.
10:00Et malheureusement, il a pris sa retraite.
10:02Le cancer l'a fauché, le temps de le dire.
10:04Donc j'ai perdu comme un frère.
10:06Je trouve que c'est important de pouvoir contribuer là-dedans.
10:09Après, même dans mon entourage, malheureusement, les gens ont été atteints.
10:11La maladie, comme beaucoup trop de personnes, je pense, aujourd'hui.
10:15J'ai vu les premiers malades du cancer et j'ai vu l'évolution.
10:18Et il faut absolument la recherche pour que ça évolue dans le bon sens.
10:21Et ça évolue très vite dans le bon sens.
10:23Donc c'est pour ça que ça me donne à cœur de faire ce genre de manifestation.
10:27Le cœur sur la main, la quarantaine de motards.
10:30De Une Rose, un espoir.
10:32Secteur Metz-Ouest reprendra la route l'année prochaine
10:35pour récolter toujours plus de dons pour la Ligue contre le cancer.
10:42Le 2 novembre 2014, le jeune Corentin perdait la vie lors d'une opération de l'appendicite.
10:48Un drame qui a fait couler depuis énormément d'encre.
10:52Après 12 ans de bataille judiciaire, le procès s'est enfin tenu aujourd'hui
10:56devant la chambre correctionnelle de Reims.
10:58Marie Vint, vous y avez assisté.
11:01Huit gens, le procès s'est ouvert ce mardi 28 avril, 9h, au tribunal judiciaire de Reims.
11:07Le procès est de deux chirurgiens poursuivis pour homicide involontaire
11:10dans l'affaire de la mort de Corentin, 11 ans.
11:13Le 1er novembre 2014, l'enfant est amené à la clinique Claude Bernard de Metz.
11:17Il est opéré pour une appendicite, une intervention courante en apparence.
11:20Mais le lendemain de l'opération, le jeune garçon décède
11:22des suites d'une hémorragie entraînée par la perforation de son aorte.
11:25Depuis, ses parents n'ont cessé de réclamer des explications.
11:29Pendant près de 12 ans, ils ont multiplié les démarches
11:31pour faire reconnaître d'éventuelles responsabilités.
11:34Et à l'issue de ces années d'enquête,
11:35deux chirurgiens finalement étaient renvoyés devant le tribunal judiciaire de Reims.
11:39Ils répondaient des accusations d'homicide involontaire.
11:42Alors à la barre, le docteur Benlarir qui a opéré Corentin
11:46reconnaît avoir perforé la horte, mais ne reconnaît pas l'homicide involontaire.
11:51Le docteur Chiponi, lui, qui était venu en renfort pour stopper l'hémorragie,
11:54regrette et reconnaît une issue qui aurait pu être différente.
11:57Le procureur de la République a requis à l'encontre de Salah Benlarir
12:01une peine de 30 mois d'emprisonnement avec sursis,
12:04une amende de 10 000 euros et une peine complémentaire
12:06d'interdiction définitive d'exercer la médecine.
12:09Et à l'encontre de Pierre-Noël Chiponi,
12:11une peine de 24 mois d'emprisonnement avec sursis,
12:145 000 euros d'amende et une peine complémentaire
12:16d'interdiction d'exercer la médecine pendant 5 ans.
12:19C'est un homme qui en plus a eu le courage quand même de reconnaître
12:23devant le magistrat instructeur
12:25qu'il aurait certainement dû appeler plus vite le chirurgien vasculaire,
12:31il aurait pu faire autrement,
12:33il a reconnu que des chances supplémentaires de survie
12:36auraient pu être données à l'enfant s'il avait fait ça.
12:39L'appeler de la horte n'est pas contesté,
12:41comme je l'ai indiqué et comme le docteur Benlarir a pu l'indiquer
12:45tout au long de cette journée.
12:46En revanche, oui, il y a des éléments en amont et en aval
12:50de cette prise en charge qui me semblent tout à fait contestables
12:54de par la collégialité en réalité de manquement.
12:59Et je regrette amèrement que certains protagonistes
13:04qui étaient au bloc opératoire n'aient pas été sur le banc des prévenus aujourd'hui.
13:08Les parents, eux, attendaient ce procès depuis déjà de longues années.
13:12Ils regrettent que seuls ces deux chirurgiens
13:14étaient mis en cause dans cette affaire.
13:16Et à l'issue de cette journée de procès,
13:18la colère est encore bien présente.
13:19Je n'espérais pas des aveux spontanés.
13:22Je n'espérais quand même pas que Salah Benlarir
13:24allait reconnaître qu'il avait créé une hémorragie
13:27et laissé l'enfant mourir pour continuer à travailler.
13:31On n'est pas naïfs non plus.
13:33Je veux dire, on a compris le personnage.
13:36Par rapport à ce que Corentin a subi toute la journée,
13:39je suis déçue parce qu'il s'en sort avec la prison,
13:43avec le sursis.
13:45Je suis déçue.
13:46Un procès qui met presque fin à une affaire judiciaire
13:50qui date de près de 12 ans.
13:51Presque fin puisque la décision sera rendue le 2 juin prochain
13:55au tribunal judiciaire de Reims.
13:57Et en attendant, vous pouvez retrouver tous les détails
13:59sur le site internet moselle.tv.
14:03Merci beaucoup Marie et bon retour sur Metz.
14:05Place à la météo avant de poursuivre cette édition.
14:08Restez bien avec nous.
14:10Merde poursuivre cette édition.
Commentaires