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Le maire de Nice, Éric Ciotti était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti, maire
00:04de Nice, président et député de l'UDR.
00:06Bonjour à vous. Bonjour. Bienvenue sur notre antenne. Merci beaucoup.
00:09Parlons d'abord peut-être du rapport Charles Haglon, que les membres de la commission d'enquête ont voté sur
00:14l'audiovisuel public, ont voté pour sa publication.
00:17Il s'en est fallu de peu pour que le coup près de la censure ne tombe. Qu'est-ce
00:20que cela symbolise pour vous ?
00:22Ça symbolise l'idée que la gauche considère que l'audiovisuel public lui appartient et que donc il n'y
00:29a rien à voir, circuler, il n'y a rien à voir.
00:32C'est extrêmement choquant. D'abord, ça en dit beaucoup sur la relation à la démocratie, à la liberté de
00:38la presse, à la liberté aussi du travail parlementaire.
00:43Parce que refuser de publier le rapport d'une commission d'enquête aurait été quasiment inédit.
00:49C'est museler le travail de contrôle.
00:52Il n'y a eu qu'un précédent sur l'argent des syndicats.
00:53Il n'y a eu qu'un précédent. C'est museler le travail de contrôle de l'Assemblée nationale.
00:59Et donc, quelque part, oui, ça dit que la gauche n'a pas envie de la transparence, de la vérité,
01:04que la gauche est dans la dépense et qu'elle considère que l'audiovisuel public est sa propriété.
01:11C'était aussi l'enjeu de cette commission que j'ai voulu lorsqu'il y a eu ces révélations sur
01:18les relations, allez, on va dire un peu endogamiques, entre M. Patrick Cohen, entre M. Legrand et des responsables du
01:26Parti Socialiste.
01:27Et cette collusion, eh bien, le travail de la commission a été remarquable.
01:31Et je veux rendre hommage à Charles Lalonde, qui est député de mon groupe.
01:34Qui a subi de nombreuses attaques, de nombreuses menaces.
01:36Il a été attaqué, menacé, non. Étonné, non. Choqué, oui. Mais on voit bien que certains ont eu très peur
01:44de cette commission, de ce qu'elle allait trouver, de ce qu'elle allait dire.
01:47Il y aura un avant et un après cette commission. Et j'espère, moi, je ne suis pas loin de
01:52là un ennemi du service public.
01:54On a besoin d'un service public de qualité. On a besoin d'un service public neutre.
01:58Donc, vous n'êtes pas pour la privatisation, comme le Rassemblement national le souhaite, dans une pétition.
02:03Il peut y avoir des regroupements. C'est aussi une des conclusions du rapport à l'oncle.
02:07Pour faire un milliard et demi d'économies. Ce débat, ce n'était pas celui de la commission.
02:13Mais il faut dépenser moins. C'était l'objet que nous voulions aussi rechercher.
02:18Et il faut de l'indépendance. Ce sont les contribuables qui payent l'audiovisuel public.
02:24C'est avec leur argent. Donc, on attend à tout le moins qu'il y ait de la neutralité quand
02:29c'est l'impôt qui paye.
02:31Mais est-ce que vous êtes pour la privatisation ou pas ?
02:32Ou ce n'est pas du tout l'objectif ?
02:35Je pense que le service public, dans sa configuration actuelle, est trop gros.
02:404 milliards de dépenses.
02:42Il doit y avoir des secteurs qui soient fusionnés.
02:45Peut-être d'autres privatisés.
02:46Mais il faut qu'il reste une partie, un service public, que ce soit pour la radio ou que ce
02:52soit pour la télé.
02:53Donc, vous n'êtes pas d'accord avec le Rassemblement national ?
02:54Il y a une nuance là-dessus.
02:57Charles Hallon, que pourrait-il vous remplacer à la tête du groupe UDR ?
03:00Lorsque, puisque vous avez été élu maire de Nice, vous devrez évidemment quitter l'Assemblée nationale ?
03:05C'est une question qui se pose, que trancheront les députés de notre groupe.
03:10Cette question va se poser dans quelques semaines, peut-être dans quelques jours,
03:14quand le recours déposé par M. Estrosi contre mon élection, mauvais joueur, va être tranché.
03:21Nous le verrons bien, mais en tout cas, ça sera choisi dans la Concorde, au sein de notre groupe.
03:27Mais qui choisira ? Ce seront les députés ?
03:28Les députés, bien sûr.
03:29Les députés, d'accord. Et il fait partie de ceux qui pourraient évidemment...
03:32Absolument, des 17 députés de notre groupe.
03:34Parlons des préoccupations des Français.
03:36Pouvoir d'achat, évidemment, c'est omniprésent dans leur quotidien.
03:39La fermeture du détroit d'Hormuz est une catastrophe et a des conséquences sur l'économie mondiale.
03:44Le prix du sans-plomb a repassé la barre des 2 euros hier.
03:47Est-ce que la batterie d'aide qu'a proposée le gouvernement est suffisante pour vous ?
03:51Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
03:51Est-ce que vous demandez, là encore, d'aller sur une baisse de la TVA
03:55qui impacterait très lourdement nos finances publiques, Eric Ciotti ?
03:58Naturellement, il faut changer de braquet, changer de méthode.
04:02Là, on met un placebo sur une jambe de bois.
04:05La situation est extrêmement préoccupante.
04:08Il y a la question du prix.
04:09Il y a la question de la pénurie qui a soulevé le PDG Total.
04:13Alors, écoutons, monsieur le ministre de l'Économie.
04:16Il n'y aura jamais de pénurie.
04:17Je fais plutôt confiance au PDG Total qu'à ceux qui nous gouvernent
04:21avec les compétences qui les caractérisent.
04:24Voilà, monsieur Lescure est sans doute beaucoup moins compétent que monsieur Pouyanné.
04:28Pour connaître de ces questions, il y a un risque de pénurie sur le carburant.
04:33Il y a un risque de pénurie sur certaines matières premières,
04:36comme l'aluminium aujourd'hui, qui est un composant essentiel pour l'automobile,
04:40pour l'aéronautique.
04:41Donc, les prix ont explosé, mais il y a aussi cette menace sur la disponibilité.
04:48Donc, pour revenir à votre question, ce que nous demandons, c'est la baisse de la TVA.
04:53Nous ne pouvons pas voir l'État s'enrichir.
04:56Aujourd'hui, l'État s'enrichit sur le dos des Français.
05:00Lorsqu'un niçois fait le plein promenade des Anglais sur du gazole à 2,20 euros aujourd'hui,
05:10eh bien, il y a environ 1,40 euros, 1,50 euros pour l'État.
05:16C'est une forme de raquette.
05:18D'autres pays l'ont fait.
05:19L'Espagne, l'Italie.
05:21Nous, ce que nous demandons, c'est une baisse structurelle de la TVA,
05:25et du moins qu'il n'y ait pas la TVA sur la taxe, déjà,
05:28parce qu'on est dans ce monde où il y a une imagination débordante pour l'impôt,
05:34la taxe sur la taxe.
05:35Je l'avais demandé dès 2021, donc ce n'est pas nouveau.
05:38Alors, bien sûr, vous allez me dire...
05:39Mais pourtant, vous êtes un tenant de la rigueur budgétaire.
05:40Vous allez me dire, oui, on réveille nos déficits publics.
05:43La rigueur budgétaire, elle impose la baisse des dépenses inutiles.
05:47Et qu'on arrête, comme vient de le dire un rapport qui est sorti ce matin,
05:52on a augmenté l'année dernière les dépenses publiques 2025 de 32 milliards,
05:57et on a augmenté les impôts de 23 milliards.
06:00Donc, on envoie à l'Europe une copie en disant,
06:04on a tenu à peu près nos déficits à cause de l'augmentation des impôts.
06:08C'est cette logique qu'il faut aujourd'hui inverser.
06:11Donc, oui, on peut baisser la TVA afin d'éviter de raqueter les Français.
06:16Non, de façon structurelle.
06:19Et il faut baisser de façon encore plus forte, encore plus massive les dépenses.
06:24C'est ce que j'ai fait à Nice, on peut y revenir.
06:26C'est à une autre échelle, mais je crois que le chemin, il est là.
06:30Baisser les impôts, ce qui rend obligatoire la baisse des dépenses inutiles.
06:36Il y a beaucoup de gabegies dans ce pays.
06:38Il y a beaucoup de dépenses qui ne servent à rien.
06:40Il y a beaucoup de gens qui se goinfrent.
06:42Il faut arrêter tout ça et il faut baisser les impôts.
06:46Et est-ce qu'il faut travailler plus ?
06:47Le 1er mai, évidemment, c'est la fête du travail.
06:50Est-ce que vous dites que les Français ne travaillent pas assez ce matin ?
06:53Il faut structurellement travailler plus.
06:55Il faut sans doute travailler plus.
06:57La gauche, je pense qu'il faut aller même plus de liberté.
07:01Pourquoi il y a un temps de travail aujourd'hui ?
07:03Je crois que ça doit être la relation contractuelle entre le salarié et l'entreprise,
07:09avec certaines limites qu'il faut peut-être poser.
07:11On revient sur les 35 heures ou pas ?
07:13Il faut revenir sur les 35 heures.
07:15Moi, je suis pour la liberté du temps de travail.
07:17Qu'est-ce que c'est ce contingentement ?
07:20S'il y a des gens qui veulent travailler beaucoup pour gagner plus,
07:22ils doivent pouvoir le faire avec certaines limites.
07:25Bien entendu, je le redis, mais allons vers la liberté.
07:29Arrêtons avec les normes, la régulation,
07:32tout ce qui empêche les gens de vivre aujourd'hui et de gagner leur argent.
07:36Oui, on ne travaille pas assez, la semaine, la journée et sur la durée de la vie aussi.
07:42Il faut avoir la vérité de le dire.
07:44Il faudra réformer tout cela.
07:47Alors, jusqu'à quel âge, le report de l'âge de départ dégale sur la traite ?
07:51Parce que le RN est sur 62 ans, vous êtes sur 67 ?
07:53Je crois que ce n'est pas une question de limite d'âge,
07:55c'est d'ailleurs le faux débat.
07:57La question, ce sont le nombre d'annuités.
08:00Ceux qui ont commencé très tôt doivent partir plus tôt.
08:0540 annuités ou pas ?
08:06Beaucoup plus aujourd'hui, on est à 42, 43, c'est un minimum.
08:13Mais avec des nuances pour les métiers de grande pénibilité.
08:17Parce que ce ne sont pas les mêmes métiers quand on est dans un bureau
08:21ou quand on est dans une mine ou dans un abattoir
08:24ou dans un chantier de travaux publics.
08:26Donc, il faut avoir ces nuances.
08:28Mais on a, je crois, pris le mauvais axe là-dessus.
08:32La question, c'est le nombre d'annuités.
08:35Et, il faut dire la vérité aux Français,
08:37bien sûr, compte tenu de l'évolution démographique,
08:40du vieillissement de la population,
08:42de la faiblesse de la natalité aussi,
08:44qui est sans doute la principale menace pour notre pays aujourd'hui,
08:48pour notre continent,
08:49il faudra demain travailler un peu plus.
08:51Alors justement, pour remédier à ces problèmes de pénurie de main-d'oeuvre
08:54que vous évoquez, faut-il plus d'immigration,
08:56une immigration choisie, une immigration de travail, Éric Ciotti ?
08:59On a eu cette petite phrase d'Emmanuel Macron hier
09:01qui qualifiait de maboule ceux qui voulaient
09:04une politique de fermeté vis-à-vis d'Algérie
09:06et concernant évidemment l'immigration.
09:07Quelle est votre solution à vous ?
09:09Immigration choisie de travail ?
09:10On peut se demander qui sont les maboules
09:12quand on voit ceux qui nous dirigent
09:15et qui ont conduit le pays dans cet État.
09:17On nous dit depuis des années,
09:20il y a un problème pour les travailleurs,
09:22on a besoin d'immigration.
09:25Mais regardez, depuis l'élection de M. Macron 2017,
09:28il y a eu près de 4 millions d'étrangers
09:31qui sont arrivés légalement dans notre pays.
09:34Est-ce qu'ils sont venus travailler ?
09:36Bien sûr que non.
09:3892% de ceux qui arrivent en France
09:42ne viennent pas pour travailler.
09:44Et c'est ce coût gigantesque
09:46à plusieurs dizaines de milliards d'euros
09:49qui aujourd'hui pèse sur nos finances publiques.
09:53D'ailleurs, je vous annonce ce matin,
09:55notre groupe, comme je l'avais fait sur l'audiovisuel public,
09:58va lancer une commission d'enquête
10:00sur le coût de l'immigration.
10:02Il faut qu'on ait la vérité des chiffres
10:04parce qu'on nous ment depuis des années.
10:06On nous dit qu'on a besoin d'immigration pour travailler,
10:09mais ceux qui arrivent ne viennent pas travailler.
10:11Et ils représentent aujourd'hui
10:13une change lourde, trop lourde, pour notre pays.
10:17Et M. Macron est le premier responsable de cette situation,
10:22comme ceux qui le gouvernent en son nom aujourd'hui.
10:24Donc pas besoin de faire comme l'Espagne
10:25qui régularise 500 000 protestants.
10:27Mais ça, c'est une folie.
10:28C'est une folie qu'il faut arrêter.
10:30On ne peut pas laisser, justement, l'Espagne
10:33faire en sorte que toute l'Europe subisse cette politique.
10:38J'ai demandé, j'étais le premier à le faire,
10:40qu'il y ait un contrôle, voire une fermeture
10:42des frontières avec l'Espagne,
10:43beaucoup plus ferme.
10:45Et il faut arrêter avec cette libre circulation des étrangers.
10:49Je suis favorable, bien entendu,
10:51parce que c'est l'essence même de l'Europe,
10:53à ce qu'il y ait une libre circulation des Européens,
10:57mais il ne peut pas y avoir une libre circulation des étrangers.
11:00C'est pour ça qu'il faut ce système de double frontière
11:03que nous défendons et que nous proposons.
11:06Éric Ciottier, revenons un instant sur cette phrase maboule
11:08qui a beaucoup heurté.
11:10Elle visait évidemment Bruno Retailleau,
11:12qui a sèchement répondu à Emmanuel Macron.
11:13Il dit, le problème, ce ne sont pas les médecins algériens,
11:15mais c'est les centaines d'OQTF dangereux
11:18qui n'ont plus rien à France
11:19et que le régime d'Alger refuse de reprendre.
11:21J'imagine que vous dites la même chose que Bruno Retailleau.
11:23Je ne sais pas si c'est la même chose que M. Retailleau.
11:27M. Retailleau, quand il était ministre de l'Intérieur,
11:29aurait pu agir sur cette question.
11:31Il ne l'a pas fait, il n'a pas quitté le gouvernement.
11:33On avait-il les moyens ?
11:34À cette époque.
11:34On avait-il les moyens ?
11:35Qu'est-ce qu'il est allé faire dans cette galère ?
11:37On pourrait lui renvoyer la question.
11:39Mais naturellement, c'est le vrai sujet.
11:42Il y a eu l'année dernière, je crois,
11:4422 000 obligations de quitter le territoire
11:47qui frappaient des ressortissants algériens.
11:50Un peu moins de 3 000 à peine ont été exécutés.
11:55C'est une insulte à la France.
11:58Et on vient s'agenouiller devant ce régime,
12:01qui est un régime dictatorial,
12:03qui est un régime qui oppresse les opposants,
12:06qui est un régime qui emprisonne des Français.
12:08Notamment, on a encore notre ressortissant,
12:10le journaliste Christophe Gleize,
12:12qui est dans les géoles algériennes.
12:14On a un pays qui fait voter une loi contre la France.
12:17Et on a un président de la République
12:18qui, en permanence, je ne sais pas ce qu'il craint,
12:23s'incline devant l'Algérie.
12:24C'est totalement scandaleux.
12:27Et comme cette question des médecins étrangers,
12:29là aussi, depuis des années,
12:32ce n'est pas nouveau, j'en conviens,
12:33on marche sur la tête.
12:34On a une pénurie.
12:35On empêche des jeunes Français étudiants
12:40qui travaillent de façon très forte, très lourde.
12:43On les prive, après la première année,
12:45de devenir médecin.
12:47Donc, on contingente nos talents,
12:50alors qu'on a un des meilleurs systèmes
12:52de formation des médecins au monde français.
12:54Et on va chercher des médecins étrangers
12:57dont on n'est pas certain,
12:59je ne fais pas de faux procès,
13:01qu'ils aient la même qualité de formation.
13:04Ça veut dire que...
13:05Les hôpitaux ne tournent pas, aujourd'hui.
13:07C'est le système...
13:08Que rien ne fonctionne.
13:09Mais à cause de qui ?
13:10À cause de ceux qui ont mis le pays dans cet État.
13:12Aujourd'hui, on est...
13:14C'est un exemple de plus.
13:16La santé, on pourrait parler de l'éducation,
13:19on pourrait parler de la justice.
13:21Nos grands systèmes,
13:22nos grands services publics sont à terre.
13:25Ils s'effondrent.
13:26Et parallèlement, on le disait tout à l'heure,
13:28les Français n'ont jamais payé autant d'impôts.
13:31Plus on paye, moins ça fonctionne.
13:34Et plus on dépense dans des endroits
13:37où ça ne sert à rien.
13:38Moi, j'aimerais qu'on dépense pour la justice,
13:40pour la sécurité, pour l'armée, pour l'hôpital.
13:43Bien sûr, mais on dépense dans des systèmes sociaux
13:47où on donne des allocations,
13:49où on paye 50 000 chambres, lits d'hôtels
13:53chaque nuit en Ile-de-France
13:55pour des étrangers souvent en situation irrégulière.
13:57Le système marche sur la tête.
13:59Ça veut dire quoi, politiquement ?
14:01Parce que...
14:01Il faut le remettre à part ?
14:02Moi, je ne suis pas dans le constat.
14:04Je suis dans l'action.
14:05Il faut, en effet, changer
14:07ceux qui sont les comptables de cette situation.
14:10Il faut tout changer l'année prochaine.
14:12Il faut balayer
14:13ceux qui sont aujourd'hui
14:15les faux soyeurs de notre nation.
14:16On nous dit qu'ils ont de l'expérience,
14:19ils ont de la compétence.
14:20Ils ont de la compétence
14:22pour avoir créé 3 500 milliards d'euros de dettes,
14:25pour avoir laissé rentrer 4 millions d'étrangers,
14:28pour avoir fait doubler le nombre de tentatives
14:30d'homicide et d'homicide dans notre pays.
14:33C'est ça, le bilan de ce qui nous gouverne,
14:35pour nous avoir fait perdre toute crédibilité
14:38à l'international.
14:39Donc, il faut balayer aujourd'hui
14:42ceux qui ont confisqué le pouvoir aux Français
14:45pour leur petit confort
14:46et pour leur petite tambouille politique.
14:48Éric Ciotti, Marine Le Pen,
14:49affirmé hier dans un entretien à l'AFP
14:51qu'elle préférerait pour 2027,
14:53si les juges la laissent être candidate, bien sûr,
14:56un affrontement entre le RN et le Bloc central.
14:58Plutôt que d'affronter LFI,
15:00est-ce que pour vous,
15:01la présidentielle va se jouer
15:03entre le Bloc RN-UDR,
15:06puisque vous êtes alliée de Marine Le Pen,
15:07et le Bloc central ?
15:08Où est-ce que ce sera LFI pour vous ?
15:10Je ne sais pas,
15:11je ne suis pas dans le commentaire,
15:13c'est plus votre rôle.
15:14Marine Le Pen l'aide, non ?
15:16C'est le rôle des politologues.
15:19Non, ça, c'est une déclaration de la République.
15:19Elle a raison,
15:20le débat serait plus clair,
15:22parce que d'un côté,
15:22le Bloc central,
15:23c'est ceux qui nous ont mis
15:25dans cette situation.
15:26C'est ceux qui nous ont plongés
15:28dans la décandance
15:29et dans le déclin.
15:31Elle ne veut pas un vote de rejet.
15:32Elle veut un vote d'adhésion.
15:32Donc, ça serait un vote clair.
15:34Et elle a raison,
15:34parce qu'elle est courageuse
15:36et elle est ambitieuse.
15:39Après, c'est aux Français décidés.
15:41Nous gagnerons par la force
15:43de notre projet
15:44et par, je dirais,
15:46la comparaison
15:47avec ceux qui, je le répète,
15:50ont plongé la France
15:51dans une situation
15:53de quasi-cao
15:54et de faillite budgétaire.
15:56Non, je ne serai pas candidat.
15:58Je viens d'être élu maire de Nice.
15:59C'est une fonction extraordinaire.
16:02Mais je prendrai ma part
16:04à la victoire du camp national.
16:06et du camp du redressement national.
16:09Est-ce que Jordan Bardella
16:10a détaillé son programme économique
16:12dans un entretien accordé au JDD ?
16:14Est-ce que tout vous va ?
16:15Est-ce que vous êtes plus raccord
16:16avec la ligne Bardella,
16:17un peu plus libérale
16:18et pro-entreprise,
16:19que celle de Marine Le Pen
16:19qui est plus étatiste ?
16:20C'est un faux débat.
16:22Je ne vois pas de différence.
16:24Lisons les programmes.
16:26Le programme, aujourd'hui,
16:29du RN,
16:29c'est moins d'impôts,
16:30moins de dépenses.
16:31Mais après,
16:32on a des différences.
16:33Moi, je ne suis pas membre
16:34du Rassemblement national.
16:35J'ai un parti indépendant
16:37qui porte le nom
16:37du dernier parti
16:39du général de Gaulle.
16:40Et c'est moi
16:40qui incarne cette ligne
16:42d'une droite
16:42qui croit en la liberté économique,
16:45qui croit en l'autorité,
16:47qui défend l'identité.
16:48Ce n'est plus les Républicains
16:50qui sont aujourd'hui
16:51la petite roue de secours
16:52de la Macronie
16:53alliée au Parti Socialiste
16:55à l'Assemblée nationale.
16:56Mais donc,
16:57avec le RN,
16:58je revendique cette alliance.
17:00Elle est forte,
17:00elle est puissante,
17:01elle est loyale
17:02et on l'a démontré
17:03aux élections municipales.
17:05Mais nous avons des différences,
17:07nous avons des divergences,
17:08même sur les retraites.
17:09On en parlait tout à l'heure.
17:10On n'a pas la même position.
17:12Moi, je souhaite
17:13qu'on aille un peu plus loin
17:14sur la baisse des impôts.
17:16Je fais le pari
17:17de la confiance
17:18dans ceux qui investissent.
17:20Mais nos différences,
17:22elles sont infiniment moindres
17:23que ce qui nous rassemble.
17:25Et ce qui nous rassemble,
17:25c'est cette envie
17:27et cette conviction
17:28de redresser le pays.
17:29Parlons de Nice
17:29parce que là,
17:30vous avez un laboratoire
17:32à ciel ouvert.
17:33Je n'aime pas le mot laboratoire.
17:34Non, mais voilà,
17:35vous allez mettre en pratique
17:36vos idées.
17:36C'est le terrain
17:37pour mettre en pratique
17:38mes convictions.
17:39Plus qu'ambitieux,
17:40vous visez 60 millions d'euros
17:41d'économie en 2026.
17:42Où est-ce que vous coupez,
17:43Eric Ciotti ?
17:44On a coupé,
17:44c'est déjà fait.
17:45D'abord,
17:46j'ai commencé par baisser les impôts.
17:47Ça a été ma première mesure,
17:49c'était mon premier engagement
17:51de campagne.
17:52Je l'ai respecté
17:52en trois semaines.
17:54Nous avons,
17:54la semaine dernière,
17:56baissé les impôts
17:57des Niçoises
17:58et des Niçois
17:59de 53 millions d'euros.
18:02C'est une baisse inédite,
18:04massive,
18:04de la taxe foncière,
18:06de la taxe sur les ordures ménagères,
18:07de la taxe d'habitation.
18:09Donc,
18:09c'est un gain de pouvoir d'achat
18:11pour quelqu'un
18:12qui a un appartement
18:12de trois pièces
18:13en centre-ville
18:14de 3 à 400 euros.
18:16Ce n'est pas rien.
18:17C'est un engagement puissant
18:18et j'ai voulu commencer par là.
18:20Et le même jour,
18:21on a baissé
18:22de 60 millions d'euros,
18:24donc un peu plus
18:24les dépenses.
18:25Qu'est-ce qu'on a fait ?
18:26On a divisé par deux
18:28les frais de petit four
18:29qui étaient à 2 millions d'euros
18:31avec des repas
18:32à 200 000 euros,
18:33un repas à 200 000 euros
18:35l'année dernière.
18:36On a divisé par deux
18:38le parc de véhicules.
18:39Nous avons diminué
18:40d'un tiers quasiment
18:42les indemnités
18:43des élus.
18:43C'est un gain
18:44d'un million d'euros.
18:46j'ai supprimé les frais
18:48de représentation
18:49pour le maire.
18:50J'ai trouvé
18:51des frais d'avocat
18:52au pénal,
18:53sur des affaires pénales
18:55qui touchaient
18:55la municipalité
18:56de 1,5 million d'euros.
18:58On va arrêter tout ça.
19:00On va arrêter
19:01la gabegie.
19:02On va diviser par deux
19:03les frais de communication.
19:05J'ai supprimé
19:06le magazine municipal.
19:07On n'a pas besoin
19:08d'une pravda.
19:09Il y a de la presse
19:10qui est libre.
19:10Je souhaite qu'elle soit
19:11encore plus libre.
19:13Les niçois peuvent
19:14s'informer librement.
19:15Ils peuvent regarder
19:15ces news.
19:16Ils peuvent lire
19:16ce matin.
19:17Ils peuvent faire
19:18leur jugement.
19:19Ils n'ont pas besoin
19:19d'un bulletin municipal
19:20qui coûtait 600 000 euros.
19:22Écoutez,
19:23Europe 1,
19:23naturellement.
19:24Voilà.
19:25Mais on a toute une liste.
19:26On va faire des chantiers
19:27moins coûteux.
19:28On va regarder
19:29les procédures
19:31de commandes publiques.
19:32L'ambition,
19:33on en a.
19:33C'est un faux débat.
19:35Vous savez,
19:35dire dépenser
19:37sur des choses
19:38qui ne servent à rien,
19:39c'est de l'ambition.
19:40Quand on détruit
19:40un théâtre,
19:41quand on détruit
19:42un palais des congrès
19:43et que ça coûte
19:44500 millions d'euros
19:45pour les reconstruire,
19:46ça,
19:46ce n'est pas de l'ambition.
19:47Ça,
19:48c'est qu'on dilapide
19:49de l'argent public.
19:50Et l'argent public,
19:51il ne tombe pas du ciel
19:52en pluie fine.
19:53Et il faut que ceux
19:54qui croient
19:54qu'ils sont propriétaires
19:55de cet argent
19:56comprennent.
19:56C'est l'argent
19:57de ceux qui travaillent.
19:58C'est l'argent
19:59des contribuables.
20:04Je veux que ce soit
20:05demain un modèle
20:07pour le pays.
20:08Mais on a démontré
20:09qu'en quelques jours,
20:10parole tenue,
20:12engagement de campagne,
20:13un mois plus tard,
20:14on baisse les impôts,
20:15on baisse les dépenses.
20:16Merci beaucoup,
20:16Éric Sot,
20:17d'être venu ce matin
20:17sur CNews et sur Europe 1.
20:19Bonne journée à vous.
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