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Avec Francis Morel, president de la presse hebdomadaire

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-04-27##

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News
Transcription
00:00Peut-on encore sauver la presse écrite qui, depuis décembre 2025, a déjà perdu plus d'un millier de journalistes
00:05?
00:06Les plans sociaux se multiplient, les ventes baissent drastiquement, l'intelligence artificielle menace les emplois et la gratuité des réseaux
00:12sociaux n'y est pas non plus pour rien.
00:14Assiste-t-on au déclin de la presse écrite et quelles en sont les conséquences ?
00:17On en parle avec l'ancien président du syndicat de la presse quotidienne régionale.
00:20Il a également dirigé Le Figaro, Les Echos, le parisien Francis Morel. Bonjour.
00:25Bonjour.
00:26Bonjour Francis Morel, merci d'être en direct sur Sud Radio.
00:29Je précise vos grands états de service pour dire combien vous êtes compétent pour discuter de cette tragédie sur la
00:36presse écrite.
00:37Vous avez commencé comme édité Roger Dédé, ensuite vous avez dirigé Le Figaro, Les Echos et le parisien comme il
00:42a dit à Montcouffler.
00:43Et vous avez été président de l'association de la presse hebdomadaire et surtout président du syndicat de la presse
00:49quotidienne nationale.
00:50Tous les grands titres que l'on connaît, vous en avez présidé le syndicat.
00:54Moi-même je suis issu de la presse écrite, nous nous connaissons et nous souffrons de cette réalité.
01:02Francis Morel, c'est une fatalité inévitable.
01:05Ou est-ce que la France est particulièrement touchée par cette désaffection du public, des Françaises et des Français envers
01:12la chose, la presse écrite ?
01:14C'est vrai aussi pour les livres, mais ça touche particulièrement la presse écrite.
01:17C'est un phénomène très français.
01:19Ce n'est pas un phénomène très français, parce que c'est un phénomène qu'on retrouve dans d'autres
01:23pays d'Europe en particulier, aux Etats-Unis aussi.
01:28Le problème c'est qu'il y a effectivement des bauches d'informations que nous recevons avec les régions internet.
01:35En matière de presse, vous avez également en France 4000 titres différents, c'est beaucoup plus que ce qu'il
01:41y a dans d'autres pays.
01:43Si on ajoute à ça que les points de vente ferment de plus en plus, c'est donc difficile d
01:49'acheter de la presse et très facile d'avoir une information par internet.
01:53Tout est fait pour qu'effectivement la presse diminue.
01:57Je ne compte plus les patrons de Maisons de la Presse, qui elles aussi ferment les unes après les autres,
02:02me disant que c'est ingérable.
02:03On reçoit des milliers de titres, entre les invendus, les livraisons, remettre le stock à jour, les devantures.
02:11C'est vrai que c'était terrible pour ces professionnels.
02:13Pour autant, est-ce que la presse écrite pourrait proposer une offre de lecture un peu différente de ce qu
02:20'on a sur des écrans ?
02:21Est-ce que le journalisme d'information, dans la presse quotidienne en particulier, hebdomadaire aussi,
02:26ce n'est pas d'apporter ce qu'on ne dit pas ailleurs ?
02:28Est-ce qu'on ne saurait plus avoir cette science et cette culture ?
02:32Absolument. Je crois qu'on a besoin d'une presse parce qu'elle doit savoir apporter quelque chose de différent.
02:38Il y a d'ailleurs des journaux qui marchent, des journaux nouveaux qui sont lancés et qui marchent.
02:45Frantireur, même L'Opinion.
02:50Je ne voudrais pas citer un autre journal que vous connaissez bien, mais c'est intéressant de voir que lorsqu
03:01'on a une offre différente, on trouve un public.
03:04Ce qui veut dire que l'O1, dans un autre genre, lancé par Fautorido, c'est très original.
03:11Au moment de son lancement, je me disais, ça ne va pas marcher.
03:14Si au contraire, on propose une offre différente et les gens viennent.
03:20L'audace, pour le citer, c'est une offre différente qui donne envie d'acheter et du coup le public
03:27vient.
03:27Et je crois qu'il est important d'avoir ce type de presse qui propose une offre différente de ce
03:33qu'on a habituellement.
03:34Quelle est cette différence ? Est-ce que c'est justement le fait de s'engager, d'annoncer d'où
03:38on parle l'engagement
03:39et de dire au lecteur, on ne se présente pas comme des journalistes neutres qui vont vous couvrir la totalité
03:44d'informations sur une présentation globale.
03:47On prend un produit, un thème précis, on le pointe, on le cible et on s'assume.
03:52Est-ce que c'est un petit peu ça que les lecteurs ont envie d'avoir ?
03:55Je crois que c'est très important.
03:56Il faut affirmer une opinion.
03:58On vient avec des partis pris.
04:00Et ce sont ces partis pris qui font qu'on va acheter le journal.
04:04Et je crois que c'est important parce que si on compare à ce qu'on a sur les réseaux
04:08sociaux, il n'y a pas de parti pris.
04:10Il y a n'importe quoi.
04:11Tout est n'importe quoi.
04:12Là, avec la presse, on peut avoir une offre différente qui est très importante pour son public.
04:18La dégringolade n'est pas nouvelle, Francis Morel.
04:20On voit bien que la difficulté des grands titres comme Le Figaro, Le Monde, François en son époque.
04:25Moi, je l'ai connu quand j'étais gamin, un million d'exemplaires.
04:28Ensuite, on a eu des 400 000, 500 000, 300 000.
04:30Ça descend.
04:31Pour autant, il y a un socle quand même de lecteurs qui reste attaché à la presse écrite.
04:35Ces gens-là seront toujours là ?
04:38Oui, il y a un socle.
04:39Et ce qui est important, c'est que ces journaux continuent à avoir un avenir lorsqu'ils ont su prendre
04:45le virage du numérique.
04:47Vous avez cité les quotidiens.
04:48Que ce soit Le Figaro ou Le Monde, leur diffusion numérique est très importante.
04:54Et c'est une autre façon de toucher un lectorat.
04:57Et ça, c'est important.
04:58Il ne faut pas rester uniquement au papier, même si je pense que le papier est important pour d'autres
05:02raisons.
05:02C'est important d'offrir l'offre en question sous toutes ses formes possibles.
05:08Vous avez été président de l'association de la presse hebdomadaire.
05:11Il y a encore des titres qui sont spécialisés.
05:14Alors, ça peut être des mensuels ou des hebdomadaires.
05:15Sur des thématiques telles la passion, la philatélie, la géographie, l'histoire.
05:20Là, ce sont des titres qui se maintiennent.
05:23Pourquoi ?
05:23Parce qu'il y a un intérêt du public pour des thématiques précises ?
05:26Parce que là, ce sont des titres qui touchent un public très particulier.
05:30Moi, je pense en particulier à un titre sur l'archéologie.
05:34Si vous vous intéressez à l'archéologie, vous ne trouverez pas ça sur Internet.
05:38Et là, au contraire, ce titre peut vous offrir quelque chose que vous n'auriez pas ailleurs.
05:42De même, dans la gastronomie, si on sait parler intelligemment de gastronomie, on peut trouver un public.
05:48Le public est attaché à un certain nombre de thèmes.
05:52Si on est précis sur ces thèmes, on a un avenir.
05:56Francis Morel, il y a aussi la presse polémique.
05:58On voit bien que Mediapart, le canard enchaîné garde, malgré la perte de quelques plumes, c'est le cas de
06:04dire,
06:05garde quand même son aura.
06:06Et un média comme Mediapart, alors vous allez me dire, ce n'est pas de la presse papier.
06:09Est-ce qu'on peut avoir une collusion, à un moment donné, entre un site très très connu,
06:15et malgré tout, une version papier ?
06:16Ou ce n'est pas possible d'avoir les deux ?
06:19Je pense qu'il faut avoir les deux.
06:20Je pense que le papier offre quelque chose de plus.
06:23C'est très frappant quand on lit un journal papier, et qu'on le lit également sur le numérique.
06:28Sur le papier, on découvre toujours des sujets qu'on n'attendait pas, et qui vous attirent.
06:33Donc je crois que c'est complémentaire, et que c'est important d'avoir les deux.
06:36Aujourd'hui, la presse écrite, elle est soit soutenue par des manias des grands industriels,
06:42des grands noms de la finance et du capitalisme,
06:45éventuellement aussi par des aides de l'État.
06:47Et on se dit, si on n'avait pas la famille Dassault pour le Figaro, Bolloré, Arnaud,
06:52ce qui est terrible, ce sont des grands patrons qui maintiennent la presse.
06:55Est-ce qu'ils vont, à votre avis, est-ce qu'ils vont garder cette préférence pour le maintien de
07:00la presse papier,
07:01même si ça leur coûte de l'argent, ou un jour ça pourrait fatiguer leur directeur financier ?
07:06Je pense que ce n'est pas terrible, que c'est très important.
07:09Vous savez, le Figaro que j'ai dirigé, je me souviens toujours que,
07:13lorsque je l'ai pris, c'est au moment où Dassault arrivait,
07:16c'est grâce à l'arrivée de Serge Dassault,
07:18et aux investissements qu'il a fait dans le journal,
07:20que ce journal a pu repartir, a pu se développer de l'ordre numérique,
07:23et sa situation actuelle, c'est grâce à Dassault.
07:27De la même façon, sur les échos,
07:29les échos ont, pendant un certain temps, traversé des périodes très difficiles,
07:32la présence d'un financier, d'un actionnaire industriel,
07:37était importante pour lui permettre de venir, de continuer à vivre.
07:40Donc je pense qu'il ne faut pas avoir peur des industriels,
07:44parce qu'on est bien content de les trouver quand ça va mal,
07:47et c'est eux qui soutiennent ces titres et leur permettent de se développer.
07:52L'investissement sur le numérique, ça ne se fait pas sans beaucoup d'argent.
07:56Là aussi, si on n'a pas un industriel derrière qui vous soutient,
08:00vous ne pouvez pas y arriver.
08:01Longtemps, on a considéré que la presse quotidienne régionale,
08:04la PQR, avec ses titres célèbres,
08:06Ouest France, la dernière Nouvelle Alsace,
08:08Nice Matin, La Dépêche du Midi,
08:11s'en tirait un peu mieux.
08:12Eux aussi commencent à connaître un petit peu
08:14les déboires et la désaffection du public.
08:16Pour autant, le réseau de la presse quotidienne régionale
08:19reste assez dense.
08:20Il y a toujours une activité.
08:22Les gens lisent quand même plus facilement
08:24un journal régional qu'un journal national.
08:27Oui, parce qu'il y a dans la presse quotidienne régionale
08:29une proximité qui est très importante.
08:32La force de Ouest France, par exemple,
08:33on parle toujours parce que c'est le premier quotidien régional,
08:36mais sa force, c'est le nombre d'éditions locales
08:40qui font que pour un acheteur,
08:42l'information qu'il va trouver là,
08:44il ne la trouvera jamais ailleurs.
08:46Et donc, il est attaché à son journal.
08:49Quelle est la première cause de cette désinfection ?
08:52Elle n'est pas nouvelle, Francis Morel.
08:53Vous l'avez vécu, vous l'avez accompagné.
08:55Jean-François Kahn, mon maître et patron,
08:58me disait que les Français n'ont plus la sensation
09:02de retrouver dans l'information générale
09:04avec les journalistes la vérité.
09:06On a l'impression que c'est une espèce de doxa.
09:08Il appelait ça la pensée unique.
09:09Il y a une uniformisation de la pensée
09:11qui fait qu'il y a une petite perte de confiance
09:13des lecteurs envers ce que leur racontent les journaux.
09:16C'était un peu exagéré, cette vision des choses,
09:19où malgré tout, il y a eu une forme, effectivement,
09:21de banalisation de l'information.
09:23Je pense que ce n'est pas la faute des lecteurs.
09:26C'est vraiment la faute des éditeurs et des journalistes.
09:29Très souvent, effectivement, on fait une information
09:32qui n'a pas de relief.
09:34Et bien, à ce moment-là, il ne faut pas s'étonner
09:35si on ne l'achète pas.
09:38Et les exemplaires, les nouveaux publications
09:40dont je parlais tout à l'heure,
09:41c'est des publications qui ont un angle différent,
09:44qui offrent quelque chose qu'on ne trouve pas ailleurs.
09:46Et celles-là, elles ont un avenir.
09:49De la même façon, la presse professionnelle
09:51ou la presse mensuelle, pardon,
09:54elle peut avoir un avenir
09:55parce qu'elle traite de thématiques
09:57qu'on ne trouve pas ailleurs.
09:59Il faut se distinguer.
10:00Je vous disais ce matin, en préparant cette émission,
10:03on s'est parlé hors antenne,
10:05je vous disais, le combat contre la malbouffe
10:07que je mène, il commence à l'école.
10:09Est-ce que vous pensez aussi,
10:11c'est à l'éducation nationale,
10:12c'est à l'école que l'on pourrait redonner
10:14à la jeunesse, le goût de lire en général,
10:17et des livres en particulier,
10:18mais aussi le goût de l'information
10:19à travers la presse écrite ?
10:20C'est quelque chose qui peut s'éduquer,
10:22qui peut se susciter ?
10:24Oui, le goût de lire,
10:26c'est à l'éducation nationale,
10:27c'est à l'école qu'on doit prendre ce goût de lire.
10:32J'étais très choqué il y a quelques années
10:33quand la grande DOXA,
10:35c'était distribuer aux élèves des tablettes
10:37pour qu'ils travaillent sur tablettes.
10:39Je trouve que c'est terrible.
10:40Merci que vous avez l'air.
10:41Parce que si on fait ça,
10:42mais c'est terrible si on fait ça,
10:43évidemment, du coup,
10:45ils vont perdre l'habitude de lire.
10:47Il faut au contraire à l'éducation nationale
10:49qu'on leur donne l'habitude et l'envie de lire.
10:52livre comme magazine.
10:54C'est très important.
10:55Francis Morel,
10:56il y a de plus en plus de Français
10:57qui se tournent aussi vers la presse d'opinion,
11:00vers des médias alternatifs
11:01sous toutes leurs formes,
11:02que ce soit papier, radio,
11:04maintenant, si on peut parler de presse alternative.
11:07Comment vous l'expliquez, ça ?
11:10Ils ont envie de presse,
11:12ils ont envie d'une expression qui est du relief.
11:15Je pense que quand on va uniquement sur Internet
11:18et sur les réseaux sociaux,
11:20on a quelque chose de très artificiel
11:23et de vraiment pas réfléchi.
11:25Et on choisit son information.
11:27Oui, absolument.
11:29On a besoin de quelque chose d'intelligent
11:31qui vous attire et qui soit facile à lire.
11:34Luttons-nous armes égales
11:36avec tout ce qui est le numérique,
11:39le net,
11:40avec profusion d'informations dans tous les sens,
11:42avec le vrai et le faux mélangés,
11:44le complot et le rationnel.
11:45Est-ce qu'on lutte à armes égales avec eux ?
11:47Ou est-ce qu'il faudrait réglementer un petit peu ce web,
11:50comme l'a suggéré le président de la République,
11:51en limitant l'âge d'accès ?
11:53Est-ce qu'il y a des moyens quand même
11:54de réguler cette forme d'information ?
11:57Oui, je me méfie toujours de la régulation.
11:59Oui, bien sûr.
12:00Parce que quand on commence,
12:01on ne sait pas où ça s'arrête.
12:02Mais là, dans le cas présent,
12:04le président a raison.
12:06En termes de jeunesse, par exemple,
12:07on ne peut pas offrir n'importe quoi aux jeunes.
12:09Il faut arriver à réglementer ça.
12:13Vous pensez que la classe politique,
12:14aujourd'hui, se sente impliquée
12:16dans ce combat de la presse
12:17que vous avez mené, vous-même,
12:18quand vous voyez des dirigeants politiques,
12:21ils sont sensibles à cette situation ?
12:24À mon avis, pas du tout.
12:26Pas du tout.
12:27Ils en parlent,
12:28mais c'est un sujet qui ne préoccupe pas du tout,
12:30sur lequel ils n'ont pas du tout
12:31l'intention de se pencher.
12:32Je trouve ça dramatique.
12:33Ils sont ravis quand on fait un article sur eux,
12:34qu'on va les interviewer,
12:35mais pour le reste,
12:36il n'y a jamais eu une vraie politique
12:38de la presse,
12:38de la part du gouvernement français,
12:39quelle que soit la majorité politique.
12:41Jamais.
12:42Jamais.
12:43Vous l'expliquez comment ?
12:44Parce qu'eux-mêmes,
12:45eux-mêmes,
12:46sont-ils moins lecteurs ?
12:48Pourtant, on se souvient qu'à un moment donné,
12:50le monde était sous le bureau
12:51de la Présidente de la République,
12:52de tous les ministres,
12:53le Figaro aussi.
12:54Est-ce qu'ils sont aussi sensibles
12:56à cette presse écrite ?
12:59Je pense qu'ils sont très sensibles
13:01quand on parle d'eux.
13:03Et le reste du temps, ensuite,
13:04ils ont trop peur,
13:05en réglementant,
13:06de se mettre à dos ces titres.
13:07Et du coup, ils passent à côté.
13:10La presse, c'est la démocratie,
13:11Francis Morel, vous êtes d'accord ?
13:12La presse écrite,
13:13c'est un élément de la démocratie.
13:15C'est essentiel.
13:16Moi, je crois qu'une démocratie
13:18n'existe pas sans une presse forte.
13:21Et c'est absolument essentiel
13:23qu'elle continue à vivre.
13:25Et je suis très content
13:25quand je vois, par exemple,
13:27je reprends l'exemple du Monde et du Figaro,
13:29leur développement Internet,
13:30qui fait que leur avenir,
13:32l'avenir de la marque Le Monde,
13:34la marque Le Figaro,
13:35est assurée parce qu'il y a
13:374 ou 500 000 abonnés numériques.
13:40Ce qui est important,
13:41c'est qu'on ait un contact
13:42avec ce journal,
13:43qu'on ait un contact
13:44avec ces informations.
13:45Ça, c'est essentiel.
13:47Et quel que soit le moyen,
13:48que ce soit le papier
13:49ou le numérique,
13:50c'est essentiel
13:51d'avoir ce contact.
13:52Car la démocratie,
13:53il passe par ce contact
13:55et la lecture
13:57de ces informations.
13:59Donc, ce quatrième pouvoir
14:00est un pouvoir
14:01qui doit continuer à compter.
14:03C'est essentiel
14:04et c'est ce qui le rend passionnant
14:05quand on y travaille.
14:06Parce que,
14:07c'est pas à vous que je vais le dire,
14:08c'est formidable.
14:09Parce qu'il y a tout le temps,
14:11quand on a une conférence
14:12de rédaction,
14:12ce qui est formidable,
14:13c'est les idées qui sortent.
14:15Et à l'arrivée,
14:16on publie un journal
14:17avec des sujets
14:18auxquels on n'aurait pas
14:19du tout pensé au départ
14:20et qui vous intéressent.
14:22Et c'est ça qui fait
14:23la vie d'une société.
14:23C'est ce qui justifie encore
14:25la passion qu'on a
14:26pour ce métier.
14:26Merci Francis Morel
14:28d'avoir été avec nous
14:29et je vous dis à très bientôt
14:31parce qu'on aura certainement
14:32l'occasion d'en reparler.
14:33Merci.
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