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Le travail est-il une ressource pour la santé des femmes ? Découvrez dans cet épisode du RDV en Terre MSA comment le travail peut être à la fois une source de bien-être et un vecteur de développement, lorsqu'il est bien organisé.
Ce webinaire explore la définition de la santé selon l'OMS, qui dépasse la simple absence de maladie pour englober un état de bien-être physique, mental et social. Il souligne l'importance de considérer tous les facteurs qui influencent cet équilibre.
Apprenez comment le travail, lorsqu'il permet l'implication, la coopération et le sentiment d'utilité, devient une véritable ressource personnelle et professionnelle. Cependant, des contraintes excessives peuvent impacter négativement la santé, menant à des troubles physiques ou mentaux.
La Caisse centrale de la MSA et la MSA des Charentes partagent leurs analyses et des exemples concrets d'actions menées sur le terrain. L'objectif est de construire un environnement de travail qui soutient la santé de tous, en particulier celle des femmes agricultrices.
#SantéAuTravail #FemmesAgriculture #BienEtreProcuration
Ce webinaire explore la définition de la santé selon l'OMS, qui dépasse la simple absence de maladie pour englober un état de bien-être physique, mental et social. Il souligne l'importance de considérer tous les facteurs qui influencent cet équilibre.
Apprenez comment le travail, lorsqu'il permet l'implication, la coopération et le sentiment d'utilité, devient une véritable ressource personnelle et professionnelle. Cependant, des contraintes excessives peuvent impacter négativement la santé, menant à des troubles physiques ou mentaux.
La Caisse centrale de la MSA et la MSA des Charentes partagent leurs analyses et des exemples concrets d'actions menées sur le terrain. L'objectif est de construire un environnement de travail qui soutient la santé de tous, en particulier celle des femmes agricultrices.
#SantéAuTravail #FemmesAgriculture #BienEtreProcuration
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ÉducationTranscription
00:00Merci d'éteindre votre micro et la parole est donnée à Madame Gauthier. Merci.
00:06Bonjour à toutes et à tous. Je suis donc Anne Gauthier, agricultrice dans le Ménéloir et je suis présidente de
00:17la MSA de Ménéloir, vice-présidente à la Caisse centrale, représentante du troisième collège, donc le collège des employeurs.
00:26Et j'ai donc la chance de pouvoir faire l'introduction de ce nouveau webinaire avec, comme vous l'avez
00:34vu, ce quatrième épisode avec une formidable question.
00:39Le travail, une ressource pour la santé des femmes. Donc, je pense que nous allons apprendre beaucoup de choses pendant
00:47ces 45 minutes qui vont suivre.
00:50Peut-être vous dire qu'effectivement, mais on vous en a déjà parlé, le livre blanc que nous avions fait
00:57avec les 15 propositions sur les femmes en agriculture a donné sans doute, je le dis comme ça,
01:05Quelques idées à la ministre de l'Agriculture. On peut de temps en temps effectivement s'honorer du fait que
01:13lors du Salon de l'Agriculture, la ministre Annie Geneva a fait donc un plan d'action pour favoriser la
01:20place des femmes en agriculture,
01:22qui est en six axes. Alors, nous avons pu regretter côté MSA peut-être un accent pas suffisamment assez porté
01:34sur la santé des femmes,
01:36mais pour autant, quand même avec le fait qu'il fallait soutenir les femmes dans leur quotidien.
01:43Donc, si on les soutient dans leur quotidien, on peut penser vie personnelle, mais vie professionnelle.
01:48Et quel meilleur moyen que de préserver la santé des femmes quand, par exemple, nous avons des outils adaptés à
01:56l'exercice de notre métier pour préserver notre santé.
02:00Et c'est important puisque nous avons quelques spécificités qui, parfois, peuvent aussi, d'ailleurs, contribuer à la bonne santé
02:09des hommes,
02:09puisqu'ils ne font pas tous 1m90 et 90 kg. Donc, c'est bien, ça leur profite aussi.
02:16Voilà. Et le travail, une ressource pour la santé des femmes, j'ai hâte d'entendre à la fois nos
02:24intervenantes de la Caisse centrale
02:26et puis la Caisse des Charentes qui a mené une action toute spécifique sur ça.
02:31En ce qui me concerne, je trouve que le travail, malgré tout, c'est une source de formation permanente, d
02:38'apprentissage,
02:39de développement, de rencontres formidables, de profils divers et variés tout au long de sa carrière.
02:46Et ça contribue largement à la santé de tous.
02:51Je pense que j'ai épuisé mon temps et je vous laisse, comme moi, savourer ce quatrième épisode
03:00avec nos différentes intervenantes, donc avec les conseillères nationales en prévention de la Caisse centrale,
03:11Andi Silini et Adeline Delavalade, et puis une exploitante des Charentes, qui est également administratrice, Sandra Frugier,
03:22et les conseillères en prévention des risques professionnels de la MSA des Charentes également, Aurélie Ferré et Julière San.
03:30Bon webinaire à toutes et à tous. Merci.
03:33Bonjour à tous. Merci pour cette introduction.
03:38Je suis Adeline Delavalade, conseillère en prévention des risques professionnels.
03:42Je laisserai mes collègues se présenter à leur tour de parole.
03:47Donc aujourd'hui, nous allons vous présenter la façon dont le service santé-sécurité au travail
03:53aborde cette question des femmes en agriculture.
03:56Mais pour le comprendre un peu mieux, nous allons commencer par vous présenter
04:02la façon dont on aborde les questions de la santé en général,
04:07et comment ces questions de santé, de femmes et de travail se déclinent
04:12dans le cadre de notre plan santé-sécurité au travail.
04:16Et ensuite, nous laisserons la parole effectivement à la MSA des Charentes,
04:20qui illustrera nos propos grâce à leur exemple d'action sur le terrain.
04:25Donc je passe la parole à Andi.
04:29Merci Adeline. Bonjour à tous.
04:31Donc Andi Silini, conseillère nationale en prévention des risques professionnels à la Caisse centrale.
04:36Et donc, pour introduire notre présentation, on voudrait partir d'une définition de référence.
04:41En tout cas, qui fait référence pour nous, c'est celle de l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé.
04:46Cette définition, elle a été introduite dans sa constitution en 1948,
04:50et elle vise à démontrer que la santé n'est pas seulement une absence de maladie,
04:54mais bel et bien un état de bien-être global, à la fois physique, mental, mais aussi social.
05:00Et cette définition, elle est importante parce qu'elle élargit notre regard.
05:03Elle nous invite à ne pas nous limiter aux pathologies,
05:06mais à nous intéresser à tout ce qui contribue, ou au contraire, nuit à cet équilibre.
05:12En effet, notre postulat, notre adage en santé, sécurité au travail,
05:18c'est une idée qui se veut simple, mais essentielle.
05:21C'est que le travail n'est pas seulement une source de risque.
05:24Il peut aussi être, comme l'a rappelé Madame Gauthier, un vecteur de santé, un vecteur de développement.
05:30Selon la manière dont il est organisé et vécu par chacun d'entre nous, travailleurs,
05:35le travail peut faire ressource dans notre quotidien,
05:38seulement à condition qu'il offre les possibilités de s'impliquer,
05:43de coopérer aussi dans les prises de décisions diverses et variées.
05:47S'il offre aussi le sentiment d'y être pour quelque chose dans ce qu'on fait au quotidien,
05:52traduisant la question plutôt du sens au travail et d'utilité,
05:56que la société aussi puisse la reconnaître, cette utilité.
06:00Mais lorsque les contraintes de travail deviennent beaucoup trop importantes
06:04par rapport aux ressources que nous disposons chacun d'entre nous,
06:08et qui sont d'ailleurs différentes en fonction des individus que nous sommes,
06:12le travail peut effectivement entraîner des atteintes à la santé,
06:15qui se traduit par des accidents, des maladies professionnelles,
06:18mais aussi des usures beaucoup plus progressives,
06:22qu'elles soient physiques, mentales, mais aussi collectives.
06:25Et la question devient alors, comment on construit concrètement un travail
06:29qui soutient la santé, et là en l'occurrence la santé des femmes,
06:33mais la santé de tout travailleur finalement.
06:35Et donc concrètement, notre approche,
06:38c'est à peu d'après,
06:40notre approche en santé et en sécurité au travail
06:43se repose sur un principe clé,
06:45c'est d'essayer de…
06:47Bonjour, merci.
06:55Et donc, pour essayer de concevoir justement un travail
07:00qui soit source de développement
07:02et qui n'altère pas la santé de chacun d'entre nous,
07:06la première chose à faire, c'est de l'analyser ce travail,
07:09de le comprendre, de l'observer, de dialoguer avec lui.
07:13Et quand on parle de travail,
07:14ce n'est pas seulement celui qui est prévu sur le papier,
07:16mais c'est ce que vous, actifs agricoles, faites au quotidien,
07:20dans vos exploitations et dans vos entreprises.
07:23Parce qu'entre le travail qui est prévu et la réalité du terrain,
07:26il existe souvent un écart.
07:27Et c'est bel et bien dans cet écart que va se jouer une grande partie des enjeux de santé
07:32et sécurité.
07:33Et concrètement, les conseillers en prévention, médecins et infirmiers de nos services santé et sécurité au travail,
07:39ils observent, ils échangent avec vous, les professionnels,
07:43pour comprendre tout ce que vous réalisez et tout ce qui fait de tension.
07:48Et donc, avec vous, ils vont identifier et capitaliser à la fois les ressources
07:52qui permettent de tenir, à savoir ce qui fait sens pour vous,
07:57les savoir-faire que vous avez développés, l'expérience,
08:00mais aussi les adaptations, les coopérations qui puissent exister et qui font ressources.
08:05Vous parliez de rencontres tout à l'heure, c'est exactement ça.
08:08Mais aussi, cibler les contraintes.
08:10Et ces contraintes-là, il va falloir les transformer.
08:12Quand on parle de contraintes, c'est la charge de travail, les imprévus, les tensions,
08:17ou encore les situations où vous devez faire face plutôt avec un coût important pour votre santé.
08:24Et donc, l'enjeu, vous l'aurez compris,
08:26ce n'est pas seulement d'identifier les risques de manière théorique, comme on l'entend,
08:31mais c'est bien de comprendre comment ce travail fonctionne
08:34et ce qu'il va produire sur la santé des travailleurs.
08:38Et à partir de là, notre démarche de prévention vise à transformer ce travail-là.
08:42À la fois, renforcer ce qui va soutenir la santé,
08:45développer des leviers dans l'organisation, les modalités de management,
08:49mais aussi les choix d'outils pour que celui-ci soit adapté et préserve votre santé
08:55et au contraire la développe.
08:57Et de l'autre côté, transformer ce qui va fragiliser la santé,
09:00donc à la fois les contraintes, les contradictions,
09:03les situations qui empêcheraient aussi de faire un travail qui nous semble de qualité,
09:08de trouver du sens dans notre travail.
09:10Et donc, autrement dit, il ne va pas s'agir que de réduire les risques,
09:14mais d'agir sur cette question de travail pour que celui-ci soit soutenable dans le temps.
09:22Alors, pour commencer à aborder la question des femmes en agriculture,
09:27on va commencer par quelques statistiques.
09:30Donc là, vous voyez les statistiques au niveau des salariés agricoles,
09:33où on voit que les femmes représentent un peu moins de 40% de la population
09:39et les hommes représentent 61% de la population.
09:43Et quand on regarde les accidents du travail et les maladies professionnelles,
09:47on se rend compte qu'au regard de la population,
09:51les femmes sont moins représentées dans les accidents du travail,
09:54c'est-à-dire qu'elles ne représentent que 24% des accidents du travail,
09:57alors qu'elles représentent 40% de la population.
09:59Et les hommes représentent un peu plus de 75% des accidents du travail.
10:06Ce qui veut dire que les femmes, globalement, ont moins d'accidents du travail
10:10que les hommes dans le milieu agricole.
10:13Par contre, quand on regarde les maladies professionnelles,
10:16on voit qu'elles représentent 47% de ces maladies professionnelles,
10:22alors que ce qui est supérieur à leur représentation dans la population,
10:25et les hommes ne représentent que 53% des maladies professionnelles.
10:29Donc là, ça veut dire qu'en proportion, les femmes ont plus de maladies professionnelles
10:34que les hommes.
10:36Ça, c'est au niveau des salariés agricoles.
10:39De la même manière, on observe la même chose au niveau des exploitants
10:44et exploitantes agricoles, c'est-à-dire qu'elles représentent un peu plus de 27%
10:48de la population, et les hommes représentent 73% de la population,
10:53et elles ont, là aussi, moins d'accidents du travail,
10:56mais beaucoup plus de maladies professionnelles.
10:58Donc, pour expliquer cela, on a deux hypothèses que l'on va chercher à fouiller
11:08dans notre travail, dans notre activité.
11:11C'est qu'à la fois, les femmes auraient une approche du travail différente
11:17de celle des hommes, c'est-à-dire que pour réaliser leur travail,
11:23comme elles ont moins de force, elles vont développer une approche différente
11:29en tenant compte aussi de leur santé.
11:35Et elles vont développer des astuces, des moyens de faire
11:39qui vont pouvoir leur permettre de préserver leur santé.
11:47Mais dans un même temps, depuis plusieurs générations,
11:52on observe une répartition du travail en fonction du genre du travailleur,
11:58c'est-à-dire que depuis toujours, on a placé les femmes dans les entreprises
12:03ou dans les exploitations agricoles sur des postes qui sont considérés
12:07comme un peu plus, enfin, moins lourds, moins difficiles,
12:12qui nécessitent de développer moins de force.
12:14Donc, c'est le travail administratif, le soin aux animaux, etc.
12:18De ce fait, les entreprises ont davantage mis leur force d'aménagement
12:24et d'analyse des postes de travail sur les postes considérés
12:28comme les plus lourds et donc occupés par des hommes.
12:34Ce qui fait que finalement, les conditions de travail sur les postes
12:39occupés par des femmes ont été moins travaillées que ceux des hommes.
12:46Donc voilà, dans un premier temps.
12:49Et aujourd'hui, on cherche à travailler un petit peu cette question
12:56de la place des femmes en agriculture dans le cadre de notre PSST.
13:00Et on a développé deux approches.
13:03Donc, la première approche, c'est l'approche sexuée qui vise à identifier
13:08les différents impacts des risques professionnels en fonction des spécificités
13:14des individus, que ce soit les hommes ou les femmes.
13:17Et ces spécificités, ces différences, elles sont sur le plan biologique,
13:20physiologique.
13:21Et par exemple, on sait que certaines substances chimiques auront des conséquences
13:27spécifiques sur les femmes en fonction de leur cycle hormonal,
13:33si elles sont en période de grossesse ou si elles allaitent leur bébé.
13:38Donc ça, c'est l'approche sexuée qui vise vraiment à partir des données
13:44différenciées en fonction des sexes.
13:45L'approche genrée, elle vise à comprendre la façon dont les stéréotypes de genre,
13:52donc c'est les représentations sociales qui ont lieu dans la société,
13:57impactent le travail des femmes, c'est-à-dire la façon dont elles vont réaliser leur travail,
14:02les difficultés que ces représentations vont générer dans la réalisation de leur travail
14:06et dans l'atteinte de leurs objectifs, et la façon dont ça va du coup impacter leur santé.
14:13Donc par exemple, on voit qu'il y a des tâches qui sont invisibilisées,
14:18du travail qui est invisibilisé et qui est réalisé par les femmes,
14:22en particulier par exemple le travail administratif.
14:27On voit aussi qu'il y a des tâches, comme je vous le disais,
14:31une répartition genrée du travail dans les exploitations et dans les entreprises.
14:40Mais on voit aussi que ces stéréotypes de genre ont aussi un impact sur la santé des hommes,
14:46puisque comme je vous le disais, ils ont beaucoup plus d'accidents du travail
14:49parce qu'ils prennent davantage de risques dans la réalisation de leur travail.
14:57Du coup, comme vous l'a illustré Adeline,
15:00on a essayé de replacer cette question des femmes dans notre PSST sous deux angles.
15:06Le premier angle, c'est en termes de la population spécifique au regard de la prévention.
15:13Effectivement, on a des données, montrent et certaines études démontrent
15:17qu'une majorité d'entre elles estiment que leur activité est plus difficile à exercer.
15:23Et cela renvoie à des réalités qui sont très concrètes.
15:26Par exemple, du matériel qui n'est pas toujours adapté compte tenu de leur morphologie,
15:30des contraintes physiques qui sont spécifiques, inhérents aussi aux tâches auxquelles elles sont assujetties.
15:37Ou encore, certaines situations, comme l'a évoquée Adeline tout à l'heure,
15:42qui concernent la grossesse, l'allaitement,
15:44qui vont complexifier finalement l'activité de travail agricole,
15:49comme les cadrages de certaines utilisations de produits,
15:55l'organisation du travail nécessaire et la compatibilité à avoir
16:00pour pouvoir manifestement faire l'allaitement, etc.
16:03Et cela montre bien que les conditions de travail, finalement, ne sont pas neutres
16:08et qu'elles peuvent avoir des effets différenciés selon le genre.
16:12Et face à ce constat, l'enjeu, c'est d'essayer d'agir de manière concrète.
16:18Donc, les services SST, par rapport à ça,
16:21ont pour mission de développer multiples actions
16:26qu'on a, entre guillemets, hiérarchisées,
16:29non pas par priorité, mais par typologie d'accompagnement.
16:34Donc, le premier, c'est d'aider les employeurs à la prise en compte
16:37de cette question de genre,
16:39notamment dans le document unique des risques professionnels
16:42et aussi dans la fiche entreprise,
16:45qui sont deux documents dits obligatoires.
16:48Et c'est l'opportunité, finalement,
16:51dans le cadre de cet accompagnement-là,
16:53d'identifier en quoi les conditions de travail
16:56peuvent avoir et peuvent impacter différemment
17:00les femmes et les hommes.
17:02Il y a aussi le volet d'informer auprès des entreprises
17:05et des employeurs sur la législation
17:07concernant justement certaines périodes du cycle biologique de la femme
17:13et en lien avec le travail possible à réaliser
17:18ou alors les conditions à mettre en œuvre
17:21pour permettre la réalisation de certaines tâches
17:24pendant ces périodes-là bien spécifiques.
17:27En troisième action, c'est une action plutôt d'analyse.
17:33Donc, c'est réaliser et documenter et analyser les tâches
17:36qui sont effectuées par les femmes
17:38et ayant des répercussions sur la santé,
17:41pouvant du coup aboutir à des adaptations spécifiques
17:44comme par exemple la conception
17:46ou challenger les concepteurs de matériel
17:50de manière à ce qu'ils prennent davantage en compte
17:53la multiplicité finalement des profils
17:58pour adapter le matériel en conséquent.
18:01Et le quatrième volet, c'est l'animation animée des collectifs
18:08plutôt de sensibilisation et d'information
18:11en matière de santé publique et de santé au travail
18:14comme par exemple réaliser des formations non mixtes finalement
18:22à destination des femmes pour l'utilisation des machines agricoles
18:26dont on sait qu'aujourd'hui, c'est une problématique
18:30qui émerge principalement de ce public-là.
18:33Donc, voilà quelques exemples de grandes actions.
18:37Les MSA aujourd'hui ont conçu chacune d'entre elles
18:41leur plan régional, local,
18:44et ont identifié des actions spécifiques à mettre en œuvre
18:49pour répondre à ces quatre grandes thématiques.
18:53Merci. Nous allons pouvoir donner la parole à la MSA Descharentes
18:56pour illustrer effectivement cette démarche.
19:00Bonjour.
19:00Oui, c'est juste ma caméra au départ,
19:03parce qu'on a des petits problèmes de réseau,
19:05donc on va...
19:06Oui, bonjour.
19:06On l'a mis juste au départ et puis après on l'enlèvera,
19:09on va mettre le diapo.
19:11Merci.
19:12Bonjour à tous.
19:15Donc, bonjour à tous.
19:17Donc, aujourd'hui, Aurélie Féré et moi-même, Julie Arsant,
19:20conseillère en prévention de la MSA Descharentes.
19:23On va vous présenter un peu des actions qu'on a menées
19:27sur nos territoires des Charentes depuis 2023,
19:33où ça a un peu plus commencé,
19:35donc avant ce nouveau plan qui vient de sortir
19:38et qui, du coup, nous permet de continuer nos actions.
19:41Donc, on a fait une petite frise chronologique
19:43pour vous expliquer un peu tout ça.
19:45Donc, au départ, c'est parti de création de groupe
19:48de femmes entrepreneuses en 2023.
19:51On a aussi pas mal fait de communication
19:53et de valorisation de la femme en agriculture
19:55sur l'année 2024.
19:58Des actions en établissement scolaire en 2025,
20:01avec aussi une spécificité, un copil Elsa avec l'ARAC.
20:06Et ça a découlé sur des ateliers participatifs en 2026.
20:11Donc là, on va vous présenter un peu plus dans le détail
20:12et chaque élément pour vous préciser ce que nous avons fait.
20:19Du coup, sur les groupes de femmes entrepreneuses en agriculture,
20:24donc on a commencé en 2023.
20:27On est parti de sollicitations d'agricultrices
20:30qui rencontraient des problématiques personnelles
20:33et professionnelles communes.
20:35Donc, ça nous a permis de créer ce projet transversal
20:38entre le service prévention des risques professionnels,
20:41donc nous-mêmes,
20:41et le service aussi action sanitaire et sociale.
20:44Donc, on était en pluridisciplinaire.
20:46C'est ça qui était aussi intéressant pour nous
20:48et pour les agricultrices.
20:50Les objectifs, c'était de créer une dynamique de territoire
20:53pour ces agricultrices-là,
20:57rendre ces agricultrices aussi actrices du projet
20:59puisqu'on co-construisait toutes les actions avec elles.
21:04On était aussi dans l'objectif de créer un groupe d'entrepreneuses
21:08pour évoquer des sujets vraiment de prévention,
21:11santé, sécurité au travail,
21:14avec aussi une notion de prendre ton toit
21:16qui n'est pas toujours évoquée,
21:18donc de l'intégrer dans cette réflexion de prévention
21:22au niveau du groupe.
21:23Et aussi, l'objectif, c'est de valoriser
21:25cette image des agricultrices sur nos territoires.
21:28Donc, il y a eu deux groupes qui ont été faits,
21:30un côté Charente et un côté Charente-Maritime,
21:34et qui ont découlé sur d'autres actions
21:36et avec qui on a encore des liens pour d'autres thématiques.
21:42Et donc, c'est moi qui vais prendre le relais.
21:46Ces groupes d'agricultrices souhaitaient aussi
21:51pouvoir rendre visible leur travail,
21:54donc le travail des femmes en agriculture,
21:55comme une première étape aussi.
21:58On parlait tout à l'heure,
21:59précédemment, les collègues parlaient des santé.
22:02Ça en fait partie.
22:04Donc, le travail s'est fait autour du collectif,
22:08donc Agricultrices Avantou,
22:09qui est une douze agricultrices,
22:11qui ont souhaité travailler sur une exposition photo
22:13avec des portraits vidéo,
22:15qui sont disponibles sur notre chaîne
22:17MSA YouTube, MSA des Charentes.
22:19Je vous montrerai, si on a le temps, un témoignage.
22:24Et ce qui était intéressant,
22:26c'est qu'on a pu aussi construire,
22:27alors là, vraiment,
22:28avec des élus de notre territoire,
22:31le service PRP,
22:32l'animation de territoire,
22:34le groupe de femmes et le service
22:35Action Sanitaire et Sociale,
22:37justement, on a construit un événement
22:40autour d'une manifestation agricole,
22:42qui est, du coup, destiné à vernir
22:44l'exposition photo
22:45et à enregistrer en direct un podcast,
22:49un podcast autour de ce groupe de femmes
22:52en agriculture
22:53et de la valorisation
22:54des femmes entrepreneuses en agriculture.
22:57Vous aurez le lien,
22:58si vous souhaitez l'écouter,
22:59n'hésitez pas.
23:02Et nous avons, du coup, aussi, également...
23:04Et là, je te redonne la main.
23:05Oui.
23:05On a aussi profité de l'accès
23:09au film Femmes de la Terre
23:11pour créer des soirées,
23:14des séances ciné-débat,
23:15donc sur les différents territoires
23:18de la MSA des Charentes.
23:19Ça a été fait plusieurs fois,
23:20donc toujours en co-construction
23:22avec les services d'animation de territoire,
23:24assistantes sociales, prévention
23:26et, bien sûr, nos élus,
23:28qui étaient très partie prenante.
23:30Et ça, voilà, ça a créé une dynamique
23:33sur les territoires autour de cette thématique
23:35et qui nous a permis, après,
23:36de faire des actions sur les territoires.
23:38Je vais en profiter maintenant
23:41pour vous montrer,
23:42pour vous passer, justement,
23:44un petit extrait
23:45d'un portrait vidéo
23:48de Dominique Soula,
23:51qui était du groupe.
23:55Est-ce que vous avez bien la vidéo
23:58qu'on partage ?
24:00Est-ce que vous avez aussi...
24:02Oui.
24:04Je m'appelle Dominique,
24:05j'habite à Massignac,
24:07j'élève 600 brebis
24:08pour produire des agneaux.
24:10Je suis dedans.
24:11J'ai toujours voulu faire ce métier.
24:13Je pense que, ouais,
24:14ça prend toute ma vie, quoi.
24:16On vit au milieu de la nature,
24:19avec la nature.
24:20Notre travail quotidien,
24:22faire le tour de tous mes animaux,
24:24nourrir à l'extérieur
24:26ce qu'il y a à nourrir.
24:29J'ai souvent interpellé Aurélie
24:31sur la place des femmes
24:33en agriculture,
24:34fidérées agricultrices,
24:36si on a un mari,
24:39un père, un frère.
24:40Sinon, on n'est pas reconnus.
24:45On vit de notre métier.
24:47Je veux qu'on me respecte
24:49en tant que femme,
24:50en tant qu'agricultrice,
24:52en tant qu'éleveuse.
24:53On est agricultrice avant tout.
24:59Vous pourrez retrouver
25:00tous les autres portraits
25:01sur notre chaîne MSA.
25:04Je vous invite à aller voir
25:05si cela vous intéresse.
25:09Ce premier travail de communication
25:13a été vraiment important
25:14pour mettre les sujets
25:17de la femme en agriculture
25:19autour de la table,
25:20de pouvoir échanger,
25:21de parler un peu des freins
25:23dans le travail,
25:23mais aussi d'essayer
25:25de rendre visibles
25:26des leviers.
25:28Un des souhaits
25:30aussi des agricultrices
25:31avec qui on a pu travailler
25:32était d'aller vers
25:34la nouvelle génération,
25:35vers sensibiliser
25:36les jeunes
25:37sur ce sujet-là.
25:39Ce qu'on a pu faire
25:43en partenariat
25:44avec une maison familiale
25:45rurale
25:46lors d'un salon organisé
25:47par cette MFR,
25:49on a co-construit
25:51avec des jeunes en formation,
25:53des jeunes femmes en formation,
25:54des femmes du groupe aussi
25:55avec nous tout avant tout,
25:56des élus MSA,
25:58service PRP,
25:59le service assistante sociale,
26:01ainsi qu'une juriste
26:03du centre d'information
26:04des droits de la femme
26:04et de les familles,
26:05donc le CIDFF,
26:08des théâtres au débat
26:09sur le sexisme au travail
26:11et pour essayer de justement
26:13changer un peu
26:14les représentations
26:16sur ce sujet-là.
26:18Et là,
26:19c'était aussi très intéressant
26:20parce qu'on avait
26:21des élus
26:22vraiment sur le territoire
26:23très impliqués
26:24qui se sont prêtés
26:25au jeu,
26:27c'est-à-dire
26:27qu'ils sont devenus
26:27acteurs
26:28des scénates
26:29du théâtre
26:31et pour qui
26:32c'était important
26:34de soutenir
26:34aussi ces initiatives
26:35auprès des jeunes.
26:41Ensuite,
26:42une autre action
26:42qui a été mise en place
26:45à partir de 2025,
26:47c'est l'ARACT,
26:48l'Agence régionale
26:49pour l'amélioration
26:50des conditions de travail
26:51en Nouvelle-Aquitaine
26:52qui nous a sollicité
26:53pour faire partie
26:54d'un copil
26:56sur l'étude ELSA,
26:59donc l'étude
26:59pour la santé
26:59des femmes actives
27:00en Nouvelle-Aquitaine
27:02parce qu'en fait,
27:03ils avaient un postulat
27:04de départ,
27:05c'était de dire,
27:06comme l'ont présenté
27:07tout à l'heure
27:07nos collaboratrices,
27:09la santé des femmes
27:10au travail
27:10se dégrade
27:11pour certaines
27:12plus vite
27:12que celle des hommes
27:13et donc
27:15ils voulaient
27:16essayer
27:16d'explorer
27:18ces hypothèses-là
27:19et notamment
27:20avec un focus
27:21sur le volet agricole.
27:22Donc,
27:22le service prévention
27:24a pu intégrer
27:24ce copil
27:25et dans une première phase
27:27qui était la phase qualitative,
27:29pouvoir mettre en lien
27:30des agricultrices
27:31du territoire
27:33de Charente
27:35pour justement
27:36pouvoir faire
27:37des entretiens
27:39avec les membres
27:39de l'ARACT.
27:40et offrir
27:42et soutenir
27:42un cadre
27:42de débat
27:43du travail
27:43qui permet
27:44de développer
27:44la santé.
27:46Donc,
27:47cette étude
27:49ARACT
27:50nous a permis
27:51en fait
27:51de faire
27:52un point de départ
27:53pour l'organisation
27:54de deux journées
27:55permettant d'une part
27:56de pouvoir restituer
27:58l'étude
28:00menée par l'ARACT
28:01que vous pourrez retrouver
28:01en suivant le lien,
28:03mais d'autre part aussi
28:04nous,
28:05pouvoir lancer
28:05des dynamiques
28:07territoriales
28:08d'amélioration
28:09des conditions
28:09de travail.
28:10Du coup,
28:11suite à cette étude-là,
28:13les deux journées
28:14qu'on a programmées
28:16autour de la journée
28:18de la femme
28:18qui s'est passée
28:19le 3 et le 5 mars
28:20dernier,
28:22organisées par le
28:22service prévention
28:23des risques
28:24et du coup,
28:24en collaboration
28:25avec l'ARACT
28:26pour leur présentation
28:27et de la restitution
28:28de l'étude.
28:28et l'objectif,
28:30c'était aussi
28:31de faire des ateliers
28:32participatifs
28:33avec les agricultrices
28:35et aussi les agriculteurs
28:37s'il y a eu
28:38des agriculteurs
28:38qui sont venus
28:39pour échanger
28:40sur les thématiques
28:41qui étaient ressorties
28:42de l'étude
28:43et commencer
28:44à co-construire
28:46des actions,
28:47des demandes
28:48qu'ils avaient
28:48qui émanent du terrain.
28:50Notre objectif,
28:51c'était vraiment
28:51de co-construire ensemble
28:53quelque chose
28:53qui réponde
28:54aux demandes du terrain.
28:56Donc voilà,
28:56là,
28:57c'est en début
28:58de parcours
28:59et l'objectif,
29:00c'est que le plan
29:01d'action
29:01a été envoyé
29:02aux participants
29:04et sera diffusé
29:05à l'ensemble
29:05des adhérents
29:07de la MSA des Charentes
29:08qui voudront participer
29:10pour construire
29:11la suite
29:12sur nos territoires.
29:14On est bien
29:15sur une phase
29:17où on souhaite
29:18mobiliser
29:19les adhérents
29:20et les adhérentes
29:21à la transformation
29:22du travail
29:22en prenant en compte
29:24le travail des femmes
29:26comme un levier
29:27d'amélioration
29:27des conditions de travail
29:28de tous.
29:31Et du coup,
29:33pour clôturer
29:34aussi
29:36cette présentation
29:37et pour nous,
29:39nous voyons
29:40nos élus MSA
29:41acteurs et relais
29:42de la santé au travail
29:43et pour nous,
29:45on va vous présenter,
29:46du coup,
29:46on va laisser la parole
29:47surtout à Sandra Frugier
29:48qui est administratrice
29:50MSA des Charentes
29:51et viticultrice
29:51et qui a fait partie
29:54des ateliers
29:55qu'on a pu mener
29:56début mars 2026.
29:58Donc,
29:58je vais laisser la parole
30:00à Sandra.
30:04Oui,
30:05bonjour.
30:05Donc,
30:06Sandra Frugier,
30:07je suis administratrice
30:08à la MSA des Charentes
30:10et viticultrice
30:12et céréalière.
30:15La journée
30:15qui a été proposée,
30:18j'y ai adhéré
30:19de suite
30:19parce que ça me semblait
30:20très pertinent
30:21en tant qu'agricultrice,
30:24pardon,
30:24mais aussi
30:25comme employeuse
30:26de main-d'œuvre
30:27parce que dans la viticulture,
30:29c'est souvent
30:30de la main-d'œuvre
30:30féminine.
30:32Alors,
30:32la journée,
30:33ça nous a déjà permis
30:34de découvrir
30:34les chiffres
30:35et la représentation
30:37des femmes
30:38dans le métier
30:39parce que c'est vrai
30:39que personnellement,
30:41je n'en avais pas trop,
30:43je n'avais aucune notion
30:45de ce que représentaient
30:47les femmes.
30:48Ensuite,
30:48ça nous a permis aussi
30:49de se retrouver
30:51entre femmes
30:51pour échanger
30:52sur nos forces
30:53et faiblesses.
30:54Bon,
30:54on a surtout parlé
30:55des faiblesses.
30:56Et puis après,
30:58donc,
30:59sur la deuxième partie,
31:00enfin,
31:01sur la dernière partie
31:01de la journée,
31:02on a défini
31:03des axes de réflexion
31:04et d'action
31:05pour faire évoluer
31:06les conditions de travail
31:07et de vie.
31:10Pour agir
31:11sur le territoire,
31:14ce que j'ai retenu
31:17aussi de la vidéo,
31:19c'est que,
31:20donc,
31:22l'éleveuse parlait
31:23d'être reconnue.
31:24Et ce qui me semble
31:25important,
31:25c'est aussi
31:26d'être connue.
31:27Et pour être connue,
31:28c'est indispensable
31:30que les femmes
31:31s'engagent
31:31dans les différentes
31:33instances,
31:34dans les syndicats,
31:35dans toutes les structures
31:37et dans les filières,
31:39voilà,
31:39pour être représentées
31:40et puis
31:41que notre voix porte
31:44si on veut
31:45qu'il y ait
31:45du changement.
31:47Et il y a déjà
31:49des démarches
31:50qui sont nées,
31:50nous,
31:51dans le département,
31:51enfin,
31:52la Charente,
31:53de regroupements,
31:55de collectifs
31:56ou de réseaux
31:57de femmes.
31:58Donc,
31:59c'était évoqué
32:00les femmes,
32:01les éleveuses,
32:02dans ces Charente-Limousine,
32:04si je ne me trompe pas,
32:05Aurélie.
32:05Oui,
32:06tout à fait.
32:07Et c'est vrai que,
32:09alors moi,
32:09je n'ai lancé
32:10depuis janvier
32:11un groupe
32:12de femmes viticultrices.
32:15Alors,
32:15on a vraiment accès
32:16sur ce qui s'appelle
32:17les vitels,
32:17sauf qu'on ne boit pas
32:18beaucoup d'eau.
32:20Et donc,
32:21c'était en écho
32:24à Ency
32:25qui a lancé
32:26les ailes du cognac
32:27et qui fait,
32:29qui donne une place
32:30importante aux femmes
32:32dans le vignoble.
32:35Et on s'est aperçus,
32:37ça a permis de voir,
32:38on s'est aperçus
32:38qu'on avait des faiblesses,
32:40mais qu'on avait aussi
32:41des forces
32:41et que l'intérêt
32:43était de mutualiser
32:44nos forces.
32:45Et justement,
32:48dans la journée
32:49qui a été faite
32:50avec le service
32:53SST de la MSA,
32:54on s'est aperçus
32:55que chacune
32:56avait aussi des trucs
32:58et astuces
32:58pour le matériel,
33:00parfois.
33:01Donc,
33:01ça pouvait être bien
33:02de mutualiser ça.
33:03Et c'est ce qui va être
33:04travaillé aussi
33:06dans les ateliers
33:09sur lesquels
33:09on va s'investir
33:10et agir.
33:12Ces groupes
33:13de femmes
33:14ou ces collectifs
33:16il y a plusieurs
33:20objectifs.
33:21Il y a souvent,
33:24on se rend compte
33:25qu'il y a
33:26un certain isolement
33:28des femmes
33:28dans l'agriculture.
33:30Donc,
33:30l'objectif
33:31est déjà
33:32de les sortir
33:32de l'isolement
33:34et d'échanger.
33:35Et d'échanger,
33:37alors,
33:37ça va être
33:38l'aspect psychologique,
33:41de soutien
33:43et aussi
33:44de motivation.
33:44parce qu'on évolue
33:46dans un milieu
33:46très masculin
33:47et on s'est aperçu
33:50que souvent,
33:52c'était déjà
33:53nos pères.
33:54Alors,
33:55pas père papa
33:56et non pas père
33:57P-I-R-S
33:58avec lesquels
34:00il fallait
34:01un petit peu
34:02s'imposer.
34:03Et c'est vrai
34:04qu'entre femmes,
34:05on a toutes
34:06des caractères
34:07différents,
34:09mais ça nous aide
34:10en échangeant
34:12à se rendre compte
34:13des mots,
34:15des moyens
34:16que certaines
34:17ont utilisés
34:18pour arriver
34:19à s'imposer
34:20ou être connue
34:22sans dépenser
34:26trop d'énergie.
34:28Parce que tout ça,
34:29c'est source d'énergie
34:29quand on est une femme
34:31pour arriver
34:32à être connue.
34:36L'idée,
34:37enfin,
34:37ce que je trouve
34:37très très bien,
34:38c'est que la démarche
34:39de la MSA
34:40des Charentes
34:40et du service SST,
34:42donc,
34:42bien nommé,
34:43les femmes font pousser
34:44le changement,
34:45ça va nous permettre
34:46d'agir
34:47d'une manière
34:49structurée.
34:50Alors que dans
34:50nos petits groupes
34:51de femmes,
34:53c'est plus
34:53l'aspect psychologique,
34:55des trucs
34:55et astuces,
34:56mais là,
34:57voilà,
34:57ça nous apporte
34:58une structure
34:59dans des ateliers
35:01définis
35:02et d'approcher
35:04et d'impliquer
35:05d'autres professionnels
35:07à faire évoluer
35:07les conditions
35:08de travail.
35:09Et comme le disait
35:11Anne en introduction,
35:12si on fait évoluer,
35:14enfin,
35:14en faisant évoluer
35:15les conditions
35:16de travail
35:17des femmes,
35:18on fait aussi évoluer
35:20les conditions
35:20de travail
35:21des hommes.
35:21Donc,
35:22ça servira
35:22à tout le monde
35:23au final.
35:24Voilà pour mon ressenti
35:27sur la démarche
35:30et puis les actions
35:32en cours.
35:34Merci beaucoup,
35:35Sandra.
35:37Et merci à toutes
35:38et à tous
35:38de votre attention.
35:39Nous restons disponibles
35:41pour les questions,
35:42je crois,
35:42après,
35:43mais pour l'instant,
35:43je vais rendre l'écran.
35:45J'arrête le partage.
35:49Si j'ai bien noté,
35:50merci.
35:50Il y a une question
35:51sur la première partie
35:52d'intervention
35:55concernant les statistiques.
35:56Les statistiques
35:57qui ont été données
35:58sur la répartition
36:01entre hommes et femmes
36:01des accidents du travail
36:02et des maladies
36:03professionnelles
36:03existent de façon
36:05plus affinée
36:08par filière
36:10ou aussi sur le fait
36:14que l'exploitation
36:15est menée uniquement
36:17par des hommes
36:18ou par des femmes
36:19ou par un collectif
36:21qui peut être une société
36:23ou un travail en commun
36:25entre hommes et femmes.
36:25Est-ce que, en fait,
36:26les statistiques
36:27sont plus affinées
36:29que celles
36:30qui ont été présentées
36:32de façon générale,
36:33que les résultats généraux ?
36:34Oui, on a des statistiques
36:39par filière,
36:43par CTN en particulier,
36:45où là,
36:46on différencie
36:47hommes et femmes.
36:48Et par contre,
36:49je ne sais pas
36:49si on a trop
36:50de statistiques
36:51sur les femmes
36:53qui sont exploitantes
36:54seules
36:55ou en couple
36:58ou en GAEC.
36:59ou ce sont des données
37:02que l'on a
37:03à titre informatif
37:04mais qu'on n'exploite
37:06pas forcément
37:07toujours
37:08de façon très
37:10approfondie
37:10parce qu'elles ne nous permettent
37:12pas forcément
37:12d'agir
37:13et elles ne nous permettent
37:14pas de comprendre
37:17ce qu'il faut faire
37:19pour à la fois
37:21développer la santé
37:22et prévenir
37:23les risques professionnels.
37:24Donc,
37:25c'est des données
37:27qu'on ne pousse pas
37:29forcément toujours
37:29très loin.
37:31Très bien,
37:32merci.
37:35Alors,
37:36il y avait aussi
37:36une question
37:37du coup
37:38sur la deuxième partie
37:41concernant
37:41l'étude.
37:42Alors,
37:44monsieur ou madame
37:45Lomère,
37:45si vous voulez préciser
37:46votre question.
37:49Oui,
37:50je veux bien.
37:51C'était d'accès
37:52donc moi,
37:53je suis d'AMSA
37:54de Bretagne.
37:56Voilà,
37:58donc,
37:59enfin,
37:59délégué.
38:01C'était de voir
38:03dans la prise
38:04de l'étude
38:06sous l'angle
38:07travailleur seul
38:09sur l'exploitation
38:10avec un système
38:11fourragé à gérer
38:12ou travailleur
38:14et donc travailleuse
38:16exploitante seule
38:17avec des ports,
38:19donc une alimentation
38:20qui des fois
38:20peut être plus simple
38:22à gérer
38:23en distribution
38:25parce que vous n'avez
38:26jamais parlé
38:27à aucun moment
38:27de ces profils-là.
38:38Après,
38:38là,
38:38le but,
38:39ce n'était pas forcément
38:39de rentrer dans les profils
38:41et de toutes les filières.
38:43Sandra ?
38:44Non,
38:44mais pour expliquer
38:45la difficulté
38:46parce que j'ai plus
38:46l'impression
38:48à l'écoute
38:49de ce que vous dites
38:50qu'il y a une volonté politique
38:52de reconnaissance
38:52de la femme
38:53dans le monde agricole.
38:57je comprends le principe
38:59des femmes
39:01qui s'installent.
39:03Mais bon,
39:05il y a aussi
39:06le cliché
39:06de l'émission
39:07L'amour est dans le pré
39:08où des fois
39:09on a des exemples
39:10qui ne sont pas toujours
39:11très parlants
39:13ni dans le sens
39:14de ce qu'on veut dire.
39:16Mais c'est de dire
39:17la difficulté
39:18que les femmes rencontrent,
39:20c'est la volonté
39:22du corps exploitant,
39:24de laisser les femmes
39:25plutôt en dehors
39:26que de venir les aider
39:27ou de les rentrer
39:28dans les associations
39:29d'exploitants
39:30qui permettent
39:31de gérer ensemble
39:32du travail.
39:33C'est d'arriver
39:34à pouvoir…
39:37Je pense qu'en céréales,
39:38c'est plus facile
39:39que dans le monde animal,
39:41par exemple.
39:43Alors,
39:43pour répondre,
39:44non,
39:45ce n'est pas forcément
39:46plus facile.
39:49Justement,
39:50on s'est fait la remarque,
39:51c'est difficile
39:53de mettre dans des cases
39:54les exploitants
39:55et que ce soit
39:55hommes ou femmes.
39:56Les structures
39:57sont toutes
39:58un petit peu différentes.
40:01Dans les viticultrices,
40:02dans le groupe,
40:03il y en a,
40:03on parlait
40:04des longueurs de jambes
40:05dans les tracteurs
40:06pour conduire.
40:07Il y avait une viticultrice,
40:08elle faisait 1m80,
40:09elle n'a pas le même problème
40:10que nous à 1m60.
40:12Et il y a des hommes
40:12qui ont les mêmes problèmes
40:13que des femmes.
40:15Et voilà.
40:16Donc,
40:18on ne peut pas
40:20arriver à généraliser
40:21et si on veut essayer
40:22de mettre dans des cases,
40:24il va falloir
40:2550 000 cases.
40:27C'est là
40:27où on est obligé
40:28quand même
40:29de parler
40:30à un maximum
40:31de personnes
40:32sans trop
40:34rentrer
40:35dans les détails.
40:36Mais après,
40:36dans le groupe,
40:37dans les ateliers de travail,
40:39on est bien rentré
40:40dans les détails,
40:40que ce soit
40:41pour les animaux
40:41où on parlait,
40:43alors je maîtrise moins,
40:44mais la pince
40:45pour mettre
40:47sur les animaux,
40:48enfin,
40:48pas les étiquettes,
40:49mais je ne sais plus
40:50comment ça s'appelle.
40:50Il pense à boucler.
40:53C'est vrai
40:54qu'il faut
40:55vachement de poignes,
40:56mais je pense
40:57que pour les hommes aussi,
40:58ça demande
40:58un peu de poignes.
41:00Et voilà,
41:01là,
41:01on va être
41:01sur des choses,
41:03des détails,
41:04enfin,
41:05sur des très petits détails,
41:06si on veut,
41:07de toute l'activité
41:08qu'il va y avoir
41:09sur une ferme,
41:11sur un élevage.
41:12Donc,
41:13on ne peut pas
41:13être pro-segmenté.
41:14Oui,
41:15parce qu'il y a des essais
41:16en Ile-et-Vilaine,
41:17par exemple,
41:17dans les salles de traite,
41:18sur des exosquelettes,
41:19sur des planchers mobiles,
41:21des choses comme ça,
41:22qui remettent à niveau,
41:23en fait,
41:23une différence de taille
41:24entre hommes ou femmes
41:26quand ils font la traite.
41:29Voilà,
41:30bon,
41:30c'est des perspectives possibles
41:31pour rendre
41:32moins pénible,
41:35je vais dire,
41:36le travail,
41:38pour prendre l'exemple
41:39de la traite des vaches.
41:41Et pour compléter
41:42les propos de tout à l'heure,
41:44effectivement,
41:45l'approche genrée,
41:46en fait,
41:47elle consiste pas
41:48à proposer
41:50des pistes de solutions
41:51uniquement spécifiques
41:52aux femmes,
41:52mais bien de prendre en compte
41:54le fait
41:55qu'il y ait
41:56des spécificités.
41:57Alors là,
41:58aujourd'hui,
41:58on prend en compte
41:59le fait qu'il y ait
42:00des spécificités
42:01qui sont liées aux femmes,
42:03mais c'est l'idée
42:04de dire que tout le monde
42:06est quand même
42:06plus ou moins
42:07à ses propres spécificités,
42:09que ce soit des hommes
42:10ou des femmes,
42:11et que la prise en compte
42:13de ces différences,
42:14c'est à la fois
42:15une richesse
42:15et à la fois
42:16une façon
42:18de prendre
42:18l'ensemble
42:19de ces spécificités
42:21en compte
42:21pour pouvoir faire
42:22de la prévention
42:22pour tous.
42:24Donc l'idée,
42:25c'est pas
42:26de scinder
42:26les populations,
42:28mais vraiment
42:28de chercher
42:29à faire de la prévention
42:30pour tous.
42:31Et le fait
42:32qu'il y ait
42:33de plus en plus
42:33de femmes
42:34dans le milieu agricole,
42:35ça nous permet
42:36de prendre
42:40en main
42:40ces différences-là
42:42et de pouvoir
42:44élargir
42:45notre spectre
42:46d'action
42:46et notre réflexion
42:48sur la prévention
42:48des risques professionnels
42:50pour tous.
42:51Parce qu'effectivement,
42:51il y a des hommes
42:52qui vont faire
42:521,60 m
42:53et des femmes
42:54qui vont faire
42:541,80 m
42:55et les problématiques
42:56du coup
42:57sont les mêmes.
43:00Et pour reprendre
43:01la question
43:02de l'exosquelette
43:03dont vous parliez
43:04tout à l'heure,
43:05bien souvent,
43:06quand même,
43:06les exosquelettes
43:07pour les femmes,
43:08c'est compliqué
43:09à utiliser
43:14parce qu'elles
43:15ne sont pas
43:15adaptées
43:16à la morphologie
43:16des femmes.
43:19Nous prenons
43:19une dernière question.
43:20Madame Touchet,
43:21pardon,
43:22nous arrivons
43:23à l'échéance
43:23à la fin
43:24de notre webinaire.
43:25Donc une dernière question.
43:26Madame Touchet,
43:26je vous en prie.
43:27Bonjour,
43:28je me disais
43:28qu'en tant que femme,
43:29il fallait que nous faisions
43:30attention aussi
43:31aux ports,
43:32aux charges
43:33par rapport
43:33aux périnées des femmes
43:34et aux problèmes
43:35de santé
43:35qui peuvent survenir
43:36ensuite.
43:38C'est exact.
43:39Il y a des actions
43:39qui sont menées
43:40par d'autres caisses
43:41de MSA
43:42sur le sujet,
43:43effectivement,
43:44avec un point
43:45attentionné
43:45sur cette question
43:47de l'impact
43:48du port de charge
43:49sur l'état
43:50de santé
43:50du périnée.
43:51Oui, c'est exact.
43:52Oui, voilà,
43:52c'est ça le périnée.
43:52Il y a un point
43:53d'attention
43:54institutionnel
43:55sur ce sujet.
43:56Madame Bonnet,
43:57toute dernière question,
43:58merci.
43:59La définition
44:00de copil
44:01à racte,
44:02s'il vous plaît.
44:04L'idée de pilotage
44:05de l'association
44:06régionale
44:07sur les conditions
44:08de travail.
44:10D'accord.
44:10Alors,
44:10le PowerPoint
44:11sera mis à disposition
44:13via votre caisse,
44:15tout comme
44:16l'enregistrement
44:17de ce webinaire
44:18qui était en direct
44:19et sera mis
44:19à votre disposition
44:20via votre interlocuteur
44:22caisse.
44:23pour conclure,
44:24Françoise ?
44:26Écoutez,
44:27pour conclure,
44:28je vous remercie
44:28d'avoir participé
44:29à ce webinaire.
44:31Il reste une dernière
44:32thématique à aborder
44:33dans le cadre
44:35de cette action commune
44:36sur la santé
44:37au féminin
44:37qui sera le dernier
44:40vendredi
44:40du mois de mai,
44:42le 29 mai
44:43très précisément,
44:44sur la femme
44:47après la vie professionnelle.
44:48Donc là,
44:49on évoquera plutôt
44:49la partie
44:51de l'âge senior.
44:53Merci à tous
44:54pour votre participation
44:56et je vous donne rendez-vous
44:58donc au 29 mai.
44:59Et d'ici là,
45:00de belles actions
45:01dans vos caisses.
45:01Merci beaucoup.
45:02Merci beaucoup.
45:03Bonne journée.
45:04Merci.
45:05Merci, au revoir.
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