- il y a 14 heures
Son départ de TF1, ce qu'il gagnait à l'époque, son amitié avec Brigitte Macron, son problème d'anglais ave Clint Eastwood ou encore son énorme bourde avec Mylène Farmer, Bernard Montiel refait sa télé avec Eric Dussart et Jade sur RTL le samedi 25 avril 2026 ! Ils sont rejoints par Jeanne Mas qui évoquera l'annulation de son concert et son nouvel album.
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00:00En février 2003, vous êtes l'invité de l'émission de Jean-Marc Morandini sur RMC.
00:03Là, vous vous lâchez sur TF1 et vos collègues animateurs, vous balancez des horreurs.
00:07Je peux en témoigner puisque je travaillais pour cette émission, c'est même moi qui vous avais accueilli ce jour
00:11-là.
00:11Et je me suis toujours demandé, Bernard Montiel, est-ce que c'était prémédité ou ça vous est venu sur
00:16le moment ?
00:17Non, d'abord moi je suis bélier, si certains s'intéressent aux signes.
00:21Ouais, on fonce, tu sais, on réfléchit après.
00:23Non, non, je devais faire une émission sur le cinéma, sur LCI.
00:26Et ils m'ont toujours refusé, ils m'ont mené en bateau, je fais l'émission, prête, le titre et
00:31tout.
00:31Et quand je rentre du festival d'ailleurs, je me souviens du festival à la montagne, je ne sais plus
00:35où.
00:36Et je lis dans la presse, dans le Parisien, que cette émission, elle existe et elle revient à une personne
00:44qui n'y est pour rien.
00:44Avec le même titre en plus que celui que vous aviez...
00:47Tout mon concept.
00:48D'où votre colère.
00:49Ce jour-là, vous haussez le ton.
00:51En même temps, je me souviens que vous n'aviez quasiment plus de voix à cette époque-là.
00:55Ah oui, j'étais choqué.
00:56J'ai perdu ma voix pendant six mois.
00:58Ça a été un drame terrible.
01:00C'était l'angoisse qui vous étranglait, quoi, en fait ?
01:02Non, c'est-à-dire, c'était ne pas formuler le problème.
01:04Vous savez, quand on perd sa voix...
01:06Vous savez, comme les gens qui vont aller au dos, c'est genre plein le dos.
01:08Mais c'est vrai.
01:09C'est toujours très lié.
01:10Tout est dans la tête.
01:12Je n'arrivais pas à formuler la colère que j'avais.
01:14Parce qu'au bout d'un moment, tu te sens maltraité.
01:16Là, j'étais très en colère que l'on m'ait trahi.
01:18Il ne faut pas me trahir.
01:19Alors là, j'ai...
01:20Il se passe quoi après ?
01:21Les animateurs que vous étriez vous appellent déjà ?
01:24Le trou.
01:25Le trou.
01:26Après, c'était un trou énorme.
01:27Un trou dans ma vie.
01:28Mais moi, comme toujours, j'étais à Marrakech.
01:30Parfois, là, il y avait toujours...
01:31Etienne Moujot de Mappel.
01:32Il me dit, j'étais au bord de la piscine.
01:34Il me dit, à Moujot de Mappel, il me dit,
01:35« Bon, Bernard, je suis désolé, là, ça bouge tellement.
01:37Et tout ce que tu as dit, bon sang.
01:38Pourquoi tu as dit tout ça ?
01:39Merde.
01:40Je suis obligé de te virer.
01:41Je dis, ben, vire-moi.
01:43Il me dit, t'es où, là ?
01:44Tu es genre un peu triste pour moi.
01:46T'es où ?
01:46Je suis à Marrakech, au bord de la piscine.
01:49Ah, bon, ben, ça va, alors.
01:50Oui, oui, ça va.
01:51Quand vous rentrez de Marrakech,
01:52vous ne vous dites pas,
01:53« Je vais avoir du mal à trouver du boulot. »
01:55Si.
01:56Mais j'étais prêt à changer de carrière, totalement.
01:58J'ai été rejeté de partout.
01:59Même, ils se téléphonaient entre eux.
02:01Ce qui est dingue, les patrons entre eux,
02:02les grands patrons entre eux.
02:03Quand même, j'avais essayé, je me dis...
02:05J'ai essayé deux fois.
02:06J'avoue, j'ai appelé des gens importants,
02:08d'autres chaînes.
02:10Non, alors, M. Montiel, on vous aime beaucoup.
02:12Vous êtes très sympathique.
02:13Non, non, non, on ne peut pas.
02:15C'est gentil.
02:15Rappelez-nous, tu vois.
02:16Bon, ça a duré un moment.
02:17J'étais perdu.
02:19Et, et le miracle est arrivé.
02:21C'est TMC sur lequel vous allez ensuite rebondir.
02:23Oui, c'est Gérald Briss Viret,
02:23qui est maintenant un des patrons de Canal+, d'ailleurs.
02:26TMC m'appelle et on ne se connaissait pas.
02:28Il m'a dit, écoutez,
02:28pas normal qu'un mec comme vous ne travaille pas.
02:31Moi, je viens d'être nommé à la tête de TMC.
02:33J'ai besoin de vous.
02:34Et on a fait deux, trois ans.
02:35Et d'ailleurs, nous, nous ne l'avons pas attendu,
02:37figurez-vous le 1er avril
02:39pour avoir des gags avec des poissons.
02:41Il y avait du texte.
02:42C'était formidable.
02:43C'était vous qui les écriviez ?
02:44Non, justement.
02:45Vous pouvez que je balance ?
02:46C'était inspiré.
02:46J'avais balancé.
02:49C'est quelqu'un de connu qui vous avait été ?
02:50Raphaël Mesrahi.
02:51Ah oui ?
02:52Et ma fille.
02:52Ah ben oui, mais en fait,
02:53il vous faisait déjà Raphaël Mesrahi du Raphaël Mesrahi.
02:56C'est comme ces fausses interviews,
02:57c'est des faux lancements.
02:57Oui, c'est des trucs un peu rigolements.
02:59On le voyait bien,
03:00mais on n'était pas dupes avec de balles.
03:01Ça devait être bien payé, cette affaire.
03:07Je devais gagner, bon, allez,
03:08l'équivalent franc, 50 000 euros par mois.
03:1350 000 euros, ça n'existerait plus
03:14pour faire ce genre d'émission aujourd'hui.
03:15Clairement, on est sur d'autres budgets.
03:17Oui, c'est fini.
03:18Alors, c'est fini.
03:19Il faut quand même le dire, c'est fini, les sous.
03:21Vous savez qu'en plus, moi, j'étais payé.
03:23Et ça, c'est Patrick Sabatier
03:24qui m'avait donné le conseil
03:25et je lui en ségré encore.
03:27Et figurez-vous qu'on avait soit
03:28le cachet de TF1,
03:31c'est-à-dire d'animateur,
03:32par exemple, là, une est à vous,
03:34plus, il vient me voir un jour,
03:35il m'a dit, dis-moi, là, tu balances des partenaires,
03:37là, il faut prendre dessus.
03:39Ah bon ?
03:39Les partenaires de l'émission, machin, vous présentent ?
03:42Oui, oui.
03:42Ah ben, j'ai dit, mais t'as raison.
03:43Donc, vous, vous avez pris les deux,
03:44le salaire plus les partenaires.
03:45Oui, mais j'ai tout pris, moi.
03:47J'ai tout pris.
03:47C'est pour ça que j'ai acheté une jolie maison au Pila.
03:49Vous parlez de quoi avec Brigitte Macron ?
03:50Vous lui rapportez les potins du showbiz, Bernard Montierre ?
03:52Pas du tout.
03:52Alors, elle n'est pas du tout là-dedans.
03:53D'abord, elle ne regarde pas les réseaux,
03:55il vaut mieux,
03:55parce que je trouve ça ignoble.
03:57Moi, je vois,
03:58vous savez, on parle beaucoup des féministes en ce moment,
04:00et heureusement que la parole s'est libérée,
04:02que c'était nécessaire.
04:03Mais je vois,
04:05il y a un truc où ça a dérapé un jour,
04:07vous savez, avec Harry Habitant,
04:10en privé,
04:10c'était privé,
04:11elle a dit un mot,
04:12comme on peut dire parfois entre nous,
04:13si vous voulez, dans l'intimité.
04:15Ça aurait jamais dû sortir.
04:16Mais il se trouve que...
04:17C'était à votre initiative, d'ailleurs,
04:18lorsqu'elle s'est rendue au spectacle d'Harry Habitant,
04:20et qu'il y a eu cette scène
04:20qui a effectivement donné suite à polémique,
04:23puisqu'il y a eu des propos
04:24qui n'auraient pas dû être tenus
04:25et qui n'auraient pas dû être enregistrés.
04:26Mais surtout diffusés.
04:27C'était vous qui lui aviez demandé de venir ?
04:30Non, non, non.
04:30Alors honnêtement,
04:31je lui avais déconseillé d'y aller.
04:32Voilà, parce que...
04:33Et Harry était un copain,
04:35il n'y a pas de problème.
04:36Mais non, je lui avais déconseillé d'y aller.
04:37Mais si vous voulez,
04:38elle avait vraiment besoin de le rassurer,
04:41de...
04:41Vous voyez, c'était très touchant
04:42comme elle a...
04:43Et c'est sorti,
04:43et c'est malheureux.
04:44Évidemment qu'elle l'a regretté.
04:46Évidemment.
04:46Mais ce que je voulais dire par rapport aux féministes,
04:54aucune défense de Mme Macron
04:55chez les féministes.
04:56Aucune.
04:57Dieu sait qu'on dit
04:58que c'est un homme,
04:59que c'est ceci,
05:00qu'elle est vieille,
05:00qu'elle est moche.
05:01Mais c'est affreux
05:02tout ce qu'on arrive à dire sur elle.
05:04C'est scandaleux.
05:05Et là, je ne vois pas
05:05les femmes défendre ça.
05:07Je ne vois pas.
05:08Aucune femme ne l'a défendue jamais.
05:10Et croyez-moi que je suis bien au courant
05:11puisque je suis proche d'elle,
05:12justement,
05:12et j'en suis fier.
05:13Et j'ai regardé,
05:13j'étais attentif à ça.
05:14Et qu'elle en a souffert.
05:15Bien sûr qu'on en souffre,
05:17bien sûr.
05:24Et il avait loué une maison
05:26au Pilat-sur-Mer
05:27où j'avais une maison
05:28depuis 30 ans.
05:29Et il était mon voisin.
05:31Et donc,
05:32moi, j'adore Cécilia.
05:34Et c'était époque fin de Cécilia,
05:37d'ailleurs.
05:37C'est fin de Cécilia
05:38où j'ai vécu un peu
05:39tous ces tourments.
05:41Et les tourments du couple,
05:42je veux dire.
05:42Et un jour,
05:43il était tout seul.
05:45Et il courait,
05:46il courait tous les jours.
05:48Et pour moi,
05:48je passais en voiture
05:49parce que moi, en voiture.
05:49Vous avez dit,
05:50tiens, puisque tu fais beaucoup de sport,
05:51viens dans le jardin de consul.
05:52ce que tu fais ce soir,
05:53je dis à Nicolas,
05:54qu'est-ce que tu fais ce soir ?
05:56Je lui dis,
05:56il y a Isabelle Adjani
05:57à la maison,
05:58si tu veux,
05:58il y a Yamina Benguigui,
05:59tout ça.
06:00Si tu veux,
06:00viens,
06:01on a enfin couscous.
06:02Ah, super, je viens.
06:03Mais il est venu.
06:04Et ça s'est très, très bien passé.
06:05Il paraît que vous avez eu un peu peur
06:06lorsqu'il allait en cuisine
06:07parce que vous saviez
06:08que c'était pas très bien rangé.
06:10Bordel.
06:11Il a foutu le pied
06:11dans la marmite.
06:13Mais non,
06:13mais c'est qu'entre-temps.
06:15Mais c'est vrai.
06:16Mais non,
06:17là, c'est la honte du siècle.
06:18Alors, c'est Yamina
06:19qui a organisé tout ça,
06:20en fait.
06:20Yamina Benguigui,
06:22la réalisatrice,
06:22ex-ministre de la francophonie.
06:24Et il se trouve
06:24qu'elle avait mis
06:25la marmite jus
06:26derrière la porte
06:26de la cuisine.
06:27Mais manque de pot,
06:27entre-temps,
06:28Cécilia a appelé
06:29dans la soirée
06:29lors du dîner.
06:30Alors, tu parles
06:31un coup de fil de Cécilia,
06:32il s'est levé
06:32comme un malade
06:33et il est allé direct,
06:34il a poussé la porte
06:35et il a foutu le pied
06:36dans la marmite.
06:37Il y avait les légumes
06:39qui cuisaient.
06:40Il a pédalé
06:40dans la semoule.
06:44Vous avez vécu
06:45un très grand moment
06:46au Festival de Cannes,
06:47Bernard Montiel.
06:48Le jour où vous avez
06:48rencontré Clint Eastwood,
06:49il semblerait
06:50que vous ayez eu
06:51un petit problème
06:52d'anglais
06:53et qu'au lieu de lui dire...
06:54Ah oui, c'est vrai !
06:55Ça y est !
06:56I'm so upset to meet you !
06:58Ce qui veut dire contrarié.
06:59Ça me fait chier
07:00de te rencontrer.
07:01C'est vrai !
07:02Alors, c'est vrai !
07:03Alors, vous voulez dire
07:03que je suis bouleversé ?
07:04Attends,
07:05j'étais en train
07:06de discuter
07:06avec Jeanne Moreau.
07:07Bon,
07:08et je lui dis
07:09à Jeanne
07:10que tu étais une copine,
07:11Julia Jeanne,
07:12est-ce qu'il est où Clint ?
07:13Elle me dit
07:13tu rigoles,
07:14il est derrière toi,
07:14il y a un grand machin derrière.
07:16Je me retourne
07:17et il me regarde,
07:18il sourit vachement gentiment,
07:19tu sais,
07:19la tête heureuse
07:21de me rencontrer,
07:22sans doute,
07:22tu vois.
07:23Et je dis,
07:23oh !
07:24Je ne savais pas quoi lui dire,
07:25je dis,
07:25I'm so upset to meet you !
07:27Et elle a eu qu'à de rire Jeanne
07:28et Catherine Denneuve aussi
07:29qui était juste derrière.
07:31Catherine Denneuve
07:31qui était genre catastrophée,
07:32genre avec mon ciel,
07:33ce n'est pas étonnant.
07:34Mais voilà,
07:35oui, c'est vrai.
07:35Comment vous savez ça ?
07:36Mais lui,
07:36ça l'avait fait marrer ou pas ?
07:37Oui,
07:38beaucoup !
07:39Et alors,
07:39vous savez quoi ?
07:39En plus,
07:40je l'ai revu plus tard
07:41à Los Angeles
07:42pour une première de film,
07:43à lui sans doute,
07:44et il me dit
07:45still upset,
07:49toujours emmerdé contre moi.
07:50Une fois,
07:51vous avez interviewé
07:51Françoise Sagan
07:52et là,
07:53pour vous,
07:53ça a été bonjour tristesse.
07:55Pour de vrai,
07:56il paraît que vous n'avez
07:56rien compris
07:57de ce qu'elle vous a raconté.
07:58Rien,
07:58honnêtement rien.
07:59Mais alors,
08:00je l'adorais,
08:00je l'admirais tellement,
08:01c'était pour le livre
08:02La Laisse.
08:03Et figurez-vous que
08:04l'éditeur m'avait dit
08:05Bernard,
08:06je t'amène Françoise,
08:07elle t'adore,
08:07elle te trouve charmant
08:08et tout ça,
08:08mais fais attention,
08:09pas de champagne
08:10dans les loges.
08:11Évidemment,
08:12je n'ai pas fait attention
08:13parce que déjà,
08:14moi,
08:14l'angoisse de m'occuper de ça,
08:15de l'interview ou tout ça,
08:16c'était en direct
08:17sur TF1.
08:17Et évidemment,
08:18il y avait du champagne.
08:19Et évidemment,
08:19elle a bu.
08:20Alors là,
08:20c'était dramatique,
08:21mais même les leaders
08:21qui étaient là,
08:22à un moment,
08:23j'ai lancé une série
08:25et il m'a dit
08:26c'est une catastrophe.
08:27J'étais catastrophé.
08:28Je n'ai rien compris.
08:30C'était incapable pour vous
08:31de comprendre quoi que ce soit,
08:32aucun mot de ce qu'il m'a raconté.
08:33mais je vous assure
08:34que ce n'était pas
08:34de la mauvaise volonté.
08:35Alors,
08:35j'étais là.
08:36Alors,
08:37le réalisateur,
08:37qui est un copain évidemment,
08:38il était avec moi
08:39tous les samedis après-midi
08:39en direct,
08:40c'était Jacques Briali d'ailleurs,
08:41le frère de Jean-Claude Briali,
08:42qui filmait ça.
08:43Il était mort de rire
08:44et il me faisait des gros plans.
08:45Alors,
08:45on me voyait.
08:47On me voyait comme ça.
08:48Pisser les yeux.
08:49Tu sais,
08:49essayer de réfléchir,
08:57compter un peu le livre
08:58et elle,
08:58je ne sais pas ce qu'elle lisait
08:59et je ne sais toujours pas d'ailleurs.
09:01C'était du génie ?
09:02Vous n'avez pas accédé au génie,
09:03Bernard Montiel ?
09:03Ben non,
09:04une fois de plus.
09:05Vous en avez eu d'autres comme ça
09:05des invités dont vous n'avez
09:06absolument rien compris
09:07de ce qu'ils vous ont raconté ?
09:08Gainsbourg,
09:09c'était compliqué Gainsbourg
09:10parce que Gainsbourg,
09:11il avait,
09:12il a exigé une bouteille de blanc
09:14et à la télé,
09:15même pas en rêve,
09:16déjà à l'époque,
09:17de mettre de l'alcool à l'antenne.
09:18Et alors,
09:19il a dit carrément,
09:20alors tout le monde m'avait dit
09:21ils attachaient de près,
09:21vous savez comment ça se passe,
09:23Jade et toi,
09:23vous le savez,
09:24c'est genre,
09:25attention,
09:26pas de vin,
09:26pas de machin,
09:27il ne lui donnait rien à voir,
09:28c'est un peu comme les Gremlins.
09:29Et en fait,
09:30il avait,
09:31il a exigé la bouteille,
09:32notamment il ne faisait pas l'interview,
09:33comme j'étais en dirige.
09:33Le chantage ?
09:34Ouais,
09:35et il a été un amour,
09:36il dit,
09:37n'écoute pas tous ces cons,
09:38moi je vais te faire mon petit gars
09:39une très belle émission.
09:40Et il m'a fait une très belle émission,
09:41mais moi je t'ai paniqué.
09:42C'était pour le film avec sa fille,
09:44et là je ne sais plus comment ça s'appelait.
09:46Donc en fait,
09:46ce sont les interviews de gens
09:48en état débriété,
09:49c'est ça ?
09:49Mais il vaut mieux,
09:50c'est comme ça que je suis gentil avec moi.
09:52C'est votre moment le plus gênant
09:53à la télévision,
09:54alors en plus vous venez d'évoquer Jeanne Mas,
09:56alors ça me monte tout de suite,
09:59ce mauvais souvenir épouvantable,
10:02j'adore Jeanne Mas évidemment,
10:03nous sommes très proches d'ailleurs,
10:04et je vais l'embrasser
10:05quand elle va arriver,
10:06mais il se trouve que
10:08je recevais Mylène Farmer ce jour-là.
10:10Alors vous savez,
10:11dans la tête,
10:11vous vous dites,
10:12vous vous dites surtout,
10:13il ne faut pas parler de Jeanne Mas,
10:15à l'époque,
10:15elles étaient toutes les deux
10:16en haut de l'affiche.
10:17Oui, deux grandes rivales,
10:18les années 80,
10:18c'est quoi ?
10:19C'est la une est à vous,
10:19c'est ça ?
10:19C'était la une est à vous,
10:20c'était 87, 88, 89,
10:23toutes ces années-là,
10:2490,
10:25et elles étaient toutes les deux au sommet.
10:26Mais vraiment,
10:27c'était la guerre entre elles,
10:28mais une guerre de vente de disques.
10:30Voilà.
10:31Et c'était dans ma tête,
10:32je recevais Mylène,
10:33adorable,
10:34comme toujours,
10:34d'ailleurs que je vois beaucoup,
10:36et je m'étais dit,
10:37surtout ne pas parler de Jeanne Mas,
10:39tu vois.
10:40Et Mylène en face de moi,
10:41en direct,
10:42je suis en direct,
10:42je ne peux rien faire.
10:43J'ai dit,
10:44bonjour Jeanne,
10:44je suis ravi de vous recevoir,
10:45et j'ai failli mourir.
10:46Tu sais,
10:47j'ai failli mourir.
10:47Vous vous rendez compte tout de suite
10:48de la boulette.
10:49Alors,
10:50elle rigole parce qu'elle est mignonne,
10:51mais on ne peut pas refaire,
10:52c'est en direct.
10:53Et j'ai fait une autre connerie,
10:54si vous le permettez,
10:55c'est avec les Bee Gees,
10:56je reçois les Bee Gees,
10:57et il y a un de leurs phares
10:58qui venait de mourir,
10:59je ne sais plus quel prénom il avait,
11:00et évidemment...
11:01Les années 80,
11:02c'est en diguib,
11:03il y en a un qui est mort,
11:05et évidemment,
11:06j'ai sorti le prénom du mort,
11:07et je présentais les trois qui restaient.
11:09La bourde est à vous.
11:10Mais je dis,
11:10ce n'est pas vrai,
11:11mais ce n'est pas vrai.
11:11Non,
11:12mais là,
11:12c'était enregistré,
11:13parce que les artistes,
11:13on les a enregistrés avant,
11:14heureusement.
11:15Parmi vos co-présentateurs,
11:16il y a eu Alexandre Delperrier,
11:19est-ce que vous savez
11:19qu'il a complètement changé de vie,
11:21qu'il est devenu peintre ?
11:22Alors,
11:22je vais vous dire un truc énorme,
11:23c'est marrant que vous me parliez de lui.
11:25Je suis un amateur d'art.
11:28Je suis là,
11:28il est dans une galerie à Paris,
11:29et j'ai vu une peinture
11:31qui me plaisait énormément,
11:32énormément,
11:33qui est dans mon salon dans le sud,
11:36et elle est signée AD,
11:37et je ne savais pas qui était AD.
11:40Et d'ailleurs,
11:40le vendeur ne m'a pas donné le nom.
11:43Il a un nom d'emprunt,
11:44c'est Arnaud Dumas.
11:45C'est ça.
11:46Oui,
11:46il y a le nom de son père ou de sa mère,
11:48il y a un truc comme ça.
11:49Et ses initiales,
11:49Alexandre Delperrier.
11:50Oui,
11:51mais alors,
11:51je n'avais pas du tout fait le rapprochement.
11:52Vous avez acheté un Delperrier sans le savoir.
11:54Oui,
11:54exactement,
11:54et j'en suis très fier et très heureux.
11:56D'ailleurs,
11:56quand j'ai vu l'article qui est sorti dans le match,
11:58je l'ai appelé,
11:59je lui ai dit,
11:59Alex,
12:00tu as rigolé,
12:00j'ai une de tes oeuvres dans mon salon.
12:02Et c'est vrai.
12:03Et vous lui avez demandé le remboursement,
12:04au titre de votre amitié.
12:05je lui ai dit,
12:05t'es gentil,
12:06ça m'a coûté un peu cher.
12:07Alors,
12:07quand même,
12:08tu aurais pu me le dire avant.
12:09Non,
12:09j'adore ce que je l'ai appelé.
12:10Jolie histoire.
12:10Et c'est vrai,
12:11c'est vrai,
12:12je ne l'ai jamais raconté ailleurs.
12:1411h30,
12:1412h30,
12:15on refait la télé sur FTL.
12:17Les improbables d'Eva Cuivers.
12:20Ah non,
12:20Bernard Montier,
12:21il l'a appelé Eva Cuivas,
12:22c'est ça ?
12:23Cuivas,
12:24dans l'espagnol juste avant.
12:25Vous l'avez appelé Eva Cuivas ?
12:26Oui,
12:26c'est la grotte.
12:27J'aime bien.
12:27Je t'ai maintenant une bonne excuse
12:28pour vous occuper de son cas.
12:30Parce qu'en fait,
12:31elle a préparé une sorte de vidéo gag sur vous.
12:34Oui,
12:35Eva,
12:35on va commencer avec un sacré coup de chaud
12:37pour Bernard Montier.
12:38Ça s'est passé en 1990
12:39sur le plateau de Télé-Caroline
12:41sur FR3
12:42dans une rubrique intitulée
12:43Le jeu de la séduction
12:45dans laquelle une femme
12:45devait essayer de draguer l'invité.
12:48Votre séductrice,
12:49une photographe
12:49qui avait un autre objectif
12:51que celui de son appareil photo,
12:52vous voir en petite tenue.
12:53Écoutez Bernard,
12:54j'ai un reportage à faire sur vous.
12:56Donc je suis photographe,
12:57c'est pourtant un journal espagnol.
13:00Bon,
13:01peut-être une petite question indiscrète
13:02pour vos vêtements.
13:04Que portez-vous actuellement ?
13:06Rien.
13:06Rien ?
13:07Ah bah c'est formidable pour la photo,
13:08alors c'est bon !
13:09Je vais vous dire,
13:11pour être honnête,
13:12pour être honnête,
13:12pour être honnête,
13:13pour être honnête,
13:13ça dépend.
13:14Ça dépend.
13:15Ça dépend,
13:16ça dépasse,
13:16comme dirait l'autre.
13:17Vous vous souvenez de cette dame,
13:18Bernard Montiel ?
13:19Ah pas du tout alors.
13:20Mais c'était rigolo l'émission,
13:21c'était arcachon sûrement.
13:22Il paraît,
13:22Bernard Montiel.
13:24Vous êtes fou ?
13:25Oui,
13:25c'est pas nouveau ça.
13:26Je suis fou.
13:27Alors je vais te dire,
13:28ma chérie,
13:28toi qui es toute jeune,
13:29quand on est vieux,
13:30comme ça,
13:30quand on commence à l'éguire,
13:37pour ma mère.
13:39Dis donc,
13:40Eva Cruyère,
13:41n'en profitez pas
13:41pour faire votre marché.
13:42je vous demandera
13:43avant la photo de ta mère,
13:45quand même.
13:46Parce que c'est joli,
13:47mais on ne sait jamais,
13:48tu sais.
13:49Oh, je...
13:50Ça l'érapeute.
13:51Eva,
13:52vous allez maintenant nous parler
13:53du jour où Bernard Montiel
13:55s'est baigné
13:55avec une chanteuse.
13:57Et pas n'importe laquelle,
13:58une star mondiale,
13:59Britney Spears.
14:01Bon,
14:01c'était une baignade involontaire.
14:03Vous racontez qu'un jour,
14:04alors que vous étiez en train
14:04de vous baigner nue
14:05comme un verre avec une amie,
14:06normal,
14:07un truc qu'on fait souvent
14:08quand on débarque la amie.
14:09Comme les verres.
14:10Vous avez vu débarquer dans l'eau
14:12Britney,
14:12accompagnée d'une équipe
14:13de tournage,
14:14si bien que vous n'avez pas
14:15osé sortir de l'eau.
14:16C'est vrai.
14:18Toujours pareil,
14:18pour ne pas complexer
14:19les autres mecs
14:20qui étaient sur la plage.
14:20Vous avez resté
14:21pendant combien d'heures
14:22dans cette toile ?
14:22C'était à Saint-Barthes.
14:23Oui, c'est à Saint-Barthes.
14:25À Saint-Barthes,
14:26oui,
14:26c'est vraiment le hasard.
14:27Moi, je ne la connaissais pas
14:28et d'ailleurs,
14:29je ne lui ai même pas parlé.
14:29la souris.
14:31Alors, il y a plus dragueur
14:32que Bernard,
14:33il y a son avatar.
14:35Patrick Saint-Val,
14:36votre personnage
14:37dans la série
14:37Sous le soleil.
14:38Pendant les deux premières saisons,
14:39vous avez incarné
14:40cet habitué de Saint-Tropez
14:42connu pour ses soirées
14:43sur son yacht,
14:43un grand romantique
14:45épris de Caroline Hallas,
14:46Adeline Blondiot,
14:47un amour absolument fou.
14:52Tu n'es pas couché ?
14:56Je t'ai dit mal à dormir
14:57quand tu n'es pas là.
14:58Tu as revu Samuel ?
15:00Aperçu seulement.
15:01Je n'ai pas voulu lui parler.
15:03Il s'est aperturbé ?
15:04Troublé.
15:05Troublé ?
15:07Ah non.
15:08Tu sais pourquoi l'eau
15:09est troublée par le pastis ?
15:12Parce qu'elle n'a pas le choix.
15:13Tu sais pourquoi l'eau
15:14est troublée par le pastis ?
15:15Parce qu'elle n'a pas le choix.
15:16C'est beau.
15:17C'est des salauds.
15:17C'est beau.
15:18C'est la pire réflexion au monde.
15:20Tu sais quoi ?
15:21Eh bien, vous l'avez joué.
15:22Vous n'aviez qu'à dire non.
15:22Mais non, attends,
15:23c'est drôle que vous ayez trouvé ça.
15:24Bravo.
15:25Alors là, vous êtes très fort.
15:26On ne me l'avait jamais ressorti,
15:26celle-là.
15:27C'est le drame de ma vie.
15:29C'était...
15:29Alors, non, non.
15:30C'était sous le soleil.
15:32C'était ça la preuve de cette série
15:33aussi, les textes.
15:33C'était avec Adeline Blondiaux
15:35qui est un amour.
15:36On était mort de rire.
15:37Elle me dit
15:38tu ne vas pas dire ça.
15:39Je dis non, c'est très con.
15:40Je dis au réalisateur
15:41qui est adorable.
15:43De toute façon,
15:43on s'entendait tous très bien.
15:44Je dis au réalisateur
15:45attends, elle est très con de ta phrase.
15:47Je ne vais pas dire ça.
15:47Ah mais écoute, c'est l'auteur.
15:48C'est compliqué.
15:49Attends, j'appelle la prod.
15:50La prod.
15:51Ah non, non, non.
15:52Il dit ça, on ne change rien.
15:53Mais ce n'est pas possible.
15:54Et alors là,
15:55on l'a fait, je crois, dix fois.
15:57Et alors, je tenais le verre
15:57dans la main.
15:58Je me rappelle très bien,
15:58il était devant la cheminée
15:59au domaine des campos à Saint-Tropez.
16:01Et je tenais le verre
16:02et je disais...
16:03Enfin, c'est comme l'anis.
16:05Vous étiez désespéré en fait, ouais.
16:08Ah mais non.
16:09Alors là, j'ai bien fait la mine triste.
16:10Vous avez une maison
16:11pas loin de Saint-Tropez
16:12pour le coup, vous, Gassin.
16:13C'est ça ?
16:14C'est ça, oui.
16:14Votre ancienne maison
16:15de la Dune du Pila,
16:16elle est toujours louée
16:17en B&B
16:18comme étant la maison
16:19de Bernard Montaigne.
16:20Ah oui, c'est agaçant ça.
16:21Ça, c'est insupportable.
16:22C'est marqué sur l'annonce.
16:23Ici, vie, Bernard Montaigne.
16:25Mais non, avec U.
16:26Genre un grand écrivain.
16:27C'est comme une plaque en fait.
16:28Avec U.
16:29Mais il se trouve...
16:29Alors là, je l'ai su.
16:30Je ne rate pas Airbnb.
16:32Je ne regarde pas.
16:33Et il se trouve que Julien Leperce,
16:34sa fille,
16:35est allée chez moi.
16:35Et je croise Julien Leperce
16:37dans la rue.
16:38Et il me dit
16:38« Ma fille a loué ta maison. »
16:40Je dis « Ah bon ? »
16:41Mais non.
16:41Je ne loue pas ma maison.
16:42Et il me dit
16:43« Bah si, au Pila. »
16:44Ah non, non, non.
16:45Et vous avez pris contact
16:46avec les nouveaux propriétaires
16:47pour leur dire que ça ne vous plaît pas ?
16:47Oui, je leur envoyais un mot
16:48parce qu'évidemment,
16:49j'ai leurs coordonnées.
16:49Je leur ai dit
16:50« Le faites pas. »
16:51Bon, c'est un peu gênant.
16:51Ou alors,
16:52reversez-moi une partie de l'argent.
16:53Non, rien.
16:54Mais non,
16:54je ne vois pas en plus
16:55en quoi ça peut servir
16:56de dire que c'est chez moi.
16:57Eva, on va s'éloigner
16:58du glamour
16:59« En dessous le soleil »
17:00pour évoquer une autre série
17:02dans laquelle
17:02Bernard Montiel a joué.
17:04On oublie la Côte d'Azur
17:05et les maillots de bain
17:05place à la chapka
17:06de Capitaine Marleau
17:08avec Corinne Mazero.
17:09Vous avez joué à ses côtés
17:10en 2022
17:11dans un épisode
17:12intitulé
17:12« Le prix à payer. »
17:13Un rôle dans lequel
17:14on ne vous attendait pas du tout
17:15puisque vous incarnez
17:16un médecin légiste.
17:17Vous avez raison
17:18de douter des circonstances
17:19du décès Capitaine.
17:21Vous en avez apprendu
17:22une bien bonne.
17:23Le garçon est mort noyé.
17:25Noyé ?
17:25Au bord de la route ?
17:26Dans du macadam ?
17:27Oui.
17:27C'est marrant,
17:28toi, tu regardes trop
17:29Vidéogal, j'ai l'impression.
17:31C'est trop fort
17:31d'avoir placé ça.
17:32Elle l'a improvisée, évidemment.
17:33Mais totalement improvisée.
17:34Oui, elle fait ça tout le temps.
17:35Moi, déjà,
17:36j'ai l'honneur
17:36de participer
17:38à cette série
17:39Capitaine Marleau
17:40grâce à José Dayan
17:41qui m'a souhaité.
17:42Elle me croise dans un resto.
17:43La réalisatrice,
17:44elle me croise dans un resto.
17:44Elle me dit
17:45« Bernard,
17:45vous êtes mon médecin légiste. »
17:47Pardon ?
17:48Je la regarde.
17:49Généralement,
17:49on le connaît peu,
17:50son médecin légiste.
17:50Mais c'est sa connaissance après.
17:51Oui, on s'en fout surtout.
17:53Ah bon ?
17:53Et puis moi,
17:54j'avais tendance plutôt
17:55à dire non.
17:55Ben non.
17:56Si, si, si,
17:57Corinne,
17:57vous aime beaucoup.
17:58Il y a Catherine Fraud,
18:00il y a Jean-François Balmer.
18:02Vous êtes avec nous,
18:03vous serez avec nous.
18:04Et ça se tournait à Limoges.
18:05Et effectivement,
18:06alors moi,
18:06j'apprends super bien le texte
18:07parce que déjà,
18:08je sais que je ne suis pas comédien,
18:09évidemment,
18:10et je n'ai pas la prétention.
18:11En plus,
18:12quand vous tournez
18:12avec Mazéro,
18:13Corinne,
18:14ou avec Balmer
18:15qui était là,
18:16qui pleurait devant le cadavre
18:17de son fils
18:18dans le film.
18:20Et Catherine Fraud,
18:21t'as intérêt à être bon, quoi.
18:22Alors moi,
18:22j'avais le texte,
18:23nickel.
18:24Et l'autre qui improvise.
18:25Et le soir,
18:25elle me dit,
18:26on dit l'ensemble.
18:27En général,
18:28elle ne dîne jamais le soir.
18:29Mais comme j'étais là
18:29et qu'on s'aime bien,
18:30elle est restée dîner avec nous,
18:31José Dayan.
18:33Et elle balance ça.
18:34Mais c'est dingue.
18:35Et on l'a laissé
18:36parce que je me suis
18:37très bien repris en suivant.
18:38J'ai dit,
18:39ça ne vous a pas déstabilisé.
18:40Non,
18:40ça ne m'a pas déstabilisé.
18:41Mais au fond de moi,
18:43je lui ai dit,
18:43mais on m'avait prévenu
18:44que vous disiez n'importe quoi.
18:45Je crois que j'ai dit ça en suivant.
18:47Mais c'était une belle expérience.
18:49Place à votre archive
18:50la plus improbable.
18:51Le top du top.
18:53Oui,
18:53on va terminer,
18:54Eva,
18:54avec un bonheur partagé.
18:56Ça vous rappelle quelque chose,
18:57Bernard ?
18:58Le bonheur partagé ?
18:59Oui.
18:59Que vous soyez à côté de moi ?
19:01Il est mignon.
19:02Non,
19:03cette histoire de bonheur partagé
19:04vous a valu
19:05un fou rire d'anthologie
19:06avec Clara Luciani.
19:08Ah,
19:08le bonheur partagé.
19:10Oh là là.
19:11En tout cas,
19:11c'est un bonheur
19:12de t'avoir reçu.
19:13C'est un bonheur partagé.
19:14Ah,
19:15c'est gentil ça.
19:20En tout cas,
19:21c'était un bonheur
19:21de t'avoir reçu,
19:22chère Clara Luciani.
19:23Un bonheur partagé.
19:27Je suis riavite
19:28de ne pas le dire.
19:32Ça a duré longtemps.
19:33C'est un bonheur,
19:34je vais mourir.
19:34En tout cas,
19:35c'était un grand bonheur
19:36de t'avoir reçu,
19:36chère Clara Luciani.
19:37Mais un bonheur partagé.
19:41Oh merde,
19:42c'est pas vrai.
19:43Ça a duré combien d'heures ?
19:44Ça a duré très longtemps.
19:45J'avais dit à Clara Luciani,
19:47ne dis plus
19:47bonheur partagé,
19:48c'est pénible.
19:49Je t'assure,
19:49on ne va pas s'en sortir.
19:51Et alors,
19:51c'est ce qu'elle fait.
19:51Elle continue.
19:52Bonheur partagé,
19:53elle l'a dit 50 fois.
19:54Et puis surtout,
19:54à un moment,
19:55elle me parlait,
19:55elle était de dos.
19:57C'est un bonheur partagé,
19:58Bernard.
19:59Je vais partager mes dos.
20:00C'est un peu hurlant de rire,
20:01on va rigoler.
20:02Mais souvent,
20:02avec Clara,
20:03on a des fous rires.
20:04D'abord,
20:04parce que j'ai une infinie tendresse
20:05pour cette femme.
20:06C'est une femme remarquable,
20:08une artiste complète.
20:09Et je l'adore,
20:10je l'adore,
20:10je l'adore,
20:11je l'adore.
20:12Merci beaucoup,
20:12Eva Cruyver,
20:13pour ces infos.
20:13Un programme,
20:14c'était un bonheur de vous avoir.
20:15Un bonheur partagé.
20:18Vous serez à La Cigale de Paris
20:20le samedi 19 septembre,
20:22Jeanne Masse.
20:22Soulagement pour vos fans
20:23après l'annulation du concert
20:25qui était prévu
20:25dans quelques jours
20:26au Grand Rex.
20:27Annulation quasiment
20:28à la dernière minute.
20:30Qu'est-ce qui s'est passé au juste ?
20:33Ce n'est pas très grave.
20:34L'important,
20:34c'est que je sois revenue
20:35pour le public,
20:36que je fasse mes deux dédicaces,
20:38que je rebondisse
20:39et que toute la tristesse
20:41que cette annulation a provoquée,
20:42aujourd'hui,
20:43je les fasse
20:44avec un nouveau concert.
20:46Vous savez,
20:48Eric,
20:48ce n'est pas grave.
20:49Les histoires
20:51ont toujours peut-être une fin.
20:53En fait,
20:54l'important,
20:54Parce que ça faisait trois ans
20:55que vous étiez avec son producteur.
20:56Oui, pendant trois ans,
20:57on a fait du très bon travail.
20:59Et voilà.
20:59Et puis les routes,
21:00finalement,
21:01vous savez,
21:02finalement,
21:03tout ce qui arrive
21:03dans la plus grande dédicace,
21:05ça a été quand même
21:05quatre, cinq mois
21:06très, très difficile pour moi
21:07avec d'énormes anxiétés
21:09parce que je ne comprenais pas
21:10ce qui se passait.
21:11Mais je ne comprenais pas
21:12et jusqu'au bout,
21:13j'ai vraiment pensé
21:14que ce concert serait conservé.
21:15mais derrière
21:16tous ces coups de foudre
21:18que je me suis pris
21:19en pleine tête,
21:20j'ai eu tellement
21:20de rayons de soleil.
21:22J'ai eu des gens,
21:23vraiment,
21:23je ne m'y attendais pas,
21:24dont la rencontre
21:25avec Alain Alana
21:26qui a été...
21:27Votre nouveau producteur,
21:27qui a travaillé
21:28avec David Bouille.
21:29Oui,
21:30et pas que,
21:30Philippe Bonine,
21:31tout le monde.
21:32Mais je veux dire
21:33qu'aujourd'hui,
21:34et vraiment,
21:36je veux dire,
21:37est la personne
21:37dont j'ai besoin.
21:39finalement,
21:39je ne m'attendais pas
21:40à avoir cette force
21:41et cette amitié
21:43pour mon public
21:44où lorsque j'ai su
21:45qu'il y avait des fans
21:46qui avaient pris
21:47des trains
21:48non remboursables,
21:50des logements,
21:51des hôtels
21:51non remboursables,
21:53mais je me suis dit
21:53mais pour moi,
21:55ça,
21:55c'était la plus grande
21:55des catastrophes.
21:56Et c'est ça
21:57qui m'a fait le plus de mal.
21:58Dans votre public,
21:59évidemment,
22:00public fidèle,
22:01parmi les fidèles
22:01depuis le début
22:02de votre carrière,
22:03Jeanne Mas,
22:03le public gay
22:05et LGBT
22:05que vous voyez
22:06confronté,
22:07j'imagine si vous suivez
22:08l'actualité,
22:09un recul de leurs droits
22:10de plus en plus
22:11qu'il s'agisse du Sénégal
22:12avec la pénalisation
22:14de l'homosexualité
22:14mais aussi en France.
22:15Ces derniers jours,
22:16des marches LGBT
22:18annulées,
22:18des symboles LGBT
22:20retirés du fronton
22:20de certaines mairies,
22:23ça vous choque,
22:23Jeanne Mas,
22:24de voir le recul
22:24de ces droits
22:25de la communauté LGBT ?
22:26Ah bah déjà,
22:27oui,
22:27bien sûr que c'est choquant.
22:30Vous avez toujours été
22:31aux côtés de cette communauté.
22:32Mais je suis aux côtés
22:33de tout le monde,
22:34c'est-à-dire qu'on a
22:34le droit à la différence.
22:36On a le droit
22:36de vivre sa vie
22:37comme on l'entend.
22:39Ça me paraît
22:40tellement évident
22:41et du coup,
22:43non,
22:43je ne comprends pas
22:44qu'on puisse,
22:44et vous dites en France
22:45en plus,
22:46je ne comprends pas
22:46qu'en France
22:47on puisse reculer,
22:48c'est absurde.
22:49Mais c'est absurde
22:49et de toute façon,
22:50un droit qui est acquis
22:51est un droit
22:52qu'on devrait garder à vie.
22:53Mais le droit des femmes aussi,
22:55mais ça,
22:56je le vis moi aux Etats-Unis,
22:57il faut arrêter avec ça.
22:59Le droit des animaux,
23:00il faut arrêter avec ça.
23:02D'ailleurs,
23:02vous avez dit
23:03aux Parisiens,
23:04une interview aux Parisiens
23:04il y a quelques jours
23:05que vous songez
23:06à revenir en France
23:07pour votre famille,
23:08certes,
23:08mais aussi parce que
23:09vous vous sentez
23:09de moins en moins à l'aise
23:10dans cette Amérique
23:11de Donald Trump
23:12par rapport à vos valeurs,
23:13Jeanne Masse.
23:14Oui, ça c'est vrai.
23:15C'est vrai que jusque-là,
23:16j'avais l'impression
23:17que l'Amérique
23:17était un pays
23:18qui m'apportait énormément
23:20au niveau de
23:22tout ce que je pouvais
23:24apprendre,
23:26évoluer artistiquement,
23:27m'inspirer.
23:29Vraiment,
23:31le pays malheureusement
23:32est en train de changer,
23:33je ne me sens plus à l'aise
23:34et je ne me sens plus
23:36confortable.
23:37Après,
23:38il se passe des choses
23:38qui sont vraiment
23:39très tristes
23:40et j'espère que tout ceci
23:41va vite,
23:42vite,
23:42vite être récupéré.
23:44Mais moi,
23:45ce qui me manque,
23:46c'est vrai que je suis restée
23:47très longtemps aux Etats-Unis.
23:4921 ans ?
23:5021 ans,
23:51parce que mon fils
23:52vit là-bas,
23:53même s'il a sa carrière,
23:54il a sa nana,
23:55il a tous ses amis,
23:57il a tout.
23:57Moi,
23:58je suis juste un petit pion
24:00à côté qui va garder ses chats
24:01quand il en a besoin
24:02ou qui va passer
24:04quelques heures avec son fiston
24:05parce que j'adore mon fils.
24:07Mais c'est vrai que ma vie,
24:09je la sens plus ici.
24:10je la sens plus ici.
24:11Je la sens plus ici.
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