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  • il y a 23 heures
L'arrêt brutal de Thé ou café, son goûter avec Alain Delon, ses débuts en tant que speakerine, son souvenir d'interview difficile avec Bernard Tapie, la fois où elle a fait chanter Nicolas Sarkozy sur du Johnny, Catherine Ceylac refait sa télé le samedi 11 avril 2026, avec Eric Dussart et Jade sur RTL !

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Transcription
00:00Vous expliquez dans votre livre que c'est un journaliste du Parisien qui vous a appris la suppression de thé
00:04ou café ?
00:04Oui, c'est exact. Je ne m'y attendais pas du tout.
00:11Donc j'ai lu dans Le Parisien que l'émission était supprimée.
00:15J'ai appelé immédiatement Le Parisien et ce journaliste.
00:18Je l'ai insulté, lui disant « Mais comment ? Vous pouvez annoncer ça ? C'est fake news ?
00:27»
00:27Oui, tant que vous n'y croyez pas.
00:29Mais je n'y croyais pas.
00:30Et je m'en excuse auprès de lui d'ailleurs aujourd'hui.
00:35Et il avait tout à fait raison.
00:37C'est-à-dire qu'il avait les bonnes infos du service de communication de France Télé.
00:42Mais la personne qui était concernée ne le savait pas, c'est-à-dire moi.
00:46Comme souvent dans ce genre de cas, personne ne vous avait prévenu.
00:49Vous rencontrez quand même la direction.
00:50Après, est-il vrai qu'à la direction des programmes, une personne vous dit ne jamais avoir regardé votre programme
00:55?
00:55Oui, bien sûr, assurément.
00:56Quelle est votre réaction quand vous entendez ça ?
00:58Je ne suis pas surprise.
01:00Je ne suis pas surprise.
01:01Parce que dans un grand groupe comme France Télévisions,
01:08et vous savez à quel point moi je suis très très attachée au service public,
01:12puisque j'ai fait en fait toute ma vie professionnelle dans le service public.
01:16Mais l'inconvénient, c'est qu'il n'y a pas de reconnaissance directe.
01:22Après, quand je suis allée sur Canal et auprès de Mouloud Achour,
01:27qui gentiment m'a invité à faire deux saisons à ses côtés,
01:32j'ai ressenti autre chose, une autre façon de vous regarder.
01:38Vous dites, j'ai découvert ce qui s'appelle la considération.
01:40Après plus de 40 ans dans le service public, c'est un sentiment qui ne m'a pas déplu.
01:43Vous ne vous sentiez pas considérée à France Télé, Catherine Selleck ?
01:46Je me sentais considérée, parce qu'il y avait une forme de confiance de la part du public,
01:55mais à l'intérieur même de la maison, pas tant que ça.
01:59Je pense qu'à la tête des chaînes du service public,
02:05on devrait prêter davantage attention à ceux qui sont à l'antenne,
02:08parce que c'est ceux qui sont en lien avec le public.
02:10Raison invoquée pour supprimer Thé ou Café, le budget pourtant,
02:13ça ne devait pas être l'émission la plus coûteuse de la grille.
02:16Elle valait 40 000 euros.
02:1840 000 euros, ce qui est loin d'être extravagant quand on connaît les tarifs de la télévision.
02:22Bien sûr.
02:23Si on est très honnête, et si je le suis,
02:29est-ce qu'il n'y a pas eu d'autres raisons ?
02:30Est-ce qu'il n'y a pas eu une forme de jeunisme ?
02:32Vous savez très bien que je n'ai pas été la seule,
02:34on a été quand même plusieurs à être mis à l'écart
02:37et à être remerciés du jour au lendemain.
02:39Donc je pense qu'il y a effectivement un certain nombre de motifs conjugués
02:47qui ont fait que c'était bien aussi qu'elle laisse la place.
02:51Est-ce que vous pensez que les invités, si Thé ou Café existaient encore aujourd'hui,
02:54auraient la même sincérité tant les artistes et leurs entourages
02:57sont devenus complètement paranaux avec les réseaux sociaux ?
03:00Non.
03:00Je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus dire la même chose.
03:05Aujourd'hui, je suis absolument certaine que les réponses ne seraient pas les mêmes,
03:09elles seraient beaucoup plus polissées, elles seraient beaucoup plus politiquement correctes
03:14et ça donnerait des choses qui ont moins d'aspérité.
03:18En un mot comme en sang, vous êtes en train de nous dire que Thé ou Café ne pourraient plus
03:21exister aujourd'hui ?
03:22Sans doute avec moins de spontanéité, moins de sincérité, moins de naturel.
03:26Il y aurait plus d'éléments de langage qui seraient donnés par les communicants,
03:34les attachés de presse ou les communicants pour les politiques, ça c'est certain.
03:38Et sans compter la chaîne qui repasse derrière et qui aurait voulu couper tout ce qui dépasse.
03:42Voilà, et ça, je n'ai pas connu, ça a été limite ce que j'ai créé aussi dans le
03:47livre
03:47parce que je raconte un peu les coulisses aussi, l'envers du décor.
03:51Et il est vrai que j'ai connu les conseillers de programmes qui sont un peu des censeurs
03:58et qui sont en régie et qui ne font pas...
04:00Oui, vous dites que les dernières années, ils commençaient à mettre leur nez un peu partout.
04:03Exactement, ouais.
04:04Et donc, assurément, aujourd'hui, ça ne s'est qu'amplifié.
04:09Aujourd'hui, on retrouve Théo Café sur les réseaux sociaux.
04:12Vous êtes devenue virale, c'est-à-dire que vraiment, ce n'était pas l'objectif.
04:15Mais alors, on retrouve les dos-à-dos notamment sur tous les réseaux
04:17et même les plus jeunes qui ne connaissaient pas l'émission s'en régal aujourd'hui.
04:21Oui, je suis madame dos-à-dos, maintenant.
04:24Alors, je suis madame nécro aussi.
04:26Vous êtes-à-dire que dès qu'une personne disparaît, on fait appel à Théo Café
04:31parce que c'est des longues conversations, c'est des longs entretiens.
04:35Et puis, pour les jeunes, ça j'adore, ils ont 15 ans aussi,
04:3916 ans, et ils me disent « Ah, mais vous êtes madame dos-à-dos ! »
04:41Et ça, c'est merveilleux quand même.
04:42Ils pensent que je n'ai fait durant 40 ans que des dos-à-dos.
04:47Ils sont surpris de vous voir seul, d'ailleurs, sans personne coller avec vous.
04:50C'est ça !
04:51Incroyable, mais vrai aussi ce que vous nous racontez dans votre livre,
04:54Catherine Sélac, au sujet de Jacques Martin,
04:56dont vous dites qu'il ne vous a pas gardé dans l'émission
04:58parce que, en gros, vous avez refusé une promotion canapé.
05:01Oui, oui, oui, bon, soyons clairs, c'est un professionnel,
05:06c'est un homme qui a beaucoup apporté à la télévision, c'est certain.
05:10Maintenant, en tant que partenaire d'émission,
05:12c'est vrai que c'était un homme qui n'était que très peu généreux,
05:16et même pas du tout généreux.
05:17Je vous cite, j'avais le rôle de la potiche.
05:19Je ne pouvais rien dire, même pas regarder le conducteur de l'émission.
05:22C'est ça.
05:22Quand j'arrivais, en fait, il me cachait le conducteur,
05:26ce qui, en fait, permettait, évidemment, être à ses côtés
05:29et d'être, lui, très valorisé, ce qui était normal,
05:32puisque c'était, lui, la vedette,
05:33mais à la fois, moi, d'être la plante verte.
05:35Et ça, c'était particulièrement désagréable.
05:37Et puis, bon, on a eu, effectivement, un repas, un soir,
05:42moi, pensant naïvement qu'on allait remettre les choses à plat.
05:46Et à la fin du repas, il m'a dit, on rentre ensemble.
05:48Et bien évidemment, on n'est pas rentrés ensemble.
05:50Et quelques mois plus tard, c'est-à-dire à la fin de la saison,
05:53je n'ai pas été reconduite, alors voilà.
05:55Et certains vous diront que c'est à coup sûr pour ça.
05:57C'est ce que vous dites dans l'île, certains vous en disent à coup sûr pour ça.
05:59Assurément, assurément, parce que de plus, il était réputé,
06:04voilà, pour être assez pressant.
06:06Votre limogéage d'une lâcheté inouïe ne vous dit rien.
06:10C'est vous qui allez devoir prendre, non pas votre bâton de pèlerin,
06:13mais le téléphone que vous faites passer pour une journaliste de télé 7 jours
06:15pour l'avoir en ligne.
06:16Effectivement, j'ai usé de ce stratagème pour l'avoir en direct au téléphone
06:20et pour l'entendre dire, oui Catherine, effectivement,
06:24on ne recommence pas l'année prochaine.
06:26Il a dû être désarçonné, hein ?
06:27Il a été très désarçonné, parce que c'était quand même un peu gonflé de ma part,
06:31effectivement, de me faire passer pour une journaliste de télé 7 jours.
06:35J'étais persuadée qu'il pensait que c'était pour faire un article sur lui.
06:39Et là, quand je me suis présentée, bonjour, c'est Catherine, tu te souviens de moi ?
06:43Alors, qu'est-ce qu'on fait pour la saison prochaine ?
06:45Ah ben non, tu sais, la direction ne souhaite pas que tu sois reconduite.
06:50Et en fait, c'était blablabla, blablabla.
06:52Vous vous souvenez, on s'est quitté le week-end dernier.
06:54Je vous annonçais aujourd'hui la chanteuse Jennifer.
06:58Jennifer a annulé notre rendez-vous d'une manière un peu improvisée
07:02et un petit peu impromptue.
07:04Alors, on a demandé des explications, des explications un petit peu fumeuses.
07:08L'argument étant qu'on parlait trop d'elle en ce moment.
07:11Alors, Jennifer, un conseil, arrêtez ce métier.
07:14Waouh ! Il ne faut pas trop vous chercher, Catherine Salac.
07:16Mais est-ce que vous seriez content, l'un comme l'autre,
07:21si trois jours avant, je vous avais dit ou fait dire que je ne venais pas aujourd'hui ?
07:28Ça vous aurait fortement déplu.
07:30De là à le dire à l'antenne.
07:31Alors, aujourd'hui, vous reconnaissez que c'était peut-être un peu excessif, ce que vous dites.
07:34Oui, parce que, et puis, c'est un peu, je le dis d'une manière un peu sentencieuse.
07:40Ça, j'avoue.
07:41Mais on sent que ça vous a pesé, parce qu'elle avait vraiment planté à la dernière minute.
07:44Elle a planté à la dernière minute.
07:45Et de plus, elle avait accepté de faire ce qu'on appelait la journée avec,
07:49c'est-à-dire le reportage en amont.
07:51Donc, quand on a le reportage, on sait que la personne, elle s'est engagée.
07:56Et vous savez bien qu'une émission de radio, c'est compliqué quand il faut improviser.
08:01Mais une émission de télé, ça l'est encore, évidemment, davantage.
08:04Tout tourne à autour de l'invité, évidemment.
08:06Voilà, et puis il y a 30 personnes sur un plateau.
08:07Enfin, on le sait bien.
08:08Compliqué de se retourner comme ça à trois jours de l'enregistrement, si j'ai bien compris.
08:12C'est ça.
08:12L'entourage vous propose quand même une nouvelle date pour que vous n'ayez pas à tout jeter à la
08:16poubelle ?
08:17Si, si.
08:17Ça a été jeté complètement.
08:19C'est-à-dire que ça n'a jamais servi.
08:22Le sujet qui avait été fait au préalable avec elle n'a jamais servi.
08:25Il n'a jamais été diffusé.
08:26Et elle n'est jamais revenue à Thé au Café.
08:29Et pourtant, pour la dernière émission, j'avais demandé qu'elle vienne.
08:33Parce que je trouvais que c'était, voilà, la boucle était bouclée.
08:36Je lui tendais la main et ça aurait été amusant.
08:40Je pense que ça n'aurait plu aussi au public.
08:43Mais ça ne s'est pas fait.
08:43Alors, Lynn Renaud, l'histoire est incroyable.
08:45Elle est sortie de l'hôpital pour enregistrer Thé au Café ?
08:48Elle venait d'être opérée.
08:52Elle souffrait beaucoup.
08:54Et comme, voilà, j'apprécie beaucoup Lynn.
08:58Et voilà, c'est encore une femme de parole, elle.
09:00On en parlait tout à l'heure.
09:02Vraiment, c'est quelqu'un qui, quand elle dit oui, elle est présente.
09:06Et donc, elle est venue.
09:10Elle est venue, c'est-à-dire qu'elle a demandé à son chirurgien l'autorisation.
09:14Elle a eu l'autorisation de l'hôpital de quitter sa chambre quelques heures.
09:21Elle est arrivée toute coiffée, c'est-à-dire que la coiffeuse avait dû passer dans sa chambre.
09:25Elle était toute jolie, toute maquillée aussi.
09:27Et elle a fait l'émission très stoïque.
09:31On a fait jusqu'au dos à dos.
09:33Rien n'apparaissait alors qu'elle souffrait énormément.
09:37Et elle est repartie directement en voiture avec son attaché de presse,
09:43directement dans sa chambre.
09:44Elle voulait tenir son engagement.
09:45Voilà.
09:46Donc, elle a fait une parenthèse dans ce moment de santé
09:51qui était quand même quelque chose de très lourd,
09:53parce que l'intervention avait été importante.
09:56Mais ça, c'est Linn et Karine Viard aussi.
10:01Elle est arrivée, elle souffrait énormément.
10:04Elle avait subi d'ailleurs une piqûre pour voir venir.
10:10Mais voilà, ce sont des personnes, comme je vous disais,
10:14il y a des personnes qui sont absolument extraordinaires sur un plan humain.
10:18C'est-à-dire, ils s'engagent, elles s'engagent et elles sont présentes coûte que coûte.
10:23Alain Delon, il avait voulu voir son thé ou café avant la diffusion de l'émission.
10:27On est comment quand on a Alain Delon dans la salle de visionnage ?
10:30Eh bien, c'est très, très bizarre, parce qu'on regarde l'émission et on se voit avec lui en
10:42tant qu'habité.
10:43Et puis, on déplace son visage et son regard.
10:48Et là, on voit Anoushka qui est là, Nathalie Delon, Anoushka sa fille, Nathalie, son ex, femme, le compagnon d
10:57'Anoushka et Alain.
11:00Et j'ai regardé pendant l'ensemble de l'émission, non pas l'écran, mais leur visage.
11:07Et je savais que si Anoushka trouvait bien l'émission, c'était gagné.
11:12Et le générique se termine.
11:16Là, je les regarde, j'attends.
11:20Et Alain demandait à Anoushka ce qui était prévisible.
11:23Qu'est-ce que tu en as pensé ?
11:24Anoushka dit, j'ai été très surprise par beaucoup de moments dans cette émission.
11:30Il y avait beaucoup de choses que j'ai découvertes.
11:32Et là, il était aux anges parce que...
11:35Et vous aussi, vous avez soufflé, là, non ?
11:37C'est sûr.
11:38Merci, Anoushka.
11:40Exactement, parce qu'il a du caractère, cette femme.
11:42Il avait beaucoup de caractères.
11:43Avec lui, vous auriez pu repartir en montage pendant une semaine, je pense.
11:45Ça, c'est certain.
11:46Mais là, il était serein, il était apaisé.
11:49Et c'était le jour de son anniversaire.
11:52Et on a terminé au bureau.
11:55Alors, entre les différentes cassettes, vous voyez un bureau qui n'est pas très bien rangé.
11:59Et là, on a fait un goûter après le visionnage avec Alain et avec Anoushka et Nathalie.
12:08Et là, c'était un Alain Delon très décontracté, absolument charmant.
12:12Et moi, voilà, c'est le Alain Delon que je conserve.
12:15Et je le remercie encore de m'avoir prêté, enfin, fait confiance.
12:21Et puis, de m'avoir fait ce joli cadeau de fin.
12:25Quel a été le plus mauvais invité ou la mauvaise invitée dans Théo Café ?
12:30Bon, alors, souvent, j'ai parlé de Bernard Tapie.
12:32Ça, c'est vrai qu'il a été très sanguin.
12:35Il a été...
12:37Parce qu'il venait avec...
12:39Vous savez, il avait enregistré un disque comme rappeur.
12:43Avec Doc Gynéco.
12:44Avec Doc Gynéco.
12:45Et il venait comme rappeur.
12:46Et donc, au début de l'émission, il y avait toujours un portrait, évidemment, de l'invité en image.
12:52Et avec un commentaire.
12:54Et on parlait, évidemment, de ses problèmes judiciaires.
12:59Et avec le Crédit Lyonnais, notamment.
13:02Et il l'a très, très mal pris.
13:04Le ton est monté.
13:05Il a arraché son micro.
13:07Il est parti en cours d'émission.
13:09Ce qui a été, évidemment, un peu perturbant pour tout le monde.
13:13Mais moi, je suis restée stoïque à ma place.
13:15Moi, je ne sais pas.
13:16J'avais ressenti, effectivement, que c'était comme ça.
13:18Un peu...
13:20On n'a pas eu peur.
13:20Parce qu'en fait, c'est une tornade.
13:21C'était une tornade.
13:22J'ai eu peur.
13:23Ensuite, après, au bout de quelques minutes, il était en fait au bout du couloir.
13:27Il boudait comme un enfant.
13:28Il est revenu.
13:29Il s'est assis.
13:30Il a remis son micro.
13:31On a recommencé.
13:33Enfin, on a poursuivi.
13:34Et là, j'ai senti qu'il était devenu très sanguin, quoi.
13:38Que le ton montait, qu'il était un peu agressif.
13:42Et tout du long, je me suis dit, il va m'en coller une.
13:47Et intérieurement, je me disais, s'il m'en coller une, je lui en coller une.
13:51Vous imaginez ?
13:52Peur de rien, Catherine Salac.
13:53Peur de rien.
13:53Intrépide.
13:54Mais à la toute fin, là encore, il est parti très énervé.
14:00Mais, comme tous ces hommes, en fait, qui sont souvent très enfantins, il est revenu au bout de quelques temps
14:07encore.
14:08Il s'est rassi de nouveau.
14:09Et là, il a dit, et où sont les photographes ?
14:12Voilà.
14:13Donc, il est allé jusqu'au bout, en fait, de l'exercice.
14:17Il est ensuite redescendu.
14:18Voilà.
14:18Mais, il a fallu, effectivement, qu'il montre son mécontentement.
14:22Mais comme c'était un homme très, qui pouvait avoir, très méditerranéen, très, voilà, très virulent.
14:31Et on sentait une force, quoi, en lui.
14:34Et je me suis dit, à tout moment, et ça dure 50 minutes, c'est très, très long.
14:38Quand on se dit, comment je vais parer ?
14:41Ça gifle ou...
14:42Oui, là, vous en voyez, mais on imagine votre inquiétude sur le moment, naturellement, oui.
14:462013, vous vous rendez dans un palace parisien pour interviewer Dustin Hoffman.
14:50Bon, déjà, la production, vous avez demandé de payer sa mise en beauté.
14:54C'est ça, coiffure, maquillage, c'était pour thé ou café.
14:57Ça avait coûté combien, ça, cette affaire ?
14:58Oh, c'était autour de 400, 400 euros.
15:01Donc, c'était... Enfin, c'est beaucoup, hein.
15:03Il devait être très beau, après, alors.
15:05Pas spécialement.
15:06L'interview se déroule bien, en soi, sauf qu'à un moment donné, vous expliquez,
15:10sentir une présence près de vous pendant l'interview.
15:14Il se passe quoi ?
15:15Eh bien, l'attaché de presse rentre dans le champ, voilà,
15:21et dans pleine conversation, en plein entretien,
15:25parce qu'il était, bon, pas extrêmement sympathique,
15:28mais il faisait le job.
15:30Comme souvent les Américains, ils sont un peu très stars,
15:33ils viennent avec un aéropage, quand même, de personnes.
15:37C'est évidemment maquilleur, coiffeur,
15:39mais aussi l'agent, l'attaché de presse, etc.
15:42Et donc, moi, il me fallait quand même les 50 minutes,
15:46puisque l'émission fait 50 minutes.
15:48Donc, il fallait les 50 minutes, voire plus,
15:51pour éventuellement couper quelques aspérités.
15:54Et j'en étais qu'à 45.
15:56Donc, comment faire ?
15:59Et elle arrive dans le champ,
16:01elle coupe parce que c'est fini.
16:04C'est-à-dire, c'est dans le timing.
16:06Il était prévu, en fait, 45 minutes,
16:08et on ne fera pas 5 minutes de plus.
16:10Donc, elle rentre dans le champ,
16:12elle coupe, évidemment, on coupe les caméras,
16:14et lui, il se lève, très discipliné,
16:17il se lève, il ne dit même pas au revoir,
16:19surtout pas merci,
16:20et je le vois s'éloigner,
16:23et là, je me dis, mais 5 minutes,
16:25où je vais les trouver ?
16:27Vous dire que 29 minutes s'est levée,
16:27partie comme ça, ni merci, ni au revoir ?
16:29C'est ça, voilà.
16:30Oui, c'était...
16:32Ils sont extrêmement pros,
16:34dès qu'il y a des projecteurs,
16:36dès qu'il y a de la lumière,
16:36mais aussi, il y a un temps,
16:41et puis, c'est une durée,
16:43et ce n'est pas une minute de plus.
16:44Vous ne respectez donc rien.
16:46C'est un titre qui annonce
16:49le trait de caractère commun
16:50à tous les écrivains présents
16:53de ce soir, donc, sur le plateau
16:54d'Apostrophe à 21h40.
16:56Ils seront les invités,
16:58donc, de Bernard Pivot.
16:59Mais auparavant,
17:00il y a quelques petits moments,
17:02nous allons passer ensemble,
17:04et avec quelques images
17:05très rigolasses.
17:07On vous aurait donné le bon Dieu
17:08sans confession
17:09dans ces annonces-programmes,
17:10alors que les coulisses
17:11de vos années Spikreen
17:12étaient beaucoup plus rock'n'roll,
17:14les techniciens cuisinaient
17:16dans le studio
17:16quand ils ne regardaient pas
17:18des films bizarres, c'est ça ?
17:19Oui, alors,
17:20quand je réentends ma voix,
17:22elle est...
17:23Hôtesse de l'air.
17:24Oui, très fit,
17:25en définitive,
17:27très soif, comme ça.
17:29Et à la fois,
17:31il se passait, effectivement,
17:32dans le studio même,
17:35où on intervenait
17:36quand il y avait
17:37une coupure de film
17:39ou quand on intervenait
17:40pour nos annonces,
17:41eh bien,
17:42il y avait des choses
17:42qui mijotaient
17:43et on les entendait.
17:45On entendait les plats,
17:47l'ébullition.
17:47Oui, absolument.
17:48Et c'était souvent
17:49des navarins,
17:50des poteaux-feux,
17:52donc ça durait des heures.
17:53Et on avait ce petit réchaud,
17:54effectivement,
17:55dans le studio.
17:56Et pour parfaire l'histoire,
17:59effectivement,
18:00on passait beaucoup de temps
18:02avec les techniciens,
18:03c'était principalement
18:04des hommes à l'époque.
18:06Et on restait jusqu'à minuit
18:08ou une heure du matin,
18:09la fermeture, évidemment,
18:11des programmes.
18:12Et les programmes
18:13d'antenne 2
18:14ne leur suffisaient pas.
18:15Donc, je l'ai retrouvé
18:19agglutiné
18:20devant un grand écran.
18:23Et là,
18:23ils regardaient,
18:24non pas apostrophe,
18:25mais ils regardaient
18:26des films porno.
18:27Oui, des gens qui s'apostrophaient,
18:29mais pour leur plaisir.
18:29C'est ça.
18:30Heureusement qu'ils n'ont pas
18:31balancé ça à l'antenne,
18:32en attendant.
18:32Non, et de plus,
18:34la direction n'a jamais su
18:36ce qui se passait,
18:37ni en cuisine,
18:38ni sur l'écran.
18:40Les improbables
18:41d'Eva Cruyvert.
18:42Bonjour Eva.
18:43Bonjour tout le monde.
18:44Bonjour Catherine.
18:45Bonjour.
18:45Eva a bu beaucoup de thé
18:46et de café cette semaine.
18:48Il fallait au moins ça
18:48pour tenir,
18:49parce qu'elle est allée
18:50chercher dans vos 50 ans
18:52d'archives télé
18:52vos extraits
18:53et vos infos
18:54les plus improbables.
18:55Alors Eva,
18:56on commence avec
18:56une célèbre question
18:58du dos à dos.
18:59Oui, parmi vos favorites,
19:00il y avait celle-ci.
19:01Avec qui vous aimeriez
19:02rester coincé
19:03dans un ascenseur ?
19:04Une situation
19:05que vous avez vous-même
19:07connue à l'époque
19:07où vous présentiez
19:08les infos dans Télématin.
19:09Vous vous étiez retrouvé
19:10coincé dans l'ascenseur
19:11avec votre binôme d'antenne
19:13Marc Hottman,
19:14alors que vous étiez
19:14en route pour le studio
19:15situé en sous-sol.
19:17Vous n'aviez donc pas pu
19:18présenter le journal
19:19de 7h30
19:19et Roger Zabel,
19:20qui animait Télématin,
19:21avait dû meubler
19:22pendant une dizaine de minutes.
19:23Vous avez attendu
19:24le dépanneur
19:26et il n'est pas venu.
19:28Il n'est pas venu
19:29de la matinée.
19:30Il n'est pas venu
19:30de la matinée.
19:31Vous êtes resté combien d'âts ?
19:31Et après,
19:34ils ont réussi
19:34à nous dégager
19:35et ensuite,
19:36évidemment,
19:37on a pris l'escalier
19:39parce que c'était
19:40beaucoup plus sûr.
19:41Ça vous a servi de leçon
19:42après ?
19:42Vous n'avez plus jamais
19:43repris l'ascenseur ?
19:44On ne prenait plus l'ascenseur.
19:45Et on était au quatrième étage,
19:46ça nous faisait beaucoup de bien.
19:47Déjà, on arrivait
19:47à 3h30 le matin
19:49puisqu'on était,
19:50évidemment,
19:51Télématin,
19:52on était là très très tôt
19:53et ça nous faisait
19:54faire de l'exercice.
19:55J'avais des très très bonnes cuisses.
19:57Merci la patte d'ascenseur,
19:58finalement.
20:00Pendant ses 23 ans
20:01dotées au café,
20:02Catherine Sélac
20:03a parfois eu
20:03des jokers
20:04de premier choix.
20:05Et notamment,
20:06pour le 20e anniversaire
20:07de l'émission,
20:08vous aviez été remplacée
20:09par votre sœur.
20:10C'est en tout cas
20:11ce qu'avait essayé
20:11de nous faire croire
20:12Elie Semoun.
20:13Alors, bonjour,
20:14je suis Viviane Sélac,
20:16je suis la sœur de Catherine,
20:17de Catoche.
20:18Je vais vous dire une chose,
20:19je ne sais pas
20:19ce que je fous ici.
20:20Oui, ben moi,
20:22comme je vous le dis,
20:22je ne suis pas de la télévision.
20:24Moi, je suis dans la friandise.
20:25Alors, je lance donc
20:27le best-off
20:28où apparemment Catherine
20:30s'est amusée
20:31avec ses invités.
20:32Ah ben disons,
20:33à la télé,
20:33ils n'ont que ça à foutre
20:34de s'amuser, tiens.
20:36Bande de branleurs !
20:38On dirait un message
20:39sur les réseaux sociaux.
20:40Bravo à l'avoir retrouvé tout ça.
20:41Eva, vous allez maintenant
20:43nous rappeler
20:43que les invités
20:44de Thé ou Café
20:45pouvaient être mises
20:46à l'épreuve.
20:47Eh oui,
20:48vous le disiez à l'instant,
20:49il y avait souvent
20:49des happening dans l'émission.
20:51David Alidé avait ainsi
20:52dû repasser une chemise
20:53et Julien Doré
20:54passait l'aspirateur.
20:55Elle utilisait les invités
20:55en fait pour nettoyer le studio.
20:57Les économies budgétaires.
20:59Mais votre défi préféré,
21:01Catherine,
21:01c'était de faire chanter
21:02vos invités.
21:03Par exemple,
21:04Nicolas Sarkozy,
21:05grand fan de Johnny,
21:06avait dû faire un karaoké
21:07sur l'un des plus grands tubes
21:08du rocker.
21:09Je vous apporte le micro.
21:10Vous n'allez pas bouger.
21:12C'est très vache.
21:12Ah oui, oui.
21:13C'est très vache.
21:14Voilà.
21:14Regardez.
21:15Non, non, non,
21:15je ne peux pas chanter.
21:16Si, si, si.
21:16C'est fait pour.
21:18Voilà.
21:18Allez, on y va.
21:23Tu brûles mon esprit,
21:25ton amour étrangle ma vie.
21:27Voilà.
21:28Et l'enfer devient
21:29comme un espoir,
21:30ma chère Catherine.
21:31Je veux partager
21:32autre chose
21:33que l'amour dans ton lit.
21:35Je pense que
21:36ma prestation
21:37peut s'arrêter là.
21:38Enfin, c'est drôle
21:39parce que vous n'osez pas.
21:41Écoutez, pour tout dire,
21:43j'ai un sens
21:44un peu trop prononcé
21:45du ridicule.
21:46Je pense que ce jour-là,
21:47Nicolas Sarkozy
21:48avait autant transpiré
21:49de stress
21:49que son idole
21:50Johnny Hallyday.
21:51Évidemment,
21:52un petit malaise palpable
21:53quand même.
21:53Il ne vous en a pas voulu.
21:54Non, pas du tout.
21:56Et quand Carla Bruni
21:57ensuite est venue
21:58dans l'émission,
21:59je lui ai passé
22:01cette séquence-là
22:02et elle ne la connaissait pas.
22:03Donc ça,
22:04ça l'a rendu hilare.
22:06Elle a beaucoup aimé.
22:07Mais c'est vrai
22:09qu'aujourd'hui,
22:11pour répondre d'ailleurs
22:12à votre question
22:13d'avant,
22:15ça ne pourrait pas être possible.
22:17Personne ne validerait ça.
22:19Non, non.
22:19Il y en a un qui avait
22:20tout compris dans l'hyper-contrôle
22:21avant les autres,
22:22c'est Édouard Balladur.
22:23Vous dites que vous avez
22:24voulu l'inviter
22:24et que M. Balladur
22:26était tout à fait
22:27OK pour venir
22:27à condition de connaître
22:28toutes les questions
22:29à l'avance.
22:29Exact.
22:30Oui.
22:31Il y en a eu
22:32deux en fait
22:33qui ont été comme ça.
22:35Toujours des politiques.
22:36Mais effectivement,
22:37Édouard Balladur
22:38était Premier ministre
22:39à l'époque
22:39et il fallait passer
22:41donc par son bureau,
22:44c'est-à-dire
22:45préparer en fait
22:46l'émission ensemble
22:47pour qu'il accepte
22:48de venir.
22:49Donc,
22:50je n'ai pas donné suite.
22:51Là, ça devenait
22:51un exercice de communication.
22:53Exactement.
22:53Et moi,
22:54j'ai toujours tenté
22:55de faire le bien
22:56le distinguo
22:57entre informer,
22:58divertir
22:59et évidemment
23:00communiquer,
23:01c'est-à-dire
23:01être au service d'eux.
23:03Autre politique
23:03qui vous a offert
23:04une séquence
23:05totalement improbable
23:06nanté au café.
23:09Valéry Giscard d'Estaing,
23:10l'ancien président
23:11de la République,
23:12s'était lancé
23:12dans une analyse
23:13des méfaits
23:13de l'exercice du pouvoir
23:14sur l'apparence physique
23:15des chefs d'État.
23:16D'ailleurs,
23:17j'ai écrit dans mon livre
23:18que j'avais commencé
23:19à en les dire
23:19lorsque j'étais au pouvoir
23:21parce que j'avais remarqué
23:22ça chez les autres
23:23ce qui est très bienveillant.
23:25J'avais remarqué
23:26que les présidents américains,
23:27parce que j'ai connu
23:28quatre présidents américains
23:29pendant ce septennar,
23:30qu'ils en les disaient
23:31au fur et à mesure
23:32et je me suis dit
23:33mais ça m'arrive aussi
23:33quand même.
23:34Oui,
23:35alors nous,
23:35nous avons d'ailleurs
23:36la preuve
23:37avant,
23:38après.
23:39Alors,
23:39on ne vous a pas choisi
23:40parce qu'on ne voyait pas
23:41vraiment la différence.
23:42Alors ça,
23:42j'ai jamais su
23:42si c'était un compliment
23:43ou pas.
23:46Il l'a certainement pris
23:47comme un compliment.
23:48Vous pouvez compter
23:49sur l'égo des politiques.
23:50A-t-il toujours été vieux ?
23:52C'est ça.
23:53On ne sait pas.
23:55En tout cas,
23:56il est vrai
23:56qu'il était assez cash.
23:58Et puis...
23:59Très détendu avec vous,
23:59beaucoup moins amidonné
24:01que dans d'autres entreprises.
24:02Absolument.
24:02Et à un moment donné,
24:03d'ailleurs,
24:03il se met au piano.
24:05Ça, c'était la séduction,
24:05Catherine Sala,
24:06qui avait un truc de ça.
24:07Je ne sais pas,
24:07mais en tout cas,
24:08il était...
24:11Mais quand même,
24:12l'histoire est quand même
24:12assez drôle.
24:13C'est qu'à la fin,
24:15donc pendant une heure,
24:16je passe évidemment
24:18avec lui
24:20face à face.
24:22On est devant
24:23des caméras.
24:25On est en studio.
24:26Bon,
24:27donc,
24:29on inscrit quand même
24:30la personne dans sa tête.
24:31je pensais
24:33qu'il savait à peu près
24:34à qui il avait affaire
24:35en face de lui.
24:36Et au moment
24:37où il signe
24:38le livre d'or,
24:40là,
24:40il me dit
24:41quel est votre nom ?
24:42Non !
24:43C'était la tête.
24:45Il ne savait plus
24:46comment ou pas.
24:57Peut-être,
24:58à Béatrice,
24:59oui,
24:59c'est certain.
24:59Ils sont très occupés
25:00quand même,
25:00tous ces gens.
25:01On va terminer
25:02avec le jour où
25:03Catherine Sélac
25:04s'est fait catapulter
25:06en direct à la télé.
25:08C'était pendant
25:08le Téléthon en 1988.
25:10Vous étiez en duplex
25:11du porte-avions Foch
25:12à bord d'un avion de chasse
25:13pour faire vivre
25:14en direct au public
25:15d'Antenne 2
25:15le décollage de cet appareil
25:17ou plutôt son catapultage.
25:19Car il faut que nous allions
25:20maintenant en direct
25:21sur le Foch,
25:22le porte-avions Foch
25:23pour le décollage,
25:25catapultage
25:26de l'Alizé
25:27où se trouve Catherine Sélac.
25:28Nous allons donc
25:28dans quelques instants,
25:30nous y sommes déjà d'ailleurs
25:32sur le rail du catapultage,
25:34nous sommes donc bien placés
25:35et en 50 mètres,
25:38nous allons être
25:39propulsés dans l'hiver.
25:41C'est quelque chose
25:42de très fort,
25:43de très plissant.
25:44Comme disent certains,
25:45c'est un coup de pied en fesse
25:46pour ne pas être vulgaire.
25:49Voilà, c'est parti !
25:50C'est parti !
25:51Au revoir, c'est formidable !
25:54C'est un extraordinaire
25:55ce grand ressent.
25:56Rien qu'au son,
25:57on comprend la violence
25:58de ce catapultage.
25:59Mais là,
26:00je suis complètement désinhibée,
26:01c'est terrible.
26:02C'est-à-dire que je pense
26:03que d'être dans les airs,
26:07en fait,
26:07fait que d'abord,
26:09j'avais un plaisir fou,
26:11une jubilation,
26:13et bon,
26:14le coup de pied aux fesses,
26:15je ne sais pas si c'est...
26:16C'est du bon coup de pied aux fesses,
26:17là, quand même,
26:17pour se faire catapulté.
26:19Pour l'idée !
26:19Encore pour l'idée !
26:20Oui,
26:22et j'ai trouvé ça
26:24exceptionnel.
26:24Pour moi,
26:25c'est quasiment
26:26un des plus beaux moments
26:27de ma vie.
26:27C'était votre shoot
26:28d'adrénaline ?
26:29Absolue, quoi !
26:30Mais oui !
26:30Et puis,
26:31n'oublions pas quand même
26:32que j'ai dormi
26:33sur le porte-avions
26:35donc Foch...
26:36Et n'ont pas diffusé
26:37cette séquence !
26:37Avec quand même
26:39tous ces marins
26:40qui étaient très présents,
26:41j'étais la seule femme,
26:43je tiens à le dire,
26:45et puis ils sont
26:45plutôt beaux mecs !
26:47Ah oui,
26:48c'était encore plus
26:48une sensation forte
26:49que le catapultage,
26:50évidemment !
26:51Non mais,
26:51elle a peur de rien,
26:52Catherine,
26:52c'est la qu'il y a eu ça,
26:53il y a eu la patrouille
26:54de France
26:54quelques années plus tard,
26:55voilà !
26:56Vous êtes intrépide, hein ?
26:57Oui,
26:57mais je n'aime pas
26:59l'idée de garçon manqué,
27:01parce que je crois
27:02que je ne suis pas
27:03un garçon manqué,
27:04Il n'y a pas de stéréotype,
27:05en peut-être,
27:05voilà !
27:05Exactement !
27:06Mais je ne suis pas
27:08la fille gnan-gnan,
27:10ça c'est sûr !
27:12Ça,
27:13on l'aura bien compris
27:13tout au long de cette émission !
27:14Oui,
27:15Jeanne Moreau,
27:15elle disait ça aussi,
27:16qu'elle n'aimait pas
27:18les filles
27:19qui se regardaient trop,
27:22qui étaient trop girly !
27:24J'avais bien aimé
27:24quand elle avait dit ça,
27:25et je me retrouve là-dedans !
27:27Merci beaucoup,
27:28Eva,
27:28pour toutes ces jolies trouvailles !
27:29Merci à vous !
27:30À la semaine prochaine !
27:31Oui !
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