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  • il y a 1 jour
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😹
Amusant
Transcription
00:00:03...
00:00:12Faites un tonnerre d'applaudissements pour M. Fabrice Éboulet.
00:00:37Alors pour ceux qui ne sont jamais venus à un de mes spectacles, je fais à peu près toujours la
00:00:41même chose.
00:00:42Je raconte ce qui s'est passé dans ma vie depuis le dernier et j'ai eu le plus grand
00:00:47buzz de ma carrière.
00:00:48C'était le jour de la journée sans voiture orchestrée par la maire de Paris il y a deux ans
00:00:52à Nidalgo.
00:00:54Moi je rentrais sur mes parents qui habitent à Nogent-sur-Marne avec mon fils de un an et demi
00:00:57derrière.
00:00:57J'arrive à Paris en me disant on ne passe pas une journée sans voiture.
00:01:00Oh je me dis merde là !
00:01:01Je me retrouve sur le périph' avec tous les cons qui comme moi avaient oublié et on fait des tours
00:01:06en attendant que Paris ouvre.
00:01:10Sauf qu'au bout d'un moment je commence un peu à me faire chier, je me dis je vais
00:01:13quand même faire une petite vidéo pour rendre sa journée sans voiture.
00:01:16Je me filme, je la taquine un peu, je mets ça sur les réseaux sociaux, oh putain la vache !
00:01:21Je me suis fait massacrer par les amis de la nature et des oiseaux
00:01:25et je peux dire qu'il vaut mieux avoir dèche au cul que les écolos.
00:01:28Ah les colos ils dégorgent mes bio avec un silex.
00:01:32J'ai eu des gens d'une virulence, il y a un type qui m'a carrément mis
00:01:35ouais bah si t'aimes pas Paris t'as qu'à rentrer à Fort-de-France.
00:01:41Mon père est camerounais, il m'arrive de temps en temps dans des petits jeux coquins de me faire fouetouiller
00:01:49par ma femme
00:01:50de là à faire de moi un antillais.
00:01:55J'ai eu des gens d'une virulence, il y a un type qui m'a carrément mis
00:01:59ouais bah allez vous faire foutre toi et ton fils.
00:02:02Moi je veux bien, j'ai l'habitude, j'ai bossé avec Fogiel, Ruquier, y'a pas de soucis.
00:02:07Mon fils il avait un an et demi à l'époque, j'ai même été me renseigner à l'église
00:02:11en bâtiment,
00:02:11ils m'ont dit on les prend qu'à partir de deux ans.
00:02:20Alors j'ai une dame, j'ai failli avoir la compassion, amie.
00:02:24Oui, vous respecteriez un peu plus la journée sans voiture si comme moi vous étiez asthmatique.
00:02:28Là je vais vous faire respecter là.
00:02:30Le problème c'est qu'elle a écrit asthmatique A2SMATIQE quoi.
00:02:35Quand t'as le sida tu l'écris pas avec deux D quoi.
00:02:39Et le pompon, c'est un mec qui me dit
00:02:41Oui, on nous a beaucoup entendu sur la journée sans voiture,
00:02:44on nous a pas beaucoup entendu sur le conflit en Syrie.
00:02:50On peut comparer ce qui est comparable à des moments, tu vois.
00:02:53C'est comme pendant la dernière grève des transports,
00:02:56t'as un type qui disait à la télé
00:02:57Oui c'est une honte, la grève des transports c'est une prise en otage des usagers.
00:03:03Je suis pas sûr que le soir de la prise d'otage au Bataclan,
00:03:05il y a quelqu'un qui dit tiens, on dirait une grève des transports.
00:03:15Bref, ça fait un pataquès énorme sur les réseaux
00:03:19et la surprise, Anne Hidalgo me répond.
00:03:21Alors là, elle fait pas une vidéo, c'est pas une comique.
00:03:24A la base en tout cas, elle me répond par écrit.
00:03:28Elle dit à son nègre, réponds à ton alter ego.
00:03:34Et là, mon frère le nègre me dit
00:03:37Ouais, bah quand t'as pas à rouler dans Paris, t'as qu'à prendre le métro.
00:03:40Moi je suis très con dans ces cas-là.
00:03:42Ni une ni deux, je prends le métro, je me filme,
00:03:45je fais voilà, Anne, j'ai relevé ton défi,
00:03:47à toi de relever le mien,
00:03:48à toi de prendre le RER à Sarcelles à 22h30.
00:03:53Et alors là, le buzz, 6 millions de vues,
00:03:57les gens qui me klaxonnent dans la rue qui étaient là,
00:03:59Ouais, tous avec toi Fabrice !
00:04:02Allez Marine !
00:04:03Non, non, non, non, non, non, non !
00:04:07Parce qu'après, t'es récupéré partout et n'importe quoi,
00:04:09j'ai vu des cinglés qui venaient voir dans la rue qui étaient là,
00:04:11ah ouais, tu l'as tué l'autre pute, là.
00:04:16C'est pour rigoler, moi, tu sais, c'est...
00:04:17Non, parce que moi ils m'ont refusé un travail à la mairie de Paris,
00:04:20je dis oui, c'est des choses qui arrivent, ça, c'est...
00:04:22Est-ce que j'ai fait 15 ans de détention ?
00:04:24Je dis oui, c'est des choses qui arrivent, ça, c'est...
00:04:26Par rapport à une agression sexuelle sur une vieille dame,
00:04:29je dis oui, c'est des choses qui arrivent, ça, c'est...
00:04:31Mais là, je me réinsérer, hein, dans la vie, hein, pas dans la vieille.
00:04:37Je l'enlève, ça, laisse tomber, voilà.
00:04:44Après, on rigole là-dessus,
00:04:46on est d'accord, le tri annonce ce soir,
00:04:47que l'environnement, c'est quelque chose de très important,
00:04:49on est tous d'accord ?
00:04:50Oui !
00:04:51Je sais pas si vous avez vu récemment encore
00:04:53les dernières photos satellites de la fort amazonienne,
00:04:55vous avez vu ça ou pas ?
00:04:57Non ? Non, ça ressemble à ça, en gros, si tu veux, donc...
00:05:02Ça, ça te fait marrer, ça, c'est rigolo, hein, c'est...
00:05:05Même Marion, elle rigole, hein, profite, ma chérie, profite, regarde !
00:05:08On dirait une vieille chatte des années 80,
00:05:20Serge, il avait déjà sorti sa bite, lui, oh !
00:05:28Non mais, ça...
00:05:29Ça ne veut plus rien dire, c'est pire que toi, la coupe de cheveux, t'as vu ?
00:05:31Il y a...
00:05:32Je la garde pour vous faire marrer, hein, les...
00:05:34Les gens me reconnaissent de dos dans la rue, s'il te plaît, ils sont là,
00:05:36Fabrice, Fabrice !
00:05:38Non mais regarde l'état du truc, quand même !
00:05:40On dirait un tournesol en période de canicule, regarde,
00:05:44le jour où j'étais en train de pisser en campagne,
00:05:46il y a un mec, il a essayé de me cueillir !
00:05:50Non mais on peut tous faire des choses pour l'environnement,
00:05:52je sais pas, les... les... les sacs en plastique,
00:05:54vous savez que ça... ça tue les océans, les poissons,
00:05:57alors, c'est compliqué parce que tu prends un sac en plastique,
00:06:00tu tues des poissons,
00:06:01tu prends un sac en papier, tu tues des arbres,
00:06:04du coup, je vois de plus en plus de gens,
00:06:05dans le centre de Paris, ils se baladent avec des petits sacs en tissu en bandoulière, comme ça,
00:06:10moi quand je vois un homme avec un petit sac en tissu en bandoulière,
00:06:12qu'est-ce qui t'arrive ?
00:06:13Je sauve des poissons !
00:06:14Non, tu suces des bites !
00:06:21Non, non, non, un peu dit pas ça,
00:06:22parce que j'ai eu des soucis avec ça sur les réseaux sociaux aussi,
00:06:24donc, parce que j'ai fait un film qui s'appelle
00:06:27« Coexister », peut-être qu'ils ont eu dans la salle,
00:06:30et dedans, il y a un clip de rap parodie qui s'appelle « Pinkalash »,
00:06:33allez voir sur YouTube,
00:06:35et en gros, le refrain du clip, c'est
00:06:36« 9-1, 9-2, 9-3, 9-4,
00:06:39tous mes vrais gars sont à quatre pattes,
00:06:419-5-7, 5-7, 7-7-8,
00:06:43tous mes gars sûrs, ils me sucer des bites ! »
00:06:46On l'a écrit à deux,
00:06:49et là, il y a un mec qui me met sur les réseaux,
00:06:51« Ouais, c'est une honte,
00:06:52tu crois vraiment que la vie d'un homosexuel se résume à se mettre à quatre pattes
00:06:55et à sucer des bites ! »
00:06:59Non, mais après, on parle bien de sexualité,
00:07:01après, je doute bien que la vie d'un homme homosexuel,
00:07:04c'est pas juste se mettre à quatre pattes et sucer des bites,
00:07:06c'est aimer aussi, je sais pas, le maquillage,
00:07:08la coiffure, Chantal Goya,
00:07:10« Je rigole, Marion, je rigole ! »
00:07:14C'est juste que j'en ai marre des gens qui rigolent de tout,
00:07:17sauf de ce qui les concerne.
00:07:18Moi, par exemple, il y a quelques années de ça,
00:07:20je faisais une émission télé, je me rappelle plus trop laquelle,
00:07:22je répétais l'après-midi le sketch que je vais faire en direct le soir,
00:07:25et en gros, la chute de mon sketch était
00:07:27« Parce que, comme on le sait tous,
00:07:30les homosexuels ont tous le sida ! »
00:07:36Je l'avais écrit avec texte.
00:07:38Et là, le producteur de l'émission me dit
00:07:42« Fabrice, c'est à mon bureau ! »
00:07:44Je lui dis « Qu'est-ce qu'il y a ? »
00:07:45Il me dit « Tu changes de chute, c'est trop violent ! »
00:07:47Je lui dis « Justement, c'est une façon d'énoncer les clichés ! »
00:07:50Il me dit « Non, tu changes ton choix à l'émission ce soir ! »
00:07:52À l'époque, j'avais pas le choix,
00:07:53et j'y retourne et je finis en disant
00:07:55« Parce que, comme on le sait tous,
00:07:56les Africains ont tous le sida ! »
00:08:00Il me fait « Voilà, ça, c'est drôle, Fabrice ! »
00:08:03Donc, rions de tout ce soir,
00:08:05rions de soi d'abord,
00:08:06et je vais le préciser à tous les journalistes de la salle,
00:08:08je suis comique, je suis pas politique.
00:08:11Je précise parce que, par exemple,
00:08:12dès que t'as un truc qui concerne les Noirs en France maintenant,
00:08:14t'as plein de journalistes qui m'appellent.
00:08:16La dernière fois, c'est l'histoire du blackface,
00:08:19ils m'appellent tous « Oui, qu'est-ce que vous en pensez ? »
00:08:21Je dis « J'en sais rien, moi ! »
00:08:23À plein d'intellectuels noirs !
00:08:25Il me dit « Oui, mais Lilian Turam est pas disponible ! »
00:08:30Et ils me font chier à chaque fois.
00:08:32L'autre jour, c'était l'affaire H&M, vous vous rappelez de ça ?
00:08:35Le petit garçon noir, ils lui ont mis pour la pub H&M
00:08:38un sweat avec marqué « Petit Saint », je sais pas quoi.
00:08:41Et moi, le pire, c'est que le lendemain,
00:08:42je suis au petit déjeuner avec mon fils
00:08:43qui a exactement la même tête que moi.
00:08:54Et là, je m'aperçois que ses céréales,
00:08:56c'est des Chocopops.
00:08:58Celles avec le petit sange sur le paquet.
00:09:00Alors là, je suis emmerdé, je me dis
00:09:01« Est-ce que je vais retirer ses céréales, tu vois ? »
00:09:04Et là, il me dit « Papa, je parais une banane ? »
00:09:05J'ai dit « Oh ! »
00:09:09Donc, vraiment, rions ce soir.
00:09:11Ça n'empêche pas de parler dessus.
00:09:13Je parlais de l'environnement, c'est un sujet très important.
00:09:15Il y a eu un reportage sur Arte la semaine dernière.
00:09:18T'as dû le voir, toi, Clément.
00:09:19C'était sur le réchauffement climatique.
00:09:22Un mec qui, pour fuir la misère au Niger,
00:09:27partait vivre en Inde.
00:09:30Donc là, ça me fait penser à ces retraités en banlieue
00:09:34quand on peut fuir des Arabes,
00:09:35ils partent s'installer à Marrakech.
00:09:39On peut leur dire que c'est les mêmes, tu vois.
00:09:41C'est parce qu'à Marrakech,
00:09:42ils mettent des petits bonnets rouges à pompons
00:09:44et qu'ils t'éclaboussent la gueule
00:09:45en te servant du thé comme ça toute la journée
00:09:46que ça change quelque chose.
00:09:48Pourquoi vous servez le thé comme ça, les Maghrébins ?
00:09:51Vous ne pissez pas comme ça.
00:09:52Vous n'êtes pas là.
00:09:56Et donc, ils expliquaient dans le reportage,
00:09:58ils disaient, d'ici 30 ans,
00:10:00dans certains pays,
00:10:02l'eau aura plus cher que le pétrole.
00:10:04Ah, ils vont moins faire les malins, les Qataris, là.
00:10:06On vous revend le PSG.
00:10:07Combien ?
00:10:0810 bouteilles d'éviant.
00:10:10Je ne peux pas me les voir.
00:10:11Moi, tout ce qui est Qataris,
00:10:12ça, où y aller ?
00:10:13Les pays du Golfe, parce que
00:10:15c'est des gens.
00:10:17Ils n'ont rien branlé pour être riches.
00:10:18Tu vois ce que je veux dire ?
00:10:20Federer, Poitris, il a fait coup droit, renvers.
00:10:22Bill Gates, il a créé, il a inventé.
00:10:24En sa audience, un mec, un jour,
00:10:26il creuse dans son jardin, tu vois.
00:10:30Pour enterrer sa femme, par exemple.
00:10:34Parce qu'elle avait conduit.
00:10:43Et là, tout d'un coup,
00:10:44on est riches !
00:10:46Sa femme,
00:10:49il fait d'un,
00:10:49toi, tu creuses un deuxième trou.
00:10:52C'est quand même des pays
00:10:53qui pratiquent encore la loi du talion.
00:10:55Tu vends une pomme,
00:10:55il coupe la main.
00:10:56Tu violles une meuf,
00:10:57il coupe les cheveux à cette salope,
00:10:58il a la pide.
00:11:00Alors, pour moi,
00:11:01vous me connaissez,
00:11:02je suis pour l'ouverture culturelle,
00:11:03puisque mon père est Camerounais
00:11:06et ma mère est Normande.
00:11:07Est-ce que quelqu'un dans la salle
00:11:08connaît le point comment
00:11:09entre la Normandie et le Cameroun ?
00:11:11L'équipe de foot du Cameroun,
00:11:13c'est les ?
00:11:14Les Lyons sont dans le tas, merci.
00:11:16Et le drapeau de la Normandie,
00:11:17peut-être qu'ils connaissent,
00:11:18c'est un drapeau tout rouge
00:11:19avec deux Lyons jaunes dessus.
00:11:21Je n'ai jamais compris pourquoi.
00:11:22Il n'y a pas de Lyons en Normandie,
00:11:23tu vois.
00:11:24C'est le drapeau de Guillaume le Conquérant,
00:11:26à la base.
00:11:26Il n'allait pas mettre
00:11:27deux vaches dessus,
00:11:28tu vois.
00:11:30Il n'allait pas arriver.
00:11:31Ah, je suis Guillaume la Crémière.
00:11:32Bon, enfin bon.
00:11:35Donc, mes parents se mettent ensemble
00:11:36dans les années 70 en Normandie.
00:11:38A l'époque, le métissage était balèze.
00:11:40Maintenant, il y a plein de couples mixtes partout.
00:11:42J'en ai vu dans la salle,
00:11:43des couples mixtes.
00:11:43Vous êtes ensemble ?
00:11:45Ah non, c'est deux femmes.
00:11:45Ah, pardon.
00:11:47Tiens, ton prénom, c'est ?
00:11:49Dev ?
00:11:50Tu te fous de ma gueule, en plus.
00:11:56Tu t'appelles Dev,
00:11:57tu te fous de ma gueule.
00:12:00Tu m'auras dit Stéphane,
00:12:01j'aurais pu gover.
00:12:02Alors là, Dev, putain.
00:12:05Tu t'appelles comment ?
00:12:05Et voilà,
00:12:07t'es d'où, Dev ?
00:12:09La Martinique.
00:12:09Oui, allez, va jusqu'au bout
00:12:10du n'importe quoi,
00:12:11comme ça, on y va.
00:12:13D'ailleurs, c'est marrant
00:12:14parce qu'aujourd'hui,
00:12:14on a tous une copine à nous
00:12:15qui est blanche
00:12:17mais qui sort qu'avec des noirs.
00:12:19Hein, elle se marre ?
00:12:20Elle est comme ça.
00:12:21Elle est négrophile, quoi.
00:12:22Elle est...
00:12:25À ne pas confondre
00:12:26avec nécrophile,
00:12:27ça n'a rien à voir.
00:12:28Ah ben attends,
00:12:29elle s'attend à ce que tu lui présentes,
00:12:30je ne sais pas,
00:12:31Omar Sy,
00:12:32t'arrives avec Charles Aznavour.
00:12:37Pardon Serge,
00:12:37oui, pardon.
00:12:38Alors là,
00:12:39dans six mois,
00:12:39je la fais avec Johnny.
00:12:40J'attends un peu,
00:12:41j'attends un peu.
00:12:43J'attends que les histoires
00:12:44d'héritage soient réglées.
00:12:45Hé, petite parenthèse
00:12:46dans le spectacle,
00:12:47vous pensez qui m'agouille
00:12:48dans l'histoire
00:12:48de l'héritage de Johnny ?
00:12:50Lâchez-vous,
00:12:50ouais, Laetitia, ouais ?
00:12:52Alors, moi,
00:12:53ça ne tient vraiment
00:12:54qu'à moi.
00:12:56Ça n'engage que moi.
00:12:59je suis persuadé
00:12:59que c'est les deux petites chinoises.
00:13:04Ah, je ne les ai jamais senties
00:13:05ces deux-là,
00:13:06tu sais ?
00:13:08Toujours toutes les deux
00:13:08en train de magouiller.
00:13:11Regardez les images
00:13:12de l'enterrement,
00:13:13elles sont là.
00:13:16Ah, les deux petites chinoises,
00:13:18déjà, si tu regardes bien,
00:13:20elles ne ressemblent pas du tout
00:13:20à Johnny.
00:13:28Merci de m'avoir soutu
00:13:29dans ce moment de racisme.
00:13:32Et moi, donc,
00:13:33j'ai ma meilleure amie
00:13:34qui est négrophile
00:13:35et un jour, je lui dis
00:13:36« Mais pourquoi
00:13:37tu sors qu'avec des Noirs ? »
00:13:39Elle me dit « Je ne sais pas,
00:13:39j'aime bien,
00:13:40j'ai un feeling,
00:13:41vous sentez le pain d'épices ? »
00:13:45Elle me dit « Non, mais pas toi,
00:13:46tu n'es que métisse. »
00:13:47Ah, donc, moi, je ne sors rien.
00:13:48Même pas le 4K, rien.
00:13:51Elle me dit « Je ne sais pas,
00:13:52mais quand je marche
00:13:53à côté d'un Noir dans la rue,
00:13:53je me sens en sécurité. »
00:13:55Je dis « Mais par rapport à quoi ?
00:13:57Les hyènes,
00:13:57les lions ! »
00:14:01Et donc, j'ai perpétué,
00:14:03si on peut dire,
00:14:04la tradition du métissage
00:14:05dans ma famille
00:14:06puisque la mère de mon enfant
00:14:08est d'origine marocaine,
00:14:09musulmane.
00:14:10Alors, pour ceux
00:14:11qui ont eu mes spectacles précédents,
00:14:12vous savez que dans ma famille,
00:14:13je n'ai que des gynécos.
00:14:14Mon père est gynéco,
00:14:15mon frère, ma soeur.
00:14:17Du coup, quand ma femme a couché,
00:14:18il y a plein de gens qui m'ont dit
00:14:19« C'est ton père
00:14:20qui a couché ta femme ? »
00:14:21Non, ça va, merci.
00:14:24C'est mon frère.
00:14:28Non, c'est le docteur Lévy
00:14:29qui a couché ma femme.
00:14:31J'ai fait exprès
00:14:31de prendre un gynécologue juif.
00:14:33Comme ma femme est musulmane,
00:14:35je savais qu'il ne se passerait
00:14:35rien de plus entre eux.
00:14:38Limite, quand il l'auscule,
00:14:39il doit être un peu brusque.
00:14:40Tu vois, il doit être un peu...
00:14:41Tu...
00:14:46Hein ?
00:14:49Et dans le petit tunnel,
00:14:50il y a des armes de cachet,
00:14:51là ?
00:15:09Donc, mon fils,
00:15:10né le 15 janvier 2015,
00:15:13pile une semaine après
00:15:14les attentats de Charlie Hebdo.
00:15:15Vous vous rappelez
00:15:15qu'à l'époque,
00:15:16la France est très tendue.
00:15:18Vous ne le savez pas,
00:15:18mais nous, les comiques,
00:15:19on s'est tous réunis entre nous.
00:15:21Je me rappelle,
00:15:21c'est Franck Dubosc
00:15:22qui s'est levé en premier
00:15:23qui a dit
00:15:23« Ils ne baillons pas
00:15:24la liberté d'expression,
00:15:25je continue à ouvrir ma gueule,
00:15:27je ferai Camping 3. »
00:15:30Et là, t'as Bigard galvanisé
00:15:32qui se lève,
00:15:32qui dit « Moi, un djihadiste,
00:15:33je suis en Chopin,
00:15:34je le prends par les couilles,
00:15:36je lui mets le poing dans le cul,
00:15:37mais bien profond. »
00:15:39Et là, t'as Gad Delmaleh
00:15:40qui se lève,
00:15:41qui dit « Moi, un djihadiste,
00:15:43je suis en Chopin,
00:15:44je le prends par les couilles,
00:15:45je lui mets le poing dans le cul,
00:15:46mais bien profond. »
00:15:55« Ça va, c'est entre collègues,
00:15:56ne me fais pas chier,
00:15:57putain, c'est vrai. »
00:15:59Donc, mon fils,
00:16:00né le 15 janvier,
00:16:01je me rappelle,
00:16:01ce soir-là,
00:16:02je jouais à Bordeaux,
00:16:03j'annule la date
00:16:04pour la maternité,
00:16:05je mets sur mes réseaux
00:16:06« Annulation pour cause de papa,
00:16:08les gens très gentils,
00:16:10tous nos vœux de bonheur,
00:16:11félicitations,
00:16:12il y a un type qui m'a mis,
00:16:13c'est une honte,
00:16:14j'ai réservé depuis des mois,
00:16:15on a tous des choses à faire.
00:16:21J'arrive à la maternité
00:16:22et moi,
00:16:23j'ai qu'une hantise,
00:16:24c'est que mon gamin soit roux.
00:16:27J'ai rien contre les roux,
00:16:28c'est juste,
00:16:28je ne sais pas si tu as remarqué
00:16:29chez Daesh,
00:16:30les roux,
00:16:30c'est toujours les plus agressifs.
00:16:33T'es ceux avec les grandes barbes rousses,
00:16:35là.
00:16:35Tu sens que eux,
00:16:36quand ils se font exploser,
00:16:37ils crient pas de la voix de barre.
00:16:38Ils crient « Ça, c'est pour poil des carottes ! »
00:16:42C'est autre chose,
00:16:42c'est une autre revendication,
00:16:43c'est autre chose.
00:16:44Donc, mon fils,
00:16:45c'est dans cette année 2015
00:16:46très compliqué,
00:16:47puisque,
00:16:48quelques mois plus tard,
00:16:49c'est les attentats du Bataclan.
00:16:51Moi, j'ai perdu un ami,
00:16:53là-bas.
00:16:54Un des djihadistes
00:16:55qui était avec moi à l'école,
00:16:56qui,
00:16:57je rigole,
00:16:58Marion,
00:16:58je rigole !
00:17:00Non,
00:17:00dès que j'apprends ce qui s'est passé,
00:17:02j'étais encore en tournée ce soir-là,
00:17:03tout de suite,
00:17:03j'appelle la mère de mon enfant,
00:17:05elle me dit « T'inquiète pas,
00:17:06tout va bien,
00:17:06on est sains et sauf. »
00:17:08je vais un peu détendre l'atmosphère,
00:17:09je la taquine un peu,
00:17:10je lui dis « Non,
00:17:11moi,
00:17:11j'appelle juste pour savoir
00:17:12si vous faites partie des terroristes. »
00:17:14Elle me dit « Oh,
00:17:14t'es con avec tes amalgames ! »
00:17:16Je lui dis « Amalgame,
00:17:17amalgame ! »
00:17:18Le terroriste qui s'est fait sauter
00:17:19tout seul au bord du Stade de France,
00:17:21si ça,
00:17:22c'est pas du travail d'arabe...
00:17:28Mais j'ai honte !
00:17:29J'ai honte,
00:17:30mais on était tous parano en 2015
00:17:32parce que chez Daesh,
00:17:34ils pratiquent ce qu'on appelle la taquia.
00:17:35Vous voyez ce que c'est ou pas ?
00:17:36Quand ils veulent faire un attentat quelque part,
00:17:38au début,
00:17:39pendant des mois,
00:17:40ils vont s'infiltrer.
00:17:41Par exemple,
00:17:42ils veulent faire sauter le bistrot du coin,
00:17:43pendant des mois,
00:17:44ils vont aller faire copa-copa
00:17:45avec tout le monde,
00:17:46ils vont être là
00:17:46« Ça va Bernard ? »
00:17:47« Ça va, ça va, ça va. »
00:17:48« Et toi Robert ? »
00:17:48« Ça va, ça va. »
00:17:49« Et toi Kader ? »
00:17:50« Ça va, »
00:17:51« Ah, ça va, ça va. »
00:17:56Puis un jour,
00:17:57le chef de Daesh lui donne l'ordre
00:17:59et là,
00:18:00le mec fait son attentat.
00:18:02Je vous laisse imaginer
00:18:03la vie du terroriste
00:18:03qui avait fait l'attentat
00:18:04dans la boîte gay à Orlando.
00:18:09Avec le chef de Daesh
00:18:10qui devait l'appeler toutes les semaines
00:18:11« Mais t'en es où, là ? »
00:18:13« Ah bah, je m'infiltre, hein ! »
00:18:14« Je m'infiltre ! »
00:18:15« Mais c'est pour bientôt,
00:18:17un peu point... »
00:18:20« Mais tu te fais sauter quand ? »
00:18:21« Ah bah, si tu savais ! »
00:18:25« On était parano en 2015 ! »
00:18:28« Moi, quand un vigile maghrébin
00:18:29me disait « Ouvre ton sac ! »
00:18:30« Jouais, toi, vite tes poches d'abord ! »
00:18:33« Un jour, je me rappelle,
00:18:34la mère de mon gosse,
00:18:35elle avait ramené du Maroc
00:18:36une petite mosquée en terre cuite.
00:18:39Elle avait mis ça
00:18:39dans la chambre de notre enfant.
00:18:41Je vais la voir, je dis,
00:18:42je croyais qu'on était un couple laïque.
00:18:44Elle me fait « Oh, ça va,
00:18:44c'est juste une mosquée de déco. »
00:18:46« Oui, on connaît. »
00:18:51« Après, c'est le voile de déco,
00:18:52la calage de déco, on connaît. »
00:18:56« Fais ce que tu veux,
00:18:56c'est ton enfant. »
00:18:57Elle vient me voir le lendemain,
00:18:58elle me dit « C'est toi qui as mis
00:18:59un cochon devant la mosquée. »
00:19:03Je lui dis « C'est une tirelière de déco. »
00:19:07Et je me rappelle
00:19:08le plus grand moment de paranoïa
00:19:09que j'ai eu, c'est
00:19:09un jour, je rentre chez moi.
00:19:12Là, il y a la mère de mon gosse
00:19:13avec le petit dans les bras.
00:19:15Et là, j'entends qu'elle eut pas en arabe.
00:19:23Je dis « Qu'est-ce que je lui dis ? »
00:19:24Elle me dit « Je lui apprends
00:19:25quelques mots en arabe. »
00:19:26Je dis « Ah ouais, comme ça. »
00:19:29« Vous parlez de moi, c'est ça ? »
00:19:32Elle me dit « Non,
00:19:33je lui apprends quelques mots en arabe. »
00:19:34Et là, je lui ai dit
00:19:34« Ça suffit. »
00:19:35Et je dis « Ça suffit
00:19:36à tous mes amis maghrébins de la salle.
00:19:37Les maghrébins,
00:19:38vous ne parlez pas l'arabe.
00:19:39Les maghrébins,
00:19:40vous parlez une sorte
00:19:40de dialecte arabe.
00:19:42Moi, j'étais en Égypte
00:19:43avec ma femme,
00:19:43elle m'a dit
00:19:43« Oh, c'est bien,
00:19:44on va pouvoir communiquer. »
00:19:45Elle n'a rien compris.
00:19:47Ils n'ont rien compris.
00:19:48Et je me suis mieux débrouillé
00:19:49avec mes trois mots d'allemand.
00:19:51Les maghrébins,
00:19:51vous ne parlez pas l'arabe.
00:19:52Vous parlez une sorte
00:19:53d'arabe créole.
00:19:54Vous parlez le petit bougnoul.
00:19:55Voilà la réalité.
00:20:01Et comme vous n'avez pas de langue,
00:20:03vous inventez des mots
00:20:04et vous rajoutez des mots
00:20:05en français derrière
00:20:05pour vous comprendre.
00:20:06Vous êtes là
00:20:06« Achla, achla, achla,
00:20:08allez chez Franprix. »
00:20:16Et le plus drôle,
00:20:17c'est que mon gamin
00:20:18commence à grandir,
00:20:20à poser des questions
00:20:20et l'autre jour,
00:20:21il vient me voir et me dit
00:20:22« Et moi, papa,
00:20:22ce sera quoi plus tard,
00:20:23ma religion ? »
00:20:25« Expliquez ça
00:20:25avec des mots d'enfant. »
00:20:26« Bah, tu choisiras
00:20:27soit la religion de papa,
00:20:29soit la religion de maman.
00:20:31C'est deux belles religions.
00:20:32La religion de papa,
00:20:34c'est celle où à Pâques,
00:20:35on cache des œufs en chocolat.
00:20:37Et la religion de maman,
00:20:38c'est celle où on égorge
00:20:39des moutons.
00:20:43Mais surtout,
00:20:43c'est toi qui choisis.
00:20:54Et encore,
00:20:55les plus grands soucis
00:20:56que j'ai eus dans mon couple,
00:20:56moi, c'est à cause de l'alcool.
00:20:57Ah, j'aime boire.
00:20:58Ah, je suis un vrai normand,
00:21:00là-dessus.
00:21:02Ah, du rhum, du rhum, du rhum,
00:21:03du rhum, du rhum, du rhum.
00:21:05Un jour, la mère de mon gosse
00:21:06m'a dit
00:21:06« Pourquoi tu t'es mis
00:21:07avec une musulmane
00:21:08si t'aimes t'en boire ? »
00:21:09« Il faut bien quelqu'un
00:21:10pour ramener la voiture
00:21:10quand on va en soirée. »
00:21:13Non mais je suis pas alcoolique,
00:21:14mais c'est chiant d'être
00:21:15avec la personne que t'aimes
00:21:16au restaurant, par exemple,
00:21:17et pas pouvoir partager
00:21:18une bouteille de vin.
00:21:19Tu sais,
00:21:19quand le serveur arrivait
00:21:21et disait
00:21:21« Et vous bourrez quelque chose
00:21:22avec ça ? »
00:21:22Je fais « Ah ben non, non ! »
00:21:37Certains soirs,
00:21:38je me bourrais la gueule
00:21:38comme je pouvais.
00:21:39Un jour,
00:21:40j'ai commandé
00:21:40huit babas au rhum.
00:21:41Je suis là,
00:21:42je...
00:21:45Et l'épisode le plus gros
00:21:46que j'ai eu avec l'alcool,
00:21:47c'est un jour,
00:21:47je rentre de boite de nuit,
00:21:48il doit être 6 heures du matin,
00:21:50je suis éclaté,
00:21:50tu sais,
00:21:51mon fils avait quoi ?
00:21:523, 4 mois.
00:21:52J'essaye de pas faire de bruit,
00:21:54évidemment,
00:21:54je renverse un truc,
00:21:55il commence à hurler,
00:21:57moi j'essaye de le prendre
00:21:57pour le calmer,
00:21:58sauf que je suis encore
00:21:59dans ma soirée,
00:22:00tu vois,
00:22:00je suis là...
00:22:01Shine white like a diamond,
00:22:03shine white like a diamond,
00:22:05like a diamond in the sky.
00:22:09Et il se rendort pas,
00:22:10j'essaye de lui faire...
00:22:10Mais bon,
00:22:11je prépare les doses
00:22:11avec le lait en poudre,
00:22:12j'ai l'impression
00:22:13d'être un vieux toxico.
00:22:15J'ai un pote à moi,
00:22:16il prend de la coke,
00:22:17un jour,
00:22:17il a interverti sa coke
00:22:18et le lait en poudre
00:22:18de son gamin.
00:22:19Le gamin l'a pas fait
00:22:20sa nuit,
00:22:20son jour,
00:22:21sa nuit.
00:22:22Mon pote,
00:22:22il a pris son rat,
00:22:23il a fait son roux derrière.
00:22:29J'y file son biberon,
00:22:30il se rendort,
00:22:32je vais le recoucher,
00:22:33je me traîne jusqu'au canapé,
00:22:35je m'endors comme une merde,
00:22:37à un moment,
00:22:37je ouvre les yeux
00:22:39et là,
00:22:39je vois la merde de mon gosse
00:22:40juste au-dessus
00:22:41avec le gamin dans les bras.
00:22:47T'es rentré à quelle heure ?
00:22:49Oh,
00:22:51minuit,
00:22:54minuit sept peut-être,
00:22:56et là,
00:22:57il y a mon gamin
00:22:57qui fait
00:22:58rentrer six heures du matin.
00:23:08Mais c'est bien,
00:23:09c'est sympa les couples amics,
00:23:10ça se passe pas bien
00:23:11tous les deux ?
00:23:11Ouais,
00:23:12il y a des gosses déjà ?
00:23:13Non,
00:23:14pas encore,
00:23:14il faut y aller maintenant.
00:23:16Cerche des gosses,
00:23:17toi déjà.
00:23:18Ouais,
00:23:19il veut pas me parler,
00:23:19Serge,
00:23:19depuis tout à l'heure,
00:23:20rien à foutre.
00:23:21Tu parles français,
00:23:22Serge ?
00:23:23Oh,
00:23:25Serge,
00:23:25t'es des gosses ?
00:23:26Il est là,
00:23:27Serge,
00:23:27Serge,
00:23:27t'es des gosses ?
00:23:29Tu veux pas participer,
00:23:31Serge,
00:23:31c'est comme ça,
00:23:31toi,
00:23:31tu veux pas...
00:23:32Il me regarde,
00:23:33ferme ta gueule,
00:23:33il me dit,
00:23:34ferme ta gueule,
00:23:34comme ça.
00:23:36je te laisse tranquille,
00:23:37vous êtes des gosses,
00:23:38le roumain,
00:23:38t'es des gosses ?
00:23:39Quel âge ?
00:23:40Hein ?
00:23:43Pourquoi le roumain ?
00:23:44Parce qu'avec ton bonnet
00:23:45et ta coupe de cheveux,
00:23:45tu veux que je t'appelle comment ?
00:23:46Merde,
00:23:46on dirait que t'es...
00:23:47J'ai envie de t'installer
00:23:48un horodateur ici,
00:23:49qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
00:23:54Ils ont quel âge tes gosses ?
00:23:574 et 6 ?
00:23:58Vrage ou fouage ?
00:23:59Non,
00:24:00je...
00:24:01Riez pas,
00:24:01je demande toujours
00:24:02si c'est vrage ou fouage
00:24:03parce que moi,
00:24:03mon gamin,
00:24:04il a 5 ans,
00:24:05mais quand je suis dans les parcs
00:24:06avec d'autres parents,
00:24:06quand ils disent
00:24:07il a quel âge,
00:24:07votre Suisse ?
00:24:07Je dis il a 2 ans.
00:24:10Du coup,
00:24:10il me regarde comme ça,
00:24:11il parle vachement bien
00:24:12pour son âge.
00:24:13Je dis non,
00:24:14c'est peut-être le tien
00:24:14qui a un souci.
00:24:16C'est un crevait de rire,
00:24:17fais-le,
00:24:18tu vas voir,
00:24:18après il repart.
00:24:18On y va les enfants,
00:24:19ça suffit maintenant.
00:24:23Ah non,
00:24:23c'est très...
00:24:24Qui est-ce qui le garde ce soir,
00:24:24les enfants,
00:24:25qui est-ce qu'il est ?
00:24:26Mamie ?
00:24:27Oui,
00:24:27c'est moins cher,
00:24:27mamie.
00:24:29Ah je...
00:24:29Combien de fois
00:24:30j'ai fait à ma mère,
00:24:31maman,
00:24:31tu peux garder Naël
00:24:32cet après-midi ?
00:24:33Oh oui,
00:24:33tu reviens pas le chercher
00:24:34dans 3 jours
00:24:34comme la dernière fois.
00:24:36J'ai dit,
00:24:37maman,
00:24:37c'est la chair de ta chair.
00:24:38Oui,
00:24:39on doit l'autre théâtre
00:24:39demain soir avec ton père.
00:24:40Laisse tomber.
00:24:41Je le donne à son autre grand-mère.
00:24:42Ah non,
00:24:42pas la sorcière marocaine.
00:24:46La concurrence entre les grand-mères,
00:24:47ça marche à tous les coups.
00:24:48Mais c'est tellement compliqué
00:24:50de trouver des bonnes nourrices
00:24:50de nos jours.
00:24:51Hé,
00:24:51je veux pas verser dans les clichés
00:24:52ce soir,
00:24:53mais on a eu une nourrice
00:24:54camerounaise à la maman.
00:24:55Un jour,
00:24:56il devait être quoi ?
00:24:5614 heures ?
00:24:57Elle me dit,
00:24:58bon,
00:24:58j'y vais,
00:24:58monsieur Hebboué.
00:25:01Dory,
00:25:01vous finissez à 18 heures.
00:25:03Ah,
00:25:03tu vas commencer
00:25:04à faire les horaires
00:25:04comme les blancs.
00:25:10Je lui dis,
00:25:10c'est pas une histoire de couleurs,
00:25:11c'est une histoire de contrat.
00:25:13Toi,
00:25:13elle me tient pas d'origine africaine.
00:25:15J'ai dit,
00:25:15si,
00:25:15alors ?
00:25:17J'ai dit,
00:25:18oui,
00:25:18mais alors ?
00:25:20J'ai pas fier de tes origines.
00:25:21J'ai dit,
00:25:22si,
00:25:22alors ?
00:25:24J'ai dit,
00:25:25alors,
00:25:25je vais garder le petit,
00:25:26mais alors ?
00:25:29Après,
00:25:29on a eu une nourrice bulgare,
00:25:31un mannequin,
00:25:31la fille.
00:25:32Je suis toujours,
00:25:32parfois,
00:25:32elle était derrière la poussette
00:25:33dans la rue comme ça.
00:25:34Limite,
00:25:34j'étais fier à côté d'elle.
00:25:36Un jour,
00:25:37il y a une dame
00:25:37qui me reconnaît,
00:25:38elle me dit,
00:25:38monsieur Hebboué,
00:25:39si votre fils,
00:25:39il est trop mignon.
00:25:40Je fais,
00:25:40oui,
00:25:40il a de qui tenir.
00:25:42Je vois ma femme
00:25:43qui arrive en courant,
00:25:44je fais,
00:25:44voilà la nourrice.
00:25:48Et alors,
00:25:48le pompon,
00:25:50on a essayé
00:25:50une garde partagée
00:25:51chez une dame très bien.
00:25:53Le souci,
00:25:54elle essaie traîner
00:25:54au milieu des enfants
00:25:55son chien,
00:25:57un lévrier afghan.
00:25:58Tu vois,
00:25:59comment c'est ou pas ?
00:25:59Les chiens de course
00:26:00tout maigre,
00:26:01tout dégueulasse,
00:26:02là.
00:26:03Même les points
00:26:03qu'un chien,
00:26:04les avondins,
00:26:04ils se dégagent,
00:26:05tu me fais honte.
00:26:05Ils sont là de...
00:26:06Ah,
00:26:07les lévriers afghans,
00:26:08mais comment un pays
00:26:09peut tout rater à ce point,
00:26:10même ses chiens,
00:26:11quoi ?
00:26:17Mais on est tellement
00:26:19en panique avec tout
00:26:19avec nos enfants.
00:26:20Moi,
00:26:20le pire,
00:26:21c'est quand je prends
00:26:21l'avion sans mon fils.
00:26:22Avant,
00:26:23je n'avais pas du tout
00:26:23peur de prendre l'avion.
00:26:24Maintenant,
00:26:25quand je suis au décollage
00:26:25sans lui,
00:26:26je suis en panique.
00:26:27Et en plus,
00:26:27l'autre jour,
00:26:28qui vient s'asseoir
00:26:29juste à côté de moi,
00:26:30s'il te plaît ?
00:26:31Zinedine Zidane.
00:26:34Alors là,
00:26:34je me dis,
00:26:34non seulement si l'avion se crache,
00:26:35je ne vois plus jamais mon gosse,
00:26:37mais en plus,
00:26:37on ne parlera même pas
00:26:38de moi aux informations.
00:26:43Et le pire,
00:26:44c'est que moi,
00:26:44je l'ai inscrit à l'école
00:26:45cette année,
00:26:45c'est devenu un tel bordel
00:26:47l'éducation nationale en France,
00:26:48je ne sais pas si vous en sortez,
00:26:48toutes les réformes à la con.
00:26:51Moi,
00:26:52j'ai mon petit-neveu,
00:26:53par exemple,
00:26:54il a 8 ans,
00:26:55ils n'ont même plus de notes
00:26:55à l'école,
00:26:56ils ont des couleurs.
00:26:58L'autre jour,
00:26:58avec son devoir de maths,
00:26:59je lui dis,
00:26:59j'ai eu combien de gilets jaunes ?
00:27:03Je lui dis,
00:27:03c'est bien.
00:27:03Elle me dit,
00:27:04la moyenne de classe,
00:27:05c'est violet.
00:27:09Toutes leurs réformes bidons,
00:27:11t'as vu les féministes
00:27:12qui ont dit,
00:27:12ouais,
00:27:13c'est une honte
00:27:13que le masculin
00:27:14emporte sur le féminin.
00:27:15Et depuis,
00:27:16t'as plein de communautés
00:27:16qui commencent à redire
00:27:17vendications grammaticales.
00:27:19Moi,
00:27:19j'ai un pote à moi,
00:27:20il est nain,
00:27:20il veut faire interdire
00:27:21les majuscules.
00:27:27Non,
00:27:27elle est bien,
00:27:27non ?
00:27:29Vous êtes durs
00:27:30à faire marrer,
00:27:30tous les deux,
00:27:31merde,
00:27:31elle est pas mal
00:27:32par rapport à la taille
00:27:32des lettres,
00:27:33tout ça,
00:27:33non ?
00:27:34Ben oui,
00:27:35les minuscules,
00:27:35non ?
00:27:36T'es durs à faire marrer.
00:27:37Quand je viens là,
00:27:37c'est un peu pour vous,
00:27:38compliqué,
00:27:39ça,
00:27:39c'est les mecs,
00:27:39putain,
00:27:40je sais pas d'où ils viennent,
00:27:42ça,
00:27:42c'est,
00:27:42ils sont arrivés normal au spectacle,
00:27:43ils voulaient se marrer au début,
00:27:45tout d'un coup,
00:27:45ils ont vu qu'il y avait
00:27:46les loges présidentielles,
00:27:47ils ont pété un câble,
00:27:47c'est,
00:27:47ah,
00:27:47on est là.
00:27:52Ça y est,
00:27:52ils sont à Versailles,
00:27:53c'est fini,
00:27:53tu vois,
00:27:54ils sont là.
00:27:55Limite,
00:27:55quand vous riez,
00:27:56oh,
00:27:56les paysans,
00:27:57oh,
00:28:02ah,
00:28:02non,
00:28:02toutes les réformes à la con,
00:28:03là,
00:28:04t'as vu,
00:28:04ils veulent même faire interdire
00:28:06le passé simple,
00:28:07ils ont dit,
00:28:07oui,
00:28:08c'est trop compliqué pour les gamins,
00:28:09il y a quand même des textes en français
00:28:10fabuleux au passé simple,
00:28:11non ?
00:28:12Bah oui,
00:28:13lesquels par exemple ?
00:28:15Le Cid,
00:28:16Corneille,
00:28:17nous partîmes 500,
00:28:19et par un pro-enfort,
00:28:20nous nous vivions 3000,
00:28:21en arrivant au port,
00:28:23l'inverse des migrants.
00:28:29Qu'est-ce que j'étais nul,
00:28:30moi,
00:28:30au passé simple,
00:28:31nous mangeâmes,
00:28:32nous regardâmes,
00:28:33quand j'étais petit,
00:28:33je croyais que Jean-Claude Van Damme,
00:28:34c'était un verre du premier groupe,
00:28:35moi.
00:28:40Et alors,
00:28:40regardez bien les textes de réforme,
00:28:42ils veulent remettre
00:28:43l'éducation sexuelle au collège,
00:28:45et que c'est pas des blagues,
00:28:46en sixième,
00:28:47cinquième,
00:28:47des cours de masturbation,
00:28:50découvrir son corps,
00:28:51voilà,
00:28:52des cours de masturbation,
00:28:53du coup,
00:28:53moi,
00:28:54j'ai mis mon gamin
00:28:54en école catholique,
00:28:55voilà,
00:28:55il n'y aura pas de cours de masturbation,
00:28:58il se fera enculer directement.
00:29:09Merci pour lui.
00:29:13Ah non,
00:29:13c'est compliqué,
00:29:14je te jure.
00:29:14Alors,
00:29:15le pire maintenant,
00:29:16c'est,
00:29:16vous avez vu,
00:29:16dans le 93,
00:29:17je crois que c'était en ZEP,
00:29:19on ne dit plus ZEP,
00:29:20est-ce qu'il y a des profs
00:29:21dans la salle ?
00:29:21Levez la main les profs
00:29:22que je vois un peu.
00:29:23Généralement,
00:29:23on reconnaît,
00:29:24ah,
00:29:24il y a un prof là,
00:29:25lève la main,
00:29:25ils sont timides ce soir,
00:29:27généralement,
00:29:28à la gueule qu'il a,
00:29:28tu sais quelle est la matière
00:29:29qu'il enseigne.
00:29:30Fais voir,
00:29:30lève ta main.
00:29:31Il n'y a pas un prof,
00:29:32c'est quoi,
00:29:32c'est une salle d'illettré,
00:29:33là,
00:29:33il n'y a pas...
00:29:35prof de quoi vous êtes,
00:29:36madame ?
00:29:37De tout ?
00:29:39C'est quoi,
00:29:40prof de tout ?
00:29:42Tu fais gym,
00:29:42un peu SVT en même temps,
00:29:44tu fais de...
00:29:45T'es prof au Congo,
00:29:46quoi,
00:29:46t'es coiffeur,
00:29:47prof,
00:29:47je...
00:29:52Prof de tout,
00:29:53mais qu'est-ce que c'est
00:29:53que ces conneries ?
00:29:56Ah ben,
00:29:56on comprend pourquoi
00:29:57le pays va mal,
00:29:57putain,
00:29:58alors là,
00:30:00je suis prof de tout,
00:30:04un peu couture,
00:30:05un peu maths,
00:30:06on va dire,
00:30:06rien à foutre.
00:30:08Alors,
00:30:08on dit plus ZEP,
00:30:09on dit REP,
00:30:10vous croyez,
00:30:10c'est ça ?
00:30:11Voilà,
00:30:11vous avez vu,
00:30:12dans le 93,
00:30:12en REP,
00:30:13le gamin qui a braqué
00:30:14une prof avec un flingue
00:30:14pour être mis présent,
00:30:15vous avez vu ça ?
00:30:16Mets-moi présent,
00:30:17mets-moi présent !
00:30:18Cette volonté d'apprendre.
00:30:25Blague à part,
00:30:26moi,
00:30:26j'ai une copine à moi,
00:30:27sa fille est en ZEP,
00:30:28elle pleure tous les matins,
00:30:29elle est en cours,
00:30:29elle dit,
00:30:29je ne vais pas y aller,
00:30:30je ne vais pas y aller !
00:30:31Il dit,
00:30:32Sophie,
00:30:32tu as 34 ans,
00:30:33tu es prof de maths,
00:30:33tu y vas maintenant.
00:30:36Moi,
00:30:37j'ai un pote à moi,
00:30:38il est prof de philo en REP,
00:30:40il m'a dit l'autre jour,
00:30:40j'arrive en cours,
00:30:41je dis,
00:30:41aujourd'hui,
00:30:42nous allons voir le complexe d'Oedipe.
00:30:43Qu'est-ce que vous pensez
00:30:44du complexe d'Oedipe ?
00:30:46Va niquer ta mère !
00:30:48Exactement.
00:30:53Et du coup,
00:30:53il y a plein de gens,
00:30:54maintenant,
00:30:54ils mettent les gamins
00:30:55en école communautaire,
00:30:55les cathos en école catholique,
00:30:57les juifs en école talmudique,
00:30:59les roms en école du cirque.
00:31:16Merci,
00:31:16ce sera le seul mime de la soirée,
00:31:17merci pour lui.
00:31:27Et il y a un grand débat en ce moment
00:31:29à l'école,
00:31:29c'est les menus de cantine.
00:31:31Toutes les communautés
00:31:31veulent leurs menus
00:31:32et il y a une communauté
00:31:33qui est très agressive
00:31:34en ce moment là-dessus.
00:31:35Vous allez deviner laquelle ?
00:31:37Les véganes.
00:31:38Les véganes,
00:31:39exactement.
00:31:39Vous voyez ce que c'est les véganes ?
00:31:40C'est les gens qui ne consomment rien,
00:31:42qui n'utilisent rien,
00:31:42qui proviennent de l'animal.
00:31:43Nous,
00:31:43on a une nourrice végane,
00:31:45un moment pour mon fils,
00:31:46elle ne lui disait que des fruits
00:31:47et des légumes écrasés.
00:31:48Un jour,
00:31:49je lui dis,
00:31:49c'est sympa mais
00:31:50il faudrait des yaourts aussi.
00:31:51Elle me fait,
00:31:51non,
00:31:51rien qui provient de la vache.
00:31:53Je dis,
00:31:54vous peut-être,
00:31:54mais mon fils,
00:31:55si.
00:31:56Elle me dit,
00:31:56votre femme n'a qu'à faire
00:31:57des yaourts avec son lait.
00:31:58Je fais,
00:31:59oui,
00:31:59moi je fais des petits Suisses.
00:32:06Le concept des véganes,
00:32:07c'est,
00:32:07tous les êtres vivants se valent.
00:32:09En gros,
00:32:09un végane,
00:32:10il est au bord d'une rivière,
00:32:11il y a un castor
00:32:12et un petit garçon
00:32:12en train de se noyer,
00:32:13il hésite,
00:32:14il est là,
00:32:16aaaaaaah !
00:32:16Me dis pas un homme
00:32:17égal à une huître,
00:32:18tu crois que t'as des huîtres
00:32:20pendant le réveillon
00:32:20qui font semblant d'être morte
00:32:21pour pas être mangé ?
00:32:27Surtout quand ils te mettent
00:32:27le citron dans la gueule,
00:32:28tu ne te rétractes pas.
00:32:30Eh ben,
00:32:31tu souffles.
00:32:33Je sais pas,
00:32:34je sais pas si je vais y arriver.
00:32:35Arrête de chaler,
00:32:36on dirait une moule,
00:32:37bordel.
00:32:38Alors après,
00:32:39évidemment que t'as
00:32:39de la maltraitance
00:32:40sur certains animaux.
00:32:41On a encore vu récemment
00:32:42les élevages
00:32:43de lapins en batterie,
00:32:44c'est une honte.
00:32:45Mais une fois de plus,
00:32:46comparons ce qui est comparable,
00:32:47t'as un vegan
00:32:48qui disait à la télé,
00:32:49oui,
00:32:49les élevages de lapins
00:32:50en batterie,
00:32:50c'est pire
00:32:51que des camps de concentration.
00:32:54Moi,
00:32:55mon fils,
00:32:55je vais jamais offert
00:32:55un juif en peluche.
00:33:01Non,
00:33:01j'aime bien cela.
00:33:04Il y a eu une corrida
00:33:06l'été dernier,
00:33:06t'as une vegan
00:33:07qui a sauté dans l'arène
00:33:08avec une pancarte
00:33:09« Halte à la boucherie ! »
00:33:10Le taureau l'a chargé.
00:33:13Et un des grands
00:33:14qu'on voit des vegans,
00:33:15c'est le foie gras.
00:33:15Tiens,
00:33:16qui a mangé du foie gras
00:33:16pendant les fêtes ?
00:33:17Dénoncez-vous.
00:33:18Ah,
00:33:19c'est bon cette merde.
00:33:20Ah ouais,
00:33:21moi j'étais avec mon petit toast
00:33:22comme ça,
00:33:23j'ai ma petite nièce
00:33:24qui est vegan,
00:33:24elle arrive et me fait
00:33:25« Ça,
00:33:26je te dérange pas ? »
00:33:29« Ça te dérange pas
00:33:30de manger du foie gras
00:33:31alors que les oies
00:33:31sont gavées de force
00:33:32toute la journée ? »
00:33:37« Moi j'ai l'habitude,
00:33:38je vais sur YouPorn
00:33:39tous les soirs. »
00:33:41« Non mais c'est bon le foie gras.
00:33:42Tu sais ce qu'il faudrait faire ?
00:33:44Il faudrait faire goûter
00:33:45le foie gras aux oies. »
00:33:47« Ah, je suis sûr
00:33:48qu'elle dirait
00:33:48« Ok, ok. »
00:33:51Limite...
00:33:54C'est pas des blagues.
00:33:55En Suisse,
00:33:56les vegans ont obtenu
00:33:57que les restaurateurs
00:33:58n'ont le poids de jeter
00:33:59les homards
00:33:59directement vivants
00:34:00dans l'eau mouillante.
00:34:01Faut les mettre petit à petit.
00:34:03Faut leur mouiller la nuque.
00:34:06Moi, genre,
00:34:07je suis invité
00:34:07à un barbecue vegan.
00:34:08Au départ,
00:34:09je suis pas au courant
00:34:09que c'est vegan.
00:34:10Je commence à avoir des doutes
00:34:11au moment où il m'a dit
00:34:12« Fabrice,
00:34:13tes courgettes
00:34:13bien cuites ou saignantes ? »
00:34:15« Il n'y a pas de viande
00:34:17dans votre barbecue ? »
00:34:17« Si,
00:34:18c'est que j'ai un délicieux
00:34:19saucisson de fenouil. »
00:34:20« Vas-y,
00:34:20laisse tomber. »
00:34:20« Laisse tomber. »
00:34:22« Je prends un jus de carotte,
00:34:23je vais m'asseoir
00:34:23sur un canapé en cuir. »
00:34:25« Là, il y a une vegan,
00:34:26elle me fait
00:34:26« Ça, je ne te range pas. »
00:34:28« Je dis quoi ? »
00:34:29« Ça ne te dérange pas
00:34:30être assis
00:34:30sur une vache morte. »
00:34:32« Oh, je dis moi,
00:34:33tant que je ne suis pas
00:34:33assis sur la corne,
00:34:34tu sais. »
00:34:36« À un moment,
00:34:37je commence à avoir
00:34:37vraiment la dalle,
00:34:38je vais chez l'épicier du coin,
00:34:39je reviens en douce
00:34:40me faire des œufs au plat. »
00:34:41« L'autre revient,
00:34:42elle me fait
00:34:42« Ça, je ne te range pas. »
00:34:44« Je dis quoi encore ? »
00:34:45« Ça ne te dérange pas
00:34:46de manger des fœtus. »
00:34:47« Je dis pas des fœtus,
00:34:48c'est des œufs. »
00:34:48« Elle me dit,
00:34:49c'est pareil. »
00:34:49« Je dis non,
00:34:50c'est pas pareil. »
00:34:50« Je pense pas qu'un médecin,
00:34:51quand il fait un avortement,
00:34:52il attend avec son jus d'orange,
00:34:53c'est mouillette. »
00:34:56« Elle me dit,
00:34:57mais tu ne comprends rien,
00:34:58Fabrice.
00:34:58C'est prouvé scientifiquement.
00:35:00Nous ne sommes pas des chasseurs,
00:35:01nous sommes des cueilleurs. »
00:35:02« Je dis, comment ça,
00:35:02nous sommes des cueilleurs ?
00:35:03Tu crois vraiment
00:35:04qu'elle a pris histoire ?
00:35:04T'as le papa
00:35:05qui est rentré de la chasse le soir
00:35:06avec maman
00:35:07qui a tenu devant la grotte.
00:35:08Alors,
00:35:08qu'est-ce que tu ramènes à dîner,
00:35:09chérie ?
00:35:09Oh, regarde,
00:35:10j'ai cueilli trois framboises.
00:35:12Mais on veut du mammouth,
00:35:13connard !
00:35:15Mais j'ai des violettes aussi.
00:35:17Mais les gars,
00:35:17j'ai des espèces de fiotes
00:35:19avec ton cinquant tissu
00:35:20en bandoulière.
00:35:30Puis,
00:35:30il y a du proséliétisme aujourd'hui.
00:35:32On a juste acheté
00:35:33un paquet de pâtes
00:35:33au supermarché,
00:35:34tu rentres là-dedans,
00:35:35t'as un grand rayon
00:35:36pâtes sans gluten,
00:35:36un grand rayon
00:35:37pâtes vegan
00:35:38et t'as un tout petit rayon
00:35:39pour les gens
00:35:39qui mangent encore
00:35:40des pâtes normales.
00:35:41C'est devenu le rayon
00:35:42de la honte.
00:35:43C'est le rayon
00:35:44du sex shop
00:35:45nain obèse et zérophile.
00:35:50C'est pas les mecs,
00:35:51ils viennent ouvrir à Paris
00:35:52le premier restaurant
00:35:53vegan naturiste.
00:35:55C'est-à-dire,
00:35:55ils te disent
00:35:55à nous la viande
00:35:56on peut pas.
00:35:57Mais manger au milieu
00:35:57de tas de graisse
00:35:58qui se baladent,
00:35:58ça les dérange pas.
00:36:00Avec Nadine,
00:36:0072 ans,
00:36:01qui doit être là.
00:36:02Ah bah,
00:36:02ils m'ont mis la viande
00:36:03dans mon assiette.
00:36:05Ah bah non,
00:36:05c'est mon sein.
00:36:06Ah ah ah ah.
00:36:09T'imagines la vie du serveur ?
00:36:10Ben là,
00:36:11vous avez fait tomber
00:36:11votre serviette.
00:36:12Ben non,
00:36:12non, pas celle-là.
00:36:13Ah oui, pardon.
00:36:14Oh.
00:36:20T'as déjà été
00:36:21dans une boutique vegan ?
00:36:22Il manque de tout là-dedans.
00:36:23De fer,
00:36:24de protéines,
00:36:24de nutriments.
00:36:25La caissière,
00:36:25elle est comme ça.
00:36:35où elle
00:36:35est particulière.
00:37:23Sous-titrage MFP.
00:37:26Sous-titrage MFP.
00:37:58Un jour j'ai failli le frapper, je voulais exposer un moustique contre le mur, il s'est interposé ce
00:38:02con.
00:38:03Tiens, un vegan y a un moustique dans sa chambre, il passe sa nuit comme ça, serre-toi mon frère,
00:38:06serre-toi.
00:38:07Moi j'ai un moustique dans ma chambre jusqu'à 6h du matin, c'est lui ou moi.
00:38:11Je suis planqué sous les draps, avec des techniques de chasse.
00:38:17Et j'éteins la lumière.
00:38:23Salut !
00:38:35Salut !
00:38:38Sauf que là tu l'as repéré, il est juste là, t'attrapes n'importe quoi, un livre, une chaussure,
00:38:42tu sais que c'est maintenant ou jamais.
00:38:46Il est 5h52 du matin.
00:38:50Tu vas voir si on n'est pas des chasseurs.
00:38:55Il est posé juste là, sur la cuisse de ta femme.
00:39:00Et la meilleure façon maintenant de tuer les moustiques facilement, c'est les prises anti-moustiques.
00:39:04Tu branches ça, et le moustique il pète un plomb, mais petit à petit, il est là.
00:39:08Il s'écrase, mais comme une merde.
00:39:11On dirait un vol à la Lufthansa.
00:39:16Et puis à un moment il est par terre, comme ça.
00:39:25Et là tu peux faire ce que tu veux avec lui.
00:39:30Généralement je lui arrache une aile, moi, tu sais.
00:39:32Tic !
00:39:32Et là tu...
00:39:55Ils sont planqués où tes potes ?
00:40:04Tu peux m'expliquer pourquoi t'as 6 empreintes qui correspondent exactement à celles du Pont-Ligonnais ?
00:40:12Là je lui arrache la deuxième aile comme ça, tic ! Il est là comme un con.
00:40:15Et l'autre jour j'ai eu une idée fantastique, j'ai trouvé une aiguille creuse chez moi.
00:40:18Je l'ai plantée, je fais...
00:40:21Ah je mens jamais de ma vie, j'ai fait du mal à un animal.
00:40:25Une seule fois, j'ai pas fait exprès.
00:40:27Je revenais de Melins-Sénard, il y en a qui connaissent ou pas ?
00:40:30Il y a des gens de 77 dans la salle, bref.
00:40:31Je revenais de Melins-Sénard et pour rentrer sur Paris quand l'autoroute est fermée,
00:40:34faut traverser toute la forêt de Melins-Sénard.
00:40:37Et la forêt de Melins-Sénard, pour ceux qui connaissent, c'est très monotone.
00:40:40C'est des sangliers, des transsexuels.
00:40:42Des sangliers, des transsexuels.
00:40:44Donc au début, tu vois, c'est plutôt rigolo.
00:40:46Tu es là, ouais, coucou tout le monde, on se parvient, super.
00:40:49Rapidement, ça devient très chiant, tu vois.
00:40:51Un sanglier qui bouffe un gland, un transsexuel qui...
00:40:53Bon, je continue à avancer.
00:40:57Sauf qu'avant, je commence à piquer du nez.
00:40:59Je mets le son à fond pour pas dormir.
00:41:01Shine bright like a diamond.
00:41:02Sauf que je m'endors pour de bon et là, boum !
00:41:06Oh là, j'ai fait chier, putain.
00:41:08J'ai dû me choper un sanglier ou un transsexuel, putain.
00:41:13Je descends, je vais voir.
00:41:14Dieu merci, c'est un vegan qui broutait sur le bas-côté.
00:41:19Je vous dis la vraie vérité, le trianon.
00:41:21La seule fois de ma vie où j'ai fait du man animal, j'étais sur l'île de la
00:41:25Réunion.
00:41:26J'ai la chance d'aller se voir à la Réunion parce que mon frère est gynécologue là-bas.
00:41:29Enfin, comme il m'a dit lui-même, vu l'âge des filles que j'accouchais à la Réunion, je
00:41:32suis plus dans la pédiatrie.
00:41:37Oh !
00:41:38Excusez-moi, c'est une réalité sociale.
00:41:39Évidemment, 14 ans enceinte en région parisienne, on dit Cassos.
00:41:4314 ans enceinte à la Réunion, on dit, il était temps, ta petite sœur en a déjà trois.
00:41:49Donc, j'arrive chez mon frère et je lui dis, tiens, je vais en mettre les enfants, mon neveu et
00:41:53ma nièce, 7 et 8 ans, tout mignons, faire une petite balade en bateau.
00:41:57Il me dit, ok, on trouve un bateau de pêcheurs qui accepte de nous emmener au large.
00:42:01Mon neveu, ma nièce, 7, 8 ans, ils montent tout contents.
00:42:03Moi, ils me mettent sur un gros siège avec une grosse canne à pêche, il me dit juste, vous avez
00:42:08habitué des animaux ?
00:42:09Je dis, oui, je suis camerounais.
00:42:11Il me dit, ok, on part, 30, 40 minutes, il ne se passe rien.
00:42:14Tout d'un coup, la canne à pêche se met à tirer à fond, branle bas de combat sur le
00:42:17pont, les pêcheurs sont là, mouline, mouline, tire.
00:42:20Moi, je panique, je mouline, je mouline, je tire.
00:42:21Pendant une heure, là, t'as un poisson énorme qui sort, il crie, c'est un marlin, c'est un
00:42:26marlin.
00:42:26C'est une sorte d'espadon magnifique qui se débat pour sa survie.
00:42:29Les pêcheurs le remontent sur le pont, ils sortent des masses et des crochets, ils explosent la gueule du marlin.
00:42:35Mon neveu et ma nièce, 7 et 8 ans, tétalisé.
00:42:40Moi, 38 ans, tétalisé.
00:42:43Le pêcheur qui me dit, je croyais que t'étais camerounais, je dis, je suis normand, je suis normand.
00:42:49A la limite, j'aurais préféré pêcher un requin.
00:42:51Vous savez que c'est le grand problème sur l'île de la Réunion, c'est que les écolos ont
00:42:54dit aux réunionnais,
00:42:54ils disent, ce serait bien de vivre en harmonie avec les requins.
00:42:58Les réunionnais, c'est des gens très sympas, ils ont dit, bon, ok.
00:43:02Le problème, c'est que les requins n'ont jamais signé d'accord.
00:43:06Et les requins à la Réunion, ça ne rigole pas, c'est des requins bulldog.
00:43:09Ça retene des requins lévriers afghans, t'aurais dit, bon, dégage.
00:43:13Mais là, c'est des requins radicalisés.
00:43:16Ils sont descendus par la mer du Nord depuis Molenbeek.
00:43:20Ils n'en ont rien à branler.
00:43:22Il y a une gamine qui a été bouffée dans 20 centimètres d'eau.
00:43:25Tout juste si le requin n'est pas rêvé avec un bob, une chemise hawaïenne.
00:43:30Quand tu arrives sur une plage à la Réunion, ils te filent des tracts.
00:43:33Que faire en cas d'attaque de requins ?
00:43:36Tu sais ce que c'est le premier conseil ?
00:43:38Ne paniquez pas.
00:43:45Les clubs de surfeurs à la Réunion, c'est devenu des clubs d'anciens combattants.
00:43:49Le mec, ils sont là, ils sont bien les vagues aujourd'hui ?
00:43:51Oui ?
00:43:53Quand tu prends une main en fesse dans la mer à la Réunion,
00:43:55généralement, il n'y a personne au bout de la main.
00:44:00Au début, tu es là, tiens, c'est bizarre des toiles de mer avec une Rolex.
00:44:04Et du coup, les requins sont devenus les maîtres à bord.
00:44:06Ils attendent les avions de touristes qui arrivent.
00:44:08Ah, Japan Airlines, c'est Sushi ce soir ?
00:44:13Et du coup, le seul qui peut peut-être encore se baigner dans la mer à la Réunion,
00:44:16c'est Philippe Croison.
00:44:19Ah, tu vois qui c'est ?
00:44:20Ah, moi, c'est mon héros.
00:44:21C'est ce gars qui n'a pas de bras, pas de jambes,
00:44:22et qui traverse les mers à la nage.
00:44:24Philippe Croison, il est incroyable.
00:44:26Il est...
00:44:26Je ne sais pas comment il fait.
00:44:28Je ne sais pas comment il fait.
00:44:30Philippe Croison, je...
00:44:31Je ne sais pas comment il fait.
00:44:33Il doit faire gouvernaire avec sa bite, quoi.
00:44:35Il doit...
00:44:38Et évidemment, lui, les requins ne mangent pas.
00:44:41Quand tu vas au supermarché, tu ne prends pas un paquet de gâteau
00:44:43qui est déjà entamé.
00:44:45Philippe Croison, du bruit pour lui !
00:44:47Bruit pour Philippe !
00:44:49Philippe !
00:44:51Philippe Croison !
00:44:57Je ne sais même pas comment il est devenu comme ça.
00:45:00Il a peut-être volé quatre pommes en Arabie Saoudite.
00:45:07Voilà.
00:45:13Voilà.
00:45:16Tout ça, histoire de dire, c'est dur de trouver un juste équilibre
00:45:19entre pêche, chasse, nature.
00:45:22Voilà, c'est ce que je voulais dire dans ce sketch.
00:45:27Environnement, c'est un spectacle engagé.
00:45:31Voilà.
00:45:34Cela dit, moi, je n'y connais rien à tout ce qui est chasse, pêche et compagnie.
00:45:38Par exemple, vous vous rappelez, ils avaient essayé de réintroduire le loup
00:45:41dans les Alpes du Sud il y a dix ans de ça.
00:45:43Et maintenant, les bergers se plaignent
00:45:45parce qu'il y a plus de 500 loups dans les Alpes du Sud.
00:45:47Eh oui, forcément.
00:45:49Ça baise, les loups.
00:45:52Ou alors, il fallait mettre des loups avec des sacs en tissu en bandoulière.
00:46:00Ou alors, il y a un petit peu de chasse, il faut arrêter la chasse à court.
00:46:15Est-ce que c'est ou pas ?
00:46:16C'est les chasseurs sur des chevaux avec plein de chiens et trompettes.
00:46:20Ils sont là.
00:46:22Pas en 2019, merde.
00:46:23Tu vois, une fois, j'ai croisé un régiment dans la forêt de Fontainebleau,
00:46:27limite, ils se sont arrêtés devant moi.
00:46:29Voilà, jeune Sarrazin, tu fais du jour notaire.
00:46:33Ah, il paraît que les animaux qui chassent, ils n'ont même pas d'épuisement.
00:46:35Ah, ils meurent de rire en les voyant.
00:46:36Ils sont là.
00:46:40Et il paraît que maintenant,
00:46:41tu as des véganes pour lutter contre la chasse à court,
00:46:43ils mettent des croquettes pour chiens sur les parcours.
00:46:46Du coup, les chiens sont déboussolés.
00:46:48Ils sont là.
00:46:58Voilà.
00:47:02Non, il faudrait faire pareil en Thaïlande,
00:47:04avec des saucisses cocktail sur les parcours des pédophiles.
00:47:20Et pour en finir avec les requins,
00:47:22vous savez que le pire ennemi du requin, c'est le japonais.
00:47:24Vous êtes au courant que la spécialité culinaire au Japon,
00:47:26c'est la soupe d'aileron de requin.
00:47:28C'est-à-dire, ils capturent les requins,
00:47:30ils coupent l'aileron,
00:47:31et ils refoutent le requin à la flotte.
00:47:33Il a l'air con après, le pauvre requin.
00:47:35Il n'a plus qu'à aller voir les clubs de surfers à La Réunion.
00:47:37Salut les mecs.
00:47:41Ah, les japonais, ils n'en ont rien à foutre.
00:47:42Ils bouffent tout.
00:47:43Les thons, les balais.
00:47:45Les japonais, ils pourraient faire chauffer la mer,
00:47:46ils feraient une soupe géante.
00:47:49Ah, Fukushima, c'est ça l'objectif au départ.
00:47:52Après, ça a merdé, ça a débordé.
00:47:53Tu vois, tu te marres pas.
00:47:55Il y a eu des japonais irradiés quand même.
00:47:57Des japonais mutants qui sont apparus depuis.
00:47:59Ah, des japonais gigantesques d'un mètre soixante
00:48:01avec des bites de dix centimètres, des trucs...
00:48:08Mais même la corde de rhinocéros,
00:48:10si les japonais, ils la font venir d'Afrique,
00:48:12après, ils la pilent,
00:48:14et il paraît que ça fait une poudre aphrodisiaque.
00:48:17Or, c'est reconnu statistiquement
00:48:18que le Japon est le pays qui baisse le moins au monde.
00:48:21Ça a un peu con de tuer à rhino pour te branler derrière.
00:48:24Et maintenant, du coup, dans les réserves animalières,
00:48:26ils sont obligés de couper les cornes au préalable
00:48:29pour pas que ce soit les braconniers qui le fassent.
00:48:33C'est comme si tu dépuceilles ta fille toi-même.
00:48:38Vous faites « Oh, vous ne savez même pas ce que je veux dire, ça va ? »
00:48:41C'est ça la liberté d'expression ?
00:48:44À Roubaix, ils ont rigolé sur cette vanne.
00:48:54Je m'en fous, je termine pour toi, Serge.
00:48:56Pour mai 68, on y va.
00:49:01C'est comme si tu dépuceilles ta fille toi-même
00:49:03pour pas que ce soit un autre qui le fasse.
00:49:05Là, vous fermez bien vos gueuleurs.
00:49:05Là, laissez-moi une chance.
00:49:08Je vous dis ça parce que moi, j'ai un pote à moi,
00:49:10il a raté son bac deux fois de suite.
00:49:12La deuxième fois, il me dit « Putain, qu'est-ce que je vais dire à mes parents ? »
00:49:15Il rentre chez lui.
00:49:17Son père lui dit « Alors ? »
00:49:18Et là, il dit « Euh, tonton m'a touché quand j'étais petit. »
00:49:23Ça a foutu la merde dans la famille, mais ça a marché.
00:49:25Et je le fule à tous les plus jeunes de la salle.
00:49:27Si vous avez des notes de merde,
00:49:28si vous cramez en train de fumer du shit,
00:49:30ayez toujours un attouchement familial sous le coude.
00:49:34Moi, j'aurais été François Hollande à la fin de son quinquennat,
00:49:36j'aurais dit « Tonton m'a touché quand j'étais petit. »
00:49:44J'arrête, j'arrête.
00:49:47J'arrête, c'est pas le moment de faire des blagues là-dessus.
00:49:49On sait bien que tout ce qui est agression sexuelle en ce moment,
00:49:51il vaut mieux être douce.
00:49:53C'est chaud en ce moment.
00:49:55Surtout dans le show business, là, c'est chaud, le chaud, le chaud.
00:49:58Depuis l'affaire Weinstein, balance ton porc, mitou,
00:50:00là, c'est chaud, le chaud, le chaud.
00:50:03Ah, t'emarres pas, arrête, arrête.
00:50:06Toutes les semaines, t'as un nouveau nom qui tombe, t'as vu ?
00:50:09Besson, Depardieu, Polanski, même Pierre Palmade,
00:50:12alors je vais te dire, là, c'est...
00:50:15C'est chaud, le chaud, le chaud.
00:50:18Qui est le prochain ? C'est chaud, le chaud, le chaud.
00:50:22Moi, je vous le dis tout de suite, je vais plonger, hein.
00:50:28Je vous le file, comme ça.
00:50:33C'est filmé, en plus, c'est super, voilà.
00:50:36Vous pouvez le mettre sur les réseaux sociaux dès ce soir,
00:50:37j'en ai rien à foutre.
00:50:39Mettez pas balance ton porc, par rapport à ma femme,
00:50:41mais sinon, balance ton castor, ce que tu veux,
00:50:46j'en ai rien à foutre.
00:50:47Ah non, il y a des noms qui sont sortis,
00:50:49j'y crois même pas, moi, Nicolas Hulot.
00:50:52Quand j'ai entendu quelqu'un porte plainte
00:50:54pour agression sexuelle contre Nicolas Hulot,
00:50:55je me suis dit, mais qui, qui ?
00:50:58Un phoque, un ours.
00:51:02Ah non, il y a des noms.
00:51:03Patrick Bruel, alors j'y crois pas, pas mon Patrick.
00:51:05Mesdames, pas Patrick, non, non.
00:51:07Il paraît qu'il a besoin de se faire masser
00:51:09avant chaque concert.
00:51:10Et là, ouais, mais j'ai mal au dos, alors...
00:51:16Il y a même l'autre, le Tariq Ramadan,
00:51:19il vient donner des cours de religion,
00:51:20ils se tapent des meufs l'après-midi à l'hôtel.
00:51:22Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
00:51:23Avec un nom comme ça,
00:51:24attends, moi, le coucher du soleil.
00:51:29Et l'autre, la France a un incroyable talent,
00:51:31vous regardez ça, Gilbert Rozon.
00:51:33Ça, c'est chaud, ça.
00:51:34Se faire violer par un Québécois, putain, ça, c'est...
00:51:38Ah, moi, je me fais violer par un Québécois,
00:51:39viole-moi, mais ferme ta gueule.
00:51:42Et j'adore les Québécois,
00:51:43pour moi, c'est des Belges comme les autres,
00:51:44il n'y a pas de...
00:51:49On rit, rit, rit, rit, rit, riez !
00:51:52Riez, riez !
00:51:53Évidemment qu'il faut arrêter les porcs,
00:51:55évidemment qu'il faut arrêter les abîmés.
00:51:56Les nouvelles lois qui sont en train de passer
00:51:58contre le harcèlement sexuel,
00:51:59on va morfler, messieurs.
00:52:01Riez, riez, riez, riez !
00:52:05Serge, il peut rire, il a baisé pour 12,
00:52:06c'est fait, lui, tu vois, il s'en fout.
00:52:08Mais nous, bientôt, messieurs,
00:52:09on va marcher dans la rue, comme ça, peinard,
00:52:11il y a un flic qui va arriver,
00:52:13240 euros, monsieur.
00:52:15Mais enfin, qu'est-ce que j'ai fait ?
00:52:16Vous avez regardé la dame, là, monsieur.
00:52:18Elle est jolie, vous avez regardé qu'elle est excitée, monsieur.
00:52:21Mais enfin, non, enfin, s'il va vous bander, monsieur.
00:52:25Ben, c'est une demi-mole.
00:52:26Oui, ben, demi-tarif, hein.
00:52:36Et moi, je dis, plus que la répression,
00:52:39je crois en la prévention,
00:52:40parce que le problème, c'est que la nouvelle génération,
00:52:42ceux qui ont grandi avec le porno sur Internet,
00:52:44ils sont complètement détraqués du cerveau.
00:52:46Les gens qui, comme moi, ont des alentours de 40 balais,
00:52:49on a une sexualité équilibrée
00:52:50parce qu'on se masturbait devant Ariane du club Dorothée, tu vois.
00:52:55On se finissait devant Maïa l'abeille, tout va bien, quoi.
00:52:58Bon, quand on voit une ruche, on est un peu...
00:53:00Mais globalement, ça va.
00:53:02La nouvelle génération, moi, le jour où je dors chez mes parents,
00:53:05je me réveille dans la nuit,
00:53:06mon neveu de 13 ans te voit un porno, s'il te plaît.
00:53:08J'ai dit, mais ça va pas.
00:53:09Il me faut dire, ça va, tonton, c'est juste un gangbang.
00:53:11J'ai dit, tu me lades ou quoi ?
00:53:14J'ai dit, d'ailleurs, c'est même pas un gangbang, ça.
00:53:15Non, ça, c'est un plan à trois, ça, tu vois.
00:53:18Elle se fait prendre en sandwich, c'est un plan à trois, ça.
00:53:20Le gangbang, c'est quand elle est tout seule,
00:53:22au lieu d'une dizaine d'hommes,
00:53:23et qui lui joue sur le visage, voilà.
00:53:25Attends, attends, je regarde, que je t'explique un...
00:53:26Attends.
00:53:30Qu'est-ce que t'en penses de la dame, là ?
00:53:33Il me dit, allez, bon, je dis, non, non, non, non, non,
00:53:35quelle note je lui mettrais ?
00:53:36Il me dit jaune.
00:53:46Et moi, je dis, contre ce drame des agressions sexuelles,
00:53:49il y a deux possibilités.
00:53:50C'est soit la prévention,
00:53:55soit le sucre.
00:53:57Et là, les gens se disaient,
00:53:58bon, il a complètement pété un câble,
00:54:00mais les gens qui, comme moi, lisent Science & Vie Junior,
00:54:02savent qu'il y a eu un article très intéressant
00:54:03qui montrait que, quand on a un orgasme,
00:54:06on libère exactement les mêmes endorphines de plaisir
00:54:08que quand on mange du sucre.
00:54:09Par exemple, si t'as fait l'amour hier soir à ta femme,
00:54:11et que juste après, elle a filé dans la cuisine
00:54:14pour boire un litre de coca,
00:54:16c'est que t'as pas fait le job.
00:54:17C'est que...
00:54:19Quand on dit le couple tombe dans la routine,
00:54:21qu'est-ce qu'il se passe ?
00:54:22On fait plus l'amour,
00:54:22on se retrouve sur le canapé devant la télé
00:54:24et on bouffe des glaces.
00:54:25On est là, oh ouais, oh ouais,
00:54:29oh, oh, t'es froide, salope.
00:54:31Oh oui, Agandas, oh.
00:54:35Allez, un plan à trois, Ben & Jerry's.
00:54:37Allez, oh.
00:54:40Et d'ailleurs, comme il y a une super ambiance ce soir
00:54:42pour la captation, mesdames,
00:54:43je vous file un truc.
00:54:45Si ce soir, mesdames,
00:54:47vous voulez connaître l'orgasme absolue.
00:54:50Parce que moi, j'ai toujours dit,
00:54:51l'objectif de mes spectacles,
00:54:52c'est que les couples puissent rentrer détendues chez eux
00:54:55et fassent l'amour en pensant à moi.
00:54:59Donc si ce soir, mesdames,
00:55:00vous voulez connaître l'orgasme absolue,
00:55:03et là, regardez bien comment elles sont concentrées tout d'un coup.
00:55:07Si vous voulez connaître l'orgasme absolue,
00:55:08mesdames, dès que vous rentrez à la maison,
00:55:11vous dites à monsieur d'aller derrière
00:55:13et en même temps, vous mangez une glace.
00:55:16Alors là, ça va être une libération d'endorphines.
00:55:19Ça ne marche que dans un seul sens.
00:55:20Qu'on ne retrouve pas une aux urgences
00:55:21avec un mystère freeze dans le cul.
00:55:37J'espère que vous ne retiendrez pas que ça du spectacle.
00:55:41Je vous dis ça parce que
00:55:42il y a quelques semaines, on a joué à Orléans.
00:55:44Il y a un monsieur, il m'attend à la sortie,
00:55:45il me fait « Ah, merci, j'ai beaucoup ri. »
00:55:47Je dis « Oui, ça vous a plu ? »
00:55:48« Ah ouais, le Mr. Freeze dans le cul. »
00:55:52J'ai dit « Il y a autre chose ? »
00:55:53« Ah non, moi, c'est lui sans frise dans le cul. »
00:55:56« Est-ce que j'ai fait 15 ans de détention ? »
00:55:58« Merci, merci. »
00:56:07Mais c'est une réalité ce que je vous raconte.
00:56:09Et c'est pour ça que dans les produits agroalimentaires,
00:56:12ils rajoutent toujours plus de sucre
00:56:13pour qu'on libère des endorphines,
00:56:14qu'on soit toujours plus accro.
00:56:15Moi, le premier, par exemple,
00:56:17j'ai une tante en Normandie
00:56:19qui est totalement raciste
00:56:21mais je vais tout le temps chez elle
00:56:22parce qu'elle fait une délicieuse tarte aux pommes.
00:56:24Elle est là « Ah ouais, les bougnoules ! »
00:56:26Je suis là « Ouais, mais la cannelle, putain, la cannelle. »
00:56:30« Ah, il se régale, mon égro, hein ? »
00:56:32« Ah ouais, tata. »
00:56:34« Il en veut une part, le bamboula ? »
00:56:35« Allez, tata, allez. »
00:56:38Et moi, il y a un produit auquel je suis accro
00:56:39depuis que je suis petit.
00:56:40Je sais que c'est pas bien
00:56:41mais je suis un vrai toxico.
00:56:43C'est le Nutella.
00:56:44Putain, qu'est-ce que j'aime, cette merde.
00:56:46Un jour, je suis sur un plateau télé
00:56:48comme ça le matin en train de faire ma tartine
00:56:49il y a un technicien, il arrive, il me fait
00:56:51« Ça, je te dérange pas ? »
00:56:56Je lui dis « Qu'est-ce qu'il y a ? »
00:56:57« Ça te dérange pas de manger du Nutella
00:56:58qui est fait avec de l'huile de palme
00:57:00qui détruit toutes les forains d'Indonésie
00:57:01qui tue tous les orangs-outans ? »
00:57:06« Ben, j'aime bien les orangs-outans
00:57:09mais je préfère le Nutella. »
00:57:12Il dit « Mais tu te rends pas compte, Fabrice,
00:57:13à cause de gens comme toi, ça se trouve
00:57:14dans 30 ans, il n'y aura plus d'orang-outans.
00:57:16Tes petits-enfants ne verront peut-être
00:57:17jamais d'orang-outans. »
00:57:21Mais si on leur dit pas qu'ils ont existé.
00:57:25Et du coup, le lendemain,
00:57:26il me ramène une pâte à tartiner bio.
00:57:28Il me dit « Goûte, ça ferait sûr la différence. »
00:57:30« Je goûte sa pâte à tartiner bio ? »
00:57:33« Je dis « C'est pas mal. »
00:57:35Mais du coup, je m'aperçois que
00:57:36ce que j'aime dans le Nutella,
00:57:37c'est l'huile de palme.
00:57:40En fait, il faudrait me faire des tartines
00:57:41que d'huile de palme.
00:57:42Je me rappelle le moment
00:57:43où j'étais le plus accro à cette mer
00:57:44parce que quand j'avais 15-16 ans,
00:57:45quand t'es vraiment à cran surtout.
00:57:47Tous les matins, j'allais chercher
00:57:47ma dose de Nutella.
00:57:48J'étais un vrai toxico.
00:57:50Et un jour, je descends dans la cuisine,
00:57:51j'ouvre le pot
00:57:52et là, je m'aperçois qu'il est vide.
00:57:54Je dis « Putain, je comprends pas, maman.
00:57:56C'est moi qui ai pris le Nutella
00:57:57en dernier hier.
00:57:59Il en restait dans le pot. »
00:58:01Elle me dit « Oui, ton frère
00:58:01rentrait tard de soirée,
00:58:02c'est lui qui l'a terminé. »
00:58:03Je fais « Ouais, mais t'as pensé
00:58:05à acheter un pot en robe ? »
00:58:07Elle me dit « Non, j'ai pas eu le temps
00:58:08de faire les courses. »
00:58:09Je fais « Ouais, mais putain,
00:58:11tu fais chier, maman, tu fais chier !
00:58:12Sale pute ! »
00:58:17Et là, j'ai le réflexe
00:58:18de n'importe quel toxico-nutella.
00:58:20Je cherche le couteau
00:58:21le plus pointu de la cuisine
00:58:22et j'essaye d'aller chercher
00:58:23dans les coins du pot
00:58:24tous les petits bouts
00:58:25d'en haut tant que je peux.
00:58:27Petite affine à me faire
00:58:28une tartine de secours,
00:58:29mais je suis tellement stressé,
00:58:30la tartine me glisse des mains
00:58:32et tombe côté du Nutella
00:58:33dans l'endroit le plus crâne
00:58:33de la cuisine,
00:58:34derrière la machine à laver,
00:58:36là où t'as l'air reste
00:58:37de mouche, de cafard.
00:58:38Ah, je peux dire
00:58:39que ça a pas été végane
00:58:40comme petit-déj.
00:58:43C'est-à-dire que
00:58:44j'en peux plus de la dictature
00:58:45du manger bien.
00:58:47Maintenant, il ne faut plus
00:58:48manger bon,
00:58:49il faut manger bio,
00:58:50sans gluten.
00:58:51Moi, par exemple,
00:58:52j'ai un couple d'amis,
00:58:53ils ont une villa immense
00:58:54vers Cannes des Parisiens,
00:58:56piscine, tennis,
00:58:57je ne les aime pas,
00:58:58mais comme la maison est magnifique,
00:59:00j'y vais tous les étés.
00:59:02Et tous les matins,
00:59:03ils te servent
00:59:04de la pâte à tartiner bio
00:59:05sur du pain complet.
00:59:07Mais c'est dégueulasse,
00:59:09le pain complet.
00:59:11Ils me disent,
00:59:11oui Fabrice,
00:59:12c'est bon pour le transit.
00:59:14Mais je ne vis pas
00:59:15pour bien chier,
00:59:16moi, je...
00:59:18Je mange parce que
00:59:19c'est bon,
00:59:19je ne mange pas
00:59:20pour arrêter des potes
00:59:20le lendemain,
00:59:21il dit, regarde,
00:59:21regarde comment elle est belle.
00:59:25Elle est bien complète,
00:59:25celle-là ?
00:59:29Alors,
00:59:31applaudis,
00:59:31applaudis si tu veux,
00:59:32voilà.
00:59:38J'avoue qu'à 40 ans,
00:59:39je commence un peu
00:59:40à faire attention
00:59:40à ce que je pense
00:59:41parce que 40 ans,
00:59:42c'est un âge,
00:59:42on a encore beaucoup de travail,
00:59:44des enfants au bas âge,
00:59:45les premiers petits pépins physiques,
00:59:46c'est malo-dou,
00:59:47malo...
00:59:48c'est un mélange
00:59:48entre dos et genou,
00:59:49malo-dou,
00:59:50tu vois, malo...
00:59:51malo-dos,
00:59:52malo-genou.
00:59:53Et moi,
00:59:54mon premier pépins physique
00:59:55quelques années,
00:59:56je vous en parlais après,
00:59:5740 ans,
00:59:58c'est la charnière,
00:59:58c'est là où tu peux vriller
01:00:00soit vieux cool,
01:00:01à la Serge,
01:00:02tranquille,
01:00:02tout détendu,
01:00:03soit vieux con.
01:00:05Et moi,
01:00:05je sens que je vrille vieux con
01:00:06par moment,
01:00:07mais c'est à cause d'une voix
01:00:08qui me parle dans la calvitie,
01:00:09tu vois,
01:00:10qui est là.
01:00:11Le jour où j'étais chez moi
01:00:12vers 23h,
01:00:13il faisait du bruit
01:00:13en bas de mon immeuble,
01:00:14il y a quelques années,
01:00:15je reviens la fenêtre,
01:00:16j'aurais dit,
01:00:17les gars,
01:00:17faites un peu moins de bruit,
01:00:18il y a mon gamin qui dort.
01:00:19Là,
01:00:19je ne sais pas ce qu'il m'a pris,
01:00:22j'ai observé,
01:00:23mais à travers les rideaux.
01:00:26Et c'est la voix
01:00:27qui me dit de faire ça,
01:00:28tu vois.
01:00:29Alors,
01:00:29j'ai des pointements,
01:00:30ils me disent,
01:00:30pourquoi tu ne traces pas la tête ?
01:00:31Je dis,
01:00:31je préfère ressembler
01:00:32à Tsonga qu'à Guy Georges,
01:00:33tu vois.
01:00:34Non ?
01:00:35Un petit peu quand même,
01:00:36non ?
01:00:38Et je vous dis,
01:00:3940 ans,
01:00:40c'est l'âge des premiers
01:00:40pépins physiques,
01:00:41et moi,
01:00:42j'ai eu mon premier
01:00:43gros pépin physique
01:00:44il y a deux ans de ça,
01:00:46suite à un rapport sexuel,
01:00:47je commence à avoir
01:00:48une douleur au sexe.
01:00:49Quand on a une douleur au sexe,
01:00:50on va chez le...
01:00:53Merci,
01:00:53voilà,
01:00:53l'urologue.
01:00:54Il y a eu un sexologue là-bas,
01:00:55c'est faux,
01:00:55effectivement.
01:00:56Il y a eu tout,
01:00:57il y a eu le podologue,
01:00:58c'est toi,
01:00:58podologue ?
01:00:58C'est de la déconne ?
01:00:59Voilà,
01:01:00moi,
01:01:00tu déconnes bien,
01:01:00merci de participer au spectacle
01:01:01à ta façon.
01:01:03Voilà,
01:01:03voilà,
01:01:03donc effectivement,
01:01:04bon,
01:01:04pour l'urologue,
01:01:05j'arrive chez l'urologue,
01:01:06la moyenne d'âge
01:01:07chez l'urologue,
01:01:07c'est 70,
01:01:0880 balais.
01:01:09On se fend pas la gueule,
01:01:10je suis l'urologue.
01:01:11On se pisse dessus,
01:01:12mais pour d'autres raisons.
01:01:16Cela dit,
01:01:17si tu confonds podologue et urologue,
01:01:18je voudrais pas être
01:01:19à la place de ta femme.
01:01:19Je te l'ai tout de suite.
01:01:22Si elle a des champignons,
01:01:23c'est pas la piscine.
01:01:32T'imagines,
01:01:33quand il va acheter ses capotes,
01:01:34quelle taille ?
01:01:3443.
01:01:39Donc,
01:01:39je m'installe chez l'urologue,
01:01:41le docteur Moretti
01:01:41appelle les patients
01:01:42au fur et à mesure,
01:01:43et au bout d'un moment,
01:01:44on n'est plus que deux,
01:01:45et là,
01:01:45je m'aperçois que le dernier patient
01:01:46avec moi est une femme.
01:01:48J'ai un peu intrigué sur maman,
01:01:49je me suis dit,
01:01:50« Excusez-moi, madame,
01:01:51qu'est-ce que vous faites là ? »
01:01:52Et voilà,
01:01:53je vous explique très simplement.
01:01:54Il y a encore quelques mois,
01:01:55je m'appelais Patrick
01:01:56et j'ai été suivi en partie
01:01:57par le docteur Moretti.
01:01:59Alors moi,
01:01:59je suis assez impressionné,
01:02:00c'est la première fois
01:02:01que j'en vois un de jour,
01:02:03donc je suis un peu...
01:02:05Je suis un peu...
01:02:06Je me suis dit,
01:02:07« Mais ça se passe comment ? »
01:02:08Elle me dit,
01:02:08« On est suivi par des psychologues
01:02:10et si c'est validé,
01:02:11on est opéré. »
01:02:12Je me dis,
01:02:12« Ça coûte cher ? »
01:02:13« Non, c'est remboursé
01:02:13par la sécurité sociale. »
01:02:15Je me dis,
01:02:17« Parce que moi,
01:02:18je cotise pour soigner
01:02:19le sémis,
01:02:19le cancer,
01:02:20tu vois.
01:02:22Enfin,
01:02:22pour enlever la bite à Patrick.
01:02:31Non,
01:02:31mais c'est vrai
01:02:31parce que parfois,
01:02:32tu vas chez le dentiste
01:02:33juste pour te faire arracher une dent,
01:02:34on dit,
01:02:34« Non,
01:02:34c'est pas remboursé. »
01:02:35Tu vois.
01:02:36Ou alors,
01:02:37il faudrait dire,
01:02:37« J'ai une bite dans le fond
01:02:38qui me fait super mal. »
01:02:43Ben,
01:02:44après,
01:02:44il ne faut pas se moquer
01:02:45parce qu'après,
01:02:45tu as des psychiatres
01:02:46qui te disent,
01:02:46« Oui,
01:02:47mais c'est des gens
01:02:47en grande détresse psychologique.
01:02:49S'ils n'obtiennent pas
01:02:50ce qu'ils veulent,
01:02:50ils peuvent se suicider. »
01:02:55« Et si moi,
01:02:56je veux un Porsche Cayenne ? »
01:02:57« Euh... »
01:02:59« Je vais chez le concessionnaire. »
01:03:00« Oui,
01:03:01je vais prendre celui-là. »
01:03:01« Oui,
01:03:0260 000 euros, monsieur. »
01:03:03« Ah,
01:03:03je n'ai pas d'argent,
01:03:03par contre,
01:03:04je n'ai pas de... »
01:03:05« Ah,
01:03:05ben,
01:03:06c'est pas possible,
01:03:06monsieur. »
01:03:06« Ah bon ? »
01:03:16« Intérieur cuir ? »
01:03:17« Oui,
01:03:17intérieur cuir,
01:03:18intérieur cuir ! »
01:03:20« Mais,
01:03:20mais cela dit,
01:03:21grand respect aux transsexuels
01:03:23parce que je trouve
01:03:23qu'il faut beaucoup de courage
01:03:24pour aller au bout du geste
01:03:25et grand respect aux chirurgiens
01:03:27parce que je trouve aussi
01:03:28qu'il faut beaucoup de courage
01:03:29pour aller au bout du geste.
01:03:29Attends,
01:03:29t'imagines ?
01:03:31T'imagines,
01:03:31t'es là ?
01:03:31« Ah ben,
01:03:32c'est maintenant,
01:03:32c'est parti,
01:03:32c'est wouh ! »
01:03:33« Ah ah ah ! »
01:03:35« C'est sûr,
01:03:35c'est sans regret. »
01:03:36« Ah ben,
01:03:36on y va,
01:03:36c'est maintenant,
01:03:37c'est... »
01:03:38« Allez ! »
01:03:39« Un... »
01:03:40« C'est le grand moment.
01:03:41Un et demi... »
01:03:43« C'est sûr ! »
01:03:44« Après,
01:03:44vous ne pouvez plus nager,
01:03:45monsieur Croison. »
01:03:46« Ah ben... »
01:03:49« Applaudissements »
01:03:51« Applaudissements »
01:03:59Et là,
01:03:59le docteur Moretti m'appelle
01:04:00et c'est mon tour.
01:04:01J'arrive dans son cabinet,
01:04:03je lui explique mon problème
01:04:04et là,
01:04:05le docteur Moretti me dit
01:04:05« Monsieur Éboué,
01:04:06pour voir ce que vous avez exactement,
01:04:08je vais devoir vous mettre en érection. »
01:04:10Il m'injecte un produit
01:04:11pour que chose se fasse,
01:04:12sauf qu'au bout de 15 minutes,
01:04:13il ne se passe toujours rien
01:04:15et là,
01:04:15le docteur Moretti a le geste
01:04:17qui reste le geste
01:04:17le plus traumatisant de mon existence.
01:04:20Il prend mon sexe dans sa main,
01:04:21il fait
01:04:21« Allez,
01:04:22il faut motiver un peu,
01:04:22monsieur Éboué, là ! »
01:04:29Moi,
01:04:30je ne sais pas comment réagir
01:04:31sur le moment,
01:04:31tu vois,
01:04:32je chante dans ma tête
01:04:33pour rester calme,
01:04:34je suis là
01:04:359-1,
01:04:359-2,
01:04:369-3,
01:04:369-4...
01:04:39Et là,
01:04:39le docteur Moretti
01:04:40me diagnostique
01:04:40la maladie de la péronie.
01:04:42L-A-P-Y-R-O-N-U
01:04:43Il me dit
01:04:43« En gros,
01:04:44au cours d'un rapport,
01:04:45vous avez tapé de côté,
01:04:46vous avez mal cicatrisé,
01:04:47vous avez fait une forme d'arthrose
01:04:48et maintenant,
01:04:49le sexe en érection,
01:04:50au lieu d'aller vers l'avant,
01:04:52a tendance à faire une courbe,
01:04:53comme ça.
01:04:54Oui,
01:04:55en effet,
01:04:55j'avais remarqué,
01:04:57je serais un renard,
01:04:58ce serait sympa,
01:04:59mais là,
01:05:02qu'est-ce qu'on peut faire ?
01:05:04Il me dit
01:05:05« La première solution,
01:05:06c'est l'ablation. »
01:05:10Je lui dis
01:05:10« C'est-à-dire ? »
01:05:11Il me dit
01:05:11« On remplace la partie malade
01:05:12par une sorte de greffon. »
01:05:14« Vous avez par exemple
01:05:15un bout de graisse dans la fesse
01:05:16et vous remplacez. »
01:05:17« Ni non. »
01:05:18Là, en l'occurrence,
01:05:18il faut que ce soit élastique,
01:05:19donc généralement,
01:05:20on prend un bout d'intestin de porc.
01:05:25« Ah, je lui dis,
01:05:26moi, je ne suis pas vegan,
01:05:27mais j'en connais une
01:05:28qui ne va pas être contente. »
01:05:30« Ah, je lui dis,
01:05:33qui ne va pas être contente. »
01:05:33Il me dit
01:05:34« La deuxième solution,
01:05:35c'est la prothèse pénienne. »
01:05:36C'est-à-dire,
01:05:37il me dit
01:05:37« On remplace l'intérieur
01:05:38par une sorte de mousse.
01:05:39Vous avez exactement
01:05:40les mêmes rapports
01:05:41que tout le monde.
01:05:42La seule différence,
01:05:42c'est que pour être en érection,
01:05:43il vous faut une petite pompe. »
01:05:46Il me dit
01:05:47« Mais moi,
01:05:47je veux faire l'amour,
01:05:48pas le Tour de France. »
01:05:51Et genre,
01:05:51c'est pas des blagues,
01:05:52pendant plus de six mois,
01:05:53pour voir l'évolution
01:05:54de la maladie,
01:05:55je devais envoyer
01:05:55les clichés de mon sexe
01:05:56en érection au chirurgien.
01:05:58Limite,
01:05:58au bout d'un moment,
01:05:59je me suis laissé
01:05:59prendre au jeu,
01:06:00j'étais comme ça.
01:06:01Tu sais,
01:06:01j'étais...
01:06:06Voilà.
01:06:06J'ai été au bout
01:06:07de l'intimité ce soir.
01:06:08Peut-être que dans la salle
01:06:09des messieurs
01:06:10qui ont été touchés
01:06:10par la même maladie,
01:06:11ne venez pas m'en parler
01:06:12à la sortie.
01:06:14Je veux pas savoir.
01:06:15J'ai pas monté
01:06:16une association
01:06:17à un sourire
01:06:17pour une bite tordue.
01:06:28Voilà.
01:06:33C'est à Versailles ?
01:06:36Vous êtes d'où,
01:06:36pour de vrai ?
01:06:37Paris ?
01:06:38Paris, quoi ?
01:06:39Paris 1er.
01:06:39Paris 1er, voilà.
01:06:46Non, j'y crois pas.
01:06:47Non, non, non.
01:06:48Trop, trop limpide,
01:06:49trop Paris 1er,
01:06:50comme non, non, non, non, non.
01:06:52Je vois pas bien les têtes,
01:06:53alors je peux pas définir
01:06:54un petit peu.
01:06:56La prof de tout,
01:06:57t'es où, la prof de tout ?
01:06:59Hein ?
01:07:00Joui !
01:07:06T'es prof d'orgasme,
01:07:07aussi, en même temps.
01:07:13Tu n'y as pas cru, Clément,
01:07:14à mes problèmes de santé,
01:07:15tu n'y crois pas.
01:07:16Toi, tu...
01:07:17J'ai senti...
01:07:18Toi, tu connais pas le mot,
01:07:19tu n'y crois pas.
01:07:20Toi, t'es un premier de la classe,
01:07:22mon Clément, on sent.
01:07:22Si t'as pas vu ça
01:07:23dans un bouquin
01:07:24aux informations de la télé,
01:07:26tu n'y crois pas.
01:07:27T'es comme ça.
01:07:27C'est pas grave.
01:07:28C'est pas grave.
01:07:28Tu verras.
01:07:29C'est dommage.
01:07:32Non, et je te dis un truc,
01:07:33parce que je t'aime beaucoup,
01:07:34dans la vie,
01:07:35il n'y a pas que les bouquins
01:07:36pour apprendre.
01:07:36Il y a d'autres façons
01:07:37de se cultiver,
01:07:38il y a d'autres façons
01:07:39de savoir,
01:07:40il y a d'autres façons
01:07:40de connaître,
01:07:41il y a d'autres façons
01:07:42d'entreprendre,
01:07:43il y a d'autres façons
01:07:43de s'ouvrir.
01:07:45C'est tout.
01:07:50Toi, depuis que t'es petit,
01:07:51tu crois que tu sais tout ?
01:07:53Est-ce que tu sais par exemple
01:07:54que les Américains
01:07:55n'ont jamais vraiment
01:07:56marché sur la Lune ?
01:07:56Tu le sais ça ?
01:07:58Si les Américains,
01:07:59ils allaient vraiment
01:07:59marcher sur la Lune,
01:08:00pourquoi sur les images,
01:08:01le drapeau, il bouge au vent
01:08:03alors qu'il n'y a pas
01:08:03d'atmosphère sur la Lune ?
01:08:06Parce que ça a été fait
01:08:07en studio, mon pote.
01:08:09Toi, tu crois les conneries
01:08:11qu'on t'a apprises à l'école ?
01:08:12Oh, la Terre,
01:08:12elle est ronde et elle tourne.
01:08:13La Terre, elle est plate,
01:08:14mon pote.
01:08:16Si la Terre, elle était ronde
01:08:17et qu'elle tournait,
01:08:18l'eau dans les piscines,
01:08:24tu sais pas,
01:08:24t'es comme un con,
01:08:25tu sais pas, tu vois ?
01:08:27Toi, tu crois les conneries
01:08:27des écologistes ?
01:08:28Oh, le rechauffement climatique,
01:08:30ça crée la montée des eaux.
01:08:31C'est des conneries, ça !
01:08:32C'est parce qu'on bouffe
01:08:33de plus en plus de sucre,
01:08:34on est de plus en plus lourd
01:08:35et c'est les continents
01:08:35qui s'enfoncent.
01:08:38Et moi, je sais tout ça
01:08:39parce que tous les soirs,
01:08:40je vais sur YouTube, mon pote.
01:08:43J'apprends autrement,
01:08:44je me cultive malin, moi !
01:08:49Toi, depuis que t'es petit,
01:08:50t'es là,
01:08:50oh, je sais, je sais !
01:08:51Tu sais rien, mon gars !
01:08:54Tu sais ce que c'est, ça ?
01:08:55C'est un nazi
01:08:56à qui il manque quatre doigts, ça !
01:09:03Tu sais, alors que
01:09:03Hitler, il n'est pas mort en 45,
01:09:05Hitler, il est mort en 91,
01:09:06il s'est réfugié au Brésil,
01:09:08il a ouvert un bar à salsa,
01:09:11le Wunderbar Morito,
01:09:14Michael Jackson, non plus,
01:09:15il n'est pas mort,
01:09:16il s'est réfugié sur une île.
01:09:19L'île aux enfants !
01:09:23Et moi, je sais tout ça
01:09:23parce que tous les soirs,
01:09:24YouTube, YouPorn,
01:09:25YouTube, YouPorn !
01:09:28Toi, tu crois les conneries
01:09:29qu'on te raconte aux informations ?
01:09:30Oh, le 11 septembre,
01:09:31c'est des avions qui sont rentrés
01:09:32dans les tours,
01:09:33c'est des conneries, ça !
01:09:34C'est expliqué sur YouTube !
01:09:37C'est les tours qui sont rentrés
01:09:38dans les avions !
01:09:40Et tous les juifs traînent
01:09:41dans les tours,
01:09:42ils ont été prévenus la veille
01:09:43de ne pas les travailler !
01:09:44Allô, David, va pas travailler !
01:09:46Allô, Moshé, va pas travailler !
01:09:48Allô, Bernard ?
01:09:48Ah non, je suis trompé de numéro !
01:09:52Tu sais que je suis franc-maçon ?
01:09:55Bon, je ne le savais pas !
01:09:56J'ai été sur YouTube !
01:09:59Toi, tu crois que Le Monde
01:10:01est dirigé par des hommes ?
01:10:02Le Monde est dirigé par des reptiliens !
01:10:04Des gens moitié hommes,
01:10:05moitié reptiles !
01:10:06Sinon, pourquoi Obama
01:10:08sur certaines photos
01:10:08a les yeux rouges ?
01:10:11Parce que c'est un reptilien !
01:10:13Pourquoi Bob Marley
01:10:14sur certaines photos
01:10:15a les yeux rouges ?
01:10:16Non, parce qu'il a été foncé
01:10:17du Syrien !
01:10:20A ton avis,
01:10:21pourquoi on a jamais vu
01:10:22dans la même pièce
01:10:22Kim Jong-un et Donald Trump ?
01:10:24Parce que c'est la même personne,
01:10:26mon pote !
01:10:28Toi, tu crois que
01:10:29le SIDA, ça apparaît comme ça ?
01:10:31Le SIDA, ça a été créé
01:10:32par l'obatoire de pharmacie
01:10:34pour qu'on achète
01:10:35des capotes et des traitements !
01:10:37C'est pour ça que dans les années 80,
01:10:38tu as plein de vedettes
01:10:39qui faisaient semblant
01:10:40d'avoir le SIDA !
01:10:40Elles étaient sponsorisées !
01:10:44Frélie Mercury, il n'est pas mort !
01:10:45Il s'est refuyé sur une île !
01:10:49L'île ont pédé !
01:10:57Toi, tu crois que Macron
01:10:58l'a été élu comme ça ?
01:10:59Macron l'a été élu,
01:11:00c'est un Illuminati !
01:11:02C'est pour ça qu'il a fait son discours
01:11:03devant la pyramide du Louvre
01:11:04qu'elle s'ambole des Illuminati !
01:11:05Et sa femme, elle l'est aussi !
01:11:08Brigitte, elle n'a pas 68 ans !
01:11:10Elle a 132 ans !
01:11:14Mais moi, je sais tout ça
01:11:15parce que tous les soirs,
01:11:15YouTube, YouPorn, YouTube, YouPorn !
01:11:18Une tête bien pleine,
01:11:19sur les couilles bien vides !
01:11:22Applaudissements
01:11:47Merci à Maximum,
01:11:47du bruit pour Clémence ce soir,
01:11:48du bruit !
01:11:50Du bruit pour Versailles,
01:11:51du bruit pour Cerf !
01:11:52Du bruit pour Marion,
01:11:53du bruit !
01:11:56Et on va faire un triomphe
01:11:58à la poursuite,
01:11:59c'est la lumière qui m'a suivi
01:11:59pendant plus de 10 ans !
01:12:00Tiens, bouge, Edouard !
01:12:01Il part à la retraite demain soir,
01:12:03c'était le plus vieux poursuiteur de France,
01:12:05du bruit pour Edouard !
01:12:12Applaudissements
01:12:22Il a démarré en 42,
01:12:25deuxième Mirador à Auschwitz !
01:12:26il a...
01:12:43Voilà !
01:12:45C'est le rappel,
01:12:46donc voilà !
01:12:48Avant, je ne faisais pas de rappel
01:12:49pendant mon spectacle,
01:12:50c'est mon metteur en scène,
01:12:51Thomas Godin,
01:12:52qui m'a demandé de faire un rappel,
01:12:54de revenir, quoi, voilà,
01:12:55donc je reviens, voilà !
01:12:58J'ai rien à dire,
01:12:59mais je reviens, voilà !
01:13:01C'est sympa, voilà !
01:13:03On se regarde,
01:13:04vous me regardez, voilà !
01:13:06C'est important,
01:13:07une fin de spectacle en plus !
01:13:08Je crois que la fin de spectacle,
01:13:09la plus nulle de toute ma carrière,
01:13:11joue de temps en temps
01:13:12pour les détenus en prison,
01:13:13et je crois que c'était
01:13:14à la prison d'Angoulême,
01:13:16je finis le spectacle
01:13:17en disant aux détenus,
01:13:18surtout si le spectacle vous a plu,
01:13:20parlez-en autour de vous !
01:13:24Entre vous, voilà !
01:13:26C'est pas toujours un truc con
01:13:27quand je suis en prison !
01:13:28Un jour, je jouais à la...
01:13:29Je crois que c'était
01:13:29la prison de Villepinte
01:13:30dans le 93,
01:13:31c'est l'époque de Youssouf Ofona,
01:13:32vous vous rappelez
01:13:33le gang des barbares ?
01:13:35Et à un moment,
01:13:35je disais dans le spectacle,
01:13:36ils ont dit Youssouf Ofona,
01:13:37c'est le cerveau de la bande,
01:13:39t'imagines le reste de la bande !
01:13:41Là, il y a un énorme rire
01:13:42parmi les détenus,
01:13:43et ils en montent tous
01:13:44un du doigt !
01:13:49Et là, je commence à comprendre,
01:13:50j'ai un des membres du gang
01:13:51dans la salle !
01:13:52Et forcément,
01:13:52le sketch devient un peu moins drôle !
01:13:54C'est un peu comme si tout à l'heure,
01:13:56en début du spectacle,
01:13:56quand je vous parlais de Guy Georges,
01:13:57tout d'un coup,
01:13:58ta geek est là...
01:14:01Tiens, pour ceux qui aiment
01:14:02les histoires de tueurs en série comme moi,
01:14:03il y a eu tout un article,
01:14:04récemment,
01:14:04dans un magazine,
01:14:05je ne sais plus lequel,
01:14:06sur Guy Georges,
01:14:07alors il t'expliquait,
01:14:08déjà, Guy Georges,
01:14:09il est détenu à la prison d'Anne-Sysheim,
01:14:11c'est là où t'as les plus grands psychopathes,
01:14:12t'as tout le monde là-bas,
01:14:13t'as fourniré,
01:14:15t'as même celui,
01:14:16je ne sais pas si vous vous rappelez,
01:14:17qui avait mangé
01:14:18le poumon de son co-détenu
01:14:19à la prison de Rouen,
01:14:20vous vous rappelez de lui ?
01:14:22Il avait mangé le poumon
01:14:22de son co-détenu,
01:14:23comme ça,
01:14:24et puis t'avais un troisième détenu
01:14:26dans la cellule,
01:14:26le mec n'a même pas bougé,
01:14:27regardez,
01:14:28comme celui-là,
01:14:28t'es là,
01:14:28ouais...
01:14:31Il aurait pu au moins dire
01:14:32« Ça, je te dérange pas ! »
01:14:39Et donc,
01:14:40ils expliquaient dans le reportage
01:14:41que Guy Georges,
01:14:42pour passer le temps en prison,
01:14:43il est devenu batteur
01:14:45du groupe de musique de La Centrale,
01:14:47je ne sais pas si tu imagines,
01:14:48Guy à la batterie derrière,
01:14:49comme ça,
01:14:51avec le chanteur qui doit être là,
01:14:52« On a phone, on a no way,
01:14:53on a phone, on a no way,
01:14:55on a no way,
01:14:55on a no way,
01:14:56on a no way,
01:14:57avec Francis Saul,
01:14:58mon violoncelle ! »
01:15:01Et le petit nouveau à la basse,
01:15:02Norda-Lelandais,
01:15:05sur un texte de Jonathan Daval,
01:15:07là...
01:15:09Ah lui, je crois que c'est le pire,
01:15:11Jonathan Daval,
01:15:12il tue sa femme,
01:15:14et pour faire croire
01:15:15qu'elle a été courir,
01:15:16il la rabille en jogging,
01:15:17quand même !
01:15:18Limite,
01:15:19il ne lui a pas bougé
01:15:19les bras et les jambes
01:15:20pour qu'elle transpire un peu !
01:15:22Et alors,
01:15:22il a menti lamentablement
01:15:24pendant des mois,
01:15:24vous avez vu,
01:15:25et il a craqué en confrontation
01:15:26avec sa belle-mère
01:15:28parce qu'elle lui a montré
01:15:28la photo du petit chat !
01:15:31C'est-à-dire que le mec,
01:15:32il tue sa femme,
01:15:33il brûle le corps,
01:15:34il ment pendant des mois,
01:15:35on lui montre un petit chat,
01:15:36il fait « Oui, c'est moi !
01:15:37C'est moi ! »
01:15:41Chacun sa tarte aux pommes.
01:15:46Donc j'espère évidemment
01:15:47que ça va être plus facile
01:15:47de se dire « Au revoir »
01:15:49ici au Trianon qu'en prison.
01:15:51D'abord,
01:15:52j'espère que vous pourrez mettre
01:15:53en application
01:15:54tout ce qu'on s'est raconté
01:15:55pendant le spectacle.
01:15:56Voilà,
01:15:56n'hésitez pas,
01:15:57les couples,
01:15:57à m'envoyer des petites photos,
01:15:59des petites vidéos.
01:16:01Non, je vous dis ça
01:16:02parce que moi,
01:16:02j'ai écrit ce spectacle,
01:16:04j'étais encore en couple,
01:16:05je suis séparé depuis quelques mois,
01:16:06là, c'est les aléas de la vie.
01:16:07C'est marrant
01:16:08parce que séparé à 42 ans,
01:16:09c'est toujours compliqué
01:16:10avec un gosse,
01:16:11mais en même temps,
01:16:11tu dis « Allez, c'est reparti,
01:16:13on y retourne ! »
01:16:13Alors après les spectacles,
01:16:14généralement,
01:16:14j'appelle des potes,
01:16:15j'ai dit « On fait quoi, les mecs ?
01:16:17On a une vie de famille,
01:16:17nous, tu sais, Fabrice ? »
01:16:21L'autre jour,
01:16:21je ne savais tellement plus
01:16:22qui appeler,
01:16:23j'ai appelé la nourrice
01:16:24de mon fils.
01:16:26Je lui dis « Vous faites quoi, là ? »
01:16:28C'est un horreur
01:16:29pour appeler les gens.
01:16:29« Allô ? »
01:16:39Alors je suis retourné
01:16:40en boîte de nuit,
01:16:40tout seul,
01:16:41à 42 ans,
01:16:42je me suis retrouvé
01:16:43au milieu de la piste de danse
01:16:44avec les jeunes,
01:16:44moi j'étais là,
01:16:45mal au genou,
01:16:46au dos,
01:16:48avec le stromboscope
01:16:49qui tape sur la calvitie.
01:16:51On aurait dit
01:16:52un vieux tonton entier
01:16:53à un mariage.
01:16:56Il y a toujours
01:16:57un vieux tonton entier
01:16:58qui traîne au mariage
01:16:59et puis qui danse
01:17:00comme ça
01:17:00sur tous les morceaux.
01:17:02Il s'appelle
01:17:02tonton Jean-Paul,
01:17:03c'est comme ça.
01:17:04Puis tonton Jean-Paul,
01:17:05il touche un peu
01:17:06les petites au passage.
01:17:07Hop là !
01:17:09Tu peux rien dire,
01:17:10c'est tonton Jean-Paul,
01:17:11c'est comme ça.
01:17:12Il danse avec ta grand-mère
01:17:13de 92 ans,
01:17:14mais comme ça.
01:17:17Il lui brise
01:17:17le col du fémur.
01:17:21C'est tonton Jean-Paul.
01:17:27Alors au bout d'un moment,
01:17:27je me dis
01:17:28que je n'ai plus rien
01:17:28à foutre
01:17:28sur la piste de danse.
01:17:30Je vais au bar
01:17:30puis je commence
01:17:31à converser
01:17:32avec une jeune fille
01:17:32très sympa
01:17:33mais au fur et à mesure
01:17:34de la conversation,
01:17:35je m'aperçois
01:17:35qu'elle a tout juste
01:17:3618 ans.
01:17:37Qu'elle est née en 2001
01:17:39parce que depuis 2018,
01:17:41les gens nés en 2000
01:17:42ont le droit
01:17:43d'aller en boîte de nuit
01:17:45et jamais dans ma vie
01:17:46j'aurais pu penser
01:17:47me retrouver en boîte
01:17:48avec des gens
01:17:49dans un autre siècle
01:17:49que le mien.
01:17:51C'est un peu comme si moi,
01:17:52à la fin des années 90,
01:17:53je suis en boîte
01:17:54avec mes potes
01:17:54et je dis
01:17:54tiens,
01:17:55c'est pas un Victor Hugo là-bas ?
01:18:06Alors là,
01:18:06je me dis
01:18:06que je n'ai vraiment
01:18:07plus rien à foutre
01:18:07en boîte de nuit
01:18:08alors je commence
01:18:09à sortir
01:18:09puis là,
01:18:10je suis alpagué
01:18:11par une jeune fille
01:18:12magnifique,
01:18:1225, 26 ans
01:18:13et elle me ramène
01:18:14chez elle.
01:18:15Pas parce que je suis intéressant,
01:18:16pas parce que je suis...
01:18:17Enfin, vous savez très bien
01:18:17pourquoi, bref.
01:18:18Elle me ramène chez elle
01:18:19et rapidement,
01:18:20on se retrouve nu
01:18:21l'un en face de l'autre.
01:18:23Elle avec son corps
01:18:24de 26 ans,
01:18:25magnifique,
01:18:25parfait,
01:18:26tout neuf,
01:18:27moi avec mon corps
01:18:28de 42 ans,
01:18:29fatigué,
01:18:30tombant.
01:18:31C'est tellement humiliant.
01:18:34Je comprends pourquoi
01:18:35Emmanuel Macron
01:18:36est aussi sûr de lui.
01:18:41Et là,
01:18:41on commence
01:18:42à faire l'amour.
01:18:42Enfin, moi,
01:18:43j'essaye de lui faire l'amour.
01:18:44À 20 ans,
01:18:45tu es éjaculateur précoce,
01:18:46à 40,
01:18:47c'est les crampes
01:18:47qui sont précoces.
01:18:48Alors là,
01:18:48t'es là.
01:18:51Et là,
01:18:51c'est la pire,
01:18:52celle sous le pied.
01:18:53Alors,
01:18:53t'essayes de tirer
01:18:54en même temps.
01:18:57Sauf que ma bite
01:18:57est tordue
01:18:58dans l'autre sens.
01:18:58Alors là,
01:19:00j'ai jamais revu
01:19:09cette jeune fille.
01:19:11Je vais envoyer un texto
01:19:12le lendemain
01:19:12pour la remercier
01:19:14de ne pas avoir
01:19:15porté plainte.
01:19:20Puis maintenant,
01:19:21je traîne.
01:19:21Je traîne dans les bistrots
01:19:22de nuit.
01:19:22Je me mets en bout
01:19:24de comptoir
01:19:24et puis j'attends
01:19:25que les gens me reconnaissent
01:19:26pour me payer des coups.
01:19:29Et le jour,
01:19:29il y a deux pocherons
01:19:30qui étaient là.
01:19:30Mais si,
01:19:31c'est lui.
01:19:32C'est lui.
01:19:32Je te dis,
01:19:33regarde,
01:19:33viens,
01:19:33viens,
01:19:34viens,
01:19:34viens.
01:19:34Puis il me paye un coup,
01:19:36deux coups,
01:19:36dix coups.
01:19:37Puis je finis bourré
01:19:38avec eux.
01:19:38Je suis là.
01:19:40Puis il y en a un des deux
01:19:41qui me dit,
01:19:41putain,
01:19:42je comprends pourquoi
01:19:43tu perds tous tes matchs.
01:19:54Alors,
01:19:55je me traîne.
01:19:56Je me traîne,
01:19:57j'arrive en bas
01:19:57de mon immeuble
01:19:58puis là,
01:19:59je pense à mon fils
01:20:00qui dort un peu plus haut.
01:20:01Alors,
01:20:01je monte les marches
01:20:02quatre à quatre,
01:20:03je vise dans sa chambre
01:20:03pour le prendre dans mes bras
01:20:04et là,
01:20:04je dis,
01:20:05merde,
01:20:05ça fait trois semaines
01:20:06que je l'ai laissé
01:20:06chez ma mère.
01:20:08Alors,
01:20:09je monte dans un taxi,
01:20:10j'arrive à Nogent-sur-Marne,
01:20:11j'arrive devant la maison
01:20:12dans laquelle j'ai grandi,
01:20:13je monte dans la chambre
01:20:13dans laquelle j'ai grandi
01:20:14où mon fils dort
01:20:15parfois maintenant
01:20:16et je peux me blottir
01:20:17contre lui,
01:20:18je peux me mettre à rêver,
01:20:20à la République de ce soir,
01:20:22à la République de demain.
01:20:24Mais pour ça,
01:20:24surtout,
01:20:25si le spectacle vous a plu,
01:20:27parlez-en autour de vous.
01:20:30Et si ça vous a pas plu,
01:20:34mon tonton m'a touché
01:20:35quand j'étais petit.
01:20:35Merci.
01:20:37Applaudissements
01:20:49Applaudissements
01:20:52Applaudissements
01:20:55Applaudissements
01:20:57Applaudissements
01:21:03Applaudissements
01:21:05Applaudissements
01:21:12Applaudissements
01:21:14Applaudissements
01:21:19Applaudissements
01:21:24Applaudissements
01:21:26Applaudissements
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