- il y a 4 mois
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AmusantTranscription
00:00Tiens, vous êtes là vous.
00:03On ne vous a pas vu jeudi, collègues de l'extrême droite.
00:07Il y avait un vote important, c'était le vote sur le projet de loi de finances.
00:14Ouitiez-vous ?
00:17Vous étiez à un anniversaire.
00:23Vous préférez manger des pépitos que de voter sur le projet de loi de finances.
00:27J'espère que le gâteau était bon.
00:31Collègues, laissez-moi simplement vous notifier d'une chose au Rassemblement National.
00:40Pour être sérieux, il ne suffit pas d'avoir des cravates au travail.
00:44Pour être sérieux, il faut aussi aller au travail.
00:50Monsieur Mariani, au Rassemblement National, vous aviez l'ancien directeur de la sécurité de La Farge
00:55qui a collaboré avec Daesh en Syrie. Il était chez vous.
00:59Ce n'est pas votre fantasme sur le fait que vous êtes antiraciste.
01:02Personne n'y croit.
01:02C'est évident que le Rassemblement National est une organisation remplie de gens racistes.
01:06Il y a ce qu'il disait, pardon ?
01:08C'est Goebbels qui disait ça à propos de Churchill.
01:11Je vois qu'on commence bien.
01:12Non, mais c'est un élément de propagande nazi.
01:14Je vous le dis juste pour que vous soyez au courant.
01:17Des fêtes d'islamo-gauchistes ?
01:20C'est-à-dire qu'on se réunit le soir et on filme des chichets en se disant
01:22c'est vraiment bien d'être islamo-gauchiste.
01:26Dans un rôle de journaliste quand il fait ça ?
01:28Vous savez bien que c'est un militant.
01:29Lui se dit journaliste militant.
01:31Alors attendez, j'entends que...
01:32Oui, alors sortez vos notes, effectivement.
01:35Il se définit lui-même comme ça.
01:37Voilà, alors d'accord.
01:38Mais alors dans ce cas-là, si vous dites qu'il est militant et pas journaliste,
01:41est-ce que Bernard Guetta, journaliste Le Monde, France Inter,
01:45qui est aujourd'hui député européen chez vous, La République En Marche,
01:47il est journaliste ou militant ?
01:48Comment vous leur donnez la nous concerne ?
01:50Comment vous leur donnez la parole ?
01:52Parle-toi d'ici, toi, va-t'en.
01:53À qui tu parles ?
01:53À toi, je te parles.
01:53On n'a pas élevé les cochons ensemble, alors respecte un peu la...
01:55C'est toi le cochon.
01:56T'es dans la boue du génocide.
01:58Mais c'est quoi la boue du génocide ?
02:02Quelle apologie du félotisme ?
02:05Moi, je regrette la mort de tous les enfants.
02:08Si il y a des justices dans ce pays, vous serez poursuivis en justice, monsieur.
02:10Je suis en pleine interview.
02:12Qu'est-ce que vous allez me faire ?
02:14Vous voyez ces gens-là ?
02:15Ces gens n'en ont rien à faire.
02:17Vous faites compte à l'Assemblée nationale.
02:19Ces gens n'en ont rien à faire de la biafière.
02:21Vous allez signer dans l'Assemblée, vous n'avez plus limite.
02:23Ils s'en moquent des bonnes règles.
02:26Regardez-le.
02:26Ce monsieur est un porc.
02:28Il défend un génocide depuis le début.
02:30C'est un porc.
02:31Il a dit à l'Assemblée nationale que ça n'allait pas s'arrêter depuis le début.
02:35Ce monsieur est un porc.
02:36Il fait honte à la France.
02:38Il fait honte au pays.
02:39Voilà.
02:39Et on devrait tous avoir honte d'être représentés par des gens comme ça,
02:42qui n'ont pas de cœur, qui ont un cœur à sens unique.
02:44Voilà.
02:44Nous, le 7 octobre, on a pleuré les victimes israéliennes.
02:47David Guirault, est-ce qu'avec un peu de recul, là, en revoyant cette séquence et en prenant le temps
02:53de l'écouter,
02:54vous referiez exactement la même chose et vous rediriez surtout exactement la même chose ?
03:00Vous savez, non.
03:01Des fois, les mots vont plus haut que notre pensée.
03:05Et c'est vrai que même, il faut être beau joueur.
03:08Moi, je présente mes excuses à tous les cochons de France.
03:10J'en ai jamais vu en défendre un génocide.
03:12Vous avez déjà vu une femme en burkini, vous aussi ?
03:14Madame, vous avez déjà vu, vous aussi, une femme en burkini à la plage, monsieur ?
03:17Madame, non, mais attendez, je ne parle pas à vous parce que vous, je sais que vous mentez.
03:20Vous, madame, est-ce que vous avez déjà vu une femme en burkini ?
03:22Le texte, moi, je vous mets au défi, quand vous aurez vu l'entièreté des mesures,
03:27de me trouver une mesure qui soit contraire aux valeurs que nous portons depuis 2000.
03:30Restriction du droit du sol, préférence nationale, déchéance de nationalité,
03:33conditionnement des aides sociales à la nationalité,
03:35refus des hébergements d'urgence pour les immigrés étrangers,
03:38de faire des cautions pour les étudiants étrangers.
03:40Mais ça fait beaucoup, je peux continuer, mais ça fait déjà beaucoup, monsieur le sol.
03:42Monsieur Guiraud, il ne suffit pas de le dire pour que ce soit vrai, vous voyez,
03:45ça ne fonctionne pas comme ça, la démocratie.
03:46C'est pas dans le texte, ça ?
03:47La démocratie, c'est la loi, ce sont des articles.
03:49Mais qu'est-ce qui n'existe pas dans le texte que j'ai dit, monsieur le sol ?
03:51Il n'y a pas de préférence nationale, il n'y a pas de remise en cause du droit du
03:54sol.
03:54Donc en fait, quand vous allez conditionner des versements d'aides sociales à la nationalité,
03:57il n'y a pas de préférence nationale.
03:58On va juste laisser madame Lavalette du Rassemblement National nous dire
04:01s'il y a une préférence nationale ou pas.
04:03Alors vous allez voir, vous allez devenir tout vert.
04:04Ceci dit, ils ont presque déjà tout dit.
04:06Effectivement, monsieur Guiraud a raison.
04:07Bien sûr que la préférence nationale est rentrée dans ce texte-là.
04:10Et c'est en ça que ce texte est une victoire idéologique sans précédent pour ma famille politique
04:14puisque c'est une pierre angulaire du programme du Rassemblement National.
04:17Ça l'était même du Front National.
04:18Donc oui, bien sûr, mais en fait, cette mesure, elle est plébiscitée par les Français.
04:22Je ne pense pas que ce texte soit un texte puissant et courageux.
04:26Il ne l'est pas.
04:26Là, par contre, il y a effectivement des petits durcissements sur le droit du sol,
04:30sur le recoupement familial, sur le rétablissement du délit de séjour irrégulier,
04:34sur effectivement le conditionnement pour avoir des aides sociales,
04:37ce que nous demandons évidemment depuis longtemps.
04:40Mais aussi, je pense qu'il faut quand même le saluer,
04:42le fait que si vous êtes condamné, vous ne serez jamais régularisé.
04:46Et vous avez raison, monsieur Guiraud.
04:47On a mis le pied dans la porte et on va aller beaucoup plus loin
04:49parce que c'est évidemment ce que veulent les Français.
04:51Et en fait, cette loi qui a été votée hier,
04:53c'est la raison pour laquelle nous avons voté ce petit texte qui est quand même une avancée.
04:57Vous savez, vous êtes content, monsieur Lefebvre ?
04:59Alors...
05:00Pardon de vous le dire.
05:01La sûreté, c'est aussi être protégé des abus du pouvoir, de l'État et de ses représentants.
05:04Donc pardon, quand je vais à une manifestation...
05:06C'est ça, nos policiers qui se font cahier tous les jours, monsieur.
05:08Mais ça, ça vous est égal.
05:09Mais ça ne m'est pas égal, madame.
05:10Je le dénonce, il n'y a pas de problème.
05:10Parce que ce sont vos électeurs qui cahissent la police.
05:12C'est ça le problème.
05:13Je viens de dire en début de mon intervention...
05:14C'est ça le problème. Ils votent pour vous ceux qui cahissent la police.
05:23C'est ça votre politique.
05:24C'est ça.
05:25Madame Traoré demande...
05:25Vous savez que c'est pas simple de diffamation ce que vous êtes en train de dire.
05:27C'est pas de problème, je ne sais pas ma première fois.
05:28Madame Traoré n'a jamais demandé à des policiers de se suicider.
05:30Mais vous la défendez, ça c'est très bien.
05:31Non, mais ce que vous dites est faux.
05:32Mais les manifestations qui font...
05:33Vous voulez que vous accouriez, que vous demandez, mais ça je pose le choix des amis de Traoré.
05:35Mais nous, contrairement à vous, on ne va pas être devant les tribunaux, ce n'est pas grave.
05:38Vous êtes insignifiante.
05:39Parce que tout ce qui est excessif est insignifiant.
05:41Et vous, vous êtes le néant, madame.
05:45Ça ne veut rien dire, mais je trouve que ça boucle bien.
05:47Ça n'est pas à nous de savoir qui est coupable.
05:49Il va y avoir une justice.
05:50Moi, j'ai confiance dans la justice de mon pays.
05:53Il va y avoir une enquête.
05:54On va bien voir ce qui se passe.
05:55Mais cessez de mettre de l'huile sur le feu.
05:57Votre simple présence sur ce plateau est problématique, madame.
05:59Je vais vous expliquer pourquoi.
06:00Moi, je vous répéterais, par exemple, qu'on donne la parole à des collectifs ou à des habitants de Mont
06:03-Terre.
06:03Vous êtes démocrate, monsieur Giraud ?
06:05Parce que vous savez, le syndicat France Police.
06:08Bon, je vous suggère.
06:09Le syndicat France Police qui veut être dissous avec quelqu'un qui a tweeté,
06:13avec le point du syndicat France Police, qui a tweeté
06:15« Bravo au policier qui avait tué ce jeune homme. »
06:17Vous savez parce qu'il a été fondé ?
06:19Par le conseiller police du Rassemblement National de Marine Le Pen.
06:22Oui, madame.
06:23Ce syndicat-là, cette association, ce n'est pas vraiment un syndicat.
06:26Il a été fondé par quelqu'un qui, en 2012, était votre candidat au législatif,
06:30puis en 2014, votre candidat au municipal à Nice.
06:33Est-ce que madame Lavalette porte cette parole-là ?
06:36Elle est là pour enfoncer les familles qui se battent justement pour obtenir la justice.
06:40Quand vous me dites que je mets de l'huile sur le feu,
06:42moi je vois des gens qui sont issus de chez vous,
06:45qui applaudissent publiquement au fait qu'on a tué ce jeune homme.
06:48C'est vous qui mettez l'huile sur le feu.
06:49C'est monsieur Michel Touris, fondateur du syndicat France Police.
06:54Excusez-moi, quels sont les liens que nous avons avec Michel Touris ?
06:57C'est le conseiller sécurité de madame Le Pen.
06:58C'est le candidat au législatif en 2012 du Rassemblement National.
07:02C'est le candidat au municipal en 2014 du FN à Nice.
07:06Maintenant, je vous dis juste une chose.
07:07Attendez, je finis.
07:08Je connais la vie, la vraie vie.
07:09Oui, alors vous êtes le seul ici ?
07:10Vous avez 66 ans, vous êtes jeune.
07:12Quel métier faites-vous ?
07:13Mais attendez, mais alors il faut avoir un pied dans la tombe maintenant pour...
07:19Ailleurs, entre le soutien inconditionnel aux forces de l'ordre
07:22et le soutien inconditionnel à l'État israélien,
07:24vous avez visiblement fait votre choix.
07:26Vous, d'habitude si rapide à communiquer,
07:28vous étiez bien discret lorsque nos gendarmes français,
07:30pourtant sous statut diplomatique,
07:32ont été interpellés par des policiers israéliens
07:34dans le domaine de l'Eleona, en Palestine occupée.
07:37Vous vous prétendez patriote,
07:38mais vous laissez Israël piétiner la souveraineté française.
07:41Car c'est toute la France qui est humiliée
07:43quand un de nos gendarmes est mis face contre terre
07:45par une police étrangère.
07:46Vous qui vantez d'ailleurs la défense des chrétiens d'Orient,
07:49vous validez par votre silence
07:50qu'un lieu de pèlerinage chrétien soit bafoué.
07:52Et pendant ce temps-là,
07:53que de bruit et d'énergie de votre part
07:55pour une simple banderole au Parc des Princes,
07:57don Quichotte sans combater les moulins,
07:59Retailleau s'en prend à des tifots en disant hypocritement
08:01« Pas de politique dans le sport ! »
08:03Mais c'est pas que vous ne voulez pas de politique dans le sport, non !
08:05Vous ne voulez juste pas de la Palestine.
08:07Car quand c'est la Palestine,
08:08vous dénoncez ce que vous présentez comme un message de haine,
08:11mais vous étiez bien contents
08:12quand le Vélodrome ou le Stade Bollaire étaient aux couleurs de l'Ukraine.
08:15Pour empêcher toute opposition au génocide à Gaza de s'exprimer,
08:18vous criminalisez abusivement à tel point
08:20que le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU
08:22a dénoncé votre instrumentalisation de la lutte,
08:25pourtant légitime,
08:26contre l'apologie du terrorisme.
08:28Vous épuisez l'appareil policier et judiciaire
08:30contre des gens seulement coupables
08:32d'apologie du droit international.
08:34Et si vous n'avez pas la même fermeté
08:36envers les organisateurs du Gala Israel is Forever,
08:39dont les responsables appellent pourtant à l'éradication de Gaza,
08:43à l'extermination de sa population et à la colonisation,
08:46c'est précisément parce que vous les soutenez
08:48et que par conséquent, vous n'êtes pas seulement passifs,
08:51vous êtes complices du génocide en cours.
08:54Emmanuel Macron et Michel Barnier,
08:56n'oubliez pas jeudi,
08:57pendant que vous applaudirez l'équipe représentant un pays
09:00qui commet un génocide,
09:01n'oubliez pas qu'à Gaza, il n'y a plus de terrain de football.
09:03Et pourtant, l'équipe israélienne tire quand même,
09:06mais dans la poitrine des enfants.
09:07N'oubliez pas qu'en Palestine comme au Liban,
09:09les frappes sont aériennes
09:10et qu'elles massacrent des innocents.
09:12Il ne sera jamais ni normal, ni moral, ni même raisonnable
09:15d'accueillir les bras ouverts Israël en plein génocide.
09:18Qu'allez-vous faire dans ce stade ?
09:19Et pourquoi n'interdisez-vous pas ce match ?
09:27Ce qui se passe, c'est que le voile islamique,
09:30je le répète,
09:30et je crois que nous le savons tous autour de cette table,
09:32on le sait tous,
09:33on peut essayer de se cacher derrière notre petit doigt,
09:35on le sait, c'est un marqueur,
09:37c'est un marqueur islamiste.
09:39Je le dis encore.
09:40Si, c'est vrai.
09:41C'est tout.
09:42C'est aussi simple que ça.
09:43Qu'allez-vous dire au député Mjidel Guérab,
09:45qui a pris la parole hier,
09:46pour lui dire, moi, ma maman porte le voile,
09:47pas par choix religieux, par choix culturel,
09:49parce que ça a toujours été comme ça.
09:51Vous allez lui dire quoi à elle ?
09:52Vous allez lui dire qu'elle est soumise
09:53et que c'est un signe religieux ?
09:54Non, vous ne pouvez pas le faire,
09:55ce n'est pas possible.
09:56C'est un signe religieux politique à l'époque,
09:57et évidemment,
09:58la situation a énormément progressé,
10:01il y a eu une immigration massive,
10:04et aujourd'hui,
10:05il y a des quartiers où l'assimilation,
10:06elle se fait à l'envers,
10:07très clairement.
10:08Johan Uzay.
10:09C'est évident.
10:09Vous ne pouvez jamais foutre les pieds dans un quartier,
10:11mais il ne peut pas.
10:11Mais écoutez, je suis désolée.
10:12Vous ne vous foutez pas les pieds dans les quartiers, madame.
10:14Tout le monde parle,
10:15Sophie Johan Uzay,
10:16alors que c'est Johan Uzay
10:16à qui j'ai donné la parole.
10:18Non, mais c'est lequel, le dernier quartier ?
10:18Yone, allez-y,
10:19parce qu'on ne va pas s'en sortir.
10:20Elle n'a jamais foutu les pieds dans un quartier,
10:21elle nous parle des quartiers.
10:23Il y a des femmes,
10:24la question est de savoir
10:25si les femmes acceptent de le porter,
10:26etc.
10:27C'est un sujet, en effet.
10:28Mais ce n'est pas seulement ça.
10:29Il peut y avoir des femmes aussi
10:30qui sont islamistes aussi.
10:33Ce n'est pas interdit de penser.
10:34Ce qui est fou,
10:34c'est que ce débat,
10:35il a presque 40 ans
10:36et qu'il est toujours aussi passionné et climant.
10:38Ce que je trouve aberrant là-dedans,
10:42c'est que madame Cluzel,
10:43qui ne va jamais dans des quartiers,
10:45qui ne parle pas à des femmes
10:46qui portent le voile.
10:47Je ne vous crois pas, madame.
10:48Je ne vous crois pas.
10:49Vous allez dans quel quartier ?
10:50Vous allez dans quel quartier ?
10:51Mais vous, vous commencez à m'agacer.
10:54C'est incroyable cette histoire.
10:54Vous ne savez pas de quoi vous parlez.
10:56Vous ne donnez pas la parole.
10:58Les zones rurales que vous avez abandonnées
11:00parce que vous misez tous sur les banlieues.
11:01Et d'ailleurs, ces gens-là,
11:02ils ont arrêté de voter pour vous depuis longtemps.
11:03Maintenant, je vais vous répondre.
11:04Vous ne savez pas de quoi vous parlez.
11:05Vous ne savez pas de qui vous parlez.
11:07Et lorsque vous affirmez le contraire,
11:09je le dis,
11:09vous êtes une grosse mytho, madame.
11:10Ce n'est pas vrai ce que vous parlez.
11:11Vous ne savez pas.
11:13Oui.
11:17J'ai une question.
11:18Est-ce qu'on a déjà récolté autant d'argent
11:19issu des impôts que durant ces dernières années ?
11:22Et si oui, dites-nous quand.
11:23Car là, je vois pour l'impôt le plus important
11:25du pays qui est la TVA
11:26que l'État, lui seul,
11:27en récolte 106 milliards d'euros cette année.
11:29À ça, ils vont rajouter la TVA
11:30que vous transférez à la CQE
11:32et aux collectivités
11:33pour compenser les cadeaux
11:34faits aux grands groupes et aux grandes fortunes.
11:35Donc déjà, 60 milliards d'euros de TVA
11:37qui partent dans la sécu sociale.
11:38Et pour la TVA vers les collectivités,
11:40j'attends votre retour avec impatience,
11:42c'était 30 milliards l'année dernière.
11:43C'est un curieux paradoxe.
11:44Nous sommes assis sur un tas d'or,
11:46celui des Français en l'occurrence,
11:47mais on serait menacés par un grave déficit.
11:49Alors contrairement à votre prédécesseur,
11:51vous commencez à comprendre
11:51que quand on jette par la fenêtre
11:53des centaines de milliards d'euros par an
11:54pour le donner au CAC 40,
11:55ça posait des gros problèmes
11:57à nos finances publiques.
11:58Donc vous comprenez plus vite,
11:59mais il faut quand même vous expliquer très longtemps
12:01parce que dans votre budget,
12:02on est dans la droite ligne des précédents,
12:04austérité budgétaire, politique de l'offre.
12:06Et bien sûr, le détail qui revient toujours,
12:08c'est même devenu la spéciale sous Macron,
12:10vous n'atteignez jamais,
12:11pas même du bout des pieds,
12:12vos propres objectifs budgétaires.
12:15Et non seulement vous vous noyez budgétairement,
12:16mais en plus, vous vous accrochez
12:18à la manche des collectivités locales
12:20qui, elles, contrairement à vous,
12:21quand même, rendent leur budget à l'équilibre
12:23pour les faire couler aussi.
12:24Vous leur annoncez un effort de 5 milliards d'euros.
12:27Moi, dans le budget,
12:27je vois 6,5 milliards d'euros de coupes
12:29pour les collectivités,
12:30avec toutes les conséquences, d'ailleurs,
12:31des astros pour elles et pour les habitants
12:33que tout cela engendre.
12:34Et puis, s'agissant de nos services publics,
12:36je ne veux pas être méchant,
12:37mais dans les têtes de ce gouvernement,
12:39il doit manquer deux minutes de cuisson
12:41si vous pensez pouvoir nous faire croire
12:43que, je cite M. Barnier,
12:44« L'école restera la priorité »,
12:46fin de la citation et de la blague,
12:48alors que vous supprimez littéralement
12:494 000 postes d'enseignants
12:50dans le projet de loi de finances.
12:51Je veux néanmoins saluer, M. le ministre,
12:53votre effort comique,
12:54quand vous posez avec une sincérité
12:56assez désarmante, je dois vous le dire,
12:57votre question, je cite,
12:58« Pourquoi un bon budget serait un budget en hausse ? »
13:01Là, je ne sais plus quoi vous dire, M. le ministre,
13:03juste, ça devient difficile de vous sous-estimer.
13:05Fort heureusement, vous n'avez aucune majorité
13:07dans cette Assemblée,
13:08vous serez battus.
13:09Un autre projet de loi de finances est possible,
13:12une loi de finances qui partage,
13:13qui protège nos services publics
13:14et qui prépare la transition écologique.
13:16Nous nous battrons pour cela.
13:17PLF, trois lettres pour désigner
13:19votre éphémère projet de loi de finances.
13:20Et vu tous les coups de couteau
13:21que vous vous plantez déjà dans le dos
13:23au sein de votre désormais tout petit groupe parlementaire,
13:25je ne donne pas six mots à votre affaire.
13:27A mon avis, le temps est compté pour vous.
13:29Madame la ministre de la Culture,
13:31ce vendredi 3 mai,
13:32votre collègue aux affaires étrangères
13:33a célébré la 31e journée mondiale
13:35de la liberté de la presse
13:36dans une vidéo sans avoir un seul mot
13:39pour l'endroit où les trois quarts
13:40y sont morts en 2023.
13:42Cet endroit, selon le comité de protection des journalistes,
13:45c'est Gaza, car c'est en Palestine
13:46que plus de 100 journalistes
13:48ont été assassinés par l'armée israélienne.
13:50Le jour anniversaire
13:51de la liberté de la presse dans le monde,
13:53l'incapacité du gouvernement
13:55à dénoncer clairement
13:56ces atrocités perpétrées par l'armée israélienne
13:59le rend complice du drame.
14:00Complice !
14:01Pendant que des journalistes
14:02sont tués de sang-froid
14:03depuis des années
14:04à l'image de Shiren Abou Akle
14:05assassiné en 2022
14:07d'une balle dans la tête
14:08par l'armée israélienne.
14:09Complice !
14:10Car mutique !
14:11Pendant que Netanyahou
14:12fait disparaître les preuves
14:13parce qu'à chaque journaliste
14:14qui rend son dernier souffle,
14:15c'est un peu de la vérité
14:16dans ce monde
14:17qui s'évapore.
14:18Et pendant ce temps-là,
14:19vous interdisez
14:20nos réunions publiques,
14:21vous nous empêchez
14:22de nous exprimer,
14:23mais c'est votre silence
14:24sur le génocide en cours
14:25qui est criminel.
14:26Et quand vous parlez,
14:27c'est pour mentir
14:28au sujet de notre jeunesse française
14:29qui se mobilise
14:30en faisant passer
14:31pour un appel au meurtre,
14:32ce qui n'est rien d'autre
14:33qu'un appel au secours.
14:34Dans notre pays,
14:36un multirécidiviste
14:37condamné pour provocation
14:38à la haine raciale
14:39peut arpenter librement
14:41les plateaux télé.
14:42Mais un humoriste
14:42qui fait une blague
14:43approuvée par le tribunal
14:44est mis à pied
14:45sur notre service public.
14:46Qu'il est triste
14:47ce service public
14:48qui se dit Charlie
14:49mais qui baillonne
14:50la bande à Charline.
14:51Le poste de Guillaume Meurice
14:52est en vacant.
14:53On dirait même
14:54que certains au gouvernement
14:55sont candidats
14:55pour être humoristes
14:56puisque vous arrivez
14:57à reprocher
14:58à des étudiants
14:58en sciences politiques
14:59de s'intéresser
15:00à la politique.
15:01Incapade que vous êtes
15:02de néoncer le génocide
15:03en cours
15:03et maintenant
15:04même ceux qui se rient
15:05de votre déchéance morale
15:06sont censurés.
15:07On se croirait
15:08dans un sombre cauchemar
15:09au pays des Lumières
15:10mais c'est une triste vérité.
15:12Ceux qui contrôlent
15:12les matraques
15:13cherchent souvent
15:13à faire taire
15:13ceux qui ont des idées.
15:15Ces idées nobles
15:15qu'on fait passer
15:16pour des délits
15:17car nous ne faisons
15:18que de l'apologie
15:18du droit international
15:19et de l'incitation
15:20à la justice
15:20et il faudrait désormais
15:22s'excuser
15:22de faire sourire
15:23les gens qui ont envie
15:24de pleurer
15:25de votre passivité.
15:26Madame la ministre
15:27si vous vous sentez
15:27menacé par des blagues
15:28c'est que c'est peut-être
15:29vous la menace.
15:30Quand allez-vous
15:31faire respecter
15:31la liberté de la presse
15:32et la liberté d'expression
15:33en France ?
15:35Vous insultez
15:36de très nombreuses françaises
15:37et de très nombreux français
15:38qui aujourd'hui
15:39soutiennent Éric Zemmour.
15:40Si le débat
15:40c'est pour arriver
15:41bim et les racistes
15:42ça va pas être très intéressant.
15:43Je vais vous rassurer
15:44que ça peut être intéressant
15:47si on part comme ça
15:48ça va pas être intéressant.
15:48Oui mais parce que
15:49je préfère vous rassurer
15:50c'est pas un anathème
15:51c'est une condamnation pénale
15:52qu'a reçue M. Zemmour.
15:54Quand vous êtes jugé
15:55pour incitation à la haine raciale
15:56je suis désolé
15:57a priori il y a des gens
15:58qui peuvent penser
15:59que vous êtes racistes.
15:59Vous voyez ?
16:00Il y a des lois uniques
16:02dans notre pays
16:05qui cherchent à museler
16:06pour vous ça vous dérange ?
16:07Soyons clairs.
16:09Essayez de dire
16:10qu'Éric Zemmour est raciste.
16:11Vous connaissez
16:12l'histoire de sa famille ?
16:13Vous êtes dingue.
16:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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