00:00C'est la base de tout le cafouillage de la politique occidentale en général et française en particulier par rapport
00:09au Liban.
00:10Parce qu'il ne faut pas oublier que le Hezbollah, il est représenté au Parlement,
00:16mais ses parlementaires étaient les preneurs d'otages des années 80,
00:20qui ont progressé, qui ont été promus, ils ont été élus au Parlement et ils sont représentés dans le gouvernement.
00:27Et ça, il y a une deuxième erreur, une erreur libanaise.
00:31Parce qu'ils font des campagnes électorales, comme en 2009, comme en 2016, comme en 2018-2022.
00:41Ils font des campagnes très virulentes et à la sortie des urnes, ils disent,
00:47oui, on va former un gouvernement d'union nationale.
00:51Donc, on met deux chevaux autour d'une carrosse, mais chacun dans un sens.
00:57Ils restent au point mort.
00:59Et ça, il faut que le Liban se prenne en charge et sorte de ce concept.
01:04Mais avant de continuer, je voudrais, au nom de tous mes concitoyens libanais et franco-libanais,
01:11présenter nos condoléances et tous les Libanais souverainistes.
01:14Parce qu'il ne faut pas oublier que quand il y a des drames, comme ce qu'on vient de
01:18vivre aujourd'hui,
01:20le Hezbollah, il offre des gâteaux sur les routes.
01:22Quand il y a eu le Bataclan, quand il y a eu Charlie Hebdo, quand il y a eu Nice,
01:26ils ont fêté ça.
01:28D'accord ?
01:29Et donc, il faut...
01:30Cette distinction entre l'aile politique et l'aile militaire, c'est une énorme anerie.
01:38Oui, parce qu'il ne faut pas oublier que le conseil du djihad du Hezbollah,
01:45il est formé, composé, des députés du Hezbollah,
01:50comme Mohamed Raad, comme Hassan Fadlallah, comme Mahmoud Khmati,
01:55qui menacent aujourd'hui le président libanais de le tuer comme Anwar Sadat,
02:00parce qu'il a osé évoquer les négociations de paix avec Israël.
02:05Et donc, je reviens à l'embuscade de ce matin.
02:09Il y a eu une partie de Hezbollah qui ne veut pas de cesser le feu,
02:12parce qu'un cesser le feu peut engager des négociations.
02:16Ils ne veulent pas de négociations, parce qu'ils perdent leur ADN et leur raison d'être.
02:24Donc, à partir de là, on ne peut pas savoir qui a commis l'irréparable ce matin.
02:30Mais que ce soit les politiques qui couvrent les militaires
02:34ou les militaires qui dépendent des politiques,
02:37c'est un seul mal, on ne peut pas le dissocier.
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