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  • il y a 3 minutes
Les débats continuent pour savoir s'il faut rendre obligatoire le 1er mai férié en France. Pour Michel Onfray, en voulant le garder à tout prix, les syndicats font une erreur et luttent d'une certaine manière contre les intérêts des travailleurs qu'ils représentent. «Je pense que les syndicats devraient vouloir le bien des travailleurs».

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Transcription
00:00Oui, il y a un totem. D'abord, il y a un pouvoir des syndicats qui est considérable,
00:04c'est-à-dire qu'ils sont minoritaires par rapport à la classe ouvrière.
00:07La classe ouvrière, elle vote assez peu pour des représentants syndicaux.
00:12Ils laissent ça à quelques-uns dont ça devient en gros le métier,
00:15et qu'ils sont sur une logique absolument idéologique.
00:17Il y a un certain nombre de partis dont le métier consiste à être la courroie de transmission,
00:21deux partis qui eux-mêmes veulent l'abolition du capital, du capitalisme, etc.
00:24Bon, d'accord, très bien.
00:25Moi, je pense que les syndicats devraient vouloir le bien des ouvriers, le bien des travailleurs,
00:29et qu'on doit pouvoir demander aux ouvriers ce qu'ils en pensent eux-mêmes.
00:34Le problème, ce n'est pas de faire sauter ce jour-là, c'est juste de dire,
00:36si vous travaillez ce jour-là, il sera payé, je crois, double.
00:39Et il y a des gens qui ont envie de travailler ce jour-là pour que ce soit payé double.
00:44Les syndicats ont dit non.
00:45Alors qu'il y a des services publics qui travaillent, qui fonctionnent ce jour-là,
00:48avec des fonctionnaires qui sont payés double, mais pas pour le privé.
00:52La CGT n'est pas contre le fait que les inspecteurs du travail ne travaillent pas ce jour-là.
00:57Ils vont travailler, les inspecteurs du travail.
00:59C'est-à-dire que la police syndicale va faire son métier,
01:01parce que là, pour le coup, il nous faut absolument que des gens puissent travailler le 1er mai.
01:05Ou alors c'est férié, chômé pour tout le monde, et salle pour tout le monde.
01:08Il n'y a plus de police, il n'y a plus de gendarmerie.
01:10Si vous faites un infarctus, il n'y a plus de médecins, il n'y a plus d'hôpitaux.
01:13Si vous avez besoin d'accoucher ce jour-là, vous attendez le 2 mai.
01:17Mais non.
01:17C'est difficile, Michel.
01:18Non, mais c'est la fin de la société, c'est la fin du mouvement de la société.
01:22Après, moi, je suis pour que tout le monde discute,
01:23pour que les patrons et les employeurs puissent voir ce qu'ils peuvent faire ensemble.
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