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Prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs : M. Alex van Hoek, responsable pour l’Europe des investissements en private equity chez Apollo Global Management

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00:11:21Du fonds Apollo Global Management. Et je salue en notre nom à tous M. Alex Vanhoek, responsable pour l'Europe
00:11:31des investissements en private equity de ce grand fonds américain.
00:11:35Je remercie et salue également M. David Buick et Mme Naomi Buick qui assureront une interprétation simultanée.
00:11:46Je rappelle que le fonds Apollo a été fondé en 1990. Est-ce que vous êtes sûr qu'il vous
00:11:52entend peut-être ? Est-ce que vous m'entendez M. Vanhoek ?
00:12:03Je vous remercie. Excusez-moi, j'ai eu un doute, mais tout était bien ainsi.
00:12:11Je rappelle que le fonds Apollo a été fondé en 1990, que son siège social est à New York et
00:12:18qu'il investit pour le compte de fonds de pension, de fonds souverains et de nombreux investisseurs institutionnels et individuels.
00:12:29Selon le document de présentation aux investisseurs, consultable sur votre site Internet, Apollo Asset Management, filiale d'Apollo Global Management,
00:12:40chère aujourd'hui pour le compte de tiers, un portefeuille d'actifs évalué à 938 milliards de dollars.
00:12:49Votre fonds est aujourd'hui un des acteurs les plus importants de l'industrie de la finance, qu'il s
00:12:54'agisse de private equity ou de dette privée.
00:12:57Il est donc naturel que certaines de vos stratégies dans notre pays, en France comme ailleurs, appellent l'attention.
00:13:04Parmi les critiques qui vous sont le plus fréquemment adressées figurent le recours massif à l'endettement et l'insuffisance
00:13:12de vos efforts d'investissement dans l'outil de production.
00:13:15On vous reproche pour rester mesuré une vision à court terme de vos actions dans les entreprises.
00:13:21Vous allez avoir l'occasion dans quelques instants de vous expliquer sur ces griefs et peut-être plus globalement sur
00:13:30les axes de votre stratégie.
00:13:33Je vais donc vous donner la parole pour une intervention liminaire de 10-12 minutes environ qui précédera notre échange
00:13:42sous forme de questions et réponses.
00:13:44Votre qualité de ressortissant étranger, selon une pratique constante, me conduit à vous dispenser de la prestation de serment habituel.
00:13:57Je vous cède désormais la parole.
00:14:05Merci, M. le Président, Mme la rapporteure, chers députés.
00:14:14Je tiens à vous remercier de nous avoir invités à nous exprimer devant votre commission.
00:14:22Je vais poursuivre en anglais afin de pouvoir vous apporter les réponses les plus précises possibles.
00:14:31Je vous remercie de votre compréhension.
00:14:36Je suis Alex Vanhoek et je suis associé à Apollo, où je suis responsable pour notre équipe de private equity
00:14:45en Europe.
00:14:45C'est un privilège de pouvoir m'adresser à vous aujourd'hui et de partager notre perspective en tant qu
00:14:52'investisseur à long terme en France.
00:14:54Je voudrais d'abord dire que nous comprenons bien les questions qui ont motivé vos travaux et nous prenons ces
00:15:00questions très au sérieux.
00:15:02L'impact des investissements sur les capacités industrielles, sur l'emploi, sur la souveraineté économique sont dignes d'une analyse
00:15:09en profondeur.
00:15:11Je voudrais faire quelques mots d'introduction sur Apollo.
00:15:14Comme, M. le Président, vous l'avez évoqué lors de vos remarques lumineuses, nous sommes donc une société qui donne
00:15:23la gestion d'actifs.
00:15:25Nous sommes cotés sur la Bourse de New York.
00:15:28Je suis basé dans nos bureaux à Londres, alors qu'actuellement je suis aux États-Unis.
00:15:37Londres a été notre base pour nos activités en Europe depuis 20 ans.
00:15:43La plupart de nos professionnels dans le monde de l'investissement sont basés pour l'Europe à Londres.
00:15:49Donc, nous faisons des prêts à de grandes entreprises.
00:15:52Il y a aussi des actifs tels que l'infrastructure, l'immobilier, aussi des investissements majoritaires et minoritaires dans des
00:16:05sociétés avec le but de renforcer leur activité économique.
00:16:11Et donc, je suis du côté du capital d'investissement à Apollo.
00:16:16La majorité de nos capitaux à long terme est investi pour des retraités, soit au travers des bilans de prestations
00:16:25de retraite ou pour des fonds de pension, des fonds souverains.
00:16:29Et donc, ça modèle notre comportement.
00:16:35Nous ne sommes pas des traders court-termistes.
00:16:38Nous nous voyons plutôt comme des intendants de capitaux de retraite.
00:16:43Et notre objectif est de créer des retours d'investissement pérennes dans la durée.
00:16:53C'est notre boussole depuis 35 ans.
00:16:56Notre investissement comprend des investissements et du soutien en France depuis plus de 20 ans.
00:17:01D'abord par nos financements de capital d'investissement.
00:17:07Récemment, nous avons aussi engagé des activités de prêt avec des solutions de capitaux pour des entreprises.
00:17:17En termes pratiques, ça veut dire que la plupart des capitaux déployés en France par Apollo aujourd'hui
00:17:22servent au financement et au soutien des entreprises plutôt que la prême-propriété.
00:17:32Ces opérations hybrides, vous les connaissez sans doute l'été dernier.
00:17:36Nous avons investi 5 milliards de livres sterling à EDF pour aider la construction à Hinkley Point C,
00:17:46la centrale nucléaire au Royaume-Uni.
00:17:49Nous avons à disposition 2,5 milliards d'euros à l'Air France dans une série d'opérations
00:17:56appuyées à des actifs pour que l'entreprise puisse rembourser ses emplois obligataires
00:18:05contractés lors de la crise de pandémie.
00:18:08L'idée, c'est d'avoir des coûts de capitaux réduits sur la durée,
00:18:13avec des solutions faites sur l'Europe, sur le continent d'Europe.
00:18:19On aura 50 milliards de dollars de ce type d'opérations avec beaucoup des plus grandes entreprises d'Europe
00:18:26pour aider avec l'énergie, les infrastructures, la fabrication de coûts et d'autres aspects.
00:18:35Et donc, par rapport au capital investissement, c'est donc mon sphère où nous sommes investisseurs mondiales,
00:18:44la plupart de nos activités ont lieu en Amérique du Nord, au Japon, en Europe occidentale.
00:18:50Nos fonds cherchent à avoir des parts majoritaires dans des sociétés où nous pensons pouvoir créer de la valeur à
00:18:58long terme
00:18:58en tant qu'actionnaire et renforcer l'activité commerciale.
00:19:04Nous sommes engagés dans des services aux consommateurs, la fabrication, la technologie, les télécommunications
00:19:12et d'autres domaines de l'industrie.
00:19:14Avec un horizon d'investissement d'entre 5 et 7 ans, parfois plus long, avec des cycles économiques,
00:19:22notre but, c'est de pouvoir permettre de naviguer tous les environnements du marché.
00:19:30Contrairement à certains de nos pairs, nous sommes bien des investisseurs et non pas des opérateurs.
00:19:36Nos équipes de gestion de portefeuille gèrent nos opérations au jour le jour
00:19:40avec le pouvoir de mener la stratégie industrielle des entreprises sous l'administration.
00:19:47Nous apportons des capitaux en tant que membres du comité de direction.
00:19:54Nous soutenons la gouvernance de ces entreprises et en tant que besoin, nous aidons les entreprises
00:19:58à traverser des périodes compliquées.
00:20:02Dans l'ensemble, nous souhaitons donner aux entreprises des outils pour créer de la valeur,
00:20:08pour grandir, nous avons connu de belles réussites en France à ce titre.
00:20:18Quelques exemples d'investissement de par le passé, par exemple, à Constellium,
00:20:23nous avons acquis une partie du groupe Peshené de Rio Tinto,
00:20:29et avec des partenaires français, on a reconstruit l'entreprise en tant qu'entreprise indépendante,
00:20:34industrielle, ce qui a permis de réancrer des actifs industriels stratégiques en France
00:20:42après avoir été sous contrôle étranger.
00:20:48Il y a un autre rachat de Saint-Gobain qui a permis à une société d'être cotée à la
00:21:01Bourse de Paris.
00:21:02Il y a une autre entreprise où l'entreprise était très endettée avec des difficultés importantes.
00:21:09Apollo a participé pour enlever l'effet de l'évier, pour la réduction des dettes et stabiliser la santé financière
00:21:19de l'entreprise.
00:21:21La TechLower aussi, où nous avons pu restaurer une structure financière la plus saine.
00:21:27Bien sûr, tous nos investissements ne sont pas des réussites.
00:21:32Lorsqu'on investit dans un actif à risque, que ce soit coté ou pas coté, la réalité, c'est qu
00:21:41'il y aura toujours des pertes.
00:21:45Notre objectif, c'est de minimiser de telles pertes, faire en sorte que ce soit aussi rare que possible,
00:21:50mais cela fait partie inhérente du métier de l'investissement.
00:21:55ChemOne est un exemple d'une situation que nous avons prise très, très au sérieux.
00:22:00Depuis 2021, les fonds Apollo ont mis des capitaux importants en continuant soutenir l'activité,
00:22:07alors qu'elle connaît une crise importante qui touche tout le secteur de la chimie en Europe.
00:22:16Crise due à une forte réduction de la demande, les coûts élevés de l'énergie en Europe
00:22:22et une surcapacité qui entre en Europe.
00:22:27La préservation de la base industrielle et les emplois a toujours une priorité pour Apollo.
00:22:34Dans des circonstances difficiles telles que ChemOne, notre démarche est conduite par plusieurs principes fondamentaux.
00:22:43Toujours une perspective à long terme, un dialogue avec tous les participants,
00:22:48y compris les équipes de gestion, les employés, les prêteurs et l'autorité publique.
00:22:55Nous cherchons à préserver la capacité industrielle et les emplois là où c'est possible.
00:23:02Nous agissons dans un cadre de transparence où nous rendons des comptes.
00:23:08Nous prenons très au sérieux notre rôle en tant qu'intendant responsable de capitaux
00:23:14et des entreprises de notre portefeuille dans les bons et les mauvais environnements de marché.
00:23:20Nous sommes ici aujourd'hui pour engager de manière constructive, transparente.
00:23:26Nous continuons à croire que des sociétés françaises ont besoin de sources diversifiées de financement
00:23:33qui sont complémentaires par rapport aux investisseurs publics et des banques
00:23:37pour soutenir une économie dynamique et concurrentielle sur le plan mondial.
00:23:44Merci encore de votre invitation à cette commission.
00:23:48Je suis à votre disposition pour répondre à toutes questions.
00:23:53Je vous remercie.
00:23:55Je vous remercie pour cette présentation et cet exposé synthétique.
00:24:02Je tiens pour ouvrir le débat à vous adresser d'ailleurs d'abord quelques questions.
00:24:10Alors vous avez évoqué effectivement votre présence sur le continent européen.
00:24:17et nous nous interrogeons sur les critères qui vous amènent à investir,
00:24:26à vous positionner sur des secteurs de l'économie française.
00:24:32Et donc, premier élément, quels critères ?
00:24:34Ensuite, vous avez cité votre intervention en choisissant votre intervention en direction d'EDF,
00:24:44d'Air France, vous pouvez citer aussi KLM, Total Energy.
00:24:50À quelle échéance se situe votre présence dans ces entreprises ?
00:24:55Deuxième question.
00:24:55Et avez-vous recours à des LBO, si vous pouvez revenir sur KEMOAN,
00:25:03lorsque vous achetez des entreprises, tel que c'était le cas avec l'entreprise KEMOAN ?
00:25:09Comment déterminez-vous le niveau d'endettement moyen d'Apollo dans le cadre d'opérations LBO ?
00:25:19Prenez-vous en compte, enfin, les enjeux sociaux, emploi, conditions de travail,
00:25:27enjeux environnementaux et territoriaux dans vos décisions d'investissement et de cession d'entreprise ?
00:25:34Voilà, c'était pour être un peu plus précis.
00:25:45Merci pour cette question, M. le Président.
00:25:49Je vais essayer de répondre à chacune de ces questions que vous venez de poser.
00:25:56Donc, comme je l'ai dit dans mes remarques léminaires, nous sommes une entreprise globale en alternative.
00:26:06Et ce que cela veut dire, que nous travaillons dans le long terme dans nos capitaux.
00:26:12Et notre but, c'est de générer des retours sur investissement pour nos investisseurs et nos clients
00:26:20et les personnes qui touchent la pension de retraite.
00:26:24Et nous faisons cela avec des transactions très différentes, avec des structures différentes,
00:26:29mais en général, nous le faisons par des investissements en capital
00:26:37où on devient actionnaires des entreprises et on devient l'action majoritaire
00:26:48et on le fait aussi par des prêts, par des crédits, où nous ne sommes pas actionnaires,
00:26:56mais nous mettons en place des financements à long terme.
00:27:00Pour KM1 et beaucoup d'autres entreprises, depuis des années en France,
00:27:05avec Constellium, Valorek, Buralia, Persol,
00:27:12tout cela, c'est dans nos affaires de capital.
00:27:18Et la structure de capital et de financement, c'est là où on a des investissements dans Air France, dans
00:27:26EDF, etc.
00:27:28Le marché français est un marché important, un marché clé pour Apollo depuis des années.
00:27:35La France, c'est un pays magnifique et c'est très important.
00:27:40L'économie, il y a de très bonnes entreprises françaises
00:27:45et c'est un marché très important d'un point de vue d'investissement pour les entreprises.
00:27:51Et je peux dire que, de notre perspective, les entreprises françaises bénéficient d'avoir des sources de financement aussi diversifiées
00:28:03que possible.
00:28:04Et le rôle d'Apollo, surtout avec nos affaires de financement, est complémentaire au rôle des banques traditionnelles et les
00:28:19marchés de capitaux.
00:28:21En ce qui concerne les types d'entreprises dans lesquelles nous voulons nous investir, M. le Président,
00:28:29en général, on cherche de bonnes entreprises qu'on peut soutenir dans le long terme pour essayer de les améliorer.
00:28:37Il n'y a rien de mieux pour nous que d'avoir des entreprises qui réussissent.
00:28:43Et nous nous alignons à cela.
00:28:48Comme je l'ai dit, quand on investit dans l'économie réelle,
00:28:54ce n'est pas toujours possible d'avoir une histoire sans faute.
00:29:00Et parfois, des entreprises dans lesquelles nous investissons ont des difficultés pour différentes raisons.
00:29:05Cela peut être l'environnement macro ou des crises dans l'industrie.
00:29:12Et on pourrait parler de cela en plus de détails, surtout par rapport à Chem1.
00:29:21Mais dans l'ensemble, c'est notre approche.
00:29:26On est un partenaire dans le long terme pour les entreprises pour essayer de les soutenir,
00:29:31les améliorer comme on le peut.
00:29:33Et on le fait dans le long terme.
00:29:42Dans nos affaires de capital d'investissement, c'est un horizon de 5 à 7 ans,
00:29:47mais cela peut être plus long selon la nature de l'investissement.
00:29:52Pour les crédits, nos financements, nos engagements de financement
00:29:58et les investissements que nous faisons peuvent être beaucoup plus longs que cela.
00:30:03Cela dépend vraiment de ce que l'entreprise, dont nous sommes partenaires,
00:30:08pour que nous avons des financements.
00:30:10Cela dépend de leurs besoins.
00:30:11Une des forces d'Appleau, et là, nous sommes différents des banques,
00:30:17une de nos forces, c'est que nous pouvons être très souples
00:30:22en ce qui concerne la structure et la durée de l'investissement.
00:30:30Et cela nous différencie.
00:30:34En parlant de Chem1, maintenant, parce que vous avez posé cette question,
00:30:40et je veux simplement le dire, notre but, c'est de soutenir les entreprises
00:30:46dans le long terme et d'essayer de rendre ces entreprises plus résilientes.
00:30:53On ne rentre jamais dans un investissement en nous attendant
00:30:57qu'on sera dans une situation où on va rencontrer des difficultés financières
00:31:02telles que nous les avons vécues avec Chem1.
00:31:05Pour vous donner le contexte, par contre, nous avons investi dans Chem1 en 2021.
00:31:12Et assez rapidement après, et ce n'est pas quelque chose qu'on a prévu,
00:31:19il y a eu la crise en Ukraine qui a créé des montées dans les prix d'énergie.
00:31:26Les taux d'intérêt ont augmenté en Europe et partout,
00:31:35et cela a touché le marché de la construction, un marché clé pour les produits de Chem1,
00:31:42les produits PVC.
00:31:44Et donc, il y a une crise de la demande.
00:31:46En même temps que la crise des coûts qui se poursuit encore,
00:31:50le coût d'énergie pour une entreprise comme Chem1 en Europe,
00:31:55c'est quatre fois plus cher
00:31:56qu'une entreprise d'une entreprise équivalente en Amérique du Nord.
00:32:04Et en plus de cela, il y a une crise
00:32:08dans une surcapacité en Asie dans ce secteur
00:32:12qui inonde le marché européen.
00:32:16Et donc, tous ces facteurs pris ensemble ont créé
00:32:21un environnement d'opération très difficile pour Chem1
00:32:25et pas seulement Chem1.
00:32:27Cela a un impact dans toute l'industrie
00:32:31des produits chimiques en Europe,
00:32:33où il y a beaucoup de vent contraire.
00:32:36Et donc, c'est une situation qui a été très difficile,
00:32:41mais Apollo est restée fidèle à son approche
00:32:46et à son engagement de continuer à être investi dans Chem1
00:32:50malgré ces conditions difficiles.
00:32:53Et l'entreprise a investi plus de 600 millions d'euros
00:32:59de capital depuis 2021.
00:33:01Et la plupart de cela a été afin de moderniser les usines,
00:33:10surtout à force sur mer,
00:33:12où plus de 200 millions d'euros a été investis
00:33:16pour moderniser cette usine,
00:33:25afin que ce soit au niveau mondial,
00:33:27pour que Chem1 soit aussi compétitif
00:33:30sur le plan international que possible,
00:33:33pour rendre ces sites également plus écologiques.
00:33:40Et donc, l'entreprise continue de s'investir
00:33:42dans son empreinte industrielle.
00:33:45On n'a pas fermé de sites,
00:33:47on n'a pas eu des licenciements économiques.
00:33:51Et en préparant cette réunion,
00:33:55j'ai vu qu'on a maintenant plus de salariés
00:34:01depuis 2021, quand on a commencé à investir.
00:34:04Et donc, on a cherché à investir dans l'entreprise
00:34:09pour que Chem1 ait de la stabilité,
00:34:12de la résilience et les problèmes
00:34:17auxquels il faut faire face.
00:34:19Ce sont des crises industrielles
00:34:22telles qu'on n'a jamais pu les prévoir.
00:34:26Et je pense que c'était au cœur du problème pour nous.
00:34:31Et je vais faire une pause là, M. le Président,
00:34:36pour être sûr, pour vérifier
00:34:38que j'ai bien répondu à vos questions.
00:34:42– Je vous remercie.
00:34:46J'aurais également une interrogation.
00:34:50J'avais une interrogation par rapport
00:34:51à ce qu'on appelle la crise du private equity aujourd'hui
00:34:55et qu'on a pu constater aux États-Unis.
00:34:59Est-ce qu'elle vous paraît devoir s'étendre au-delà
00:35:05et notamment en France à court ou moyen terme ?
00:35:16– Je ne connais pas vraiment la crise
00:35:23du capital d'investissement aux États-Unis.
00:35:27Je pense qu'aux États-Unis,
00:35:33l'écosystème de l'investissement privé
00:35:36dont Apollo fait partie,
00:35:39continue à grandir, à se développer
00:35:43et à rester très important
00:35:45pour le fonctionnement de l'économie aux États-Unis.
00:35:50dans toutes les classes,
00:35:55que ce soit dans les stratégies de capital d'investissement.
00:36:00Et donc, je ne suis pas au courant de la crise
00:36:05aux États-Unis ou dans un autre pays.
00:36:10Il est clair qu'en tant d'industries,
00:36:16dans l'industrie d'investissement,
00:36:19qui est une affaire de risque,
00:36:23on ne fait pas toujours tout ce qu'il faut.
00:36:26Parfois, on se trompe.
00:36:28Donc, il peut y avoir des secteurs, des entreprises
00:36:29qui sont face à des défis
00:36:33où les investisseurs viveurs et d'autres
00:36:38peuvent avoir des problèmes
00:36:43et on veut les soutenir pour autant qu'on le peut.
00:36:49Très bien, c'est noté.
00:36:51Madame la rapporteure va vous poser quelques questions.
00:36:56Bien, merci, M. le Président, M. le Directeur.
00:37:00Vous êtes responsable des affaires Europe à Apollo,
00:37:04qui est le plus grand fonds mondial,
00:37:06je le rappelle, d'investissement, fonds américains,
00:37:08responsable des affaires européennes.
00:37:10Et vous dites que vous n'êtes pas au courant,
00:37:11si je comprends bien,
00:37:13des risques de crise financière aux États-Unis.
00:37:15C'est étonnant, puisque nous sommes tous au courant, en fait.
00:37:19Nous sommes tous au courant, puisque le patron de J.P. Morgan,
00:37:22puisque les autorités de régulation américaines
00:37:24alertent sur de très sérieux risques de crise financière
00:37:28qui seraient initiés, justement, par des fonds comme les vôtres,
00:37:32des fonds de crédit privé,
00:37:34qui ont massivement investi par manque de régulation,
00:37:38contrairement aux banques,
00:37:39par manque de régulation de ces fonds,
00:37:40qui ont massivement investi dans des entreprises
00:37:43qui se retrouvent aujourd'hui en très grande difficulté,
00:37:46dont risque d'un nouveau crash financier,
00:37:49par ce shadow banking, quelque part,
00:37:51dont vous faites partie.
00:37:53Et donc, aujourd'hui, beaucoup de monde
00:37:56commence à se rendre compte de ces risques,
00:37:59de cet emballement financier provoqué
00:38:02par des fonds comme les vôtres
00:38:04et déconnecté des réalités,
00:38:05ce qui fait qu'aujourd'hui, il y a beaucoup d'investisseurs
00:38:07qui veulent reprendre l'argent
00:38:09qu'ils ont placé chez vous, à Apollo
00:38:11ou dans d'autres fonds d'investissement.
00:38:13Donc, je suis étonnée que vous ne soyez pas au courant, quand même.
00:38:16Donc, j'ai des questions très précises là-dessus,
00:38:20parce que je ne peux pas croire que vous n'êtes pas au courant.
00:38:22Quel est le risque de crise financière
00:38:25liée à vos investissements ?
00:38:26Le risque de contagion aussi au système bancaire financier français ?
00:38:34Confirmez-vous que des investisseurs
00:38:36ont voulu retirer des masses importantes d'argent
00:38:38de chez vous ces dernières semaines ?
00:38:40Il est question, en tout, pas seulement chez vous,
00:38:43de 13 milliards de retraits dans les fonds de crédit privé
00:38:46depuis trois mois, ce qui est du jamais vu.
00:38:49Face à la panique, Apollo a-t-il tenté,
00:38:52comme d'autres fonds, de restreindre ses retraits ?
00:38:56Autre question, vos fonds cotés ont-ils bien chuté
00:39:00et de combien ?
00:39:01Avez-vous vous-même déprécié la valeur de vos fonds ?
00:39:04Voilà, autant de questions, vous le comprendrez,
00:39:06qui pour nous, élus parlementaires de la nation,
00:39:10autant de questions qui sont extrêmement importantes,
00:39:13puisqu'on a l'impression de revivre un peu
00:39:15les prémices de la crise de 2008.
00:39:24Merci.
00:39:25Merci, madame la rapporteure.
00:39:31Oui, pardon, j'avais mal compris les remarques.
00:39:36Je pensais qu'on parlait d'une crise de capital investissement,
00:39:39donc c'est à ça que je répondais lorsque je disais
00:39:41qu'il n'y avait pas de crise dans le capital investissement.
00:39:43Par contre, effectivement, je suis tout à fait au courant
00:39:45des préoccupations entourant la question du crédit privé.
00:39:51Et globalement, il est tout à fait vrai que Apollo est
00:39:55l'une des sociétés privées les plus importantes
00:39:59par rapport aux gestions des investissements.
00:40:05et nous faisons partie de cette partie importante de l'économie.
00:40:10Pour nous, il ne s'agit pas d'une crise.
00:40:14Il y a des endroits sous taution dans certains secteurs,
00:40:18il est vrai, où il y a un changement de sentiment.
00:40:23Par exemple, les évolutions récentes dans la technologie IA,
00:40:29peut-être que certains investisseurs se demandent
00:40:33quelle est la pérennité de sociétés de développement de logiciels,
00:40:37notamment celles qui étaient financées
00:40:44par des prêteurs traditionnels,
00:40:47mais aussi par les crédits privés.
00:40:48à juste titre, il y a des interrogations
00:40:53par rapport à la santé à long terme
00:40:54de ces emprunteurs,
00:40:57qu'ils aient emprunté d'ailleurs
00:40:59de fonds privés
00:41:09ou des solutions de financement plus classiques.
00:41:12Apollo, pour sa part,
00:41:16notre exposition par rapport aux sociétés
00:41:18de développement de logiciels
00:41:21sur toutes nos classes d'actifs,
00:41:24ça constitue, je pense,
00:41:25moins de 2%
00:41:29est investi dans les logiciels
00:41:33sur le plan mondial.
00:41:33Nous pensons donc
00:41:36être bien positionnés
00:41:39dans la mesure où il y aurait des problèmes
00:41:41dans cette industrie.
00:41:43Par contre, notre capital d'investissement
00:41:45a zéro exposition au secteur
00:41:49de développement de logiciels.
00:41:51Notre perspective,
00:41:52c'est qu'il y aura des défis
00:41:56par rapport à quelques emprunteurs
00:41:59dans les marchés,
00:42:01et notamment dans les marchés
00:42:03de crédits privés,
00:42:05mais il ne s'agit pas
00:42:08d'une crise, à notre avis,
00:42:10où il y aurait un risque
00:42:11de contagion
00:42:13vers d'autres secteurs
00:42:14de l'économie.
00:42:15Il est vrai que,
00:42:16comme vous avez dit,
00:42:17il y a des investisseurs,
00:42:19Mme la rapporteure,
00:42:20qu'il y a des gens
00:42:20qui cherchent à retirer
00:42:21leurs investissements
00:42:23dans certains fonds
00:42:24dans notre écosystème.
00:42:25Je le reconnais,
00:42:27les médias s'y sont intéressés,
00:42:31cependant,
00:42:32la grande majorité
00:42:34des capitaux d'Apollo
00:42:35est soit investie
00:42:37de façon très...
00:42:38C'était des capitaux
00:42:39à long terme,
00:42:41investie dans les...
00:42:43Donc, c'est du côté de bilan,
00:42:45dans les assurances
00:42:46ou des fonds de pension
00:42:47ou dans des fonds fermés.
00:42:52Donc, là,
00:42:52c'est la plupart
00:42:53de notre activité.
00:42:56C'est de là
00:42:57que viennent nos investissements.
00:43:00Dans ces secteurs-là,
00:43:01nous ne voyons pas
00:43:03les rachats
00:43:05du type que vous évoquez.
00:43:07Il s'agit de rachats
00:43:09dans un domaine très visible,
00:43:11mais même contraints,
00:43:13qui sont plutôt...
00:43:16Donc, les sociétés
00:43:17de développement commercial,
00:43:19les BDC aux États-Unis,
00:43:20ce sont là les fonds
00:43:23avec cette option
00:43:24de rachat.
00:43:26Et c'est là
00:43:27où nous avons vu
00:43:28des niveaux plus élevés
00:43:31de rachat.
00:43:31Mais en ce qui nous concerne,
00:43:33c'est une proportion
00:43:35très réduite
00:43:36de notre...
00:43:38par rapport
00:43:39à notre bilan,
00:43:40ces sociétés d'investissement.
00:43:44Je me permets
00:43:45de revenir
00:43:47sur deux questions.
00:43:49Est-ce que vous avez
00:43:50tenté
00:43:50de restreindre
00:43:51certains retraits
00:43:53que veulent faire
00:43:55les investisseurs
00:43:56de vos fonds,
00:43:57dans vos fonds ?
00:43:58Première question.
00:43:59Deuxième question.
00:44:01Est-ce que vous avez
00:44:01des fonds cotés
00:44:02qui ont particulièrement
00:44:04chuté
00:44:05depuis trois mois,
00:44:07liés
00:44:07à ces difficultés
00:44:10importantes
00:44:12dans le secteur
00:44:13du logiciel ?
00:44:15Est-ce que vous avez
00:44:15vous-même déprécié
00:44:16la valeur
00:44:17de certains fonds ?
00:44:18Voilà,
00:44:19pour mes deux questions.
00:44:20Merci.
00:44:27C'est un aspect contractuel
00:44:34de ces business development
00:44:36companies,
00:44:37donc ces sociétés
00:44:39de développement commercial
00:44:40et ces fonds
00:44:41où les petits investisseurs
00:44:43peuvent investir.
00:44:44C'est dans les clauses
00:44:45contractuelles
00:44:46que les investisseurs
00:44:48ont le droit
00:44:49de demander
00:44:50le rachat
00:44:51de leurs capitaux
00:44:54lorsqu'ils le font
00:44:55contractuellement.
00:45:02Il y a des plafonds
00:45:04de rachat.
00:45:05La raison
00:45:06de ces plafonds,
00:45:07c'est pour que
00:45:08les investissements
00:45:09et les autres investisseurs
00:45:10soient protégés
00:45:11parce que
00:45:11si une trop forte proportion
00:45:14de rachats
00:45:16avait lieu
00:45:16à cause des conditions
00:45:18passagères du marché
00:45:19ou d'autres conditions,
00:45:20tout d'un coup,
00:45:23le gestionnaire d'actifs
00:45:25devait
00:45:27liquider
00:45:2750%
00:45:28en mettant
00:45:32des investissements
00:45:33sous-jacents,
00:45:34c'est plutôt compliqué.
00:45:42de devoir vendre
00:45:43des positions
00:45:45très en amont
00:45:47qui ne seraient pas
00:45:48dans l'intérêt
00:45:48de l'ensemble
00:45:49des investisseurs.
00:45:50Donc,
00:45:50ces plafonds
00:45:50de rachat
00:45:51sont inscrits
00:45:53de façon traditionnelle
00:45:55dans l'industrie
00:45:56pour la protection
00:45:57des investisseurs.
00:45:58Ce que vous constatez,
00:46:00c'est qu'il y a
00:46:01il y a des demandes
00:46:03de rachat
00:46:03au-delà
00:46:04de ces plafonds,
00:46:07mais ces plafonds
00:46:09sont là
00:46:09pour veiller
00:46:10à ce que
00:46:14les investissements
00:46:15sous-jacents
00:46:16soient protégés.
00:46:18Par rapport
00:46:19à ces positions,
00:46:21alors,
00:46:22il a pu y avoir
00:46:23de la décote.
00:46:24Si c'est le cas,
00:46:26à Apollo,
00:46:27nos actifs
00:46:29sont évalués
00:46:31de façon quotidienne
00:46:34par rapport
00:46:35à les prix du marché.
00:46:40Il y a eu
00:46:40une certaine volatilité
00:46:41dans le marché
00:46:42depuis quelques semaines,
00:46:43quelques mois.
00:46:44Les raisons sont multiples,
00:46:47y compris
00:46:47le contexte
00:46:49géopolitique
00:46:50que nous connaissons.
00:46:52Il y a la volatilité
00:46:53autour de l'IA,
00:46:54les risques
00:46:55par rapport
00:46:56au logiciel.
00:46:57Donc,
00:46:58certainement,
00:46:59comme vous l'avez dit,
00:47:00il y a des valeurs
00:47:02qui ont pu être
00:47:03revues à la baisse,
00:47:04mais nous sommes
00:47:05des investisseurs
00:47:07prudents.
00:47:08Les actifs
00:47:10où nous sommes
00:47:10des investissements
00:47:12sont de bonne qualité,
00:47:14ont des notes
00:47:15qui sont bien notées
00:47:16avec une bonne performance,
00:47:17donc on n'a pas
00:47:19vu
00:47:21des dévalorations
00:47:23matérielles
00:47:24en moyenne
00:47:25sur nos positions.
00:47:29bien,
00:47:30merci,
00:47:30M. le Président,
00:47:31M. le Directeur.
00:47:33Je passe maintenant
00:47:33à votre activité
00:47:36de capital investissement,
00:47:37c'est-à-dire
00:47:38quand vous rentrez
00:47:38directement
00:47:39dans le capital
00:47:40d'entreprise
00:47:41et vous l'avez dit
00:47:42vous-même,
00:47:42vous êtes rentré
00:47:43dans le capital
00:47:44de nombreuses
00:47:44grandes entreprises
00:47:46françaises.
00:47:46en allant chercher
00:47:48et on va le voir
00:47:49des taux de rentabilité
00:47:52ou en tout cas
00:47:52des remontées
00:47:54de valeurs
00:47:54très importantes
00:47:55pour le fonds
00:47:56Apollo.
00:47:57D'ailleurs,
00:47:57vous avez un fondateur
00:47:58Léon Black
00:47:59qui est une des premières
00:48:02fortunes mondiales
00:48:03et il l'est
00:48:04parce qu'il l'est
00:48:06grâce au fonds Apollo.
00:48:08donc vous investissez
00:48:10dans ces entreprises
00:48:12françaises
00:48:12dont vous essayez
00:48:13d'extirper
00:48:14un maximum de valeurs.
00:48:16Donc vous rachetez
00:48:17des entreprises,
00:48:17vous les restructurez,
00:48:18vous les revendez
00:48:19au prix fort.
00:48:20Parfois en les mettant
00:48:21en grande difficulté,
00:48:23je pense à Ingenico,
00:48:24à Ascométal,
00:48:25à Valourec
00:48:26et maintenant à ChemOne
00:48:27et j'en arrive
00:48:28au cas spécifique
00:48:30de ChemOne.
00:48:31Donc nous avons auditionné
00:48:32des salariés
00:48:34de ChemOne
00:48:35qui est une grande
00:48:36entreprise de chimie,
00:48:37vous le savez,
00:48:371300 salariés.
00:48:39Les salariés
00:48:40sont extrêmement inquiets.
00:48:42Depuis que vous avez
00:48:43mis la main sur ChemOne,
00:48:44la dette s'est absolument
00:48:46envolée.
00:48:47Elle était quasiment nulle
00:48:49et elle est maintenant
00:48:51de, pardon,
00:48:53je reprends mes chiffres,
00:48:54elle est passée
00:48:55de 10 à 700 millions
00:48:57d'euros
00:48:59en 5 ans
00:49:00depuis que vous avez
00:49:01repris l'entreprise.
00:49:02Vous avez acheté ChemOne
00:49:04pour 730 millions d'euros,
00:49:06c'est les chiffres
00:49:07que j'ai en tout cas,
00:49:08vous ne les confirmerez,
00:49:11mais en fait,
00:49:12vous n'avez mis
00:49:12vous-même
00:49:13que 250 millions d'euros.
00:49:15Le reste,
00:49:15c'est de la dette
00:49:16qui pèse maintenant
00:49:17sur ChemOne
00:49:18et qui l'oblige,
00:49:20et je vous demande
00:49:21s'il vous plaît
00:49:21de le confirmer
00:49:22ou de l'infirmer,
00:49:23qui oblige l'entreprise
00:49:25à payer
00:49:26chaque année
00:49:2825 millions d'euros,
00:49:29pardon,
00:49:3040 millions d'euros
00:49:31d'intérêts
00:49:33auxquels il faut rajouter
00:49:34des frais de conseil
00:49:36absolument importants
00:49:37prélevés là aussi
00:49:38sur les comptes
00:49:39de ChemOne.
00:49:40Donc moi,
00:49:40j'ai une première question.
00:49:43Déjà,
00:49:45combien avez-vous
00:49:46réellement investi
00:49:47dans l'appareil
00:49:48productif de ChemOne ?
00:49:49Parce que
00:49:50la question qu'on se pose,
00:49:51c'est que vous avez
00:49:52prélevé beaucoup d'argent
00:49:53pour rembourser la dette,
00:49:54beaucoup d'argent
00:49:55pour des frais de conseil.
00:49:57La dette de ChemOne
00:49:58s'est envolée,
00:49:59mais qu'est-ce qui a été
00:50:02bénéfique pour ChemOne ?
00:50:03Quels investissements
00:50:04productifs concrets ?
00:50:05Combien d'euros
00:50:06avez-vous mis
00:50:07pour investir
00:50:08dans l'appareil productif
00:50:10de l'usine ChemOne ?
00:50:11Merci.
00:50:20Merci, Madame la rapporteure.
00:50:27D'abord,
00:50:29je réitère
00:50:30que nous prenons
00:50:30très au sérieux
00:50:32le contexte de ChemOne
00:50:34et nous comprenons
00:50:36que cela retient
00:50:38votre attention
00:50:41vu sa taille,
00:50:42son importance
00:50:43et ses effectifs
00:50:45que vous évoquez.
00:50:46Donc,
00:50:46je tiens à le souligner.
00:50:48Avant de parler
00:50:50de ce cap-on précis,
00:50:52vous avez évoqué,
00:50:53vous avez parlé
00:50:56d'extirper
00:50:57la valeur
00:50:58des entreprises
00:51:00détenues
00:51:00dans notre portefeuille.
00:51:03Avec respect,
00:51:04je ne suis pas d'accord.
00:51:07Je dirais
00:51:07que notre objectif
00:51:09est de créer
00:51:10de la valeur,
00:51:10c'est d'améliorer
00:51:11les entreprises
00:51:12que nous détenons.
00:51:13Pour Apollo,
00:51:15tout le monde
00:51:16se porte mieux
00:51:17lorsque ces entreprises
00:51:19dans nos portefeuilles
00:51:20dans lesquelles
00:51:21nos investissements
00:51:23se portent bien.
00:51:24C'est la meilleure
00:51:25issue possible
00:51:26et nous recherchons
00:51:29ce résultat.
00:51:31Je tiens
00:51:32à le souligner.
00:51:34C'est notre objectif.
00:51:37Parfois,
00:51:37ce n'est pas
00:51:38toujours possible.
00:51:39Nous investissons
00:51:40dans une économie réelle,
00:51:42dynamique,
00:51:43soumise à des forces
00:51:45en dehors
00:51:45de notre contrôle
00:51:46que nous devons gérer,
00:51:50comme dans le cas
00:51:51de Kémoine
00:51:52qui est face
00:51:53à une crise profonde
00:51:55qui touche
00:51:56l'industrie
00:51:57dans son ensemble.
00:51:59Les chiffres
00:52:00que vous avez cités,
00:52:01Madame la rapporteure,
00:52:03concernant
00:52:04le prix d'acquisition
00:52:05de Kémoine
00:52:06et la dette initiale
00:52:09sont exactes,
00:52:12correspondent
00:52:12à ce que je comprends.
00:52:13En tous les cas,
00:52:15Apollo a investi
00:52:17environ 250 millions
00:52:19d'euros de capitaux.
00:52:22Nous n'avons reçu
00:52:23aucun retour
00:52:24sur cet investissement.
00:52:28Notre attente
00:52:30dans ce dossier
00:52:31c'est qu'il n'y aurait
00:52:35aucune valeur
00:52:37à retirer,
00:52:39même si nous cherchons
00:52:41à donner du soutien
00:52:42financier supplémentaire
00:52:44au cours
00:52:45de la démarche
00:52:49que vit l'entreprise.
00:52:51Depuis notre investissement,
00:52:54le chiffre
00:52:55d'affaires
00:52:55a baissé,
00:52:59les revenus ont baissé,
00:53:00mais nous avons soutenu
00:53:02le désir
00:53:04et l'objectif
00:53:05de la direction
00:53:06de continuer
00:53:07d'investir
00:53:07dans l'empreinte industrielle
00:53:09de Kémoine.
00:53:09Alors,
00:53:10quelques chiffres
00:53:10à la part.
00:53:11Depuis notre prise
00:53:13de participation,
00:53:14Kémoine a investi
00:53:16618 millions
00:53:17d'euros
00:53:19de capitaux
00:53:20investissement
00:53:21de CapEx
00:53:22sur ces sites
00:53:24industriels.
00:53:25Et au sein
00:53:26de ces
00:53:27618 millions,
00:53:29plus de 200 millions
00:53:31a été
00:53:33donc
00:53:33l'installation
00:53:34à fosse-sur-mer
00:53:35pour le repositionner
00:53:38pour l'efficacité
00:53:40énergétique,
00:53:42pour être
00:53:43plus conforme
00:53:44aux normes
00:53:44environnementales
00:53:45et plus compétitif
00:53:46sur la scène mondiale.
00:53:48presque toutes
00:53:49les ressources
00:53:49de Kémoine
00:53:50ou la vaste majorité
00:53:52ont été utilisées
00:53:54pour le soutien
00:53:55des opérations
00:53:57et pour investir
00:53:58dans la capacité
00:53:59industrielle
00:53:59de cette activité.
00:54:00vous avez
00:54:02évoqué
00:54:03les frais
00:54:05de conseil
00:54:06à quelques chiffres
00:54:09à ce propos
00:54:10pour être
00:54:11tout à fait
00:54:12clair.
00:54:13Depuis
00:54:14notre prise
00:54:15de participation,
00:54:17il y a eu
00:54:1823 millions
00:54:19d'euros
00:54:20de dépensés
00:54:22sur les
00:54:24conseillers
00:54:25en investissement,
00:54:26notamment
00:54:27à la société
00:54:28FTI.
00:54:28C'est un
00:54:30grand cabinet,
00:54:31un très grand
00:54:33cabinet de conseil
00:54:34avec une expertise
00:54:36dans de nombreux
00:54:37domaines.
00:54:39Donc,
00:54:39de ce chiffre,
00:54:40la plupart
00:54:41étaient en relation
00:54:43avec
00:54:44l'opération
00:54:47de financement
00:54:48en 2025
00:54:48dont le but
00:54:49était
00:54:50d'apporter
00:54:52des liquidités
00:54:53à Kémoine
00:54:54pour avoir
00:54:55la trésorerie
00:54:56nécessaire
00:54:56pour la suite
00:54:58des opérations
00:54:59à payer
00:55:00ses employés,
00:55:02accompagner
00:55:02ses clients.
00:55:04Ensuite,
00:55:04il y a eu
00:55:05d'autres opérations
00:55:08par rapport
00:55:09à ce projet
00:55:11d'investissement
00:55:12à Fosilmer
00:55:13pour
00:55:15accompagner
00:55:15le dépassement
00:55:17de coûts
00:55:18et des retards,
00:55:20par exemple,
00:55:21avec la gestion
00:55:21de projet
00:55:22et la maîtrise
00:55:25des coûts.
00:55:25donc tout ça,
00:55:26c'est en appui
00:55:26à l'équipe
00:55:27de direction,
00:55:2723 millions
00:55:28de dépenses
00:55:29de conseil,
00:55:31mais il y a
00:55:32aussi
00:55:32d'autres coûts
00:55:34de support
00:55:35externe,
00:55:37donc des frais
00:55:38d'ingénierie,
00:55:39des études
00:55:40techniques
00:55:41au niveau
00:55:42du site
00:55:43lui-même
00:55:43et ça fait partie
00:55:45normale
00:55:45de l'opération
00:55:47de cette entreprise
00:55:49qui, par ailleurs,
00:55:51soutient
00:55:52l'emploi
00:55:52local.
00:55:54À nouveau,
00:55:56l'objectif
00:55:57global
00:55:58de notre investissement
00:55:59à Chemone
00:56:00a été
00:56:01d'aider
00:56:01l'entreprise
00:56:02à traverser
00:56:03une période
00:56:05très compliquée
00:56:05mais qui s'étend
00:56:06à toute l'industrie
00:56:07chimique
00:56:08dans son ensemble
00:56:09avec un accent
00:56:11sur le besoin
00:56:13de liquidité
00:56:14d'entreprises
00:56:15de trésorerie
00:56:16et les ressources
00:56:18des capitaux
00:56:19pour qu'ils puissent
00:56:20avoir une continuité
00:56:21d'opération
00:56:22et d'emploi.
00:56:27Bien,
00:56:28je vous remercie
00:56:29monsieur le directeur.
00:56:30C'est pour avoir
00:56:31des confirmations
00:56:32précises.
00:56:34Confirmez-vous
00:56:35que la dette
00:56:36de Chemone
00:56:36est passée
00:56:38depuis que vous avez
00:56:40racheté Chemone
00:56:41en 2021
00:56:42et passée
00:56:43de 10 à 700 millions
00:56:44d'euros ?
00:56:52Au moment
00:56:53de l'acquisition
00:56:57d'Apollo,
00:56:58la structure
00:56:59de capital
00:57:00était
00:57:01450 millions
00:57:04de dettes
00:57:05de millions
00:57:06de capital
00:57:08d'Apollo
00:57:09et environ
00:57:11un million
00:57:12de cash
00:57:12pour le soutien
00:57:16des opérations
00:57:16de l'entreprise,
00:57:21au moment
00:57:23où cette dette
00:57:32a placé
00:57:33ces 450 millions
00:57:35d'euros,
00:57:38notre point de vue,
00:57:40c'était que c'était
00:57:42un niveau
00:57:44raisonnable
00:57:45de dette.
00:57:45et pour donner
00:57:46un peu de contexte
00:57:47pour cela,
00:57:49quand on cherche
00:57:50à acheter
00:57:52des entreprises
00:57:53comme Chemone,
00:57:54un concept
00:57:55que nous regardons,
00:57:56c'est que nous
00:57:57appelons le cash flow
00:57:59de cycle moyen.
00:58:02Quand on regarde
00:58:03le cycle,
00:58:04quel sera
00:58:07le cash flow
00:58:08en moyenne
00:58:10pour financer
00:58:11l'entreprise
00:58:12et avec un niveau
00:58:14raisonnable
00:58:15de dette,
00:58:16et donc
00:58:17le moyen
00:58:17de cycle
00:58:18de free cash flow,
00:58:20la dette
00:58:22comme ratio
00:58:23de cela
00:58:24était environ
00:58:25de trois,
00:58:26et la dette
00:58:28comme proportion
00:58:30du cash flow
00:58:32était
00:58:33un végut
00:58:34de deux,
00:58:34environ.
00:58:35Donc c'était
00:58:36entre un et trois
00:58:37dans la gamme
00:58:39qui est très cohérent
00:58:42avec des niveaux
00:58:44qui sont normaux
00:58:46sur le marché,
00:58:47que ce soit
00:58:48pour des entreprises
00:58:49privées
00:58:50ou publiques
00:58:51ou côté en bourse.
00:58:54Pour donner
00:58:54un exemple
00:58:55de l'époque,
00:58:57c'était environ
00:58:58deux fois
00:59:00de dette
00:59:00au free cash flow
00:59:02et l'attente
00:59:03c'était
00:59:04que ces 450 millions
00:59:06de dettes
00:59:07c'était
00:59:08que l'entreprise
00:59:11allait enlever
00:59:12l'effet de levier
00:59:13dans le temps
00:59:15à l'heure
00:59:15que l'entreprise
00:59:16allait grandir
00:59:17et pourrait
00:59:18refinancer
00:59:20la dette
00:59:20vers
00:59:22la date
00:59:23de maturation
00:59:24environ
00:59:25sept ou huit
00:59:26ans
00:59:27après
00:59:27l'investissement
00:59:28vers 2020.
00:59:32et ça ne s'est pas
00:59:34passé
00:59:34parce que
00:59:35ce qu'on n'a pas
00:59:36prévu
00:59:36c'était
00:59:37la crise
00:59:38de l'industrie
00:59:39qui s'est produite
00:59:40depuis
00:59:42et l'entreprise
00:59:43a
00:59:45levé plus
00:59:46de dettes
00:59:47ces trois dernières
00:59:48années
00:59:49et les résultats
00:59:52de ces dettes
00:59:53ont été
00:59:55réinvestis
00:59:56dans l'entreprise
00:59:56pour soutenir
00:59:57les opérations
00:59:58pour faire en sorte
00:59:59que l'entreprise
01:00:02a assez de liquidités
01:00:03pour poursuivre
01:00:04les opérations
01:00:05et poursuivre
01:00:07le salariat
01:00:09pour pouvoir
01:00:10continuer à payer
01:00:11les salaires.
01:00:15Bien, merci.
01:00:17Je reviens
01:00:17sur ma question.
01:00:20Avant que
01:00:21vous achetiez
01:00:21Kemwan,
01:00:22la dette
01:00:23était-elle bien
01:00:23de 10 millions
01:00:24d'euros
01:00:24et aujourd'hui
01:00:25est-elle bien
01:00:26à 700 millions
01:00:27d'euros ?
01:00:38Je crois
01:00:39que la dette
01:00:40aujourd'hui
01:00:41est environ
01:00:42700 millions
01:00:43d'euros.
01:00:44Je peux vérifier
01:00:45cela.
01:00:45Je ne sais pas
01:00:47quelle était
01:00:48la situation
01:00:48avant l'implication
01:00:50d'Apollo.
01:00:54Je vous remercie.
01:00:56Ensuite,
01:00:57donc vous avez
01:00:57fait peser
01:00:59450 millions
01:01:00d'euros
01:01:01de dette
01:01:01sur Kemwan
01:01:03au moment
01:01:04de l'achat.
01:01:06Confirmez-vous
01:01:07que Kemwan
01:01:07paye maintenant
01:01:0840 millions
01:01:09d'euros
01:01:09d'intérêts
01:01:10financiers
01:01:11par an
01:01:12pour rembourser
01:01:13cette dette ?
01:01:23Oui,
01:01:24je crois
01:01:25que c'est le cas.
01:01:26Je ne connais
01:01:27pas les chiffres
01:01:27exacts,
01:01:29mais je pense
01:01:30que ces chiffres
01:01:31sont justes.
01:01:32Oui.
01:01:34Je vous remercie.
01:01:36Ensuite,
01:01:36vous dites
01:01:37qu'il y a eu
01:01:3823 millions
01:01:39de frais
01:01:40de conseil
01:01:40versés
01:01:41à la société
01:01:43de conseil
01:01:44FTI,
01:01:45donc 23 millions
01:01:46d'euros
01:01:46payés par
01:01:47Kemwan,
01:01:48l'entreprise
01:01:48de chimie,
01:01:49à la société
01:01:50de conseil
01:01:51FTI.
01:01:52confirmez-vous
01:01:53que FTI
01:01:54fait partie
01:01:54du comité
01:01:55de direction
01:01:56du COMEX
01:01:57de Kemwan.
01:01:59Donc,
01:02:00en gros,
01:02:00est un peu
01:02:00jugé parti,
01:02:01comme on dit
01:02:02en France.
01:02:16Je ne suis pas
01:02:17sûr
01:02:18de complètement
01:02:19comprendre
01:02:21les enjeux
01:02:23de la question,
01:02:24mais je peux
01:02:25confirmer que FTI
01:02:26est une partie
01:02:28indépendante,
01:02:29une des entreprises
01:02:31de consultants
01:02:32les plus grands,
01:02:33avec beaucoup
01:02:34d'expertise.
01:02:35Je peux confirmer
01:02:36qu'ils ont reçu
01:02:3816 millions
01:02:40d'euros
01:02:41pour beaucoup
01:02:42de projets
01:02:43différents,
01:02:44et tous
01:02:45les projets
01:02:46ont été
01:02:48pour soutenir
01:02:48Kemwan
01:02:49dans les priorités
01:02:51stratégiques
01:02:52et industrielles
01:02:53qui sont
01:02:54suivies
01:02:55par Kemwan,
01:02:56dont
01:03:00le refinancement
01:03:02l'année dernière,
01:03:03aussi bien
01:03:04que
01:03:06le soutien
01:03:08du projet
01:03:11de capital
01:03:12à Fos-sur-Mer
01:03:13qui est
01:03:16en ligne
01:03:17avec le budget.
01:03:18Donc,
01:03:18il y a plusieurs
01:03:19projets différents,
01:03:20mais c'était
01:03:21pour soutenir
01:03:22l'équipe
01:03:23de gestion
01:03:26pour gérer
01:03:27l'entreprise
01:03:28et pour
01:03:29faire en sorte
01:03:30que la continuité
01:03:31puisse avoir lieu
01:03:33au niveau
01:03:34du...
01:03:36aussi pour pouvoir
01:03:37ne pas faire
01:03:38de licenciement.
01:03:41bien,
01:03:42merci,
01:03:42M. le directeur.
01:03:43Donc,
01:03:44confirmez-vous
01:03:44que
01:03:45la société
01:03:46de conseil
01:03:47FTI
01:03:48siège
01:03:48dans le
01:03:49COMEX
01:03:51de Kemwan,
01:03:52de l'entreprise
01:03:52Kemwan,
01:03:53et en même temps
01:03:54a reçu
01:03:5516 millions
01:03:55d'euros
01:03:56de frais
01:03:57de conseil
01:03:57de la part
01:03:58de Kemwan ?
01:04:08Je comprends
01:04:10qu'à un certain
01:04:10moment,
01:04:14il y a eu
01:04:15des changements
01:04:17dans l'équipe
01:04:18de direction
01:04:19de Kemwan
01:04:20et cela
01:04:21arrive souvent
01:04:22quand une entreprise
01:04:25subit du stress
01:04:26financier
01:04:27et industrielle
01:04:28et à un moment,
01:04:29FTI,
01:04:30je crois,
01:04:32a siégé
01:04:36comme directeur
01:04:37financier
01:04:37pour soutenir
01:04:38l'entreprise
01:04:39alors que
01:04:41l'entreprise
01:04:41cherchait
01:04:42quelqu'un
01:04:44pour un poste
01:04:46définitif
01:04:46et ça,
01:04:47c'est quelque chose
01:04:48qui est résumé
01:04:48pour avoir
01:04:50la continuité
01:04:51des opérations
01:04:52et du comité
01:04:55de direction
01:04:56quand il y a
01:04:57des changements
01:04:58dans l'équipe
01:04:59et FTI,
01:05:00je crois
01:05:01que
01:05:04la plupart
01:05:05du conseil
01:05:07donné
01:05:07par FTI
01:05:10auparavant
01:05:10avaient aidé
01:05:11l'entreprise
01:05:12et connaissaient
01:05:14bien l'entreprise
01:05:15avec ses priorités
01:05:16stratégiques
01:05:17dans l'équipe
01:05:17et donc
01:05:18ils étaient
01:05:18bien positionnés
01:05:19pour faire cela
01:05:20et ce que je peux
01:05:22dire,
01:05:23c'est que
01:05:25FTI
01:05:26dans sa capacité
01:05:28en tant que
01:05:30directeur financier
01:05:31n'avait pas
01:05:32d'autorité
01:05:32sur
01:05:35combien serait
01:05:36payé
01:05:37FTI
01:05:37à l'avenir
01:05:39pour les conseils
01:05:40donnés.
01:05:44Bien,
01:05:46je vous remercie
01:05:47peut-être
01:05:47notre collègue
01:05:50le député
01:05:52Madame
01:05:53Alex Fruchon
01:05:54Merci beaucoup.
01:06:01Merci Monsieur le Directeur.
01:06:03Le modèle économique
01:06:05du private equity
01:06:07repose généralement
01:06:08sur un cycle
01:06:08d'investissement
01:06:09structuré
01:06:10autour d'une durée
01:06:11moyenne de détention
01:06:11de 4, 5, 7 ans
01:06:13voire 10 ans.
01:06:14Cette temporalité
01:06:15est alignée
01:06:16sur les contraintes
01:06:17des fonds,
01:06:17lever des capitaux,
01:06:18période d'investissement,
01:06:19phase de cession
01:06:20mais elle peut
01:06:21entrer en tension
01:06:22avec les logiques
01:06:23industrielles
01:06:24particulièrement
01:06:25dans des secteurs
01:06:25nécessitant des investissements
01:06:27lourds
01:06:27et une visibilité
01:06:28stratégique de long terme
01:06:29des plans pluriannuels
01:06:30parfois décénaux.
01:06:32Or,
01:06:32vos objectifs varient
01:06:34optimisation
01:06:35rapide des charges
01:06:36réduction
01:06:37des coûts fixes
01:06:38cession des actifs
01:06:39non stratégiques
01:06:40pour les fonds,
01:06:41cession de l'immobilier,
01:06:42etc.
01:06:43Alors que la France
01:06:44et les acteurs
01:06:45économiques et politiques
01:06:46veulent freiner
01:06:47la désindustrialisation
01:06:48et relocaliser
01:06:50des industries,
01:06:51la compatibilité
01:06:52entre les volontés
01:06:53financières
01:06:53des fonds
01:06:54d'investissement
01:06:55et les stratégies
01:06:56à long terme
01:06:57interroge.
01:06:58Vos objectifs
01:07:00peuvent différer,
01:07:01votre but
01:07:02n'étant pas
01:07:03la croissance
01:07:04industrielle
01:07:04pérenne
01:07:05des territoires français.
01:07:06En ce sens,
01:07:08estimez-vous
01:07:08que vos investissements
01:07:09et votre activité
01:07:11en private equity
01:07:12sont compatibles
01:07:13avec les cycles
01:07:14industriels longs
01:07:15nécessaires
01:07:16pour les entreprises
01:07:17françaises ?
01:07:18Et quels mécanismes
01:07:20mettez-vous en place
01:07:21pour éviter
01:07:21qu'une stratégie
01:07:22de sortie
01:07:23à échéance contrainte
01:07:24ne conduise
01:07:25à des arbitrages
01:07:27défavorables
01:07:28à l'investissement
01:07:29productif
01:07:29de long terme
01:07:30et donc
01:07:31à l'ensemble
01:07:32de l'écosystème
01:07:33de nos territoires français ?
01:07:34Je vous remercie.
01:07:43Merci pour cette question
01:07:45et je comprends
01:07:47les soucis
01:07:47que vous avez.
01:07:49Notre but,
01:07:50notre objectif
01:07:51est de soutenir
01:07:52les entreprises
01:07:53dans le long terme.
01:07:54Peut-être qu'il y a
01:07:56des définitions différentes
01:07:57du long terme,
01:07:58mais je pense
01:07:58à un horizon
01:07:59de 5 à 10 ans.
01:08:01c'est le long terme
01:08:02dans le contexte
01:08:05des cycles macroéconomiques
01:08:07et d'autres changements
01:08:09qui peuvent se produire
01:08:10dans une économie
01:08:12globale, dynamique.
01:08:13Et donc,
01:08:14notre objectif
01:08:15toujours est de soutenir
01:08:16les entreprises
01:08:17à long terme
01:08:18en pourvoi du capital
01:08:20pour les entreprises
01:08:21et on les aide
01:08:22à naviguer
01:08:23des situations complexes.
01:08:25Et la meilleure chose
01:08:26qui peut se produire
01:08:28pour Apollo,
01:08:28c'est que nos entreprises
01:08:32réussissent
01:08:32et soient en bonne santé.
01:08:34Notre but,
01:08:35c'est d'investir
01:08:36dans la croissance,
01:08:38dans l'emploi,
01:08:40dans la technologie
01:08:41pour que Apollo
01:08:43puisse avoir
01:08:44une vraie valeur
01:08:45et on fait cela
01:08:46avec les équipes
01:08:48de direction
01:08:49et d'autres parties
01:08:50prenantes.
01:08:51Et c'est ce que nous
01:08:52voulons faire.
01:08:53Nous connaissons
01:08:55les soucis,
01:08:57les préoccupations
01:08:58que vous avez,
01:08:58on prend cela
01:08:59très au sérieux,
01:09:01surtout dans le contexte
01:09:02des situations
01:09:02où les investissements
01:09:04ne se passent pas
01:09:05comme on a prévu
01:09:06pour différentes raisons.
01:09:09On a parlé
01:09:10de l'exemple
01:09:10de Chem 1
01:09:11et on prend cela
01:09:13très au sérieux
01:09:15avec des situations
01:09:16où les choses
01:09:17ne se passent
01:09:17comme on a prévu.
01:09:19On a des entreprises
01:09:20où on est investis
01:09:22qui subissent
01:09:23des stress
01:09:24d'investissement,
01:09:25des difficultés financières.
01:09:27On veut travailler
01:09:28de manière constructive
01:09:29avec toutes les parties
01:09:30prenantes,
01:09:31toujours en voulant
01:09:33maintenir l'activité
01:09:35et l'emploi
01:09:37pour autant
01:09:37que personne
01:09:38se peut.
01:09:41Mais notre but premier
01:09:43dans nos investissements
01:09:45pour la France
01:09:47et pour d'autres pays,
01:09:48c'est la croissance
01:09:50pour que les entreprises
01:09:52soient plus fortes
01:09:54et plus durables.
01:10:02Chers collègues,
01:10:03vous n'avez pas
01:10:04d'autres questions ?
01:10:06Madame la rapporteure ?
01:10:08Oui, merci.
01:10:09Merci, M. le Président,
01:10:10M. le Directeur.
01:10:13Je reviens
01:10:14sur vos investissements
01:10:15productifs
01:10:16parce que vous avez
01:10:17parlé de 618 millions
01:10:19d'euros.
01:10:20Je voudrais avoir
01:10:21une confirmation
01:10:23sur vos fonds propres,
01:10:24c'est-à-dire
01:10:25sans faire peser
01:10:26de dettes
01:10:27à Kémoine.
01:10:29Combien avez-vous
01:10:31investi
01:10:32dans les usines
01:10:33de Kémoine
01:10:35en matière productive
01:10:38depuis 2022 ?
01:10:40S'il vous plaît.
01:10:56Alors, ce chiffre
01:10:58de 618 millions,
01:11:00donc c'est bien
01:11:03618 millions,
01:11:05pas 680 millions.
01:11:07Donc, investissement
01:11:10dans les capacités
01:11:13productives de Kémoine.
01:11:19Donc, il y a eu
01:11:21les 100 millions
01:11:23sur le bilan
01:11:24que j'ai évoqué,
01:11:25donc en trésorerie,
01:11:27plus le cash flow
01:11:31opérationnel
01:11:32de Kémoine.
01:11:35Donc, le 100 millions
01:11:36au closing
01:11:37s'était financé
01:11:39par
01:11:40la dette
01:11:41et les capitaux
01:11:43qui était
01:11:44en fait
01:11:47donnée
01:11:48pour racheter
01:11:49l'entreprise
01:11:49au propriétaire
01:11:50précédent.
01:11:55Pardon,
01:11:57simplement
01:11:57après l'achat,
01:11:59donc je laisse passer
01:12:00l'achat
01:12:01après l'achat.
01:12:02D'accord ?
01:12:03A partir de 2022,
01:12:05donc,
01:12:07avez-vous
01:12:07versé
01:12:09des fonds
01:12:10à vous,
01:12:10des fonds propres
01:12:11d'Apollo
01:12:14dans
01:12:15l'appareil
01:12:16productif
01:12:17de Kémoine
01:12:19sans
01:12:20emprunt,
01:12:22sans dette
01:12:22qui soit
01:12:23ensuite
01:12:24soumise
01:12:25à Kémoine.
01:12:26Donc,
01:12:27sur vos propres
01:12:29fonds
01:12:29d'Apollo
01:12:30depuis 2022,
01:12:31combien avez-vous
01:12:32mis dans
01:12:33l'appareil
01:12:33productif ?
01:12:44d'Apollo
01:12:45n'a pas
01:12:45investi
01:12:49d'autres
01:12:51capitaux
01:12:52propres
01:12:52depuis
01:12:54l'apport
01:12:55initial
01:12:55en 2021,
01:12:57mais cela
01:12:57n'est pas
01:13:00étonnant
01:13:01dans la mesure
01:13:02dans la mesure
01:13:02dans la mesure
01:13:05Kémoine
01:13:06est propriétaire
01:13:07de l'outil
01:13:08productif
01:13:08et non pas
01:13:09par Apollo,
01:13:09donc il revient
01:13:11à Kémoine
01:13:14de mettre
01:13:15de l'investissement,
01:13:17le CAPEX
01:13:17dans
01:13:19sa capacité
01:13:20productive
01:13:21et il serait
01:13:22anormal
01:13:24qu'une société
01:13:27ne détienne
01:13:28pas en propre
01:13:29son infrastructure
01:13:30critique
01:13:31et ses capacités
01:13:32productives
01:13:33propres.
01:13:36Je pense
01:13:37que ce n'est pas
01:13:39une question
01:13:40d'une société
01:13:41de capital
01:13:41investissement,
01:13:42je pense
01:13:42que ce principe
01:13:43s'applique
01:13:44à n'importe
01:13:45quelle entreprise,
01:13:46l'entité
01:13:47qui est appelée
01:13:49à investir
01:13:50dans la capacité
01:13:52industrielle
01:13:53physique
01:13:53productive
01:13:54qui rémunère
01:13:55les salariés,
01:13:56cette entité,
01:13:57c'est bien
01:13:58la société,
01:13:59ce ne sont pas
01:14:00les actionnaires
01:14:01ni les prêteurs
01:14:02d'ailleurs.
01:14:05Bien,
01:14:06merci.
01:14:07J'ai une autre
01:14:07question sur
01:14:10alors,
01:14:12savez-vous
01:14:13si des fonds
01:14:15de crédit
01:14:15liés
01:14:16à Apollo
01:14:17ont pris
01:14:19depuis 2021
01:14:22des positions
01:14:23sur Kem One
01:14:24et auraient pu
01:14:26de ce fait
01:14:28bénéficier
01:14:29d'une dégradation
01:14:31de la situation
01:14:32financière
01:14:32de Kem One ?
01:14:41Les fonds
01:14:42Apollo
01:14:43n'ont
01:14:43pris
01:14:47investissement
01:14:48en dette
01:14:49et le seul
01:14:50investissement
01:14:50c'est dans
01:14:51les capitaux
01:14:55aucune position
01:14:56de ce type.
01:14:58Le contexte,
01:14:59encore une fois,
01:15:00est à regretter
01:15:03pour l'entreprise,
01:15:05pour l'industrie
01:15:05dans son ensemble.
01:15:08il est probable
01:15:09qu'Apollo
01:15:11détire le moindre
01:15:12bénéfice financier
01:15:13de ces 250 millions
01:15:17d'investissements
01:15:18qui seraient valorisés
01:15:20à zéro,
01:15:20je dis,
01:15:21mais je peux confirmer
01:15:21qu'aucun fonds
01:15:22Apollo
01:15:23n'est investi
01:15:25dans le financement
01:15:26de la dette
01:15:27de Kem One.
01:15:30Merci,
01:15:30M. le directeur.
01:15:31est-ce qu'Apollo
01:15:33détient
01:15:34des parts
01:15:35dans un fonds
01:15:36d'investissement
01:15:37qui aurait parié
01:15:38sur une diminution
01:15:39de la valeur
01:15:40de Kem One ?
01:15:50Non.
01:15:53C'est une politique,
01:15:55pour un peu
01:15:56de contexte,
01:15:58Apollo
01:15:58a une politique
01:16:00qu'interne
01:16:02par rapport
01:16:04à ces
01:16:06prises de position
01:16:07dans la structure
01:16:08des capitaux
01:16:09de différentes entreprises.
01:16:12et nous avons
01:16:13des procédures
01:16:14très rigoureuses
01:16:16pour
01:16:18limiter
01:16:19la capacité
01:16:20d'Apollo
01:16:20d'investir
01:16:21dans la dette
01:16:22des entreprises
01:16:22dans lesquelles
01:16:23Apollo est actionnaire
01:16:25pour plusieurs raisons,
01:16:27notamment
01:16:28pour éviter
01:16:29des situations
01:16:30de conflits d'intérêt
01:16:31parce que
01:16:33nous essayons,
01:16:36nous avons
01:16:36une valeur clé
01:16:37d'être cohérents
01:16:38dans notre activité,
01:16:40d'être alignés.
01:16:41Donc ça,
01:16:42ce n'est pas juste
01:16:42pour Kem One.
01:16:45Si nous sommes investis
01:16:47côté capital,
01:16:48il y a des limitations
01:16:50sur notre capacité
01:16:51d'investir
01:16:52sur un autre
01:16:53élément du bilan
01:16:55au point des positions
01:16:57dans le sens
01:16:58des questions
01:16:59que vous me posez
01:17:00dans ce sens,
01:17:01Madame la rapporteure.
01:17:02J'ai une dernière question.
01:17:04Est-ce que vous possédez
01:17:06des parts d'un diamètre,
01:17:07le fonds d'investissement
01:17:09américain ?
01:17:16Non, pas à ma connaissance.
01:17:23Merci pour vos réponses,
01:17:25Monsieur le Président.
01:17:29Bien, écoutez,
01:17:30est-ce que
01:17:31nous n'avons pas
01:17:32d'autres questions ?
01:17:33Si vous avez,
01:17:34Madame la rapporteure,
01:17:35une dernière question,
01:17:36je pense qu'on a
01:17:38la possibilité.
01:17:40Donc, je vous rends
01:17:41la parole,
01:17:42Madame la rapporteure.
01:17:44Bien, j'ai une question
01:17:45sur...
01:17:46Pardon, j'ai deux questions.
01:17:48Première question,
01:17:49je reviens à Kem One.
01:17:50Quel avenir...
01:17:51Quels sont vos projets
01:17:53pour Kem One ?
01:18:09Dans les médias,
01:18:10désolé,
01:18:10j'ai un problème d'écran.
01:18:12Dans les médias,
01:18:15nous voudrions
01:18:16qu'il y ait une base
01:18:17financière pérenne
01:18:18pour l'entreprise
01:18:20qui, à la lumière
01:18:24des ventes contraires
01:18:26opérationnelles
01:18:26et dans l'industrie,
01:18:28la structure des capitaux
01:18:31doit être modifiée.
01:18:34Nous travaillons de concert
01:18:36avec toutes les parties
01:18:38prenantes,
01:18:38y compris les prêteurs,
01:18:41qui sont donc des tiers,
01:18:42l'équipe de gestion,
01:18:45de direction, pardon,
01:18:47les salariés
01:18:48et d'autres parties prenantes
01:18:49en essayant
01:18:51de traverser cette crise
01:18:55pour que l'entreprise
01:18:58puisse retrouver
01:19:00un socle plus pérenne.
01:19:02Je peux donc confirmer
01:19:04dans ce contexte
01:19:05qu'Apollo est disposé
01:19:07et très volontaire
01:19:10pour apporter davantage
01:19:12de capitaux à Kem One
01:19:14pour soutenir l'activité.
01:19:17et cette décision
01:19:18ferait l'objet
01:19:19de ces échanges.
01:19:21C'est en temps réel.
01:19:24Il y a des questions
01:19:25de confidentialité
01:19:28qui s'appliquent
01:19:29dans ce type d'opération,
01:19:31notamment dans le cadre français.
01:19:33Mais je peux vous dire
01:19:34que ça,
01:19:35c'est notre perspective
01:19:35par rapport
01:19:37au montage financier,
01:19:39par rapport
01:19:39à l'entreprise
01:19:40elle-même,
01:19:41c'est de veiller
01:19:42à une continuité
01:19:42des opérations,
01:19:43des capacités industrielles,
01:19:45des investissements
01:19:46et on n'a pas eu
01:19:47d'évolution
01:19:47et la perspective
01:19:49reste la même.
01:19:52Mais vous nous avez dit
01:19:54juste avant
01:19:54que ça n'était pas
01:19:56à Apollo
01:19:56d'apporter
01:19:57des capitaux nouveaux
01:20:01dans Kem One.
01:20:02Et maintenant,
01:20:03vous nous dites
01:20:03que peut-être
01:20:03vous apporteriez
01:20:04des capitaux nouveaux,
01:20:06c'est ça ?
01:20:07Propres ?
01:20:07Sur vos fonds propres ?
01:20:13Oui,
01:20:16on est prêt
01:20:17à apporter
01:20:18des capitaux
01:20:19à Kem One
01:20:21dans le cadre
01:20:22des discussions
01:20:24en cours
01:20:25aux côtés
01:20:26des prêteurs
01:20:27et d'autres
01:20:31parties prenantes.
01:20:32mais comme je l'ai dit,
01:20:37cela fait partie
01:20:38d'une démarche
01:20:39qui est en cours
01:20:41et il y a
01:20:42d'autres acteurs
01:20:44autour
01:20:44de l'entreprise
01:20:46dont les prêteurs
01:20:53pourraient peut-être
01:20:54préférer
01:20:55à financer
01:20:57ces capitaux
01:20:58eux-mêmes.
01:20:58Donc,
01:20:59on est en négociation
01:21:00par rapport à ça.
01:21:01Le but reste toujours
01:21:03que la situation
01:21:04de Kem One
01:21:05puisse être stable
01:21:06dans le long terme.
01:21:08Est-ce que vous pouvez nous dire
01:21:10quels sont
01:21:10ces autres investisseurs
01:21:12et vous-même,
01:21:14combien vous êtes prêt
01:21:14à mettre
01:21:15pour l'instant
01:21:16dans Kem One ?
01:21:25Je pense que
01:21:27l'identité
01:21:28et l'amount
01:21:29de capital
01:21:31sont
01:21:37régis
01:21:38par des accords
01:21:39de confidentialité.
01:21:41Je peux vous donner
01:21:43des éléments
01:21:43de réponse.
01:21:44Si vous le permettez,
01:21:45Madame la rapporteure,
01:21:45je pourrais vous donner
01:21:46une réponse par écrit
01:21:48vu ces conditions
01:21:49de confidentialité.
01:21:51Je vous remercie
01:21:52beaucoup,
01:21:52Monsieur le Directeur.
01:21:53J'ai une dernière question
01:21:54plus générale
01:21:55sur
01:21:58la politique
01:21:59d'Apollo
01:22:01et d'investissement
01:22:02en France.
01:22:03Est-ce que vous comptez
01:22:05acquérir
01:22:05d'autres entreprises
01:22:06en France
01:22:08dans les mois
01:22:09à venir ?
01:22:13Notamment,
01:22:14avez-vous des projets
01:22:15dans le secteur
01:22:16de l'armement
01:22:17puisque vous êtes
01:22:18connus
01:22:19comme fonds
01:22:20qui a investi
01:22:21dans le secteur
01:22:22de l'armement ?
01:22:22Je rappelle
01:22:23que vous étiez...
01:22:24Vous avez détenu
01:22:25par exemple
01:22:26Blackwater
01:22:27qui est une milice
01:22:29privée.
01:22:30Est-ce que vous avez
01:22:32aussi des projets
01:22:33dans le secteur
01:22:34particulier
01:22:34de l'armement
01:22:35en France ?
01:22:36Merci.
01:22:47Nous avons l'intention
01:22:49de continuer
01:22:50à être actifs
01:22:51en France
01:22:51comme je l'ai dit
01:22:52d'entrée de jeu.
01:22:54Nous estimons
01:22:56que la France
01:22:56est un pays fort
01:22:58avec une économie
01:22:59forte,
01:23:00importante.
01:23:02Nous pensons
01:23:03que le pays
01:23:05bénéficie
01:23:05de nos capitaux,
01:23:07de nos investissements.
01:23:08Nous cherchons
01:23:10à continuer
01:23:11à investir
01:23:12en France.
01:23:15C'est quelque chose
01:23:16que nous accueillons
01:23:17avec plaisir
01:23:20dans le crédit...
01:23:22Pardon,
01:23:23dans le capital
01:23:24d'investissement.
01:23:25Nous ne regardons pas
01:23:26pour l'instant
01:23:27des entreprises
01:23:28dans le secteur
01:23:29de l'armement,
01:23:30de la défense.
01:23:31il serait
01:23:33plus cohérent
01:23:36pour Apollo.
01:23:37Ce serait éventuellement
01:23:39de faire des solutions
01:23:41de financement
01:23:42s'il y a un intérêt
01:23:44stratégique
01:23:45pour la France,
01:23:45ce qui est
01:23:46certainement le cas.
01:23:47Je pense que
01:23:48ce serait
01:23:50plutôt le financement
01:23:51à long terme,
01:23:52mais non pas
01:23:53des prises
01:23:55de position
01:23:56qui nous donneraient
01:23:58une influence
01:23:59en contrôle,
01:23:59étant donné
01:24:00que c'est
01:24:00un secteur sensible.
01:24:03Mais néanmoins,
01:24:05comme toutes
01:24:06les industries
01:24:09qui demandent
01:24:10beaucoup de capitaux,
01:24:11telles que
01:24:12les industries
01:24:12digitales
01:24:13que la défense,
01:24:14la technologie,
01:24:15l'énergie,
01:24:16la transition énergétique,
01:24:17les infrastructures
01:24:19critiques,
01:24:20nous pensons
01:24:20que la souplesse
01:24:23que nous avons
01:24:23de nos capitaux
01:24:25et notre capacité
01:24:26de faire du financement
01:24:27à long terme.
01:24:27En revanche,
01:24:28être stratégique
01:24:29est important
01:24:30pour les sociétés
01:24:32dans lesquelles
01:24:33nous investissons
01:24:34et nous cherchons
01:24:34bien à,
01:24:35par ce billet-là,
01:24:36à continuer
01:24:37à investir
01:24:37en France.
01:24:42Une dernière question.
01:24:44Excusez-moi,
01:24:44M. le Président,
01:24:46merci,
01:24:46et M. le Directeur,
01:24:47une toute dernière question.
01:24:49Je reviens
01:24:50sur Kémwane
01:24:51parce que j'ai
01:24:52quand même
01:24:52une interrogation.
01:24:53Vous avez dit
01:24:54tout à l'heure
01:24:55que vous aviez mis
01:24:55200 millions d'euros
01:24:57dans le site
01:24:58de fosses sur mer,
01:24:59mais on est bien d'accord
01:25:01qu'en fait,
01:25:02ça ne vient pas
01:25:03d'Apollo.
01:25:04En fait,
01:25:04les 200 millions d'euros,
01:25:05ils viennent de Kémwane.
01:25:07C'est bien ça.
01:25:16S'agissant
01:25:17de ces 200 millions,
01:25:22il y avait
01:25:23des liquidités
01:25:25au bilan
01:25:26de Kémwane.
01:25:27Une partie
01:25:28de ces liquidités
01:25:29sont en provenance
01:25:30d'Apollo,
01:25:30mais la plupart
01:25:32des capitaux
01:25:33utilisés
01:25:33par Kémwane
01:25:34pour investir
01:25:34dans ces installations
01:25:36appartiennent bien
01:25:37à Kémwane
01:25:38et non pas à Apollo.
01:25:39Mais ça,
01:25:41encore une fois,
01:25:42c'est la structure
01:25:44de financement
01:25:45des entreprises.
01:25:46C'est le fait
01:25:46que c'est
01:25:47les capitaux
01:25:48de la société
01:25:48qui sont investis
01:25:49dans la société.
01:25:51Mais pour être
01:25:52tout à fait clair
01:25:52et transparent,
01:25:54en tant qu'actionnaire,
01:25:56Apollo a soutenu
01:25:57cela
01:25:58à valider
01:26:00ces investissements
01:26:02qui étaient donc
01:26:03de trésorerie
01:26:04qui étaient présents
01:26:05sur le bilan.
01:26:06Nous avons appuyé
01:26:08le plan stratégique
01:26:09de l'équipe
01:26:09de direction,
01:26:10nous avons soutenu
01:26:11et nous avons
01:26:13cherché
01:26:13à améliorer
01:26:15cela
01:26:15par tous
01:26:16les moyens
01:26:16possibles.
01:26:18Donc,
01:26:18pour résumer,
01:26:19à part les 250 millions
01:26:20d'euros
01:26:21que vous avez mis
01:26:21au départ
01:26:22dans Kémwane,
01:26:23vous n'avez jamais
01:26:24rien mis d'autre ?
01:26:31Oui.
01:26:37Sauf pour ajouter
01:26:39qu'aujourd'hui,
01:26:41on évoque
01:26:41une possible
01:26:42injection
01:26:43de capital
01:26:44dans la discussion
01:26:45sous confidentialité
01:26:46que nous avons évoquée
01:26:47tout à l'heure
01:26:48avec les autres
01:26:48parties prenantes.
01:26:54très bien.
01:26:56Nous arrivons
01:26:58au terme
01:26:58de cette audition
01:27:00extrêmement intéressante
01:27:02et je vous remercie
01:27:04monsieur le directeur
01:27:06de vos différentes réponses
01:27:08et je crois
01:27:09qu'elles ont utilement
01:27:11éclairé
01:27:12notre commission
01:27:15et les participants
01:27:16à cette commission
01:27:18d'enquête.
01:27:20Nous ne vous avons
01:27:21pas adressé
01:27:22de questionnaires
01:27:25préalables
01:27:26mais nous nous permettrons
01:27:27le cas échéant
01:27:28si vous voulez bien
01:27:29de vous adresser
01:27:31quelques questions
01:27:31écrites supplémentaires
01:27:33si nécessaire
01:27:34afin de préciser
01:27:36peut-être
01:27:36certains points.
01:27:39Je voudrais remercier
01:27:41bien sûr
01:27:42toute l'équipe
01:27:43qui m'entoure.
01:27:46M. et Mme Buick
01:27:48qui ont assuré
01:27:49la traduction
01:27:50simultanée
01:27:52et je voudrais
01:27:54vous dire
01:27:55que
01:27:55nous sommes
01:27:57au terme
01:27:57de cette réunion
01:27:59et merci encore.
01:28:00Chers collègues
01:28:01nous avons terminé
01:28:02avec cette audition
01:28:03cette matinée
01:28:04et nous nous retrouvons
01:28:05tout à l'heure
01:28:06dans l'après-midi
01:28:07pour la poursuite
01:28:09de nos travaux.
01:28:10Je vais suspendre.
01:28:11Je vous remercie.
01:28:15Merci.
01:28:17Merci.
01:28:17Merci.
01:28:47Merci.
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