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Moselle Info, le journal du jeudi 16 avril 2026 - partie 1

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00:01...
00:11Bonsoir et merci de nous rejoindre à la une de Moselle Info.
00:15Cet exercice d'abord grandeur nature.
00:17Ce matin, à la cathédrale de Metz, les sapeurs-pompiers de la Moselle
00:20s'y sont entraînés à l'intérieur comme à l'extérieur.
00:24Notre caméra les a suivis.
00:26Les salariés de Baumark sous-traitantes mobiles à Argancy
00:30se mobilisent face à une chute d'activités qui menacent directement leurs emplois.
00:34Un piqué de grève s'est tenu hier à l'appel de l'intersyndicale.
00:38On y reviendra dans cette édition avec nos invités ce soir.
00:42En Moselle, le savoir-faire verrier ne brille pas seulement dans les ateliers d'art
00:45comme à Meizental, il inspire aussi l'industrie.
00:48Exemple avec Verissima qui vient d'ouvrir une nouvelle usine
00:51pour développer une production de verres décoratifs à grande échelle.
00:56C'est un sport qui a le vent dans le dos.
00:58Le tennis de table séduit toujours plus d'année en année.
01:01Les frères Lebrun en sont pour quelque chose.
01:03Démonstration à Sainte-Marie-Auchene d'ici quelques minutes.
01:06Enfin, côté météo, on continue sur cette lancée.
01:09Les températures grimpent même encore un peu.
01:11Il fera jusqu'à 22 degrés.
01:16Et on ouvre Moselle Info avec cette décision à amener ville la discothèque Crazy Club
01:21située dans la cité des loisirs et dans le viseur du nouveau maire du Rassemblement national,
01:25Grégoire Lalou.
01:26Après une agression à l'arme blanche, il y a trois semaines,
01:29il avait saisi le préfet pour faire baisser le rideau à l'établissement.
01:33Demande qui était réalisée, autorisée par les autorités.
01:36La discothèque sera fermée pour quatre mois.
01:39A savoir que ce n'est pas la première fois qu'une rixe éclate devant la boîte de nuit.
01:44Le maire a rappelé que la sécurité des habitants et des visiteurs
01:47restera toujours une priorité absolue.
01:50Cet exercice, pas comme les autres maintenant,
01:53qui s'est déroulé à la cathédrale Saint-Etienne de Metz ce jeudi matin.
01:56Les spécialistes du secours en milieu périlleux du jeudi 157
01:59se sont entraînés en conditions réelles dans un décor aussi impressionnant que technique.
02:03Descente de victimes à plusieurs dizaines de mètres,
02:06intervention sur corde, des manœuvres spectaculaires suivies de près par Marie-Vin.
02:13Premier scénario pour la quinzaine de sapeurs-pompiers mobilisés,
02:17spécialisés dans le secours en milieu périlleux.
02:21Une victime chute dans les escaliers de la cathédrale.
02:24L'accès y est difficile, l'évacuation classique impossible.
02:28Les équipes mettent alors en place un dispositif de tyrolienne
02:31à une trentaine de mètres de hauteur.
02:38Une démonstration suivie de près et avec fascination,
02:42notamment par le jeune Gaspard.
02:44On a vu les pompiers descendre en pompier.
02:48J'ai cru que c'était vraiment quelqu'un.
02:50La victime une fois descendue,
02:52pas le temps de se reposer pour les pompiers.
02:54Direction à présent l'intérieur de la cathédrale.
03:01Un second scénario se déroule cette fois au sein même de l'édifice.
03:04Une victime doit être évacuée depuis l'Oculus,
03:07à environ 50 mètres du sol.
03:23La section SMPM 57 regroupe aujourd'hui 80 pompiers volontaires et professionnels
03:29répartis sur l'ensemble du territoire.
03:31La section spécialisée grimpe intervient en termes de reconnaissance et de sauvetage
03:36dans tous les milieux, qu'ils soient naturels, structurés ou artificiels,
03:39là où les moyens des sapeurs-pombiers traditionnels sont limités
03:42par rapport à la hauteur, la profondeur ou encore les difficultés de cheminement.
03:45Donc le grimpe intervient environ une cinquantaine de fois à l'année en Moselle,
03:49sur différents sites,
03:52notamment ce site potentiel de la cathédrale Saint-Étienne.
03:55Chaque équipier réalise une dizaine d'exercices à l'année
03:58pour maintenir son niveau de technicité et ses compétences opérationnelles.
04:01Chaque année, ces spécialistes réalisent une cinquantaine d'interventions.
04:05Depuis le début 2026, 12 ont été menées.
04:10Et on passe d'un uniforme à un autre avec cette intervention de routine
04:14qui tourne au coup de filet à Metz-Borni.
04:16La police municipale a surpris ce mercredi un point de deal en pleine activité.
04:20Un individu a été interpellé.
04:22Au total, 185 grammes de cocaïne et d'héroïne
04:25ainsi que 22 sachets de résine de cannabis
04:27ont été saisis par les policiers municipaux.
04:30Cela représente environ 13 000 euros de marchandises.
04:34Depuis plusieurs mois, l'entreprise Baomark, sous-traitant automobile,
04:38fait face à une baisse significative de ses volumes de production.
04:41Une situation qui met en péril la survie même du site d'Argancy.
04:45Pour en parler, j'accueille Denis Jakoski, délégué syndicat LF.
04:48Bonsoir.
04:48Bonsoir.
04:49Et Gislain Massume-Bucolt, secrétaire du syndicat et du CSE.
04:52Bonsoir.
04:53Bonsoir, monsieur le maire.
04:53Merci à tous les deux d'être avec nous.
04:56Alors concrètement, quels sont les chiffres ou les éléments concrets
04:59qui illustrent cette baisse d'activité ?
05:01Tout d'abord, nous vous remercions de nous avoir accueillis dans vos locaux.
05:05Nous remercions aussi les salariés qui se mobilisent
05:08par rapport à cette situation de baisse d'activité
05:11et la problématique que nous avons avec les problèmes d'économie de l'entreprise.
05:20Les volumes sont assez bas pour amortir les coûts fixes de structure de l'entreprise.
05:28Et ça met l'entreprise dans un problème difficile de trésorerie.
05:33Les trésoreries sont en tension et nous risquons beaucoup de problèmes de suite.
05:39Vous avez des chiffres concrets de cette baisse de volume ?
05:42Nous ne pouvons pas vous donner des chiffres exacts.
05:44Mais c'est vrai que les volumes initials étaient prévus à 700 et quelques véhicules
05:48et on se retrouve à produire entre 500 et 550 ans.
05:52On le demande, mais en réel, on est à 450 véhicules par jour.
05:56Et cette situation, elle dure depuis quand exactement ?
05:59Déjà, on a eu des actions de grève l'année dernière
06:03parce que c'était assez bas.
06:05On a fait deux jours de grève parce que les volumes étaient très bas.
06:08et depuis 2025, on subit cette baisse d'activité.
06:12Est-ce qu'aujourd'hui, on peut dire que Baumark est en danger à court terme ?
06:16Oui, exactement.
06:18À court terme, on est vraiment en danger.
06:20À savoir que l'année dernière, l'entreprise a mis une conciliation en place
06:25avec ses partenaires, donc Renault et tous les partenaires qui sont autour
06:30pour permettre à l'entreprise d'avoir, enfin, comment dire,
06:38de maintenir l'activité.
06:40Et tout ce qui a été mis en place est viable,
06:42mais tant que les volumes ne suivront pas,
06:45nous serons toujours en difficulté pour amortir les coûts fixes de ce procure.
06:50Vous avez débrayé hier, mercredi.
06:54Qu'est-ce que vous attendez concrètement de la direction ?
06:57Quelle réponse vous souhaitez ?
06:58Nos revendications sont claires.
07:02Nous attendons de Renault qui revoit un peu sa position
07:05par rapport à notre structure.
07:07À savoir qu'on est fournisseur de Renault Sauvables,
07:10ça fait plus de 15 ans.
07:12Et on fait les châssis du véhicule Master.
07:15Et à ce jour, sans leur soutien, sans leur soutien financier,
07:21on peut se retrouver dans une situation de cessation de paiement.
07:27Le modèle de Baumark est trop dépendant de Renault ?
07:31Totalement.
07:32Totalement.
07:32On est monoclient.
07:33On est monoclient, on travaille à 80%, on fournit à 80% Sauvables.
07:39Et les autres pourcentages, c'est pour la Mégane électrique
07:43ou bien le Kangoo Renault.
07:46La piste de la diversification est-elle étudiée ?
07:48Est-ce que c'est possible, réalisable ?
07:49Oui.
07:51Oui, nous travaillons sur un projet, c'est les panneaux.
07:55C'est les cadres pour les panneaux photovoltaïques.
07:58D'accord.
07:59Et on envisage que ce business soit mis en place aux environs de 2027.
08:08Demain, vous allez refaire une opération.
08:10Donc concrètement, qu'est-ce qui va se passer ?
08:13Un débrayage de nouveau ?
08:14Un débrayage.
08:15Un débrayage.
08:15Et on agit avec l'intersyndicale CGT, CFE, CGC et INSA.
08:21Nous allons étudier si nous devons continuer le mouvement la semaine prochaine.
08:26Jusqu'où vous êtes prêt à aller, effectivement, si la situation ne s'améliore pas ?
08:30Jusqu'à bloquer l'usine.
08:32Bloquer l'usine complètement parce que là, vous débrayez une heure par jour.
08:35Une heure par jour, c'est ça ?
08:36Sur les trois postes.
08:38D'accord.
08:41Qu'est-ce qu'ils vous disent, les salariés, aujourd'hui ?
08:44Est-ce qu'ils sont inquiets ?
08:45Vous la ressentez, cette inquiétude aussi ?
08:47Elle est partagée par vraiment tout le monde ?
08:49L'inquiétude est énorme.
08:50L'inquiétude est énorme.
08:51Si vous avez 99% des salariés qui sortent durant les débrayages, ça veut dire qu'ils sont inquiets.
08:57Quel est le scénario idéal, aujourd'hui, de sortie de crise, dans le meilleur des mondes ?
09:02Le meilleur des mondes, c'est par rapport à nos revendications, que Renault puisse nous soutenir.
09:07Parce qu'aujourd'hui, vous savez que quand vous êtes en baisse d'activité, vous pouvez mettre en place le
09:12chômage technique, l'appel de rebond.
09:16Et cet accord a été signé en février au niveau de Baumark.
09:19Mais il y a une contrainte au niveau des formations.
09:22Il y a un plan de développement de nos compétences au niveau des formations et ça demande des subventions.
09:26L'entreprise est capable de supporter des coûts pédagogiques à une certaine somme donnée.
09:33Et il nous manque une bonne partie qu'on n'a pas pu avoir de subvention au niveau de l
09:37'OBCO2I.
09:39Et on demande à Renault si c'est possible déjà de nous subventionner par rapport à l'appel de rebond
09:49pour mettre en place cet accord.
09:52Ça permettra déjà d'amortir les coûts fixes de structure.
09:54Et ça c'est vraiment une solution à court terme.
09:57Et à longue durée, c'est vraiment augmenter, revoir le prix des pièces du véhicule.
10:05Alors c'est vrai que certains pourraient dire que la baisse d'activité finalement est liée au contexte plus global
10:11de l'autobille et même de l'économie.
10:14Est-ce que c'est vraiment évitable selon vous cette baisse de production ?
10:18Personne ne maîtrise cette baisse de production.
10:20Aujourd'hui, Renault ou Sauvab, ils ont un carnet de commandes et personne ne peut savoir si elle va augmenter
10:28demain ou elle va augmenter après-demain.
10:30Donc aujourd'hui, on doit s'adapter au contexte.
10:33Mais il ne faut pas que Renault puisse rendre la vie difficile à ses fournisseurs.
10:40Nous, c'est tout ce qu'on demande.
10:41Aujourd'hui, les accords ont été négociés.
10:44Le contrat a été négocié en 2019.
10:46Après 2019, il y a eu plusieurs crises qui ont suivi.
10:48Donc nous, ce qui nous fait vivre, c'est les volumes pour amortir nos coûts fixes de structure, pour amortir
10:54les investissements qui ont été faits dans les nouvelles lignes, dans tout ce qui est outil de production.
11:00Donc aujourd'hui, si on n'a pas les volumes, tout ce qu'on mettra en place, ça ne tiendra
11:05pas.
11:05Donc la seule solution à long terme, je pense que c'est vraiment l'augmentation du coût du véhicule.
11:09Très bien. Merci beaucoup, messieurs.
11:11J'espère que vous serez entendus.
11:13Et nous, nous continuons bien sûr à suivre de près l'évolution de la situation chez Baomark, donc à Arganci.
11:20Merci.
11:21Nous vous remercions beaucoup.
11:23On fait le point maintenant sur le temps et on se retrouve dans quelques instants.
11:26A tout de suite.
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