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Moselle Info, le journal du mardi 07 avril 2026 - partie 1
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00:10C'est l'heure de l'info sur Moselle TV. Dans les titres de ce mardi 7 avril, la prochaine
00:16carte scolaire inquiète les parents d'élèves.
00:19Pour 92 fermetures envisagées, seules 27 ouvertures de classes devraient être réalisées en Moselle en fonction de l'évolution démographique
00:27et des inscriptions.
00:28A Metz, une centaine de parents d'élèves de l'école Belle-Île s'est mobilisée ce matin.
00:33De leur côté, la colère n'a pas faibli. Les ambulanciers et acteurs du transport sanitaire privé ont décidé de
00:40lancer une journée blanche ce mercredi 8 avril.
00:43En cause, un service qui tourne à perte et des conditions de travail dégradées.
00:47Anthony Poirel, délégué régional de la CNSA, nous en parlera en détail dans un instant.
00:53A Talange, le lycée professionnel Gustave Eiffel s'est doté d'un nouvel équipement.
00:59C'était en juillet 2025.
01:00Inauguré aujourd'hui, un banc de puissance automobile similaire à ceux utilisés dans les entreprises.
01:06Un outil essentiel et concret, financé par la région Grand Est.
01:10Plusieurs filières vont en bénéficier.
01:13Voir et être vu, c'est le credo des pilotes confirmés, mais aussi ceux en devenir.
01:18Car avant de voler comme un pro, il faut d'abord comprendre comment tout fonctionne au sol comme dans le
01:24ciel.
01:24Direction l'aérodrome de Sargemin, aux côtés de jeunes passionnés préparant leur brevet d'initiation aéronautique.
01:31Restons dans les airs pour les prévisions météo.
01:33Le soleil de ce début de semaine semble être constant pour ce mercredi.
01:37Les températures resteront fraîches en matinée, mais atteindront 22 à 23 degrés localement.
01:4692, voilà le nombre de classes qui pourraient fermer à la rentrée prochaine en Moselle.
01:516 écoles pourraient même disparaître, selon le projet de carte scolaire 2026,
01:56dévoilé par le directeur académique des services de l'éducation nationale.
02:00A l'inverse, 27 classes vont ouvrir.
02:03Une décision qui suscite de vives réactions, vous l'imaginez.
02:06Ce mardi matin, des mobilisations ont eu lieu un petit peu partout dans le département.
02:11A l'hôpital, près de Saint-Avold, à Rimlin, Bête-Villère, dans le secteur de Beach,
02:15ou encore à Metz, où une centaine de parents et d'enfants s'est rassemblée devant l'école de Belle
02:20-Île,
02:20menacée par une fermeture de classes également.
02:23Emma Faketti était sur place.
02:27Ce matin, la traditionnelle sonnerie de l'école élémentaire de Belle-Île-la-Messe
02:31a cédé la place aux casseroles et aux applaudissements.
02:34Une centaine de parents et d'élèves protestent contre la fermeture d'une des 6 classes de l'établissement.
02:40La raison, 127 inscriptions sont prévues pour la rentrée 2026,
02:45alors qu'il en faudra une dizaine de plus pour que la classe soit maintenue.
02:49On est tombés des nus parce qu'évidemment, on ne s'y attendait pas.
02:53J'ai l'impression qu'encore une fois, le service public, c'est là où on fait des économies,
02:57mais en fait, nos enfants, c'est quand même l'avenir,
02:59donc s'il y a bien un endroit où il faut embêtir, c'est là-dedans, quoi.
03:02Donc nous, on est là pour se battre.
03:03On a un peu l'impression qu'on a des décisions qui tombent de haut,
03:07sans concertation, sans nous prévenir,
03:09juste parce qu'on est dans une logique de faire des économies.
03:12C'est des décisions qu'on ne comprend pas, c'est des décisions qui sont prises ici
03:15parce qu'il y a une réduction des budgets au niveau du gouvernement sur l'éducation nationale.
03:19Moins de porte-avions, plus de porte-plumes.
03:21Cette fermeture ferait grimper les effectifs par classe.
03:24Certaines dépassant 25 élèves au-delà du seuil recommandé.
03:28Ça veut dire moins de temps pour les enseignantes,
03:31pour se concentrer sur les profils qui demandent plus de temps.
03:35Ça veut dire aussi moins de temps et de présence pour les élèves qui ont besoin,
03:41qui sont en situation de handicap, qui sont allophones.
03:43Ça veut dire moins de projets éducatifs, moins de sorties.
03:47Ça veut dire plus d'épuisement, des conditions d'apprentissage
03:50qui seront clairement détolérées pour nos enfants aujourd'hui.
03:53En plus, on est une école d'application.
03:55Donc c'est quand même une école qui forme les enseignants de demain.
03:58Ça veut dire aussi former des enseignants demain dans des conditions qui ne seront pas propices.
04:01La mobilisation des familles se poursuit dans l'espoir que cette fermeture soit finalement évitée.
04:07Des ajustements sont encore possibles jeudi,
04:09lors du Conseil départemental de l'éducation nationale et jusqu'à la rentrée de septembre.
04:16Et pour connaître le détail des 27 ouvertures et 92 fermetures de classes en Moselle,
04:21rendez-vous sur notre site internet moselle.tv.
04:24Eux ont décidé d'éteindre le gyrophare pour tirer la sonnette d'alarme ce mercredi 8 avril.
04:30Les ambulanciers et acteurs privés du transport sanitaire lancent une journée blanche dans toute la France
04:35en cause des tarifs qui n'ont pas évolué depuis 2018.
04:40Justement pour en parler sur notre plateau,
04:42Anthony Poirel, vous faites partie de la Chambre nationale des services d'ambulance.
04:47C'est une chambre qui parle d'un manque de 300 millions d'euros à l'échelle de la France
04:52pour fonctionner correctement.
04:54On évoque donc un secteur qui fonctionne à perte, je cite.
04:58Qu'est-ce qui pèse le plus aujourd'hui dans les comptes ?
05:01Oui, bonjour, merci pour votre invitation.
05:05Effectivement, aujourd'hui la CNSA tire la sonnette d'alarme par rapport aux conditions économiques de nos entreprises.
05:14J'aimerais commencer déjà pour faire un petit topo sur la situation qu'on a au niveau national.
05:22Il faut savoir qu'en 2025, 33% d'augmentation de défaillance d'entreprises de transport sanitaire.
05:33Donc des fermetures ?
05:34Des fermetures, des liquidations, ce qui n'arrivait jamais avant.
05:38Et malheureusement, le premier trimestre de 2026 serait sur la même lancée que ce qu'on a vécu en 2025.
05:47Chez nous aussi, en Moselle et dans le Grand Est, c'est particulièrement difficile ?
05:51C'est national.
05:52En fait, les conditions sont les mêmes pour tous les ambulanciers de France.
05:55Il faut savoir quand même que les ambulances privées représentent 60 000 collaborateurs
06:03qui, si on continue dans ces conditions, risquent de perdre leur emploi.
06:08Les entreprises de transport sanitaire, si elles disparaissent, c'est 32 millions de transports programmés
06:17qui ne seront plus réalisés.
06:19C'est 3 millions de missions dites d'urgence, donc à la demande du SAMU, qui ne pourront plus être
06:24assurées.
06:25Donc au bout du compte, c'est le patient qui n'aura plus accès à ses soins.
06:30C'est pour ça que la situation est extrêmement grave aujourd'hui.
06:34Ce que vous pointez du doigt plus particulièrement, alors que ce soit chez nous, au maillage territorial,
06:39mais aussi au national, ce qui est pointé du doigt, c'est ce tarif sur les transports d'urgence préhospitalière
06:46avec un tarif qui n'a pas évolué depuis 2018, qui est à hauteur de 64 euros de l'heure
06:51à peu près, c'est cela ?
06:52Oui, 2018, en étant basé sur des éléments de 2016.
06:57C'est-à-dire que lorsqu'on applique une tarification en 2018, on prend des éléments N-1 ou N
07:03-2
07:03pour trouver le tarif de l'année auquel il va être mis en place.
07:07Donc en fait, on peut même parler de 10 ans de non-revalorisation de notre tarif.
07:12Et entre-temps, la situation a bien évolué, côté économiquement.
07:15Et oui, on a eu le Covid, on a eu l'inflation, on a eu également le carburant,
07:23qui est un sujet aussi important et qui est encore d'actualité.
07:30Mais nous, au niveau de la CNSA, depuis de nombreuses années, plus de 10 ans,
07:36on demande la mise en place d'une gouvernance du transport sanitaire,
07:43de pouvoir mettre en place une véritable politique du transport sanitaire.
07:49Pour vous, il manque des pouvoirs publics spécifiquement sur ce domaine ?
07:51Non, on a déjà nos interlocuteurs, l'assurance maladie notamment.
07:58Je pense qu'il est important aujourd'hui de changer de modèle économique
08:05pour les entreprises de transport sanitaire.
08:08Aujourd'hui, on ne peut plus rester sur des tarifs conventionnels,
08:14je pense qu'on y reviendra tout à l'heure, mais qui ne prennent pas en compte
08:17certaines prestations qui sont réalisées par les ambulanciers.
08:23Et vous l'avez également évoqué, sur un tarif de l'urgence préhospitalière,
08:28l'urgence préhospitalière, pour que vos téléspectateurs comprennent bien,
08:32en fait, c'est lorsque les ambulanciers sont missionnés par le SAMU,
08:38donc pour des interventions.
08:40Et c'est une grande partie de vos interventions finalement ?
08:43Oui, oui, tout à fait.
08:44Il faut savoir qu'en France, notamment sur le Grand Est,
08:49vous avez une ambulance et son équipage qui sont mis à disposition
08:53du SAMU H24, 7 jours sur 7.
08:57Et vous l'avez très bien dit tout à l'heure,
09:01on a ce qu'on appelle un revenu minimum qui est de 64 euros de l'heure.
09:0864 euros pour une ambulance équipée et deux professionnels de santé.
09:15Si on essaye de faire un petit comparatif, 64 euros de l'heure,
09:22si vous vous ramenez au quart d'heure, ça fait 16 euros.
09:2416 euros, si vous allez chez votre coiffeur,
09:27moi quand j'y vais, vous voyez, il n'y a pas grand-chose à couper.
09:30Ça dure 15 minutes, 25 euros.
09:33Aujourd'hui, notre tarification, elle n'est plus du tout en adéquation
09:38avec la réalité économique.
09:41Pour compléter ce propos,
09:43est-ce que vous pensez que la mobilisation va être très suivie en Moselle ?
09:47Et est-ce que ça va avoir un impact pour les usagers demain ?
09:50Alors, à la CNSA, ce qu'on voulait, c'était une mobilisation responsable.
09:55On ne veut pas prendre en otage les usagers de la route,
09:59donc pas d'opération escargot, pas de blocage.
10:04On ne veut pas non plus prendre en otage nos patients.
10:06Donc, le mouvement qui se déroule demain
10:10ne va porter que sur deux possibilités.
10:14Soit les ambulanciers n'assureront pas, justement,
10:20ce qu'on appelle l'UPH, l'urgence préhospitalière,
10:24donc les missions par le SAMU.
10:26Mais je tiens tout de suite à vous rassurer,
10:29dans la santé, quand vous vous mettez en grève,
10:31vous êtes réquisitionné.
10:33Donc, c'est hautement symbolique, mais voilà.
10:36Donc, officiellement, on n'assurera pas,
10:39sur la Moselle du moins, ces demandes du SAMU,
10:42mais il y aura des réquisitions.
10:44Donc, voilà, il n'y aura pas de conséquences pour les patients.
10:47Et le deuxième axe de cette mobilisation,
10:52et là, c'est généralisé sur toute la grande région Est,
10:57eh bien, c'est ne plus assurer les retours à domicile
11:03des services d'accueil d'urgence
11:05ou des services des établissements de soins.
11:08Et là, encore une fois,
11:10eh bien, le patient reste en toute sécurité
11:13dans un établissement où il peut recevoir ses soins.
11:16Merci beaucoup pour tous ces détails.
11:18On va devoir passer à la suite.
11:20Bien évidemment, on n'a pas pu forcément évoquer
11:22énormément ce sujet.
11:25Je vous propose d'ailleurs d'aller voir,
11:26d'en apprendre davantage, pardon,
11:28sur notre site internet, moselle.tv.
11:31Merci beaucoup d'avoir été à nos côtés ce soir
11:34pour évoquer ce sujet brûlant.
11:36De notre côté, on continue avec la politique.
11:39On vient de l'apprendre.
11:40François Grodidier a été réélu président
11:42de l'euro-métropole de Metz ce mardi 7 avril.
11:45Il a obtenu 86 voix contre 4
11:47pour le candidat du Rassemblement national Etienne Enchtet
11:50ou encore quelques rares votes
11:51pour des élus non candidats comme Bertrand Mertz,
11:54une voix et Jean-Louis Grégoire, une voix.
11:57Pendant ce temps, les métiers de l'automobile
12:00misent sur l'apprentissage.
12:02Au lycée professionnel de Talange, par exemple,
12:04un nouveau banc de puissance automobile
12:07installé en juillet dernier
12:08pour la maintenance automobile
12:09a été inauguré ce matin
12:11en présence des élus de la région Grand Est.
12:14C'est un nouvel équipement essentiel
12:15pour les apprentis.
12:17Regardez.
12:22Cette machine au bruit assourdissant
12:25est un banc de puissance à 4 roues.
12:28Elle permet de mesurer les performances
12:30de n'importe quel véhicule,
12:33qu'il soit thermique, électrique ou hybride.
12:36Et ce qu'on voit marqué en noir,
12:38il y a 37 chevaux,
12:39c'est la puissance estimée du bruit.
12:41Mais ses capacités vont bien plus loin.
12:44Elle peut aussi simuler des trajets
12:46pour analyser la consommation du carburant
12:49et les émissions de CO2.
12:51Ce matériel de pointe
12:53est désormais accessible
12:54aux élèves du lycée Gustave Eiffel
12:57de Talange.
12:58Depuis deux mois,
12:59ce nouveau banc de puissance
13:01est pleinement opérationnel.
13:03Un outil permettant aux étudiants
13:06d'affiner les réglages des véhicules.
13:08En modifiant certains paramètres,
13:10ils pourront observer en temps réel
13:12leurs effets.
13:13Comme c'est un matériel dernier cri,
13:15c'est un matériel professionnel,
13:17c'est-à-dire que ce sont des élèves
13:18qui vont pouvoir travailler
13:19chez des programmateurs,
13:20qui vont faire des projets
13:22style véhicule de compétition,
13:24par exemple,
13:25et ainsi pouvoir étudier
13:27la réaction d'un véhicule
13:29à un comportement bien spécifique.
13:31Donc c'est vraiment pour développer
13:32des compétences.
13:33Un équipement essentiel
13:34pour l'apprentissage,
13:36mais dont les ambitions
13:37dépassent le cadre pédagogique.
13:39Ce banc de puissance
13:40a été financé
13:41dans un projet à hydrogène.
13:42Ce banc de puissance
13:43va récolter des données,
13:45des datas,
13:46et ces datas-là,
13:47ils seront disponibles
13:48pour tous les centres de recherche,
13:49l'université, etc.,
13:51pour profiter de savoir
13:52une voiture hydrogène,
13:54comment elle réagit,
13:55comment elle monte en puissance,
13:56comment elle réagit au freinage, etc.
13:58Financé par la région Grand Est,
14:00ce banc de puissance
14:01s'inscrit dans un contexte
14:02bien particulier,
14:04la hausse des prix du carburant
14:05et la volonté
14:06de limiter les émissions de CO2.
14:09Le monde de l'automobile
14:10évolue très fortement en ce moment.
14:11On a besoin évidemment
14:13de chercheurs,
14:14de metteurs au point,
14:17de capacités d'innovation.
14:18Et si on ne se contente pas
14:20évidemment de son BTS,
14:21mais qu'on va encore plus loin,
14:23c'est le pied à l'étrier
14:24qu'on met à toute cette jeunesse
14:25qui représente
14:25l'avenir de notre région.
14:26Au total,
14:27près d'une centaine d'étudiants
14:29en BTS et en Bac Pro
14:31pourront se former
14:32grâce à cet équipement professionnel.
14:36Allez, on marque une petite pause.
14:38On se retrouve juste après
14:39pour parler politique
14:40et faire un beau plongeon
14:41dans la culture.
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