Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 heures
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 16 avril 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30
00:08d'info, de décryptage et de témoignage car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c
00:13'est vous qui la faites, comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent
00:18par téléphone au 3210, mais aussi par SMS, vous envoyez votre message au 74900, commençons par le mot midi et
00:25puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:30A la une aujourd'hui, ce coup de tonnerre pour l'industrie auto, l'usine Stellantis de Poissy, usine historique,
00:36ne produira bientôt plus de voitures, les syndicats redoutent une saignée, le directeur du site et l'invité d'RTL
00:42Midi.
00:43On reviendra aussi sur ce rebondissement dans l'affaire Pellicot, le corps de l'une des victimes présumées de Dominique
00:49Pellicot a été exhumée en début de semaine.
00:51Et puis les arrêts maladie bientôt plafonnés, la mesure pourrait entrer en vigueur dès le mois de septembre, ça vous
00:57fait déjà beaucoup réagir, Valérie par exemple vient de nous laisser un message.
01:01Je ne vois pas où est le problème, quand vous êtes suivi par votre médecin, que vous êtes réellement malade
01:06ou que vous avez fait un burn-out, de toute manière, une visite médicale peut s'instaurer sur 15 jours
01:13ou sur un mois.
01:14Pour une fois, que le gouvernement le fasse et que l'on voie effectivement si cela réduit les abus.
01:20Et puis restez bien à l'écoute puisqu'on continue à vous faire gagner des places pour les concerts de
01:27Céline Dion.
01:28Je vous donnerai un petit top départ dans quelques minutes. Restez attentifs, les plus réactifs bien sûr repartiront avec le
01:36gros lot.
01:36La météo, c'est avec vous Peggy Broch. Bonjour Peggy.
01:38Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:40Et c'est une bien belle journée.
01:40Oui, avec un ciel variable au nord de la Loire, très ensoleillé au sud et des températures en hausse.
01:46Merci beaucoup Peggy. Météo complète à la fin du journal.
01:51RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
01:54Et d'abord donc cette page qui se tourne à Poissy dans les Yvelines. RTL vous le révélait ce matin.
01:59Stellantis va cesser sa production d'automobiles sur son site historique, la fin d'une époque.
02:05Puisque ça fait près de 90 ans que cette usine existe, depuis 1938.
02:10Bonjour Sacha Dubécé.
02:12Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:13Vous êtes sur place pour RTL. On imagine que c'est un vrai choc pour les salariés.
02:17Oui, difficile de trouver les mots pour ces employés qui, pour certains, travaillent dans cette usine Stellantis depuis plusieurs dizaines
02:24d'années.
02:24Sur les barrières, des banderoles déployées avec inscrit non à la fermeture de Stellantis Poissy.
02:30Clotilde vient d'apprendre la nouvelle en sortant de l'usine.
02:3235 ans qu'elle est au service qualité.
02:35Peu dessus quand même.
02:36Parce qu'on sait très bien, en arrêtant la production, il y a moins des fictifs.
02:41Il n'y a pas où ça enchaîne en plus.
02:43C'est nos collègues, les sous-traitants.
02:45Il y a 7 ans, ils vont fermer les portes aussi.
02:46Et nous, on est les seuls clients.
02:47Ça n'assure pas pour l'avenir de l'usine en fait.
02:51Dernier site de production automobile en Ile-de-France, le site Stellantis de Poissy, cessera la production de véhicules en
02:582028.
02:59Aujourd'hui, le site compte 1925 ouvriers.
03:01Le groupe maintiendra au final 1000 postes.
03:04Une déception pour Jonathan De Santos, représentant syndical CGT.
03:07Tout le monde a joué le jeu.
03:08Aujourd'hui, ils ne sont pas capables de garantir un emploi après 2028.
03:12Donc forcément, il y a une colère.
03:13Pour rappel, c'est quand même un groupe qui a engendré plus de 51 milliards d'euros de bénéfices depuis
03:17sa création.
03:18Donc non, forcément, on ne peut pas se réjouir de ces annonces-là.
03:21Et on va maintenir la pression.
03:23Pour les syndicats, les annonces faites par les dirigeants de Stellantis ce matin ne sont que des promesses, des paroles
03:28en l'air.
03:29Une mobilisation est déjà prévue pour le 23 avril pour contester les décisions de la direction.
03:34Sacha Dubé, en direct de Poissy, dans les Yvelines.
03:37Bonjour Eric Anne.
03:38Bonjour.
03:39Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
03:41Vous êtes le directeur du site de Stellantis de Poissy.
03:45Est-ce que c'est le début de la fin pour ce site de Poissy ?
03:48Non, c'est le début d'une nouvelle histoire.
03:51Aujourd'hui, j'ai réuni le comité d'établissement de Stellantis-Poissy
03:54pour leur présenter le nouveau chapitre que nous allons ouvrir.
03:57Et le message qu'il faut en retenir, c'est que Poissy, ça continue.
04:00Nous tiendrons nos deux engagements.
04:02Le premier, c'est de maintenir l'activité industrielle sur notre usine.
04:05Et effectivement, l'usine ne fermera pas.
04:07Et deuxièmement, c'est de maintenir l'emploi pour l'ensemble de nos salariés.
04:10Alors justement, à propos d'emploi, les syndicats dénonçaient ce matin sur RTL une saignée.
04:15Que leur répondez-vous ?
04:16Nous nous inscrivons dans le temps long.
04:18Les transformations que nous allons mettre en œuvre à l'usine de Poissy
04:21permettront de redéployer les emplois de nos salariés
04:24sur les nouvelles activités que nous allons intégrer progressivement de 2026 à 2030.
04:29Donc, chaque salarié de l'usine de Poissy aura une solution d'emploi à cet horizon.
04:34Donc, aucune suppression de postes, aucun licenciement, ça vous vous y engagez ?
04:38Nous nous engageons effectivement à ce qu'il n'y ait aucun licenciement
04:41et aucune suppression de postes.
04:43Donc, nos salariés qui aujourd'hui sont dans l'emploi, resteront dans l'emploi.
04:46Il y a près de 2000 salariés qui travaillent aujourd'hui sur ce site de Poissy.
04:50Seuls 1000 postes d'ouvriers vont être conservés.
04:52Qu'est-ce que vous faites des 1000 autres ?
04:54Aujourd'hui, quand on parle de 2000 inscrits sur le site de Poissy,
04:57d'ailleurs ce chiffre n'est pas tout à fait exact,
04:58on est plutôt plus proche des 1900 que des 2000.
05:01Tout d'abord, nous avons des salariés qui sont inscrits,
05:04mais qui ne participent plus à l'activité et qui ont déjà quitté l'entreprise
05:07parce qu'ils ont sollicité des plans de départ volontaires,
05:10des départs à la retraite ou parce qu'ils sont en absence de longue durée.
05:14Donc, on estime aujourd'hui que nous avons environ 1550 ouvriers CDI actifs
05:19à l'usine de Poissy avec un âge médian en 2026 qui est de 55 ans.
05:24Ça veut dire que plus de la moitié de nos salariés ont 55 ans et plus dès cette année.
05:28Et quand on se projette à l'horizon 2030,
05:30qui est l'horizon d'implantation de l'ensemble de ces activités,
05:34on se projette sur un effectif actif d'environ 1200 ouvriers.
05:38Est-ce que ce n'est pas la fin de la construction automobile,
05:42ou en tout cas le début de la fin de la construction automobile en France ?
05:45Elle était symbolique cette usine, depuis 1938 elle produisait des voitures.
05:50Bien sûr, c'est une usine iconique de notre patrimoine français.
05:54Ça le restera parce que nous restons une usine.
05:57Je pense qu'elle prend le chemin de la réinvention avec des activités qui,
06:03encore une fois, sont nécessaires dans l'industrie automobile européenne
06:06et parce qu'on répond à une évolution structurelle de notre industrie automobile européenne.
06:10Mais c'est ça l'avenir de l'industrie automobile aujourd'hui en France et en Europe ?
06:15Plus faire des voitures mais finalement faire des pièces ?
06:18Non, je ne le crois pas.
06:19On aura toujours des clients qui auront besoin de voitures
06:21et pour cela, il y aura toujours des usines qui les produiront.
06:24Néanmoins, ce qu'on constate, c'est qu'on a aussi des clients qui ont des souhaits différents.
06:27Aujourd'hui, qui ne souhaitent pas acquérir une voiture,
06:29qui en souhaitent uniquement l'utiliser
06:31ou qui souhaitent en étendre l'usage
06:34ou qui souhaitent l'utiliser plus longtemps.
06:36Et pour ces clients-là, nous avons une réponse industrielle
06:38et c'est l'usine de Poissy qui la portera.
06:39Encore un mot, Eric Hahn.
06:42Vous nous disiez, il n'y aura aucune suppression de postes,
06:45pas de licenciement.
06:46Et les salariés des équipementiers, eux, que vont-ils devenir ?
06:50La décision qui a été prise par Célenti, c'est une décision responsable.
06:53Si nous engageons la transformation de notre site industriel aujourd'hui,
06:57près de trois ans avant la fin de production de l'Opel Moca et de la DS3,
07:01c'est pour permettre aussi à nos équipementiers de préparer leur transformation.
07:04Merci beaucoup, Eric Hahn, d'avoir été l'invité d'RTL Midi.
07:07Vous êtes, je le rappelle, le directeur de ce site emblématique de Poissy.
07:12Merci.
07:12Merci à vous.
07:13Et on peut bien sûr revenir avec vous, les auditeurs,
07:15sur cette annonce de Stellantis,
07:18annonce qui relance une nouvelle fois le débat
07:20autour de la disparition des usines en France.
07:22Peut-on encore produire en France ?
07:24Notre pays est-il condamné à être un pays sans usines ?
07:27Vous nous appelez au 3210.
07:28Appelez-nous aussi si vous avez été victime à un moment ou un autre
07:31de cette désindustrialisation.
07:33Racontez-nous comment ça s'est passé,
07:35si vous avez ou non réussi à retrouver du travail.
07:39À propos d'emplois, toujours, les arrêts de travail,
07:42je vous le disais, bientôt plafonnés.
07:43Pas plus de 31 jours pour la première prescription.
07:47Bonjour Mathilde Piquet.
07:48Bonjour.
07:48La mesure pourrait entrer en vigueur dès le mois de septembre prochain.
07:51Oui, avec un objectif très clair pour le gouvernement.
07:54Réduire le déficit de la sécurité sociale,
07:57multiplié par deux en deux ans,
08:00pour atteindre 23 milliards d'euros.
08:02Pour stopper l'hémorragie,
08:03le gouvernement entend plafonner la durée des arrêts de travail.
08:07Ils ne pourront pas dépasser 31 jours en première prescription.
08:11À l'issue de ce délai,
08:12il faudra consulter de nouveau votre médecin
08:14pour obtenir un renouvellement de deux mois maximum.
08:18Cette fois-ci, le médecin pourra déroger à cette règle
08:21s'il le juge nécessaire.
08:23Alors, la mesure a déjà été adoptée par le Parlement
08:25lors des débats budgétaires en fin d'année dernière.
08:29L'assurance maladie doit désormais se prononcer sur le projet de décret.
08:33L'autre objectif affiché aujourd'hui par le ministère du Travail,
08:36c'est de permettre aux salariés de mieux être suivis
08:39pendant leur arrêt avec des rendez-vous médicaux plus réguliers.
08:43Mais derrière cette ambition,
08:44il y a surtout la volonté de lutter contre l'absentéisme.
08:47en entreprise.
08:48Le gouvernement a d'ailleurs annoncé un plan en ce sens
08:51la semaine dernière.
08:52Les explications de Mathilde Piquet.
08:55Et on peut aussi, bien sûr, revenir sur ce plafonnement.
08:58Bonne idée ou pas, vous réagissez au 30 de 10.
09:01Que vous soyez médecin ou patient,
09:04on attend vos appels.
09:06Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
09:11On en vient à présent à ce nouveau rebondissement dans l'affaire Pellicot.
09:14On apprend que le corps de Sophie Narmes a été exhumé.
09:18Bonjour Cindy Hubert.
09:19Bonjour.
09:19Sophie Narmes, c'est l'une des victimes potentielles de Dominique Pellicot.
09:23Absolument.
09:23Sophie Narmes, c'est cette jeune femme qui a été violée et assassinée en 1991.
09:27Et si Dominique Pellicot est soupçonné, même s'il nie,
09:30c'est parce que le mode opératoire de l'éther pour l'endormir par exemple
09:34ressemble très fortement à la tentative de viol en 1999
09:37où l'ADN de Dominique Pellicot a été retrouvé
09:40et pour lequel il est d'ailleurs mis en examen.
09:42Dans les deux cas, les victimes étaient agentes immobilières.
09:44Et opération rare donc.
09:46Son corps a été exhumé.
09:47C'était mardi dans les Yvelines.
09:48Oui, dans le cimetière d'un petit village très tôt mardi matin.
09:51C'est effectivement rarissime.
09:53Et c'est Dominique Pellicot via son avocate maître Béatrice Zavaro
09:57qui en a fait la demande.
09:58Et l'idée, c'est de tenter de trouver des traces ADN
10:01pour prouver son innocence, faute d'autres éléments plus de 35 ans après.
10:05Il faut quand même se rappeler qu'on est dans un contexte
10:07où les scellés ont été perdus,
10:09c'est-à-dire le liquide séminal de l'agresseur,
10:12mais également les vêtements dans un deuxième temps
10:16et en ce qu'ont pris la ceinture qui entourait le cou de la défunte.
10:20Donc on est un peu démunis en matière de preuve.
10:23C'est une anthropologue légiste qui a été chargée d'extraire le cercueil du caveau,
10:27puis de transférer la dépouille dans un nouveau cercueil scellé
10:30qui est désormais à l'Institut Médico-Légal.
10:33La famille de Sophie Narme espère que cela pourra apporter quelque chose
10:36sans y croire vraiment, même si c'est une étape difficile à supporter.
10:40Leur avocate maître Florence Rau était présente sur place mardi.
10:43Vous imaginez pour une mère ce que ça peut être
10:46que de savoir que sa fille est ressortie de sa sépulture plus de 30 ans après.
10:51C'est douloureux pour tout le monde
10:53et même si c'est des opérations qui se déroulent avec beaucoup de respect
10:58de la part des professionnels, on n'est pas dans un feuilleton.
11:01Selon nos informations, les prélèvements sur la dépouille ont été faits hier.
11:05Les résultats des analyses sont attendus dans les semaines à venir.
11:07Cindy Hubert du service police-justice de RTL.
11:10Merci à vous Cindy.
11:11En Alsace à présent, toujours la stupéfaction à Hagenbach.
11:15C'est là qu'a été retrouvé ce petit garçon de 9 ans séquestré dans une camionnette
11:20pendant un an et demi.
11:21Le procureur de la République de Mulhouse a raconté hier son long calvaire,
11:25obligé notamment d'uriner dans des bouteilles vides, des affaires jamais lavées.
11:29Bonjour Hermine Leclerc.
11:31Bonjour.
11:31Vous êtes sur place dans ce petit village de 800 habitants.
11:34Pendant des mois, on le rappelle, personne n'a rien vu.
11:37Et les voisins décrivent d'ailleurs une famille plutôt normale.
11:41Oui, avec d'un côté le papa électricien indépendant croisé dans le quartier
11:46au volant de sa camionnette, membre bien connu du club de Kibi.
11:49De l'autre côté, la belle-mère, vendeuse à son compte de bonbons
11:52qui a démarché ces derniers mois les bureaux tabac commerce de la région
11:56pour vendre ses sucreries sur ses réseaux sociaux.
11:58Elle propose aussi des prestations de voyance, d'écoute et d'aide à la personne.
12:03Une de ses clientes, devenue son amie, assure que la mère de famille
12:06est très affectée par la situation, reste reclue chez elle depuis.
12:10Un papa donc, une belle-maman et deux petites-filles
12:13que les voisins expliquent croiser régulièrement,
12:15en train de jouer ensemble ou sur le chemin de l'école.
12:17Aucun garçon dans ce tableau.
12:18L'enfant de 9 ans n'a pas été vu dans le quartier.
12:21D'après les riverains rencontrés ce midi, méfiants et souvent enfermés chez eux,
12:25je ne fais plus confiance à personne, lâche d'épité, une voisine du couple.
12:31Merci à vous, Hermine Leclerc, donc en direct d'Agenbach.
12:36Bonjour Marie Grimaud.
12:38Bonjour.
12:39Et merci d'être en direct avec nous.
12:40Vous êtes avocate spécialiste en droit des enfants.
12:44Cette affaire, elle pose tout un tas de questions.
12:47Hier, le procureur de la République de Mulhouse a détaillé aussi
12:50ce qui s'était passé depuis 2024 et on a le sentiment finalement
12:54d'un enchaînement de dysfonctionnements.
12:57Si on s'arrête d'abord sur la mère de cet enfant avec qui il ne vivait plus
13:03puisque le juge aux affaires familiales avait fixé la résidence principale
13:07de ce petit garçon et de sa grande-sœur au domicile du père.
13:10Mais ce juge, il avait autorisé cette maman à voir ses enfants
13:14dans un espace neutre, un espace de rencontre associative.
13:18Il faut qu'il n'y ait jamais eu de rencontre malgré les demandes répétées de la mère.
13:23Est-ce que ça, c'est quelque chose de normal ou en tout cas d'habituel, hélas ?
13:28Ça ne devrait pas être normal, mais c'est habituel.
13:32Nous rencontrons sur le territoire et de manière, je dirais, pas toujours égale
13:37en fonction d'où vous vous trouvez sur le territoire français.
13:39Mais les délais d'attente pour pouvoir faire exécuter un droit de visite
13:43en espace rencontre peuvent aller de 8 mois, parfois jusqu'à 12, 14 ou 15 mois
13:48en fonction d'où vous êtes sur le territoire.
13:51Donc oui, très régulièrement, nous sommes confrontés pour nos clients
13:54à l'impossibilité de ces associations à absorber ces décisions de justice
14:00qui, dans de nombreux dossiers, vont demander à ce qu'un parent puisse reprendre du lien
14:06ou que le lien soit protégé dans un espace rencontre.
14:09Ça veut dire qu'il y a des dizaines, des centaines de parents aujourd'hui
14:12qui ont, en théorie, un droit de visite sur leurs enfants, mais qui ne les voient pas ?
14:17Bien sûr. Et dans ce temps-là d'attente, vous êtes sur des listes d'attente
14:22et dans ce temps-là, il n'y a pas d'autres issues.
14:27Le juge aux affaires familiales ne peut pas statuer autrement.
14:31Parfois, on essaye en tant qu'avocat de venir nous-mêmes faire des démarches
14:35auprès des différentes associations.
14:36L'avantage de Paris, c'est qu'il y en a plusieurs.
14:39Et en fonction de la liste d'attente la moins longue, on demande au juge de rectifier le lieu
14:43où il va accueillir l'espace du lien parent-enfant.
14:47Mais c'est malheureusement un des symptômes de la paupérisation du système,
14:53paupérisation judiciaire, mais aussi de tous les acteurs qui sont là pour exécuter les décisions de justice.
14:58Maître Grimaud, il y a un autre élément qui est tout aussi stupéfiant,
15:02et le procureur de la République de Mulhouse l'évoquait hier,
15:05c'est que cette maman découvrant que son fils n'était pas scolarisé,
15:08en tout cas qu'il n'y avait aucun enfant au nom de son fils scolarisé dans l'école primaire
15:13d'Algenbach,
15:15décide de porter plainte.
15:16Un administrateur ad hoc est désigné pour défendre les intérêts du mineur.
15:21Mais en fait, il n'y a pas de suite puisque personne ne cherche cet enfant.
15:24Le père, visiblement, n'est pas interrogé, la belle-mère non plus ?
15:30Là encore, ce n'est pas normal, mais c'est habituel, malheureusement.
15:35Les dépôts de plainte, actuellement, sont extrêmement lents à être regardés,
15:41à être mis en route dans le cadre d'une enquête.
15:44Pour peu que cette maman ait une vulnérabilité psychique ou psychiatrique...
15:48C'est quelqu'un puisqu'elle avait été hospitalisée, effectivement, en psychiatrie.
15:52Ça peut amener une forme de préjugé par celui qui va recevoir sa plainte,
15:58et donc pas une vulnérabilité de le traiter très rapidement.
16:00Mais quand je vous écoute, finalement, j'ai l'impression qu'il n'y a pas de failles.
16:04Il y a des failles.
16:06Mais ces failles, elles sont essentiellement, je dirais,
16:09en lien avec une paupérisation des moyens.
16:12C'est que vous ne pouvez pas, au cours des dix dernières années,
16:15on a eu une multiplication des plaintes qui vont avec l'ouverture de la société
16:21à la parole des victimes de toutes sortes,
16:23sauf que notre système n'a pas suivi.
16:25Les moyens n'ont pas été alloués.
16:28Nous avons eu maintenant des professionnels associatifs
16:31dans des lieux d'espace rencontre, dans des commissariats,
16:34même au niveau de la justice, au niveau des avocats.
16:37Nous avons des professionnels qui sont à bout de force
16:40et qui ne peuvent pas absorber.
16:42Donc, c'est un système qui pourrait fonctionner,
16:46mais qui, par sa paupérisation,
16:49va, effectivement, entraîner un certain nombre de dysfonctionnements.
16:52Qui pourraient fonctionner, mais qui n'en a plus les moyens, en fait.
16:55Exactement.
16:56Merci.
16:56Merci beaucoup, Maître Marie Grimaud, d'avoir été en direct avec nous,
17:01de nous avoir aidés à décrypter ce qui s'était passé,
17:04ce qui avait pu, en tout cas, se passer.
17:05Vous êtes, je le rappelle, avocat spécialiste en droit des enfants.
17:08Il est 12h47, dans un tout petit instant, ce chiffre édifiant.
17:124 millions de Français se privent de produits d'hygiène essentiels.
17:15Tout ça, faute de moyens.
17:17Vous souhaitez nous contacter ?
17:19Appelez-nous au 3210.
17:2150 centimes la minute.
17:23Amandine Bégaud.
17:24RTL midi.
17:25Les auditeurs ont la parole.
17:27Il est 12h49 sur RTL.
17:28C'est une mesure que les associations réclamaient depuis des années et des années.
17:32Les protections hygiéniques réutilisables seront bientôt remboursées par la Sécurité sociale,
17:38remboursées à hauteur de 60% pour les moins de 26 ans et pour les plus précaires.
17:43Le gouvernement devrait l'annoncer dans les minutes qui viennent.
17:47Annonce, alors que l'IFOB publie cette enquête absolument hallucinante.
17:524 millions de Français se privent aujourd'hui de produits d'hygiène essentiels,
17:56faute de moyens.
17:58C'est 30% de plus qu'en 2019.
18:00Bonjour Diane Berger.
18:01Bonjour.
18:02Les phénomènes encore plus inquiétants si j'ose dire.
18:04Le travail aujourd'hui ne protège plus.
18:06Oui, 4 travailleurs pauvres sur 10 renoncent à des produits d'hygiène.
18:10J'en ai croisé dans une épicerie solidaire de Saint-Ouen.
18:13On y trouve par exemple des flacons de savon vendus 1 euro,
18:175 fois moins cher qu'en grande distribution.
18:19Un soulagement pour cette mère de famille.
18:21J'ai assez de chances que l'épicerie puisse nous donner un coup de main,
18:24qu'on puisse vraiment avoir les premières nécessités au niveau de l'hygiène.
18:28Je travaille mais bon voilà, même mon salaire il ne suffit pas.
18:31C'est les loyers, les charges.
18:33À la caisse, Emmanuelle, la salariée de l'association connaît bien ce problème.
18:37Enfant, elle a elle-même manqué de produits de toilette.
18:39Je me souviens passer des mois sans me faire un shampoing
18:42parce qu'on n'avait que du savon pour le corps.
18:44Le jour où j'avais pu faire un shampoing, c'était environ 4-5 mois après.
18:47Je me sentais enfin reprendre confiance en moi, être de nouveau heureuse en allant à l'école.
18:52C'est beaucoup dans l'intégration et la confiance en soi.
18:55D'où un cercle vicieux.
18:56D'après l'IFOP, une personne privée de produits d'hygiène sur 3 se replie sur elle-même.
19:01Difficile dans ce cas de sortir de la précarité.
19:04Merci à vous Diane Berger.
19:05Nouvelle nuit de frappe massive sur l'Ukraine.
19:08L'une des plus meurtrières d'ailleurs de ces dernières semaines.
19:11On compte au moins 16 morts, notamment à Kiev et dans la ville portuaire d'Odessa.
19:15Bonjour Bénédicte Tassin.
19:16Bonjour.
19:16Le conflit au Moyen-Orient commence à peser visiblement sur la défense ukrainienne.
19:21Et la situation ne pourrait être pire, soupire le président ukrainien,
19:25quand la presse allemande évoque avec lui la défense antiaérienne ukrainienne.
19:29En 4 jours de guerre au Moyen-Orient,
19:31les Américains ont épuisé davantage de missiles patriotes
19:34qu'en 4 ans de conflits en Ukraine.
19:36Les Patriotes, vous savez, ce sont ces systèmes américains de défense sol-air,
19:41des missiles intercepteurs, de missiles balistiques, de drones ou d'avions.
19:46C'est devenu la première ligne de défense des bases aériennes américaines dans le Golfe.
19:51Et aussi les Américains réorientent en ce moment leur production vers Israël.
19:56Les Etats-Unis ont même demandé à la Pologne
19:58l'envoi d'une de ces deux batteries Patriotes vers le Moyen-Orient.
20:02Les lanceurs ukrainiens fonctionnent à capacité réduite,
20:05chargeant un seul missile à la fois contre 2 à 4 lancés simultanément.
20:10En temps normal, les chances de destruction des cibles sont donc réduites.
20:14Alors Volodymyr Zelensky s'est lancé dans une grande tournée européenne
20:18pour y trouver notamment du matériel.
20:21Norvège, Italie, Pays-Bas aujourd'hui, avant-hier à Berlin.
20:24L'Allemagne et l'Ukraine ont signé un accord de partenariat
20:27pour construire une usine américaine de Patriotes sur le territoire allemand.
20:32Mais les délais de livraison sont très longs.
20:34Bénédicte Tassar, chef du service international de RTL.
20:39Et les frappes se poursuivent en ce moment même, toujours sur le Liban.
20:43On apprend qu'une personne a été tuée dans une frappe israélienne
20:46qui a visé une voiture sur la route qui relie Beyrouth à Damas.
20:49Ça s'est passé à l'est de la capitale libanaise.
20:54Donald Trump, lui de son côté, persiste et signe.
20:56Selon lui, les dirigeants israéliens et libanais vont bien se parler.
20:59Aujourd'hui, ce matin, le Liban assurait ne pas être au courant.
21:03Et puis sur le front des carburants, toujours pas de baisse.
21:06Le baril de Brent reste sous la barre des 100 dollars,
21:09mais à un niveau élevé, un peu plus de 96 dollars ce matin.
21:12On vous parlait hier de la colère des pêcheurs de Normandie.
21:15Et bien, outre Manche, ce n'est pas mieux.
21:17Cette guerre fait déjà flamber les prix d'une institution britannique,
21:21le fameux Fish and Ships.
21:23Marie Billon s'est rendue pour RTL dans la petite ville portuaire de New Waven.
21:29C'est au sud, sur la côte sud de l'Angleterre.
21:31Reportage.
21:32Martin, le pêcheur, réfléchit à deux fois avant de prendre son bateau.
21:36On a besoin que la cession de pêche soit bonne,
21:39où on ne prend pas la mer à cause du prix du carburant.
21:42Il a plus que doublé.
21:44Pour deux semaines de pêche intensive,
21:46ça me coûte maintenant environ 4000 euros.
21:50Au lieu d'aller en mer, Martin discute avec ses collègues,
21:53qui eux aussi restent au port, et puis avec les promeneurs.
21:55C'est devenu tellement plus cher.
21:59Avant, c'était le plat de base, le repas emporté par excellence.
22:02Aujourd'hui, c'est presque devenu un luxe.
22:06Si c'est du bon poisson et de bonnes frites,
22:08je suis prêt à payer le prix pour que ce qui les répare ait un revenu décent.
22:12Tout comme ceux qui fournissent le poisson.
22:14Pour que le fish and sheep ne devienne pas pour de bon un plaisir qu'on ne s'offre plus
22:18qu'occasionnellement,
22:19la solution des professionnels est diversifier le poisson utilisé
22:23afin de pouvoir pêcher plus proche des côtes.
22:24Marie Billon, la correspondante de RTL en Grande-Bretagne,
22:29et puis toujours à l'étranger, deuxième jour.
22:32Aujourd'hui, de la visite du pape Léon XIV au Cameroun.
22:36Il doit délivrer un message de paix à Bamenda,
22:40épicentre des violences dans la zone anglophone,
22:42qui ont fait des milliers de morts depuis près d'une décennie.
22:46Ce sera l'une des images fortes de ce voyage du pape.
22:50Emmanuel Macron, lui, est aujourd'hui à Villers-Cotterêts, dans l'Aisne,
22:54un déplacement à la Cité internationale de la langue française,
22:57à l'occasion du lancement de la journée hors ligne.
22:59Une journée pour convaincre les plus jeunes de lâcher les écrans.
23:03Vincent Serrano, bonjour.
23:05Vous êtes sur place pour RTL,
23:06et le président a donc échangé et tenté de convaincre les enfants.
23:10Oui, lâcher le téléphone portable et liser ce qu'Emmanuel Macron répète depuis tout à l'heure,
23:15à près de 175 élèves de troisième et de seconde.
23:17Vous lisez quoi, vous, monsieur ?
23:19Des poèmes.
23:19J'ai beaucoup lu à voix haute et ça m'a beaucoup aidé, répond le président.
23:23Puis, il demande à son tour.
23:25Vous êtes tous lecteurs de bébés ?
23:26Oui, aussi.
23:28En gain plutôt, aussi, c'est...
23:29Sauf qu'une fois le président de la République parti,
23:31on s'approche à nouveau de ces élèves de troisième, quatorze ans,
23:34les livres, on oublie.
23:35Ce qui compte pour eux, c'est le téléphone qu'ils ont dans la poche
23:37et qu'ils ont déjà ressorti.
23:39Maximum 5 heures par jour, max.
23:41Oh !
23:41En vrai, 5 heures par jour, c'est pas énorme non plus.
23:44Toi, par exemple, c'est combien de temps ?
23:456 ou 7 heures.
23:46Il n'y a pas de contrôle parental, rien du tout ?
23:48Non.
23:48L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, ça vous fait peur ?
23:51Complètement, complètement.
23:52On devrait plus mettre des temps d'écran que plutôt arrêter ça
23:54parce qu'on apprend aussi des choses sur les réseaux sociaux.
23:57Par exemple, je fais mes devoirs dessus.
23:59Parce qu'en fait, les réseaux sociaux, c'est un peu comme un échappatoire.
24:01Par exemple, on va dire, s'ils n'ont pas d'amis dans la vraie vie,
24:04ils vont avoir des amis sur les réseaux sociaux.
24:05C'est quand qu'ils vont mettre l'interdiction des réseaux sociaux ?
24:08Normalement, à la rentrée de septembre, si tout va bien.
24:10Ah, ok.
24:10Vous entendez l'inquiétude dans la voix.
24:12L'accompagnatrice du groupe les invite à nouveau à ranger les téléphones
24:16au moins le temps d'une journée, à minima, jusqu'au départ du président de la République.
24:22Vincent Serrano à Villers-Cotterêts pour RTL.
24:26Alors, les Français lisent de moins en moins et sont en revanche de plus en plus accros aux Fléchettes.
24:31Et oui, la Fédération Française de Dard.
24:33Les Fléchettes comptent aujourd'hui 233 clubs, 3458 licenciés.
24:38C'est 54% de plus qu'en 2024.
24:41Nicolas Boby a rencontré ceux du club de Pluvigny dans le Morbillon.
24:45Réjeanne adore lancer le Dard, la Fléchette.
24:48Je suis droite hier, de mon bras va dans l'axe, comme ça, directement.
24:52C'est un jeu sympa.
24:53La cible se situe à 2,37 mètres.
24:55Pour Maxime, c'est un véritable sport.
24:5790% des Fléchettes, c'est mental.
25:00Si on n'est pas bien dans la tête, on a du mal à jouer.
25:01Les Fléchettes, on a une ambiance qui est super conviviale, super à l'aise avec tout le monde.
25:05Bernard Leblanc préside le club local créé en 1983.
25:09Alors, Fléchettes Pluvigny.
25:10Les Fléchettes de Pluvigny.
25:11Ah, c'est du sérieux, oui.
25:12Ah bah oui, là nous, on est en entraînement, on rigole, en chantonnage ou en tournoi, c'est vraiment du
25:19sérieux.
25:19C'est une passion.
25:20Le côté alcoolique, menir de comptoir, c'est de l'histoire ancienne.
25:24Ah, c'est fini ça, c'est terminé.
25:26Nous, on est à la limonade.
25:27La relève est assurée.
25:29Je m'appelle Ewen et j'ai 9 ans.
25:31Et j'aime bien lancer des choses.
25:35J'ai un tonton qui est quand même professionnel de Fléchettes.
25:39Il faut compter aux Fléchettes.
25:41Et j'aime bien compter.
25:42Ce sport ludique séduit de plus en plus de Français.
25:46Le reportage de Nicolas Boby dans le Morbillon.
25:49Et puis comme promis, vous le savez, toutes les heures aujourd'hui sur RTL,
25:53on vous fait gagner des places pour les concerts de Céline Dion.
25:58Alors, si ça vous intéresse, si vous êtes fan mais que vous n'avez pas encore eu des places,
26:02c'est maintenant, maintenant qu'il faut envoyer votre SMS au 74900
26:07avec le mot-clé Céline.
26:10Le tirage au sort, c'est dans quelques toutes petites minutes.
26:12On sera avec le gagnant dans moins de 10 minutes.
26:15A tout de suite.
26:17Et bonne chance surtout à vous.
26:18J'ai reçu des tas et des tas de messages d'auditeurs
26:20qui essayaient de me corrompre pour leur faire gagner ses places.
26:24Mais non, non, c'est le tirage au sort.
26:26Peggy, vous avez vos places, vous, pour Céline Dion ?
26:28Et puis je ne peux pas jouer.
26:29Je ne peux pas jouer, mais non.
26:30Comme vous.
26:31C'est la double peine.
26:32Bon, à côté de ça, il fait beau aujourd'hui.
26:34Oui, oui, on a un beau temps avec un ciel variable au nord de la Loire,
26:3713 ensoleillés au sud, un risque d'averses sur les Alpes du Sud,
26:40le relief Corse ou encore les Vosges.
26:41Et des températures au-dessus des normales,
26:4416 à 21 au nord, 21 à 25 au sud.
26:47Merci beaucoup Peggy.
26:48La suite du programme et notamment du week-end dans un instant.
Commentaires

Recommandations