00:00Alors, je cite Yael Brown-Pivet, toujours aussi inspirante,
00:03« Le spectacle que je vois, ce club des machos qui se déclare quasiment quotidiennement,
00:08je pense que ce n'est pas la bonne façon de faire. »
00:10C'est ce matin sur RTL, si je ne me trompe pas.
00:12Alors, première question, je me demande,
00:16est-ce qu'il faut désormais établir un quota d'hommes dans la présidentielle ?
00:19Trop d'hommes se sont présentés, désolé,
00:22il n'est plus possible pour d'autres hommes qui auraient des ambitions présidentielles
00:26d'annoncer leurs intentions, dégager.
00:29Donc, établir une forme de parité dans les candidatures possibles
00:33du fameux bloc central à la présidentielle.
00:36Deuxième question, mais qu'est-ce qui vous empêche,
00:38Mme Brown-Pivet, de vous lancer, si vous ne doutez pas,
00:41et je n'en doute pas, quant à moi,
00:42qu'elle pourrait susciter une immense enthousiasme ?
00:45On sent venir des profondeurs du pays un désir profond de Yael Brown-Pivet,
00:49présidente et pas que de l'Assemblée nationale,
00:51qu'elle y aille et elle sera acclamée.
00:52Elle ne devrait pas être aussi modeste, aussi timide.
00:56Est-ce qu'elle nous dit par là, cela dit, Mme Brown-Pivet,
00:58qu'en fait, s'il n'y a pas assez de femmes,
01:00c'est parce qu'il y a une forme de discrimination systémique
01:02qui viserait les femmes ?
01:04Est-ce qu'on est encore dans la fameuse théorie du plafond de verre,
01:07qui nous explique que si Hillary Clinton a été battue par Trump
01:09et ensuite Kamala Harris par Trump,
01:11ce n'est pas parce que c'était de très mauvaises candidates,
01:13c'est parce que le patriarcat américain a empêché
01:15ces deux femmes d'accéder à la présidence de la République ?
01:18Mais ça va plus loin.
01:19Élargissons un peu le paysage mental.
01:21Le camp national aujourd'hui a comme chef, pour l'instant,
01:24Marine Le Pen.
01:26Si ensuite, dans sa prochaine génération,
01:28on trouve deux candidates possibles à la présidentielle un jour,
01:31Marion Maréchal, Sarah Knafo,
01:33qui sont, que je sache, des femmes,
01:35pourquoi elles ne sont pas considérées légitimement
01:37comme femmes dans cette course possible à la présidentielle ?
01:40Élargissons un peu.
01:41En Italie, Mme Mélonie, est-ce que c'est une femme ou pas assez ?
01:45Et même dans la gauche radicale, quand on pense à Mme Panot,
01:47qui a de l'autorité, c'est le moins qu'on puisse dire,
01:49ou Mme Hassan, qui voudrait un jour prendre le relais de M. Mélenchon,
01:52elle ne compte pas ?
01:53Alors non, j'y reviens, ce sexisme anti-hommes,
01:55étonnant de la part de la présidente de l'Assemblée nationale,
01:58sans vraiment le centrisme bourgeois,
02:01féministe, classique des années 2000,
02:02quelque chose d'un peu périmé, en quelque sorte,
02:05à moins qu'à travers tout cela,
02:06elle nous dise « faites-moi la place, s'il vous plaît,
02:08et si vous ne voulez pas me faire la place,
02:10c'est parce que vous êtes sexiste ».
02:11J'ai cru comprendre le message.
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