00:00Moi c'est très simple, je veux dire, impact direct, mais j'ai plus de clients, j'en ai très
00:05peu.
00:06Parce qu'autant vous dire que votre thérapeute, vous allez l'avoir, oui, quand ça ne va pas,
00:10mais quand vous n'avez pas les moyens de les payer.
00:12Puisqu'en plus, je fais partie des soignants de la santé mentale,
00:16qui est le bouc émissaire de la sécurité sociale, on n'est quasiment jamais remboursé.
00:21Il faut vous payer une mutuelle du feu de Dieu pour avoir l'opportunité de vous soigner mentalement
00:25quand on sait tout ce que les maladies mentales peuvent engendrer ensuite sur le réel médical,
00:29soignable avec des médicaments.
00:31Donc moi, mes patients, qu'est-ce qu'ils me disent ?
00:33Il y a même des patients que je n'ai pas voulu laisser en réelle détresse,
00:36et j'ai fait des consultations gratuites.
00:38Je reçois un SMS qui fait très très peur, et ma patiente me dit
00:42« Mais on verra ça la semaine prochaine, maintenant je passe à une semaine sur deux. »
00:45Non, non, non, on ne va pas passer sur une semaine sur deux, je prends sur moi.
00:48Et donc encore une fois, ce sont les citoyens, ça va être la personne qui va donner à manger à
00:53son voisin,
00:53ça va être le restaurateur qui rogne sur sa marge,
00:56ça va être le poissonnier qui va tirer un peu plus sur la corde pour continuer à servir ses clients,
01:00ça va être moi qui fais des consultations gratuites.
01:02Et en fait, les entrepreneurs de ce pays, les actifs de ce pays,
01:05sont en train de pallier à la déficience de notre gouvernement,
01:08qui lui ne fait aucune économie.
01:10Et puis, les entrepreneurs de ce pays sont en train de pallier à la déficit de ce pays.
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