00:00Notre position, elle est extrêmement constante.
00:04D'abord, la première réponse structurelle qu'on peut apporter à ces hausses de prix,
00:09c'est le déblocage du détroit dans le maus,
00:12déblocage qui doit être le plus rapide possible,
00:15et se faire évidemment de manière complètement pacifique.
00:18C'est ce à quoi travaille la France, vous le savez,
00:20et le président de la République a eu l'occasion de le redire lors du Conseil des ministres.
00:25Ensuite, on a fait le choix dès les premiers jours du conflit d'accompagner les secteurs les plus exposés.
00:28On a beaucoup parlé des pêcheurs, on a beaucoup parlé des transporteurs,
00:31on a beaucoup parlé des agriculteurs, avec une série de mesures qui ont été annoncées pour le mois d'avril.
00:37On a toujours dit qu'on adapterait ces mesures autant que de besoin,
00:40en fonction d'une situation géopolitique et militaire qui évolue au Moyen-Orient.
00:47S'il était nécessaire, parce qu'encore une fois les prix se maintiennent hauts,
00:52de reconduire ces mesures après la fin avril, nous y sommes évidemment ouverts.
00:58Là encore, parce que ça protège les secteurs économiques,
01:00et que derrière ces secteurs économiques, c'est des emplois et c'est des salaires.
01:04L'exemple des pêcheurs le démontre très bien.
01:07Et donc, pour le reste, nous ne fermons pas de porte par principe.
01:11Nous sommes conscients qu'un certain nombre de professions,
01:14qu'un certain nombre de Français font face à de réelles difficultés.
01:19Nous pensons que l'approche, encore une fois, sectorielle et ciblée est la bonne approche,
01:24parce que c'est une approche qui est à la fois efficace et respectueuse de l'état des finances publiques.
01:29Et je crois qu'encore une fois, il faut rappeler ce qu'est l'état des finances publiques.
01:34Nous visons un déficit à 5%.
01:35Ça a de la valeur de tenir ce déficit,
01:37parce que la réduction progressive du déficit dans la durée,
01:41c'est ce qui nous permettra d'être aux côtés des Français
01:43et d'investir dans des services publics aussi essentiels que l'éducation,
01:46la santé, la sécurité, la transition énergétique,
01:50dont on voit qu'elle est absolument nécessaire encore aujourd'hui.
01:54Et donc, déverser des milliards, comme certains le demandent,
01:58en baissant les taxes à des niveaux qui coûteraient plus de 10 milliards d'euros aux finances publiques,
02:06eh bien c'est derrière, je crois, se priver de tout investissement à venir
02:12et se retrouver potentiellement en fin d'année avec un déficit qui ne serait plus du tout maîtrisé.
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