00:00Venons-en à cette proposition étonnante de la droite parisienne hier au Conseil de Paris consacrée au scandale des violences
00:06sexuelles dans le périscolaire.
00:08Mettre en place de la vidéosurveillance dans les écoles pour prévenir les agressions.
00:13Emmanuel Grégoire, le maire, n'a pas dit non, mais on n'a pas senti un grand enthousiasme non plus,
00:18Isabelle Saporta.
00:19Oui, à chaque drame, à chaque fait divers, à chaque atteinte à nos enfants, à chacune de nos angoisses justifiées
00:25par les manquements graves de notre système,
00:26les politiques opposent une solution bidon. Mal pensée, mal ficelée, impraticable, coûteuse, ostentatoire et sans aucune efficacité.
00:36Une solution bidon, juste pour montrer qu'ils font quelque chose.
00:39Donc face au drame d'abus, de violence et de pédophilie dans les écoles parisiennes par des animateurs d'activités
00:45périscolaires,
00:46des animateurs recrutés à la va-vite et insuffisamment surveillés,
00:50la droite parisienne propose des caméras de vidéosurveillance dans les écoles, deux à trois par établissement.
00:54Des caméras qui ne pourront filmer que les couloirs, parce que filmer les salles de classe, les lieux de repos
00:59et de jeux,
01:00ça n'est pas dans les clous de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
01:04Et heureusement, parce que sinon on finirait comme en Inde, où les parents espionnent leurs enfants en classe et martyrisent
01:09les profs.
01:10Ou comme au Japon, où l'intelligence artificielle permet de repérer les marmots qui roupillent.
01:15Donc chez nous, ça ne filmerait que les couloirs, très utile de filmer les couloirs.
01:20Et les images ne seraient gardées que 72 heures, elles ne remonteraient pas aux arrondissements
01:25et ne seraient donc consultables que par le chef d'établissement, chef d'établissement qui croule déjà sous l'émission
01:31et n'aurait donc pas le temps d'y jeter un cil.
01:33Autant dire une usine à gaz qui ne servirait à rien, qui coûterait 10 millions d'euros
01:39et sinon, juste les mettre dans la formation des animateurs ces millions d'euros,
01:43dans leur rémunération peut-être pour rendre ce métier attractif
01:46plutôt que d'en être rendu à recruter n'importe qui en 5 minutes
01:49parce que personne ne veut venir et personne ne veut devenir animateur à part des pédophiles.
01:54Non, non, on continue à faire semblant.
01:55Alors pas merci.
01:56Merci beaucoup Isabelle.
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