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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 12/04/2026

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00:16Ladies and gentlemen, thanks to you on Median TV, here are the main titles of your
00:23Les délégations iraniennes et américaines ne sont pas parvenues à un accord, Washington
00:28et Teheran ont échoué à trouver un terrain d'entente au terme de négociations à Islamabad
00:34au Pakistan.
00:36Le président américain Donald Trump a annoncé un blocus naval américain du détroit d'Hormuz
00:41ce dimanche en réponse au refus intransigeant de l'Iran d'abandonner ses ambitions nucléaires.
00:50Et enfin en Hongrie, plus de 8 millions d'électeurs ont été appelés ce dimanche aux urnes afin
00:55d'élire 199 nouveaux membres de l'Assemblée nationale dans des élections législatives.
01:04En début de ce journal, en ouvrant notre chapitre consacré à la guerre au Moyen-Orient.
01:2521 heures de négociations, des discussions sous haute tension, mais aucun accord à Islamabad au Pakistan.
01:31Les Etats-Unis et l'Iran se quittent sans compromis, ravivant les craintes d'une reprise des hostilités au Moyen
01:38-Orient.
01:38Au cœur du blocage, le nucléaire iranien, le détroit d'Hormuz et la levée des sanctions.
01:43Les détails avec Ababa Kartonkara.
01:47C'est un marathon diplomatique qui s'achève dans l'impasse à Islamabad malgré la médiation du Pakistan.
01:53Washington et Téhéran n'ont pas réussi à franchir leurs lignes rouges.
01:56La Maison-Blanche affiche sa fermeté dans les pourparlers.
02:03La mauvaise nouvelle, c'est que nous n'avons pas trouvé d'accord et je pense que c'est bien
02:07plus mauvais pour l'Iran que pour les Etats-Unis.
02:09Nous avons pourtant clairement indiqué nos lignes rouges, les points sur lesquels nous sommes prêts à faire des concessions et
02:16ceux sur lesquels nous ne le sommes pas.
02:17Nous avons été aussi clairs que possible et ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions.
02:24La principale pierre d'achoppement reste le programme nucléaire iranien.
02:28Les Etats-Unis exigent un engagement clair et durable de Téhéran à renoncer à toute arme atomique.
02:36L'effet est que nous avons besoin d'un engagement ferme de leur part à ne pas se doter de
02:41l'arme nucléaire ni des moyens de s'en procurer rapidement.
02:44C'est l'objectif principal du Président Trump et c'est ce que nous avons tenté d'obtenir à travers
02:49ces négociations.
02:50Leur programme nucléaire tel qu'il était et leur ancienne installation d'enrichissement ont été détruits.
02:56Mais la question est simple, constatons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer l
03:02'arme nucléaire,
03:03non seulement maintenant, non seulement dans deux ans, mais sur le long terme.
03:07Nous n'avons pas encore constaté cet engagement. Nous espérons qu'il viendra.
03:15Côté iranien, le temps est tout aussi inflexible. Le ministère iranien des Affaires étrangères reconnaît quelques avancées, mais souligne l
03:23'ampleur des divergences.
03:26Nous sommes parvenus à des accords sur plusieurs points. C'est un fait.
03:31Cependant, concernant deux ou trois points importants, nos positions étaient divergentes et n'ont finalement pas abouti à un accord.
03:38C'est le dernier état des lieux que je peux vous annoncer.
03:43Dans une atmosphère de méfiance nourrie par 40 jours de guerre, Téhéran refuse de céder sous pression.
03:52Ce cycle de négociations s'est tenu après une quarantaine de jours de guerre imposée et quelques jours après le
03:57cessez-le-feu,
03:58dans un climat non pas de méfiance, mais de suspicion et de rancœur.
04:02Quoi qu'il en soit, la partie américaine a commis une transgression militaire contre la République islamique d'Iran,
04:08de concert avec Israël, pour la deuxième fois en neuf mois.
04:11Par conséquent, il était évident dès le départ que l'on ne pouvait espérer parvenir à un accord en une
04:17seule séance.
04:17Je ne pense pas que quiconque nourrissait une telle attente,
04:20malgré le fait que j'ai affirmé que cette réunion était la plus longue de l'année écoulée.
04:27Pendant ce temps, le détroit d'Hormuz demeure explosif.
04:30Les États-Unis y déploient leurs navires pour dominer la zone,
04:34tandis que les gardiens de la révolution menacent de riposter.
04:37La trêve de deux semaines, fragile et incertaine, expire le 22 avril prochain
04:42et avec elle, peut-être le dernier espoir d'éviter une nouvelle escalade régionale.
04:50Le président américain Donald Trump a annoncé ce dimanche un blocus naval américain du détroit d'Hormuz
04:56en réponse au refus intransigeant de l'Iran d'abandonner ses ambitions nucléaires
05:01lors des négociations à Islamabad ce week-end.
05:03Tout en estimant que les discussions au Pakistan s'étaient bien passées
05:07et que la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord,
05:10le président américain a affirmé sur sa plateforme sociale
05:14que Téhéran avait refusé tout compromis sur la question nucléaire.
05:18Dans deux longs messages, le chef de la Maison Blanche a averti
05:21« Tout iranien qui nous tire dessus ou qui tire sur des navires pacifiques sera pulvérisé »,
05:27laissant entendre que d'autres pays seraient impliqués dans l'effort de blocus sans toutefois les nommer. »
05:36Le Liban est toujours ciblé par les frappes meurtrières israéliennes.
05:39Six personnes ont été tuées ce matin après un nouveau raid israélien visant le sud du Liban.
05:45En six semaines de guerre, les autorités libanaises ont recensé 2 055 personnes tuées
05:50et 6 500 personnes blessées par les bombardements israéliens.
05:54La journée du 8 avril était la plus meurtrière avec plus de 350 morts en une seule journée seulement,
06:01selon un dernier bilan.
06:05Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré hier soir vouloir un accord de paix avec le Liban
06:10qui tiendra pour des générations.
06:12Le Liban et Israël entameront donc d'ailleurs des négociations mardi prochain,
06:17des pourparlers directs qui se dérouleront à Washington
06:19et qui doivent porter sur l'établissement de relations de paix entre les deux pays voisins
06:25mais aussi sur le désarmement du Hezbollah.
06:27Pour rappel, le Liban n'étant pas inclus dans le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.
06:35Générique
06:37Générique
06:50Dans le reste de l'actualité internationale, plus de 8 millions d'électeurs ont été appelés ce dimanche aux urnes
06:56afin d'élire 199 nouveaux membres de l'Assemblée nationale en Hongrie dans des élections législatives.
07:02Le taux de participation dans ce scrutin dont le résultat est scruté par de nombreuses capitales à travers le monde,
07:08en particulier en Europe et aux Etats-Unis, était de 54,14%.
07:12Selon le Bureau électoral national, soit 10 points de mieux qu'en 2022.
07:17Dans ce scrutin, 106 députés sont élus dans des circonscriptions uninominales
07:23et 93 dans des listes nationales représentées parmi 5 listes de partis politiques
07:29et 12 listes de minorités hongroises en lice pour cette élection
07:32avec le seuil de vote minimum de 5% requis pour intégrer le Parlement monocaméral.
07:42En Ukraine, la trêve de Pâques n'aura été qu'une fragile parenthèse.
07:46Moscou refuse de prolonger le cessez-le-feu au-delà de ce dimanche soir.
07:50Malgré l'appel de Kiev sur le terrain, les accusations de violations se multiplient
07:56tandis que les bombardements reprennent déjà les détails avec Ababakar Tunkara.
08:02A peine entrée en vigueur, la trêve pascale vacille sous les explosions.
08:06Le Kremlin campe sur sa position par de prolongation sans garantie ukrainienne sur les intérêts de Moscou.
08:13Tant que Volodymyr Zelensky n'a pas le courage d'assumer cette responsabilité,
08:17l'opération spéciale militaire se poursuivra bien après le cessez-le-feu.
08:21Face à cela, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait pourtant plaidé samedi
08:26pour une extension de cette pause militaire qu'il jugeait correcte.
08:30Mais sur le front, la réalité est tout autre.
08:32Kharkiv a été visée par une attaque de drones russes faisant deux blessés civils
08:37selon les secours ukrainiens.
08:38Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir violé la trêve.
08:41La Russie recense 1971 violations.
08:45L'Ukraine affirme avoir subi 479 bombardements et plus de 1700 frappes de drones.
08:50A Donetsk, au milieu des célébrations orthodoxes, les civils oscillent entre foi et lassitude.
08:57Il y a eu tellement de trêves, mais toujours pas de paix en vue.
09:00J'espère qu'il viendra bientôt.
09:04Personne n'a besoin de cette guerre.
09:06La trêve peut être une étape vers sa fin totale.
09:10Une fête de Pâques sous tension où les cloches des églises peinent encore à couvrir le bruit de la guerre.
09:18Plus de 27 millions de Péruviens ont été appelés aux urnes ce dimanche
09:22pour l'un des scrutins présidentiels les plus incertains et les plus complexes de l'histoire récente du Pérou.
09:28Dans une nation secouée par une décennie d'instabilité marquée par la succession de 8 présidents en 10 ans,
09:34aucun candidat ne parvient à s'imposer nettement.
09:37A la veille du vote, Keiko Fujimori arrive en tête des intentions de vote, mais avec seulement 14%.
09:44Un niveau qui illustre moins une dynamique de victoire qu'un profond éclatement du champ politique.
09:50Le premier tour s'annonce d'autant plus imprévisible que 36 candidats sont en lice pour la présidence.
09:58Retour sur le continent et direction le Bénin où le dépouillement des bulletins de vote de la présidentielle
10:03a commencé ce dimanche soir après une journée électorale sans grand enthousiasme.
10:07Plus de 7,9 millions de béninois ont été appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour du scrutin
10:13présidentiel
10:14et choisir le successeur du président sortant Patrice Talon qui a achevé deux mandats
10:19et quitte ainsi le pouvoir conformément à la constitution béninoise.
10:23Et deux candidats seulement ont été retenus pour cette opération électorale charnière
10:27pour la démocratie béninoise, à savoir l'actuel ministre des Finances Romuald Ouadagni,
10:3349 ans, et son rival Paul Ounkpey, 5-6 ans, ancien ministre de la Culture et secrétaire exécutif national.
10:42En Tunisie, une manifestation contre le racisme et les discriminations s'est tenue dans la capitale de Tunis,
10:49réunissant associations, partis et acteurs de la société civile.
10:53Les organisateurs dénoncent la montée des discours hostiles aux migrants d'Afrique subsaharienne.
10:59Les détails avec Najwa Béchat.
11:02Images de Tunis, une foule compacte a investi les rues de la capitale tunisienne,
11:08répandant à l'appel du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.
11:12Militants, acteurs associatifs et représentants politiques se sont rassemblés
11:18pour dénoncer la montée des discours racistes visant les migrants d'Afrique subsaharienne.
11:24Au cœur des revendications, l'application effective de la loi numéro 50 de 2018
11:30contre les discriminations raciales.
11:34Alors que des récentes appels à l'expulsion suscitent une vive inquiétude et de nombreuses critiques.
11:42Aujourd'hui, nous sommes ici en tant que société civile, en tant que militants, partis politiques,
11:47pour dire que nous sommes solidaires en fait avec les Tunisains et Tunisiennes noires,
11:54parce qu'eux et elles aussi subissent beaucoup de racisme, comme je viens de dire, structurel et organisé,
12:01et aussi solidaires avec nos frères et sœurs migrants et migrantes
12:06qui sont sans droits en fait en Tunisie et en Afrique du Nord et en Europe.
12:15La mobilisation s'inscrit également en réaction à la condamnation de Saadia Mousbeha,
12:20présidente de l'association Mnemti à 8 ans de prison.
12:24Une décision largement dénoncée par des organisations de défense des droits humains.
12:30Figure engagée, elle est connue pour son combat en faveur des droits des personnes noires en Tunisie et pour la
12:39justice sociale.
12:40Saadia Mousbeha a une femme noire qui porte la cause noire, anti-racisme et anti-pratique, anti-migratoire, et elle
12:53est en prison.
12:54A Abdallah, c'est pareil, toutes les personnes, toutes les militantes noires tunisiennes ont soit fouillé le pays,
13:00soit été morts en fait, soit ils sont en prison, soit ils ont complètement disparu de la sphère politique.
13:08Nommez-moi à ce que la Tunisie en fait considère les Tunisiens noirs en tant que citoyens.
13:14Regardez un peu sur les réseaux sociaux ce que se dit en fait.
13:17Est-ce que nous voyons des personnes noires à la télé ? Est-ce que nous voyons des personnes noires
13:21au Parlement ?
13:24La condamnation de Saadia Mousbeha est largement interprétée comme une manifestation de racisme institutionnel.
13:31Le déroulement du procès, les réactions qui ont suivi le verdict ont dépassé sa personne visant plus largement les Tunisiens
13:40noirs ainsi que les migrants en Tunisie.
13:43Ce climat est renforcé par des propos diffusés sur les réseaux sociaux et par certaines prises de positions de responsables
13:51politiques, notamment des députés.
13:53Dans ce contexte préoccupant, nous lançons un appel urgent à la vigilance.
13:59Dans les cortèges, les slogans ne visent pas uniquement le contexte national.
14:05Les manifestants pointent aussi de doigt les politiques migratoires européennes
14:10et les accords conclus avec l'Union européenne jugés responsables d'une pression accrue sur les migrants.
14:18Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
14:30Le vice-président américain J.D. Vence a quitté Islamabad ce dimanche après l'échec des négociations avec l'Iran
14:37pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
14:39De son côté, l'Iran affirme que les demandes déraisonnables des États-Unis ont fait échouer les négociations.
14:45Et pour parler des enjeux géostratégiques et économiques après l'échec de ces pourparlers,
14:49nous sommes en direct de Paris avec Christophe Goutin, analyste politique.
14:54Christophe Goutin, bonsoir et merci d'être avec nous.
14:57– Bonsoir.
14:58– Alors les pourparlers qui ont échoué sous la médiation du Pakistan étaient considérés comme une occasion unique de réduire
15:06les tensions entre les deux pays et de promouvoir la stabilité au Moyen-Orient.
15:11Quels sont les enjeux géostratégiques et économiques suite à cet échec des négociations ?
15:16– Écoutez, le premier enjeu géostratégique, c'est justement dans cet échec.
15:23On voit bien que les demandes étaient des demandes qui ne pouvaient pas pour l'instant au moins s'accorder.
15:28Les États-Unis veulent destruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes sans contrepartie
15:35et ils veulent aussi affaiblir le régime.
15:38Inversement, les Iraniens considèrent qu'il faut commencer par valider l'existence d'un programme civil nucléaire iranien
15:48pour pouvoir discuter du reste et notamment du nucléaire militaire.
15:55Le problème se retrouve avec le blocage que l'on connaît, pétrolier, l'enjeu géostratégique.
16:01Actuellement, il est focalisé sur le détroit d'Ormuz et on le voit très bien avec ce qu'a décidé
16:06aujourd'hui
16:07le président américain Donald Trump, qui est en fait de faire un deuxième blocus.
16:13Non seulement il y a d'un côté, au nord, le blocus des guerriers de la révolution,
16:18mais les USA entendent bloquer aussi le détroit, c'est-à-dire empêcher le passage des navires
16:25que les Iraniens permettaient de franchir le détroit.
16:30– Alors ces négociations au format inédit, avec des échanges en face-à-face sous médiation pakistanaises,
16:35ont buté sur plusieurs points.
16:36Est-ce que vous pouvez nous parler de ces points de désaccord ?
16:40– Oui, le désaccord, si vous voulez.
16:43Les États-Unis veulent la destruction du stock d'uranium enrichi, c'est le premier élément.
16:48Ils veulent la limitation des missiles balistiques
16:52et ils veulent, sans qu'il n'y ait de concessions préalables,
16:57sur les sanctions qui frappent l'Iran.
16:59– Inversement, l'Iran considère que le plan 15 points qui lui a été présenté,
17:03ce sont des demandes excessives.
17:06L'Iran veut d'abord la levée des sanctions, veut la levée des sanctions économiques
17:10et veut la reconnaissance de son programme nucléaire civil.
17:13Par ailleurs, il veut des éléments de garantie sur le contrôle du détroit d'Hormuz.
17:19Ce contrôle du détroit d'Hormuz, c'est aussi à des points de blocage.
17:23Washington veut la réouverture immédiate et totale du détroit,
17:27qui est bloquée depuis le début du conflit,
17:30qui concerne, vous le savez, à peu près 20% du pétrole mondial,
17:32alors que Téhéran maintient l'étranglement,
17:35joue du caractère stratégique de ce détroit
17:38et exige qu'il y ait des réparations versées,
17:42notamment par les navires qui franchiraient le détroit,
17:44pour rembourser, en quelque sorte, les frappes des installations pétrolières,
17:50des installations gazières, qui ont été faites durant la première phase de conflit,
17:53et ce, avant toute concession.
17:56– Alors, ces pourparlers visent aussi à établir un cadre de sécurité régional
18:01afin de prévenir les conflits futurs.
18:03Pourquoi les objectifs de ces pourparlers n'ont pas été atteints, à votre avis ?
18:08– Les objectifs de pourparlers, d'abord, rappelons que,
18:12comme on dit les Iraniens, ces pourparlers étaient un début.
18:16Au vu des divergences que l'on constatait entre les différentes thèses,
18:20il semblait bien difficile d'arriver à un accord de manière immédiate.
18:25Le timing politique était un timing politique tout à fait différent.
18:29– Téhéran craignait d'ailleurs une sorte de piège américain.
18:33Téhéran craint que les USA veulent aussi, je dirais presque et surtout,
18:39affaiblir le régime, faire un changement de régime.
18:42Inversement, Washington se méfie de Téhéran à cause des proxys,
18:47à cause du Hezbollah, à cause des outils,
18:49et voudrait que, justement, Téhéran pèse sur ses proxys,
18:53où qu'il soit pour contrôler la situation.
18:57On voit bien ici les limites de la médiation que pouvait faire le Pakistan.
19:00Le Pakistan, en la matière, n'a pas de véritable levier sur les acteurs,
19:04il n'a pas de levier, y compris sur les deux belligérants,
19:07mais il n'a pas de levier non plus sur les grands acteurs,
19:09il n'a pas de levier sur la Chine, il n'a pas de levier sur la Russie.
19:12Par ailleurs, le fait que deux États importants pour la zone,
19:17Israël et l'Arabie saoudite, ne présentent pas leur visage dans ces débats,
19:22montrent bien que c'est limité d'entrée de jeu, la portée.
19:27Certains analystes disent que ces pourparlers pourraient influencer la stabilité au Moyen-Orient,
19:31notamment au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en conflit.
19:35Quel rôle jouait Israël dans l'échec de ces négociations ?
19:39Oui, effectivement, c'est un élément clé pour les États-Unis,
19:44qui, d'ailleurs cédant à la pression américaine,
19:46Israël n'a pas participé directement aux négociations,
19:49mais Benjamin Netanyahou a contacté Donald Trump avant les négociations
19:55pour notamment inclure la question des missiles balistiques dans les négociations
19:59et vouloir qu'il y ait un gel clair du soutien qui peut être fait par Téhéran
20:04à ce que Téhéran appelle l'axe de la résistance, et notamment avec le Hezbollah au Liban.
20:11Ces exigences ont été intégrées par les Américains dans le plan 15 points qu'ils ont présenté.
20:16Donc il y a un impact potentiel, vous le voyez, sur le front libanais,
20:20où il y aurait pu avoir un impact sur le front libanais.
20:23L'Iran a posé ici comme précondition à son intervention face au Hezbollah
20:29des cessez-le-feu immédiats.
20:31Et Israël exclut ici toute discussion de cessez-le-feu avec le Hezbollah.
20:36Israël ne veut envisager des pourparlers qu'avec Beyrouth.
20:40Voilà donc comment Israël, vous le voyez, est ici un frein à un accord
20:45qui serait trop conciliant à l'Iran.
20:47Il craint un renforcement des proxys iraniens.
20:51Et même s'il y a une absence dans la négociation,
20:54il joue dans la méfiance qui a existé dans ces négociations à Ismail Abad.
20:59Parlons à présent de la Chine, de la Russie et de l'Union Européenne
21:02qui observaient ces négociations et qui pourraient avoir des implications
21:06pour la sécurité mondiale.
21:07Quel est l'impact potentiel de l'échec de cet accord sur ces pays ?
21:13La Chine est l'un des principaux importateurs du pétrole du Golfe.
21:17Elle subit des coûts énergétiques importants.
21:19Ça freine sa croissance industrielle, une croissance qui est actuellement déjà fragilisée.
21:24Maintenant, Pékin peut profiter de cette sorte d'enlisement américain
21:30pour continuer à prendre ses distances, continuer à se proposer comme un élément alternatif.
21:35La Russie, c'est différent.
21:37La Russie, en quelque sorte, elle bénéficie de la guerre
21:39puisque le renchérissement du coût du pétrole profite à l'économie russe,
21:44même si effectivement il y aura peut-être une évolution dans le temps.
21:48Par ailleurs, la Russie soutient ici l'Iran, mais le soutient sans lui offrir…
21:55Il y a quelques éléments militaires, il y a quelques drones, il y a quelques missiles,
21:59mais pour le reste, la Russie ne s'implique pas plus et ne peut pas s'impliquer plus.
22:03Elle est retenue par la guerre en Ukraine.
22:05Dernier point, l'Union européenne que vous évoquiez.
22:08L'Union européenne, elle est dépendante des importations énergétiques.
22:12Elle a une inflation qui est une inflation galopante.
22:15Il y a des pénuries de gaz et de pétrole en Union européenne qui posent des questions.
22:19Et puis, l'Union européenne, c'est quelque chose qui est divisé.
22:23Divisé sur la position à avoir par rapport à Israël
22:27et divisé sur la position à avoir par rapport à l'Iran.
22:31La Chine discrète adopte une position prudente,
22:35cherchant à maintenir des relations avec tous les pays de la région.
22:38Comment est-ce que vous évaluez le rôle de la Chine dans la gestion du conflit au Moyen-Orient ?
22:45On en a parlé déjà.
22:46La Chine, effectivement, vous avez raison, est tout à fait prudente.
22:49Elle est dans une posture d'équilibre.
22:50Elle ne veut pas d'engagement direct parce qu'elle ne veut pas être confrontée aux États-Unis.
22:54Maintenant, elle doit protéger ses intérêts économiques vitaux,
22:57notamment les importations de pétrole iranien.
22:59Et puis, elle veut protéger cette route de la soie qu'elle est en train de mettre en œuvre.
23:04Donc, Pékin, ici, aimerait bien se positionner, sans doute, comme un facilitateur neutre.
23:10Vous voyez, après tout, Pékin avait réussi une médiation en 2023 entre l'Iran et l'Arabie saoudite.
23:17Et Pékin essaye d'avoir une influence plus importante dans cette région du monde et dans le Golfe.
23:22Une influence qui pourrait, ici, contrer un petit peu celle des États-Unis,
23:26qui n'ont pas réussi à mener à bien leurs objectifs initiaux
23:31et sont en train de réévaluer leur politique dans la zone,
23:34ce qui les déséquilibre, je dirais, par rapport à certains États du Golfe.
23:39Il y a un soft power chinois.
23:41La Chine va continuer à développer son soft power.
23:44Avant de conclure, Christophe Boutin, après l'échec des négociations avec Téhéran
23:48pour trouver une issue au conflit qui ébranle l'économie mondiale,
23:52quelles sont, d'après vous, les chances d'une désescalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran ?
23:58Vous me posez une question bien délicate, parce qu'avec les allers-retours qu'on a connus ces derniers jours,
24:03il est bien difficile de dire quelque chose.
24:05Les États-Unis, on le voit, maintiennent un ultimatum ferme sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
24:12Les États-Unis viennent de dire, Donald Trump vient de déclarer il y a quelques heures,
24:15que si la Chine soutenait de manière trop évidente l'Iran,
24:20on aurait 50% de droits de douane contre la Chine.
24:24Les États-Unis veulent toujours la destruction du stock d'Iranium enrichi.
24:28Et ces demandes, Téhéran les dénonce.
24:31Elle veut d'abord une levée des embargos économiques.
24:35Elle veut des négociations qui soient engagées de manière claire avant tout élément.
24:40Ce qui fait que le cessez-feu qui est en cours, qui va durer normalement jusqu'au 22 avril,
24:44ce cessez-le-feu semble parfois bien fragile.
24:47Maintenant, on vient de voir l'impact limité de la première réunion.
24:53Mais c'est une première réunion.
24:54Personne n'a véritablement claqué la porte.
24:57Les coûts économiques mondiaux sont quand même très importants pour tout le monde.
25:01Et ça pourrait pousser les deux parties à chercher un compromis.
25:05On voit à l'écran GD Vance.
25:08GD Vance, c'est très intelligent de la part du Pakistan et de l'Iran d'avoir fait venir GD
25:12Vance.
25:13Car GD Vance est peut-être sur une ligne moins offensive ou moins brutalement offensive
25:18qu'est Donald Trump.
25:20Et son rôle de vice-président est un rôle important.
25:23Voilà ce qu'on peut dire sur les éventuelles désescalades.
25:26Merci beaucoup Christophe Boutin pour votre analyse et d'avoir répondu à toutes nos questions.
25:30Je rappelle que vous êtes analyste politique et que vous étiez en direct avec nous depuis Paris.
25:34Merci à vous.
25:39Retour à l'actualité avec Abidjan qui est officiellement, et pour les huit prochains jours,
25:44la capitale mondiale des arts de la Seine.
25:46Le Massa 2026 a ouvert ses portes avec une conférence inaugurale.
25:50C'était au cours d'un colloque international autour d'un thème ambitieux.
25:54Art du spectacle africain, outil d'intégration économique et sociale.
25:58C'est un reportage de Franck Eustache et Fares Akora.
26:02Abidjan, Carrefour des Arts est en effervescence depuis ce samedi 11 avril.
26:06Avec l'ouverture du deuxième colloque international organisé dans le cadre du Massa,
26:11Marché des Arts et du spectacle africain d'Abidjan,
26:14l'Université Félix-Soufouette-Boigny sert de cadre à cet événement culturel majeur
26:18mettant en lumière les arts comme de véritables outils d'intégration africaine.
26:22La culture doit être pleinement intégrée à nos stratégies nationales de développement.
26:28Oui, les arts du spectacle doivent être reconnus comme de véritables secteurs économiques.
26:35Et oui, les artistes doivent être considérés comme des objecteurs essentiels
26:40de la transformation de nos sociétés et des entrepreneurs culturels
26:44accomplis, contribuant à l'économie du pays.
26:48Pour saisir pleinement la portée des arts et du spectacle
26:51dans la dynamique de l'intégration africaine,
26:54il faut selon le conférencier apprécier des dimensions
26:56qui, loin d'être cloisonnés, s'articulent et se renforcent mutuellement.
27:01À travers les quatre dimensions sociales, géopolitiques, économiques et institutionnelles,
27:07se dessinent et s'imposent une même réalité.
27:09Les arts du spectacle ne sont pas un secteur secondaire.
27:13Ils sont au cœur du projet d'intégration africaine.
27:16Ils créent du lien, génèrent de la richesse,
27:20renforcent l'influence du continent et participent à la construction d'une Afrique unie.
27:25Parmi les délégations présentes à cette conférence inaugurale,
27:28figure le Maroc, invité d'honneur de ce Massa XIV,
27:31pour Hicham Abkari, directeur des Arts,
27:34représentant le ministre marocain chargé de la culture et de la communication,
27:38c'est un secteur qui incarne à la fois l'histoire, l'avenir et l'âme d'une nation,
27:44notamment les indices culturels et créatifs,
27:46grâce auxquels le Royaume du Maroc a réalisé des avancées significatives.
27:50« Investir dans les ICC, c'est investir dans l'avenir,
27:56c'est créer des emplois pour nos jeunes,
27:59donner une place centrale aux femmes,
28:03valoriser notre patrimoine et inscrire le Maroc et l'Afrique
28:08dans une dynamique de croissance inclusive et durable. »
28:14Le temps est donné.
28:15Le Massa XIV lève le rideau ce même samedi 11 avril.
28:19Des scènes du Palais de la Culture d'Abujan aux différents quartiers d'Abujan.
28:22Les artistes n'attendent désormais plus que leur public.
28:27« Retour au Maroc où 30 ans après sa première édition,
28:30le Haut-Commissariat au plan dresse le portrait d'une société en pleine transition.
28:35Entre recul du mariage, fécondité en berne,
28:38précarité des mères seules et vulnérabilité des aînés,
28:41la famille marocaine se réinvente entre résilience et nouvelle fragilité.
28:45Les développements, c'est avec Dinamrini. »
28:50La famille change de visage.
28:51Selon les résultats de l'enquête nationale sur la famille en 2025 du HCP,
28:56le modèle familial traditionnel évolue profondément
28:59sous l'effet des transformations économiques et sociales.
29:03Premier constat, les ménages se rétrécissent.
29:06Le modèle dominant est désormais la famille nucléaire,
29:09un couple avec ou sans enfants,
29:11qui représente près de 73% des foyers,
29:15contre près de 61% en 1985.
29:18En parallèle, les familles élargies reculent fortement,
29:23signe d'un changement des modes de vie et de cohabitation.
29:26En 2025, elles représentaient 19,8%,
29:30contre 35,2% il y a 30 ans.
29:33L'enquête souligne également que la monoparentalité est un phénomène féminin.
29:38Ainsi, 19,2% des familles monoparentales sont dirigées par une femme,
29:43soit 21,6% en milieu urbain et 14,5% en milieu rural.
29:50Autre évolution majeure, le rapport au mariage.
29:53L'âge moyen du premier mariage ne cesse de reculer.
29:56En moyenne, 26 ans pour les femmes et plus de 33 ans pour les hommes.
30:01Et plus d'un célibataire sur deux affirme ne pas souhaiter se marier.
30:05Conséquence directe, la fécondité baisse et les parcours de vie se diversifient.
30:10Les couples sans enfants sont de plus en plus nombreux,
30:13tandis que la monoparentalité progresse et les trajectoires familiales deviennent moins linéaires.
30:20Le taux de fécondité s'établit donc à près de deux enfants par femme.
30:24L'écart entre milieux urbains, estimé à 1,7 et 2,57 en milieu rural, reste significatif.
30:32Derrière ces mutations, plusieurs facteurs.
30:35Urbanisation, coût de la vie, accès au logement,
30:38mais aussi l'évolution des aspirations individuelles.
30:41La famille s'adapte entre contraintes économiques et nouveaux choix de vie.
30:46Malgré tout, elle reste un pilier central de la société marocaine,
30:50assurant solidarité et transmission des valeurs.
30:53Mais la famille fait face à de nouveaux défis.
30:57Vieillissement de la population, fragilité de certaines structures familiales
31:01et besoin accru d'accompagnement social.
31:04Entre modernité et tradition, la famille marocaine se réinvente,
31:09reflet d'une société en pleine transition.
31:13Au Maroc, toujours Casablanca, abrite jusqu'au 13 mai l'exposition collective Voyager.
31:19Voyager à travers la mémoire, tissu, bois et volume à la galerie Nadar.
31:24Une exposition qui évoque la mémoire artistique à travers des œuvres réalisées
31:28sur toiles et bois et des sculptures en vert et en bronze.
31:32C'est la troisième partie du programme festif de la galerie Nadar
31:36qui fête le 50e anniversaire de sa présence sur la scène artistique marocaine.
31:41A cette occasion, je vous propose d'écouter la coordinatrice de cet événement,
31:44Nihel Wahafsa.
31:46C'est le troisième volet d'une série d'expositions
31:51qui sont consacrées à la célébration des 50 ans de la galerie Nadar.
31:56Dans un premier temps, on a montré tout ce qui était sur papier.
31:59Il y a eu deux expositions autour du papier.
32:02Et là, on s'attèle aux toiles, aux panneaux, aux bois, aux sculptures
32:06pour montrer un petit peu la diversité et le parcours de Leïla Farahouis,
32:11la créatrice de la galerie.
32:12Et alors, il y a beaucoup d'artistes.
32:16Il y a des artistes contemporains comme par exemple
32:19Tamer, Tiersi, Zemmouri, Zil-Avidin, Mimouni
32:29ou encore des anciens comme Léhi, Belkahia.
32:34Il y a aussi Laraj, il y a Rahul.
32:36Il y a plein de grands noms de différentes époques
32:40pour montrer un petit peu l'historique.
32:43Une place à présent à notre tour de l'actualité économique nationale et internationale
32:47avec Nassar Denounay.
32:56On commence ce journal au Maroc.
32:58Le gouvernement fait le point sur le dossier de l'emploi.
33:00Bonne nouvelle, les autorités affichent des résultats encourageants
33:03et accélèrent leur stratégie.
33:05Entre 2021 et 2025, près de 850 000 emplois ont été créés dans les secteurs non agricoles.
33:10Une moyenne de 170 000 par an.
33:13Cette dynamique s'est accélérée en 2025
33:15avec 233 000 créations d'emplois durant cette seule année.
33:19Cette progression est soutenue par plusieurs secteurs, notamment le tourisme.
33:22De leur côté, les très petites, petites et moyennes entreprises bénéficient de dispositifs
33:26pour stimuler l'investissement et favoriser l'embauche.
33:29Le gouvernement mise aussi sur des programmes dédiés aux jeunes et aux femmes
33:32comme Idmaj, Tahfiz et Tadaruj.
33:34Les autorités renforcent également leurs mesures pour lutter contre la déperdition scolaire
33:38et faciliter l'accès des femmes au marché du travail.
33:41Pour l'année 2026, l'État se fixe un objectif de taille, 1 million d'emplois.
33:45Le pays veut maintenir le cap et garder cette tendance
33:47pour en faire un véritable moteur durable de croissance.
33:52On reste au Maroc où le dirham a connu une semaine solide face au dollar.
33:55Selon Banque le Mahrebe, le dirham s'est apprécié de 0,2% face au dollar américain.
34:00Sur le marché d'échange, aucune opération d'adjudication n'a été enregistrée durant cette période.
34:05De leur côté, les avoirs officiels continuent de progresser.
34:08Ils atteignent les 461,1 milliards de dirham, en hausse de 1,2% sur la semaine.
34:14La banque centrale a par ailleurs maintenu un niveau élevé d'intervention
34:17avec plus de 162 milliards de dirham injectés quotidiennement en moyenne pour soutenir la liquidité.
34:23Du côté de la bourse de Casablanca, la tendance est positive.
34:26L'indice Masi a gagné 3,1% porté notamment par les secteurs des mines et des services.
34:31Les échanges ont également repris de la vigueur avec un volume global de 2,6 milliards de dirham.
34:36Entre stabilité monétaire et dynamisme boursier,
34:39les signaux restent globalement au vert pour l'économie marocaine.
34:44Dernière information concernant le Maroc, la trésorerie nationale s'active.
34:48La Direction du Trésor et des Finances Extérieures a réalisé trois placements d'excédent de trésorerie
34:53pour un montant total de 3,6 milliards de dirham sur une durée de 3 jours.
34:57Dans le détail, le premier placement avec prise en pension porte sur 2,8 milliards de dirham
35:02avec un taux moyen pondéré de 1,54%.
35:05Le deuxième également en pension concerne 300 millions de dirham avec un taux de 1,5%.
35:11Enfin, le troisième placement en blanc porte sur 500 millions de dirham
35:15à un taux plus élevé de 2,25%.
35:17L'objectif des trois placements, optimiser les ressources même sur le court terme.
35:23On quitte le Maroc pour aller aux Amériques où une hausse de l'inflation frappe plusieurs pays,
35:27c'est notamment le cas aux Etats-Unis.
35:28L'inflation s'est fortement accélérée le mois dernier à 3,3% sur un an.
35:33La raison, les conséquences du conflit au Moyen-Orient et l'envolée des prix du carburant.
35:37Entre février et mars, les prix à la pompe ont bondi de 21,2%,
35:41une hausse mensuelle inédite depuis 1967.
35:45Les marchés s'attendaient à voir de tels chiffres selon le consensus publié par Market Watch.
35:49L'essence et le gaz étant à la base du fonctionnement de la majorité des secteurs d'activité,
35:54la crise pourrait se répercuter de manière générale.
35:56Les tensions sur les prix impacteraient l'ensemble de l'économie américaine.
36:00Aujourd'hui, les autorités se veulent rassurantes et déclarent que ces perturbations seraient temporaires.
36:06Toujours aux Amériques, au sud cette fois, le Brésil subit aussi une hausse de l'inflation.
36:10Plus 4,14% en glissement annuel.
36:13Comme aux Etats-Unis, ces tensions s'expliquent en grande partie par la crise énergétique mondiale
36:18liée aux perturbations du détroit d'Hormuz.
36:20Le plus grand pays d'Amérique latine est autosuffisant en pétrole brut,
36:24mais il importe 30% de son diesel.
36:26Le prix de ce carburant a bondi de près de 24% depuis le début de la guerre,
36:30selon l'agence nationale de pétrole du Brésil.
36:32Pour faire face, le gouvernement brésilien annonce une série de mesures,
36:36notamment une subvention aux producteurs et importateurs de diesel,
36:39mais également des aides au secteur aéronautique, touchée par la hausse du coût du kérosène,
36:43qui renchérit les prix des billets d'avion.
36:45Malgré cette hausse de mars, l'inflation sur un an reste dans la fourchette visée par les autorités,
36:50entre 1,5 et 4,5%.
36:54On reste en Amérique latine, au Venezuela.
36:56Connu pour ses grandes réserves pétrolières, le Venezuela est aussi un pays riche en minerais,
37:01notamment en or, en diamants et en bauxite.
37:03Après avoir ouvert son industrie pétrolière aux investissements privés et étrangers,
37:07le parlement du Venezuela a fait de même avec ses vastes réserves minières.
37:11Les ressources du pays pourront désormais être exploitées par des entreprises internationales.
37:15Cette réforme s'inscrit dans une série de mesures soutenues par les Etats-Unis.
37:19Un tournant majeur pour le pays qui mise désormais massivement sur les capitaux étrangers pour relancer son économie.
37:26Cap vers l'Europe.
37:28En Italie, la production industrielle reste relativement stable.
37:31Après une baisse au mois de janvier, la production a augmenté de 0,1% sur un mois en février.
37:36Et de 0,5% sur un an.
37:39La croissance des biens d'équipement réussit à compenser la baisse de production des biens de consommation et de l
37:44'énergie.
37:45Cela dit, l'activité de l'industrie reste nettement inférieure au niveau atteint au cours de la décennie précédente.
37:50Une industrie qui résiste mais qui reste menacée par la crise énergétique.
37:56En Afrique aussi, les conséquences du conflit frappent l'économie du continent.
38:00La Banque mondiale revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour l'Afrique subsaharienne en 2026.
38:054,1% désormais contre 4,4% auparavant.
38:09Dans son rapport Africa Economic Update, la Banque mondiale met en avant plusieurs fragilités persistantes.
38:14Comme le poids de la dette et des faiblesses structurelles qui freinent la croissance et la création d'emplois.
38:20Mais la crise énergétique pèse aussi sur la dynamique économique.
38:23Les pays du Golfe se sont imposés comme des investisseurs majeurs en Afrique.
38:27Leurs engagements en matière d'investissement direct étranger avaient dépassé les 100 milliards de dollars dans la zone subsaharienne pour
38:33la seule période 2022-2023.
38:35Le conflit porte dès lors un grand coup à cette dynamique.
38:38Les fonds souverains réévaluent leurs expositions et leurs priorités d'investissement.
38:42Résultat, le retardement de la mise en œuvre de grands projets dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures logistiques,
38:48minières et agricoles.
38:49Un ralentissement qui rappelle que les économies africaines restent exposées aux chocs venus de l'extérieur.
38:55Votre Soir Info se poursuit avec l'invité culture.
38:58Maryam Khamlichy reçoit l'artiste et chanteuse Radial Alem.
39:11Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
39:14Aujourd'hui, nos lumières se tournent vers une voie singulière, voie qui incarne une scène marocaine en plein mouvement,
39:22où la création ne suit plus de frontières mais bat au rythme du chœur.
39:27Mon invité ce soir chante au feeling et laisse son émotion dicter sa propre grammaire musicale.
39:34Radia appartient à cette génération d'artistes livres.
39:38Qui s'approprient les sons du monde pour sculpter un univers profondément intime et insaisissable.
39:44Elle ne rentre dans aucune case.
39:47Elle s'impose aujourd'hui avec un style qui lui est propre.
39:50Et incarne ce pont suspendu entre l'héritage d'hier et l'énergie brute de demain.
39:56Elle vient nous parler d'un titre qui résonne, l'abaisse.
40:00Plus qu'un titre, c'est une vibration, un hymne à la sérénité qu'elle porte avec une authenticité rare.
40:08Pour discuter de son parcours, de ses ambitions et de son single, l'abaisse.
40:12J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui sur notre plateau.
40:16Radia Halel Ami, ça va ?
40:18Ça va, merci beaucoup.
40:19Merci pour l'invitation.
40:21C'est un plaisir de vous avoir à venir.
40:22J'ai le plaisir de partager.
40:23Vous êtes chanteuse, artiste, artiste accomplie, j'ai envie de dire.
40:27Vous avez votre propre style, une voix singulière qui est la vôtre.
40:33Avant de se concentrer un petit peu sur votre chanson, le dernier single que vous avez sorti qui est l
40:40'abaisse, comme je le disais à l'instant.
40:42Parlez-nous un petit peu de votre parcours, de vos inspirations.
40:47Alors, je suis Radia, artiste, chanteuse.
40:50J'ai grandi, j'ai baigné dans la musique depuis mon enfance.
40:53J'ai toujours aimé chanter.
40:55Je me suis toujours imaginée chanteuse.
40:57Donc, c'était mon métier de rêve étant plus jeune.
41:01J'ai un parcours.
41:05De par mon métier, je suis architecte.
41:07J'ai fait des études d'architecture ici sur Abba.
41:10Et j'ai à côté toujours gardé en tête l'idée de continuer dans la musique malgré mon parcours d
41:19'architecte.
41:20Et là, enfin, je me lance après des années de va-et-vient dans les studios, de doutes.
41:29Et là, il m'a fallu quelques années pour avoir le courage de me lancer finalement.
41:35Et je viens aujourd'hui avec mon premier single qui est La Baisse.
41:38Et voilà, j'espère que ça va plaire aux téléspectateurs et aux gens qui me suivent sur les réseaux sociaux.
41:48En tout cas, ça nous plaît.
41:49Moi, je l'ai écouté.
41:50On va le partager tout de suite sur notre écran.
41:54Comme ça, le public a l'occasion aussi d'écouter cette belle mélodie, on va dire.
42:21Alors, c'est un aperçu un petit peu de ce single.
42:24Vous l'avez dit, la musique vous a toujours habité.
42:27C'est quelque chose que vous avez toujours aimé depuis toute petite, donc toute jeune.
42:32Ça fait partie de vous, en fait.
42:34Ça fait partie de moi.
42:35Et je vis pour la musique, c'est là où je me sens bien, c'est là où je me
42:40sens vivante.
42:42Et voilà.
42:44Avec ce single, j'ai voulu apporter une touche de positivité.
42:51Que finalement, apporter un message que finalement, tout va bien, tout finit par passer.
42:56On passe tous par des épreuves difficiles dans la vie.
42:58Et qu'il faut se laisser un peu de temps et que finalement, quand ça passe, tout va bien.
43:05Donc, Dime à la baisse, c'est d'où vient le titre du son.
43:08La baisse, effectivement.
43:09Dime à la baisse.
43:11Et puis, c'est des vibes, c'est un petit peu un rythme très, comme vous l'avez dit, positif.
43:17On a tout de suite le punch.
43:20Et du coup, c'est un petit peu, j'imagine, l'objectif.
43:24Voilà, alors, il y a un peu d'inspiration, un peu afro, un peu de musique afro, un rythme très
43:31dansant, très rythmé.
43:32C'est le but.
43:33Le but était de faire une chanson d'été, une chanson solaire qui va permettre aux gens de danser et
43:42de se sentir bien.
43:43Donc, voilà.
43:45À l'approche de l'été, c'est la meilleure période, en tout cas.
43:48Oui, je pense, j'espère, en tout cas.
43:49Pour la lancer, ça sera notre tube de l'été.
43:51On vous décrit souvent comme une artiste inclassable, enfin, vous n'entrez dans aucune case,
43:59puisque finalement, vous avez plusieurs inspirations et vous avez plusieurs rythmes.
44:04Ça peut être du rap, du reggae, de la pop.
44:08Vous mélangez un petit peu tout cela.
44:09C'est ça.
44:10Alors, je mélange un peu tout ça.
44:12Le but étant aussi de pouvoir proposer un large choix musical dans mes sons, que tout le monde puisse s
44:21'y retrouver,
44:22que ceux qui aiment le rap, que ceux qui aiment le reggae, la pop, la musique afro puissent aimer et
44:28se retrouver un petit peu dans ma musique.
44:31Donc, je m'inspire énormément de plusieurs artistes et je pense que la fusion de ce que j'écoute et
44:37de ce que j'ai toujours écouté et toujours aimé chanter,
44:40c'est ce qui fait de moi une artiste qui ne rentre dans aucune case, finalement.
44:45Vous êtes votre meilleure cobaye.
44:47Exact.
44:49Parlez-nous un petit peu de votre démarche artistique.
44:51Comment ça se passe en termes de création ?
44:54Est-ce que quand vous composez, c'est le texte qui appelle le rythme ?
44:58Vous vous inspirez des fois du rythme pour écrire le texte ?
45:02Racontez-nous un petit peu cette démarche.
45:04Alors, vous savez, en tant qu'artiste, et je pense que tous les artistes vont se retrouver dans ce que
45:10je dis,
45:10il n'y a pas de règles dans l'art, en général.
45:13Il n'y a pas de règles dans l'art.
45:14Donc, même l'inspiration, parfois, elle va, elle vient.
45:18Et on essaye de faire en fonction de l'inspiration, de comment on se sent aussi.
45:24Et je pense que chaque chanson, chaque son est très différent dans sa manière d'être composée et d'être
45:34produit.
45:36C'est-à-dire que pour la baisse, en tout cas, nous avons été guidés par la musique, par l
45:41'instrument, l'instrumental.
45:43Et ensuite, nous avons commencé à poser une top line, donc un rythme dans la manière de chanter.
45:50Et ensuite, sont venues les paroles.
45:51D'accord.
45:52Mais il n'y a pas forcément…
45:54Il n'y a pas de logique, d'habitude.
45:56Il n'y a pas de logique, ça dépend de l'inspiration et du moment.
45:59Une musique au rythme du cœur, comme je le disais, en vous introduisant.
46:03Vous suivez un petit peu votre feeling.
46:05Et d'où le fait de parler de la musique non pas comme une passion, mais c'est une vocation
46:12profonde que vous avez.
46:13Exact.
46:14Comment est venu le déclic de ce nouveau single ?
46:17Vous l'avez dit, ça fait des années que vous êtes dans cet univers, que vous travaillez en studio, malgré
46:23votre parcours académique.
46:24Vous êtes restée attachée à cette passion, cette vocation, j'ai envie de dire.
46:29Alors, qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes dit, ça y est, c'est le moment, je
46:33me fais confiance, je me lance ?
46:35Alors, un peu de hasard et beaucoup de courage, mais on va dire que, alors, décembre dernier, j'ai participé
46:44à un concours de chant au Maroc.
46:48Et donc, quand j'ai participé à ce concours, je l'ai gagné.
46:52Et donc, c'était vraiment ça le déclic.
46:54En fait, je me suis promise, avant même d'avancer beaucoup dans la compétition,
46:59je me suis promise que si je gagnais le concours, je me lancerais.
47:04Ah, d'accord, c'est une promesse entre vous et vous-même.
47:07Exact.
47:08C'est la photo.
47:08C'est la photo, donc j'ai eu la chance de gagner ce concours et je suis très, très contente.
47:14Et chose promis, chose due, à moi-même, de moi à moi en tout cas.
47:18Donc, c'est le premier déclic, on va dire, pour vous lancer face à un public.
47:24Et aussi professionnellement.
47:28Et est-ce que la baisse est une méthode aussi d'auto-persuasion,
47:33une façon de dire que malgré tout, l'essentiel est là ?
47:36Vous le disiez tout à l'heure, on le sent d'ailleurs, Positive Vibes,
47:42une chanson très positive qui appelle au fait que malgré les difficultés,
47:47il faut continuer d'avancer.
47:48Donc, est-ce que vous avez envie de dire que l'essentiel est là ?
47:52Oui, c'est clair.
47:53Et je pense qu'il faut arrêter aussi de chercher le perfectionnisme.
48:00Quand on essaye de toujours attendre la perfection pour se lancer,
48:05pour lancer quelque chose en général,
48:07et dans tout domaine confondu,
48:09on arrive très difficilement à se lancer
48:12et à finalement sortir et produire quelque chose.
48:15Et donc, je pense qu'avec ce single,
48:18le but était vraiment de me détacher de ce côté très perfectionniste
48:23qui me suit au quotidien
48:26et de finalement essayer de trouver un peu de charme dans l'imperfection.
48:32Le lâcher prise.
48:33Le lâcher prise et de se dire que finalement, tout va bien.
48:36Cool chillet baisse.
48:37Il faut se lancer et je pense que tout va suivre après, par la suite.
48:41En tout cas, c'est un morceau qui touche différentes générations.
48:45Il touche un petit peu tous les publics, vous l'avez dit.
48:47Il regroupe plusieurs styles.
48:49Qu'est-ce qui, dans cette chanson, résonne de manière universelle ?
48:53Je pense que c'est le rythme aussi,
48:56la fusion entre le rythme un peu afro
49:01et il y a aussi une petite touche latino
49:03avec une petite guitare un peu acoustique.
49:06Et des paroles aussi.
49:07Des paroles d'Arija.
49:08Donc, on va dire que c'est cette fusion musicale un peu internationale
49:11que j'essaye de toucher
49:12et pour éventuellement pouvoir toucher aussi un public très large
49:17et sans frontières.
49:19Et vous travaillez sur d'autres rythmes actuellement ?
49:22Oui.
49:22Alors, je travaille actuellement sur un rythme
49:25avec une inspiration un petit peu marocaine,
49:30un peu de drboka.
49:31Je ne veux pas trop spoiler, trop en dire.
49:34Je laisse un peu la surprise.
49:36Mais ça arrive très, très bientôt.
49:38Mais bien sûr...
49:39On n'a pas de date pour l'instant.
49:41Alors, on n'a pas de date officielle,
49:42mais ça arrive très, très bientôt, très, très vite.
49:45Très bien.
49:46Donc, vous travaillez sur une musique qui approche.
49:49Est-ce qu'il y a d'autres projets en cours
49:50qui sont actuellement également en construction ?
49:54Oui, alors, je sortirai, Inch'Allah, très, très bientôt,
49:58des singles, donc, solo, toutes seules.
50:02Mais aussi, je compte faire des collaborations
50:05avec d'autres artistes marocains,
50:07des collaborations avec des artistes masculins,
50:09des artistes féminines aussi.
50:12Mais ça arrive très, très vite, on va dire,
50:14au courant de cette année 2026.
50:16On a hâte de découvrir tout ce programme.
50:20Vous avez parlé de futurs partenariats,
50:25collaborations potentielles.
50:27Justement, vous faites partie d'une génération
50:29d'artistes marocains qui s'autorisent un petit peu tout.
50:33Et puis, une scène en plein mouvement,
50:37comme je le disais en introduction.
50:40Est-ce que vous ressentez ces sonorités,
50:46cette richesse aussi culturelle de sonorités,
50:49de rythmes, de musique, de chant,
50:51même dans le langage parlé et les différentes langues
50:54qui sont utilisées sur la scène actuelle marocaine ?
50:57Si vous deviez faire un état des lieux de la scène aujourd'hui ?
51:01Alors, aujourd'hui, on va dire que la scène marocaine va mieux.
51:06Elle va bien.
51:06Nous avons, en tout cas depuis quelques années,
51:10des festivals qui viennent de plus en plus.
51:13Donc, notamment à partir de l'été,
51:15à partir du mois de mai, en tout cas sur Casablanca,
51:18on a une panoplie de festivals qui accueillent
51:20des artistes marocains, mais aussi des artistes internationaux.
51:24Donc, c'est aussi cette richesse-là qui nous manquait
51:27il y a quelques années, mais qu'on arrive à retrouver aujourd'hui.
51:30Ça fait vraiment plaisir, en tout cas pour les artistes marocains,
51:33surtout de s'ouvrir au public à travers la scène.
51:37C'est quelque chose qu'on attendait depuis longtemps.
51:40Il y a quelque chose qui est en train de se passer.
51:42Oui, et je pense que tous les artistes marocains le ressentent.
51:45La scène est en train de vraiment s'ouvrir.
51:48Et même les marocains, je pense, ils ont de plus en plus
51:51la culture de la scène, d'assister à des concerts,
51:56d'aller écouter des artistes en live.
51:59Et je pense que c'est très, très important pour l'essor de la musique marocaine.
52:02Et ça crée aussi une intimité avec le public.
52:05Oui, oui, j'imagine.
52:07J'ai envie de vous poser la question suivante.
52:09Qu'est-ce qui vous inspire en ce moment ?
52:12Alors, en ce moment, on va dire que mon entourage m'inspire,
52:15les gens que je côtoie, mon travail, la musique que j'écoute,
52:20les gens qui me suivent aussi sur les réseaux sociaux.
52:22Donc, je tiens des échanges journaliers avec les gens qui me suivent,
52:26qui m'encouragent.
52:27Et je pense que c'est la vie en général,
52:30c'est toutes ces choses qui m'inspirent.
52:31Et ça m'inspire aussi sur les thèmes des chansons,
52:34sur les prochains rythmes, les prochains styles
52:38sur lesquels je vais travailler.
52:40J'écoute, j'entends aussi les critiques constructives
52:45des gens qui m'envoient des messages,
52:47qui sont là, qui m'encouragent, qui sont derrière moi.
52:50Donc, beaucoup de réactivité déjà.
52:52Oui, oui, oui, beaucoup de réactivité.
52:54Et franchement, ça me fait énormément plaisir.
52:57Mais je pense que ce n'est que le début.
52:59Et justement, quels sont les retours après ce premier single que vous avez eu ?
53:04Honnêtement, très positifs.
53:05J'ai eu des retours exceptionnels.
53:07Les gens ont vraiment capté ma vibe, ma positivité
53:12et ce que je voulais surtout dégager par la baisse,
53:15le son que je viens de sortir.
53:18Et voilà.
53:20Mais comme je t'ai dit, c'est encore le début.
53:23Il y a plein de choses qui arrivent.
53:24Et ce qui arrive ne sera que mieux, Inch'Allah.
53:27C'est un bon début, en tout cas.
53:29Merci.
53:29Toujours un plaisir de vous entendre.
53:31Le plaisir est partagé.
53:32J'ai beaucoup apprécié votre mélodie.
53:35Je vous souhaite plein de succès.
53:36Merci beaucoup.
53:37Dans ce que vous entreprenez.
53:38Je suis sûre que tout ira bien.
53:41Inch'Allah.
53:42On revenir à l'essence de ce premier single.
53:47Merci beaucoup, en tout cas.
53:49Merci.
53:49Ça me fait plaisir d'être là.
53:50Merci de m'avoir reçu.
53:52Et à très, très vite pour de nouveaux projets, Inch'Allah.
53:56Absolument.
53:57Donc, Radial Alami, vous êtes artiste chanteuse.
54:00C'est un plaisir.
54:01C'est la fin de l'Envité Culture pour ce soir.
54:03Je vous souhaite une très bonne soirée.
54:06Et c'est aussi la fin de ce journal.
54:07Merci à vous de nous suivre.
54:09L'information revient dans un instant sur Média TV.
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