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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 12/04/2026
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00:15Bonjour à tous, ravie de vous retrouver dans ce carrefour d'informations et tout de suite les titres de cette
00:22édition.
00:24Pas d'accord pour la fin de la guerre au Moyen-Orient, Washington et Téhéran ont échoué à trouver un
00:30accord au terme de négociations marathon à Islamabad.
00:36Deux navires de guerre américains ont franchi hier le détroit d'Hormuz.
00:40Les Etats-Unis ont commencé samedi le processus de déblocage du détroit d'Hormuz avec une opération de déminage, une
00:48annonce de Donald Trump.
00:51Et puis du sport avec cette victoire précieuse pour l'ASFAR qui s'est imposée à domicile hier face à
00:58la renaissance de Berkane par deux buts à zéro au match allé des demi-finales de la Ligue des champions
01:04d'Afrique de football.
01:09Bonjour à tous, on entame ce journal avec notre chapitre consacré à la guerre au Moyen-Orient.
01:32Il n'y aura pas d'accord entre Téhéran et Washington, en tout cas pas ce week-end.
01:38Le vice-président américain J. Divin s'a quitté Islamabad ce dimanche après l'échec des négociations avec l'Iran
01:46pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
01:49Avant son départ, il a déclaré lors d'une courte conférence de presse rentrer aux Etats-Unis sans être parvenu
01:55à un accord après 21 heures de pourparler avec l'Iran sous la médiation du Pakistan.
02:05Personne ne s'attendait à ce que les Etats-Unis et l'Iran parviennent à un accord dès le premier
02:11cycle de négociations.
02:12Ce sont les mots dimanche du porte-parole de la diplomatie iranienne après l'annonce de l'échec des discussions
02:20à Islamabad.
02:20Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule
02:26session de négociations.
02:28Personne ne s'y attendait, a déclaré Ismail Bakhaï à la télévision d'Etat iranienne, évoquant même une atmosphère de
02:35suspicion et de méfiance.
02:41Et alors que le fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis entre dans son cinquième jour,
02:48le Pakistan exhorte ce dimanche les deux parties à continuer à respecter leur cessez-le-feu de deux semaines en
02:55vigueur,
02:55malgré l'échec des négociations de paix à Islamabad.
02:59Il est impératif que les parties continuent à respecter leur engagement, a déclaré le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq
03:07Dar.
03:11L'un des points clés des négociations entre Téhéran et Washington, vous le savez, c'est la réouverture du détroit
03:19d'Hormuz.
03:19Avant même l'annonce des résultats des pourparlers de leur échec, les Etats-Unis sont passés à l'action.
03:25Donald Trump a annoncé hier le début d'un processus de déblocage de ce passage stratégique en envoyant deux navires
03:32de guerre.
03:32Les détails avec Rachid Farhan.
03:35Voie maritime vitale pour l'économie mondiale, le détroit d'Hormuz est au cœur de toutes les tensions.
03:41Depuis plusieurs semaines, le passage est fortement entravé, affectant les flux énergétiques et commerciaux à l'échelle planétaire.
03:48Face à cette situation, Washington affirme avoir lancé une opération pour sécuriser la zone.
03:53Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Donald Trump déclare.
03:57Nous commençons maintenant le processus pour dégager le détroit d'Hormuz.
04:01Comme une faveur pour des pays du monde entier, notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la France,
04:08l'Allemagne et bien d'autres.
04:09De manière incroyable, ils n'ont pas le courage ni la volonté de faire ce travail eux-mêmes.
04:15Selon des sources américaines, des navires militaires auraient déjà traversé le détroit,
04:19dans le but de rassurer les cargos commerciaux et relancer progressivement le trafic.
04:24Mais dans les faits, la situation reste incertaine.
04:27Téhéran démente certaines informations et maintient une pression sécuritaire dans la zone.
04:34En parallèle, un autre élément attire l'attention.
04:37Fait très intéressant.
04:39Des navires citernes vides provenant de nombreuses nations se dirigent vers les États-Unis pour y charger du pétrole.
04:46Une déclaration qui intervient alors que les marchés énergétiques sont sous tension,
04:51avec des perturbations inédites liées au blocage du détroit.
04:55Car ce passage stratégique concentre à lui seul près de 20% du commerce mondial de pétrole
05:00et jusqu'à 35% des échanges maritimes d'engrais.
05:04Pendant ce temps, les discussions diplomatiques se poursuivent à Islamabad.
05:08Mais malgré un cessez-le-feu fragile, la navigation reste limitée
05:12et l'essu des négociations demeure incertaine.
05:19Et le Liban dans la région, toujours ciblé par les frappes israéliennes.
05:25L'armée israélienne a tué hier 18 personnes au moins dans des frappes sur le sud du Liban.
05:32L'armée israélienne qui a indiqué avoir frappé plus de 200 cibles du Hezbollah au cours des dernières 24 heures.
05:40En six semaines de conflit, la guerre, les autorités libanaises ont décompté 2000 morts et plus de 6400 blessés.
05:50La journée du 8 mars était la plus meurtrière avec plus de 350 morts en une seule journée, selon un
05:57dernier bilan.
06:01Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré hier soir vouloir un accord de paix avec le Liban
06:08qui tiendra pour des générations, le Liban et Israël, qui entameront des négociations mardi prochain.
06:14Le Liban n'étant pas un club pour rappel dans le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l
06:19'Iran,
06:19les pourparlers directs qui se dérouleront à Washington et qui doivent porter sur l'établissement de relations de paix
06:26entre les deux pays voisins, mais aussi sur le désarmement du Hezbollah.
06:36Et toujours dans la région, les bombardements se poursuivent, malgré le cessez-le-feu établi il y a six mois
06:43à Gaza.
06:43Entre bâtiments éventrés, tentes de fortune ou encore salles de classe improvisées,
06:49des milliers d'élèves tentent de poursuivre leur scolarité dans des conditions dramatiques.
06:54Le point avec Ababa Kartonkara.
06:58Dans la bande de Gaza, les élèves retournent en classe au cœur des décombres.
07:02Les écoles détruites par les frappes israéliennes ont laissé place à des abris précaires.
07:07Entre universités éventrés, tentes dressées sur les gravats, salles sans bancs, ni tableaux, assis à même le sol.
07:15Les étudiants reprennent les cours dans un endroit où survivent aussi des familles déplacées.
07:24Je rêvais de devenir cardiologue, mais tout a changé.
07:28Avant la guerre, nous avions des écoles et des universités.
07:32Aujourd'hui, nos écoles ne sont plus que des tentes et des ruines.
07:36Le quotidien est un combat permanent, une réalité animée par une pauvreté extrême.
07:43Notre situation est très difficile et douloureuse.
07:46Trouver un moyen de transport est compliqué.
07:49Obtenir des fournitures scolaires est très difficile.
07:52Et financièrement aussi, c'est dur.
07:54La vie est épuisante et douloureuse.
07:56Les enseignants eux aussi tiennent malgré tout.
08:02Les élèves luttent juste pour arriver en classe.
08:06Il n'y a pas assez de places assises, pas de fournitures, pas de livres.
08:09Ils sont piégés dans des conditions qui ne sont pas adaptées à l'apprentissage.
08:14Pour sa part, le ministère de l'Éducation donne quelques chiffres.
08:21Plus de 86 000 élèves sont actuellement pris en charge par 2600 enseignants dans des points d'apprentissage improvisés.
08:30Depuis le début de la guerre, 165 établissements scolaires ont été détruits et 392 endommagés.
08:37Une situation alarmante qui révèle la réalité à Gaza où apprendre est devenu un acte de survie.
09:01L'actualité dans le continent à présent.
09:05Au Bénin, les électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 12 avril pour une présidentielle sous tension.
09:12Le ministre des Finances, Romuald Wadani, apparaît comme le favori pour succéder au président sortant, Patrice Talon.
09:20Mais sur le terrain, beaucoup de Béninois attendent surtout des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes.
09:27C'est ce que nous dit Ababakar Tonkara.
09:31A Kotonou, au milieu des embouteillages et des mototaxis qui sillonnent la ville,
09:36Bossa-Lébano Aubin avale rapidement un bol de bouillie entre deux courses.
09:40Artisan de formation, il n'a jamais pu lancer son activité faute d'accompagnement.
09:45J'ai appris quelque chose, j'apprends ça et j'ai le diplôme en main.
09:50Mais comme je n'ai pas des gens derrière moi, c'est pourquoi je me suis rentré dedans.
09:57Pour avoir quelque chose d'abord sur la bouteille avant qu'il ait ouvert mon atelier.
10:02Comme lui, de nombreux jeunes réclament plus qu'un simple discours politique.
10:07Ils veulent des moyens pour entreprendre.
10:10S'ils peuvent nous aider pour ouvrir notre atelier, on va être rentrés dedans pour faire quelque chose,
10:15pour manger là, pour garder notre famille là-là. C'est bien aussi.
10:19Dans cette élection, marquée par les menaces sécuritaires au nord du pays
10:23et les tensions politiques persistantes, certains électeurs misent sur la continuité.
10:29Je veux que le petit président qui vienne là, il n'a qu'à faire comme l'ancien président
10:37pour que plus on trouve de travail dans la ville.
10:42Sur les campus aussi, les attentes sont fortes.
10:45Les étudiants espèrent que la croissance économique, vantée par le pouvoir,
10:50se traduira enfin en opportunités concrètes.
10:53Parce qu'il y a vraiment des talents, il y a énormément de talents, mais peu mis en lumière.
10:58Premièrement, moi je pense qu'ils pourraient encore mieux alimenter
11:03les ressources disponibles au SCOP, le CMSC Open Park,
11:08lancer peut-être une société aussi qui va vraiment s'accentuer sur les besoins principaux des étudiants,
11:18pas forcément des grandes écoles, mais aussi des universités d'Abo-Mekalavi.
11:21Au Bénin, au-delà des promesses de campagne, le verdict des urnes sera surtout jugé
11:26à l'aune d'une question essentielle.
11:29Le prochain président saura-t-il transformer la croissance économique en stabilité sociale ?
11:38En Côte d'Ivoire, le rassemblement des oufouettistes pour la démocratie et la paix sévit.
11:44Le parti au pouvoir a sanctionné 177 de ses cadres et membres militants pour indiscipline
11:53après les élections législatives de décembre 2025.
11:56Candidature indépendante, division interne, la direction impose l'ordre
12:01et envoie un signal fort à toute la classe politique.
12:05C'est un reportage de Mélissa Connet et Max Sauvi et Arnaud Dossot.
12:10En Côte d'Ivoire, le rassemblement des oufouettistes pour la démocratie et la paix
12:16RHD périssière les rend à la suite des élections législatives du 27 décembre 2025.
12:22Le parti au pouvoir a sanctionné 177 cadres et militants pour indiscipline
12:28après des candidatures indépendantes non autorisées.
12:31Les mesures sont sévères, blâme officielle, déchéance de fonction, exclusion des instances
12:38et interdition de représenter le parti pendant trois ans avec une application pouvant s'étendre jusqu'à fin 2028.
12:46Une décision qui traduit la volonté de la direction de restaurer l'autorité et d'éviter toute dérive interne.
12:53Sur le terrain, les dissensions ont eu des conséquences directes.
12:57Abdoulaye Ben Mehité, cadre du RHDP et candidat investi, a été battu par un autre cadre du parti,
13:04présenté en indépendant.
13:06Il a salué une décision qui rappelle à l'ordre, estimant que la discipline doit primer sur les ambitions individuelles.
13:12Je suis bien heureux, non pas parce que des militants qui sont effectivement, qui restent nos frères,
13:17des militants de notre parti.
13:19Je n'applaudis pas parce qu'ils ont été sanctionnés.
13:21J'applaudis parce que mon parti, qui est un parti oufétiste, un parti de dialogue, un parti de rassemblement,
13:29mais de paix, n'oublie pas qu'il est soumis à des textes qu'il s'est librement donnés.
13:39Donc c'est la preuve de la démocratie qui existe dans mon parti, parce que la démocratie aussi, c'est
13:48le respect des lois.
13:49Même lecture chez Dr Déni Mani, directeur du cabinet du président de la jeunesse du RHDP,
13:55pour qui cette sanction collective constitue un exemple pour la jeunesse appelée à plus de rigueur et de loyauté.
14:02C'est bon pour nous les jeunes de savoir que pour la pérennité de notre appareil politique,
14:09on décide à un moment donné d'appeler tout le monde à la retenue et donner le bon accent.
14:15Parce que c'est comme une boîte de pandore, si le parti accepte aujourd'hui qu'il y ait des
14:21candidatures indépendantes,
14:22que des personnes acceptent de défier le parrainage que le parti donne à des cas du parti,
14:29demain, ça pourrait donc donner le mauvais exemple.
14:32Mais derrière cette démonstration d'autorité, se dessine un équilibre fragile.
14:37Renforcer la discipline, s'en nourrir des frustrations durables.
14:41À l'approche des prochaines échéances, le RHDP joue ainsi une carte décisive pour maintenir son unité et sa crédibilité
14:49politique.
14:51Au Maroc, les deux chambres du Parlement tiendront mercredi prochain une séance plénière commune
14:58consacrée à la présentation du bilan de l'action gouvernementale.
15:03Un communiqué indique que cette séance se tient conformément aux dispositions de la Constitution
15:09et débutera à 10h30 dans la grande salle des séances de la Chambre des représentants.
15:14Le Parlement marocain qui entame la dernière ligne droite.
15:18Il s'agit de la dernière session de la dernière législature avec avant les élections de septembre prochain.
15:27Et toujours au Maroc, après les dernières précipitations qui ont redonné espoir aux agriculteurs,
15:33les champs retrouvent leur vitalité dans plusieurs zones de la région de Tangier-Tétouan-el-Husaïma notamment.
15:40Les agriculteurs sont désormais engagés dans une véritable course contre la montre
15:45pour préparer et réussir les cultures de printemps.
15:49Les détails avec Rachid Farhan dans ce reportage de Mohamed Rishi.
15:54À Asgen, dans la province de Ouazen, les récentes pluies ont transformé le paysage agricole.
16:00Les nappes phréatiques se sont reconstituées et les terres ont retrouvé leur fertilité.
16:05Dans ce contexte favorable, Mohamed Choukri, jeune agriculteur,
16:09se prépare activement pour la saison de printemps.
16:12Un exemple de cette nouvelle génération rurale qui mise sur l'agriculture
16:16comme levier de développement local.
16:21Grâce à ces pluies, nous allons pouvoir cultiver plusieurs types de production estivale.
16:26Comme vous pouvez le voir, nous avons déjà commencé par l'artichaut.
16:29C'est notre première expérience dans ce projet hydro-agricole.
16:33Et nous pensons déjà à l'élargir car les résultats sont encourageants.
16:40Dans d'autres exploitations, les préparatifs vont bon train.
16:44Les agriculteurs labourent, plantent et sélectionnent avec soin leurs semences
16:49tout en adoptant des techniques modernes d'irrigation et de fertilisation.
16:54Objectif, répondre à la forte demande estivale pour certaines cultures.
17:00Nous sommes en train de planter des cultures d'été
17:03comme le melon, la pastèque et d'autres variétés.
17:06Grâce aux précipitations, la saison s'annonce très prometteuse.
17:12La campagne agricole se déroule dans de bonnes conditions
17:16grâce aux précipitations enregistrées dans la région.
17:19Au cours des deux derniers jours, nous avons relevé environ 32 mm de pluie.
17:24Ces apports auront un impact positif notamment sur les cultures serialières
17:28actuellement en phase de développement, ce qui améliorera le rendement
17:31et encouragera les agriculteurs à s'engager davantage
17:34dans les cultures de printemps, en particulier les cultures maraîchères.
17:40Dans ce contexte, la direction régionale de l'agriculture a tenu une réunion élargie
17:45pour suivre l'évolution de la campagne agricole et mettre en place un programme
17:50dédié aux cultures de printemps.
17:52Objectif, accompagner les agriculteurs sur les plans techniques et logistiques,
17:57renforcer la coordination entre les différents acteurs et assurer le succès de la saison.
18:02Un enjeu de taille pour garantir de bons niveaux de production
18:05et contribuer à la sécurité alimentaire dans la région.
18:11Un mot de sport pour clore cette édition, je le disais.
18:14La ESFAR s'est imposée à domicile hier face à la renaissance de Berkhan par deux buts à zéro.
18:20C'était au stade Moulay Abdullah à Rabat, en match allé des demi-finales
18:25de la Ligue des champions d'Afrique de football.
18:27Les buts de la rencontre ont été inscrits par Ahmed Hamouddhan à la 58e minute
18:33et Khalid Eytouar Khan à la 80e minute.
18:36Une victoire précieuse avant le match retour qui aura lieu le 18 avril à 20h à Berkhan.
18:46Et puis l'Olympique de Safi a ramené un nul précieux face à l'UCM Alger
18:52avec un score de 0-0 hier à Alger en demi-finale allée de la Coupe de la CAF
18:58au terme d'un match serré alors que les Algériens croyaient faire la différence à deux reprises.
19:04Deux buts leur ont été refusés par la VAR à la 51e puis à la 77e minute de jeu.
19:10Les safiotes ont fait preuve de solidité défensive et de discipline
19:15malgré une infériorité numérique en fin de rencontre avec l'expulsion de leurs gardiens.
19:20L'OCS repart avec un résultat positif.
19:24Tout reste à jouer lors du match retour prévu lui le dimanche 19 avril
19:29sur la pelouse du stade de l'Messera à Safi.
19:35On arrive ainsi à la fin de ce journal d'information
19:39et tout de suite l'actualité économique avec Nassad Dinounayen.
19:50On commence ce journal au Maroc.
19:52Pour les prochaines années, les objectifs sont posés par les autorités.
19:55Le ministère de l'économie et des finances lance sa feuille de route 2026-2032.
19:59Le plan repose sur cinq grands axes.
20:01La performance, la soutenabilité, la transparence, l'inclusivité et le pilotage des réformes.
20:06Concrètement, des plans d'action seront déployés tous les trois ans
20:09avec un suivi strict pour mesurer les résultats.
20:12Ce nouveau cadre s'appuie sur une évaluation internationale de 2024
20:16réalisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
20:19Le système marocain est jugé solide mais avec des marges d'amélioration.
20:23Avec ces réformes, le Maroc veut maintenir son cap
20:25et continuer sur sa voie de développement général.
20:29On reste au Maroc où le numérique devrait se renforcer dans le secteur de l'artisanat.
20:33A l'occasion du J-Tex, une nouvelle offre de digitalisation est lancée pour le pays.
20:38Objectif, moderniser le domaine et améliorer la compétitivité.
20:41Porté par un partenariat entre acteurs publics et privés,
20:44cette initiative proposera des outils concrets
20:47comme un développement des systèmes de paiement électronique,
20:49notamment via smartphone.
20:51Des formations seront aussi proposées aux artisans
20:53pour mieux maîtriser le digital et développer leur présence en ligne.
20:56L'enjeu est double, permettre aux artisans d'accéder à de nouveaux marchés
21:00grâce au e-commerce
21:01et plus globalement améliorer les performances économiques du secteur.
21:04Au Royaume, le secteur de l'artisanat est un point central de l'économie nationale
21:08et avec ces mesures, il pourrait changer en profondeur
21:10pour mieux s'intégrer aux chaînes de valeur mondiales.
21:14La Banque mondiale livre une évaluation globalement rassurante.
21:18La stabilité alimentaire du Royaume reste soutenue,
21:21notamment grâce aux dernières pluies et à une campagne agricole relancée.
21:24Dans une région marquée par de fortes tensions alimentaires,
21:27le Maroc apparaît relativement stable.
21:29Les précipitations ont aussi permis d'améliorer les réserves d'eau,
21:32un facteur clé pour l'agriculture.
21:34Au-delà du court terme, plusieurs institutions internationales
21:37mettent également en avant le rôle stratégique du Maroc
21:39dans l'équilibre agricole mondial.
21:43À l'international, le conflit au Moyen-Orient
21:45a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien.
21:48L'approvisionnement en kérosène se porte mal
21:50et l'Association internationale du transport aérien est formelle.
21:53Même si les tensions venaient à se calmer,
21:56il faudrait des années pour revenir à la normale.
21:58Face à cette situation,
21:59les compagnies aériennes essaient de s'adapter rapidement.
22:02Mais si le secteur peut rester rentable malgré la hausse des prix,
22:05c'est surtout les conséquences à long terme qui posent problème.
22:08Pour les voyageurs,
22:09il faudra s'attendre à une hausse générale des prix des billets.
22:13Sur le dossier de l'offre mondiale,
22:15l'OPEP a décidé d'agir.
22:16L'Arabie Saoudite, la Russie et six autres membres de l'Alliance
22:19ont annoncé une nouvelle hausse de leur quota de production de pétrole
22:22à partir du mois de mai,
22:24avec 216 000 barils supplémentaires par jour.
22:26Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions
22:29sur l'approvisionnement mondial,
22:31alors que les marchés restent préoccupés
22:32par les conséquences durables du conflit au Moyen-Orient
22:35sur les infrastructures énergétiques.
22:37L'Alliance tente ainsi d'envoyer un signal de stabilité
22:40en augmentant progressivement l'offre disponible sur le marché.
22:43Mais les incertitudes restent nombreuses.
22:45L'OPEP a d'ailleurs averti que les réparations
22:47des installations énergétiques endommagées par la guerre
22:49seraient coûteuses et prendraient beaucoup de temps.
22:52En clair, même avec plus de production sur le papier,
22:55le marché pétrolier reste exposé
22:56à des déséquilibres importants dans les semaines à venir.
23:01Côté Europe, la Banque Centrale Européenne
23:03met en garde contre une dépendance énergétique
23:05devenue trop risquée.
23:06Pour la BCE, les importations d'énergie fossile
23:09fragilisent directement la stabilité des prix.
23:11L'institution appelle à accélérer la transition
23:13vers une énergie propre et produite localement.
23:16L'objectif est de réduire l'exposition de l'Europe
23:18aux chocs extérieurs.
23:19Cette alerte intervient alors que l'inflation en zone euro
23:22a atteint 2,5% en mars,
23:24portée notamment par la crise énergétique mondiale.
23:27Toujours en Europe, le commerce français bat de l'aile.
23:29En février, le déficit commercial de la France
23:31s'est nettement creusé pour atteindre
23:33les 5,8 milliards d'euros selon les douanes.
23:35Les importations sont en forte hausse.
23:37Elles s'élèvent à 57,8 milliards.
23:39Une progression notamment portée par les hydrocarbures,
23:42le matériel de transport et les produits pharmaceutiques.
23:44Alors que dans le même temps,
23:45les exportations reculent à 52 milliards.
23:47Un repli causé entre autres par la baisse des ventes
23:50des produits du secteur de l'aéronautique et du spatial.
23:52Un déséquilibre qui relance les inquiétudes
23:55sur la compétitivité et la dépendance énergétique de la France.
24:00Toujours en Europe, en Allemagne,
24:01le marché automobile poursuit sa reprise.
24:03En mars, les immatriculations ont progressé de 16% sur un an.
24:07Avec environ 294 000 voitures enregistrées,
24:10cette dynamique est largement portée par l'électrique,
24:12dont les immatriculations ont bondi de 66,2%.
24:15Les véhicules électriques représentent désormais
24:18près d'un quart du marché.
24:19Malgré cette amélioration,
24:20le secteur reste encore en dessous de ses niveaux d'avant-crise,
24:23dans un contexte toujours marqué par l'incertitude
24:26et la prudence des consommateurs.
24:30On termine ce journal en Afrique
24:32où la Libye relance sa machine pétrolière à plein régime.
24:34La production est en hausse
24:35et elle atteint désormais environ 1,43 millions de barils par jour,
24:39un niveau inédit depuis des années.
24:41Selon la compagnie nationale libyenne de pétrole,
24:43les recettes ont également dépassé
24:45les 2 milliards de dollars en février.
24:47Fait marquant,
24:47la totalité des bénéfices a été transférée au trésor public.
24:50Le pétrole est la principale richesse du pays.
24:53Reste à savoir si cette avancée durera dans le temps.
24:57Et tout de suite, la revue de presse hebdomadaire avec Dina Malini.
25:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Médien TV.
25:11Voici les principaux titres de l'actualité nationale et internationale
25:16qui ont marqué cette semaine.
25:17On ouvre cette édition au Maroc
25:20qui affirme sa position sur la scène internationale
25:23en matière de cybersécurité.
25:25En adoptant une approche globale
25:28face à des menaces numériques de plus en plus complexes.
25:31Le pays mise sur une stratégie intégrée
25:34qui combine gouvernance,
25:36cadre juridique renforcé
25:38et coopération
25:39entre acteurs publics et privés
25:41selon aujourd'hui le Maroc.
25:43Cette vision s'inscrit dans un contexte
25:46marqué par la montée des cyberattaques.
25:48Pour y faire face,
25:50le Maroc mise sur l'anticipation des risques,
25:53le développement des compétences humaines
25:55et l'investissement dans des systèmes de protection plus performants.
26:00Objectif, bâtir un écosystème numérique sécurisé,
26:04capable de soutenir la transformation digitale
26:07tout en protégeant les données sensibles.
26:10Cette stratégie nationale ambitionne aussi
26:12de positionner le Maroc comme un acteur de référence en Afrique
26:17dans le domaine de la cybersécurité.
26:19Au-delà de la sécurité numérique,
26:22c'est toute l'économie marocaine
26:23qui se transforme
26:25avec un accent particulier sur l'emploi
26:27et la transition écologique.
26:29Dans ce sens,
26:30le Maroc bénéficie d'un important soutien
26:33de la Banque mondiale
26:34avec un financement de 500 millions de dollars
26:37destiné à stimuler l'emploi
26:40et accompagner la transition
26:41vers une économie plus verte.
26:44D'après Le Matin,
26:45ce programme vise à favoriser
26:46la création d'emplois inclusifs
26:48tout en soutenant des réformes structurelles clés.
26:52Au cœur de cette initiative,
26:54la promotion d'une croissance durable
26:56capable de concilier développement économique
26:59et respect de l'environnement.
27:01Cela passe par le soutien de nouveaux secteurs
27:03mais aussi par l'intégration
27:05de pratiques plus écologiques
27:07dans les activités existantes.
27:09Ce financement constitue ainsi
27:11un levier stratégique
27:13pour répondre aux défis du chômage
27:15tout en accélérant la transition
27:17vers un modèle économique
27:18plus résilient et durable.
27:21Et on poursuit avec les achats en ligne
27:23qui s'imposent progressivement
27:25dans le quotidien des Marocains
27:26et transforment en profondeur
27:29les comportements de consommation.
27:31Porté par la digitalisation
27:33et l'essor des plateformes numériques,
27:35le e-commerce séduit
27:37de plus en plus d'utilisateurs
27:39attirés par la simplicité,
27:41le gain de temps
27:42et la diversité de l'offre.
27:43Cette évolution s'est accélérée
27:46ces dernières années,
27:47notamment après la pandémie
27:49qui a durablement modifié les usages.
27:51En revanche,
27:52cette croissance accompagne aussi
27:54de nouveaux défis,
27:56notamment en matière de confiance,
27:58de sécurité des paiements
27:59et de protection des consommateurs.
28:01Les acteurs du secteur
28:03doivent ainsi s'adapter
28:04pour répondre aux exigences
28:06d'un marché en pleine mutation.
28:08Le commerce en ligne
28:09n'est plus une tendance,
28:10mais devient une nouvelle norme
28:12qui redéfinie les circuits traditionnels
28:14de distribution.
28:16Et puis,
28:17dans l'actualité internationale,
28:18le réchauffement climatique
28:20continue de produire
28:21des effets inattendus
28:22et parfois même spectaculaires.
28:25Selon des études récentes
28:26relayées par le magazine
28:28Science & Vie,
28:29la Terre ralentirait légèrement
28:31sa rotation,
28:32un phénomène inédit
28:34depuis des millions d'années.
28:35La fonte des glaces
28:37et la redistribution
28:38des masses sur la Terre
28:39influencent directement
28:41sa dynamique.
28:42Ce ralentissement,
28:44bien que minime,
28:45pourrait avoir des conséquences
28:46sur certaines technologies
28:48sensibles,
28:49notamment les systèmes
28:50de navigation
28:51et les réseaux satellitaires.
28:53Ce constat illustre
28:55une fois de plus
28:56l'ampleur des bouleversements
28:57en cours
28:58et rappelle que les effets
29:00du changement climatique
29:01dépassent largement
29:02les seules questions
29:03environnementales.
29:05Un signal parmi d'autres
29:06de l'urgence
29:08à agir face
29:09à un phénomène global
29:10aux impacts multiples.
29:12Direction à présent
29:13les Etats-Unis
29:14où l'intelligence artificielle
29:16franchit un nouveau cap
29:18en étant capable
29:19de prescrire des médicaments
29:21sous supervision médicale.
29:23Selon l'article
29:24de la Nouvelle Tribune,
29:26cette innovation repose
29:27sur l'analyse massive
29:29de données médicales
29:30qui permet à l'IA
29:31de proposer des traitements
29:33adaptés à chaque patient.
29:34L'objectif est d'améliorer
29:36la précision des diagnostics
29:38et d'optimiser
29:39la prise en charge.
29:41Si cette technologie
29:42suscite beaucoup d'espoir,
29:44elle soulève également
29:45des questions éthiques
29:46et réglementaires,
29:48notamment sur la responsabilité
29:50en cas d'erreur
29:51et la place du médecin
29:52dans le processus décisionnel.
29:54Toutefois,
29:55elle illustre
29:56le potentiel croissant
29:58de l'intelligence artificielle
30:00dans le domaine
30:00de la santé.
30:01C'est la fin
30:02de cette édition.
30:04Merci de l'avoir suivie.
30:05Très bonne suite
30:06des programmes
30:06sur Médien TV.
30:09Et tout de suite,
30:10l'essentiel
30:10de l'actualité.
30:18On commence avec les titres
30:20de cette édition.
30:21Pas d'accord pour la fin
30:23de la guerre au Moyen-Orient.
30:25Washington et Téhéran
30:26ont échoué à trouver un accord
30:27au terme de négociations
30:29marathons à Islamabad.
30:33Deux navires de guerre américains
30:34ont franchi hier
30:35le détroit d'Hormuz.
30:36Les Etats-Unis ont commencé
30:38le processus de déblocage
30:40du Détroit
30:41avec une opération
30:42de déminage,
30:43une annonce
30:44de Donald Trump.
30:48Une victoire précieuse
30:50pour l'ASFAR
30:51qui s'est imposée
30:52à domicile hier
30:53face à la renaissance
30:54de Belkan
30:55en match allé
30:56des demi-finales
30:57de la Ligue des champions
30:58d'Afrique de football.
31:03Et on entame
31:04ce journal
31:05avec notre chapitre
31:06consacré à la guerre
31:08au Moyen-Orient.
31:25Il n'y aura pas d'accord
31:26entre Téhéran
31:28et Washington.
31:29En tout cas,
31:30pas ce week-end.
31:31Le vice-président américain
31:33J. Divance
31:34a quitté Islamabad
31:35ce matin
31:35après l'échec
31:37des négociations
31:38avec l'Iran
31:38pour mettre fin
31:39à la guerre
31:40au Moyen-Orient.
31:41Avant son départ,
31:42il a déclaré
31:43lors d'une courte
31:44conférence de presse
31:46rentrer aux Etats-Unis
31:47sans être parvenu
31:48à un accord
31:49après 21 heures
31:50de pourparlers
31:51avec l'Iran
31:52sous la médiation
31:53du Pakistan.
31:59Personne ne s'attendait
32:01à ce que les Etats-Unis
32:02et l'Iran
32:02parviennent
32:03à un accord
32:04dès le premier cycle
32:05de négociations.
32:06Ce sont les mots
32:07ce dimanche
32:08du porte-parole
32:09de la diplomatie iranienne.
32:11Après l'annonce
32:12de l'échec
32:12des discussions
32:13à Islamabad,
32:14il était évident
32:15dès le départ
32:16que nous ne devions pas
32:17nous attendre
32:18à atteindre un accord
32:19en une seule session
32:20de négociations.
32:22Personne ne s'y attendait
32:23à déclarer
32:24Ismail Bakahi
32:25à la télévision
32:26d'Etat iranienne
32:27évoquant même
32:28une atmosphère
32:29de suspicion
32:30et de méfiance.
32:35Et alors que
32:36le fragile
32:37cessez-le-feu
32:37entre l'Iran
32:38et les Etats-Unis
32:39entre dans son
32:40cinquième jour,
32:42le Pakistan
32:42exhorte ce dimanche
32:44les deux parties
32:45à continuer
32:46à respecter
32:46le cessez-le-feu
32:47de deux semaines
32:48en vigueur
32:49malgré l'échec
32:50des négociations
32:51de paix à Islamabad,
32:52il est impératif
32:54que les parties
32:54continuent
32:55à respecter
32:56leur engagement,
32:57a déclaré
32:57le ministre pakistanais
32:59des Affaires étrangères
33:00Ishak Daru.
33:06Et comme vous le savez,
33:07l'un des points clés
33:08de ces négociations
33:09entre Téhéran
33:10et Washington,
33:11la réouverture
33:12du détroit d'Hormuz,
33:13avant même
33:14l'annonce
33:15des résultats
33:16des pourparlers,
33:16les Etats-Unis
33:17sont passés à l'action.
33:19Donald Trump
33:20a annoncé hier
33:21le début
33:21d'un processus
33:22de déblocage
33:23de ce passage stratégique
33:25en envoyant
33:26deux navires de guerre.
33:28Les détails
33:28avec Rachid Farhan.
33:30Voie maritime vitale
33:31pour l'économie mondiale,
33:33le détroit d'Hormuz
33:34est au cœur
33:34de toutes les tensions.
33:35Depuis plusieurs semaines,
33:37le passage
33:37est fortement en travail,
33:38affectant les flux énergétiques
33:40et commerciaux
33:41à l'échelle planétaire.
33:43Face à cette situation,
33:45Washington affirme
33:45avoir lancé
33:46une opération
33:47pour sécuriser la zone.
33:48Dans un message
33:49publié sur les réseaux sociaux,
33:51Donald Trump déclare
33:52« Nous commençons maintenant
33:53le processus
33:54pour dégager
33:55le détroit d'Hormuz,
33:56comme une faveur
33:57pour des pays
33:58du monde entier,
33:59notamment la Chine,
34:00le Japon,
34:01la Corée du Sud,
34:02la France,
34:03l'Allemagne
34:03et bien d'autres.
34:04De manière incroyable,
34:06ils n'ont pas le courage
34:07ni la volonté
34:08de faire ce travail eux-mêmes. »
34:10Selon des sources américaines,
34:11des navires militaires
34:12auraient déjà traversé
34:14le détroit
34:14dans le but
34:15de rassurer
34:16les cargos commerciaux
34:17et relancer
34:17progressivement
34:18le trafic.
34:19Mais dans les faits,
34:20la situation
34:21reste incertaine.
34:22Téhéran dément
34:23certaines informations
34:25et maintient
34:25une pression sécuritaire
34:27dans la zone.
34:29En parallèle,
34:30un autre élément
34:30attire l'attention.
34:32Fait très intéressant,
34:34des navires
34:35citernes vides
34:36provenant
34:36de nombreuses nations
34:37se dirigent
34:38vers les États-Unis
34:39pour y charger du pétrole.
34:41Une déclaration
34:42qui intervient
34:43alors que les marchés
34:44énergétiques
34:45sont sous tension
34:46avec des perturbations
34:47inédites
34:48liées au blocage
34:49du détroit
34:50car ce passage stratégique
34:51concentre à lui seul
34:52près de 20%
34:53du commerce mondial
34:54de pétrole
34:55et jusqu'à 35%
34:57des échanges
34:57maritimes
34:58d'engrais.
34:59Pendant ce temps,
35:00les discussions diplomatiques
35:01se poursuivent
35:02à Islamabad.
35:03Mais malgré un cesse
35:04et le feu fragile,
35:05la navigation
35:06reste limitée
35:07et l'essu
35:08des négociations
35:09demeure incertaine.
35:12Le Liban,
35:14toujours ciblé
35:15par les frappes
35:16meurtrières israéliennes,
35:1818 personnes
35:19au moins
35:19ont été tuées hier
35:21dans des frappes
35:22sur le sud
35:23du Liban.
35:24L'armée israélienne
35:25a indiqué avoir frappé
35:26plus de 200 cibles
35:27du Hezbollah
35:28au cours
35:29des dernières 24 heures.
35:31En six semaines
35:31de conflit,
35:32les autorités
35:33libanaises
35:34ont décompté
35:34plus de 2000 morts
35:36et de 6400 blessés.
35:38La journée du 8 avril
35:40était la plus meurtrière
35:41avec plus de 350 morts
35:44en une seule journée
35:45selon un dernier bilan officiel.
35:50Le Premier ministre
35:52Benyamin Netanyahou
35:53a déclaré hier soir
35:54vouloir un accord de paix
35:56avec le Liban
35:57qui tiendra
35:58pour des générations.
35:59Le Liban et Israël
36:01entameront
36:01des négociations
36:02mardi prochain,
36:03des pourparlers
36:04directs
36:05qui se dérouleront
36:06à Washington
36:07et qui doivent porter
36:08sur l'établissement
36:09de relations de paix
36:10entre les deux pays voisins
36:12mais aussi
36:13sur le désarmement
36:14du Hezbollah.
36:16Pour rappel,
36:17le Liban n'est pas inclus
36:18dans le cessez-le-feu
36:19entre les Etats-Unis
36:21et l'Iran.
36:25Et toujours
36:26dans la région
36:27Reza,
36:28les bombardements
36:28se poursuivent
36:29malgré le cessez-le-feu
36:31établi
36:31il y a six mois.
36:33Entre bâtiments
36:34éventrés,
36:35tentes de fortune
36:35ou encore
36:36salles de classe
36:37improvisées,
36:38des milliers d'élèves
36:39tentent de poursuivre
36:40leur scolarité
36:41dans des conditions
36:43dramatiques.
36:44Le point
36:45avec Ababakar Tonkara.
36:47Dans la bande de Gaza,
36:49les élèves retournent
36:50en classe
36:50au cœur des décombres.
36:52Les écoles détruites
36:53par les frappes israéliennes
36:54ont laissé place
36:55à des abris précaires
36:57entre universités
36:58éventrées,
36:59tentes dressées
37:00sur les gravats,
37:01salles sans bancs
37:02ni tableaux,
37:03assis à même le sol.
37:04Les étudiants
37:05reprennent les cours
37:06dans un endroit
37:07où survivent aussi
37:08des familles déplacées.
37:14Je rêvais de devenir
37:15cardiologue,
37:16mais tout a changé.
37:18Avant la guerre,
37:18nous avions des écoles
37:20et des universités.
37:21Aujourd'hui,
37:22nos écoles
37:22ne sont plus que
37:23des tentes
37:23et des ruines.
37:26Le quotidien
37:27est un combat permanent,
37:28une réalité animée
37:29par une pauvreté
37:30extrême.
37:33Notre situation
37:34est très difficile
37:35et douloureuse.
37:36Trouver un moyen
37:37de transport est compliqué.
37:38Obtenir des fournitures
37:40scolaires est très difficile
37:41et financièrement aussi
37:42c'est dur.
37:43La vie est épuisante
37:44et douloureuse.
37:46Les enseignants
37:47eux aussi
37:47tiennent malgré tout.
37:52Les élèves
37:53luttent juste
37:53pour arriver en classe.
37:55Il n'y a pas assez
37:55de places assises,
37:57pas de fournitures,
37:58pas de livres.
37:59Ils sont piégés
38:00dans des conditions
38:00qui ne sont pas adaptées
38:02à l'apprentissage.
38:03Pour sa part,
38:05le ministère de l'Éducation
38:06donne quelques
38:07chiffres.
38:11Plus de 86 000 élèves
38:13sont actuellement
38:14pris en charge
38:14par 2600 enseignants
38:16dans des points
38:17d'apprentissage
38:17improvisés.
38:19Depuis le début
38:21de la guerre,
38:21165 établissements
38:23scolaires ont été
38:24détruits
38:24et 392
38:26endommagés.
38:27Une situation
38:28alarmante
38:28qui révèle
38:29la réalité
38:30à Gaza
38:30où apprendre
38:31est devenu
38:32un acte
38:34de survie.
38:52Au Maroc,
38:53les deux chambres
38:54du Parlement
38:55tiendront
38:55mercredi prochain
38:57une séance
38:57plénière.
38:58Elle sera consacrée
39:00à la présentation
39:01du bilan
39:02de l'action
39:02gouvernementale.
39:03Un communiqué
39:04indique que
39:05cette séance
39:06se tient
39:07conformément
39:07aux dispositions
39:09de la Constitution.
39:10Elle débutera
39:11à 10h30
39:12dans la grande
39:13salle
39:13des séances
39:14de la Chambre
39:15des représentants.
39:16Le Parlement
39:16marocain
39:17entame
39:17la dernière
39:19ligne droite.
39:19Il s'agit
39:20de la dernière
39:20session
39:21de la dernière
39:22législature
39:23avant
39:23les élections
39:24législatives
39:25de septembre
39:26prochain.
39:30Un mot de sport
39:31à présent.
39:32La Esfar
39:33s'est imposée
39:34à domicile
39:34hier
39:35face à la
39:35renaissance
39:36de Berkane
39:36par deux bœufs
39:38à zéro.
39:38C'était au stade
39:39Moulay Abdullah
39:40Araba
39:41en match
39:42allé
39:42des demi-finales
39:43de la Ligue
39:43des champions
39:44d'Afrique
39:44de football.
39:45Les bœufs
39:46de la rencontre
39:47ont été inscrits
39:47par Ahmed
39:48Hamouddhan
39:49à la 58e
39:50minute
39:50et Khalid
39:51Aydsourkhan
39:51à la 80e
39:53minute.
39:53Le match
39:54retour aura lieu
39:55le 18 avril
39:56prochain
39:57à Berkane.
40:02L'Olympique
40:03de Safi
40:04a ramené
40:04un nul
40:05précieux
40:06face à l'USM
40:06Alger
40:07avec un score
40:08de 0-0
40:10hier
40:10en demi-finale
40:11allée de la Coupe
40:12de la CAFA
40:13Alger
40:13au terme
40:14d'un match
40:15serré
40:15alors que
40:16les Algériens
40:17croyaient faire
40:17la différence
40:18à deux reprises
40:19mais deux buts
40:20leur ont été
40:21refusés
40:21par la VAR
40:22à la 51e
40:25puis à la 77e
40:27minute de jeu.
40:27Les Safiotons
40:28ont fait preuve
40:29de solidité défensive
40:31et de discipline
40:31malgré une infériorité
40:33numérique
40:34en fin de rencontre
40:35après l'expulsion
40:36de leurs gardiens.
40:37L'OCS
40:38repart donc
40:39avec un résultat
40:40positif
40:41tout reste à jouer
40:42lors du match
40:43retour prévu
40:44le dimanche
40:45et 19 avril
40:47sur la pelouse
40:48du Stade
40:49de Maciera
40:49à Asphire.
40:53Voilà pour
40:54l'essentiel
40:54de l'actualité
40:55et tout de suite
40:56le coin culture
40:57avec Mariv Rami.
41:07Mesdames et Messieurs
41:07bonsoir
41:08et bienvenue
41:09dans l'Invité Culture.
41:10On dit souvent
41:11que l'art
41:12est le miroir
41:13de l'âme
41:13mais ne serait-il
41:14pas avant tout
41:15le socle
41:16de notre intelligence
41:17émotionnelle ?
41:18Si l'éveil artistique
41:19est reconnu
41:20comme essentiel
41:20la question
41:21de sa transmission
41:22reste entière.
41:23Comment cultiver
41:25cette sensibilité
41:26dès le plus jeune âge
41:27non pas comme
41:28une simple action
41:28mais comme
41:29un véritable langage
41:31de vie ?
41:32Ce soir
41:32nous plongeons
41:33au cœur
41:33de l'éducation artistique
41:35à travers le prisme
41:36de l'innovation pédagogique.
41:38Nous explorerons
41:39des approches
41:40qui bousculent
41:41les codes traditionnels
41:42à l'image
41:43de la célèbre méthode
41:44Willems
41:44qui place l'humain
41:46et l'écoute intérieure
41:47au centre
41:48de l'apprentissage musical.
41:50Quels sont
41:50ces outils
41:51qui permettent
41:52aux enfants
41:52de s'approprier
41:53le monde
41:54par le sensible ?
41:55Nous en parlons
41:56ce soir
41:57avec
41:57Senira Belmouna.
41:59Bonsoir à vous.
42:00C'est un plaisir
42:00de vous avoir
42:01avec nous ce soir.
42:03Je rappelle que vous êtes
42:04pédagogue,
42:05musicologue,
42:05fondatrice
42:06d'une école de musique.
42:07C'est un plaisir.
42:08Merci.
42:08Merci à vous
42:09de m'accueillir.
42:09Un plaisir de vous avoir
42:11avec nous.
42:11Alors on va commencer
42:12par cette méthode
42:14Willems.
42:15Qu'est-ce que c'est
42:16exactement ?
42:17Quelle méthode
42:18d'apprentissage ?
42:19En quoi est-elle
42:19innovante aujourd'hui ?
42:21Alors la méthode
42:22Willems
42:22porte le nom
42:23de son fondateur
42:24qui est Edgar Willems.
42:25Alors c'est très simple,
42:26c'est une méthode
42:27qui vient à poser
42:28les enfants
42:29dans un milieu musical.
42:30On va les laisser
42:31s'imprégner de la musique,
42:32vivre la musique
42:33à travers les sens,
42:34à travers le corps
42:35et un peu plus tard,
42:36commencer petit à petit
42:37à prendre conscience
42:38et aller vers l'intellectuel.
42:40Alors il a mis en place
42:41des leçons
42:42à quatre parties.
42:43Donc on a
42:43une partie audition
42:44qui est vraiment
42:45le travail auditif,
42:47donc travailler à l'oreille,
42:48découvrir les sons,
42:49etc.,
42:50une partie rythmique
42:51qu'on appelle
42:51les frappés rythmés,
42:53une partie chanson
42:54qui est la partie vocale,
42:56donc on va venir
42:56travailler la voix
42:57et une partie
42:58mouvement corporel.
42:59Et ces quatre parties
43:01vont être mis en place
43:02en trois degrés
43:03avec un quatrième degré
43:03qui arrive à la fin.
43:05Premier degré
43:05qui est vraiment
43:06le degré de l'imprégnation,
43:07donc l'enfant
43:08s'imprègne de la musique,
43:09il vit ça
43:10à travers son corps.
43:11Deuxième degré
43:11qui est le degré
43:12de la prise de conscience,
43:13donc il prend conscience
43:14des phénomènes musicaux
43:15qu'il a vécu
43:16au premier degré,
43:17notamment à travers
43:17les graphismes.
43:19Troisième degré
43:19qui est le degré
43:20pré-solfégique,
43:21pré-instrumental,
43:22donc ça c'est vraiment
43:23le degré de l'ordre,
43:24donc on met l'ordre
43:25dans les idées,
43:25et puis après
43:26le quatrième degré
43:27qui est le solfège.
43:27À partir de là,
43:28l'enfant est apte
43:29à pouvoir apprendre
43:29un instrument.
43:30Donc on débute très jeune
43:31avec des enfants
43:32de trois ans,
43:32des fois deux ans et demi,
43:33jusqu'à six ans.
43:35En quoi cette méthode
43:36justement se distingue
43:37d'un enseignement
43:38classique,
43:39traditionnel,
43:40où on commence d'abord
43:42par apprendre le solfège
43:43sans toucher
43:44d'instrument
43:44pendant une année
43:45avant de pouvoir
43:46justement choisir
43:47déjà son instrument
43:49et de commencer à jouer ?
43:50Alors la méthode Willem,
43:51ça fait partie
43:52de ces méthodes dites actives,
43:53donc c'est des méthodes
43:55où l'enfant est acteur
43:56majeur de son apprentissage.
43:57Les méthodes classiques,
43:58ce sont des méthodes
43:59plutôt réceptives.
44:00Donc on a un enfant
44:01qui est assis dans une classe
44:02avec un prof
44:02qui donne un cours,
44:03donc l'enfant reçoit
44:05beaucoup d'informations
44:06en peut-être
44:06une heure,
44:07deux heures de cours,
44:08et l'assimilation
44:08se passe un peu moins bien.
44:10Ici, l'enfant vit vraiment
44:11tout à travers ses sens.
44:12Donc on n'est pas limité,
44:13il va mieux assimiler
44:15et ça se passera mieux.
44:17Est-ce que c'est
44:17une méthode d'apprentissage
44:19ou plutôt une philosophie
44:20de vie
44:21qu'on apprend justement
44:23à ses enfants ?
44:24Alors moi,
44:24je dirais que c'est
44:25plutôt les deux.
44:26Alors c'est une méthode
44:27d'apprentissage
44:28parce qu'on a bien
44:28une progression
44:29qu'on part d'un premier degré
44:30jusqu'à un quatrième degré,
44:31mais c'est aussi
44:32une philosophie de vie
44:33parce que nous,
44:33ce qui nous importe,
44:34c'est vraiment de,
44:35en plus de ça,
44:36de faire des musiciens,
44:38mais de former aussi
44:38des êtres plus épanouis.
44:40On vient participer
44:41un peu au développement
44:42global de l'enfant,
44:43on vient toucher
44:44à l'émotionnel,
44:47au sensoriel,
44:48à l'intellectuel
44:49et même au social.
44:51Donc on a des enfants
44:52qui sont épanouis,
44:53qui peuvent grandir
44:54dans des milieux
44:55plutôt...
44:56À quel moment
44:58on sait qu'il est prêt
44:59justement,
45:00qu'il a cette conscience
45:01dont vous parliez
45:02tout à l'heure
45:02pour pouvoir,
45:04on va dire,
45:05commencer à apprendre
45:05du solfage ?
45:07Alors on le sait
45:08quand on voit...
45:10Est-ce qu'il y a
45:10des indicateurs ?
45:11Oui.
45:12Alors on va voir
45:12au fur et à mesure
45:14des degrés,
45:14les enfants vont commencer
45:15à développer
45:17des petites choses.
45:18On va voir
45:19qu'il va commencer
45:19à chanter beaucoup plus juste,
45:20reconnaître plus facilement
45:21des sons,
45:22savoir si un son
45:23est plus aigu,
45:24un son est plus grave.
45:25Toutes ces petites choses-là
45:26font qu'à un moment donné,
45:27on le sent.
45:28Les enfants,
45:28ça parle beaucoup,
45:32ça montre des choses
45:33et on sait très vite
45:34s'il est apte
45:35ou pas à passer.
45:36Mais de toute façon,
45:37une fois qu'ils ont fait
45:38les trois degrés,
45:39on sait très bien
45:40tout de suite
45:40qu'ils sont aptes
45:41à passer à leur...
45:42J'imagine que pendant
45:43ces trois degrés,
45:45ces enfants sont en contact
45:47avec plusieurs instruments
45:48avant de choisir.
45:51Ce n'est pas comme
45:51la méthode classique
45:52où on fait du solfage
45:53et ensuite on doit...
45:54On est face à ce choix
45:55mais sans avoir vraiment
45:56forcément eu l'occasion
45:59d'avoir un contact
46:01avec ces instruments,
46:02donc on peut se louper
46:04sur celui qui nous conviendrait
46:05le mieux peut-être.
46:06Oui, totalement.
46:07Alors nous,
46:07dans la formation,
46:09on utilise différents instruments.
46:11Donc si on est dans
46:12une partie audition,
46:13on ne va pas se limiter
46:13à chanter,
46:14on va utiliser
46:14des instruments à effet,
46:15des cymbales,
46:16des percussions,
46:17on utilise beaucoup
46:17le piano,
46:19la flûte à coulisses,
46:20le xylophone.
46:21Donc ils sont en contact
46:22avec les instruments de musique
46:25mais il ne faut pas oublier
46:26qu'en tant qu'être humain,
46:27on a déjà des instruments
46:28qui sont en nous,
46:29qui est notre voix
46:29et notre corps
46:30qui font déjà pas mal de choses.
46:32Et puis les enfants
46:33se dirigent généralement
46:34vers quelque chose
46:35qui leur convienne à la fin.
46:37On parle souvent
46:38de l'oreille musicale
46:39comme d'un don.
46:40Comment on fait
46:41pour faire travailler
46:42justement cette audition
46:44chez un enfant à bas âge
46:46parce que ça commence
46:47à partir de trois ans ?
46:49Et quel est le rôle aussi
46:50du mouvement corporel
46:51et de l'instinct
46:53dans cette méthode
46:54qui est, on va dire,
46:55innovante ?
46:56Alors quand on parle
46:57d'oreille musicale,
46:58il y a deux types d'oreilles.
46:59On a l'oreille absolue,
47:00c'est celle-là
47:00dont on parle de don
47:01et on a l'oreille relative.
47:03Edgar Willems
47:04considérait que l'oreille
47:05c'était une faculté humaine
47:06qu'on peut développer
47:07comme un peu
47:07le fait de parler
47:08ou de marcher.
47:09On apprend à parler,
47:10on apprend à marcher
47:10donc on apprend à écouter.
47:12Dans la méthode Willems,
47:14nous, on la travaille
47:15dans la partie audition
47:16parce que c'est vraiment
47:16la partie qui est consacrée
47:18à l'oreille.
47:19Donc comme je vous ai dit,
47:20à travers la reconnaissance
47:21d'un son,
47:22à travers le mouvement sonore,
47:23à travers l'invention
47:25d'une mélodie, etc.
47:26Mais aussi à travers
47:27les chansons
47:28parce que le fait de chanter,
47:29on doit jauger finalement
47:30si on chante juste ou pas.
47:32Donc là,
47:33c'est comme ça
47:34qu'elle se développe.
47:34Le mouvement corporel,
47:36lui, c'est vraiment
47:36le centre du corps.
47:39Quand on est en train
47:41de faire du rythme,
47:42tout passe par le corps.
47:43Donc on parle
47:44de mouvement corporel naturel,
47:46donc on parle
47:46de quelque chose
47:47qui est naturel.
47:47Par exemple,
47:48je me pose au piano,
47:48je joue une mélodie
47:50ou quelque chose
47:51et je vais demander
47:51à l'enfant,
47:51est-ce que c'est plutôt
47:53une mélodie
47:53qui te pousse à marcher
47:55ou à courir ?
47:56Et bon,
47:57ils vont commencer à marcher.
47:58Si je m'arrête,
47:58ils vont s'arrêter.
47:59S'ils jouent un peu plus vite,
48:00ils vont aller un peu plus vite.
48:01C'est comme ça
48:01qu'on développe un peu
48:02le sens du rythme
48:03à travers le mouvement corporel.
48:05Et justement,
48:06le fait de développer
48:07cette sensibilité artistique
48:09très jeune,
48:10j'imagine que ça aide aussi,
48:12on va dire,
48:14au développement
48:14mais aussi au raisonnement logique,
48:17à l'apprentissage
48:18dans d'autres disciplines
48:19autres que la musique.
48:20Oui,
48:22alors,
48:23je pars de l'oreille musicale
48:25comme vous m'avez posé
48:26la question tout à l'heure.
48:27Quand on apprend
48:27à développer son oreille musicale,
48:29on va chercher à...
48:31Donc,
48:31on va apprendre
48:32à se concentrer
48:33pour écouter un son,
48:34pour pouvoir reproduire
48:36un son qui est juste.
48:37Cette démarche-là
48:38va favoriser la concentration,
48:39va favoriser la mémoire.
48:41Mais pas que,
48:41parce que quand on apprend
48:42à développer une oreille musicale,
48:44on doit apprendre
48:45à dissocier le son
48:46de la tonation,
48:47du timbre.
48:48Et ça,
48:48c'est des choses
48:49qu'on retrouve beaucoup
48:51dans l'apprentissage
48:51d'une langue.
48:52Parce qu'une langue,
48:53on sait bien,
48:53le français et l'arabe
48:54n'ont pas le même alphabet,
48:56n'ont pas le même son
48:57au niveau des lettres.
48:58Et donc,
48:59du coup,
49:00un enfant qui a fait
49:01de la musique
49:01dans un endroit
49:02qui est bien structuré
49:03va avoir plus de facilité
49:05à apprendre une langue
49:06qu'un enfant
49:06qui n'en a pas fait.
49:07D'accord.
49:08On n'a pas l'impression
49:09qu'on peut faire ce lien,
49:11finalement,
49:11mais il existe.
49:12Il existe.
49:13Il existe.
49:13Alors,
49:14un enfant qui n'en a pas fait
49:15peut apprendre aussi facilement,
49:16mais un enfant qui en a fait
49:18va avoir plus de facilité,
49:19va avoir plus d'outils
49:20pour pouvoir le faire.
49:21Et comment ces méthodes
49:22favorisent justement
49:23le fait d'avoir plus confiance
49:26en soi,
49:27le fait aussi
49:28de pouvoir gérer
49:29ses émotions ?
49:31Alors,
49:32ce qui est bien
49:32avec la méthode Willems,
49:34c'est que nous,
49:35ce qui nous intéresse,
49:35ce n'est pas le résultat,
49:36mais c'est le chemin
49:38pour arriver à ce résultat.
49:39On ne s'intéresse pas
49:41à,
49:41OK,
49:41il a joué
49:42à tel moment,
49:43à tel endroit.
49:45Ce qui nous intéresse,
49:46c'est tout le parcours
49:46qu'il va faire
49:47pour y arriver.
49:47Et c'est ça
49:48qui va booster
49:49la confiance en soi
49:49d'un enfant.
49:50Il va petit à petit
49:52travailler ses œuvres,
49:54passer des heures
49:54à monter un programme
49:55et au final,
49:56jouer devant un public
49:57ou devant un jury.
49:58Et le cheminement vers là,
50:00c'est ça qui va le pousser
50:01à développer
50:01une confiance en soi
50:02plus importante.
50:03Est-ce que cette méthode
50:04nécessite un contexte
50:06spécifique,
50:06particulier ?
50:08Alors,
50:09un contexte,
50:09non.
50:10Il faut quand même
50:11qu'on mette en place
50:12quelques conditions
50:13pour que les séances
50:15se passent bien.
50:15Ce qu'on veut surtout,
50:17c'est d'avoir un endroit
50:18qui soit agréable,
50:19qu'on ait des profs
50:20qui soient évidemment
50:21formés à la pédagogie
50:22Willems,
50:23mais tout se passe,
50:24on peut le faire
50:25à n'importe quel endroit.
50:26On a fait des ateliers
50:28d'initiation musicale
50:29dans les milieux scolaires,
50:30donc c'était vraiment
50:30pendant les horaires d'école
50:31et voilà,
50:33les enfants ont bien accepté ça.
50:35Ça s'est très bien passé.
50:36Donc finalement,
50:37ce dont on a besoin,
50:38c'est juste un endroit
50:39qui soit adapté,
50:41une salle qui soit
50:42assez agréable
50:43et puis nous,
50:44on amène de toute façon
50:44le matériel
50:45et on fait tout ce qu'il faut
50:46pour y aller.
50:47Est-ce que l'enseignement
50:49est orienté spécifiquement
50:50sur cette méthode
50:51ou est-ce que c'est combiné
50:52à d'autres méthodes
50:54qui existent ?
50:56L'enseignement musical ?
50:57Oui.
50:58Alors, l'enseignement musical,
50:59nous, on utilise
51:00la méthode Willems,
51:00mais ça peut être n'importe...
51:02Il y a plusieurs méthodes
51:02d'enseignement de la musique.
51:04Mais vous favorisez celle-ci ?
51:05Nous, on favorise celle-là
51:06parce qu'elle est plus complète.
51:08Comme on touche à tout,
51:09un musicien,
51:09ce n'est pas juste
51:10un caca qui entend bien,
51:11c'est un caca
51:11qui a bon sens du rythme,
51:12c'est un caca qui chante juste.
51:13Comme elle est complète,
51:14elle forme bien l'enfant
51:15dès le bas âge
51:16et alors une fois
51:17qu'il a l'âge
51:18de se mettre devant un instrument,
51:20il est plus complet.
51:21On parle depuis tout à l'heure
51:22des enfants,
51:23mais pour les adultes,
51:25est-ce qu'il n'est pas trop tard
51:27quand on est adulte ?
51:28Il n'est jamais trop tard
51:29pour commencer.
51:30Au contraire,
51:30c'est une méthode
51:31d'initiation à la musique.
51:32Qu'on soit un enfant
51:33ou un adulte,
51:33on peut le faire.
51:34On passe par les mêmes étapes.
51:35On passe par les mêmes étapes.
51:36Donc, c'est tout à fait possible
51:37de le faire avec des adultes.
51:38D'accord.
51:39Et à l'ère du numérique
51:40et des écrans,
51:41donc l'ère dans laquelle
51:42on vit actuellement,
51:43comment en enseignement artistique
51:45peut-il rester attractif
51:48et efficace
51:49pour cette nouvelle génération
51:51qu'on appelle maintenant
51:52génération alpha ?
51:53Alors, en restant sur quelque chose
51:56de très vivant.
51:56Moi, je trouve que les enfants
51:57aujourd'hui sont beaucoup trop
51:58stimulés visuellement
51:59et pas assez sensoriellement.
52:01Et c'est ça le problème.
52:02Et quand on a la possibilité
52:04d'avoir des ateliers de musique
52:05qui sont aussi vivants,
52:07on vient un peu faire l'abstraction
52:09des écrans et des smartphones,
52:12etc.
52:12Et de les laisser jouer
52:13un peu à la musique,
52:15de laisser finalement
52:16leur expression un peu plus libre,
52:19c'est un atout
52:21et il faudrait l'utiliser.
52:22Maintenant, attention,
52:23le numérique, c'est important.
52:25On l'utilise comme un outil
52:26pour pouvoir un peu
52:29travailler nos cours.
52:30Peut-être au niveau auditif,
52:32mais pas au niveau sensoriel.
52:34Alors, auditif,
52:35on aime bien aussi
52:36utiliser les instruments.
52:37C'est plus facile
52:40pour les enfants
52:40de se projeter,
52:41mais on utilise quand même
52:42un peu le numérique
52:44pour donner quoi.
52:46Et en ce qui concerne
52:46les professeurs,
52:48leur formation,
52:49comment ça se passe ?
52:50Est-ce qu'ils sont
52:53suffisamment formés
52:54à cette méthode aujourd'hui
52:55au Maroc ?
52:56En tout cas,
52:56est-ce qu'elle est suffisamment connue ?
52:58Parlez-nous un petit peu
52:59de la formation des professeurs
53:01et de l'adaptation
53:03aux nouveaux besoins,
53:04on va dire.
53:05Alors, la méthode Vilens,
53:07malheureusement,
53:07n'est pas encore connue au Maroc.
53:09On est les premiers
53:10à l'avoir ramenée.
53:12Les professeurs,
53:13aujourd'hui,
53:13ils sont un peu bloqués aussi
53:15parce qu'on n'a pas toujours
53:16l'accès à ces infos.
53:18Donc, je pense que c'est aussi
53:18un cheminement personnel.
53:20Il faut, nous-mêmes,
53:21en tant que personnes,
53:22chercher à se former,
53:25se poser la question déjà
53:26est-ce que ma méthodologie
53:27fonctionne ou pas ?
53:28Avec les enfants d'aujourd'hui,
53:30peut-être que ce n'est pas
53:31la meilleure option
53:32de donner des cours classiques.
53:33Une fois qu'on prend conscience
53:34que ce n'est pas suffisant,
53:37on va commencer à chercher
53:38après de nouvelles méthodologies.
53:39Il n'y a pas qu'à la méthode
53:40de Louis-Villem,
53:41il y a d'autres méthodes
53:41d'enseignement.
53:43L'idée, c'est juste
53:44d'essayer de trouver
53:45des choses innovantes
53:46pour stimuler les enfants
53:47et les aider à s'intéresser
53:49un peu plus à la musique.
53:50Merci en tout cas
53:51de nous avoir éclairé
53:52sur cette méthode.
53:52Je vous en prie, merci à vous.
53:54Qui n'est pas suffisamment connue.
53:56C'était un plaisir
53:57de vous avoir avec nous.
53:58Merci à vous.
53:59Je rappelle que vous êtes
54:00pédagogue, musicologue,
54:01fondatrice d'une école de musique.
54:04C'est un plaisir,
54:05Samia.
54:05Merci beaucoup
54:06à vous de m'accueillir
54:07sur le plateau.
54:07Merci, au revoir.
54:10C'est la fin de l'invité culture
54:12pour ce soir.
54:12Je vous souhaite
54:13une très bonne soirée.
54:23Sous-titrage ST' 501
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