00:00Le gouvernement sonne la fin de l'anarchie de la parafiscalité au Gabon.
00:04Cette parafiscalité qui, outre le fait qu'elle devienne incontrôlée,
00:10s'ajoute la complexité de la grogne des populations et des opérateurs économiques à ce sujet.
00:16Héritée peut-être d'une certaine façon de faire,
00:19depuis un certain nombre d'années, ce dispositif ne peut plus s'accoutumer des exigences de la cinquième de public.
00:24Il nous faut identifier les ressorts qui pourraient être des éléments de solution.
00:30Nous avons un cadre institutionnel fragmenté, une architecture administrative complexe,
00:36donnant lieu à soit des chevauchements, soit des complices de compétences,
00:41mais au final des prélèvements multiples et tellement désorganisés
00:47qu'ils donnent l'impression que l'État n'organise plus tout.
00:51L'instruction nous avait été donnée par les chefs de l'État,
00:53et donc plus que jamais nous devons prendre ce problème à bras le corps.
00:56Nous ne comptons pas moins de 38 prélèvements autour d'une quarantaine
01:00et avec moins de la moitié qui sont des éléments inscrits au titre de l'Ordre des Finances.
01:06Sous l'impulsion de Hermann Imongo, le gouvernement est désormais appelé
01:10à examiner en profondeur l'autre dossier de la parafiscalité,
01:14un secteur qui engendre d'importantes pertes de revenus pour l'État
01:18et fragilise le panier de la ménagère.
01:20La parafiscalité en soi n'est pas mauvaise, elle existe.
01:24C'est une disposition qui est prévue par la loi.
01:27Là où ça se gâte, c'est qu'aujourd'hui, au Gabon,
01:29on enregistre près de 6 administrations jusqu'à 7-11 administrations
01:35qui vont se pencher sur la même matière.
01:38Ce qui fait que les opérateurs économiques se sentent asphyxiés.
01:42Au Gabon, la parafiscalité se déploie à travers plusieurs canaux.
01:47Une situation qui nécessite une meilleure coordination
01:50et un encadrement plus rigoureux des mécanismes en place.
01:53Il y a des prélèvements qui transitent par les caisses du trésor public
01:57et qui sont repartis.
01:59Et c'est là justement l'urgence,
02:00c'est que cette portion ne représente qu'environ 25% de tout ce qui est prélevé.
02:07Il y a une autre parafiscalité qui est tout aussi reconnue,
02:12qui va dans les caisses des institutions de façon autonome.
02:16Et il y a une autre qui échappe totalement à tous les mécanismes réguliers installés.
02:22Cette réunion a abouti à la mise en place d'un comité technique
02:25autour du secrétariat général du gouvernement.
02:28Sa mission, organiser une nouvelle architecture institutionnelle au contrôle
02:32tout en intégrant le transfert des compétences.
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