[#Journal] Le 19H30 du 09 Avril 2026
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00:00...
00:07Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonsoir.
00:09Ravi de vous retrouver ce jeudi 9 avril 2026 pour le 19h30 sur GMT TV.
00:16Au sommaire, face à la polémique autour des nominations cascade au sein du cabinet du maire de la commune de
00:22Libreville,
00:23Pierre Matsioba-Metougue, le conseil municipal qui s'étonne ce jour, aurait procédé à l'annulation immédiate des dites nominations.
00:31Une décision radicale mais salutaire, relayée ces dernières heures par l'agence gabonaise de presse.
00:36Le conseil municipal de Libreville aurait procédé ce jour à l'annulation des récentes nominations au sein du cabinet du
00:43maire.
00:44Une décision qui aurait été prise sous la pression de l'opinion et des autorités. On fait le point.
00:51Le vent du changement souffre sur l'administration municipale de Libreville.
00:56Sous la pression de l'opinion publique et des hautes autorités, le conseil municipal s'est réuni ce jeudi 9
01:02avril 2026
01:03pour acter l'annulation des nominations controversées du cabinet de Pierre-Mathieu-Obame-Metougue.
01:09C'est une séance extraordinaire qui restera gravée dans les annales de la gouvernance locale.
01:14Selon des informations rapportées par l'agence gabonaise de presse, l'ordre du jour était sans équivoque.
01:21L'annulation pure et simple des récentes nominations au cabinet du maire central.
01:25Cette décision radicale intervient après une levée de boucliers sans précédent face à ce que beaucoup considèrent comme un excès
01:32de gestion.
01:33Le malaise est né de la publication d'un arrêté municipal, revelant une équipe de 186 collaborateurs.
01:41Un chiffre déjà jugé déraisonnable au regard de la loi organique 001-2014, mais qui ne serait que la partie
01:49émergée de l'iceberg.
01:51Des sources internes à la mairie, citées par l'AGP, évoquent une réalité bien plus alarmante.
01:57Le nombre de nominations oscillerait en réalité autour de 300 personnes en l'espace de seulement quelques mois.
02:04Face à cette inflation de personnel, jugée pléthorique par le milieu politique et la société civile,
02:11les hautes autorités ont dû intervenir en urgence par voie d'arrêté pour stopper cette hémorragie administrative.
02:18Le conseil municipal de ce jeudi ne se contente pas de sanctionner une erreur de parcours.
02:24Il doit désormais jeter les bases d'une réorganisation profonde.
02:28Pour les administrés, l'attente est immense.
02:32Libreville confrontée à des défis de salubrité et d'infrastructure
02:36attend de sa mairie un rééquilibrage budgétaire et une gouvernance plus transparente.
02:42En annulant ces nominations, l'hôtel de ville espère éteindre l'incendie de la controverse.
02:48Reste désormais à savoir si cette restructuration permettra de restaurer durablement la confiance
02:54envers une institution municipale fragilisée par ces scandales de gestion.
02:59En politique, sur 104 partis politiques enregistrés,
03:03seuls 4 sont actuellement en conformité avec la loi.
03:06Les autres doivent régulariser leur situation avant l'échéance du 27 juin prochain.
03:12A moins de 3 mois de l'échéance fatidique du 27 juin prochain,
03:16le paysage politique gabonais semble frapper de léthargie.
03:19Selon des informations recueillies par l'argence gabonaise de presse HGP,
03:23l'immense majorité des formations politiques du pays se trouve actuellement hors la loi.
03:28Le constat est sans appel sur les 104 partis officiellement enregistrés au ministère de l'Intérieur.
03:33Seuls 4 ont à ce jour déposé un dossier complet et conforme aux nouvelles exigences législatives.
03:38Cette situation place la classe politique nationale devant un mur,
03:41alors que la loi numéro 016-2025 durcit considérablement les conditions d'existence des groupements politiques.
03:48D'après les sources de l'AGP, seules les formations suivantes seraient actuellement en règle,
03:52en l'occurrence l'Union démocratique des bâtisseurs, formation au pouvoir,
03:56le Parti démocratique gabonais, l'ancien parti au pouvoir,
03:59le Rassemblement pour la patrie et la modernité de Baro-Chambrier
04:02et l'Union pour la République de Gervais-Ognane.
04:05Ces 4 structures ont réussi à franchir les obstacles de la nouvelle réglementation
04:09qui impose notamment la présentation de statuts actualisés,
04:12l'existence d'un siège social physique et d'un compte bancaire dédié.
04:16La difficulté majeure pour les 100 autres partis réside sans doute dans les nouveaux critères de représentativité.
04:21La loi numéro 016-2025 exige désormais que chaque formation justifie d'au moins 10 000 adhérents réels.
04:27Ces derniers doivent être identifiés par leur numéro d'identification personnelle
04:31et répartis de manière équilibrée sur l'ensemble des neuf provinces du Gabon.
04:35Cette disposition vise à mettre fin au phénomène des partis mal-être,
04:38souvent limités à une province ou à une simple personnalité,
04:41mais elles semblent pour l'heure insurmontables pour la majorité.
04:45Le ministère de l'Intérieur reste ferme.
04:47Les partis politiques ont jusqu'au 27 juin 2026 pour se conformer,
04:51sous peine de perdre leur reconnaissance légale.
04:53Entre logistique bancaire, collecte des NIP et implantation provinciale,
04:58la course contre la montre est lancée pour éviter une dissolution massive de l'opposition comme de la majorité.
05:04En économie, le Gabon dispose d'un potentiel économique estimé à 60 milliards de francs CFA.
05:10Mais la transformation de cette richesse en développement concret reste un défi majeur décryptage.
05:17Avec une richesse nationale évaluée à 105 milliards de dollars,
05:21soit environ 60 000 milliards de francs CFA,
05:24par le dernier rapport Changing to Wealth of Nations de la Banque mondiale,
05:29le Gabon confirme son statut de géant économique potentiel en Afrique centrale.
05:34Pourtant, derrière ce chiffre vertigineux,
05:36l'institution de Bretton Woods soulève une question cruciale.
05:40Pourquoi ce capital colossal ne décolle-t-il pas pour améliorer le quotidien des Gabonais ?
05:46Le paradoxe gabonais est frappant.
05:48Si le pays dispose d'un capital naturel exceptionnel,
05:51avec un couvert forestier de 88%,
05:54des ressources minières massives et une façade maritime stratégique,
05:59la richesse réelle par habitant est en déclin.
06:02Selon la Banque mondiale,
06:03le premier obstacle réside dans l'incapacité historique
06:06à convertir ses ressources naturelles en actifs productifs,
06:10tels que des infrastructures solides ou un capital humain performant.
06:15L'économie reste prisonnière de sa dépendance au cycle pétrolier,
06:19rendant la croissance extrêmement volatile.
06:22À cela s'ajoute une gestion budgétaire structurellement déséquilibrée.
06:26Les dépenses de fonctionnement de l'État
06:28absorbent une part trop importante des recettes,
06:31ne laissant que des miettes aux investissements de développement.
06:35En somme, le Gabon consomme sa richesse naturelle au lieu de l'investir,
06:39entraînant une stagnation du taux de pauvreté malgré l'opulence du sous-sol.
06:44Pour briser ce plafond de verre,
06:46la Banque mondiale propose des solutions concrètes
06:49articulées autour de trois leviers majeurs.
06:51Cela passe par l'optimisation de la gouvernance.
06:54L'institution appelle à une lutte rigoureuse contre la corruption
06:58et à une transparence accrue.
07:00Chaque franc CFA, issu de la rente naturelle,
07:03doit être optimisé pour construire des routes,
07:06des hôpitaux et des réseaux énergétiques fiables.
07:09Il est urgent de sortir du modèle de l'exportation brute.
07:12Le salut économique passera par le développement d'industries
07:15de transformation locale, bois, mines, agroalimentaires,
07:19seules capables de générer des emplois massifs et durables pour la jeunesse.
07:23Le pays devrait également miser sur la monétisation du capital vert,
07:27véritable poumon de la planète.
07:29Le Gabon doit transformer sa forêt en actifs financiers.
07:33La Banque mondiale encourage le pays à obtenir des compensations internationales
07:37justes pour ses services de séquestration de carbone.
07:41Le diagnostic est donc clair.
07:43Le trésor est là, mais la clé de son coffre réside dans une réforme profonde de l'État.
07:48Le défi du Gabon n'est plus de prouver sa richesse,
07:51mais de faire en sorte que ces 60 000 milliards de francs CFA
07:54cessent d'être un chiffre théorique pour devenir une réalité tangible
07:58dans l'assiette de chaque citoyen.
08:00Le Gabon instaure une nouvelle responsabilité juridique pour les parents
08:04face aux dérives de leurs enfants sur les réseaux sociaux.
08:07Le cadre légal devient plus strict pour encadrer l'usage du numérique.
08:12Le paysage numérique gabonais connaît une révolution juridique majeure.
08:17Face à la montée des risques liés à l'hyperconnexion des plus jeunes,
08:21les autorités ont tranché.
08:22L'air de l'impunité et du laisser-faire sur les réseaux sociaux est révolu.
08:27L'ordonnance numéro 0011 bar PR bar 2026 vient d'instaurer un cadre strict
08:34plaçant la responsabilité parentale et la protection des mineurs
08:38au sommet des priorités nationales.
08:40Le texte marque un tournant historique en fixant la majorité numérique à 16 ans.
08:46Désormais, l'accès aux plateformes sociales n'est plus un droit automatique pour les enfants.
08:51L'article 17 de la nouvelle ordonnance est sans équivoque la création d'un compte
08:56ou profil sur tous services de communication en ligne, réseaux sociaux ou plateformes
09:00numériques en ligne et interdites aux mineurs âgés de moins de 16 ans.
09:04Pour les adolescents de moins de 16 ans, seule une autorisation parentale express
09:08pourra lever cette interdiction.
09:10Cette mesure oblige les géants du web à revoir leur système de contrôle
09:14sous la supervision de la haute autorité de la communication.
09:18L'innovation la plus marquante et sans doute la plus redoutée
09:21réside dans l'engagement juridique des tuteurs légaux.
09:24Le législateur ne se contente plus de recommandations éducatives.
09:28Il transpose la responsabilité civile et pénale dans l'univers virtuel.
09:33Selon l'article 18, la personne exerçant l'autorité parentale
09:37engage sa responsabilité pour tous les actes commis sur un réseau social
09:41ou plateforme numérique en ligne par le mineur de moins de 16 ans
09:45dont elle est responsable conformément aux dispositions des textes en vigueur.
09:49En clair, si un mineur se rend coupable d'un jour de diffamation
09:53de troubles à l'ordre public en ligne,
09:55ce sont les parents qui devront répandre de ces actes devant la justice.
09:58L'ordonnance impose également une cadence infernale
10:02aux plateformes numériques pour protéger les jeunes victimes.
10:04En cas de signalement de cyberharcèlement,
10:07les éditeurs doivent accuser réception sous 24 heures
10:10et statuer sur le contenu litigieux sous 72 heures.
10:13Par défaut, les comptes des mineurs devront voir
10:15leur fonction d'interaction suspendue
10:17afin d'éviter tout contact avec des prédateurs ou des inconnus.
10:21À travers ce texte, le Gabon ambitionne d'assainir durablement
10:24son espace numérique, rappelant que si la technologie est virtuelle,
10:27ses conséquences sur la vie sociale et judiciaire sont, elles, bien réelles.
10:31La note culture de ce 19h30, le Gabon, pays d'honneur au FEMUA,
10:3718 ans Côte d'Ivoire, prépare activement sa participation.
10:41L'objectif est de promouvoir la culture nationale sur la scène africaine.
10:45En sa qualité de pays d'honneur à la 18e édition du Festival des musiques urbaines
10:50d'Anoumabo FEMUA, le Gabon a, à la faveur d'une conférence de presse tenue
10:54le mercredi 8 avril 2026, réaffirmé sa présence.
10:58Placée sous le thème « Intelligence artificielle, menaces ou opportunités pour l'Afrique »,
11:02cette édition sera pour les acteurs culturels gabonais
11:04une scène pour s'exprimer et partager l'identité nationale sur la scène continentale.
11:09Cette cérémonie s'est tenue en présence des ministres de la Jeunesse et des Sports,
11:13chargés de rayonnement culturel Paul Kessani, du commerce et des PME-PMI,
11:17Zinaba Ninga Channing et du comité d'organisation du FEMUA.
11:21Reconnaissant et confiant du choix porté sur le Gabon,
11:23le ministre de Tutelle a tenu à rappeler l'importance de ce festival.
11:28Mesdames et Messieurs, le FEMUA 18 est bien plus qu'un événement.
11:31Il incarne une vision, celle d'une Afrique qui croit en sa jeunesse,
11:35en sa culture et en sa capacité à se projeter avec ambition dans l'avenir.
11:41Pour le Gabon, c'est une opportunité stratégique d'affirmer son identité culturelle
11:45et de renforcer son rayonnement sur la scène internationale.
11:50Alors, ensemble, faisons du FEMUA 18 un moment inoubliable.
11:54Faisons du Gabon non pas un invité, mais une signature.
11:58Face aux artistes culturels gabonais, la feuille de route a été déclinée,
12:01offrant ainsi une vision concrète du festival.
12:04Il fallait venir parler avec les acteurs gabonais et leur dire ce qui les attend à Abidjan.
12:10Donc, on a décliné cette feuille de route-là, où il s'agit des grandes articulations de leur participation,
12:17comme la nuit du Gabon, soirée gabonaise qui va accueillir toute la richesse culturelle et gastronomique du Gabon.
12:26Et puis, il y a l'ouverture du pavillon d'honneur du Gabon.
12:30Ce pavillon-là qui va rester pendant toute la semaine sur le site pour accueillir les amis du Gabon
12:36et permettre aux Ivoiriens aussi de venir découvrir le Gabon.
12:41Entre héritage et modernité, le pays, à travers ses acteurs culturels de tous bords, d'ailleurs présents,
12:46entend jouer sa partition pour laisser sa griffe de panthère.
12:49Je pense qu'être ambassadrice, avoir une ambassadrice qui connaît l'écosystème en Côte d'Ivoire,
12:58c'est un avantage.
13:03Je suis très honorée et très fière d'avoir été choisie comme ambassadrice.
13:12Et je ferai le moment possible porter les valeurs hauts que nous allons mettre en place
13:18avec l'ensemble des équipes, des ministères en charge,
13:23avec lesquelles nous allons commencer à travailler.
13:26Au contraire de prendre le renvol et faire valoir le pays sous toutes ses formes dès le 28 avril à
13:31Abidjan.
13:33À présent, passons au chiffre du jour qui est 99.
13:36C'est le nombre de cas de tuberculose multirésistante.
13:40En 2025, la source est le programme national de lutte contre la tuberculose.
13:44Notre verbatim, le ministre de la Communication invite chaque citoyen
13:49à faire preuve de discernement et de responsabilité face à ses contenus trompeurs,
13:54souvent porteurs de désinformation et de manipulation politicienne.
13:58David Elamintza, conseiller en communication au ministère de la Communication et des Média,
14:02est l'auteur de ce verbatim.
14:04Fin de ce 19h30, merci de nous avoir suivis, bonne soirée à tous, à demain, au revoir.
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