00:00Le ministère de la Communication et des Médias a publié ce mercredi 8 avril 2026 un communiqué sans équivoque annonçant
00:09la fin de l'impunité numérique.
00:11Face à la prolifération des contenus manipulés par l'intelligence artificielle mettant en scène de manière irrespectueuse les plus hautes
00:19autorités de l'État, le gouvernement gabonais tape du poing sur la table.
00:24Pour le ministre de la Communication, le constat est alarmant. Des contenus détournés, souvent à des fins de désinformation ou
00:33de manipulation politicienne, circulent de plus en plus sur la toile.
00:37Si la liberté d'expression est un droit, le gouvernement rappelle avec fermeté qu'elle s'arrête là où commence
00:44le dénigrement des institutions.
00:46Le respect dû au président de la République ainsi qu'à l'ensemble des autorités demeure une exigence fondamentale, soulignent
00:55le communiqué.
00:56Au-delà de la simple veille technologique, le gouvernement pose une question d'ordre moral et patriotique,
01:03interrogeant chaque citoyen sur l'héritage que la nation souhaite léguer à sa jeunesse et sur l'importance accordée aux
01:11institutions démocratiques.
01:12L'OTAN de la sensibilisation laisse désormais place à celui de la repression.
01:18Le ministère rappelle que le cadre pénal gabonais a récemment évolué pour intégrer les spécificités du numérique.
01:26L'élément clé de cette offensive juridique est l'adoption, lors du Conseil des ministres du 26 février 2026,
01:33d'une ordonnance sanctionnant l'hypertrucage ou deepfake.
01:38Ce texte vise spécifiquement les créations numériques trompeuses qui portent atteinte à la cohésion nationale ou à l'image des
01:46représentants de l'État.
01:48Le gouvernement exhorte désormais la population à un usage éthique et responsable des outils technologiques.
01:55Le message est clair, l'innovation ne doit pas être un vecteur de chaos social.
02:01Tout manquement aux nouvelles dispositions législatives exposera désormais les auteurs à des sanctions pénales sévères,
02:09marquant ainsi la volonté du Gabon de protéger sa souveraineté numérique et la dignité de ses dirigeants.
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