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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 11/04/2026
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00:16Ladies and gentlemen, thank you for joining us on Median TV.
00:19Here are the main titles of your Info.
00:24Nasser Boreta a reçu aujourd'hui à Rabat l'envoyé spécial du président de la République de Zambie,
00:30porteur d'un message à Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
00:33Lors de cette rencontre, la Zambie a réitéré son soutien sans équivoque à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc.
00:42Au Pakistan, les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis ont débuté aujourd'hui à Islamabad la capitale.
00:47Au cœur de ces discussions, la réouverture du Détroit d'Hormuz.
00:53Et enfin, le président américain Donald Trump affirme que les Etats-Unis ont commencé ce samedi le processus de déblocage
01:00du Détroit d'Hormuz,
01:01au moment où plusieurs navires de la marine américaine ont franchi ce passage contrôlé par l'Iran.
01:11A la une de l'actualité ce samedi, Nasser Boreta a reçu aujourd'hui à Rabat l'envoyé spécial du
01:17président de la République de Zambie,
01:19porteur d'un message à Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
01:22Dans une déclaration faite à la presse, le représentant zambien a salué l'excellence des relations bilatérales
01:27unissant le Royaume du Maroc à la République de la Zambie.
01:31L'envoyé spécial a également réitéré la ferme détermination de son pays à renforcer la coopération bilatérale
01:37dans des domaines d'intérêt commun, notamment la transformation numérique, l'autonomisation des jeunes et l'innovation.
01:44Lors de cette rencontre, la Zambie a réitéré son soutien sans équivoque à l'intégrité territoriale
01:49et à la souveraineté du Royaume du Maroc sur l'ensemble de son territoire, y compris son Sahara marocain.
02:02La Zambie demeure pleinement engagée à renforcer ses relations bilatérales avec le Royaume du Maroc.
02:08Ces liens revêtent une grande importance car ils servent les intérêts mutuels de nos deux nations et de nos peuples.
02:31La Zambie réitère également son soutien indéfectible à la souveraineté territoriale du Royaume du Maroc, y compris sa souveraineté sur
02:39le Sahara marocain.
02:44Je tiens à le répéter clairement. La Zambie réaffirme son soutien sans équivoque au Royaume du Maroc en ce qui
02:52concerne son intégrité territoriale, y compris sur le Sahara marocain.
02:56Et ça inclut la souveraineté sur le Sahara marocain.
03:05Le ministre marocain des Affaires étrangères a reçu aujourd'hui à Rabat le président du Sénat de la République démocratique
03:10du Congo, Jean-Michel Samaloukonde Kienge, porteur d'un message à Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
03:17Dans une déclaration faite à la presse, l'émissaire du président congolais a mis en avant les relations historiques unissant
03:23le Royaume du Maroc à la République démocratique du Congo, saluant le soutien constant du Maroc à la RDC.
03:29Il a saisi cette occasion pour souligner le rôle agissant du Royaume en tant qu'acteur principal en Afrique.
03:36Cette rencontre a été l'occasion d'aborder plusieurs questions d'intérêt commun.
03:41Notre vœu, parce que nous avons toujours été ensemble sur plusieurs sujets d'importance nationale, c'est que nous le
03:51restions, surtout sur les questions de souveraineté nationale sur lesquelles nous nous soutenons mutuellement.
03:57Nous avons eu des échanges très conviviales. Notre vœu, c'est de revenir ici encore le plus souvent que possible.
04:07Nous sommes repartis aussi avec cette assurance de soutien permanent du Royaume du Maroc envers la République démocratique du Congo.
04:18Le ministre des Affaires étrangères Nasser Boleta s'est entretenu vendredi à Rabat avec le président du Sénat du Burundi,
04:26Gervé Ndirakobuka.
04:27Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Rabat et Bujumbura.
04:33Les échanges ont porté sur les moyens de consolider la coopération entre les deux pays ainsi que sur plusieurs questions
04:40d'intérêt commun au niveau régional et continental.
04:43Les deux responsables ont également souligné l'importance du dialogue politique et de la coordination entre les institutions dans une
04:50dynamique visant à approfondir les liens d'amitié et de partenariat entre Rabat et Bujumbura.
04:59Dans le cadre du renforcement des relations entre le Maroc et le Niger, le Royaume a fait don en 2024
05:05au Niger d'une centrale thermique portant le nom de Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
05:09Un don d'une capacité de 22,5 MW, la centrale thermique est composée de neuf groupes électrogènes, neuf transformateurs
05:18élévateurs ainsi que d'une salle de contrôle dotée d'appareils de dernière technologie et de câbles de raccordement basse
05:25et haute tension.
05:26Le tout acheminé et monté sur le site par une équipe de techniciens marocains accompagnés d'agents de la Nigelec.
05:32Cette initiative a pour objectif d'améliorer l'accès à l'électricité au Niger, soutenir l'industrialisation locale et consolider
05:40la coopération sud-sud.
05:42Je vous propose d'écouter à ce propos Bakaru Yaoussangare, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Nigériens
05:48à l'extérieur.
05:50Un appui royal pour aider le Niger à atteindre sa souveraineté énergétique et améliorer la desserte de notre société d
05:58'électricité, la Nigelec.
06:00C'est un apport substantiel parce qu'il porte sur à peu près, si ma mémoire est bonne, 6 000
06:06foyers.
06:09C'est pour alimenter 6 000 foyers à peu près 4 quartiers de la ville de Niamé, ce qui n
06:14'est pas rien.
06:16Et c'est l'historique de cette centrale.
06:19C'est suite à l'embargo que la CDA nous a imposé.
06:25Le Niger a coupé son électricité.
06:28Moi j'étais au Maroc, j'étais avec le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bouruta, et il m'a demandé
06:36qu'est-ce que le Maroc peut faire pour le Niger.
06:39On a parlé de l'appui de la coopération énergétique, la coopération financière, la coopération agricole et la formation.
06:49Et c'est dans le cadre de la coopération énergétique justement que le roi, avec sa majesté, le roi a
06:55décidé de nous construire une centrale de 22,5 MW à titre d'appui pour améliorer notre souveraineté.
07:05Le Parlement et ses deux chambres tiendra mercredi prochain une séance plénière commune consacrée à la présentation du bilan de
07:12l'action gouvernementale.
07:13Un communiqué indique que cette séance, qui se tient conformément aux dispositions de l'article 101 de la Constitution, débutera
07:20à 10h30 dans la grande salle des séances de la Chambre des représentants.
07:29On poursuit ce journal en ouvrant notre chapitre consacré à la guerre au Moyen-Orient.
07:49Je vous le disais en titre, au Pakistan, les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis ont débuté aujourd
07:54'hui à Islamabad, la capitale.
07:56C'est la scène politique mondiale qui attend les retombées de ce dialogue, avec au cœur de ces discussions la
08:02réouverture du détroit d'Hormuz.
08:04Les détails avec Nasser Dinounayn.
08:07Entre les milliers de morts, les millions de déplacés et un marché mondial sous la menace d'une crise totale,
08:13cette médiation est décisive.
08:14C'est ici, à Islamabad, que se tient le dialogue entre les délégations iraniennes et américaines.
08:19Arrivé sur place, le vice-président américain J.D. Vance se montre confiant.
08:24Nous voulons des négociations positives. Si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait
08:30disposés à leur tendre la main.
08:34Un enthousiasme que Téhéran ne partage pas.
08:36Mené par le président du parlement iranien, Mohamed Bagher Galibaf, la délégation iranienne reste méfiante.
08:42Au cœur des discordes, les accords et les promesses non tenues par les Etats-Unis jusque-là.
08:46Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance.
08:49Les négociations passées avec les Etats-Unis se sont toujours finies par des échecs et des promesses brisées.
08:56À Washington, Donald Trump suit de près cette rencontre.
08:59Le président américain déclare déjà que le détroit d'Hormuz serait bientôt ouvert de toute façon.
09:03Pour lui, en cas d'échec des négociations, la guerre serait totale.
09:07On redémarre tout. On charge les navires avec les meilleures munitions, les meilleures armes jamais construites,
09:14meilleures encore que celles qu'on avait avant alors qu'on avait déjà tout fait exploser.
09:18Un tournant majeur pour le processus diplomatique.
09:21Pendant des semaines, l'Iran refusait catégoriquement les négociations directes.
09:25Le temps presse. Chaque jour, la guerre se rapproche du pont de non-retour.
09:30Le président américain Donald Trump a affirmé ce samedi que les Etats-Unis avaient commencé le processus de déblocage du
09:37détroit d'Hormuz
09:38au moment où plusieurs médias américains ont rapporté que le navire de la marine américaine avait franchi le même jour
09:45ce passage contrôlé par l'Iran.
09:46Nous commençons maintenant le processus pour dégager le détroit d'Hormuz comme faveur pour des pays à travers le monde,
09:53y compris la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la France, l'Allemagne et bien d'autres.
09:58C'est ce qu'a écrit le président américain sur sa plateforme.
10:01Selon le média Axios qui cite un responsable américain,
10:04plusieurs navires de la marine américaine ont franchi le détroit d'Hormuz ce samedi.
10:12Le Liban et Israël entament rond mardi prochain à Washington.
10:16Des négociations directes, c'est pour parler, porteront notamment sur le désarmement du Hezbollah
10:21et l'établissement de relations de paix entre Israël et le Liban.
10:25Alors qu'aujourd'hui, des frappes israéliennes sur le sud du pays ont tué 10 personnes,
10:29selon le ministère libanais de la Santé.
10:32Les explications avec Dunia Dimon.
10:35De la fumée s'élève dans le sud du Liban,
10:37où les combats continuent entre l'armée israélienne et le Hezbollah,
10:41deux jours après la centaine de bombardements simultanés
10:44lancés sur le Liban par l'armée israélienne.
10:47Les pressions diplomatiques s'accrutent donc de plus en plus à l'encontre d'Israël
10:51pour stopper ces bombardements sur le Liban, à l'instar du Royaume-Uni.
10:56Il y a encore tant de travail à fournir pour assurer une stabilité dans la région.
11:01Et je veux être très claire.
11:02Le cessez-le-feu doit inclure le Liban.
11:05L'escalade des bombardements au Liban par Israël a été dévastatrice
11:10et les conséquences humanitaires se traduisent par des centaines de milliers de déplacés
11:15et des milliers de personnes tuées.
11:19Des pourparlers entre le Liban et Israël pourraient avoir lieu la semaine prochaine à Washington.
11:23Mais avant toute négociation, le Liban exige un cessez-le-feu de la part d'Israël.
11:28L'État hébreu n'y semble pour l'instant pas enclin.
11:32Je veux juste vous dire qu'il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban.
11:36Nous continuons de bombarder le Hezbollah avec force et nous n'arrêterons pas tant que votre sécurité n'est pas
11:42assurée.
11:45Le premier ministre israélien recherché par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité
11:51a dit être prêt à des discussions avec le Liban à deux conditions.
11:55Le désarmement total du Hezbollah et la conclusion d'un accord historique entre le Liban et Israël.
12:02Depuis 1948, les deux pays sont officiellement en guerre.
12:05De telles discussions seraient donc un événement historique.
12:09Pour rappel, Israël a mené une série d'attaques meurtrières de grande ampleur cette semaine.
12:14Le dernier bilan fait état de 357 personnes tuées mercredi dernier.
12:19Au total, près de 2000 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de l'opération israélienne le 2
12:24mars dernier.
12:25Et selon le ministère libanais de la Santé, ce bilan n'est pas définitif étant donné que les opérations de
12:32recherche dans les décombres
12:33et d'identification de victimes se poursuivent.
12:39A Gaza, malgré les bombardements, l'école reprend.
12:42Entre bâtiments éventrés, tentes de fortune ou encore salles de classe improvisées,
12:46des milliers d'élèves tentent de poursuivre leur scolarité dans des conditions dramatiques.
12:50Les détails avec Ababa Kartoukara.
12:53Dans la bande de Gaza, les élèves retournent en classe au cœur des décombres.
12:57Les écoles détruites par les frappes israéliennes ont laissé place à des abris précaires.
13:03Entre universités éventrées, tentes dressées sur les gravats, salles sans bancs ni tableaux,
13:09assis à même le sol, les étudiants reprennent les cours.
13:12Dans un endroit où survivent aussi des familles déplacées.
13:20Je rêvais de devenir cardiologue, mais tout a changé.
13:23Avant la guerre, nous avions des écoles et des universités.
13:27Aujourd'hui, nos écoles ne sont plus que des tentes et des ruines.
13:32Le quotidien est un combat permanent, une réalité animée par une pauvreté extrême.
13:38Notre situation est très difficile et douloureuse.
13:42Trouver un moyen de transport est compliqué.
13:44Obtenir des fournitures scolaires est très difficile.
13:47Et financièrement aussi, c'est dur.
13:49La vie est épuisante et douloureuse.
13:52Les enseignants, eux aussi, tiennent malgré tout.
13:58Les élèves luttent juste pour arriver en classe.
14:01Il n'y a pas assez de places assises, pas de fournitures, pas de livres.
14:04Ils sont piégés dans des conditions qui ne sont pas adaptées à l'apprentissage.
14:09Pour sa part, le ministère de l'Éducation donne quelques chiffres.
14:17Plus de 86 000 élèves sont actuellement pris en charge par 2600 enseignants
14:22dans des points d'apprentissage improvisés.
14:25Depuis le début de la guerre, 165 établissements scolaires ont été détruits
14:30et 392 endommagés.
14:33Une situation alarmante qui révèle la réalité à Gaza
14:36où apprendre est devenu un acte de survie.
14:43Il y aura présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
14:56Le Mali a officiellement retiré sa reconnaissance de la pseudo-RASD.
15:00Le Mali, le Kenya et le Niger ont également exprimé cette semaine
15:04leur soutien au plan d'autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara,
15:08le considérant comme la seule solution crédible et réaliste à la question du Sahara marocain.
15:13Et pour en parler, nous sommes en direct de Casablanca avec la docteure Yasmine El-Hasnaoui,
15:18professeure à l'École de l'Éducation et la formation à l'Université Hassan Ier de Stade
15:23et experte dans les affaires maghrébines.
15:26Docteure Yasmine El-Hasnaoui, bonsoir et merci d'être avec nous.
15:30Bonsoir, merci beaucoup.
15:32Alors le retrait de la reconnaissance du polisario par le Mali est un événement historique
15:37qui marque un tournant dans la position du pays sur le dossier du Sahara marocain.
15:42Quel est le contexte derrière la décision du Mali de retirer sa reconnaissance du polisario ?
15:48Alors tout d'abord, il faut comprendre que la décision du Mali s'inscrit dans un mouvement plus large
15:55à la fois régionale et internationale.
15:58Donc elle reflète d'abord une reconnaissance grandissante du caractère sérieux et crédible du plan d'autonomie
16:06proposé par le Maroc, aujourd'hui appuyé par une large majorité des États membres des Nations unies,
16:13plus de 80% des membres des Nations unies, plus de trois quarts des membres des pays membres de l
16:21'Union africaine.
16:22Donc il faudrait aussi noter que le Mali, à l'instar de nombreux pays africains,
16:29fait face à, je dirais, à d'importants défis sécuritaires dans la région du Sahel.
16:35Donc dans ce contexte, le Mali privilégie des partenariats fiables et efficaces
16:41et le Maroc se positionnent ainsi comme un acteur, je dirais, clé,
16:46engagé en faveur de la stabilité, du développement économique
16:50et aussi du renforcement de la coopération sud-sud.
16:53Donc on observe dès lors un véritable tournant.
16:57De plus en plus d'États retirent leur reconnaissance de la soi-disant pseudo-race,
17:02estimant aussi que la communauté internationale ne souhaite plus s'attarder
17:06sur un dossier qui est jugé anachronique, stérile et dépassé et peu productif.
17:13Donc il est désormais largement admis qu'il s'agit, je dirais, d'un différent politique régional
17:19dans laquelle l'Algérie occupe une place centrale face au Maroc
17:25et qui a créé ce dossier en toute pièce.
17:29Donc en définitive, le choix du Mali, je dirais, illustre une démarche pragmatique
17:37orientée vers la stabilité, le développement et la recherche des solutions vraiment concrètes.
17:42Donc c'est vraiment un tournant très, très important, surtout dans l'Afrique de l'Ouest.
17:47Alors le Mali se positionne donc en faveur d'une solution pacifique
17:50et négociée au conflit du Sahara marocain.
17:53Quels sont, d'après vous, les impacts potentiels sur la stabilité régionale africaine ?
18:00La position du Mali, je dirais, en faveur d'une solution pacifique et négociée
18:07constitue un signal très positif pour la stabilité régionale.
18:12Cette position s'inscrit dans une dynamique de plus en plus partagée en Afrique
18:18et qui privilégie le pragmatisme, le dialogue et les solutions stables.
18:22Donc plus ce type d'opposition est soutenue, plus de chances d'aboutir à une solution durable,
18:32augmentant ce qui contribue à réduire les tensions dans la région.
18:35Donc sur le plan sécuritaire, il faut noter d'ailleurs dans cette région,
18:39la stabilité de ce dossier permettrait de recentrer les efforts sur les véritables défis du Sahel,
18:46notamment la lutte contre le terrorisme, les travis transnationaux et l'instabilité chronique.
18:52Donc la résolution de ce différent, je dirais, favoriserait les échanges, les investissements
19:00et bien sûr les projets structurants entre l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne
19:06avec des retombées, je dirais, positives pour l'ensemble des continents.
19:10Il faut noter qu'il y a eu beaucoup de projets colossaux entre le Maroc et le Mali,
19:16mais avec cette reconnaissance, je pense que ça va être très très important pour la stabilité régionale africaine.
19:22Donc enfin, la position du Mali traduit la volonté de dépasser les logiques des blocages hérités de la guerre froide
19:35et du passé pour avancer vers une Afrique plus stable, plus intégrée et tournée vers le développement économique et social.
19:43Donc c'est un choix, je dirais, qui à terme peut contribuer à consolider la paix et la sécurité régionale
19:52et aussi internationale.
19:54Alors vous l'avez dit, la décision prise par le Mali marque un changement significatif dans la dynamique régionale.
20:00Ces décisions pourraient influencer les positions d'autres pays africains sur le dossier du Sahara marocain.
20:06Selon vous, est-ce que d'autres pays africains pourraient suivre l'exemple du Mali dans un avenir très proche
20:12?
20:14Tout à fait, la position, et ça je dirais, c'est vraiment objectif parce que c'est les chiffres qui
20:20parlent, c'est les indicateurs qui parlent.
20:24La position exprimée par le Mali révèle que le pays est pleinement conscient de son rôle et de son influence
20:30au sein de ses organisations régionales et internationales, notamment en Afrique de l'Ouest et dans le cadre de l
20:36'Union africaine.
20:37Donc en rendant cette position publique hier, le Mali envoie un signal très fort, un signal politique fort,
20:45celui d'un repositionnement assumé, susceptible aussi d'entraîner bien sûr d'autres pays à emboîter le pas et être
20:56vraiment dans son sillage.
20:58Donc cela aussi illustre qu'aussi une transformation des équilibres au sein de ces instances,
21:06que ce soit régionales ou internationales, où de plus en plus de pays adoptent une approche pragmatique du dossier.
21:12Donc le Mali se présente ainsi, j'irais, comme un acteur contribuant à faire évoluer des positions en accord avec
21:22les priorités actuelles du continent,
21:26que je résumerai en trois termes, qui est la stabilité, la souveraineté et le développement.
21:32Donc on a vu d'ailleurs dans les provinces du Sud, au Sahara marocain, plusieurs pays africains ont ouvert leur
21:39consulat.
21:39Il y a plus de trois quarts de l'Union africaine ont reconnu la marocanité du Sahara.
21:46Donc ça, et puis avec la position du Mali, les choses vont changer surtout en Afrique de l'Ouest.
21:52Alors cette décision malienne s'inscrit donc dans une série de réorientations diplomatiques et stratégiques du Mali.
21:58Comment est-ce que la communauté internationale devrait réagir sur ce dossier du Sahara marocain ?
22:04Alors moi je pense que la décision du Mali, qui s'inscrit comme je l'ai dit dans une évolution
22:13diplomatique lucide et pragmatique,
22:16qui mérite d'être accompagnée très positivement par la communauté internationale,
22:21et je m'explique, le soutien exprimé par des pays comme le Mali renforce l'idée que le plan d
22:28'autonomie proposé par le Maroc
22:29constitue aujourd'hui la base la plus crédible et c'est un terme qu'on voit tout le temps,
22:35que ce soit dans les rapports ou les résolutions de l'ONU,
22:38pour parvenir à un règlement définitif dans le cadre des Nations Unies.
22:42Donc ensuite, la communauté internationale devrait encourager cette orientation en soutenant les efforts de dialogue sous l'égide de l
22:52'ONU,
22:52tout en évitant bien sûr les approches figées qui ont longtemps bloqué ce dossier par l'Algérie.
23:01Donc il s'agit de privilégier une démarche constructive,
23:06parce que c'est une démarche constructive tournée vers la stabilité,
23:09plutôt que vers le maintien des positions idéologiques dépassées.
23:13Donc par ailleurs, dans un contexte, je dirais sahélien,
23:16marqué par, comme vous le savez, par de fortes tensions sécuritaires,
23:21donc cette position du Mali envoie un message clair,
23:24les priorités doivent être recentrées sur la lutte contre le terrorisme,
23:29le renforcement des États et le développement économique.
23:32Donc je pense que la communauté internationale gagnerait plus
23:35à soutenir les choix souverains des États africains,
23:39qui, je dirais, qui s'orientent vers des partenariats stables et des solutions concrètes.
23:45Donc accompagner cette dynamique par la communauté internationale,
23:48c'est contribuer à la construction, je dirais,
23:51d'un espace africain plus intégré, plus sécurisé et plus prospère.
23:58Donc c'est très, très important que la communauté internationale
24:00accompagne cette position pour la stabilité de la région.
24:05Alors on a parlé du Mali, il y a aussi le Kenya et le Niger
24:08qui ont aussi réaffirmé leur soutien au plan d'autonomie sous souveraineté marocaine
24:12pour résoudre le différent régional autour du Sahara marocain.
24:16Comment est-ce que ce soutien va renforcer la position du Maroc
24:20sur la scène à la fois africaine mais aussi internationale ?
24:25Ce soutien renouvelé par des veillers africains,
24:29comme vous avez cité, comme le Mali, le Kenya ou le Niger,
24:31vient consolider une dynamique diplomatique
24:34déjà bien engagée par le Maroc depuis plusieurs années.
24:38Donc il confirme que l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine,
24:43je dirais, est aujourd'hui perçue comme une solution crédible.
24:47Et cette évolution n'est pas le fruit d'un hasard.
24:50Elle s'inscrit dans la vision stratégique de Sa Majesté le roi Mohamed VI
24:54qui a profondément réorienté la politique étrangère du royaume
24:59vers vraiment une coopération sud-sud, solidaire notamment en Afrique.
25:04Donc à travers des partenariats très concrets,
25:07que ce soit dans les domaines économiques, religieux ou sécuritaires ou humains,
25:13le Maroc a su bâtir une relation, je dirais, de confiance durable
25:19avec notamment plusieurs pays africains.
25:22Donc le soutien de ces États renforce sûrement la position du Maroc
25:29à plusieurs niveaux sur le plan africain.
25:32Il conforte bien sûr son leadership en tant qu'acteur de stabilité et de développement,
25:38tout en consolidant ses alliances stratégiques, bien sûr, au sein de l'Union africaine.
25:46Donc sur le plan international, il envoie un message très très fort
25:50à la communauté internationale quant à la pertinence et la position marocaine.
25:55Donc cela illustre de plus en plus, je dirais, une réalité de plus en plus évidente
26:01que la question du Sahara marocain évolue vers une reconnaissance de la souveraineté du Maroc
26:08portée par une diplomatie royale qui est proactive, cohérente et visionnaire,
26:15impulsée au plus haut niveau de l'État.
26:19Avant de conclure, Dr Yasmin El-Hasnaoui,
26:21les trois pays que sont le Mali, le Kenya et le Niger
26:25ont aussi salué l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies
26:31qui consacre le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine.
26:35Comment ces nations devraient-elles agir en faveur du règlement
26:38de la question du Sahara sur le plan africain, mais aussi onusien ?
26:44Alors déjà, sur le plan africain, cela traduit une évolution importante,
26:51comme j'ai dit tout à l'heure, une évolution importante des équilibres.
26:56Ces États influents renforcent une dynamique continentale favorable au Maroc
27:02en phase avec la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
27:08fondée sur une coopération sud-sud qui est une coopération pragmatique et solidaire.
27:13Donc cela contribue à isoler davantage les positions qui sont anachroniques et opposées
27:24et à consolider un consensus africain autour d'une solution réaliste.
27:29Donc au niveau international, ce soutien appuie le processus onusien
27:36en lui donnant plus de poids politique.
27:39Donc plus les États reconnaissent le plan d'autonomie ou la marocanité du Sahara,
27:44alors que l'on entend que le plan d'autonomie aussi est un signe de reconnaissance du Sahara,
27:49donc comme référence, plus on se rapproche d'une issue vraiment concrète,
27:53car cela réduit le champ des options irréalistes.
27:57Donc en somme, je dirais, ces prises de position accélèrent la dynamique du règlement
28:02en faveur d'une solution politique et crédible, tout en renforçant la crédibilité du leadership du Maroc,
28:11que ce soit sur la scène africaine ou dans les instances internationales.
28:16Et comme j'ai dit, la réussite du Maroc n'est pas une réussite orale,
28:21mais c'est une réussite des actions qui est traduite par des indicateurs et des chiffres
28:27et des termes qui sont vraiment répétés plusieurs fois,
28:31que ce soit dans les rapports des Nations Unies ou dans les résolutions du Conseil de sécurité.
28:36Merci beaucoup, Dr Yasmin El-Hasnaoui, pour votre analyse et d'avoir répondu à toutes nos questions.
28:41Je rappelle que vous êtes professeur à l'École de l'Éducation et la Formation
28:44à l'Université Hassan Ier de Stade et experte dans les affaires maghrébines
28:48et que vous étiez en direct avec nous depuis Casablanca.
28:51Merci encore.
28:55Dans le reste de l'actualité, au Bénin, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche 12 avril
29:01pour une présidentielle sous tension.
29:03Si le ministre des Finances Romuald Ouadagni apparaît comme le favori
29:07pour succéder au président sortant Patrice Talon, sur le terrain,
29:11beaucoup de Béninois attendent surtout des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes.
29:16On voit cela en détail avec Ababakar Tounkara.
29:20À Cotonou, au milieu des embouteillages et des mototaxis qui sillonnent la ville,
29:25Bossa-Lébano Aubin avale rapidement un bol de bouillie entre deux courses.
29:30Artisan de formation, il n'a jamais pu lancer son activité faute d'accompagnement.
29:34J'ai appris quelque chose, j'apprends ça et j'ai le diplôme en main.
29:39Mais comme je n'ai pas des gens derrière moi, c'est pourquoi je me suis rentré dedans.
29:46Pour avoir quelque chose d'abord sur la bouteille avant qu'il ait ouvert mon atelier.
29:52Comme lui, de nombreux jeunes réclament plus qu'un simple discours politique.
29:56Ils veulent des moyens pour entreprendre.
29:59S'il peut nous aider pour ouvrir notre atelier, on va être rentrés dedans pour faire quelque chose,
30:05pour manger là, pour garder notre famille là-là. C'est bien aussi.
30:08Dans cette élection, marquée par les menaces sécuritaires au nord du pays
30:12et les tensions politiques persistantes, certains électeurs misent sur la continuité.
30:18Je veux que le petit président qui vienne là, il n'a qu'à faire comme l'ancien président
30:27pour que plus on trouve de travail dans la ville.
30:32Sur les campus aussi, les attentes sont fortes.
30:35Les étudiants espèrent que la croissance économique vantée par le pouvoir
30:39se traduira enfin en opportunité concrète.
30:42Parce qu'il y a vraiment des talents. Il y a énormément de talents, mais peu mis en lumière.
30:47Premièrement, moi, je pense qu'ils pourraient encore mieux alimenter les ressources disponibles au SCOP,
30:55le CMC Open Park, lancer peut-être une société aussi qui va vraiment s'accentuer sur les besoins principaux des
31:06étudiants,
31:07pas forcément des grandes écoles, mais aussi des universités d'Abo-Mekalavi.
31:11Au Bénin, au-delà des promesses de campagne, le verdict des urnes sera surtout jugé à l'aune d'une
31:17question essentielle.
31:18Le prochain président saura-t-il transformer la croissance économique en stabilité sociale ?
31:26On quitte le Bénin pour la Côte d'Ivoire, où le rassemblement des oufouétistes pour la démocratie et la paix
31:31sert le vice.
31:32Après les élections législatives de décembre 2025, le parti au pouvoir sanctionne 177 de ses cadres
31:39et militant pour indiscipline.
31:41Candidature indépendante, division interne ou encore la direction qui impose l'ordre
31:48et envoie un signal fort à toute la classe politique.
31:51C'est un reportage de Mélissa Connet, Max Oubi et Arnaud Dossau.
31:57En Côte d'Ivoire, le rassemblement des oufouétistes pour la démocratie et la paix RHD périssière les rang.
32:04À la suite des élections législatives du 27 décembre 2025, le parti au pouvoir a sanctionné 177 cadres et militants
32:14pour indiscipline,
32:15après des candidatures indépendantes non autorisées.
32:18Les mesures sont sévères, blâme officielle, déchéance de fonction, exclusion des instances
32:24et interdition de représenter le parti pendant trois ans avec une application pouvant s'étendre jusqu'à fin 2028.
32:32Une décision qui traduit la volonté de la direction de restaurer l'autorité et d'éviter toute dérive interne.
32:40Sur le terrain, les dissensions ont eu des conséquences directes.
32:43Abdoulaye Benmeyité, cadre du RHDP et candidat investi, a été battu par un autre cadre du parti, présenté en indépendant.
32:52Il a salué une décision qui rappelle à l'ordre, estimant que la discipline doit primer sur les ambitions individuelles.
32:59– Je suis bien heureux, non pas parce que des militants qui sont effectivement, qui restent nos frères, des militants
33:04de notre parti,
33:05je ne dis pas, je n'applaudis pas parce qu'ils ont été sanctionnés, j'applaudis parce que mon parti,
33:10qui est un parti oufétiste, un parti de dialogue, un parti de rassemblement, mais de paix,
33:17n'oublie pas qu'il est soumis à des textes qu'il s'est librement donné.
33:25Donc c'est la preuve de la démocratie qui existe dans mon parti, parce que la démocratie aussi, c'est
33:34le respect des lois.
33:35Même lecture chez Dr Denis Mani, directeur du cabinet du président de la jeunesse du RHDP,
33:41pour qui cette sanction collective constitue un exemple pour la jeunesse appelée à plus de rigueur et de loyauté.
33:49– C'est bon pour nous les jeunes de savoir que pour la pérennité de notre appareil politique,
33:55on décide à un moment donné d'appeler tout le monde à la retenue et donner le bon exemple.
34:02Parce que c'est comme une boîte de pandore, si le parti accepte aujourd'hui qu'il y ait des
34:07candidatures indépendantes,
34:09que des personnes acceptent de défier le parrainage que le parti donne à des cadres du parti,
34:15demain, ça pourrait donc donner le mauvais exemple.
34:19Mais derrière cette démonstration d'autorité, se décide un équilibre fragile,
34:24renforcer la discipline, s'en nourrir des frustrations durables.
34:27À l'approche des prochaines échéances, le RHDP joue ainsi une carte décisive
34:32pour maintenir son unité et sa crédibilité politique.
34:37On poursuit avec cette alerte météo de niveau de vigilance orange.
34:40Averses, grêles et chutes de neige sont attendues ce week-end à travers le pays.
34:44Des averses orageuses entre 25 et 35 mm sont attendues dans les provinces de Marrakech,
34:49Stat, Khribga, Tarudan, Khnefra, Bensliman et Khmisset.
34:53Des chutes de neige entre 10 et 20 cm concerneront notamment les provinces de Midelt, Khnefra,
34:59Ifren, Bnibillal, Hazelal, Lhawz et enfin Tinrir.
35:04Place à présent à notre tour de l'actualité économique nationale et internationale avec Nassar Dinounayn.
35:18On commence ce journal au Maroc.
35:20Pour les prochaines années, les objectifs sont posés par les autorités.
35:23Le ministère de l'Économie et des Finances lance sa feuille de route 2026-2032.
35:27Le plan repose sur cinq grands axes.
35:29La performance, la soutenabilité, la transparence, l'inclusivité et le pilotage des réformes.
35:34Concrètement, des plans d'action seront déployés tous les trois ans avec un suivi strict pour mesurer les résultats.
35:40Ce nouveau cadre s'appuie sur une évaluation internationale de 2024,
35:44réalisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
35:47Le système marocain est jugé solide mais avec des marges d'amélioration.
35:51Avec ces réformes, le Maroc veut maintenir son cap et continuer sur sa voie de développement général.
35:57On reste au Maroc où le numérique devrait se renforcer dans le secteur de l'artisanat.
36:01A l'occasion du J-Tex, une nouvelle offre de digitalisation est lancée pour le pays.
36:06Objectif, moderniser le domaine et améliorer la compétitivité.
36:09Porté par un partenariat entre acteurs publics et privés,
36:12cette initiative proposera des outils concrets,
36:15comme un développement des systèmes de paiement électronique, notamment via smartphone.
36:18Des formations seront aussi proposées aux artisans pour mieux maîtriser le digital
36:22et développer leur présence en ligne.
36:24L'enjeu est double, permettre aux artisans d'accéder à de nouveaux marchés grâce au e-commerce
36:29et plus globalement améliorer les performances économiques du secteur.
36:32Au royaume, le secteur de l'artisanat est un point central de l'économie nationale
36:35et avec ces mesures, il pourrait changer en profondeur pour mieux s'intégrer aux chaînes de valeur mondiales.
36:42La Banque mondiale livre une évaluation globalement rassurante.
36:45La stabilité alimentaire du royaume reste soutenue,
36:49notamment grâce aux dernières pluies et à une campagne agricole relancée.
36:52Dans une région marquée par de fortes tensions alimentaires,
36:55le Maroc apparaît relativement stable.
36:57Les précipitations ont aussi permis d'améliorer les réserves d'eau,
37:00un facteur clé pour l'agriculture.
37:02Au-delà du court terme, plusieurs institutions internationales
37:05mettent également en avant le rôle stratégique du Maroc dans l'équilibre agricole mondial.
37:11A l'international, le conflit au Moyen-Orient a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien.
37:16L'approvisionnement en kérosène se porte mal
37:18et l'Association internationale du transport aérien est formelle.
37:21Même si les tensions venaient à se calmer, il faudrait des années pour revenir à la normale.
37:26Face à cette situation, les compagnies aériennes essaient de s'adapter rapidement.
37:30Mais si le secteur peut rester rentable malgré la hausse des prix,
37:33c'est surtout les conséquences à long terme qui posent problème.
37:36Pour les voyageurs, il faudra s'attendre à une hausse générale des prix des billets.
37:41Sur le dossier de l'offre mondiale, l'OPEP a décidé d'agir.
37:44L'Arabie Saoudite, la Russie et six autres membres de l'Alliance
37:47ont annoncé une nouvelle hausse de leur quota de production de pétrole à partir du mois de mai,
37:52avec 216 000 barils supplémentaires par jour.
37:54Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions sur l'approvisionnement mondial,
37:59alors que les marchés restent préoccupés par les conséquences durables
38:02du conflit au Moyen-Orient sur les infrastructures énergétiques.
38:05L'Alliance tente ainsi d'envoyer un signal de stabilité
38:07en augmentant progressivement l'offre disponible sur le marché.
38:11Mais les incertitudes restent nombreuses.
38:13L'OPEP a d'ailleurs averti que les réparations des installations énergétiques endommagées par la guerre
38:17seraient coûteuses et prendraient beaucoup de temps.
38:20En clair, même avec plus de production sur le papier,
38:22le marché pétrolier reste exposé à des déséquilibres importants dans les semaines à venir.
38:29Côté Europe, la Banque Centrale Européenne met en garde
38:32contre une dépendance énergétique devenue trop risquée.
38:34Pour la BCE, les importations d'énergie fossile fragilisent directement la stabilité des prix.
38:39L'institution appelle à accélérer la transition vers une énergie propre et produite localement.
38:44L'objectif est de réduire l'exposition de l'Europe aux chocs extérieurs.
38:47Cette alerte intervient alors que l'inflation en zone euro a atteint 2,5% en mars,
38:52portée notamment par la crise énergétique mondiale.
38:55Toujours en Europe, le commerce français bat de l'aile.
38:57En février, le déficit commercial de la France s'est nettement creusé
39:00pour atteindre les 5,8 milliards d'euros selon les douanes.
39:03Les importations sont en forte hausse, elles s'élèvent à 57,8 milliards.
39:07Une progression notamment portée par les hydrocarbures,
39:10le matériel de transport et les produits pharmaceutiques.
39:12Alors que dans le même temps, les exportations reculent à 52 milliards,
39:15un repli causé entre autres par la baisse des ventes des produits du secteur de l'aéronautique et du spatial.
39:20Un déséquilibre qui relance les inquiétudes sur la compétitivité
39:24et la dépendance énergétique de la France.
39:28Toujours en Europe, en Allemagne, le marché automobile poursuit sa reprise.
39:31En mars, les immatriculations ont progressé de 16% sur un an,
39:35avec environ 294 000 voitures enregistrées.
39:38Cette dynamique est largement portée par l'électrique,
39:40dont les immatriculations ont bondi de 66,2%.
39:43Les véhicules électriques représentent désormais près d'un quart du marché.
39:47Malgré cette amélioration, le secteur reste encore en dessous de ses niveaux d'avant-crise,
39:51dans un contexte toujours marqué par l'incertitude et la prudence des consommateurs.
39:58On termine ce journal en Afrique,
40:00où la Libye relance sa machine pétrolière à plein régime.
40:02La production est en hausse et l'atteint désormais environ 1,43 millions de barils par jour,
40:07un niveau inédit depuis des années.
40:09Selon la compagnie nationale libyenne de pétrole,
40:11les recettes ont également dépassé les 2 milliards de dollars en février.
40:15Fait marquant, la totalité des bénéfices a été transférée au trésor public.
40:18Le pétrole est la principale richesse du pays.
40:21Reste à savoir si cette avancée durera dans le temps.
40:25Votre Soir Info se poursuit avec l'Invité Culture.
40:28Maryam Khamblichy reçoit la pédagogue et musicologue Samira Benmoina.
40:41Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'Invité Culture.
40:44On dit souvent que l'art est le miroir de l'âme,
40:47mais ne serait-il pas avant tout le socle de notre intelligence émotionnelle ?
40:52Si l'éveil artistique est reconnu comme essentiel,
40:54la question de sa transmission reste entière.
40:57Comment cultiver cette sensibilité dès le plus jeune âge ?
41:01Non pas comme une simple activité, mais comme un véritable langage de vie.
41:06Ce soir, nous plongeons au cœur de l'éducation artistique
41:09à travers le prisme de l'innovation pédagogique.
41:12Nous explorerons des approches qui bousculent les codes traditionnels
41:16à l'image de la célèbre méthode Willems
41:18qui place l'humain et l'écoute intérieure au centre de l'apprentissage musical.
41:24Quels sont ces outils qui permettent aux enfants de s'approprier le monde par le sensible ?
41:29Nous en parlons ce soir avec Samira Benmoina.
41:33Bonsoir à vous, c'est un plaisir de vous avoir avec nous ce soir.
41:37Je rappelle que vous êtes pédagogue, musicologue, fondatrice d'une école de musique.
41:41C'est un plaisir.
41:42Merci, merci à vous de m'accueillir.
41:44Un plaisir de vous avoir avec nous.
41:45Alors on va commencer par cette méthode Willems.
41:49Qu'est-ce que c'est exactement ?
41:51Quelle méthode d'apprentissage ?
41:53En quoi est-elle innovante aujourd'hui ?
41:55Alors la méthode Willems porte le nom de son fondateur qui est Edgar Willems.
41:59Alors c'est très simple, c'est une méthode qui vient à poser les enfants dans un milieu musical.
42:04On va les laisser s'imprégner de la musique, vivre la musique à travers les sens, à travers le corps.
42:09Et un peu plus tard, commencer petit à petit à prendre conscience et aller vers l'intellectuel.
42:14Alors il a mis en place des leçons à quatre parties.
42:17Donc on a une partie audition qui est vraiment le travail auditif.
42:20Donc voilà, travailler l'oreille, découvrir les sons, etc.
42:23Une partie rythmique, qu'on appelle les frappés rythmés.
42:27Une partie chanson, qui est la partie vocale.
42:30Donc on va venir travailler la voix.
42:31Et une partie mouvement corporel.
42:33Et ces quatre parties vont être mises en place en trois degrés, avec un quatrième degré qui arrive à la
42:38fin.
42:39Premier degré qui est vraiment le degré de l'imprégnation.
42:41Donc l'enfant s'imprègne de la musique, il vit ça à travers son corps.
42:45Deuxième degré qui est le degré de la prise de conscience.
42:47Donc il prend conscience des phénomènes musicaux qu'il a vécu au premier degré, notamment à travers les graphismes.
42:52Le troisième degré qui est le degré pré-solfégique, pré-instrumental.
42:56Donc ça, c'est vraiment le degré de l'ordre.
42:58Donc on met l'ordre dans les idées.
42:59Et puis après, le quatrième degré qui est le solfège.
43:01À partir de là, l'enfant est apte à pouvoir apprendre un instrument.
43:04Donc on débute très jeune avec des enfants de trois ans, des fois deux ans et demi, jusqu'à six
43:08ans.
43:08En quoi cette méthode justement se distingue d'un enseignement classique, traditionnel, où on commence d'abord par apprendre le
43:17solfège sans toucher d'instrument pendant une année avant de pouvoir justement choisir déjà son instrument et de commencer à
43:24jouer ?
43:24Alors la méthode Willem, ça fait partie de ces méthodes dites actives.
43:28Donc c'est des méthodes où l'enfant est acteur majeur de son apprentissage.
43:31Les méthodes classiques, ce sont des méthodes plutôt réceptives.
43:34Donc on a un enfant qui est assis dans une classe avec un prof qui donne un cours.
43:37Donc l'enfant reçoit beaucoup d'informations en peut-être une heure, deux heures de cours.
43:42Et la simulation se passe un peu moins bien.
43:44Ici, l'enfant vit vraiment tout à travers ses sens.
43:46Donc on n'est pas limité.
43:47Il va mieux assimiler et ça se passera mieux.
43:51Est-ce que c'est une méthode d'apprentissage ou plutôt une philosophie de vie qu'on apprend justement à
43:57ses enfants ?
43:58Alors moi, je dirais que c'est plutôt les deux.
44:00Alors c'est une méthode d'apprentissage parce qu'on a bien une progression.
44:03On part d'un premier degré jusqu'à un quatrième degré.
44:05Mais c'est aussi une philosophie de vie parce que nous, ce qui nous importe, c'est vraiment de, en
44:09plus de ça, de faire des musiciens, mais de former aussi des êtres plus épanouis.
44:14On vient participer un peu au développement global de l'enfant.
44:17On vient toucher à l'émotionnel, au sensoriel, à l'intellectuel et même au social.
44:25Donc on a des enfants qui sont épanouis, qui peuvent grandir dans des milieux plutôt...
44:30À quel moment on sait qu'il est prêt justement, qu'il a cette conscience dont vous parliez tout à
44:36l'heure pour pouvoir, on va dire, commencer à prendre le solfège ?
44:41Alors on le sait quand on voit...
44:44Est-ce qu'il y a des indicateurs ?
44:45Oui. Alors on va voir, au fur et à mesure des degrés, les enfants vont commencer à développer des petites
44:52choses.
44:52On va voir qu'il va commencer à chanter beaucoup plus juste, reconnaître plus facilement des sons, savoir si un
44:57son est plus aigu, un son est plus grave.
44:59Toutes ces petites choses-là font qu'à un moment donné, on le sent.
45:02Les enfants, ça parle beaucoup, ça montre des choses.
45:07Et on sait très vite s'il est apte ou pas à passer.
45:10Mais de toute façon, une fois qu'ils ont fait les trois degrés, on sait très bien tout de suite
45:15qu'ils sont aptes à passer à l'heure.
45:16J'imagine que pendant ces trois degrés, ces enfants sont en contact avec plusieurs instruments aussi, avant de choisir.
45:24Ce n'est pas comme la méthode classique où on fait du solfège et ensuite on est face à ce
45:29choix, mais sans avoir vraiment forcément eu l'occasion d'avoir un contact avec ces instruments.
45:36Donc on peut se louper sur celui qui nous conviendrait le mieux, peut-être.
45:40Oui, totalement. Alors nous, dans la formation, on utilise différents instruments.
45:44Donc si on est dans une partie audition, on ne va pas se limiter à chanter.
45:48On va utiliser des instruments à effet, des cymbales, des percussions.
45:51On utilise beaucoup le piano, la flûte à coulisses, le xylophone.
45:55Donc ils sont en contact avec les instruments de musique.
45:59Mais il ne faut pas oublier qu'en tant qu'être humain, on a déjà des instruments qui sont en
46:03nous, qui est notre voix et notre corps, qui font déjà pas mal de choses.
46:06Et puis les enfants se dirigent généralement vers quelque chose qui leur convienne à la fin.
46:11On parle souvent de l'oreille musicale comme d'un don.
46:14Comment on fait pour faire travailler justement cette audition chez un enfant à bas âge, parce que ça commence à
46:21partir de trois ans ?
46:23Et quel est le rôle aussi du mouvement corporel et de l'instinct dans cette méthode qui est, on va
46:29dire, innovante ?
46:30Alors quand on parle d'oreille musicale, il y a deux types d'oreilles.
46:33On a l'oreille absolue, c'est celle-là dont on parle de don, et on a l'oreille relative.
46:37Edgar Willems considérait que l'oreille, c'était une faculté humaine qu'on peut développer.
46:41Comme un peu le fait de parler ou de marcher.
46:43On apprend à parler, on apprend à marcher, donc on apprend à écouter.
46:46Dans la méthode Willems, nous, on la travaille dans la partie audition, parce que c'est vraiment la partie qui
46:51est consacrée à l'oreille.
46:53Donc comme je vous ai dit, à travers la reconnaissance d'un son, à travers le mouvement sonore, à travers
46:57l'invention d'une mélodie, etc.
47:00Mais aussi à travers les chansons, parce que le fait de chanter, on doit jauger finalement si on chante juste
47:06ou pas.
47:07Donc là, c'est comme ça qu'elle se développe.
47:09Le mouvement corporel, lui, c'est vraiment le centre du corps.
47:13Quand on est en train de faire du rythme, tout passe par le corps.
47:17Donc on parle de mouvement corporel naturel, donc on parle de quelque chose qui est naturel.
47:21Par exemple, je me pose au piano, je joue une mélodie ou quelque chose, et je vais demander à l
47:25'enfant,
47:25est-ce que c'est plutôt une mélodie qui te pousse à marcher ou à courir ?
47:31Et bon, ils vont commencer à marcher.
47:32Si je m'arrête, ils vont s'arrêter.
47:33S'ils jouent un peu plus vite, ils vont aller un peu plus vite.
47:35C'est comme ça qu'on développe un peu le sens du rythme à travers le mouvement corporel.
47:39Et justement, le fait de développer cette sensibilité artistique très jeune,
47:44j'imagine que ça aide aussi, on va dire, au développement, mais aussi au raisonnement logique,
47:51à l'apprentissage dans d'autres disciplines autres que la musique.
47:54Oui, alors je pars de l'oreille musicale, comme vous m'avez posé la question tout à l'heure.
48:01Quand on apprend à développer son oreille musicale, on va chercher à...
48:05Donc on va apprendre à se concentrer pour écouter un son, pour pouvoir reproduire un son qui est juste.
48:11Cette démarche-là va favoriser la concentration, va favoriser la mémoire.
48:15Mais pas que, parce que quand on apprend à développer une oreille musicale,
48:18on doit apprendre à dissocier le son de la tonation, du timbre.
48:22Et ça, c'est des choses qu'on retrouve beaucoup dans l'apprentissage d'une langue.
48:26Parce qu'une langue, on sait bien, le français et l'arabe n'ont pas le même alphabet,
48:30n'ont pas le même son au niveau des lettres.
48:32Et donc du coup, un enfant qui a fait de la musique dans un endroit qui est bien structuré
48:37va avoir plus de facilité à apprendre une langue qu'un enfant qui n'en a pas fait.
48:41D'accord.
48:42On n'a pas l'impression qu'on peut faire ce lien finalement, mais il existe.
48:46Il existe, il existe. Alors un enfant qui n'en a pas fait peut apprendre aussi facilement,
48:50mais un enfant qui en a fait va avoir plus de facilité, va avoir plus d'outils pour pouvoir le
48:55faire.
48:55Et comment ces méthodes favorisent justement le fait d'avoir plus confiance en soi,
49:01le fait aussi de pouvoir gérer ses émotions ?
49:05Alors, ce qui est bien avec la méthode Willems, c'est que nous, ce qui nous intéresse,
49:10ce n'est pas le résultat, mais c'est le chemin pour arriver à ce résultat.
49:13On ne s'intéresse pas à, ok, il a joué à tel moment, à tel endroit.
49:19Ce qui nous intéresse, c'est tout le parcours qu'il va faire pour y arriver.
49:21Et c'est ça qui va booster la confiance en soi d'un enfant.
49:24Il va petit à petit, voilà, travailler ses œuvres, passer des heures à monter un programme
49:29et au final jouer devant un public ou devant un jury.
49:32Et le cheminement vers là, c'est ça qui va le pousser à développer une confiance en soi plus importante.
49:37Est-ce que cette méthode nécessite un contexte spécifique, particulier ?
49:42Alors, un contexte, non.
49:44Il faut quand même qu'on mette en place quelques conditions pour que les séances se passent bien.
49:49Ce qu'on veut surtout, c'est d'avoir un endroit qui soit agréable,
49:53qu'on ait des profs qui soient évidemment formés à la pédagogie Willems,
49:57mais tout se passe, voilà, on peut le faire à n'importe quel endroit.
50:00On a fait des ateliers d'initiation musicale dans les milieux scolaires,
50:04donc c'était vraiment pendant les horaires d'école.
50:06Et voilà, les enfants ont bien accepté ça, ça s'est très bien passé.
50:10Donc finalement, ce dont on a besoin, c'est juste un endroit qui soit adapté,
50:15une salle qui soit assez agréable.
50:17Et puis nous, on amène de toute façon le matériel et on fait tout ce qu'il faut pour y
50:21arriver.
50:21Est-ce que l'enseignement est orienté spécifiquement sur cette méthode
50:25ou est-ce que c'est combiné à d'autres méthodes qui existent ?
50:30L'enseignement musical ?
50:31Oui.
50:32Alors l'enseignement musical, nous on utilise la méthode Willems,
50:34mais ça peut être n'importe...
50:36Il y a plusieurs méthodes d'enseignement de la musique.
50:38Mais vous favorisez celle-ci ?
50:39Nous on favorise celle-là parce qu'elle est plus complète.
50:42Comme on touche à tout, un musicien, ce n'est pas juste un caca qui entend bien,
50:45c'est un caca qui a bon sens du rythme, c'est un caca qui chante juste.
50:47Comme elle est complète, elle forme bien l'enfant dès le bas âge.
50:51Et alors une fois qu'il a l'âge de se mettre devant un instrument, il est plus complet.
50:55On parle depuis tout à l'heure des enfants, mais pour les adultes,
50:59est-ce qu'il n'est pas trop tard quand on est adulte ?
51:02Il n'est jamais trop tard pour commencer.
51:04Au contraire, c'est une méthode d'initiation à la musique.
51:06Qu'on soit un enfant ou un adulte, on peut le faire.
51:08On passe par les mêmes étapes.
51:09On passe par les mêmes étapes, donc c'est tout à fait possible de le faire avec des adultes.
51:12D'accord.
51:13Et à l'ère du numérique et des écrans, donc l'ère dans laquelle on vit actuellement,
51:17comment en enseignement artistique peut-il rester attractif et efficace
51:23pour cette nouvelle génération qu'on appelle maintenant génération alpha ?
51:27Alors, en restant sur quelque chose de très vivant,
51:30moi je trouve que les enfants aujourd'hui sont beaucoup trop stimulés visuellement
51:33et pas assez sensoriellement.
51:35Et c'est ça le problème.
51:36Et quand on a la possibilité d'avoir des ateliers de musique qui sont aussi vivants,
51:41on vient un peu faire l'abstraction des écrans et des smartphones, etc.
51:46et de les laisser jouer un peu à la musique,
51:49de laisser finalement leur expression un peu plus libre,
51:53c'est un atout et il faudrait l'utiliser.
51:56Maintenant, attention, le numérique c'est important,
51:59on l'utilise comme un outil pour pouvoir un peu travailler nos cours.
52:04Peut-être au niveau auditif, mais pas au niveau sensoriel.
52:09Alors, auditif, on aime bien aussi utiliser les instruments,
52:11c'est plus facile pour les enfants de se projeter,
52:15mais on utilise quand même un peu le numérique pour donner cours.
52:20Et en ce qui concerne les professeurs, leur formation,
52:23comment ça se passe ?
52:24Est-ce qu'ils sont suffisamment formés à cette méthode aujourd'hui ?
52:29Au Maroc, en tout cas, est-ce qu'elle est suffisamment connue ?
52:33Parlez-nous un petit peu de la formation des professeurs
52:35et de l'adaptation aux nouveaux besoins, on va dire.
52:39Alors, la méthode Vilaine, malheureusement, n'est pas encore connue au Maroc.
52:43On est les premiers à l'avoir ramenée.
52:46Les professeurs, aujourd'hui, ils sont un peu bloqués aussi
52:49parce qu'on n'a pas toujours l'accès à ces infos.
52:52Donc, je pense que c'est aussi un cheminement personnel.
52:54Il faut, nous-mêmes, en tant que personnes,
52:56chercher à se former, se poser la question déjà,
53:00est-ce que ma méthodologie fonctionne ou pas ?
53:02Avec les enfants d'aujourd'hui, peut-être que ce n'est pas
53:05la meilleure option de donner des cours classiques.
53:07Une fois qu'on prend conscience que ce n'est pas suffisant,
53:11on va commencer à chercher après de nouvelles méthodologies.
53:13Il n'y a pas qu'à la méthodologie Vilaine,
53:15s'il y a d'autres méthodes d'enseignement.
53:17L'idée, c'est juste d'essayer de trouver des choses innovantes
53:20pour stimuler les enfants et les aider à s'intéresser un peu plus à la musique.
53:24Merci, en tout cas, de nous avoir éclairé sur cette méthode.
53:26Je vous en prie, merci à vous.
53:28Qui n'est pas suffisamment connue.
53:30C'était un plaisir de vous avoir avec nous.
53:32Merci à vous.
53:33Je rappelle que vous êtes pédagogue, musicologue,
53:35fondatrice d'une école de musique.
53:38C'est un plaisir, Samira.
53:39Merci beaucoup à vous m'accueillir sur le plateau.
53:41Merci, au revoir.
53:44C'est la fin de l'invité culture pour ce soir.
53:46Je vous souhaite une très bonne soirée.
53:52Voilà qui réferme ce journal.
53:53Merci à vous de nous suivre.
53:54L'information, vous le savez, se poursuit sur Média Interest.
54:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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