00:00Même en tant que député, vous savez, le soir de mon investiture,
00:03lorsque j'ai appris mon investiture pour les législatives de 2024,
00:07il y a 40 militants d'extrême droite qui m'attendaient à la sortie de la gare
00:10avec des matraques télescopiques, c'était à Lyon, encore une fois,
00:13je redescendais de Paris, et des matraques télescopiques avec des gazeuses
00:17pour m'attendre à la sortie du train.
00:18Et je m'en suis sorti une extrémiste, notamment grâce à la mobilisation,
00:21là, pour le coup, des agents de la SNCF, mais pas qu'eux aussi,
00:26parce qu'on les connaît bien et que je suis sorti par une sortie
00:27qui évitait justement de faire face à ces violences.
00:32Donc en fait, c'est toute ma vie militante, à partir du moment où on est engagé
00:34contre l'extrême droite, on fait face à de la violence.
00:36Et c'est pour ça, pour répondre à nouveau à la question que vous m'avez posée tout à l
00:39'heure,
00:39on ne peut pas esquiver cette question-là.
00:41Ça ne veut pas dire qu'il faut tout faire, encore une fois,
00:43pour éviter de la faire grandir, cette violence,
00:47mais à partir du moment où on prend position contre l'extrême droite,
00:49on fait irrémédiablement face à cette violence.
00:51Et que ce soit même à l'échelle de journalistes, de chercheurs, d'historiens,
00:57pas seulement des militants politiques.
00:58C'est toute personne, à un moment donné, qui vient s'opposer à l'extrême droite
01:01ou qui vient amener une certaine contradiction, fait face à cette violence.
01:04Et donc, il faut y réfléchir et voir comment y répondre.
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