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Commission de la défense et Commission des finances : Mme Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes

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00:05:16Monsieur le Président, Madame la Présidente, mes chers collègues, je suis heureux de
00:05:24vous accueillir aujourd'hui aux côtés du Président Éric Coquerel pour une réunion commune
00:05:30des commissions de la Défense et des Finances.
00:05:33C'est désormais presque une tradition, puisque nous l'avions déjà fait lors de l'examen
00:05:38de la précédente loi de programmation militaire.
00:05:41Les regards croisés de nos deux commissions sont très utiles pour appréhender dans tous
00:05:46ces aspects le texte qui nous est soumis.
00:05:49Le Haut Conseil des Finances Publiques a publié son avis sur le projet de loi actualisant
00:05:56la programmation militaire pour les années 2024-2030.
00:06:01Le Haut Conseil est traditionnellement présidé par la première présidente de la Cour des Comptes,
00:06:08mais celle-ci ayant souhaité se déporter du fait de ses fonctions ministérielles passées,
00:06:15c'est vous qui portez, madame, la voix de la Cour dans ce dossier.
00:06:23Le projet de loi prévoit un surcroît de 36 milliards d'euros de crédits budgétaires
00:06:31sur cinq ans par rapport à la programmation déjà actée en 2023.
00:06:37Ce montant vise à répandre à l'impératif des montées en puissance de nos armées
00:06:43et de la préparation à un engagement de haute intensité,
00:06:47tel que l'envisage de la Revue nationale stratégique qui a été publiée en juillet 2025.
00:06:55L'avis du Haut Conseil des Finances Publiques souligne les aléas que pourraient peser
00:07:00sur sa mise en œuvre de cette programmation budgétaire.
00:07:05Nous vous remercions par avance des précisions que vous pourrez nous apporter
00:07:09sur les conséquences que pourrait avoir en termes d'ajustement financier
00:07:14une dégradation subliminitaire du contexte international
00:07:18ou d'une hausse durable des prix de l'énergie qui, comme vous le savez,
00:07:24sont importantes pour nos armées et pour notre nation d'une façon générale
00:07:30et donc pour le budget général aussi.
00:07:32Nous attendons aussi de vous, Madame, que vous nous éclairiez
00:07:37sur la soutenabilité de la trajectoire budgétaire prévue par le projet de loi
00:07:42au regard des contraintes pesant sur les finances publiques
00:07:47et des engagements que nous avons pris au niveau européen.
00:07:51Vos analyses, enfin, seront précieuses pour évaluer l'impact que pourraient avoir
00:07:55sur l'exécution de la loi de programmation militaire les reports de charges
00:07:59et les restes à payer, dont on sait combien le poids a augmenté
00:08:03au cours de ces dernières années.
00:08:06Avant de vous écouter sur tous ces sujets et sur bien d'autres autres,
00:08:11si vous le souhaitez, Madame la Présidente,
00:08:14je cède la parole à mon collègue, le Président Éric Coquerel.
00:08:19Monsieur le Président, cher Jean-Michel Jacques, je vais être rapide.
00:08:24C'est un plaisir, au-delà du côté évident de cette audition commune,
00:08:28de se retrouver ici, dans cette commission, et à côté de vous, cher Président,
00:08:34pour auditionner Madame Karine Camby.
00:08:36Ça va être une audition évidemment importante, surtout que mardi prochain,
00:08:39on se retrouve pour une autre audition commune, cette fois-ci de la ministre.
00:08:43On devait faire une audition de ce type sur la LPM déjà avant le budget.
00:08:49Et on sait qu'on n'a pas pu le faire, ne serait-ce que parce que,
00:08:52j'allais dire, les textes n'étaient pas forcément prêts au moment où nous souhaitions.
00:08:56Donc je pense que tout cela tombe très bien.
00:09:01Et sans plus tarder, je vais donner la parole à la Présidente Karine Camby,
00:09:11qui, comme vous l'avez dit, va porter la parole à la Cour des comptes.
00:09:15Et c'est un plaisir. Merci.
00:09:18Monsieur le Président,
00:09:21Monsieur le Président de la Défense et des Forces armées,
00:09:25Monsieur le Président de la Commission des finances,
00:09:27Monsieur le Rapporteur général de la Commission des finances,
00:09:30Mesdames et Messieurs les députés,
00:09:32je vais donc vous présenter à votre invitation,
00:09:35devant vos deux commissions réunies aujourd'hui,
00:09:37l'avis du Haut Conseil des finances publiques relatif au projet de loi
00:09:41actualisant la programmation militaire.
00:09:44Je voudrais juste rappeler que le Haut Conseil n'est pas la Cour des comptes.
00:09:48C'est une institution indépendante,
00:09:51même si sa présidente, la présidente du Haut Conseil,
00:09:55est effectivement de droit le président ou la présidente de la Cour des comptes.
00:10:01Mais c'est une institution indépendante.
00:10:03Comme vous l'avez précisé, Monsieur le Président,
00:10:07il me revient effectivement de la représenter,
00:10:10puisque Madame de Montchelin a considéré qu'elle devait se déporter,
00:10:15ayant eu, comme vous le savez sans doute,
00:10:17à connaître de ce projet de loi dans le cadre de ses précédentes fonctions ministérielles.
00:10:22Donc, le Haut Conseil des finances publiques, je le rappelle,
00:10:25est notamment chargé de vérifier la cohérence des projets de loi
00:10:29de programmation pluriannuelle concernant certains secteurs de l'action publique
00:10:34et notamment la défense, bien sûr,
00:10:36avec les objectifs de dépense publique prévus, normalement,
00:10:40par la loi de programmation des finances publiques en vigueur.
00:10:44J'y reviendrai.
00:10:46Il a donc été saisi par le gouvernement le 4 mars dernier
00:10:50des dispositions de ce projet de loi
00:10:52en vue d'une transmission de son avis le 19 mars,
00:10:56soit dans le délai de 15 jours prévus par la loi organique.
00:10:59Comme il en est d'usage,
00:11:01il a procédé à des auditions des représentants des administrations compétentes,
00:11:07direction générale du Trésor,
00:11:08direction du budget,
00:11:10direction des affaires financières du ministère des Armées.
00:11:13Et cette saisine s'est également accompagnée
00:11:16de réponses aux questionnaires adressés par le Haut Conseil
00:11:19aux administrations compétentes.
00:11:21Il a donc rendu son avis,
00:11:23comme vous l'imaginez,
00:11:25dans un contexte marqué par de fortes incertitudes
00:11:28qui constituent autant d'aléas susceptibles d'affecter
00:11:32la mise en œuvre de la trajectoire financière
00:11:35de ce projet de loi.
00:11:37Et plus globalement, on peut le dire peut-être,
00:11:40la loi de programmation militaire.
00:11:41Je pense en particulier, vous y avez fait allusion,
00:11:46au risque de hausse durable des prix de l'énergie
00:11:49qui pourrait exercer une pression à la hausse sur les dépenses
00:11:52ou encore le durcissement du contexte international stratégique.
00:11:57A contrario, les investissements pourraient être ralentis
00:12:01en fonction d'éventuelles difficultés d'approvisionnement
00:12:05ou d'autres aléas opérationnels.
00:12:08Enfin, les coopérations internationales
00:12:11sur lesquelles reposent plusieurs programmes d'armement
00:12:13peuvent évoluer et affecter ces dépenses
00:12:17à la hausse comme à la baisse.
00:12:18Dans ce contexte, l'avis du Haut Conseil
00:12:21sur la loi de programmation actualisée
00:12:24porte trois messages essentiels
00:12:27sur lesquels je vais revenir.
00:12:29D'abord, la programmation actuelle porte en elle-même
00:12:33une dynamique de dépense qui se prolongera
00:12:35au-delà de l'horizon 2030.
00:12:38Ensuite, le point de comparaison avec la LPFP
00:12:42n'est pas opérant.
00:12:44Et enfin, le respect de la trajectoire d'évolution
00:12:47de la dépense primaire nette,
00:12:49qui est au centre de nos engagements européens,
00:12:52impliquera probablement des arbitrages importants.
00:12:56Donc, je reviens sur le premier message.
00:12:58L'effort de dépense d'ici 2030 est important
00:13:01et les engagements pris auront des conséquences financières
00:13:04au-delà de l'horizon de cette loi de programmation de 2030.
00:13:09En effet, la loi de programmation militaire
00:13:12actuellement en vigueur prévoit une trajectoire
00:13:14de crédit de paiement pour la mission défense,
00:13:17s'élevant à 400 milliards d'euros
00:13:19sur la période 2024-2030,
00:13:22en faisant bien sûr la somme de l'ensemble des exercices,
00:13:25elle prévoit une augmentation des crédits
00:13:27de la mission défense de 3 milliards par an
00:13:29entre 2024 et 2027,
00:13:32puis de 4,3 milliards par an jusqu'en 2030.
00:13:36Les crédits atteindraient ainsi 67 milliards d'euros
00:13:39courants en 2030 contre 47 milliards en 2024.
00:13:43Le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire
00:13:47prévoit un effort supplémentaire important,
00:13:5036 milliards d'euros de plus sur 5 ans,
00:13:53soit l'équivalent d'un peu plus d'un point de PIB.
00:13:57Par rapport à la LPM,
00:14:00le surcroît de crédit de paiement de la mission défense
00:14:03est de 3,5 milliards en 2026,
00:14:066,5 en 2027,
00:14:088 milliards en 2028,
00:14:109 milliards en 2029 et en 2030.
00:14:13Les crédits atteindraient ainsi 76 milliards en 2030.
00:14:18Deux points d'attention sont à relever sur cette trajectoire.
00:14:21Le niveau des reports de charges,
00:14:23vous l'avez évoqué, M. le Président,
00:14:26resterait significatif sur l'ensemble de la période de programmation,
00:14:30bien que plafonnée à 9,5 milliards en 2028.
00:14:34Comme vous le savez,
00:14:36les reports de charges représentent des paiements dus au titre de l'année en cours,
00:14:40mais qui seront réalisés au début de l'exercice suivant.
00:14:44Ils ne constituent pas donc en eux-mêmes un facteur de dépense supplémentaire.
00:14:49En revanche, ils réduisent les marges de manœuvre en gestion.
00:14:52Une part des crédits disponibles de l'année en cours est en effet déjà préemptée
00:14:57pour régler des dépenses de l'année N-1,
00:15:00ce qui peut limiter la capacité à faire face à des aléas.
00:15:05De même, la trajectoire retenue par ce projet de loi
00:15:09s'accompagne de restes à payer qui sont en forte augmentation.
00:15:14Les restes à payer correspondent pour leur part
00:15:17au montant des paiements attendus
00:15:19pour solder les engagements juridiques déjà pris.
00:15:21D'un montant de 60 milliards fin 2019,
00:15:25ils s'élevaient à 100 milliards fin 2024
00:15:28et ils augmentent ensuite encore de 40 milliards
00:15:32pour se stabiliser autour de 140 milliards en 2027.
00:15:38Cette dynamique reflète l'importance des programmes d'investissement
00:15:42et de maintenance qui sont inscrits dans la programmation militaire
00:15:45et qui s'étalent par nature sur le long terme.
00:15:49Ils ne traduisent pas à court terme un risque de dépassement des crédits
00:15:54dans la mesure où les paiements sont encadrés par les plafonds fixés
00:15:59et que ces plafonds sont respectés.
00:16:01En revanche, ils ont une implication importante
00:16:04puisque les engagements déjà pris appellent des paiements futurs,
00:16:08y compris, et c'est ce que nous soulignons dans notre avis,
00:16:11au-delà de l'horizon 2030.
00:16:14Autrement dit, la programmation actuelle
00:16:17porte en elle une dynamique de dépense
00:16:19qui continuera de croître au-delà de l'horizon couvert par la LPFP.
00:16:25Notre deuxième message concerne le fait
00:16:29que la référence à la LPFP n'est plus opératoire.
00:16:33Vous le savez, la trajectoire de dépense de la LPFP
00:16:37n'a pas été respectée au cours des dernières années
00:16:41et dès 2023, année de son vote,
00:16:44un écart est apparu qui s'est accentué en 2024.
00:16:51Ainsi, avant même la prise en compte du projet de loi
00:16:54actualisant la programmation militaire,
00:16:57la trajectoire de dépense publique dans son ensemble
00:17:00n'était déjà plus cohérente avec celle définie par la LPFP.
00:17:04Cette situation va bien sûr se prolonger en 2026
00:17:09et le Haut Conseil, dont c'est le mandat normalement
00:17:13de se comparer à la trajectoire de la LPFP,
00:17:17constate donc que la trajectoire suivie par la dépense publique
00:17:21à laquelle contribue bien entendu la loi de programmation militaire
00:17:25en vigueur et le présent projet de loi
00:17:28n'est pas cohérente avec celle de la LPFP.
00:17:32Nous l'avions déjà constaté dans des avis précédents.
00:17:36Nous relevons également que même si la LPFP
00:17:39avait été respectée, d'autres questions de méthode se poseraient.
00:17:44En effet, l'horizon temporel diffère.
00:17:47Les dispositions de ce projet de loi,
00:17:49comme celle de la loi de programmation militaire,
00:17:53vont jusqu'à l'année 2030,
00:17:54alors que la LPFP se limitait à 2027.
00:17:58Le périmètre des dépenses ayant fait l'objet d'une actualisation varie.
00:18:03En effet, dans ce projet de loi,
00:18:05l'actualisation, on actualise les seules dépenses militaires,
00:18:09mais il n'y a pas eu, évidemment, d'actualisation des autres dépenses publiques.
00:18:13Et enfin, le référentiel comptable n'est pas le même,
00:18:16puisque ce projet de loi est exprimé en crédit budgétaire,
00:18:20en comptabilité budgétaire,
00:18:22alors que la LPFP est en comptabilité nationale.
00:18:26Or, en comptabilité nationale,
00:18:28les dépenses d'équipement militaire sont enregistrées au moment de la livraison,
00:18:32alors qu'en comptabilité budgétaire,
00:18:34elles sont comptabilisées au moment du décaissement,
00:18:38et évidemment, il y a des décalages.
00:18:40Voilà.
00:18:41Donc, l'analyse du HCFP,
00:18:44c'est fondé sur des estimations
00:18:46de l'évolution de la dépense en comptabilité nationale,
00:18:50à partir de la dynamique des crédits de paiement.
00:18:55Troisième élément,
00:18:56dans les faits,
00:18:57la LPFP a été supplantée, en réalité,
00:19:00par le plan budgétaire et structurel de moyen terme,
00:19:04en application des nouvelles règles budgétaires européennes.
00:19:08Le Haut Conseil a donc estimé
00:19:10que l'appréciation du projet de loi
00:19:12devait être conduite au regard de cette nouvelle référence,
00:19:15qui repose sur la trajectoire de dépenses primaires nettes
00:19:20à laquelle la France s'est engagée.
00:19:23Cette situation met toutefois en évidence
00:19:26un décalage croissant
00:19:27entre notre cadre organique national
00:19:30et le cadre budgétaire européen désormais applicable,
00:19:34qui appellera,
00:19:35mais ça dépasse bien sûr l'audition de ce matin,
00:19:38une mise à jour de la loi organique
00:19:41relative aux lois de finances.
00:19:43Enfin, et c'est le dernier message
00:19:45dans cet avis,
00:19:47le Haut Conseil souhaite attirer l'attention
00:19:49sur les conditions du respect
00:19:51de la trajectoire d'évolution de dépenses primaires nettes.
00:19:54Depuis janvier 2025,
00:19:57la France, vous le savez,
00:19:58fait l'objet de recommandations formelles du Conseil,
00:20:01notamment au titre de la procédure
00:20:03pour déficit excessif
00:20:05qui a été ouverte en juillet 2024.
00:20:09Ces recommandations traduisent
00:20:11les engagements pris par notre pays
00:20:13dans le plan budgétaire et structurel de moyen terme.
00:20:17Et ces engagements reposent donc,
00:20:19comme je le rappelais,
00:20:20sur un indicateur central,
00:20:21la dépense primaire nette,
00:20:23dont l'évolution est strictement encadrée.
00:20:260,8 points d'évolution en 2025,
00:20:301,2 entre 2026 et 2028,
00:20:34puis 1,1 % en 2029 et en 2030.
00:20:40Donc, à court terme,
00:20:42les marges de manœuvre apparaissent déjà contraintes.
00:20:45Pour 2025,
00:20:46la progression de la dépense primaire nette
00:20:49a été voisine de celle du plafond fixé.
00:20:52En 2026, elle atteint en prévisionnel,
00:20:57cette fois-ci,
00:20:58exactement le plafond autorisé.
00:21:00Cela signifie que le respect de nos engagements
00:21:04repose sur deux conditions exigeantes,
00:21:07une stricte maîtrise de la dépense publique globale,
00:21:10d'une part,
00:21:11et un rendement des mesures nouvelles
00:21:14conformes aux prévisions
00:21:16pour les recettes de prélèvements obligatoires.
00:21:19Donc, à moyen terme,
00:21:21entre 2027 et 2030,
00:21:24la contrainte se maintient,
00:21:26puisque, si on raisonne cette fois en milliards d'euros,
00:21:30la dépense primaire nette
00:21:32sera limitée à une progression annuelle
00:21:34de l'ordre de 20 milliards d'euros.
00:21:36Or, une part significative de cette marge de manœuvre
00:21:40est d'ores et déjà préhentée
00:21:42par des lois de programmation existantes
00:21:44auxquelles viennent s'ajouter
00:21:46les dépenses prévues par le présent projet de loi.
00:21:50Concrètement, cela signifie que les autres dépenses publiques,
00:21:54hors charge d'intérêt
00:21:56et hors programmation sectorielle,
00:21:59ne pourraient augmenter que de 11 à 15 milliards d'euros
00:22:02sur la période entre 2027 et 2030.
00:22:06Et, en particulier,
00:22:08pour ce qui est de l'année 2027,
00:22:12la hausse de la dépense primaire nette
00:22:15est limitée à 20 milliards d'euros,
00:22:16tandis que la hausse des crédits prévues
00:22:19par la loi de programmation
00:22:20représente déjà 8 milliards d'euros.
00:22:22En conséquence,
00:22:24la marge de manœuvre
00:22:25pour le reste de la dépense publique
00:22:27est d'environ 11 milliards d'euros
00:22:29en 2027,
00:22:32évidemment,
00:22:33modulo d'éventuelles augmentations nouvelles
00:22:36de prélèvements obligatoires.
00:22:39Ce que nous constatons,
00:22:41c'est que cette marge de manœuvre
00:22:42est faible
00:22:43au regard
00:22:43des dépenses
00:22:48constatées
00:22:49sous-jacentes
00:22:50constatées précédemment
00:22:52en 2025,
00:22:53environ 36 milliards d'euros
00:22:55d'augmentation
00:22:56pour la dépense primaire nette
00:22:59et, en 2026,
00:23:01d'après la LFI,
00:23:0225 milliards.
00:23:03Autrement dit,
00:23:04l'effort supplémentaire
00:23:06en faveur de la défense
00:23:08s'inscrit dans un cadre global
00:23:10fortement contraint
00:23:11sur la dépense publique
00:23:12qui impliquera
00:23:14des arbitrages importants
00:23:15sauf à mobiliser
00:23:17des ressources nouvelles.
00:23:18Voilà,
00:23:19mesdames et messieurs les députés,
00:23:21ce que je souhaitais partager
00:23:23avec vous aujourd'hui
00:23:24et je me tiens bien sûr
00:23:25avec l'équipe du Haut conseil
00:23:27des finances publiques
00:23:28que je remercie
00:23:29pour le travail accompli
00:23:31et notamment son rapporteur général
00:23:32Nicolas Carnot
00:23:33à votre disposition
00:23:35pour répondre
00:23:35à vos questions.
00:23:37Merci beaucoup,
00:23:38Madame la Présidente.
00:23:40Monsieur le Président,
00:23:41chers collègues,
00:23:42je crois que vous avez
00:23:42peut-être quelques questions
00:23:43à poser.
00:23:44On commence comme ça.
00:23:46Merci, Monsieur le Président.
00:23:50Merci.
00:23:51J'ai une série de questions.
00:23:53Oui, d'abord,
00:23:54excusez-moi pour l'absus
00:23:55tout à l'heure
00:23:55sur la Cour des comptes,
00:23:56mais ça me permet de dire
00:23:58que j'espère que ce déport
00:23:59sera également valable
00:24:00pour la loi de finances 2027
00:24:02parce que je pense
00:24:02qu'il est de bonne à loi.
00:24:04Donc ma première question
00:24:06porte,
00:24:06vous l'avez dit,
00:24:07sur la sincérité
00:24:09de la programmation militaire
00:24:10présentée par le gouvernement.
00:24:12Vous avez répété,
00:24:13vous l'avez recité,
00:24:15la question des aléas significatifs
00:24:17susceptibles d'affecter
00:24:18la mise en oeuvre
00:24:19de la trajectoire financière,
00:24:21notamment le risque
00:24:21de hausse durable
00:24:22des prix de l'énergie
00:24:23par rapport aux hypothèses retenues,
00:24:24le décisement
00:24:25du contexte stratégique international,
00:24:26les coopérations internationales
00:24:28sur lesquelles reposent
00:24:29plusieurs programmes d'armement
00:24:30qui peuvent évaluer
00:24:31et affecter les dépenses
00:24:31d'armement à la hausse
00:24:33quand même à la baisse.
00:24:34Je cite votre rapport.
00:24:35Donc je voulais savoir
00:24:36si le Haut Conseil
00:24:37a chiffré une estimation
00:24:39de ces aléas.
00:24:41Est-ce que vous avez
00:24:42une idée de l'ampleur
00:24:43dans laquelle
00:24:44la programmation militaire
00:24:44du gouvernement
00:24:45pourrait déraper
00:24:46sur le plan budgétaire ?
00:24:47C'est ma première question.
00:24:48La deuxième question,
00:24:50c'est,
00:24:52là aussi,
00:24:53se base sur
00:24:54un passage de votre avis
00:24:55sur la mise à jour
00:24:56du budget
00:24:56de la programmation militaire.
00:24:58Je vous cite,
00:24:59entre 2027 et 2030,
00:25:01compte tenu de la programmation
00:25:02des crédits militaires
00:25:03conformément au PLA-PM
00:25:04et des dispositions
00:25:06des autres lois
00:25:06de programmation sectorielle,
00:25:07le respect
00:25:08de la trajectoire
00:25:09de dépenses primaires nettes
00:25:10impliquera un fort ajustement
00:25:11du reste des recettes
00:25:12de finances publiques
00:25:13et vous venez de répéter
00:25:14dans votre dernière partie
00:25:16cette obligation.
00:25:17Pourtant,
00:25:18la Commission européenne
00:25:19permet aux États
00:25:19de déroger
00:25:20aux règles budgétaires européennes
00:25:21en matière
00:25:22de dépenses militaires.
00:25:23L'Allemagne
00:25:23et 14 autres États membres
00:25:25ont activé
00:25:26cette dérogation
00:25:27pour que la hausse
00:25:27de dépenses militaires
00:25:28n'induise pas
00:25:29un sacrifice
00:25:29sur d'autres services publics
00:25:31et vous notez
00:25:31dans votre avis
00:25:32que la France,
00:25:32je cite,
00:25:33n'a pas recouru
00:25:34à la clause dérogatoire
00:25:35proposée par la Commission européenne.
00:25:37Alors,
00:25:37je voudrais d'abord
00:25:37que vous confirmiez
00:25:38que c'est le cas.
00:25:41Évidemment,
00:25:41vous n'êtes pas responsable
00:25:42de ce choix,
00:25:43mais est-ce que vous pouvez
00:25:43donner à la Commission
00:25:44des finances
00:25:45quelques ordres
00:25:46de grandeur budgétaire
00:25:47sur ce que permettrait
00:25:48l'activation
00:25:49de cette dérogation
00:25:50en France ?
00:25:51Est-ce que toutes
00:25:51les dépenses militaires
00:25:52seraient concernées
00:25:53ou seulement une partie ?
00:25:54Je ne sais pas
00:25:54si lors de vos travaux,
00:25:56vous avez étudié
00:25:57cette question.
00:25:59Troisième question
00:26:00sur les financements européens.
00:26:01Cette fois-ci,
00:26:03qui porte sur le programme
00:26:05de financement
00:26:06de 150 milliards d'euros
00:26:08pour soutenir
00:26:08des projets militaires
00:26:09conjoints entre États,
00:26:10quelle part
00:26:11de la trajectoire financière
00:26:12militaire présentée
00:26:13par le gouvernement
00:26:14est effectivement couverte
00:26:15par ces financements européens ?
00:26:17En théorie,
00:26:18si je ne me trompe pas,
00:26:19la France devrait percevoir
00:26:2015 milliards d'euros
00:26:21au titre de ce programme.
00:26:23Je voudrais savoir
00:26:25où ça en est
00:26:26sur ces questions.
00:26:27Vous avez compris
00:26:27que mes deux questions
00:26:28et les deux dernières
00:26:28sont liées.
00:26:31La hausse massive
00:26:32des dépenses militaires,
00:26:33je pense qu'il y a
00:26:35deux enjeux qui se posent.
00:26:36Le premier,
00:26:37c'est de savoir
00:26:37si ces dépenses
00:26:38correspondent aux besoins
00:26:39de défense nationale.
00:26:40Mais ça,
00:26:40j'allais dire que ce n'est pas
00:26:41tellement le sujet
00:26:42aujourd'hui
00:26:43de notre audition.
00:26:44Le deuxième,
00:26:45par contre,
00:26:46ça, ça l'est.
00:26:47C'est ce que vous avez
00:26:48conclu.
00:26:49C'est-à-dire qu'à part
00:26:50pour respecter
00:26:51nos obligations
00:26:52européennes,
00:26:53quoi qu'on puisse penser
00:26:54de ces engagements,
00:26:57mais il faudrait,
00:26:58si on applique
00:26:59la loi de programmation
00:27:00militaire,
00:27:01y compris avec les aléas
00:27:02que vous avez présentées,
00:27:04finalement,
00:27:04faire payer
00:27:04d'autres dépenses publiques.
00:27:06Je pense notamment,
00:27:06par exemple,
00:27:07à une dépense
00:27:07qui me semble
00:27:08tout aussi urgente
00:27:08et sur laquelle
00:27:09nous sommes en retard,
00:27:10qui est liée
00:27:11à la question
00:27:11de la transition
00:27:13énergétique
00:27:14et écologique.
00:27:15Donc,
00:27:16pour moi,
00:27:16il est difficilement
00:27:17envisageable
00:27:18qu'on s'aventure
00:27:20sur un terrain
00:27:21où,
00:27:21quelque part,
00:27:24on allégerait
00:27:24les dépenses
00:27:25en matière sociale
00:27:26et écologique
00:27:27au profit
00:27:28des dépenses
00:27:29militaires.
00:27:30Et du coup,
00:27:31je me demande,
00:27:32là encore,
00:27:34qu'est-ce qui,
00:27:35pour vous,
00:27:36pourrait être fait
00:27:36dans ce sens-là ?
00:27:37J'ai entendu
00:27:38que vous avez parlé
00:27:39éventuellement
00:27:40de ressources.
00:27:41Moi,
00:27:41je traduis par recettes.
00:27:42Est-ce que c'est
00:27:43une solution
00:27:43qui,
00:27:44pour vous,
00:27:44est possible ?
00:27:46Et surtout,
00:27:46je repose ma question
00:27:47parce que je n'arrive
00:27:48pas à comprendre
00:27:49pourquoi on ne va pas
00:27:50vers les dérogations
00:27:51permises
00:27:52par les règles européennes
00:27:54pour les dépenses
00:27:55militaires.
00:27:56Merci.
00:27:59Merci,
00:27:59M. le Président.
00:28:00Alors,
00:28:01je vais répondre
00:28:02le mieux possible
00:28:03à vos questions
00:28:04parce que je rappelle
00:28:06quand même
00:28:06que le mandat
00:28:07du Haut Conseil
00:28:08s'inscrit
00:28:09dans un cadre précis
00:28:10et que,
00:28:11bien évidemment,
00:28:13il n'amène pas
00:28:14à porter un regard
00:28:16sur les choix politiques
00:28:17qui sont faits,
00:28:18notamment sur la nature
00:28:20des dépenses
00:28:21à privilégier.
00:28:22Ces arbitrages-là,
00:28:23ce sont des arbitrages
00:28:25qui reviennent
00:28:27à la fois au Parlement,
00:28:28bien sûr,
00:28:28et au gouvernement.
00:28:30Et le Haut Conseil
00:28:31est saisi
00:28:32dans un cadre
00:28:33assez limité,
00:28:34finalement,
00:28:35de compatibilité,
00:28:36normalement,
00:28:37avec la LPFP.
00:28:38Et je rappelle
00:28:39que nous,
00:28:39nous avons considéré
00:28:42nécessaire
00:28:44pour répondre
00:28:45à la question
00:28:45qui nous était posée,
00:28:46d'étendre un petit peu
00:28:47notre mandat
00:28:48en allant
00:28:50vers la trajectoire
00:28:51de dépenses primaires nettes
00:28:53puisque,
00:28:53aujourd'hui,
00:28:54c'est la trajectoire
00:28:55dont nous disposons,
00:28:56celle de la LPFP
00:28:58n'étant plus opérante.
00:29:00Alors,
00:29:01sur les aléas,
00:29:04non,
00:29:04nous n'avons pas fait
00:29:05de chiffrage.
00:29:06j'avoue que ce serait
00:29:08très difficile
00:29:09aujourd'hui
00:29:09parce que ça dépend
00:29:11beaucoup de l'évolution
00:29:12des prix de l'énergie.
00:29:14On a vu hier
00:29:15que le prix du Brent
00:29:19a brutalement chuté.
00:29:21Il peut remonter
00:29:22dans 15 jours,
00:29:23nous ne savons pas.
00:29:24Et donc,
00:29:24c'est très difficile
00:29:25de faire des prévisions
00:29:28et des chiffrages
00:29:28à ce stade.
00:29:30Ce que nous constatons,
00:29:32c'est que,
00:29:32bien sûr,
00:29:33s'il y a une augmentation
00:29:35durable
00:29:36des prix de l'énergie,
00:29:38ça aura forcément
00:29:39un impact
00:29:39sur les dépenses
00:29:42militaires
00:29:43parce que,
00:29:43d'une part,
00:29:44il y a les consommations
00:29:45de carburant désarmées
00:29:46mais il y a aussi
00:29:47toute la diffusion
00:29:50dans l'industrie
00:29:51et notamment
00:29:51dans l'industrie militaire
00:29:52de la hausse des coûts
00:29:55initiés par celles
00:29:56des prix de l'énergie.
00:29:58Mais aujourd'hui,
00:30:00très franchement,
00:30:01ça n'est pas chiffrable.
00:30:02On peut s'attendre
00:30:04de façon globale
00:30:05à ce qu'il y ait
00:30:05un petit ressaut
00:30:06d'inflation
00:30:07qui pourrait être
00:30:08plus important
00:30:08si la crise
00:30:10géopolitique actuelle
00:30:11dure.
00:30:12On peut s'attendre
00:30:13aussi à ce que ça
00:30:14ait un impact
00:30:15sur la croissance.
00:30:16Donc,
00:30:16qui dit impact
00:30:16sur la croissance
00:30:17peut dire impact
00:30:18sur les recettes
00:30:18de l'État.
00:30:20Donc,
00:30:20voilà,
00:30:21tout cela est très mouvant
00:30:22aujourd'hui
00:30:23et je vous avoue
00:30:24que nous n'avons pas
00:30:25plus de boules de cristal
00:30:27que vous
00:30:28pour essayer
00:30:29de faire
00:30:31ces chiffrages.
00:30:32En ce qui concerne
00:30:35les dérogations
00:30:36demandées
00:30:39que la France
00:30:40pourrait demander,
00:30:43comme vous l'avez dit
00:30:44vous-même,
00:30:44M. le Président,
00:30:45ça appartient
00:30:47au gouvernement
00:30:48éventuellement.
00:30:49C'est vrai
00:30:49que la situation
00:30:50des finances publiques
00:30:52est assez difficile.
00:30:55On a déjà du mal
00:30:56à tenir
00:30:56la trajectoire
00:30:57sur laquelle
00:30:58nous nous sommes
00:30:59engagés.
00:31:00donc demander
00:31:02des dérogations
00:31:03dans ces conditions-là
00:31:06supposerait
00:31:06bien évidemment
00:31:07qu'on donne
00:31:09par ailleurs
00:31:10peut-être
00:31:11des gages
00:31:11sur le respect
00:31:12de la trajectoire,
00:31:14mais ce n'est pas
00:31:14une décision,
00:31:15bien sûr,
00:31:16sur laquelle
00:31:16le Haut Conseil
00:31:17a travaillé.
00:31:19En ce qui concerne
00:31:21les financements européens,
00:31:23c'est une modalité
00:31:25de financement possible
00:31:28de certaines dépenses,
00:31:31mais ça n'influe pas
00:31:32sur la trajectoire
00:31:33de dépenses.
00:31:34Donc, voilà,
00:31:36du coup,
00:31:38ces modalités,
00:31:39c'est une question
00:31:40sur laquelle
00:31:41nous ne nous sommes
00:31:43pas penchés
00:31:44parce que nous n'étions
00:31:44pas saisis
00:31:45sur cet aspect-là
00:31:48de la LPM
00:31:49et ces aspects,
00:31:50d'ailleurs,
00:31:51de financement
00:31:51peuvent évoluer
00:31:52dans le temps.
00:31:52En revanche,
00:31:53ce qu'on a dit,
00:31:54c'est qu'il y a
00:31:55d'autres modalités
00:31:56de financement
00:31:57et on l'avait déjà
00:31:58souligné
00:31:58dans l'avis initial
00:32:00sur la LPM
00:32:02qui sont notamment
00:32:04liés à la prévision
00:32:05de ressources
00:32:05extra-budgétaires
00:32:07qui peuvent être
00:32:07mobilisées
00:32:08pour financer
00:32:10les dépenses
00:32:12qui, elles,
00:32:13demandent forcément
00:32:15à être confirmées
00:32:16et qui,
00:32:17si elles ne se réalisaient
00:32:18pas,
00:32:19pourraient aussi
00:32:20avoir un impact,
00:32:21je pense notamment
00:32:22aux sessions immobilières
00:32:24ou à d'autres recettes
00:32:26qu'il était prévu
00:32:27de mobiliser
00:32:27dans la LPM initiale
00:32:30et sur lesquelles
00:32:30le Haut Conseil
00:32:31à l'époque
00:32:32avait attiré
00:32:33l'attention.
00:32:34Voilà
00:32:35ce que je peux
00:32:36vous dire
00:32:38en réponse
00:32:39à vos trois questions.
00:32:41Merci Madame la Présidente
00:32:43et je ne peux pas
00:32:44m'empêcher
00:32:45de rappeler
00:32:45que toutes ces dépenses
00:32:46militaires aussi
00:32:48rejaillissent
00:32:49indirectement
00:32:49sur notre économie
00:32:51et sur nos territoires
00:32:52parce qu'à titre
00:32:53d'exemple
00:32:53pour notre futur
00:32:55porte-avions
00:32:56de nouvelle génération
00:32:57le France libre
00:32:5990%
00:33:00des 10 milliards
00:33:01qui vont être dépensés
00:33:03pour ce projet
00:33:05retombe partout
00:33:06en France
00:33:07et pas que sur nos ports
00:33:08on pourrait penser
00:33:09à Toulon
00:33:09à Brest
00:33:10ou à Cherbourg
00:33:12mais partout en France
00:33:13jusqu'à Belfort
00:33:14et bien d'autres territoires
00:33:15donc dans cette approche
00:33:17comptable
00:33:17je pense que c'est bien
00:33:23toutes les dépenses
00:33:24de l'État
00:33:24font des recettes
00:33:25j'en suis pas si sûr
00:33:26que ça
00:33:26en tout cas
00:33:27pour la défense
00:33:27ça j'en suis sûr
00:33:29en tout cas
00:33:30voilà
00:33:31merci
00:33:32je vais passer
00:33:32la parole
00:33:33à présent
00:33:34à Philippe Juvin
00:33:35qui est rapporteur général
00:33:36de la commission
00:33:37de la défense
00:33:39des finances
00:33:40pardon
00:33:42j'aimerais beaucoup
00:33:43Monsieur le Président
00:33:46Madame la Présidente
00:33:47merci encore une fois
00:33:48de votre présence
00:33:48merci Monsieur le Président
00:33:50d'avoir organisé
00:33:50cette réunion
00:33:51j'ai deux questions
00:33:53une qui rejoint
00:33:54beaucoup celle
00:33:55du Président Coquerel
00:33:55concernant la DPN
00:33:56puisque c'est le nouvel
00:33:59indicateur
00:33:59auquel nous devons
00:34:01nous devons complaire
00:34:04le sujet
00:34:05est le suivant
00:34:05la DPN
00:34:07avec une hausse
00:34:08qui est autorisée
00:34:09en 2027
00:34:11à 1,2
00:34:11en 2026
00:34:12à 1,2
00:34:14ça nous fait
00:34:1520 milliards
00:34:16vous l'avez dit
00:34:16dont 8
00:34:18sont déjà
00:34:18pris
00:34:19entre guillemets
00:34:20par la loi
00:34:20de programmation
00:34:21donc il reste
00:34:23quelque chose
00:34:24comme 11 ou 12
00:34:27sur le même agrégat
00:34:28en 2025
00:34:28on était à 36
00:34:29sur le même agrégat
00:34:30en 2026
00:34:31on était à 25
00:34:32donc est-ce qu'il est
00:34:33vraiment
00:34:34première question
00:34:34est-il crédible
00:34:35de faire 36
00:34:3625
00:34:3611
00:34:37premièrement
00:34:39deuxièmement
00:34:40les marges de manœuvre
00:34:41quelles sont-elles
00:34:42vous le dites
00:34:43dans votre document
00:34:44vous l'avez dit
00:34:46dans votre exposé
00:34:48soit une augmentation
00:34:49des recettes
00:34:50c'est-à-dire
00:34:50des prélèvements
00:34:51obligatoires
00:34:51donc est-ce que
00:34:52le Haut Conseil
00:34:54considère que nous avons
00:34:55encore des marges
00:34:56d'augmentation
00:34:56des prélèvements
00:34:56obligatoires
00:34:58deuxième marge
00:34:59de manœuvre
00:34:59le président Coquerel
00:35:00l'a évoqué
00:35:00la question
00:35:01d'une sorte
00:35:02de opt-out
00:35:04sur
00:35:05qui pourrait être
00:35:05demandé
00:35:09j'ai entendu
00:35:09votre réponse
00:35:10ou plus exactement
00:35:11votre non-réponse
00:35:12puisque vous avez expliqué
00:35:13que c'était un choix politique
00:35:14je pense que là
00:35:15il y a une marge de manœuvre
00:35:16et sinon
00:35:18est-ce que vous croyez
00:35:20qu'on a des marges
00:35:21de manœuvre
00:35:21sur les dépenses
00:35:22diminuer les dépenses
00:35:23pour retomber en 11
00:35:25ça c'est la première
00:35:26première question
00:35:28deuxième question
00:35:29concerne les restes
00:35:30à payer de la mission défense
00:35:31qui ont considérablement
00:35:32augmenté
00:35:33au fur et à mesure
00:35:34des années
00:35:3560 milliards
00:35:35en 2019
00:35:38120 en 2025
00:35:39140 fin 2026
00:35:42alors tout ça
00:35:43n'est pas anormal
00:35:43il y a une montée
00:35:44en puissance
00:35:45il y a des crédits
00:35:46qui sont des
00:35:46on sait très bien
00:35:48qu'en matière d'investissement
00:35:49il est normal
00:35:50d'avoir des restes à payer
00:35:50qui toutefois
00:35:51augmentent considérablement
00:35:52qui ont plus que doublé
00:35:54est-ce que vous craignez
00:35:58que l'accumulation
00:35:59des besoins de paiement
00:36:00qui vont brutalement arriver
00:36:01puisse poser un problème
00:36:02et la question
00:36:04est quand même là
00:36:04c'est
00:36:05est-ce que vous craignez
00:36:05que la situation
00:36:07que nous connaîtrons
00:36:07en 2030
00:36:08macro
00:36:08fera qu'en fait
00:36:10nous serons en difficulté
00:36:11pour
00:36:13honorer ces engagements
00:36:17madame la présidente
00:36:20merci beaucoup
00:36:22alors sur la question
00:36:24de redescendre en fait
00:36:27un ajustement
00:36:29de 11 milliards
00:36:31enfin une augmentation
00:36:33de la dépense
00:36:33de 11 milliards
00:36:34au lieu de 36 ou 25
00:36:36on a bien souligné
00:36:38dans la vie
00:36:39effectivement
00:36:39que c'était
00:36:40un effort inédit
00:36:42considérable
00:36:44et qui demanderait
00:36:46des mesures
00:36:47importantes
00:36:48je ne vais pas
00:36:51répondre plus
00:36:53parce que
00:36:54après savoir
00:36:55si ça doit être
00:36:56des ajustements
00:36:57en dépense
00:36:58ou des augmentations
00:36:59de prélèvements obligatoires
00:37:01là aussi
00:37:02vous l'avez dit
00:37:03monsieur le rapporteur général
00:37:04c'est effectivement
00:37:05une question politique
00:37:08alors la cour
00:37:09sera bientôt
00:37:11amenée
00:37:12à présenter
00:37:12devant la commission
00:37:14des finances
00:37:14le rapport
00:37:15sur l'exécution
00:37:16du budget
00:37:17de l'état
00:37:18qui montrera
00:37:20que oui
00:37:21les marges
00:37:22de manœuvre
00:37:23sont faibles
00:37:24mais ça
00:37:25nous le savons tous
00:37:26donc les choix
00:37:27à faire
00:37:28seront certainement
00:37:30difficiles
00:37:31dire que c'est
00:37:32impossible
00:37:34je ne sais pas
00:37:37c'est un
00:37:37c'est une
00:37:38une difficulté
00:37:40en tout cas
00:37:40qui est parfaitement
00:37:42devant nous
00:37:42en ce qui concerne
00:37:45la hausse
00:37:46des investissements
00:37:47et les restes
00:37:48à payer
00:37:50effectivement
00:37:50c'est la traduction
00:37:52d'investissements
00:37:53très importante
00:37:54donc c'est normal
00:37:54qu'il y ait une augmentation
00:37:56des restes à payer
00:37:57quand on investit
00:37:59massivement
00:38:00dans un secteur
00:38:01et d'une certaine façon
00:38:02que la dépense
00:38:04publique
00:38:05permette
00:38:05d'investir
00:38:06est plutôt
00:38:08pour l'avenir
00:38:09est plutôt
00:38:10une bonne chose
00:38:11le problème
00:38:12c'est effectivement
00:38:14jusqu'à quand
00:38:15on va constater
00:38:16une rigidification
00:38:18de la dépense
00:38:19parce que c'est bien
00:38:20de ça
00:38:20dont il s'agit
00:38:22et ce que nous disons
00:38:23c'est qu'elle va aller
00:38:24au-delà
00:38:25de l'horizon 2030
00:38:26très certainement
00:38:27puisque
00:38:28on sait
00:38:29que ces programmes
00:38:30sont longs
00:38:31à se concrétiser
00:38:33il y a des matériels
00:38:35très importants
00:38:36je pense
00:38:36porte-avions
00:38:37qui mettront
00:38:38très longtemps
00:38:4020 ans
00:38:41à pouvoir
00:38:43être opérationnels
00:38:44donc
00:38:44les livraisons
00:38:46sont retardées
00:38:46dans le temps
00:38:47donc ce que
00:38:48nous disons
00:38:49c'est que
00:38:49la rigidification
00:38:50de la dépense publique
00:38:52va se poursuivre
00:38:53bien au-delà
00:38:54de 2030
00:38:55et que
00:38:57compte tenu
00:38:58de la situation
00:38:59actuelle
00:39:00c'est une donnée
00:39:01à prendre en compte
00:39:02bien entendu
00:39:03il y a d'autres facteurs
00:39:04de rigidification
00:39:05de la dépense publique
00:39:06mais c'est vrai
00:39:07que les lois
00:39:07de programmation
00:39:09sectorielle
00:39:10constituent
00:39:11bien évidemment
00:39:12un facteur
00:39:13très important
00:39:16merci madame
00:39:17la présidente
00:39:18nous allons passer
00:39:19à présent
00:39:19la parole
00:39:20à nos trois
00:39:22rapporteurs
00:39:23alors on a
00:39:23nos deux rapporteurs
00:39:24de la loi
00:39:25de programmation
00:39:25militaire
00:39:25ainsi qu'à
00:39:26Christophe Plassard
00:39:27qui est rapporteur
00:39:29pour avis
00:39:30pour la commission
00:39:32des finances
00:39:32si vous en êtes d'accord
00:39:33on va prendre
00:39:34les trois questions
00:39:35et puis après
00:39:35on passera
00:39:36aux questions
00:39:37des différents
00:39:38groupes politiques
00:39:39donc nous commençons
00:39:40par Yannick Schoenvar
00:39:43merci monsieur le
00:39:44président
00:39:44messieurs les présidents
00:39:46madame
00:39:46la présidente
00:39:50on a
00:39:51on a rappelé
00:39:52effectivement
00:39:53l'importance
00:39:53des ruissellements
00:39:54vous avez parlé
00:39:56du porte-avions
00:39:5722 départements
00:39:58métropolitains
00:39:59concernés
00:40:00par la construction
00:40:01du porte-avions
00:40:02on aurait d'ailleurs
00:40:03un intérêt
00:40:04à disposer
00:40:05d'éléments factuels
00:40:07sur ce que ça représente
00:40:08en termes de ruissellement
00:40:09sur le plan économique
00:40:10local
00:40:11et de collecte
00:40:13d'impôts
00:40:13et de taxes
00:40:14je clôt
00:40:15la parenthèse
00:40:18notre collègue
00:40:19et nos spécialistes
00:40:20des finances
00:40:20ont évoqué
00:40:21l'augmentation
00:40:22très forte
00:40:22des restes
00:40:23à payer
00:40:24on peut quand même
00:40:25rajouter
00:40:26que ce sont
00:40:27c'est la conséquence
00:40:29d'investissements
00:40:29massifs
00:40:31qui pendant longtemps
00:40:33ont été
00:40:35ignorés
00:40:37j'aurais juste rappelé
00:40:38ce qu'a dit tout à l'heure
00:40:39le chef d'état-major
00:40:40des armées
00:40:41en précisant
00:40:42que jusqu'en 2016
00:40:44comme il n'y a plus
00:40:45d'investissement
00:40:46il n'y en avait
00:40:46quasiment plus
00:40:47on était arrivé
00:40:48à une rupture capacitaire
00:40:50qui aurait pu être critique
00:40:51et c'est important
00:40:53de le souligner
00:40:54quand on parle
00:40:55d'aspect budgétaire
00:40:57parce que
00:40:58nous avons
00:40:59une responsabilité
00:41:00les politiques
00:41:00ont une responsabilité
00:41:02je l'ai dit tout à l'heure
00:41:03ceux qui avant
00:41:04en 2016
00:41:05porté la RGPP
00:41:06ont une responsabilité
00:41:08vis-à-vis de l'impréparation
00:41:10qu'ils ont pu
00:41:11nous faire subir
00:41:12les restes à payer
00:41:14sont passés
00:41:14de 52,1 milliards d'euros
00:41:16en 2017
00:41:17à 97,4 milliards d'euros
00:41:19en 2023
00:41:20vous les évaluez
00:41:22à 140 milliards
00:41:23en 2026
00:41:24et à peu près
00:41:25au même montant
00:41:26en 2030
00:41:27est-ce à dire
00:41:28que vous prévoyez
00:41:29une stabilisation
00:41:30de ces restes à payer
00:41:31entre 2026
00:41:32et 2030
00:41:33si oui
00:41:34comment l'expliquer
00:41:35l'avis du Haut Comité
00:41:38indique également
00:41:38sur le même sujet
00:41:39que les engagements pris
00:41:41se traduiront
00:41:42par une poursuite
00:41:43de paiement important
00:41:44au-delà
00:41:46de l'horizon financier
00:41:47du projet de loi
00:41:48d'actualisation
00:41:49de la LPM
00:41:50pouvez-vous
00:41:51nous en dire plus
00:41:52sur les rigidités
00:41:54moyen et long terme
00:41:56qu'entraîneront
00:41:57y compris
00:41:57après 2030
00:41:58ces restes à payer
00:41:59et quelles appréciations
00:42:01peut-on porter
00:42:02sur la bonne
00:42:03prise en compte
00:42:04de ce phénomène
00:42:05par le présent
00:42:07projet de loi
00:42:08je vous remercie
00:42:09merci monsieur le rapporteur
00:42:11la parole est à
00:42:11Jean-Louis Thiriot
00:42:12rapporteur
00:42:14merci monsieur le président
00:42:17madame la présidente
00:42:18je rebondis un peu
00:42:20sur ce que disait
00:42:21mon excellent
00:42:23co-rapporteur
00:42:24Yannick Chenevar
00:42:25sur le ruissellement
00:42:26on sait que la dépense
00:42:27de défense
00:42:28est probablement
00:42:28celle qui a le meilleur
00:42:30multiplicateur
00:42:31keynésien
00:42:31dans l'activité économique
00:42:33on sait aussi
00:42:33que c'est toujours
00:42:34difficile
00:42:35de le chiffrer
00:42:38les théories
00:42:38sur les calculs
00:42:39sont très complexes
00:42:39mais j'aurais souhaité
00:42:41savoir
00:42:41si vous aviez
00:42:42une réflexion
00:42:43plus aboutie
00:42:44là-dessus
00:42:44et une doctrine
00:42:45qui permette
00:42:46de le mesurer
00:42:46premier point
00:42:47deuxième élément
00:42:49également évoqué
00:42:50en fait
00:42:51la hausse
00:42:53budgétaire
00:42:54de cette actualisation
00:42:56de la LPM
00:42:57annoncée
00:42:58à 36 milliards
00:42:59nait de 36 milliards
00:43:02que parce qu'on avait
00:43:03planifié
00:43:04les besoins
00:43:05sur la base
00:43:06de 13 milliards
00:43:07de ressources
00:43:08extra-budgétaires
00:43:09en plus
00:43:10qui se sont
00:43:11un peu évanouies
00:43:12donc j'aurais souhaité
00:43:13savoir
00:43:14dans votre analyse
00:43:15quel état des lieux
00:43:16au moment
00:43:17au tenté
00:43:19où nous nous parlons
00:43:19nous en sommes
00:43:20sur ces ressources
00:43:21extra-budgétaires
00:43:22enfin je finirai
00:43:24là-dessus
00:43:25le sujet européen
00:43:26est évidemment
00:43:27très important
00:43:28alors je crois
00:43:30qu'avoir une trajectoire
00:43:32soutenable
00:43:32c'est pas pour faire
00:43:33plaisir à Bruxelles
00:43:35ou aux règles
00:43:36de Maastricht
00:43:37c'est tout simplement
00:43:38pour que nous soyons
00:43:40économiquement soutenables
00:43:41et que la charge
00:43:42de la dette
00:43:42ne plombe pas
00:43:44toutes nos marges
00:43:44de manœuvre
00:43:45est-ce que vous avez fait
00:43:47c'est une décision politique
00:43:48et ce n'est évidemment
00:43:49pas votre rôle
00:43:51de prendre la décision
00:43:51mais est-ce que vous avez
00:43:52fait des projections
00:43:53sur ce que représenterait
00:43:56la somme
00:43:57qui pourrait être
00:43:58extraite
00:43:59du critère
00:43:59du pacte de stabilité
00:44:00si on choisissait
00:44:02de mobiliser
00:44:03cette facilité
00:44:04ouverte
00:44:05par
00:44:07Rearm Europe
00:44:08et le président
00:44:10Coquerel
00:44:10évoquait
00:44:11SAFE
00:44:11vous nous confirmez
00:44:13bien que ça n'est
00:44:13absolument pas
00:44:14des consolidants
00:44:15c'est de la dette
00:44:15d'état
00:44:16donc sur la trajectoire
00:44:17je ne pense pas
00:44:18que ça change
00:44:18grand chose
00:44:20merci beaucoup
00:44:21monsieur le rapporteur
00:44:22et enfin la parole
00:44:23est à notre autre
00:44:24rapporteur
00:44:25pour avis
00:44:26Christophe Plassard
00:44:27merci messieurs
00:44:29les présidents
00:44:29les présidents
00:44:30pardon
00:44:30et madame la présidente
00:44:32je vous remercie
00:44:33de votre présence
00:44:33et de l'avis détaillé
00:44:35du Haut conseil
00:44:36des finances publiques
00:44:37qui a été rendu
00:44:38sur le projet de loi
00:44:39actualisant la loi
00:44:40de programmation militaire
00:44:41votre analyse
00:44:42met en lumière
00:44:43plusieurs points essentiels
00:44:44qui appellent
00:44:46des éclaircissements
00:44:46de votre part
00:44:47et afin d'éclairer
00:44:48notre commission
00:44:49sur la crédibilité
00:44:50financière
00:44:50de cette trajectoire
00:44:52donc quelques points
00:44:54dont un
00:44:54qui reprendra
00:44:56quelque chose
00:44:56qui vient d'être évoqué
00:44:57premièrement
00:44:57vous évoquez
00:44:58les aléas majeurs
00:44:59pouvant peser
00:45:00sur la programmation
00:45:01le durcissement
00:45:02du contexte
00:45:03géostratégique
00:45:03et la hausse durable
00:45:05des prix de l'énergie
00:45:06ces facteurs
00:45:07pourraient
00:45:08selon vous
00:45:08entraîner une pression
00:45:09à la hausse
00:45:10sur certaines dépenses
00:45:11pourriez-vous nous préciser
00:45:12les hypothèses
00:45:13d'inflation
00:45:14et les coûts de facteur
00:45:15retenus dans la construction
00:45:16du projet d'actualisation
00:45:17lors de l'examen
00:45:19de la LPM
00:45:192024-2030
00:45:20une enveloppe
00:45:21de 30 milliards
00:45:22d'euros
00:45:23sur 7 ans
00:45:24avait été calculée
00:45:25sur la base
00:45:25de l'IPCHT
00:45:27ces hypothèses
00:45:29vous semblent-elles
00:45:29toujours crédibles
00:45:30au regard
00:45:30de l'évolution
00:45:31récente
00:45:32du contexte
00:45:33stratégique
00:45:33même si on connaît
00:45:36le côté
00:45:36instable
00:45:37de cette situation
00:45:38stratégique
00:45:38deuxièmement
00:45:39vous soulignez
00:45:40le niveau significatif
00:45:41des reports de charges
00:45:42et des restes à payer
00:45:43aujourd'hui
00:45:43autour de 20%
00:45:44des crédits ouverts
00:45:45sur les reports
00:45:46de charges
00:45:47le projet d'actualisation
00:45:48ne prévoit pas
00:45:49d'objectif chiffré
00:45:50pour ces reports
00:45:51contrairement à la LPM
00:45:522019-2025
00:45:54anticipez-vous
00:45:55une augmentation
00:45:56mécanique
00:45:57de ce niveau
00:45:58notamment avec
00:45:59les hausses de crédit
00:46:00vous mentionnez
00:46:01un plafond
00:46:02de 9,5 milliards d'euros
00:46:03en 2028
00:46:04s'agissant des reports
00:46:05de charges
00:46:05l'inscription
00:46:06d'un objectif
00:46:07chiffré
00:46:08dans le texte
00:46:08ne permettrait-elle
00:46:09pas
00:46:09une meilleure
00:46:10maîtrise
00:46:11de ces reports
00:46:11alors que
00:46:12leur accumulation
00:46:13réduit les marges
00:46:13de manœuvre
00:46:14de gestion
00:46:14enfin vous notez
00:46:16et je reprends
00:46:17ce que vient de dire
00:46:17mon collègue Thierryot
00:46:18vous notez
00:46:19que les besoins programmés
00:46:22excèdent
00:46:22les seuls crédits
00:46:23de paiement
00:46:24avec des besoins
00:46:25supplémentaires
00:46:26non couverts
00:46:26estimés à 13,3 milliards
00:46:28sur la période
00:46:292024-2030
00:46:30dans la LPM
00:46:31le projet
00:46:32actualise-t-il
00:46:33ces hypothèses
00:46:35et le montant
00:46:35des ressources
00:46:36extra-budgétaires
00:46:37qui viennent
00:46:38d'être évoquées
00:46:39et surtout
00:46:40quelles sont
00:46:40les difficultés
00:46:41rencontrées
00:46:41pour mobiliser
00:46:42les ressources
00:46:43extra-budgétaires
00:46:44comme les produits
00:46:45de cession
00:46:45des ministères
00:46:46des armées
00:46:47que la Cour des comptes
00:46:47a déjà pointé
00:46:48dans un rapport
00:46:49récent
00:46:49ces difficultés
00:46:51pourraient-elles
00:46:51selon vous
00:46:51remettre en cause
00:46:52la sincérité
00:46:53de la trajectoire
00:46:53financière
00:46:54du projet
00:46:55d'actualisation
00:46:55Madame la Présidente
00:46:57ces éléments
00:46:57éclaireront
00:46:58utilement
00:46:58notre réflexion
00:46:59sur l'équilibre
00:47:00global de ce texte
00:47:01je vous remercie
00:47:01par avance
00:47:02de vos réponses
00:47:03Merci Monsieur le Président
00:47:09Alors sur les restes
00:47:10à payer
00:47:11je pense que
00:47:12j'ai déjà donné
00:47:14plusieurs indications
00:47:15tout à l'heure
00:47:17je rappelle quand même
00:47:19que cette prévision
00:47:19de 140 milliards
00:47:21c'est une prévision
00:47:22de l'administration
00:47:23c'est pas un chiffrage
00:47:25dû au conseil
00:47:27il faut voir
00:47:28comment en fait
00:47:29se dérouleront
00:47:30les programmes
00:47:32d'investissement
00:47:33s'ils prennent
00:47:34du retard
00:47:35s'ils rencontrent
00:47:37des difficultés
00:47:38particulières
00:47:39d'approvisionnement
00:47:41ou dû à la hausse
00:47:42des prix de l'énergie
00:47:43qui augmentera
00:47:45les coûts
00:47:45et décalerait
00:47:46éventuellement
00:47:47d'autres investissements
00:47:49tout cela
00:47:50aujourd'hui
00:47:51n'est pas
00:47:52intégré
00:47:53dans la saisine
00:47:55du Haut Conseil
00:47:56et donc
00:47:56je ne peux pas
00:47:58aller au-delà
00:47:59de ce que je vous ai
00:48:00dit tout à l'heure
00:48:02en ce qui concerne
00:48:03le ruissellement
00:48:05ou la question
00:48:08du multiplicateur
00:48:09keynésien
00:48:10alors c'est bien sûr
00:48:12il existe
00:48:13il y a effectivement
00:48:15un impact
00:48:16positif
00:48:17il faut le souhaiter
00:48:19sur l'emploi
00:48:22et aussi
00:48:22sur la croissance
00:48:24mais c'est vrai
00:48:26que dans la littérature
00:48:28économique
00:48:28aujourd'hui
00:48:29ces multiplicateurs
00:48:30sont très variables
00:48:31et assez peu fiables
00:48:34en fait
00:48:34et il est difficile
00:48:36à ce stade
00:48:37de savoir
00:48:38quelles seront
00:48:41leur ampleur
00:48:42c'est vrai
00:48:43que la France
00:48:44a une base
00:48:45industrielle
00:48:46de défense
00:48:46qui est assez solide
00:48:48et qu'il y a
00:48:49beaucoup d'emplois
00:48:51quand même
00:48:51qui sont déjà
00:48:52localisés en France
00:48:54derrière
00:48:54ces entreprises
00:48:55donc on peut
00:48:56espérer que l'impact
00:48:58soit plus élevé
00:48:59peut-être que dans
00:49:00d'autres pays
00:49:01mais à ce stade
00:49:02en tout cas
00:49:03nous n'avons pas
00:49:04de projection
00:49:07particulière
00:49:07sur ce point
00:49:09d'ailleurs
00:49:10le Haut Conseil
00:49:12n'était pas
00:49:12saisi
00:49:13je rappelle que
00:49:14quand même
00:49:15la saisine
00:49:17du Haut Conseil
00:49:17est assez limitée
00:49:19et ses compétences
00:49:20aussi
00:49:21c'est de vérifier
00:49:22qu'on s'inscrit
00:49:23dans la trajectoire
00:49:25pluriannuelle
00:49:26des finances publiques
00:49:27donc
00:49:27sur ce point là
00:49:30je pense
00:49:31qu'il faut
00:49:31rester
00:49:33modeste
00:49:34en ce qui concerne
00:49:36le durcissement
00:49:38du contexte
00:49:40là aussi
00:49:40j'ai répondu
00:49:41c'est
00:49:42c'est vrai
00:49:43que c'est une question
00:49:44que nous nous posons
00:49:44tous
00:49:45et sur laquelle
00:49:46on aimerait avoir
00:49:47assez rapidement
00:49:48des réponses
00:49:49parce que ça a
00:49:50beaucoup d'impact
00:49:51sur
00:49:53nos finances publiques
00:49:54les chiffres
00:49:56qui ont été
00:49:57communiqués
00:49:58et sur lesquels
00:50:00repose le projet
00:50:01de loi
00:50:01sont ceux
00:50:02de la LFI
00:50:032026
00:50:04au niveau
00:50:04macroéconomique
00:50:05que ce soit
00:50:06les prévisions
00:50:07d'inflation
00:50:08de croissance
00:50:09ce sont celles
00:50:11de la LFI
00:50:11elles n'ont pas
00:50:12été revues
00:50:12depuis
00:50:13elles le seront
00:50:14sans doute
00:50:15prochainement
00:50:16mais avec une marge
00:50:17d'incertitude
00:50:18qui sera
00:50:18comme je le disais
00:50:19tout à l'heure
00:50:20certainement
00:50:21assez importante
00:50:23et dans ce cadre
00:50:25
00:50:25il est donc
00:50:26difficile
00:50:27de faire
00:50:28des hypothèses
00:50:29en ce qui concerne
00:50:31la sincérité
00:50:32c'est un terme
00:50:33qui a été employé
00:50:34je rappelle
00:50:35que c'est pas du tout
00:50:35le mandat du Haut Conseil
00:50:37d'apprécier
00:50:38la sincérité
00:50:40des dépenses
00:50:41qui sont inscrites
00:50:42dans la loi
00:50:43de programmation militaire
00:50:44en revanche
00:50:45ce que nous faisons
00:50:46c'est que nous soulignons
00:50:47un certain nombre
00:50:47d'aléas
00:50:48qui peuvent intervenir
00:50:49je les rappelais
00:50:50tout à l'heure
00:50:51il peut y avoir
00:50:52des aléas
00:50:52sur les approvisionnements
00:50:54il peut y avoir
00:50:54des aléas
00:50:55sur le coût
00:50:55des intrants
00:50:58dans la production
00:50:59il peut y avoir
00:51:00des reports
00:51:02de programmation
00:51:03mais
00:51:04voilà
00:51:05à part
00:51:06souligner ces risques
00:51:07nous ne pouvons pas
00:51:09aller beaucoup plus loin
00:51:10à ce stade
00:51:11et enfin
00:51:12en ce qui concerne
00:51:14les reports
00:51:16alors les reports
00:51:17de charges
00:51:18c'est quand même
00:51:20comme je le disais
00:51:21tout à l'heure
00:51:21ça n'est pas une dépense
00:51:22supplémentaire
00:51:23c'est pas un risque
00:51:24de dépense supplémentaire
00:51:25c'est simplement
00:51:26une limitation
00:51:27de la marge de manœuvre
00:51:29en gestion
00:51:29quand on est capé
00:51:30au niveau des crédits
00:51:32de paiement
00:51:33qui peut jouer
00:51:34si elle augmente
00:51:35trop
00:51:36donc c'est
00:51:37voilà
00:51:38c'est vrai
00:51:39que
00:51:39ça peut jouer
00:51:40d'ailleurs aussi
00:51:41puisqu'on est quand même
00:51:43attentif aussi
00:51:45aux impacts
00:51:45sur l'économie nationale
00:51:47sur les entreprises
00:51:48qui
00:51:51livrent
00:51:51des matériels
00:51:53ou participent
00:51:54à cet effort
00:51:55de la
00:51:57de dépense
00:51:58puisqu'il peut y avoir
00:51:59des reports
00:52:00de paiement
00:52:01qui peuvent jouer
00:52:03sur leur trésorerie
00:52:04donc
00:52:05enfin bon
00:52:06là je déborde
00:52:07un peu
00:52:07le cas strict
00:52:09de la vie
00:52:13bien
00:52:13je vais prendre
00:52:14le relais
00:52:14pour les orateurs
00:52:15de groupe
00:52:15et le président
00:52:18Jean-Michel Jacques
00:52:18qui a le chronomètre
00:52:19va limiter
00:52:21le temps de parole
00:52:22voilà
00:52:23deux minutes
00:52:23donc on va faire
00:52:24question par question
00:52:25je sais qu'on a
00:52:26les mêmes règles
00:52:26dans les deux
00:52:28commissions
00:52:28avec une réponse
00:52:29à chaque fois
00:52:30de même qu'en bi
00:52:31on commence par
00:52:32le rassemblement national
00:52:33Caroline Colombier
00:52:40merci
00:52:41messieurs les présidents
00:52:42madame
00:52:43merci pour votre intervention
00:52:45le contexte macroéconomique
00:52:47dans lequel s'inscrit
00:52:48la révision
00:52:48de la LPM
00:52:49s'est nettement dégradé
00:52:51retour de l'inflation
00:52:52incertitude durable
00:52:53sur la croissance
00:52:54remontée des taux
00:52:55à cet égard
00:52:56nous avons pris connaissance
00:52:57bien sûr
00:52:58avec attention
00:52:59de l'avis du Haut Conseil
00:53:01des finances publiques
00:53:01dont les analyses
00:53:02viennent largement
00:53:03confirmer
00:53:04les inquiétudes
00:53:05et les alertes
00:53:05que le rassemblement
00:53:06national a porté
00:53:07dès 2022
00:53:08puis tout au long
00:53:09des discussions
00:53:10de la LPM
00:53:112024-2030
00:53:12nous nous réjouissons
00:53:13aujourd'hui
00:53:13que ces constats
00:53:14fassent désormais
00:53:15consensus
00:53:16mais malheureusement
00:53:17un peu trop tard
00:53:18toutefois
00:53:19deux facteurs
00:53:20continuent de nous
00:53:21préoccuper particulièrement
00:53:22d'une part
00:53:23l'inflation
00:53:24certes une partie
00:53:26des contrats
00:53:26de la DGA
00:53:27est sécurisée
00:53:28en euros constants
00:53:29ce qui limite
00:53:30en partie le risque
00:53:31mais certains postes
00:53:32notamment les matières
00:53:33premières
00:53:34ou l'énergie
00:53:36échappent
00:53:36à ces mécanismes
00:53:38le HFP
00:53:39souligne d'ailleurs
00:53:40l'existence
00:53:41d'aléas significatifs
00:53:42susceptibles
00:53:43d'affecter
00:53:43le coût réel
00:53:44des programmes
00:53:44d'autre part
00:53:45la remontée
00:53:46des taux d'intérêt
00:53:47elle alourdit
00:53:47la charge de la dette
00:53:48et réduit
00:53:49les marges
00:53:50de manœuvre
00:53:50budgétaire
00:53:51dans un contexte
00:53:53où le HFP
00:53:54relève déjà
00:53:55une trajectoire
00:53:56des finances publiques
00:53:56non respectées
00:53:57et des tensions
00:53:58accrues sur la dépense
00:53:59dans ce cadre
00:54:00la question
00:54:01de la sincérité
00:54:02et de la robustesse
00:54:02de la trajectoire
00:54:03de la MPM
00:54:04est posée
00:54:04le HFP
00:54:06met en évidence
00:54:07des reports
00:54:07de charges élevés
00:54:08une montée
00:54:10en puissance
00:54:11tardive
00:54:12des crédits
00:54:12et des risques
00:54:13réels
00:54:13de soutenabilité
00:54:14les ajustements
00:54:15en cours
00:54:16semblent confirmer
00:54:17qu'une partie
00:54:18des besoins
00:54:18avaient été
00:54:19sous-estimés
00:54:20avez-vous testé
00:54:22la sensibilité
00:54:22de cette trajectoire
00:54:23à des scénarios
00:54:24plus dégradés
00:54:25d'inflation
00:54:26et de taux
00:54:27et ma seconde question
00:54:28est plus largement
00:54:29cette trajectoire
00:54:31vous paraît-elle
00:54:32réellement soutenable
00:54:33ou fait-elle peser
00:54:35un risque
00:54:36sur l'exécution
00:54:37effective
00:54:37de la LPM
00:54:38dans les prochaines années
00:54:40je vous remercie
00:54:43merci
00:54:44merci
00:54:45c'est bon
00:54:45madame la présidente
00:54:48alors
00:54:49effectivement
00:54:50vous l'avez
00:54:52souligné
00:54:52je l'ai
00:54:53d'ailleurs
00:54:54dit tout à l'heure
00:54:55il y a
00:54:55un risque
00:54:56si l'inflation
00:54:58remontait
00:54:59fortement
00:55:00et durablement
00:55:01pour que
00:55:02soient
00:55:03remis
00:55:04en question
00:55:05les trajectoires
00:55:06de dépenses
00:55:08de cette
00:55:09loi de
00:55:09programmation
00:55:10militaire
00:55:10et ça
00:55:11pèsera
00:55:12ça pèserait
00:55:13plus fortement
00:55:14sur les
00:55:15finances publiques
00:55:16donc il y aura
00:55:18peut-être
00:55:19des arbitrages
00:55:19à prendre
00:55:20mais non
00:55:20nous n'avons pas
00:55:21fait
00:55:21de scénario
00:55:24dégradé
00:55:24pour regarder
00:55:26comment ça
00:55:27pourrait évoluer
00:55:28d'ailleurs
00:55:28c'était pas
00:55:29l'objet de la saisine
00:55:30et nous n'avions pas
00:55:31les documents
00:55:33en ce qui
00:55:35concerne
00:55:36le fait
00:55:36que la
00:55:37trajectoire globale
00:55:39des finances publiques
00:55:41ne serait pas
00:55:42respectée
00:55:43je tiens à dire
00:55:44que ce n'est pas
00:55:45ce que nous disons
00:55:46dans la vie
00:55:47nous rappelons
00:55:48que la
00:55:49loi de programmation
00:55:50des finances publiques
00:55:51n'est plus opérante
00:55:53mais en revanche
00:55:54que
00:55:55à ce stade
00:55:56en tout cas
00:55:57la trajectoire
00:55:58de dépenses primaires
00:55:59nette
00:56:00elle
00:56:00reste respectée
00:56:02donc
00:56:02même si
00:56:03pour continuer
00:56:05à la respecter
00:56:06je le rappelle
00:56:07la contrainte
00:56:08sera très forte
00:56:09comme
00:56:10cela a été
00:56:11expliqué
00:56:11tout à l'heure
00:56:12puisque
00:56:12une partie
00:56:13importante
00:56:14de la progression
00:56:15possible
00:56:16de cette dépense
00:56:16primaire nette
00:56:17dans les prochaines
00:56:18années
00:56:18va être préemptée
00:56:20pas seulement
00:56:21par la loi
00:56:22de programmation
00:56:23militaire
00:56:23mais aussi
00:56:24par la loi
00:56:25de programmation
00:56:25sectorielle
00:56:26et vous l'avez dit
00:56:27et c'est vrai
00:56:28par la charge
00:56:30de la dette
00:56:30dont on voit bien
00:56:32que
00:56:33les taux d'intérêt
00:56:35au-delà
00:56:36des mouvements
00:56:36un peu erratiques
00:56:37de ces derniers jours
00:56:39qui tiennent
00:56:39aux annonces
00:56:42liées au contexte
00:56:43géopolitique
00:56:44il y a quand même
00:56:45on est quand même
00:56:46sur une trajectoire
00:56:47de hausse
00:56:48importante
00:56:49de
00:56:52financement
00:56:53de notre dette
00:56:53donc
00:56:54ça reste
00:56:55un problème
00:56:56qui doit appeler
00:56:57notre attention
00:56:58bien évidemment
00:57:00Thomas Gassilou
00:57:01pour Ensemble
00:57:01pour la République
00:57:03Merci Monsieur le Président
00:57:04Madame la Présidente
00:57:06merci pour votre présentation
00:57:08vos analyses sont importantes
00:57:09parce que notre souveraineté globale
00:57:10elle repose autant
00:57:11sur la force de nos armes
00:57:12que sur notre capacité
00:57:13à maîtriser
00:57:14notre dépense publique
00:57:15c'est pourquoi
00:57:16je me permets
00:57:17d'appuyer
00:57:18la demande
00:57:18de nos collègues
00:57:19bien qu'ayant conscience
00:57:21que votre saisine
00:57:21est limitée
00:57:22sur la capacité
00:57:23du Haut Conseil
00:57:24à prendre en compte
00:57:25les retours
00:57:26de l'investissement
00:57:27de défense
00:57:28sans forcément
00:57:29s'aventurer
00:57:29dans les multiplicateurs
00:57:30keynésiens
00:57:31simplement les retours
00:57:32en termes de fiscalité
00:57:33direct
00:57:34que ce soit au niveau local
00:57:35que ce soit
00:57:36au niveau national
00:57:38ou même
00:57:39la contribution
00:57:40au financement
00:57:40de notre modèle social
00:57:41la BITD
00:57:42en France
00:57:42c'est plusieurs centaines
00:57:43de milliers
00:57:43d'emplois
00:57:44donc je pense
00:57:45que ces retours
00:57:46sont assez aisément
00:57:47calculables
00:57:47et qu'il y a déjà
00:57:48une littérature économique
00:57:49qui existe à ce sujet
00:57:50notamment au travers
00:57:51de la chaire ECODEF
00:57:52qui a fait une analyse
00:57:54assez fine
00:57:54à ce sujet
00:57:55alors inversement
00:57:56pour consolider
00:57:57votre alerte
00:57:58j'aimerais savoir
00:57:59si vous avez eu
00:58:01vous avez étudié
00:58:03les conséquences financières
00:58:04de la dégradation
00:58:05du contexte géostratégique
00:58:07puisque la loi
00:58:08de programmation militaire
00:58:09et son actualisation
00:58:09sur laquelle vous êtes saisi
00:58:11ne représente pas
00:58:12à elle seule
00:58:13les conséquences financières
00:58:15de l'effort
00:58:15de défense
00:58:16qu'on doit être
00:58:18en mesure de faire
00:58:19parce que notre défense
00:58:20est interministérielle
00:58:21et que l'effort
00:58:22de défense
00:58:23va également se traduire
00:58:24dans le renforcement
00:58:24des capacités médicales
00:58:26dans les infrastructures
00:58:26critiques
00:58:27dans la résilience
00:58:28de nos opérateurs
00:58:29d'importance vitaux
00:58:31par exemple
00:58:31ou tout simplement
00:58:32dans la dépense
00:58:33pour la gendarmerie nationale
00:58:34qui est une force armée
00:58:35sous statut militaire
00:58:37et qu'au-delà
00:58:38du cadre étatique
00:58:39cet effort de défense
00:58:41pourrait même appeler
00:58:42des dépenses supplémentaires
00:58:44pour les collectivités territoriales
00:58:45qui ont un rôle
00:58:46accru à jouer
00:58:47en matière de défense
00:58:48et aura des conséquences
00:58:49également
00:58:49sur la dépense communautaire
00:58:51donc est-ce que vous avez eu
00:58:53dans les travaux
00:58:54de la Cour
00:58:55du Haut Conseil
00:58:56la capacité
00:58:57à évaluer
00:58:58ce cadre
00:58:59un peu élargi
00:59:00de l'effort
00:59:00de défense
00:59:01merci
00:59:02merci
00:59:03Madame Présidente
00:59:05alors le Haut Conseil
00:59:07comme je le rappelais
00:59:08tout à l'heure
00:59:09est saisi
00:59:10dans le cadre
00:59:10d'un mandat strict
00:59:11qui lui est confié
00:59:13par la loi organique
00:59:14et concernant d'ailleurs
00:59:16les lois de programmation
00:59:17sectorielle
00:59:18c'est relativement récent
00:59:19puisque ça date de la réforme
00:59:20de 2021
00:59:21donc non
00:59:22nous n'avons pas mené
00:59:24ce sera un travail
00:59:25certainement très intéressant
00:59:26comme vous l'avez dit
00:59:28il y a beaucoup
00:59:29de retombées
00:59:30pas seulement sur l'industrie
00:59:32mais sur de nombreux
00:59:33autres secteurs
00:59:35et c'est vrai que
00:59:37c'est un élément
00:59:40à prendre en compte
00:59:41si ça génère
00:59:42des ressources supplémentaires
00:59:44ça dessert un tout petit peu
00:59:46les marges de manœuvre
00:59:47que nous évoquions
00:59:47mais c'est à ce stade
00:59:50quand même
00:59:50difficilement chiffrable
00:59:52parce qu'il y a
00:59:53d'autres aléas
00:59:54cette fois négatifs
00:59:55qui pourraient peser
00:59:56plus lourdement
00:59:58donc je dirais
01:00:00que le Haut Conseil
01:00:01il alerte sur les risques
01:00:02c'est son rôle
01:00:05mais ensuite
01:00:06il faudra
01:00:07peut-être
01:00:08à postériori
01:00:10refaire le point
01:00:11sur l'impact économique
01:00:13de tous les efforts
01:00:14d'investissement
01:00:15d'ailleurs
01:00:15c'est vrai pour la défense
01:00:16c'est vrai pour d'autres secteurs
01:00:18et comme je le disais
01:00:20tout à l'heure
01:00:20la Cour des comptes
01:00:21là je change de casquette
01:00:25essaye toujours
01:00:26de mettre en avant
01:00:28le fait qu'il faut mieux
01:00:29que la dépense publique
01:00:30finance de l'investissement
01:00:31ce qui n'est pas le cas
01:00:32aujourd'hui
01:00:33plutôt
01:00:35l'endettement
01:00:35aujourd'hui
01:00:36finance plutôt
01:00:37du fonctionnement
01:00:38plus que de l'investissement
01:00:40voilà
01:00:40donc
01:00:41ce que je peux
01:00:42vous répondre
01:00:44à ce stade
01:00:45voilà
01:00:49Claire Lejeune
01:00:50pour la France Assoumée
01:00:52comment
01:00:55intervertie
01:00:55pardon
01:00:56on a demandé
01:00:57une interversion
01:00:58avec
01:01:02merci
01:01:04messieurs les présidents
01:01:05madame la présidente
01:01:06chers collègues
01:01:07merci
01:01:07d'avoir accepté
01:01:08cet échange
01:01:10je me vois obligé
01:01:11de partir
01:01:13le contexte international
01:01:15est brutal
01:01:16et incertain
01:01:16la remontée en puissance
01:01:17de nos capacités
01:01:18de défense
01:01:19était évidemment
01:01:19une priorité
01:01:20et ça fait consensus
01:01:21ici
01:01:21dans un contexte
01:01:23de tension forte
01:01:23sur les finances publiques
01:01:24l'évolution des crédits
01:01:25de mission de défense
01:01:26de 47,2 milliards d'euros
01:01:28en 2024
01:01:29à 76,3 milliards
01:01:30en 2030
01:01:31constitue
01:01:32toutefois
01:01:33un effort budgétaire
01:01:34totalement considérable
01:01:36la question
01:01:36de son financement
01:01:37est donc par nature
01:01:38une question politique
01:01:39je regrette à cet égard
01:01:41que le gouvernement
01:01:41ne permette pas
01:01:42au parlement
01:01:43de se saisir
01:01:43pleinement de ce sujet
01:01:44en ouvrant
01:01:45un débat global
01:01:46liant recettes
01:01:48et dépenses
01:01:48par ailleurs
01:01:50cette hausse du budget
01:01:51de la défense
01:01:51doit être socialement
01:01:52et politiquement soutenable
01:01:53elle ne doit pas
01:01:54affaiblir les forces
01:01:55morales de la nation
01:01:56ni fragiliser
01:01:58le lien entre l'armée
01:01:59et la société
01:02:00cela suppose notamment
01:02:01qu'elle ne soit pas
01:02:02mise en concurrence
01:02:03avec les politiques
01:02:04de protection sociale
01:02:06ou de transition écologique
01:02:07l'armée
01:02:08de la république
01:02:09défend des valeurs
01:02:10de liberté
01:02:11égalité
01:02:11et fraternité
01:02:12qui trouvent
01:02:12leur traduction
01:02:13concrète
01:02:14dans nos services
01:02:15publics
01:02:15les fragiliser
01:02:16pour financer
01:02:17le réamendement
01:02:18ne serait ni cohérent
01:02:20ni acceptable
01:02:20c'est pourquoi
01:02:21le groupe écologiste
01:02:22et social
01:02:23défend l'idée
01:02:23d'un financement
01:02:24plus juste
01:02:25et plus soutenable
01:02:26de cet effort
01:02:26nous proposons
01:02:27de mieux mobiliser
01:02:28les contributions
01:02:29des plus hauts patrimoines
01:02:31leur permettre
01:02:32en définitive
01:02:33de démontrer
01:02:34leur patriotisme
01:02:35par exemple
01:02:36à travers
01:02:37des dispositifs
01:02:38inspirés
01:02:38de la taxe
01:02:39Zuckman
01:02:39nous considérons
01:02:41également
01:02:41que leur remise
01:02:42en cause
01:02:42de certaines niches
01:02:43fiscales
01:02:43dont plusieurs rapports
01:02:44de la Cour des comptes
01:02:45ou du Conseil
01:02:47des prélèvements
01:02:48obligatoires
01:02:48ont souligné
01:02:49leur caractère
01:02:50peu efficace
01:02:51ou inéquitable
01:02:52constitue
01:02:53une piste sérieuse
01:02:54ma question
01:02:55est donc la suivante
01:02:55pensez-vous
01:02:56que la trajectoire
01:02:57de réarmement national
01:02:58portée par ce texte
01:02:59soit réellement
01:03:00finançable
01:03:01sans aggraver
01:03:02le déficit public
01:03:03ni réduire
01:03:03d'autres dépenses
01:03:05essentielles
01:03:05en l'absence
01:03:06de nouvelles recettes
01:03:07je vous remercie
01:03:08merci madame la présidente
01:03:12comme je le rappelais
01:03:14tout à l'heure
01:03:16il y aura des choix
01:03:17à faire
01:03:18on est déjà
01:03:20dans un endettement
01:03:22très important
01:03:243400 milliards
01:03:26d'euros
01:03:27je crois
01:03:29avec des taux
01:03:30d'intérêt
01:03:30qui ont fortement
01:03:32augmenté
01:03:33et une charge
01:03:34de la dette
01:03:34qui va continuer
01:03:36d'augmenter
01:03:36parce que même
01:03:37si le déficit public
01:03:38diminue
01:03:39un petit peu
01:03:40et bien
01:03:41l'endettement
01:03:42de la France
01:03:43lui ne diminue pas
01:03:45au contraire
01:03:46en pourcentage
01:03:47du PIB
01:03:47comme en volume
01:03:48il continue
01:03:49d'augmenter
01:03:50donc
01:03:51au titre
01:03:53du Haut Conseil
01:03:54nous n'avons pas
01:03:56encore une fois
01:03:57à nous prononcer
01:03:58sur les solutions
01:03:59à trouver
01:04:01vous l'avez rappelé
01:04:02la Cour
01:04:03par ailleurs
01:04:05mène un certain
01:04:07nombre d'enquêtes
01:04:08qui permettent
01:04:09je le pense
01:04:10de faire des propositions
01:04:12intéressantes
01:04:13pour améliorer
01:04:13l'équité fiscale
01:04:16on a eu l'occasion
01:04:18récemment
01:04:19de les présenter
01:04:20à la commission
01:04:20des finances
01:04:21de l'Assemblée nationale
01:04:23mais
01:04:24au titre
01:04:25du Haut Conseil
01:04:28des finances publiques
01:04:29nous ne pouvons
01:04:30simplement
01:04:31qu'alerter
01:04:31sur la faiblesse
01:04:33des marges
01:04:33de manœuvres
01:04:37merci
01:04:37Claire Lejeune
01:04:38pour les LFI
01:04:39cette fois-ci
01:04:42merci
01:04:42messieurs les présidents
01:04:43madame la présidente
01:04:45je voudrais souligner
01:04:46que c'est d'abord
01:04:46assez étonnant
01:04:47de voir
01:04:47le nombre
01:04:48de nos collègues
01:04:49qui se convertissent
01:04:50au keynésianisme
01:04:51lorsqu'il s'agit
01:04:52de défense
01:04:52c'est assez savoureux
01:04:53et aussi de souligner
01:04:55que cette question
01:04:56de l'impact
01:04:56macroéconomique
01:04:57des dépenses publiques
01:04:58à mon sens
01:04:59ne peut pas être balayée
01:05:00simplement en disant
01:05:01que le multiplicateur keynésien
01:05:02est variable
01:05:03je pense que
01:05:04c'est un sujet
01:05:05qui devrait être
01:05:06pris en compte
01:05:06dans l'ensemble
01:05:07des cadres
01:05:07d'analyse budgétaire
01:05:09ce qui n'est pas
01:05:10le cas ici
01:05:11sur cette actualisation
01:05:13de la loi de programmation
01:05:14budgétaire
01:05:14elle pose à nouveau
01:05:17malheureusement
01:05:17la question
01:05:17de la sincérité budgétaire
01:05:19c'est vrai
01:05:20lorsqu'on nous annonce
01:05:21des annulations
01:05:23de crédits
01:05:23quatre mois
01:05:23après la validation
01:05:24du budget
01:05:25c'est vrai
01:05:26lorsque le gouvernement
01:05:26se trompe
01:05:28sur les recettes
01:05:29de la CDHR
01:05:30mais c'est aussi vrai
01:05:31lorsqu'on nous présente
01:05:32cette loi d'actualisation
01:05:33de 36 milliards
01:05:34qui représente
01:05:358%
01:05:36de la copie initiale
01:05:37donc cette rallonge
01:05:39semble être
01:05:40en fait
01:05:40une partie
01:05:41de la facture initiale
01:05:42qui n'avait pas été
01:05:43présentée
01:05:44dans son intégralité
01:05:46et donc dans sa sincérité
01:05:47mais elle ne correspond
01:05:49à aucun changement
01:05:49structurel
01:05:50puisque mis à part
01:05:51quelques capacités nouvelles
01:05:53alertes avancées
01:05:54missiles balistiques terrestres
01:05:55et j'en passe
01:05:56les cibles
01:05:57d'équipements dimensionnants
01:05:58restent peu ou prou
01:05:59les mêmes
01:06:00le format
01:06:01de l'armée française
01:06:02reste le même
01:06:03en gros
01:06:04depuis le livre blanc
01:06:06de 2013
01:06:06et donc le doublement
01:06:08du budget
01:06:08de la défense
01:06:09entre 2017
01:06:10et 2027
01:06:11à format inchangé
01:06:13pose
01:06:14de manière fondamentale
01:06:15la question
01:06:16de la hausse des coûts
01:06:16unitaires
01:06:17des équipements militaires
01:06:18qui est bien plus forte
01:06:20que l'inflation
01:06:21et donc c'est une vraie question
01:06:22pour la soutenabilité
01:06:23de cette trajectoire
01:06:25en l'état
01:06:26on resterait donc
01:06:27impréparé
01:06:28au choc
01:06:28que représentera
01:06:29le dérèglement climatique
01:06:30ou
01:06:31cette question
01:06:33de la dimension spatiale
01:06:34qui est reportée
01:06:34à 2035
01:06:35et donc
01:06:35ma question
01:06:37est sur
01:06:37la capacité
01:06:40de financer
01:06:40cette trajectoire
01:06:42sans augmentation
01:06:43d'impôts
01:06:44ou sans coupe
01:06:45sèche
01:06:45et drastique
01:06:46dans le budget
01:06:47et dans les services
01:06:49publics
01:06:49comment
01:06:50cette trajectoire
01:06:51peut être décrite
01:06:52comme soutenable
01:06:56je pense que
01:06:58j'ai déjà donné
01:07:00beaucoup d'éléments
01:07:01en réponse
01:07:02à cette question
01:07:03puisque nous montrons
01:07:04que les marges
01:07:05de manœuvre
01:07:06sont effectivement
01:07:07faibles
01:07:08et que
01:07:09pour respecter
01:07:11si on le souhaite
01:07:13encore
01:07:13nos engagements
01:07:14européens
01:07:16et bien
01:07:17il faudra
01:07:18sans doute
01:07:19jouer
01:07:20soit en dépenses
01:07:21soit en recettes
01:07:23dans
01:07:23les années à venir
01:07:25pour faire face
01:07:25à tous les engagements
01:07:27vous avez rappelé
01:07:27qu'il y en a d'autres
01:07:28que la défense
01:07:29la transition écologique
01:07:30d'autres besoins
01:07:32ce sont des
01:07:33arbitrages
01:07:34importants
01:07:35mais en ce qui concerne
01:07:36le conseil des finances publiques
01:07:38je pense que
01:07:38l'éclairage que nous donnons
01:07:40permet justement
01:07:41de donner un cadrage
01:07:43et ensuite
01:07:44il y a des décisions politiques
01:07:45qui devront être prises
01:07:50Sébastien
01:07:51Saint-Pasteur
01:07:53pour le groupe socialiste
01:07:55merci
01:07:56monsieur le président
01:07:57madame la présidente
01:07:58nous avons récemment
01:08:00conduit
01:08:00une mission
01:08:01d'information
01:08:01sur la mise
01:08:02en application
01:08:03de la LPM
01:08:032024-2030
01:08:04avec le président
01:08:06Jean-Michel Jacques
01:08:07et notre collègue
01:08:08Yannick Chenevard
01:08:09et ce rapport
01:08:10évoquait
01:08:11une crise de croissance
01:08:12du budget
01:08:13des armées
01:08:14qui interroge
01:08:15et ça a été évoqué
01:08:15à plusieurs reprises
01:08:16la réalité
01:08:17de nos marges
01:08:17de manœuvre
01:08:18cette crise
01:08:19elle a été documentée
01:08:20par des travaux
01:08:20au Sénat
01:08:21par la Cour des comptes
01:08:22quelques points
01:08:23de repère
01:08:24ont été évoqués
01:08:2530 milliards d'euros
01:08:27d'autorisation
01:08:27d'engagement
01:08:28non engagé
01:08:29fin 2023
01:08:30140 milliards d'euros
01:08:32de restes
01:08:33à payer
01:08:33fin 2026
01:08:35ça a été évoqué
01:08:35à plusieurs reprises
01:08:37par vos soins
01:08:38autrement dit
01:08:39une part massive
01:08:40des budgets à venir
01:08:41est déjà absorbée
01:08:42par des dépenses
01:08:43passées
01:08:43ce qui limite
01:08:44fortement
01:08:45les marges
01:08:45de manœuvre
01:08:46on a évoqué
01:08:48évidemment
01:08:48la question
01:08:50de l'utilisation
01:08:51de la réserve
01:08:51de précaution
01:08:52également
01:08:53qui est discutable
01:08:54et la sous-estimation
01:08:55budgétaire
01:08:56du coût
01:08:57des opérations extérieures
01:08:58également
01:08:59donc les conséquences
01:09:00sont concrètes
01:09:01retard dans la livraison
01:09:02des équipements
01:09:03manque de visibilité
01:09:04pour les industriels
01:09:05notamment les PME
01:09:06et capacité limitée
01:09:07à investir
01:09:08dans de nouvelles priorités
01:09:09on a beaucoup parlé
01:09:11de rigidité
01:09:13avoir des restes
01:09:13à payer
01:09:14est normal
01:09:15dans une LPM
01:09:16mais avec 140 milliards
01:09:17nous disposons
01:09:18d'un niveau
01:09:18et surtout
01:09:19d'une accélération
01:09:20qui ne peut que
01:09:21nous inquiéter
01:09:21quel est pour vous
01:09:23le seuil d'alerte
01:09:23existe-t-il un ratio
01:09:25car cette dynamique
01:09:26n'est pas qu'inquiétante
01:09:27d'un point de vue
01:09:28comptable ou budgétaire
01:09:29elle est aussi inquiétante
01:09:30par rapport
01:09:30à notre crédibilité
01:09:32vis-à-vis de la BITD
01:09:33mais aussi au niveau
01:09:33géopolitique
01:09:34et au final
01:09:36pensez-vous
01:09:36qu'une saisine
01:09:37du Haut Conseil
01:09:38sur ce sujet
01:09:39serait utile
01:09:40pour éclairer
01:09:40plus précisément
01:09:41notre travail
01:09:42de contrôle
01:09:42parce que je crains
01:09:43que vous nous disiez
01:09:44que vous n'avez pas
01:09:45dans votre lettre
01:09:45de mission
01:09:46l'accréditation
01:09:47pour répondre
01:09:48à ces questions
01:09:50Bien vu
01:09:51Merci Madame la Présidente
01:09:54Oui j'en conviens
01:09:56alors je rappelle
01:09:57simplement
01:09:58que les modalités
01:09:59de saisine
01:10:00du Haut Conseil
01:10:01sont extrêmement
01:10:02précises
01:10:03et elles sont
01:10:04toutes définies
01:10:05par la loi organique
01:10:07sur les lois de finances
01:10:08nous ne pouvons pas
01:10:10nous auto-saisir
01:10:11d'un certain nombre
01:10:12de sujets
01:10:13et comme l'ont dit
01:10:15à plusieurs reprises
01:10:18les précédents
01:10:19premiers présidents
01:10:21il y a peut-être
01:10:22un sujet
01:10:23sur les compétences
01:10:26relativement limitées
01:10:28du Haut Conseil
01:10:29en France
01:10:29par rapport
01:10:30aux autres institutions
01:10:31budgétaires
01:10:33prévues
01:10:35existant
01:10:36dans d'autres
01:10:36pays européens
01:10:37mais ce n'est pas
01:10:38le sujet
01:10:38aujourd'hui
01:10:39c'est un niveau
01:10:41important
01:10:42nous ce que nous
01:10:43constatons
01:10:44nous n'avons pas
01:10:45de ratio
01:10:45je le dis tout de suite
01:10:47mais encore une fois
01:10:48ce que nous constatons
01:10:49c'est que ça
01:10:50rigidifie la dépense
01:10:51pour très longtemps
01:10:52voilà
01:10:53et ça je pense
01:10:54que c'est quand même
01:10:55une information
01:10:56très importante
01:10:57dans le contexte
01:10:59actuel
01:10:59des finances publiques
01:11:00ça va peser
01:11:01pendant des années
01:11:03et des années
01:11:03sur notre capacité
01:11:06à financer
01:11:08d'autres programmes
01:11:10tout aussi
01:11:12importants peut-être
01:11:12ou en tout cas
01:11:14importants également
01:11:17est-ce que quelqu'un
01:11:18de la droite républicaine
01:11:19veut parler
01:11:19ou est-ce que
01:11:20les différents titres
01:11:20au nom desquels
01:11:21ils ont
01:11:21c'est bon
01:11:22merci
01:11:24Geneviève Dariussec
01:11:24pour les démocrates
01:11:26merci
01:11:27messieurs les présidents
01:11:28madame la
01:11:30la présidente
01:11:30bon je vous remercie
01:11:31de votre présentation
01:11:32et je ne vous poserai
01:11:33pas de questions
01:11:36pour lesquelles
01:11:36vous me répondriez
01:11:37que vous n'avez pas
01:11:38été missionnée
01:11:39parce que je comprends
01:11:39très bien ce que
01:11:40vous voulez dire
01:11:41que ce sont des choix
01:11:42bon vous nous indiquez
01:11:44qu'il va y avoir
01:11:44une rigidité
01:11:45ou une rigidification
01:11:48au-delà de 2030
01:11:49mais qui existe
01:11:50quand même déjà
01:11:51déjà maintenant
01:11:53et certains parlent
01:11:54de sincérité
01:11:55des budgets
01:11:57moi je veux parler
01:11:58surtout
01:11:58au niveau de cette commission
01:12:00de la sincérité
01:12:01des besoins
01:12:02que nous avons
01:12:02et dans un contexte
01:12:04géopolitique
01:12:04et qui devient
01:12:05très complexe
01:12:06très inquiétant
01:12:08et qui nécessite
01:12:10la protection
01:12:10des français
01:12:11donc il me semble
01:12:12que les lois
01:12:13de programmation militaire
01:12:14qui se sont succédées
01:12:15étaient utiles
01:12:15et nécessaires
01:12:16et que les précédentes
01:12:18étaient utilisées
01:12:19comme des variables
01:12:20d'ajustement
01:12:20ce qui nous met
01:12:21d'ailleurs aujourd'hui
01:12:22dans cette situation
01:12:23de difficulté
01:12:24parce que les investissements
01:12:26n'ont pas été faits
01:12:27avant 2017
01:12:28donc nous avons besoin
01:12:30de ces investissements
01:12:32et comme vous le disiez
01:12:33il vaut mieux investir
01:12:35que faire des dépenses
01:12:37de fonctionnement
01:12:38alors bien sûr
01:12:40il faut avoir
01:12:40les moyens d'investir
01:12:41comment envisager
01:12:43potentiellement
01:12:44des modes de financement
01:12:47diversifiés
01:12:48qu'aujourd'hui
01:12:49nous n'utilisons pas
01:12:51forcément
01:12:51alors il peut y avoir
01:12:52des taxations spécifiques
01:12:54bien sûr
01:12:54c'est un choix politique
01:12:55vous me direz
01:12:56c'est une chose
01:12:57la mobilisation ciblée
01:12:59d'épargne des français
01:13:00par exemple
01:13:01est-ce qu'il y a
01:13:02des moyens
01:13:03de faire en sorte
01:13:05que nous puissions
01:13:06que notre nation
01:13:07puisse
01:13:09procurer aux français
01:13:10une protection
01:13:11suffisante
01:13:12dans les années à venir
01:13:13et nécessaire
01:13:14je crois que c'est ça
01:13:15qui doit nous intéresser
01:13:17politiquement bien sûr
01:13:18j'ai compris madame
01:13:19mais nous aurons besoin
01:13:21de vos éclairages
01:13:22au fur et à mesure
01:13:22de ces choix
01:13:27je vais répondre
01:13:29brièvement
01:13:29madame la députée
01:13:31bon c'est aujourd'hui
01:13:32une des modalités
01:13:34principales
01:13:35de financement
01:13:35de ces dépenses
01:13:36c'est la dette
01:13:38parce que
01:13:39voilà
01:13:40elle
01:13:40or cette dette
01:13:41nous coûte très cher
01:13:42et c'est un facteur
01:13:43aussi
01:13:44de contraintes
01:13:46extraordinaires
01:13:47sur les autres
01:13:48dépenses publiques
01:13:49donc oui
01:13:50il y a sans doute
01:13:51d'autres moyens
01:13:53de trouver
01:13:54des recettes
01:13:55mais
01:13:56bon
01:13:57c'est
01:13:58voilà
01:13:58ce sont des choix
01:13:59là aussi
01:14:00politiques
01:14:01qui sont
01:14:02difficiles à faire
01:14:04j'en conviens
01:14:07je crois qu'il n'y a
01:14:08plus d'autres
01:14:09orateurs de groupe
01:14:10donc je ne sais pas
01:14:11s'il y a des
01:14:11questions supplémentaires
01:14:14chers collègues
01:14:15nous en avons
01:14:15trois
01:14:17quatre avec
01:14:18l'être énervieux
01:14:19donc nous avons
01:14:20en premier
01:14:22Emmerick Salman
01:14:24allez-y chers collègues
01:14:25pour une minute
01:14:27merci messieurs les présidents
01:14:29madame la présidente
01:14:29chers collègues
01:14:30nous examinons ici
01:14:32un texte important
01:14:33puisqu'il vise
01:14:34à actualiser
01:14:34la LPM
01:14:35pour les années
01:14:352024-2030
01:14:37avec le groupe
01:14:38rassemblement national
01:14:39nous soutenons
01:14:41la hausse
01:14:42des crédits
01:14:43consacrés
01:14:43à la défense
01:14:46cependant
01:14:46nous ne pouvons
01:14:47que constater
01:14:48que ces surmarches
01:14:49ne sont en fait
01:14:50que des pas de porte
01:14:51le contexte international
01:14:52exige que nous donnions
01:14:54à nos armées
01:14:54les moyens d'agir
01:14:56l'avis du Haut Conseil
01:14:57des Finances Publiques
01:14:58appelle à la vigilance
01:14:59car si l'effort de défense
01:15:00est justifié
01:15:01les marges de manœuvre
01:15:02budgétaire sont aujourd'hui
01:15:03très limitées
01:15:04et il faut le dire clairement
01:15:05cette situation
01:15:06est le résultat
01:15:07du bilan catastrophique
01:15:08d'Emmanuel Macron
01:15:09qui a explosé
01:15:10le niveau de dette
01:15:11et du déficit public
01:15:12plus de 1200 milliards
01:15:13d'euros
01:15:13de dette publique
01:15:14en 10 ans
01:15:15de macronisme
01:15:16résultat
01:15:16aujourd'hui
01:15:17nous devons financer
01:15:18un effort stratégique
01:15:19indispensable
01:15:19pour notre défense
01:15:20mais avec des finances
01:15:21publiques
01:15:21très dégradées
01:15:23Madame la Présidente
01:15:24vous avez parlé
01:15:24dans vos interventions
01:15:25de la possibilité
01:15:26d'augmentation
01:15:27des prélèvements
01:15:29obligatoires
01:15:29ou de mesures d'économie
01:15:31d'après vous
01:15:33quelles sont les pistes
01:15:34semblent le plus soutenables
01:15:36pour l'économie française
01:15:36Merci de la parole
01:15:38et à Romain Tonussi
01:15:40Merci Monsieur le Président
01:15:42Madame la Présidente
01:15:43le rapport produit
01:15:44par la Cour des Comptes
01:15:45l'année dernière
01:15:46sur l'exécution
01:15:46de la mission défense
01:15:47pour 2024
01:15:48se trouvait être
01:15:49particulièrement éloquent
01:15:50entre le niveau élevé
01:15:52du report de charge
01:15:53la hausse des restes à payer
01:15:54la progression
01:15:55des autorisations
01:15:56d'engagement affecté
01:15:57non engagé
01:15:58les décalages
01:15:59de paiement
01:15:59et de livraison
01:16:00la hausse
01:16:00des intérêts moratoires
01:16:02ou les tensions
01:16:02de trésorerie
01:16:03constatées
01:16:03de plus en plus tôt
01:16:04dans l'année
01:16:05on voit bien que ce budget
01:16:06ne tiendra pas
01:16:07et ne tient déjà plus
01:16:08C'est d'ailleurs
01:16:09tout le sens
01:16:10me semble-t-il
01:16:11de la recommandation
01:16:12visant à mieux documenter
01:16:13la trajectoire
01:16:13des reports de charge
01:16:14en particulier
01:16:15sur les programmes
01:16:16146 et 178
01:16:18Aujourd'hui
01:16:19considérez-vous
01:16:20que la mission défense
01:16:21soit encore en mesure
01:16:22de s'adapter
01:16:23à l'évolution
01:16:23du contexte stratégique
01:16:25Aussi
01:16:26de votre point de vue
01:16:27les documents transmis
01:16:28au Parlement
01:16:28permettent-ils encore
01:16:29d'apprécier
01:16:30avec suffisamment
01:16:30de sincérité
01:16:31et de lisibilité
01:16:32la soutenabilité
01:16:33réelle
01:16:34de cette trajectoire
01:16:35Je vous remercie
01:16:35Merci
01:16:37La parole est à Catherine Hervieux
01:16:41Oui
01:16:41Madame la Vice-présidente
01:16:43Monsieur le Président
01:16:43chers collègues
01:16:45Il y a une tension
01:16:47donc
01:16:47c'était en filigrane
01:16:49tout au long
01:16:49du débat
01:16:50des discussions
01:16:51Il y a une tension
01:16:52entre financer
01:16:53l'effort de dépense
01:16:54pour suivre un équilibre
01:16:55de l'ensemble
01:16:56des finances publiques
01:16:57et les besoins
01:16:57sociaux énergétiques
01:16:58environnementaux
01:16:59et climatiques
01:17:00La tension peut se traduire
01:17:02aussi au sein
01:17:03de la population
01:17:03entre la compréhension
01:17:05fine de l'ensemble
01:17:06des enjeux
01:17:07et ou quels efforts
01:17:08réellement partagés
01:17:10équitablement
01:17:11pour faire face
01:17:12à la globalité
01:17:12de la situation
01:17:13de notre pays
01:17:14Cette tension
01:17:16se traduit
01:17:16dans l'équation
01:17:17pas encore résolue
01:17:18entre économie importante
01:17:19et ou hausse
01:17:21des impôts
01:17:22et vu le mauvais
01:17:23alignement des planètes
01:17:24que notre pays traverse
01:17:25pensez-vous
01:17:26que nous puissions
01:17:27rester sur le constat
01:17:29des faibles marges
01:17:30de manœuvre
01:17:30alors qu'il s'agit
01:17:31vraiment d'améliorer
01:17:32le lien
01:17:32entre l'armée
01:17:34et la nation
01:17:35Je vous remercie
01:17:36Merci
01:17:37et nous avons de nouveau
01:17:38une question
01:17:39d'Emeric Salman
01:17:41Oui
01:17:42Merci Monsieur le Président
01:17:43Madame la Présidente
01:17:43Mon groupe a souligné
01:17:45à maintes reprises
01:17:45l'inadéquation
01:17:46entre les ambitions
01:17:47capacitaires
01:17:48et la budgétisation
01:17:49de la programmation
01:17:49qui reposait
01:17:50sur une évaluation
01:17:51en partie insincère
01:17:52des ressources disponibles
01:17:53Votre avis
01:17:54souligne notamment
01:17:55la hausse continue
01:17:56des restes à payer
01:17:56sans véritable mesure
01:17:57pour contenir
01:17:58cette dynamique
01:17:59qui aubert déjà
01:18:00fortement la programmation
01:18:01tant des finances publiques
01:18:02que de la défense
01:18:03pour le prochain gouvernement
01:18:04à compter de 2027
01:18:05Seriez-vous en mesure
01:18:07de nous donner
01:18:08des précisions
01:18:08sur la trajectoire
01:18:09de dépenses induites
01:18:10au-delà de 2030
01:18:11Les surmarches
01:18:13de crédit de paiement
01:18:13prévues par le présent
01:18:15PJL
01:18:15ne sont-elles pas
01:18:16une fois de plus
01:18:17en deçà
01:18:18des besoins affichés
01:18:19Par ailleurs
01:18:20j'aimerais
01:18:20que vous précisiez
01:18:21votre évaluation
01:18:22de certains aléas
01:18:23pouvant remettre en cause
01:18:24en réalité
01:18:24dès l'année en cours
01:18:26l'exécution
01:18:26de la programmation
01:18:27actualisée
01:18:27le gouvernement
01:18:28a-t-il modélisé
01:18:29les impacts financiers
01:18:30éventuels
01:18:31d'une redéfinition
01:18:32des contours
01:18:32des coopérations
01:18:33industrielles
01:18:34internationales
01:18:35s'agissant du maintien
01:18:36de programmes
01:18:36d'armement
01:18:37voie à l'échec
01:18:38comme le SCAF
01:18:38je vous remercie
01:18:39merci madame la présidente
01:18:41la parole est à vous
01:18:42merci monsieur le président
01:18:44alors je vais répondre
01:18:47à une des questions
01:18:49tout d'abord
01:18:50qui était de savoir
01:18:51s'il faut faire
01:18:52des hausses
01:18:53de prélèvement
01:18:53obligatoire
01:18:54ou des baisses
01:18:55de dépenses
01:18:55je ne réponds pas
01:18:57
01:18:58en tant que présidente
01:19:00faisant fonction
01:19:01de présidente
01:19:02pour le Haut Conseil
01:19:03des finances publiques
01:19:04parce que ça ne fait pas
01:19:05partie de la saisine
01:19:06et c'est pas dans la vie
01:19:07mais la Cour des comptes
01:19:09a quand même déjà eu
01:19:10très souvent l'occasion
01:19:12d'intervenir
01:19:13sur cette question
01:19:14et notre position
01:19:17notre discours
01:19:18sur cette question
01:19:19qui dépasse largement
01:19:21la question
01:19:22de la LPM
01:19:23et de l'effort
01:19:24à consentir
01:19:25en matière de dépenses
01:19:26c'est qu'il sera difficile
01:19:28de ne pas faire les deux
01:19:29voilà
01:19:29il y a déjà eu
01:19:30des hausses
01:19:31de prélèvement
01:19:31obligatoire
01:19:32mais néanmoins
01:19:33ça ne suffira
01:19:35sans doute pas
01:19:36à rattraper
01:19:39la hausse tendancielle
01:19:40de la dépense publique
01:19:41et donc
01:19:41il est probable
01:19:43qu'il faudra
01:19:44également
01:19:45agir
01:19:46sur la dépense
01:19:47après
01:19:47c'est un choix
01:19:48sur quelles dépenses
01:19:49ça c'est
01:19:51évidemment
01:19:51compliqué
01:19:52mais en tout cas
01:19:53on ne pourra
01:19:54sans doute pas
01:19:55se passer
01:19:55des deux leviers
01:19:57en ce qui concerne
01:20:00la sincérité
01:20:01de la loi
01:20:02de programmation
01:20:03militaire
01:20:04j'ai déjà répondu
01:20:05c'est pas
01:20:06un sujet
01:20:07sur lequel
01:20:08le Haut Conseil
01:20:09des finances publiques
01:20:09a été saisi
01:20:10et nous n'avons pas
01:20:12examiné ce point
01:20:14en ce qui concerne
01:20:15les tensions
01:20:17comme je le disais
01:20:18tout à l'heure
01:20:19entre économie
01:20:21et hausse de PO
01:20:22évidemment
01:20:22c'est la situation
01:20:24globale
01:20:24des finances publiques
01:20:25qu'il faut prendre
01:20:26en compte
01:20:27et enfin
01:20:28au-delà
01:20:29de 2030
01:20:30non
01:20:31il n'y a pas
01:20:31de chiffrage
01:20:32possible
01:20:32comme je l'ai dit
01:20:33tout à l'heure
01:20:34à ce stade
01:20:35pourquoi
01:20:35parce qu'il y a
01:20:37trop d'aléas
01:20:38sur les prévisions
01:20:39de réalisation
01:20:40déjà des investissements
01:20:42il faudra voir
01:20:42comment se déroulent
01:20:44concrètement
01:20:44les programmes
01:20:46mais aussi
01:20:46il faudra
01:20:47regarder
01:20:48ce que
01:20:50les tensions
01:20:51géopolitiques
01:20:52actuelles
01:20:52comment elles se traduisent
01:20:54en termes d'inflation
01:20:55notamment
01:20:56parce que ça jouera
01:20:57beaucoup
01:20:57il y aura aussi
01:20:58peut-être
01:20:59des difficultés
01:21:00d'approvisionnement
01:21:01on a vu
01:21:02qu'un certain
01:21:02nombre de matières
01:21:03premières
01:21:04ont déjà
01:21:05connu
01:21:05une forte augmentation
01:21:07récemment
01:21:08ça peut jouer
01:21:09dans
01:21:10les investissements
01:21:11qui sont financés
01:21:13par cette
01:21:14loi de programmation
01:21:15militaire
01:21:16donc ce sont
01:21:17des éléments
01:21:17à surveiller
01:21:18de très près
01:21:19dans les
01:21:20mois à venir
01:21:22Merci
01:21:23beaucoup
01:21:23Madame la Présidente
01:21:25pour vos questions
01:21:26merci mes chers collègues
01:21:28pour vos questions
01:21:29je vous souhaite
01:21:29à toutes et à tous
01:21:31une bonne fin de journée
01:21:32merci
01:22:09Sous-titrage FR ?
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