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Retrouvez notre soirée spéciale "Iran : Trump/Xi, la paix se joue à Pékin ?", présentée par Maxime Switek, sur BFMTV ce mardi 12 mai 2026.
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00:00On en vient à la guerre en Iran, évidemment. Dans un instant, les redoutables tigres français qui pourraient aider à
00:05sécuriser les droits d'hermousse.
00:06Les tigres, ce sont les hélicoptères. On vous dira comment dans une seconde.
00:09Les Iraniens, eux, appuient ce soir là où ça fait mal. Ils menacent de pousser l'enrichissement de leur uranium
00:13jusqu'à 90%.
00:15Exactement ce qu'il faut pour avoir la bombe nucléaire. Est-ce que c'est crédible ou pas ? On
00:18verra ça.
00:19Mais d'abord, et c'est l'image de la soirée, vous le voyez, Donald Trump est en route.
00:22En route pour la Chine. Rencontre au sommet prévue avec Xi Jinping.
00:26Cette rencontre peut-elle changer le cours de la guerre en Iran ? On va en parler dans un instant
00:30avec nos invités.
00:30Mais écoutez ce que dit Trump ce soir. Je n'ai pas besoin de la Chine pour sortir de cette
00:35crise.
00:37Tout d'abord, nous allons beaucoup parler de l'Iran. Et je pense que Xi Jinping fait du très bon
00:43boulot.
00:44La Chine a beaucoup de pétrole qui vient de cette zone. Nous, nous n'avons pas de problème.
00:51Mais c'est un ami. C'est une personne avec qui nous nous entendons bien.
00:56Donc nous allons voir. Il va y avoir de bons résultats.
00:59Ça va être une très bonne visite et de très bonnes choses vont se passer.
01:03Vous pensez qu'il a besoin d'intervenir en Iran ou de vous aider ?
01:07Non, je ne pense pas. Nous n'avons pas besoin d'aide.
01:11Nous allons gagner d'une manière ou d'une autre, avec la manière douce ou autrement.
01:16Avec nous, en plateau ce soir, Didier François, Elsa Vidal.
01:19Bonsoir à tous les deux. L'amiral Alain Houdon de Dinville.
01:22Bonsoir. Merci, amiral, d'être là.
01:23En ce chef d'état-major de la Marine Nationale, Michael Benhamou.
01:26Bonsoir, Michael. Merci également d'être là, co-directeur de l'Institut européen de la guerre.
01:30Entre autres, pas besoin des Chinois.
01:32C'est le message qu'a voulu faire passer Trump avant de prendre l'avion pour aller voir Xi Jinping.
01:36Je n'ai pas besoin de vous.
01:37Évidemment, quand on est à la tête de la plus grande puissance économique pour le moment,
01:41militaire pour encore quelques décennies de la Terre,
01:45on ne se rend pas chez son principal compétiteur en admettant qu'on est en difficulté.
01:50Ça n'empêchera pas, peut-être, si les négociations se passent bien,
01:54que le dossier soit abordé dans un sens qui pourrait être
01:58« De quoi avez-vous besoin ? De quoi avons-nous besoin ? »
02:01Mais on ne peut pas aborder une telle négociation en position de faiblesse.
02:05Il avait déjà dû la repousser.
02:07Donc, il est important pour le chef d'état qu'est Donald Trump
02:10qu'il se présente au moins en pleine possession de ses moyens dans le texte.
02:14Bon, Michael Benhamou, vraiment, on va réentendre évidemment les extraits
02:18de ce que dit Donald Trump tout à l'heure, juste avant de prendre l'avion.
02:20Mais s'il y a un message à retenir, c'est celui-là.
02:23Il envoie ce message-là à Xi Jinping ce soir ?
02:26Oui, petit côté Véronique Sanson, besoin de personne.
02:30Je ne m'attendais pas à Véronique Sanson ce soir.
02:32Mais oui, que j'aime beaucoup d'ailleurs.
02:34Mais oui, moi aussi.
02:35Pour aller peut-être aussi récupérer l'uranium iranien dans peu de temps.
02:40Et pour faire quelque chose aussi sur Hormuz.
02:44Mais oui, il a l'impression, je crois qu'il a certainement dû développer des options tactiques
02:49avec les Israéliens.
02:50Je pense que c'est ça qui est en jeu en ce moment, côté opérationnel.
02:54Et il aura un espace pour le faire après sa rencontre avec la Chine.
02:59Après la rencontre, on verra ce soir que les Américains soufflent le chaud et le froid.
03:05On peut désescalader, on peut rétrograder dans l'intensité de la guerre.
03:08Ou faire tout l'inverse.
03:10En un mot, les Israéliens, ils ont un nouveau nom de future mission possible en Iran ?
03:16– Opération marteau de fer.
03:17– Sledgehammer.
03:18– Opération marteau de fer, on verra.
03:20– Sledgehammer, ça l'a fait.
03:22– Oui, on verra à quoi ça pourrait ressembler dans un instant.
03:24Mais d'abord, Didier François, est-ce que cette rencontre qui arrive avec Xi Jinping,
03:29et je vous donnerai les détails dans une seconde, peut changer le cours de l'Iran ?
03:32Est-ce que l'un des enjeux des 48 heures qui viennent, c'est ça ?
03:35– Enfin, je ne sais pas, ça peut changer.
03:38Ils vont essayer de se mettre d'accord sur qu'est-ce qu'ils peuvent dire ou pas aux Israéliens.
03:42Après, c'est les Israéliens qui décideront, je pense.
03:45Mais c'est vrai que le poids des Chinois est important.
03:48Ils sont quand même le premier partenaire économique de l'Iran.
03:52Ils leur fournissent quand même beaucoup de choses, particulièrement du matériel dual,
03:56pour ce qui est les drones, les moteurs, etc.
03:59– Dual, ça veut dire que ça peut servir à du civil, à du militaire.
04:02Donc, ils ne leur donnent pas d'armes directement, comme avec la Russie, ils font attention à ça.
04:07Pas de livraison directe, mais ils leur donnent du renseignement,
04:09ils leur donnent du cadre de…
04:10En fait, grosso modo, ils leur donnent de quoi embêter les Américains.
04:14Sans aller trop loin pour ne pas se faire prendre les mains dans le pot de confiture,
04:19parce qu'ils ne veulent pas le risque de retour,
04:21et particulièrement, ils ne veulent pas le risque de ce qu'on appelle les sanctions secondaires.
04:25D'ailleurs, ils sont même prudents sur la question du pétrole,
04:27puisqu'ils importent…
04:2990% du pétrole part chez eux, les Chinois en utilisent 15%, la louche, mais ils le raffinent.
04:40Or, les raffineries chinoises sont maintenant menacées de sanctions par les Américains,
04:46puisque c'est du pétrole iranien.
04:47Et le gouvernement chinois leur a dit « Ouh là là, arrêtez ! »
04:51On voyait bien qu'ils font gaffe, parce qu'ils ne veulent pas se faire taper leurs banques,
04:53ils ne veulent pas avoir des problèmes de sanctions.
04:55Donc ça, ça serait une des négociations.
04:57Il y aura d'autres négociations, par exemple, sur l'utilisation des superpuces,
05:01d'ordinateurs pour l'IA.
05:04Et de leur côté, ils ont deux choses, ils ont les terres rares,
05:08mais ils ont quand même besoin que ce détroit d'Ormoules se réouvre.
05:11Donc on verra.
05:13Je pense qu'ils vont essayer quand même de se donner un cadre.
05:16On voit bien qu'il y a une tentation américaine, russe et chinoise,
05:20de justement régler ça au niveau des superpuissances un peu...
05:23On règle ça entre nous.
05:25On écarte tout ce qui est multilatéralisme.
05:28Ça marche un peu, mais moyennement.
05:30On voit sur l'Ukraine, finalement, Donald Trump n'a pas réussi à imposer à Zelensky et aux Européens
05:40le fait d'offrir le Donbass à Poutine.
05:44Dieu sait s'il a essayé, pourtant.
05:45Donc vous voyez que c'est pas toujours...
05:48On va voir ce que ça va donner.
05:50Ça peut être un élément, effectivement, de poids dans la prise de décision iranienne.
05:57Ça peut aussi aider les Iraniens, et particulièrement les gens qui, dans le régime,
06:02sont assez prêts à négocier.
06:03Mais quasiment tous les mecs du régime sont prêts à négocier pour récupérer leur pognon.
06:07Mais ça leur permet de trouver des arguments, si la Chine vient les appuyer,
06:11face aux gens qui, eux, ne sont pas au pouvoir, mais qui sont leur base,
06:14et qui, elle, est plus radicale.
06:15Et c'est cette base qu'ils sont en train de mobiliser.
06:17C'est eux qui sont dans la rue tous les soirs.
06:19C'est eux qui ne sont pas d'accord avec les négociations.
06:21Donc il faut qu'ils fassent attention et qu'ils leur fassent la démonstration
06:24que s'ils négocient avec les Américains, c'est pour sauver le régime.
06:27Donc ça, là-dessus aussi, les Chinois peuvent les aider.
06:29Amiral, je viens à vous, dans une seconde, je veux simplement d'abord montrer aux téléspectateurs
06:32à quoi pourrait ressembler, va ressembler ce voyage de Trump en Chine.
06:36Regardez, Trump a donc quitté la base d'Androus tout à l'heure, direction Pékin.
06:41Trois jours de visite sur place.
06:42Voilà le trajet, plein ouest, pour aller à Pékin,
06:46avec un stop d'ailleurs du côté d'Ankorej, en Alaska.
06:48Trois jours à Pékin, trois jours de visite sur place.
06:51C'est le premier déplacement d'un président américain en Chine depuis 2017.
06:54Trump n'y va pas seul, évidemment.
06:56Il y a une bonne partie de ses ministres, notamment le ministre de la Guerre qui est avec lui.
06:59Mais aussi, 17 patrons, on en a choisi trois, pardon.
07:03Elon Musk, Tim Cook, le patron d'Apple et le PDG aussi de Boeing.
07:08Quel programme ?
07:08Évidemment, plusieurs rencontres avec Xi Jinping, un banquet, la visite du Temple du Ciel à Pékin.
07:14Quels enjeux ? On en parlait à l'instant.
07:16La Chine peut-elle être médiatrice dans cette guerre en Iran ?
07:19Évidemment, les relations commerciales entre les deux pays.
07:22On va parler, on le disait, de puces, on va parler de soja, de bœuf, de Boeing, entre autres.
07:26La signature de contrat de Vendarmes, on verra ça.
07:29Et on guettera aussi les déclarations sur Taïwan.
07:33La Chine menace, évidemment, toujours, et même plus que jamais, Taïwan.
07:36On va retrouver Axel Meunier du côté de Washington en direct dans cette édition spéciale.
07:42Axel, question simple, Axel.
07:44Est-ce que cette visite arrive au meilleur ou au pire moment pour Donald Trump ?
07:53C'est vrai que c'est un peu un entre-deux, en fait, parce qu'on n'est plus vraiment
07:55dans la guerre,
07:56mais on n'est pas tout à fait encore dans le cessez-le-feu.
07:59Et puis surtout, Donald Trump semble à la fois réticent à relancer de nouvelles frappes,
08:03malgré les menaces répétées qu'il a pu faire,
08:06mais aussi très agacé par le non-avancement,
08:09la non-avancée plutôt des négociations en cours avec l'Iran.
08:13Alors tout ça fait qu'il n'arrive pas forcément en position de faiblesse vis-à-vis de la Chine,
08:18mais pas au meilleur moment, ça c'est sûr,
08:20surtout qu'on sait que Pékin est un allié de Téhéran
08:23et que la Chine dépend énormément du pétrole iranien,
08:26mais surtout du pétrole moyen-oriental en général,
08:28et que ces bateaux qui ne peuvent pas passer le détroit d'Ormuz,
08:31c'est un problème pour l'empire du milieu.
08:34Alors oui, Donald Trump n'est peut-être pas au meilleur moment
08:38accueilli par son grand rival chinois,
08:40mais en même temps, il assume, on l'a entendu il y a quelques instants,
08:43il a dit qu'il n'avait besoin de personne et pas de la Chine notamment,
08:46mais il n'a pas non plus envie d'accorder à la Chine ses demandes.
08:50On sait que le président Xi est très mécontent de ce blocus,
08:54mais Donald Trump affirme que le blocus naval du détroit
08:57est l'arme la plus efficace actuellement dans sa guerre contre l'Iran.
09:01Il veut même renforcer l'opération Liberté pour aider à passer certains navires.
09:05Alors est-ce que Donald Trump affirmera la même chose face au président Xi ?
09:10On sait qu'il a parfois tendance, une fois qu'il est face à ses interlocuteurs,
09:13à être un peu plus rond.
09:14Alors on va voir cela.
09:16Et surtout, pour l'instant, ces trois jours de visite officielle en Chine
09:19ressemblent à une sorte de pause pour lui dans la guerre.
09:22Est-ce qu'il reviendra avec des volontés plus guerrières ou pas
09:25à son retour ici à Washington ?
09:27C'est encore trop tôt pour le dire.
09:29Axel Monnier en direct de Washington,
09:31amiral, le cœur des discussions, ça va notamment avec le détroit d'Ormuz.
09:34Trump, il a un moyen de pression, là.
09:37C'est lui qui détient une partie de la clé sur Ormuz.
09:39Et les Chinois ont besoin qu'Ormuz se libère.
09:42Oui, bien sûr.
09:43Ils ont besoin de retrouver un peu de stabilité dans cette région
09:46pour développer les circuits de l'énergie
09:48et les circuits de conteneurs dans l'autre sens.
09:51Et le président Trump, enfin les Américains,
09:55ont le blocus contre le blocage.
09:57Et donc, il y a moyen de trouver un terrain d'entente
10:02avec l'aide des Chinois.
10:03Parce que je pense que, contrairement à ce que dit le président Trump,
10:06les Chinois peuvent avoir un rôle important là-dedans.
10:09Un rôle important.
10:10Il y a une chose que je voulais vous montrer.
10:11C'est la liste de tous les dirigeants mondiaux
10:15qui ont défilé à Pékin pour aller rencontrer Xi Jinping
10:19depuis le début de l'année dernière, depuis 2025.
10:21En 2025, vous avez la liste.
10:22Nouvelle-Zélande, Union européenne, Australie, Serbie, Slovaquie,
10:25Portugal, Géorgie, Espagne, France, Emmanuel Macron y était.
10:27On va voir en 2026, parce que ça s'est accéléré encore
10:30depuis le début de 2026, avec la liste qui s'est allongée.
10:34Finlande, Irlande, Corée du Sud, Royaume-Uni, Uruguay, Allemagne, Espagne.
10:37Tout le monde, Michael Benhamou, a besoin d'aller en Chine aujourd'hui,
10:41a besoin du soutien de la Chine, où qu'il soit dans le monde ?
10:45Oui, d'autant plus que maintenant, le soutien américain n'est plus garanti
10:49et que Trump n'inspire pas confiance, en fait.
10:52Et donc, tout le monde cherche, comme on dit en anglais, à hedging,
10:54c'est-à-dire à diversifier ces alliances, y compris même le Canada,
10:58qui quand même est un allié historique des États-Unis, mais nous aussi d'ailleurs.
11:02Et donc, oui, du coup, vous avez une procession qui a lieu depuis quelques mois,
11:05depuis 6-9 mois, vers la Chine, pour augmenter les relations à la fois économiques
11:10et pour certains pays, en particulier en Asie du Sud-Est,
11:13des relations même stratégiques, militaires,
11:15parce que beaucoup de pays ont des difficultés à comprendre
11:20la planification impériale américaine, en fait,
11:22et à voir ce que va être l'Amérique en tant qu'Empire dans 5 ans ou 10 ans,
11:26à un moment où les Américains, quand même, maintenant,
11:28accélèrent la trajectoire de retrait de leurs soldats.
11:30Il faut comprendre ça, quand même.
11:31C'est-à-dire qu'il y avait, il y a 20 ans, à peu près 13-14 % du
11:36personnel américain
11:36qui était à l'extérieur, c'était à peu près 350 000-400 000 soldats
11:40qui étaient encore à l'extérieur, et maintenant, vous n'avez plus que 200 000 soldats américains
11:45déployés à l'international, donc une baisse de moitié, en fait.
11:49Donc ça, ça inquiète, et ça pousse pas mal de pays, dans toutes les régions,
11:52à aller de plus en plus vers la Chine, mais pas que vers la Chine,
11:55aussi vers d'autres puissances régionales.
11:59Elsa Vidal, quand on voit cette image-là, Trump, Xi Jinping, l'un à côté de l'autre,
12:03là, évidemment, cette photo-là, cette image-là, à quelques mois,
12:06qui est en position de force ce soir ? Celui qui reçoit ou celui qui arrive ?
12:11À l'heure actuelle, en raison de la situation dans le détroit d'Hormuz et de la guerre en Iran,
12:16c'est Xi Jinping qui est en position de force, et il a, en fait, quasiment rien à faire.
12:22Il peut laisser Donald Trump dérouler ses arguments.
12:26Son argument de fer à lui, qui a permis à la Chine de résister à la politique des droits de
12:32douane,
12:32ça a été son quasi-monopole sur les terres rares, un monopole dont les États-Unis essayent de se déprendre,
12:39mais il leur faudra encore une bonne décennie pour être moins dépendants de la Chine.
12:44En revanche, il y a des domaines dans lesquels la Chine a besoin des États-Unis,
12:49de moins en moins, ce sont l'accès aux microprocesseurs.
12:52Alors, naturellement, Donald Trump a mis un point d'arrêt à la vente des puces les plus puissantes,
12:58celle de Nvidia, à la Chine, mais la Chine, contre toute attente, commence à développer ses propres puces,
13:04et le géant tech chinois Huawei a fait une annonce très peu de temps avant ce sommet
13:09pour dire, écoutez, on commence à avoir des puces d'un niveau équivalent.
13:13Donc, très léger avantage à Pékin dans cette rencontre,
13:18mais il pourrait aussi y avoir, stratégiquement, pour les deux dirigeants,
13:22un intérêt à s'entendre et à mettre sur pause, en quelque sorte, les frictions.
13:27– On l'a dit, Hormuz sera forcément au centre de la table.
13:30Information qui tombe à l'instant et qui concerne les Français.
13:32Lisa Hadef.
13:33– Oui, l'agence France Presse nous dit qu'Emmanuel Macron,
13:35notre président de la République, dit que la France va prendre une initiative,
13:39c'est comme ça que c'est formulé, initiative à l'ONU sur sa proposition de mission neutre.
13:44– Mission neutre, une initiative à l'ONU, ça veut dire quoi, concrètement ?
13:47– En fait, on continue sur ce qu'on fait depuis le départ.
13:52C'est dire liberté de navigation, respect des droits internationaux,
13:56coalition sans faire la guerre.
13:58Donc, vous voyez bien, on a eu la réunion de la...
14:00Enfin, on a eu d'abord la protection de nos alliés, de nos ressortissants et de l'Europe,
14:05le déploiement du groupe aéronaval,
14:08la mise en place de la réunion sur la possibilité de trouver une solution diplomatique
14:13et d'accompagnement des navires dans le détroit d'Ormouz.
14:17Et maintenant, on va aller sur la proposition d'une résolution
14:21au Conseil de sécurité des Nations Unies,
14:24qui sera certainement représentée à plusieurs,
14:27justement sur les principes, revenir au principe du droit international,
14:30du droit maritime et de la liberté de circulation.
14:33Voilà, c'est ça l'idée.
14:35Il faut utiliser, en fait, ce qu'essaye de faire la diplomatie française,
14:39mais avec d'autres, avec la diplomatie européenne,
14:43avec les Britanniques, mais avec un certain nombre de partenaires,
14:45comme les Indiens, etc.,
14:46c'est de remettre, utiliser le fait que ça soit un peu calmé,
14:50qu'il y ait un cessez-le-feu, même si la guerre n'est pas arrêtée,
14:53pour relancer des initiatives diplomatiques collectives.
14:56C'est le seul moyen d'éviter de retomber dans une reprise des offensives.
15:01Amiral, on est toujours dans le même cadre,
15:03c'est-à-dire que ce n'est pas pour maintenant, ce n'est pas pour tout de suite.
15:06On va attendre que la guerre se calme,
15:07avant d'envoyer qui que ce soit avec un uniforme français dans les parages.
15:10Ah oui, ça c'est la ligne qui est fixée depuis le début,
15:16et c'est la ligne qui va subsister.
15:19Il n'est, à mon avis, pas question d'un passage en force,
15:23ni encore moins d'un débarquement du style d'Ardanel de 1915.
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