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  • il y a 9 heures
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban hier. "Les négociations vont se concentrer sur le désarmement du Hezbollah et la régulation des relations de paix entre Israël et le Liban", ajoute-t-il.

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Transcription
00:00Le général Sidoz est avec nous, et c'est important de vous avoir, puisque vous avez dirigé la Finule, cette
00:04force intérimaire des Nations Unies au Liban.
00:06Oui, vous étiez l'un des responsables, chef du bureau de liaison de la Finule, la Finule qui est toujours
00:12sur place, qui doit terminer d'ailleurs sa mission.
00:14Oui, à la fin de l'année.
00:16Prochainement, est-ce que c'est un espoir ce soir, ces négociations annoncées par le Premier ministre israélien ?
00:22Oui, de toute façon, très honnêtement, c'est exactement ça que j'attendais, parce qu'en fait, il y a
00:25toujours un moment où le Hezbollah négocie, il se met à la table.
00:27Enfin, il se met à la table. Alors, il passe effectivement par l'intermédiaire du gouvernement libanais, ce qui est
00:31un peu embêtant, parce que nous, par exemple, à la Finule, on avait ce qui s'appelle des réunions tripartites.
00:38Sur un poste de la Finule, il y avait des généraux libanais, des officiers israéliens, et au milieu, la Finule,
00:43puisque les Libanais n'ont pas le droit de parler aux Israéliens.
00:46C'est un crime. C'est condamné.
00:48Bravo !
00:48Oui, c'est condamné. Vous n'avez pas le droit de parler à un Israélien. Bon, donc c'est la
00:51Finule qui parlait.
00:52Oui. Alors après, quand il y avait un déjeuner, les Libanais s'en allaient, parce qu'ils ne pouvaient pas
00:57parler avec les Israéliens.
00:59Donc, on faisait l'intermédiaire.
01:00C'est compliqué pour négocier, quand même.
01:01Ben, il passait par nous.
01:03Voilà.
01:03Il passait par le bureau de la liaison, exactement.
01:05Donc, on traduisait.
01:07Alors, il est évident qu'à l'époque, entre 2006 et 2023...
01:11Pardon, parce que là, ce que vous venez de dire, moi, me sidère.
01:13C'est-à-dire que n'importe quel Libanais n'a pas le droit de parler à n'importe quel
01:16Israélien.
01:17Non.
01:18Au-delà même des responsables.
01:19Oui, c'est le problème. Justement, il va falloir régler ça.
01:21Vous confirmez ?
01:22Je le découvre.
01:24Mais ce que vous me décrivez me rappelle exactement Candévid.
01:27C'est-à-dire que la délégation israélienne, absolument, en 1878,
01:31la délégation israélienne était d'un côté, la délégation égyptienne de l'autre.
01:34Et c'était les Américains qui faisaient le yo-yo entre les deux délégations,
01:38parce qu'ils ne se parlaient pas directement.
01:39Oui, ben, on n'a pas reconnu Israël.
01:40Enfin, c'est plein de problèmes.
01:41Donc, il passait par nous.
01:42Dès qu'il y avait quelque chose à dire, ben, il passait par nous.
01:44Alors, il fallait évidemment traduire.
01:46Traduire la façon dont les Israéliens présentaient les choses.
01:48Traduire la façon dont les Libanais présentaient les choses.
01:51Mais bon, il arrivait un moment.
01:52Mais effectivement, à cette époque-là...
01:55Combien de temps peut durer un cessez-le-feu ?
01:56Parce que vous dites que le Hezbollah...
01:57Il a duré de 2006 à 2023.
01:58Il a déjà signé des cessez-le-feu.
02:00Déjà, il a duré de 2006 à 2023.
02:01Mais est-ce que le Hezbollah peut être un interlocuteur ?
02:03Oui, mais...
02:03Oui ou non ?
02:04Il est un interlocuteur.
02:06De ce que j'ai connu, il était un interlocuteur à travers les autorités libanaises,
02:09à travers les officiers libanaises.
02:11Vous dites 2006-2023.
02:13Mais en même temps, tout à l'heure, vous nous avez dit,
02:14ils en ont profité pour se réarmer, faire des tunnels.
02:17Donc, est-ce que c'est signer un cessez-le-feu pour reprendre des forces, en quelque sorte ?
02:21Et donc, on ne règle pas le problème.
02:23Alors, le problème, c'est que la finule était très forte en 2006.
02:25Mais vraiment très forte.
02:27Par exemple, les Français, il y avait des pièces d'artillerie, il y avait des chars.
02:30Et puis après, tout doucement, les effectifs ont baissé.
02:32Tout doucement, parce que la situation était relativement stable,
02:35eh bien, on vivotait, il faut être honnête.
02:38Et le Hezbollah a pu reprendre du poil de la bête.
02:40C'est quand même ça, le risque.
02:42Et donc, finalement, on se retrouve ensuite, dans quelques années, à discuter de la même chose.
02:45Ce qui vient d'être dit est très intéressant,
02:47parce que vous disiez, effectivement, le gouvernement libanais,
02:51le Hezbollah parlait à travers le gouvernement libanais, d'une certaine façon,
02:56sauf que le Hezbollah est le représentant de l'Iran.
02:59Et c'est ça, la question, finalement.
03:01C'est que, vous voyez, ce sont des poupées russes.
03:03Il y a un interlocuteur qui parle au nom d'un interlocuteur et d'un troisième.
03:08Ce qui fait que le dialogue, finalement, il est faussé dès le départ.
03:12Et tant qu'il n'y aura pas un dialogue, ou en tout cas une négociation,
03:16entre Israéliens et Iraniens, eh bien, on n'avancera pas.
03:21Et le gouvernement libanais peut signer tous les accords qu'il veut.
03:24Tant que les Iraniens n'auront pas dit, on fait la paix ou on continue la guerre,
03:29eh bien, la situation restera telle qu'elle est.
03:31Alors, je voudrais que l'on soit en direct avec Michel Elou.
03:35Michel Elou, il est secrétaire général du parti libanais laïc et réformiste
03:39qui s'appelle le Bloc National.
03:40Et c'est l'ancien directeur de la revue du journal L'Orient Le Jour.
03:44Bonsoir, Michel Elou.
03:45À l'instant, du côté d'Israël, on dit avoir ordonné d'engager des négociations directes avec le Liban.
03:51C'est un signe d'espoir, là, au milieu de ce qui se passe, de ces bombardements incessants ?
03:58Absolument, c'est un signe d'espoir, mais je pense qu'il faut être aussi réaliste sur la situation.
04:02C'est-à-dire que ça vient dans un contexte dramatique.
04:04Hier, on a vécu une journée noire.
04:06On parle de plus de 250 morts au Liban, dont des centaines de civils.
04:10On parle de plus d'une centaine de cibles, et notamment beaucoup de cibles civiles
04:14qui ont été détruites, bombardées par les Israéliens, des immeubles d'habitation, des ponts, des rues.
04:22Il y a eu même un enterrement qui a été bombardé dans l'ABK, donc c'était une journée absolument
04:26dramatique.
04:27Les gens sont traumatisés, et en particulier, ça a été la pire journée pour notre capitale, Beyrouth, depuis des décennies.
04:33Donc, le contexte est extrêmement, extrêmement tendu.
04:37Les gens n'ont pas confiance en Israël.
04:41Mais, évidemment, dans cette situation, peu importe la difficulté de la situation,
04:46il n'y a pas d'autre solution aujourd'hui qu'une solution diplomatique pour nous sortir de cette guerre
04:50des autres
04:51qui est en train de se jouer sur notre territoire, qui a détruit notre pays depuis bientôt 60 ans,
04:56depuis la fin des années 60, c'est ça la réalité.
04:58Donc, aujourd'hui, toute une initiative diplomatique est bienvenue.
05:01Mais Michel Elou, est-ce que ça veut dire que le Liban est otage du Hezbollah,
05:05et tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, ça continuera ?
05:08Absolument, absolument, et je pense qu'il faut être très clair.
05:12La réalité, c'est que le Liban ne peut vivre ni sous occupation et sous agression israélienne permanente,
05:18évidemment, ni sous l'emprise du Hezbollah.
05:21Le Liban ne peut pas cohabiter avec le Hezbollah.
05:24On a longtemps essayé cette formule-là, elle ne fonctionne pas,
05:27et donc, il est impératif d'appliquer les décisions qui ont été prises plusieurs fois,
05:32depuis 2005 déjà, avec la résolution 2004-2005, la résolution 1559 des Nations Unies,
05:38qui appelaient tout d'abord au désarmement du Hezbollah,
05:40jusqu'à la dernière décision du Conseil des ministres,
05:42qui dit très clairement que les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah sont interdites,
05:48elles sont bannies.
05:49Le problème qu'on a, c'est qu'aujourd'hui, on a un gouvernement et une armée
05:53qui n'est pas encore en train d'appliquer ces décisions.
05:56Alors, justement, Michel Elou, ce qui est intéressant quand même,
05:58c'est que le Premier ministre libanais a clairement appelé aujourd'hui à démilitariser Beyrouth,
06:05et c'est d'ailleurs suite à cet appel que le Premier ministre israélien dit
06:09bon, ben, allons-y sur les négociations.
06:10Donc, on voit que ça bouge, mais est-ce que le gouvernement libanais
06:15a les moyens de désarmer le Hezbollah ?
06:19– Alors, le gouvernement libanais a certains moyens.
06:23On a une armée qui n'est évidemment pas une armée extrêmement avancée,
06:28qui est dans un pays en faillite en plus.
06:30Ça fait six ans qu'on traverse une crise économique absolument dramatique.
06:34Donc, on a des moyens limités, mais on a quand même les moyens de s'activer,
06:38et c'est pour ça que je profite d'être là à la télévision française
06:42pour aussi faire un appel au gouvernement libanais
06:46pour qu'on prenne des décisions et qu'on les applique.
06:48C'est-à-dire que les décisions, elles commencent à être prises,
06:50mais sur le terrain, opérationnellement, on n'est pas encore en train
06:53de vraiment les implémenter.
06:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
06:56Ben, quand on parle de démilitariser Beyrouth,
06:58ça veut dire de vraiment faire des barrages routiers,
06:59ça veut dire de vérifier l'identité des gens qui rentrent dans Beyrouth,
07:04spécifiquement s'assurer qu'il n'y a pas de combattants libanais ou iraniens ou autres,
07:08qu'il n'y a pas de commandant des gardiens de la Révolution
07:10qui se cache dans les immeubles civils.
07:12Ça, c'est quelque chose d'absolument nécessaire.
07:14Il faut que l'armée reprenne le contrôle du territoire.
07:16Ça fait des années qu'on demande ça, et spécifiquement depuis l'an dernier,
07:19depuis la dernière guerre.
07:21Et aujourd'hui, j'espère qu'Israël va réduire et arrêter ces frappes
07:27et ces bombardements, la destruction permanente,
07:29pour permettre à l'armée libanaise d'avancer.
07:32Maintenant, l'armée a aussi besoin de soutien.
07:35Il y a un ancien général de la Finule qui est présent sur le plateau.
07:38L'armée libanaise a évidemment besoin de soutien.
07:40Elle a besoin de beaucoup plus de soutien.
07:42Donc, c'est là aussi qu'on aura besoin du gouvernement français,
07:45qui est un allié historique, mais aussi d'autres gouvernements,
07:48pour soutenir et armer l'armée libanaise,
07:50afin qu'elle entame son travail de désarmement du Hezbollah.
07:53Mais Michel, une dernière question.
07:56Tout à l'heure, nous étions avec l'ambassadeur d'Israël en France
07:59et on évoquait ces frappes, cette intensification des frappes
08:02et ces blessés, ces morts, toutes ces victimes.
08:05qui disent, oui, mais c'est la guerre.
08:07Voilà, c'est la guerre.
08:09On vise et malheureusement, il y a des victimes,
08:12des victimes collatérales, parce que c'est un conflit.
08:15Il y a des familles, des enfants qui meurent,
08:16parce que c'est la guerre.
08:18C'est un peu facile comme justification.
08:21On est à près de 2000 morts, dont des centaines de civils.
08:25On sort d'une guerre en 2024,
08:28où il y avait eu également plusieurs milliers de morts.
08:31On était à 6000 morts et des dizaines de milliers de blessés.
08:33Donc, le prix qu'on paye, le prix que le Liban paye
08:37est absolument dramatique.
08:38Le prix humain, le déplacement,
08:40on a plus de 1,2, 1,3 million de déplacés.
08:44Et il ne faut pas oublier aussi que tout ça se joue
08:47avec une sorte de bande sonore israélienne fanatique.
08:53Le messianisme permanent des ministres d'extrême droite israéliens
08:56qui disent qu'ils vont occuper le sud-Liban,
08:58qu'ils vont prendre jusqu'aux Litanyes,
09:00que tout ça, c'est le grand Israël, etc.
09:02– Ce soir, on parle de négociations en Israël.
09:04– Ça traumatise énormément les Libanais
09:08qui n'ont confiance ni dans le Hezbollah, ni dans l'Iran.
09:11La majorité des Libanais aujourd'hui
09:13veulent que le Hezbollah soit désarmé,
09:14mais ils n'ont pas confiance du tout en Israël non plus.
09:18Évidemment, vu le comportement israélien
09:20pendant la dernière période.
09:22– Merci, Michel Elou.
09:24– On va continuer de parler justement des conséquences
09:27de ce qui s'est passé hier avec vous, Élise Lecieur,
09:29puisque vous êtes la directrice des opérations internationales,
09:31le médecin du monde.
09:33Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le jour d'après ?
09:36– Du coup, ça a été vraiment une journée extrêmement difficile
09:39pour les Libanais et notamment, effectivement,
09:41pour les habitants de Beyrouth hier.
09:44Nous, on est présents médecins du monde depuis 30 ans au Liban
09:48et c'est vrai que pour nous, ça a été vraiment une journée noire
09:51et la difficulté d'opérer dans des conditions où…
09:54– Pourquoi c'était difficile ?
09:55– Eh bien, quand on se prend une centaine de bombes
09:57en quelques minutes sur la tête
09:59alors qu'on est auprès de nos bénéficiaires,
10:02oui, c'est difficile d'opérer, c'est difficile de soigner.
10:05Je tiens aussi à appuyer sur le fait
10:06qu'en fait, c'est un système de santé
10:08qui a déjà beaucoup souffert.
10:10On a parlé des différents conflits ces dernières années
10:13et puis, depuis le début du conflit, depuis le 2 mars,
10:16il y a déjà cinq hôpitaux qui sont non fonctionnels
10:19qui ont été touchés, plus de 50 structures de santé
10:23aussi qui sont non opérationnelles.
10:25Donc, c'est aussi un non-respect du droit humanitaire international
10:29que d'attaquer des structures et notamment des structures de santé.
10:32– Avec la difficulté de donner un bilan précis
10:35de ce qui s'est passé hier,
10:37on parle de plusieurs centaines de morts
10:39mais pour l'instant, il faut être très prudent
10:41parce qu'on n'a pas identifié tous les corps
10:42– Tout à fait, ça met toujours du temps
10:45le temps d'aller chercher les corps dans les décombres
10:47d'identifier les gens
10:49et puis en fait, la conséquence, elle n'est pas toujours immédiate
10:52le décès, mais parfois aussi
10:53quelques jours malheureusement à arriver
10:55ce qui est difficile, c'est des structures
10:57qui sont débordées et qui ne sont pas
10:59en capacité de soigner correctement.
11:00– Vous avez besoin de quoi sur place, médecin du monde ?
11:02– De toute façon, le besoin immédiat, c'est du médicament,
11:06c'est du personnel de santé, c'est d'aller vers, on le disait à l'instant,
11:09il y a 1,2 million de personnes déplacées, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:12au Liban, une personne sur cinq a dû quitter brutalement son foyer
11:17et partie potentiellement sans aucune affaire.
11:20Aujourd'hui, il y a des, ce qu'on appelle
11:22des regroupements collectifs,
11:25des hébergements collectifs
11:27pour ces personnes déplacées, il y a seulement
11:2812% de ces déplacés qui sont hébergés,
11:31ça veut dire que les autres sont dans leur voiture,
11:33dans la rue.
11:34– Donc c'est une catastrophe humanitaire qui se joue au Liban en soirée ?
11:37– Oui, et je pense qu'il faut vraiment
11:38dire les mots, et la population civile
11:40paye vraiment un très lourd tribut.
11:43– Les autorités françaises ont dit qu'elles allaient
11:44justement aider sur place,
11:48comment justement
11:49un gouvernement comme le gouvernement français
11:50peut apporter de l'aide au Liban et à la population ?
11:53– C'est vrai qu'il y a eu des envois
11:55de médicaments notamment,
11:57mais pour l'instant,
11:59on envoie un peu
12:01au compte-gouttes.
12:02L'objectif, c'est qu'il y ait aussi un investissement
12:04et un support des organisations
12:06telles que les nôtres, Médecins du Monde,
12:08mais d'autres organisations qui sont sur le terrain,
12:09qui ont besoin d'apporter
12:12du soutien sur du long terme.
12:14On parle des maladies chroniques,
12:15on parle des maladies infectieuses,
12:16puisque les conditions sanitaires de vie sont catastrophiques
12:19mais on parle aussi des enjeux d'alimentation
12:21et de la santé mentale.
12:23Il faut comprendre aussi l'impact que ça a pour les populations,
12:25là, d'être déplacées brutalement.
12:27Et encore une fois,
12:28c'est un conflit qu'ils revivent régulièrement
12:30avec ce stress permanent
12:32et ils ne savent pas concrètement
12:33s'ils pourront retourner dans leur habitation demain.
12:36– Benjamin Pétrovert, dans tous les cas,
12:37peut-être que les bombes vont se calmer
12:38s'il y a ce début de discussion
12:40entre Israël et le Liban,
12:42tel que c'est perçu peut-être ce soir.
12:44– Oui, et ça pourrait aller très vite selon Axios,
12:47puisqu'il semblerait qu'on a déjà la table des négociations,
12:50elle se tiendrait dès la semaine prochaine.
12:52On parle de négociations directes entre Israël et le Liban
12:55avec une première réunion au ministère direct.
12:58– Donc c'est le gouvernement libanais.
13:00– Exactement, du côté américain,
13:01les discussions seraient émanées par l'ambassadeur
13:03des États-Unis au Liban, Michel Issa.
13:05Du côté israélien, ce serait l'ambassadeur d'Israël à Washington,
13:09Yeriel Leiter.
13:10Et du côté libanais, on aurait l'ambassadrice à Washington,
13:13Nada Mohamed.
13:15Négociations directes donc entre Israël et le Liban
13:18qui débuteraient la semaine prochaine
13:19au ministère des Affaires étrangères à Washington.
13:22Ça va très vite, c'est très prometteur.
13:24On serait tenté de ne pas y croire
13:26tellement on passe d'une phase extrêmement violente
13:28que vous venez très justement de décrire
13:29à une phase de paix.
13:31Mais après tout, c'est ça aussi l'histoire.
13:32C'est peut-être un moment qui va se jouer
13:35après cette phase de violence.
13:36– Ulysse, on va assister à partir de ce week-end
13:38à deux moments de négociations.
13:40Mais c'est pareil, négociations sur le Liban
13:42et négociations sur un cessez-le-feu plus durable
13:45entre les États-Unis et l'Iran.
13:48Mais tout ça, bien sûr, est très facile.
13:48– Oui, alors les négociations sur l'Iran,
13:52c'est à plus haut niveau.
13:53– Oui, bien sûr.
13:54– Le président du Parlement iranien,
13:55le vice-président des États-Unis, J.D. Vance.
13:57À Islamabad…
13:58– C'est confirmé, J.D. Vance à Islamabad ?
14:00– C'est ce qui a été annoncé hier par la Maison-Blanche.
14:02Donc on verra si ça tient.
14:03Parce qu'il y a beaucoup d'Américains,
14:05des services de renseignement,
14:06qui s'inquiètent sur la sécurité d'une telle délégation.
14:10Et avec le vice-président, ça peut poser un problème.
14:12L'autre, la grande nouvelle du jour, si vous voulez,
14:15c'est que la guerre au Liban menée par Israël
14:18et le Hezbollah a démarré le 2 mars.
14:21Et c'est la première fois depuis le 2 mars,
14:23donc ça fait un peu plus d'un mois,
14:25qu'il y a une perspective de discussion de négociations.
14:27Ce qui est important, c'est que la négociation a lieu à Washington.
14:30Et ce que l'on peut dire avec beaucoup de certitude,
14:33c'est que Donald Trump a forcé la main de Netanyahou
14:36pour l'obliger à entamer des négociations
14:38que réclamait le gouvernement libanais depuis plus de trois semaines.
14:41Ce qui est important, c'est que ce n'est pas une négociation au plus haut niveau.
14:45Ce n'est pas Netanyahou face au Premier ministre ou au Président du Liban.
14:48C'est d'ambassadeur à ambassadeur.
14:51Et ce qui est important aussi et surtout,
14:52c'est que quand Israël, qui a annoncé la négociation,
14:56Israël dit nous allons négocier le désarmement du Hezbollah,
14:59qui est l'objectif le plus important évidemment d'Israël.
15:02Donc c'est dans ce cadre-là que la négociation va avoir lieu.
15:06Et c'est très important parce que ça ne veut pas dire
15:08que l'intervention militaire israélienne va s'arrêter.
15:11Parce que pendant les négociations, la guerre peut continuer.
15:14Mais c'est le premier geste, la première ouverture,
15:17la première éclaircie dans un ciel assombri par les bombes et les roquettes.
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