- il y a 7 heures
Le 8 avril, la commission des finances du Sénat auditionnait Roland Lescure, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique et David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, sur la situation économique de la France. Le contexte international, très incertain, a un impact sur les comptes publics et sur la croissance. Les ministres ont insisté : la hausse des prix des carburants se traduit par une dégradation de la situation des finances publiques. La hausse de recettes fiscales est plus que compensée par les surcoûts liés entre autres aux aides ciblées proposées par le gouvernement. Les sénateurs ont interrogé les ministres sur la taxation des superprofits des énergéticiens et sur le plan d’électrification annoncé par Sébastien Lecornu. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025
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00:00:01Générique
00:00:10Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 100% Sénat.
00:00:14Le ministre de l'économie et le ministre de l'action publique étaient auditionnés hier sur les conséquences de la
00:00:20crise aux Proches et au Moyen-Orient.
00:00:22On réécoute ensemble cette audition.
00:00:24M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, M. le ministre de
00:00:32l'action et des comptes publics,
00:00:34chers collègues, nous sommes heureux de vous recevoir tous deux ce soir pour vous entendre sur la situation économique et
00:00:41financière de notre pays,
00:00:45évidemment au regard notamment des conséquences de la crise aux Proches et Moyen-Orient.
00:00:52M. Amiel, vous avez pris vos nouvelles fonctions le 22 février pour lesquelles je vous présente tous mes voeux de
00:00:59réussite et vous souhaite la bienvenue dans notre commission.
00:01:046 jours après votre nomination, débuté la guerre en Iran, les représailles...
00:01:10Il n'y a pas beaucoup de liens, effectivement. Je vous remercie.
00:01:16Les représailles ayant par la suite entraîné la régionalisation du conflit, la fermeture forcée du détroit d'Hormuz,
00:01:24par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, ainsi que la destruction d'infrastructures énergétiques,
00:01:33notamment au Qatar,
00:01:34ont précipité une hausse du cours mondial du pétrole de 37% entre le 27 février et le 23 mars,
00:01:41à 100 euros le baril et même au-dessus,
00:01:44et une augmentation encore plus significative du prix du gaz européen de 77% à 57 euros le mégawatt-heure.
00:01:53Rappelons toutefois que le cours du pétrole était à ce niveau entre 2012 et 2015 et que le prix du
00:01:59gaz a triplé en 2022 contre un quasi-doublement actuellement.
00:02:03Cependant, les conséquences ne se sont pas faites attendre, l'inflation ayant rebondi à 1,7% en mars en
00:02:12glissement annuel,
00:02:14et même davantage, selon l'indicateur européen, après 0,9% en février.
00:02:20Plus spécifiquement, les produits pétroliers ont augmenté en mars en glissement annuel de 7,3%.
00:02:26L'INSEE anticipait un franchissement des 2% en France au cours du printemps et des 3% dans la
00:02:32zone euro d'ici juin, et cela semble se confirmer.
00:02:37Dans ces conditions, l'INSEE nous dit que le pouvoir d'achat des ménages flancherait, c'est leur formule,
00:02:42et certaines voies influentes, comme celles de l'économiste Philippe Agion, appellent à aider les plus vulnérables, je cite,
00:02:51« par des solutions de type chèque énergie ».
00:02:54Face à la crise, messieurs les ministres, vous avez annoncé par voix de presse un certain nombre de mesures en
00:02:59direction d'entreprise,
00:03:00de secteurs particulièrement exposés, transport routier, l'agriculture, la pêche,
00:03:06mais fait notable, et vous expliquerez sûrement les raisons qui ont présidé à ce choix,
00:03:12en réalité très peu d'aides envers les ménages et les salariés, hormis un envoi automatique du chèque énergie à
00:03:18davantage de foyers,
00:03:20mais à droits constants.
00:03:22Je pense important que vous fassiez une présentation consolidée de ces mesures à la représentation nationale,
00:03:27en les justifiant et en faisant connaître leur calendrier et leur modalité de mise en œuvre concrète.
00:03:35Il serait intéressant que vous procédiez à quelques comparaisons avec la crise déclenchée en 2022 suite à l'invasion de
00:03:41l'Ukraine.
00:03:43Elles ont pour point commun le facteur énergétique, mais aussi le fait de conduire à une polémique
00:03:48sur le fait que l'État s'enrichirait en lien avec la hausse des prix des carburants.
00:03:53Le Premier ministre, d'ailleurs, a lui-même rouvert ce vieux débat sur la cagnotte fiscale
00:03:57en vous demandant de, je cite, « travailler à une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales ».
00:04:05Cette réunion peut également être l'occasion de clarifier ce sujet,
00:04:09alors que vous avez ce week-end indiqué de premiers chiffrages qui montrent, au contraire,
00:04:14que la crise devrait coûter davantage qu'elle ne rapporte au cours des prochains mois.
00:04:20Et cette crise intervient surtout alors que notre situation budgétaire est loin d'avoir été restaurée.
00:04:25Elle s'est même dégradée très fortement, vous le savez, en 2023 et 2024.
00:04:31Même si la situation s'est légèrement améliorée depuis, il est à craindre
00:04:35que nous ne disposions pas de toutes les marges de manœuvre souhaitées
00:04:39pour faire face à cette situation géopolitique si instable.
00:04:43Les mesures que vous avez annoncées ne courent pour l'instant qu'en avril.
00:04:49Mais dispose-t-on, selon vous, des capacités budgétaires
00:04:52pour faire face aux conséquences de la guerre au Proche et au Moyen-Orient
00:04:56si celles-ci étaient amenées à se prolonger ?
00:05:01En plus du ralentissement économique provoqué par un choc pétrolier et gazier,
00:05:05n'oublions pas, encore que le mot « choc », bon,
00:05:08n'oublions pas que nos forces armées sont fortement mobilisées dans la région et ont un coût.
00:05:17en avez-vous un ordre de grandeur ?
00:05:20Des ouvertures de crédits sont-elles à prévoir à ce titre sur la mission « Défense » ?
00:05:27Avant de vous laisser la parole, M. le ministre, je vous rappelle que, comme de tradition,
00:05:33cette audition est retransmise en direct sur le site Internet du Sénat.
00:05:40M. le ministre Lescure, peut-être ?
00:05:45M. le Président, cher Claude Rennal, M. le ministre, cher David Daniel,
00:05:49M. le rapporteur général, cher Jean-François Husson,
00:05:51M. les sénatrices, M. les sénateurs,
00:05:52merci de nous donner l'occasion de rendre compte devant vous de notre évaluation.
00:05:59Elle est forcément parcellaire à certaines et à peine un mois et demi après le début du conflit,
00:06:05sans doute loin d'être terminée, mais de vous rendre compte de notre estimation de l'impact que va avoir
00:06:10cette crise,
00:06:10qu'a déjà cette crise, à la fois sur les marchés mondiaux, européens, mais aussi évidemment sur l'économie mondiale,
00:06:16sur l'économie française en premier lieu et sur les finances publiques.
00:06:20Et ça, c'est mon collègue David Daniel qui reviendra sur l'impact de ce conflit sur cette dimension.
00:06:27Bon, évidemment, si on avait effectué cette audition il y a trois jours,
00:06:33on n'aurait pas eu le passage en une nuit, je cite un président malheureusement célèbre,
00:06:39de la destruction d'une civilisation, c'est ce qu'on expliquait hier,
00:06:42a assez fait le feu de 15 jours, ce qu'on a annoncé ce matin.
00:06:47Et l'impact de ce changement d'ambiance, si je puis dire, il a été extrêmement important sur le marché,
00:06:52extrêmement important.
00:06:55Les marchés boursiers qui ont monté entre 2,5 et 5% selon qu'en Etats-Unis et en Europe,
00:06:59les taux d'intérêt qui se sont détendus, on y reviendra, c'est quand même une des marques de cette
00:07:03crise,
00:07:03une forte hausse des taux d'intérêt avec des hausses de 20 points de base en France,
00:07:0715 points de base en Allemagne et 10 points de base aux Etats-Unis,
00:07:10et surtout une très forte détente du cours du pétrole.
00:07:12Puisqu'on était au-delà de 110 dollars le baril pour le Brent hier,
00:07:17et qu'on est, il y a quelques minutes, à 95 dollars le baril,
00:07:21donc une baisse en une journée de 15%.
00:07:23Je pense qu'une baisse de ce type n'est jamais intervenue sur les marchés.
00:07:26En tout cas, très très rarement, le gaz a dû aussi baisser de 15%.
00:07:31Donc deux éléments suite à cette baisse de marché qui est intervenue ces dernières 24 heures.
00:07:36Un, à très court terme, on va évidemment suivre de très près les prix à la pompe,
00:07:41parce qu'on a tous remarqué quand les cours ont monté que les prix à la pompe avaient suivi assez
00:07:45rapidement.
00:07:45Il y a de bonnes raisons à ça.
00:07:47Vous devez remplir vos cuves à nouveau sur les prix d'achat plus élevés.
00:07:52Donc ça explique le prix de vente.
00:07:54Mais dans ce cas-là, comme on s'attend à ce que les prix soient plus faibles sur les marchés,
00:07:59on l'espère en tout cas dans les jours qui viennent,
00:08:01on s'attend aussi à ce que les prix à la pompe suivent rapidement.
00:08:04Et donc on réunit avec Madame la ministre de l'Énergie,
00:08:07Monsieur le ministre des PME, demain à 15 heures à Bercy,
00:08:10l'ensemble des représentants des distributeurs, producteurs, raffineurs de la filière énergétique française,
00:08:15pour nous assurer effectivement que ce qu'on a vu à la hausse,
00:08:18on le verra à la baisse.
00:08:20Un certain nombre d'entre eux ont déjà annoncé, j'ai vu ça tout à l'heure,
00:08:23qu'ils allaient effectivement appliquer ces baisses de manière extrêmement rapide à la pompe.
00:08:30Maintenant, c'est ce qui se passe sur les marchés.
00:08:32Mais il ne faut pas oublier que cette crise, c'est avant tout une crise physique.
00:08:37Il manque du pétrole dans le monde.
00:08:39Alors il n'en manque pas en France.
00:08:40J'y reviendrai, mais il en manque en Asie.
00:08:42L'essentiel du pétrole du Golfe allait en Asie.
00:08:45Et on a environ 12 millions de barils jour qui manquent aujourd'hui à l'économie mondiale.
00:08:52Alors c'était un peu moins au mois de mars, 7 millions,
00:08:55parce qu'il y avait des tankers qui étaient encore sur les mers
00:08:58et qui ont pu livrer du pétrole un peu partout.
00:09:01Mais là, au niveau physique, on entre dans le mois d'avril,
00:09:04avec un mois difficile dans lequel il va falloir trouver 12 millions de barils par jour
00:09:08pour nourrir l'économie mondiale.
00:09:11Et vous l'avez remarqué en passant, M. le Président,
00:09:13j'ai eu l'occasion de parler devant vos collègues de l'Assemblée d'un choc.
00:09:17Je parlais à l'époque, même si le mot a fait floresse, de la situation en Asie.
00:09:22En Asie, aujourd'hui, on a des mesures extrêmement fermes de contingentement,
00:09:27de rationnement, de télétravail, de circulation alternée,
00:09:31avec des hausses de prix importantes et des économies qui font face à un choc très important.
00:09:39Ce choc d'offres a donc touché tous les pays du monde,
00:09:41avec une intensité qui varie selon l'exposition de chaque zone,
00:09:44aux importations d'hydrocarbures venues du Golfe.
00:09:47Je le disais, l'Asie est le continent le plus touché.
00:09:49L'Europe est moins exposée que d'autres régions, mais n'est pas épargnée.
00:09:53Et certains pays défendent plus fortement que nous
00:09:56des importations énergétiques en provenance de la zone.
00:09:59Vous le savez, le gaz représente 45 % du mix électrique en Italie.
00:10:03Et une bonne partie du gaz italien venait du Qatar.
00:10:05Il ne vient plus.
00:10:07En Grèce, c'est aussi 45 %, en Allemagne, c'est 17 %, 14 % en Espagne.
00:10:12En France, électricité, heureusement.
00:10:14Merci à notre programme électronucléaire qui tourne à pleine machine et aux ENR,
00:10:20aux énergies renouvelables qu'on a installées depuis 2022.
00:10:22On est à peine à 5 % en France.
00:10:25Et donc, à situations différentes, réponses différentes,
00:10:27un certain nombre de ces pays ont pris des mesures coûteuses pour les finances publiques,
00:10:31vous l'avez évoqué, dont l'efficacité reste à démontrer,
00:10:33mais aussi parce qu'ils sont eux-mêmes affectés par cette crise de manière plus importante.
00:10:38L'inflation en France, c'était moins de 1 % en décembre.
00:10:41En Espagne, c'était plus de 2.
00:10:44On est entré dans cette crise, il faut le savoir,
00:10:47avec une croissance plutôt résiliente et une inflation particulièrement faible.
00:10:52Donc la France est affectée par cette crise.
00:10:54Elle est mieux préparée et moins exposée.
00:10:57En 60 ans, nous avons réduit notre dépendance aux énergies fossiles de 90 %
00:11:02à 60 % du mix énergétique, une politique volontariste fondée sur le nucléaire
00:11:06et plus récemment sur les énergies renouvelables.
00:11:09Par ailleurs, les importations en provenance du Moyen-Orient
00:11:11ne représentent qu'une fraction de notre approvisionnement.
00:11:14Elles ne sont pas nulles.
00:11:1513 % environ de notre consommation de pétrole brut,
00:11:18vous venez du Golfe,
00:11:2015 % de notre consommation de gasoil,
00:11:2225 % du jet,
00:11:24moins de 1 % de notre consommation de gaz.
00:11:27Nous devons donc, mesdames et messieurs les sénateurs,
00:11:29réduire, continuer à réduire notre dépendance
00:11:31pour garantir notre souveraineté.
00:11:33Pour autant, à court terme,
00:11:35il était essentiel d'assurer que le marché français
00:11:37puisse être approvisionné correctement au mois d'avril.
00:11:4113 % de brut en moins,
00:11:4215 % de gasoil,
00:11:4425 % d'eau de jet.
00:11:45Et aujourd'hui, je peux vous annoncer
00:11:46que grâce à nos efforts,
00:11:48avec évidemment l'ensemble dans la chaîne d'approvisionnement,
00:11:51producteurs, raffineurs et distributeurs,
00:11:54la France disposera de tous les carburants
00:11:56dont elle a besoin pour fonctionner normalement au mois d'avril.
00:12:00Il n'en reste pas moins que nous avons effectivement
00:12:02de manière localisée des tensions logistiques,
00:12:04vous l'avez vu,
00:12:05pour 15 % des stations-services environ
00:12:07qui se traduisent par des tensions d'approvisionnement,
00:12:10et pour pallier cette situation,
00:12:12nous avons pris toutes les dispositions nécessaires
00:12:14pour assurer une bonne livraison des stations concernées,
00:12:18dérogation systématique des brefets
00:12:19pour faciliter le transport des carburants le week-end,
00:12:22libération des stocks stratégiques
00:12:24à hauteur de 1,3 million de barils
00:12:27à peu près sur les 14,5 millions de barils
00:12:29que nous avions annoncés,
00:12:3314,5 millions de barils
00:12:35qui rentrent dans les 400 millions de barils
00:12:37annoncés par l'Agence internationale de l'énergie
00:12:39il y a trois semaines maintenant,
00:12:41à l'initiative de la France et du G7.
00:12:44Sur ce point particulier,
00:12:45même s'il ne concerne pas nécessairement directement
00:12:48les commissaires aux finances,
00:12:49je tiens à vous dire que nous faisons la transparence
00:12:52sur les enjeux d'approvisionnement des stations.
00:12:55Vous connaissez désormais le site
00:12:56prix.carburant.gouv.fr
00:12:58qui vous donne en temps réel
00:13:00le prix à l'essence dans les 11 000 stations de France.
00:13:03Nous nous organisons pour que dès lundi prochain,
00:13:05de manière transparente et actualisée,
00:13:08la disponibilité de l'essence dans toutes les stations
00:13:10soit officiellement sur le même site,
00:13:13validée par l'État.
00:13:14On a vu des cartes fleurir ici un peu partout.
00:13:16Nos concitoyens pourront savoir dès lundi
00:13:19à quelle station éventuellement ils peuvent se rendre
00:13:22pour trouver du gasoil ou de l'essence
00:13:24au cas où une autre viendrait à manquer.
00:13:26En France, cette crise, c'est important,
00:13:29elle n'a donc pas d'impact significatif sur les volumes.
00:13:31Elle a un impact sur les prix,
00:13:33prix de l'essence, prix du diesel,
00:13:36prix du jet, mais aussi prix d'un certain nombre d'intrants,
00:13:38j'y reviendrai.
00:13:40Sur les prix à la pompe, hier, le prix du gazole
00:13:41avait augmenté de 63 centimes par litre.
00:13:44Celui de l'essence, 30 centimes par litre
00:13:47depuis le 27 février.
00:13:49Dans une moindre mesure sur les prix du gaz,
00:13:51les tarifs des ménages chauffés au gaz,
00:13:53la commission de régulation de l'énergie
00:13:55l'a annoncé il y a quelques instants.
00:13:57La hausse du prix du gaz sur le marché mondial
00:13:59devrait se traduire par une hausse de 15% de la facture,
00:14:02ce qui vaut en moyenne à 6 euros supplémentaires par mois.
00:14:06Heureusement, cette hausse intervient
00:14:08alors que la consommation de gaz baisse
00:14:09avec l'augmentation des températures.
00:14:12Enfin, différence importante,
00:14:14vous l'avez mentionné, M. le Président,
00:14:15avec la crise de 2022, sur l'électricité,
00:14:17l'impact est minime sur les prix,
00:14:19contrairement à d'autres pays,
00:14:20grâce à une production nationale excédentaire,
00:14:24presque intégralement découplée,
00:14:25des marchés mondiaux.
00:14:28Concernant l'impact de cette crise sur la croissance,
00:14:31je veux rappeler que la résilience de l'économie française
00:14:33s'est manifestée en 2025
00:14:35par des résultats en termes de croissance
00:14:37au-delà de nos attentes,
00:14:390,9% contre 0,7% attendu.
00:14:41L'effort de tenue des comptes publics a payé,
00:14:44avec un déficit affiché par l'INSEE à 5,1% en 2025,
00:14:48contre 5,8% en 2024, 0,7% de redressement.
00:14:52Il est évidemment encore trop tôt pour évaluer
00:14:54le véritable impact qu'aura ce conflit
00:14:56sur nos variables économiques.
00:14:58Nous disposons pour autant d'ordres de grandeur
00:15:00que je souhaite partager avec vous,
00:15:02mais avec les prudences qui s'imposent.
00:15:06Les modèles macroéconomiques nous disent, par exemple,
00:15:08que pour une hausse pérenne de 10 dollars du pétrole,
00:15:11pour toujours, c'est 0,3 point sur l'indice des prix
00:15:15à la consommation, moins 0,1 point sur la croissance.
00:15:21Un effet négatif modéré est donc attendu
00:15:24sur l'activité économique.
00:15:25On verra évidemment comment évoluent les marchés
00:15:27dans les semaines et dans les mois qui viennent.
00:15:28Ça reste très certain.
00:15:30Ce que je peux vous dire, vous le savez déjà,
00:15:32c'est que l'INSEE a réduit de 0,1 point par trimestre
00:15:35ses prévisions de croissance sur le 1er et le 2e trimestre
00:15:38de 2026, avec un acquis de croissance
00:15:41à la fin du 1er semestre de 0,9 %.
00:15:44La Banque de France a également réduit ses prévisions
00:15:47de 0,1 % pour 2026, 0,9 % et de moins 0,2 pour 2027, 0,8 %.
00:15:53Vous le savez, nous aurons l'occasion
00:15:55d'actualiser nos prévisions officielles de croissance
00:15:57à l'occasion de la remise du rapport annuel
00:16:00à la Commission européenne.
00:16:02On le fera, on y reviendra sans doute tout à l'heure
00:16:04avec certains d'entre vous à l'occasion aussi
00:16:06du comité d'alerte que nos prédécesseurs
00:16:09avaient mis en place l'année dernière
00:16:10et qui a bien fonctionné pour faire suivre,
00:16:12j'allais dire presque au quotidien,
00:16:13l'évolution de nos finances publiques.
00:16:15D'ici là, ce que je peux vous dire,
00:16:16c'est que notre prévision de 1 % est à peu près
00:16:19en ligne en tout cas, avec des prévisions revues
00:16:21à la baisse de la Banque de France, 0,9,
00:16:23et de l'INSEE, 0,9 à la fin du premier semestre.
00:16:27Du côté de l'inflation, on n'est évidemment pas
00:16:30dans le monde dans lequel on était en 2022.
00:16:33A l'époque, l'inflation était autour de 5 %.
00:16:35La flambée du gaz, la hausse de l'électricité,
00:16:38les perturbations des chaînes d'approvisionnement
00:16:40post-Covid, ces deux facteurs sont très largement
00:16:43absents en 2026.
00:16:44Nous n'anticipons pas une inflation supérieure
00:16:47à 2 % à ce stade.
00:16:49L'INSEE l'a dit, sans doute un passage à 2 %
00:16:52dans le courant du premier semestre,
00:16:54pour un retour vers 1,9 à l'horizon de la fin
00:16:57du premier semestre, et la Banque de France
00:17:00est sur des prévisions qui sont aussi
00:17:01à peu près similaires.
00:17:05Évidemment, on ne peut pas exclure un scénario
00:17:06plus défavorable.
00:17:08J'allais dire, les 24 dernières heures nous confortent
00:17:10dans un scénario central de ce type,
00:17:12avec un pétrole qui est quand même aux alentours
00:17:14de 100 $ le baril tout au long du printemps,
00:17:17et un retour qu'on peut espérer peut-être
00:17:19vers 80 $ le baril en fin d'année.
00:17:22Deux mots du financement de la France.
00:17:23Nous n'avons éprouvé aucune difficulté à nous financer.
00:17:26Les émissions d'obligations se font
00:17:30sans aucun problème sur les marchés,
00:17:31sur des taux d'intérêt évidemment plus élevés.
00:17:34La demande des investisseurs est restée forte
00:17:36depuis le début du conflit.
00:17:38L'agence France Trésor a déjà réalisé
00:17:40plus du tiers de son programme de financement 2026,
00:17:4337,3 % pour être exact.
00:17:46Mais vous le savez, notre dette nous coûte plus cher,
00:17:48comme pour tous les pays européens,
00:17:50avec un taux le 7 avril, hier,
00:17:52de 3,83 % à 10 ans,
00:17:54soit 57 points de base depuis le 27 février.
00:17:58Cette hausse des taux s'établit
00:17:59à 45 points de base en France,
00:18:0141 pour les Etats-Unis, 70 pour l'Italie.
00:18:04Une volatilité des marchés
00:18:05qui reste extrêmement élevée.
00:18:08Le taux français a chuté de 20 points de base
00:18:10depuis hier et repassé à 3,60 %,
00:18:13un mouvement similaire à celui
00:18:14de tous les autres Etats européens.
00:18:17On estime à date, là encore un chiffrage
00:18:22extrêmement intermédiaire
00:18:23et qui peut ensuite évidemment beaucoup bouger,
00:18:25que le surcoût sur les taux d'intérêt actuels,
00:18:28ce plutôt qu'on avait hier, d'ailleurs,
00:18:29lié à la hausse de nos taux d'emprunt,
00:18:30sera de 3,6 milliards cette année.
00:18:34Domo, des entreprises hors énergie,
00:18:36un certain nombre de filières
00:18:37sont affectées directement.
00:18:39L'exposition directe au Proche et Moyen-Orient,
00:18:42extrêmement modérée.
00:18:435,9 % de nos exportations concentrées sur l'aéronautique,
00:18:472,4 % de nos importations hors énergie
00:18:49et militaires viennent de la région.
00:18:52Sur nos intrants, on a beaucoup parlé de l'hélium,
00:18:54des engrais, d'un certain nombre
00:18:57d'intrants pétrochiviques,
00:18:59il n'y a pas aujourd'hui de risque majeur
00:19:01de pénurie identifiée à court terme
00:19:03par les entreprises industrielles.
00:19:05Là encore, par rapport à d'autres pays,
00:19:07on ne fait donc pas face à un choc de volume,
00:19:09mais uniquement, c'est déjà ça,
00:19:11à un choc de prix.
00:19:12Nos approvisionnements font l'objet
00:19:14d'un suivi en temps réel.
00:19:15Certains secteurs connaissent donc des difficultés
00:19:17en raison de perturbations des chaînes d'approvisionnement,
00:19:19mais surtout des hausses de coûts.
00:19:20Et si le conflit venait à reprendre la durée,
00:19:23des lancions localisées sur des chaînes d'approvisionnement,
00:19:25notamment asiatiques, pourraient survenir.
00:19:27Nous suivrions tout ça de très près, évidemment.
00:19:31Quelle a été la réponse du gouvernement ?
00:19:33C'était une de vos questions, M. le Président.
00:19:36D'abord, une réponse internationale et coordonnée,
00:19:39parce qu'évidemment, la meilleure chose à faire,
00:19:42j'allais dire, c'est de s'assurer
00:19:43qu'on puisse contribuer à la désescalade de la crise.
00:19:47La France y a contribué
00:19:48avec des engagements diplomatiques extrêmement forts.
00:19:51Ce n'est pas l'objet du travail de cette commission.
00:19:52Mais évidemment, travailler une solution diplomatique
00:19:55pour réouvrir le détroit d'Ormuz,
00:19:56le sécuriser, une fois qu'un cessez-le-feu,
00:19:59on l'espère, pour être pérennisé.
00:20:01Ce travail se poursuit sous l'égide
00:20:03du Président de la République.
00:20:05Deux, obtenir un accord pour libérer
00:20:07de manière coordonnée les stocks stratégiques.
00:20:09Ça a été fait.
00:20:10Si besoin est, on peut envisager de le faire à nouveau.
00:20:13À ce stade, ce n'est pas indispensable,
00:20:14mais cette libération de chocs stratégiques,
00:20:16elle a été faite à l'initiative de la France,
00:20:18dans le cadre du G7, puis généralement
00:20:20dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie.
00:20:23Impulser aussi, en tant que nation,
00:20:25présidente de G7, des mesures concertées.
00:20:26À ce stade, vous l'avez dit,
00:20:28il y a des pays qui partent tous un peu dans tous les sens,
00:20:31mais avec quand même la volonté
00:20:32d'avoir des mesures aussi contenues
00:20:35dans le temps que possible.
00:20:37On a réuni à plusieurs reprises
00:20:40mes homologues du G7.
00:20:42Je le ferai à nouveau la semaine prochaine
00:20:43à l'occasion des réunions de printemps
00:20:45de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
00:20:47Et si vous le souhaitez,
00:20:48je pourrais vous en envoyer un compte rendu.
00:20:51Nous surveillons les effets de cette crise
00:20:53sur l'économie française en temps réel.
00:20:54Je réunis une cellule de crise tous les jours
00:20:57pour assuiver un suivi, maintenir un dialogue
00:20:58avec toutes les parties prenantes,
00:21:00les fédérations, les organisations syndicales,
00:21:02les secteurs, les ministres les plus concernés,
00:21:04les banques, de manière à remonter au maximum
00:21:06les difficultés qui nous remontent
00:21:08de tous les secteurs économiques de la nation.
00:21:11Avant de détailler les mesures que nous avons prises,
00:21:13vous y avez fait référence aussi,
00:21:14M. le Président, dans votre intervention luminaire.
00:21:16Je souhaite rappeler la qualité de notre modèle social
00:21:19qui, aujourd'hui, intègre déjà un certain nombre
00:21:22d'amortisseurs qui jouent fortement et qui ne jouent pas ailleurs.
00:21:25Le chèque énergie, 153 euros en moyenne,
00:21:28envoyé à 4,5 millions de ménages,
00:21:30700 millions de plus qu'en 2025,
00:21:32sous condition de ressources, de manière automatique.
00:21:34La hausse de la prime d'activité,
00:21:36adoptée dans le budget de 2026,
00:21:38se traduit par une hausse de 50 euros par mois
00:21:40au 1er avril pour près de 3 millions de foyers.
00:21:42Le SMIC, le minimum retraite,
00:21:44certaines prestations essentielles,
00:21:45sont elles aussi indexées sur l'inflation.
00:21:48Au-delà, je dirais, de ces stabilisateurs automatiques,
00:21:51nous avons mis en place un plan avec un principe simple.
00:21:54Chaque euro public dépensé doit l'être de manière efficace,
00:21:58ciblée sur ceux qui en ont le plus besoin
00:22:00pour ne pas affaiblir ni nos finances publiques,
00:22:02tout en préservant la croissance.
00:22:051. Nous nous sommes attachés à garantir la loyauté des prix,
00:22:10la transparence des pratiques,
00:22:12le contrôle des marges par des contrôles,
00:22:14la solidarité entre les filières.
00:22:16Vous l'avez vu dès le début.
00:22:18Nous avons convoqué à Bercy l'ensemble de la chaîne
00:22:20d'approvisionnement pétrolière,
00:22:21un, pour nous assurer qu'on aurait des sens,
00:22:23mais deux, qu'il n'y avait pas d'exagération
00:22:26dans les politiques de tarification.
00:22:28Ça a été montré par des contrôles accrus de la DGCCRF.
00:22:30On a fait les premières semaines plus que ce qu'on fait en un an,
00:22:33qui ont montré des taux d'abus pas plus importants
00:22:35que d'habitude, moins de 5 %.
00:22:37Évidemment, les 5 % en question ont été sanctionnés.
00:22:40Des acteurs ont répondu à l'appel
00:22:41à la solidarité de filières.
00:22:43Des grands donneurs d'ordre,
00:22:45des banques qui se sont engagées à payer en temps et en heure
00:22:48leurs factures.
00:22:49Souvent, dans ces moments-là,
00:22:50les enjeux de trésorerie sont très importants,
00:22:52notamment pour les PME.
00:22:53Et pour m'assurer qu'il n'y ait pas d'abus,
00:22:55j'ai écrit vendredi dernier à la Commission européenne
00:22:57pour lui demander d'enquêter sur les marges
00:22:58des raffineries en Europe.
00:22:59Parce que, vous l'avez vu,
00:23:00le prix du raffinage a beaucoup monté,
00:23:02notamment le prix du raffinage du gasoil.
00:23:04Il est important qu'au niveau européen,
00:23:06on s'assure qu'il n'y a pas eu d'excès
00:23:07dans ce secteur non plus.
00:23:10Deuxième élément, nous avons mis en place
00:23:11des mesures de soutien à la trésorerie des entreprises,
00:23:14celles les plus affectées,
00:23:15celles qui faisaient face, j'allais dire,
00:23:17presque à un risque existentiel
00:23:18du fait de factures très fortes, en hausse,
00:23:22et auxquelles la trésorerie ne permettait pas
00:23:24de faire face.
00:23:26Elles peuvent demander un report de cotisation sociale,
00:23:28l'étalement des échéances fiscales,
00:23:30sans frais d'image oration.
00:23:32Nous avons mis en place un préflage carburant
00:23:35par la BPI,
00:23:36qui peut aller de 5 000 à 50 000 euros,
00:23:39à un taux de 3,8 %,
00:23:41sans garantie pour les TPE et les PME,
00:23:43les secteurs de la pêche, de l'agriculture,
00:23:44des transports,
00:23:45que nous avons également élargi au taxi.
00:23:49Ce prêt est un prêt complémentaire, évidemment,
00:23:51à tout ce que peuvent faire les banques,
00:23:53et elles s'y sont engagées.
00:23:54Le 27 mars, nous avons pris plusieurs mesures limitées,
00:23:57au mois d'avril,
00:23:58pour un coût de 70 millions d'euros,
00:24:00en faveur des secteurs les plus engangés,
00:24:02et gagés sur les dépenses des ministères.
00:24:04Cela répond aussi à votre question, M. le Président.
00:24:07Pour les TPE et PME du transport routier,
00:24:0920 centimes euros par litre à peu près,
00:24:11pour les entreprises du secteur de la pêche,
00:24:13une aide qui équivaut, elle aussi,
00:24:14à 20 centimes euros par litre,
00:24:16et pour le secteur agricole,
00:24:17une aide équivalente à une exonération
00:24:18pleine et entière de droits d'assises,
00:24:20là encore, sur le mois d'avril 2026.
00:24:22Nous sommes évidemment dans une logique de suivi
00:24:25au quotidien de l'évolution de cette crise.
00:24:27Le Premier ministre nous a demandé de réfléchir
00:24:29à des mesures complémentaires, éventuelles,
00:24:31qui pourraient être adoptées
00:24:32si la situation venait à se dégrader à nous.
00:24:36Pour conclure, Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:24:38je voudrais vous dire une chose que je pense importante,
00:24:41qui a trait à la question que m'a posée
00:24:44un porteur général tout à l'heure
00:24:45dans la session des questions au gouvernement.
00:24:48Nos dépendances extérieures ne sont pas seulement
00:24:51un enjeu de souveraineté,
00:24:53elles sont aussi une fragilité économique réelle.
00:24:56Cette crise doit donc être l'occasion,
00:24:58comme l'ont été les crises précédentes,
00:25:00de réduire notre indépendance,
00:25:02de platifier, d'accélérer notre sortie des hydrocarbures.
00:25:06Par une hausse de l'offre d'électricité,
00:25:08c'est la programmation pluriannuelle de l'énergie
00:25:09qui répond, par un soutien durable à l'électrification,
00:25:13c'est un plan d'électrification
00:25:14que nous aurons l'occasion de vous présenter
00:25:16dans les jours qui viennent,
00:25:17qui là aussi y répondra.
00:25:19L'enjeu est d'aider les plus modestes en priorité,
00:25:22l'enjeu est de décarboner la France,
00:25:24l'enjeu est d'en assurer la souveraineté,
00:25:26l'enjeu est aussi d'en faire
00:25:28un chantier industriel majeur,
00:25:30qui va nous aider à créer de l'emploi.
00:25:32Le programme électronucléaire des années 70,
00:25:34c'était des dizaines de milliers d'emplois.
00:25:36Nous souhaitons, là aussi,
00:25:37que ce grand chantier de la souveraineté industrielle,
00:25:40énergétique et numérique,
00:25:41en passant, vous l'avez évoqué, monsieur le président,
00:25:44soit l'occasion de développer des secteurs
00:25:45qui nous permettront d'aborder l'avenir
00:25:47dans une logique à la fois plus sécure,
00:25:49mais aussi plus prospère.
00:25:52Voilà, nous y travaillons,
00:25:53nous aurons l'occasion de revenir sur tout ce plan
00:25:55dans les jours qui viennent.
00:25:55Je passe la parole à mon collègue, David Amiel.
00:25:58C'est moi qui vais le faire, monsieur le ministre,
00:26:00si vous me permettez.
00:26:04Très bien, monsieur le ministre.
00:26:08Monsieur le ministre de l'Action et des Comptes Publics.
00:26:10Merci beaucoup, monsieur le président,
00:26:13monsieur le rapporteur général,
00:26:15mesdames et messieurs les sénateurs.
00:26:17Je serai bref pour me concentrer
00:26:19sur l'impact sur les finances publiques.
00:26:21Nous aurons évidemment l'occasion de revenir ensuite dans le détail.
00:26:26Cela fait désormais deux crises en trois ans,
00:26:29deux crises liées à l'énergie
00:26:30et deux crises liées à des guerres,
00:26:32guerres en Ukraine,
00:26:34guerres désormais au Moyen-Orient.
00:26:36Et ça nous impose évidemment de revoir notre arsenal
00:26:38de réponses à ces crises.
00:26:41Nous avons besoin d'aides ciblées,
00:26:43nous avons besoin d'aides financées,
00:26:45et nous avons besoin d'aides qui assurent notre indépendance
00:26:51pour également mettre le pays à l'abri des prochaines crises
00:26:54et particulièrement à réduire nos dépendances extérieures
00:26:57et, en l'occurrence, nos dépendances aux énergies fossiles.
00:27:01Cette impérieuse maîtrise des comptes publics,
00:27:04nous avons souvent eu l'occasion d'échanger avec vous,
00:27:07est encore plus nécessaire face à l'évolution
00:27:10de la situation géopolitique,
00:27:11avec des chocs qui désormais se multiplient
00:27:14et qui, sans être excessivement pessimistes,
00:27:17seront sans doute amenés encore à se multiplier à l'avenir.
00:27:20Et elle est aussi rendue nécessaire
00:27:22par l'évolution du contexte financier
00:27:24et économique international.
00:27:26Quand je compare par rapport à février 2022,
00:27:29donc juste avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
00:27:33nous avions des taux d'intérêt
00:27:35qui étaient 5 fois inférieurs
00:27:37et une charge de la dette 2 fois inférieure.
00:27:40Février 2022, les taux des obligations françaises à 10 ans
00:27:43étaient de 0,7%.
00:27:44En février 2026, avant le début de la crise en Iran,
00:27:48les taux étaient de 3,5, 5 fois plus.
00:27:52La charge de la dette en 2021 était de 30 milliards d'euros.
00:27:56En 2025, elle était de 64,7 milliards d'euros.
00:28:00C'est plus de 2 fois plus.
00:28:03Et donc, évidemment, quand nous organisons la réponse
00:28:05à cette crise, nous ne pouvons pas ignorer
00:28:07le poids que nos décisions auront également
00:28:10pour les années à venir.
00:28:13Dans le budget qui a été adopté pour l'année 2026,
00:28:1819 février dernier,
00:28:19le Parlement a confié au gouvernement la mission
00:28:21de tenir un déficit à 5% du produit intérieur brut.
00:28:26Et nous devons faire tout le nécessaire dans cette année
00:28:30pour pouvoir être au rendez-vous.
00:28:32Ça a été le cas en 2025,
00:28:34malgré aussi les turbulences internationales,
00:28:37certes, pas de la même ampleur,
00:28:38mais je rappelle qu'au début de l'année 2025,
00:28:40nous avions une guerre commerciale internationale
00:28:42qui avait également été déclenchée.
00:28:44Et malgré cela, nous avons réussi à tenir un déficit,
00:28:49non pas de 5,4%,
00:28:50comme les textes financiers initials le prévoyaient,
00:28:53mais de 5,1% du produit intérieur brut.
00:28:56Et je pense qu'on aura l'occasion de revenir
00:28:58sur les raisons qui ont conduit à cette exécution.
00:29:03Pour répondre, M. le Président,
00:29:06à la question que vous avez posée
00:29:07dans votre propos préliminaire,
00:29:09qui portait sur l'impact, notamment en matière de recettes
00:29:12de ces premières semaines de guerre au Moyen-Orient.
00:29:16On a entendu, effectivement, beaucoup de fausses nouvelles.
00:29:20La crise énergétique n'a jamais été une bonne nouvelle
00:29:22pour les finances publiques.
00:29:23Il suffit de se rappeler de littéralement
00:29:25tous les épisodes précédents,
00:29:27grands comme petits,
00:29:28qui émaillent l'histoire de France
00:29:30pour une raison simple,
00:29:30qui est que la France ne produit pas de pétrole,
00:29:33qu'elle ne produit pas de gaz,
00:29:34et que donc un choc sur le coût
00:29:36de ces biens que l'on importe,
00:29:38évidemment, se traduit immédiatement
00:29:40par une dégradation de la situation de l'État,
00:29:43comme de celle des entreprises
00:29:44et comme de celle des ménages.
00:29:46Mais évidemment, ça implique de regarder le budget
00:29:48dans son ensemble, à la fois les dépenses
00:29:51et les recettes.
00:29:54Si je regarde ce qui s'est passé au mois de mars,
00:29:58et effectivement, c'est assez inhabituel
00:29:59de publier des données mensuelles,
00:30:01mais je pense que dans la période de crise
00:30:03que nous traversons, c'est important
00:30:04de pouvoir faire le maximum de transparence.
00:30:07Et donc, je le dis avec beaucoup de prudence,
00:30:09parce que les données que je dévoile ici
00:30:12sont évidemment provisoires.
00:30:13Elles seront sans doute amenées d'ailleurs
00:30:14à être corrigées, précisées
00:30:16dans les prochaines semaines,
00:30:17en fonction de l'actualisation
00:30:18à la fois des remontées et des estimations.
00:30:22Nous estimons à ce stade, au mois de mars,
00:30:25un surcroît de recettes de 270 millions d'euros
00:30:29directement issus du carburant.
00:30:31C'est 120 millions d'euros de hausse
00:30:33des recettes sur la TVA,
00:30:34quand on compare par rapport au mois de mars
00:30:36de l'année précédente,
00:30:37et de 150 millions d'euros de hausse
00:30:40pour les excises.
00:30:42Ce sont des hausses qui sont temporaires
00:30:44et qui sont surtout bien inférieures
00:30:46aux pertes pour les finances publiques
00:30:48sur lesquelles j'aurai l'occasion de revenir.
00:30:49Pourquoi elles sont temporaires ?
00:30:50Parce que la hausse d'excise
00:30:52ne s'explique que par la hausse
00:30:54de consommation de carburant
00:30:56qu'on a eue au début du mois de mars.
00:30:57Puisque, comme vous le savez,
00:30:58mesdames et messieurs les sénateurs,
00:31:00l'excise ne dépend pas des prix.
00:31:01Elle dépend uniquement des volumes.
00:31:03Or, nous avons eu, paradoxalement,
00:31:05dans la situation économique que nous connaissons,
00:31:07une augmentation de la consommation
00:31:09au début du mois de mars,
00:31:10avant d'avoir un net ralentissement
00:31:12dans la deuxième partie du mois de mars.
00:31:14Et donc, sans préjuger
00:31:15de ce que sera le mois d'avril,
00:31:17il est effectivement très probable
00:31:19que cette hausse d'excise
00:31:22n'ait existé, au fond,
00:31:23que pour une dizaine de jours
00:31:25au mois de mars.
00:31:27Les hausses de recettes de la TVA
00:31:29sont sans doute elles-mêmes amenées
00:31:31à être réduites dans les prochaines semaines,
00:31:33également liées à la baisse
00:31:35de la consommation.
00:31:37Face à cela, le gouvernement a annoncé
00:31:39des mesures de soutien sectorielles
00:31:41et ciblées, qui sont d'ores et déjà chiffrées,
00:31:43à hauteur de 130 millions d'euros.
00:31:45Il s'agit de 70 millions d'euros
00:31:47pour les secteurs de la pêche,
00:31:49du transport et de l'agriculture.
00:31:51Le ministre de l'Economie et des Finances
00:31:52a eu l'occasion d'y revenir à l'instant.
00:31:54De 60 millions d'euros liés à l'augmentation
00:31:59des personnes bénéficiant du chèque énergie,
00:32:02qui vise précisément, monsieur le Président,
00:32:04à limiter l'impact de la crise sur les ménages
00:32:07les plus fragiles.
00:32:09Quant à la crise, j'évoquais les conditions
00:32:11de financement, nous estimons à ce stade,
00:32:14et là aussi, je le dis avec prudence,
00:32:15parce que ça dépend de l'évolution des estimations
00:32:17que nous aurons dans les prochaines semaines,
00:32:20mais un coût sur le service de la dette
00:32:22qui serait de l'ordre de 3,6 milliards d'euros
00:32:26pour l'année 2026.
00:32:28Vous voyez bien que, quelle que soit la manière
00:32:30que l'on a de calculer, les pertes pour l'Etat
00:32:34sont infiniment supérieures à des recettes
00:32:37qui sont temporaires, provisoires
00:32:40et amenées à se réduire.
00:32:43Alors nous ne savons évidemment pas combien de temps,
00:32:45ça a été rappelé par le ministre de l'Economie et des Finances,
00:32:48la guerre va durer, ni qu'elle va être,
00:32:51l'ampleur de ses conséquences.
00:32:53Et donc ça doit évidemment nous inciter
00:32:54à la plus grande transparence, d'une part,
00:32:57et j'aurai l'occasion d'y revenir,
00:32:58mais également prudence.
00:32:59Le gouvernement a donc acté deux principes.
00:33:02Les aides doivent être ciblées
00:33:03et elles doivent être financées.
00:33:05Les aides doivent être ciblées
00:33:06sur les acteurs les plus en difficulté
00:33:08et également évidemment auprès des Français,
00:33:11des ménages les plus en difficulté.
00:33:13Et ça nous ramène à la discussion
00:33:14que nous avions à l'instant sur le chèque énergie.
00:33:17Deuxième élément, les dépenses de crise
00:33:19doivent être financées.
00:33:20Et donc chaque euro dépensé doit être compensé
00:33:22par une économie de même montant.
00:33:24Et c'est la condition pour que notre soutien soit crédible
00:33:28et pour que nous puissions aussi,
00:33:29face aux prochains chocs, aux prochaines crises
00:33:32qui viendront, être capables également de répondre.
00:33:35Et crédits au sein des ministères
00:33:37seront donc redéployés vers les aides de crise.
00:33:40Et à défaut, une solidarité interministérielle
00:33:42pourra être mise en place.
00:33:44Si la situation des finances publiques l'exige,
00:33:47pourrait être envisagée à l'issue du comité d'alerte
00:33:50du 21 avril, d'augmenter les mises en réserve
00:33:52de précautions, d'opérer des surgels de dépenses,
00:33:55voire d'annuler des crédits.
00:33:58La situation de nos comptes publics est dégradée.
00:34:02J'ai déjà eu plusieurs reprises l'occasion de le dire.
00:34:05Mais l'exécution budgétaire pour 2025
00:34:07montre qu'un chemin existe.
00:34:10Le 21 avril prochain,
00:34:12le comité d'alerte se tiendra sur les finances publiques.
00:34:15Il associera des représentants des 2 chambres du Parlement,
00:34:19ainsi que représentants des élus locaux,
00:34:22des forces économiques et des forces syndicales.
00:34:25Et il nous permettra de faire toute la transparence
00:34:30sur les remontées dont nous disposerons à ce stade,
00:34:32à la fois sur l'impact de la crise
00:34:33depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient,
00:34:37mais aussi sur les scénarios que nous envisageons
00:34:40pour la suite de l'année 2026
00:34:42et donc l'impact sur le solde final.
00:34:46En ce qui concerne l'année 2025,
00:34:53la matérialisation d'aléas positifs
00:34:55s'est traduite par 8,5 milliards d'euros
00:34:58de recettes supplémentaires en fin de gestion
00:35:00qui nous a permis d'atterrir sur un déficit
00:35:02à 5,1 % du PIB,
00:35:04soit mieux que la cible de 5,4 %
00:35:06que nous étions mis en capacité de tenir
00:35:09grâce à une maîtrise tout au long de l'année
00:35:11des dépenses.
00:35:13Il nous a permis d'ailleurs pour périmètre
00:35:14des dépenses de l'État
00:35:15d'être parfaitement en ligne
00:35:16avec ce qui avait été prévu
00:35:18au moment des textes initiaux.
00:35:21Ces aléas sont bien sûr une bonne nouvelle,
00:35:23mais pour une partie d'entre eux,
00:35:25ils ne pourront être que très partiellement repris
00:35:26en base.
00:35:28Et c'est la raison pour laquelle
00:35:29nous conservons l'objectif de déficit
00:35:30de 5 % pour 2026.
00:35:34Par ailleurs, des dépassements
00:35:36sont d'ores et déjà probables
00:35:37en raison des mesures d'accompagnement
00:35:38des secteurs les plus touchés par la crise.
00:35:40J'ai eu l'occasion d'y venir,
00:35:41de l'effet à venir de l'inflation,
00:35:43de l'impact sur l'activité
00:35:44et donc sur les autres recettes fiscales
00:35:46et des surcoûts liés à l'engagement
00:35:48de nos forces.
00:35:49Vous nous avez d'ailleurs interrogé dessus,
00:35:52M. le Président.
00:35:53Il est trop tôt pour que nous puissions chiffrer
00:35:55précisément l'impact du surcoût
00:35:58en matière d'opérations extérieures.
00:36:01Je signale simplement que dans l'actualisation
00:36:04de la loi de programmation militaire
00:36:05qui a été présentée aujourd'hui
00:36:07en Conseil des ministres
00:36:08et que vous aurez bientôt à discuter,
00:36:11il est prévu un rehaussement
00:36:13de 1,5 milliard de provisions
00:36:15au titre des EPEX pour l'année 2026.
00:36:19Mais là, je parle des provisions.
00:36:21Évidemment, ça n'implique rien
00:36:22sur le chiffrage
00:36:23qui sera celui réalisé effectivement
00:36:26en 2026,
00:36:27puisque ça dépend évidemment
00:36:29de l'évolution des théâtres extérieurs.
00:36:32Nous aurons aussi sur cette base,
00:36:34évidemment, à préparer le texte budgétaire
00:36:36pour l'année 2027.
00:36:39Nous aurons l'occasion d'y revenir,
00:36:41je n'en doute pas, y compris bientôt,
00:36:43dans cette commission, M. le Président,
00:36:45M. le rapporteur général.
00:36:47Mais les deux principes qui nous guident
00:36:49dans la réponse à la crise,
00:36:51transparence d'une part,
00:36:53indépendance de l'autre,
00:36:54devront, à n'en pas douter,
00:36:55guider aussi les mesures
00:36:57que nous aurons à prendre
00:36:58pour les textes budgétaires
00:37:00de l'année 2027,
00:37:02puisque en matière d'indépendance,
00:37:04qu'il s'agisse d'indépendance énergétique,
00:37:06qu'il s'agisse d'indépendance économique,
00:37:08je pense évidemment en particulier
00:37:09aux investissements nécessaires
00:37:10dans la recherche,
00:37:12dans l'innovation,
00:37:13dans la transition écologique,
00:37:14qu'il s'agisse de l'indépendance
00:37:15en matière technologique.
00:37:17Vous avez évoqué, M. le Président,
00:37:20la question clé du numérique
00:37:22et nous voyons bien les bouleversements
00:37:23que nous sommes en train de vivre également,
00:37:25notamment en matière d'intelligence
00:37:27artificielle.
00:37:27Nous sommes véritablement
00:37:28à la croisée des chemins
00:37:29et c'est probablement dans les prochains mois
00:37:31que beaucoup de choses vont se décider.
00:37:34Nous aurons là des arbitrages,
00:37:35évidemment, extrêmement importants
00:37:37à rendre,
00:37:38indépendance d'une part,
00:37:39transparence de l'autre.
00:37:40J'évoquais en matière de réponse
00:37:41à la crise,
00:37:42dès que nous avons eu des données
00:37:43sur le mois de mars
00:37:44qui nous sont remontées,
00:37:45nous les avons immédiatement rendues publiques.
00:37:47Nous aurons l'occasion
00:37:48de pouvoir le faire,
00:37:49y compris dans la construction du budget.
00:37:52Je pense qu'il est important
00:37:53de faire preuve
00:37:54de la plus grande transparence.
00:37:55Il y a eu notamment des débats,
00:37:56réguliers,
00:37:57sur le calcul des dépenses
00:37:59de retraite
00:37:59au sein du budget de l'État
00:38:01par rapport aux dépenses
00:38:02qui vont aux services publics.
00:38:04Je pense que le budget 2027
00:38:06devrait être l'occasion
00:38:08de faire une très grande transparence
00:38:09pour séparer,
00:38:10dans le budget de l'État
00:38:12et dans sa présentation,
00:38:14ce qui va au fonctionnement
00:38:15actuel des services publics
00:38:16et ce qui va au paiement des retraites.
00:38:19Mais nous aurons,
00:38:19à n'en pas douter,
00:38:20l'occasion d'en reparler.
00:38:24Merci, M. le ministre de l'Action
00:38:26et des Comptes publics.
00:38:27M. le rapporteur général.
00:38:32Oui, merci, M. le Président.
00:38:35Merci, M. les ministres.
00:38:40Bienvenue au nouveau ministre
00:38:41des Comptes publics.
00:38:43Je suis en train de me dire
00:38:44que c'est la...
00:38:44Je n'arrive plus à savoir,
00:38:46mais je crois que c'est la première fois
00:38:47que vous planchez devant nous
00:38:48ou la seconde ?
00:38:49Oui, c'est la première.
00:38:51Donc vous avez vu,
00:38:51c'est une première chaleureuse.
00:38:55Je vais avoir...
00:38:57Non, non, tout va bien.
00:38:59Je vais me permettre
00:39:00juste deux petites remarques
00:39:02à avoir écouté
00:39:05vos deux interventions
00:39:06et trois questions.
00:39:08La première remarque,
00:39:10il eût été salutaire
00:39:13pour les intérêts du pays
00:39:16d'entendre la même majorité
00:39:18que celle à laquelle
00:39:19vous appartenez aujourd'hui
00:39:20tenir sur le nucléaire
00:39:22le même discours en 2019.
00:39:25On aurait gagné
00:39:26beaucoup de temps
00:39:28beaucoup d'argent.
00:39:29Je dis bien beaucoup.
00:39:32Et il faut se dire
00:39:33que les Français
00:39:34ne sont pas tous amnésiques.
00:39:37Mais je veux quand même
00:39:39rendre hommage
00:39:40à la manière
00:39:41dont vous avez
00:39:43complètement muté
00:39:44puisqu'en 2019,
00:39:45on nous annonçait
00:39:46la chute,
00:39:48la fermeture du nucléaire.
00:39:49Fessenheim a commencé.
00:39:51Je ne suis pas sûr
00:39:52que c'était une réussite.
00:39:55On va dire comme ça.
00:39:57Et notamment,
00:39:58vous l'avez évoqué
00:39:59à juste titre,
00:39:59sur des sujets
00:40:00de souveraineté
00:40:01ou de décarbonation
00:40:02et de maîtrise
00:40:03de la production,
00:40:04notamment électrique,
00:40:06d'origine nucléaire.
00:40:08Deuxième remarque,
00:40:10c'est une petite remarque
00:40:11de forme
00:40:13et de calendrier.
00:40:15C'est un peu dommage
00:40:16de prévoir un comité
00:40:18d'alerte
00:40:18sur la seule semaine
00:40:20de suspension
00:40:22des travaux parlementaires.
00:40:23Mais rassurez-vous,
00:40:24en ce qui me concerne,
00:40:26je ferai en sorte
00:40:27de pouvoir être présent.
00:40:29Mais pour tout vous dire,
00:40:30ce n'est pas très agréable.
00:40:32J'ai entendu indépendance,
00:40:33transparence.
00:40:34C'est quand même mieux
00:40:36de prendre la tâche
00:40:38des assemblées
00:40:39puisqu'il y a
00:40:40un seul parlement
00:40:41et deux assemblées
00:40:42et qu'elles obéissent
00:40:43au même calendrier.
00:40:45Ce n'est pas de notre faute
00:40:46s'il y a eu
00:40:47des élections municipales.
00:40:49D'habitude,
00:40:50il n'y a qu'un jour
00:40:50de suspension.
00:40:51Là, il n'y a que huit jours.
00:40:52Voilà.
00:40:53Mais voilà,
00:40:54je voulais vous le dire.
00:40:55Je vous ai dit
00:40:56trois questions.
00:40:58Alors,
00:40:58je rajuste
00:40:59ma première question
00:41:00puisque vous avez évoqué
00:41:02à juste titre
00:41:04le monsieur le ministre,
00:41:05enfin,
00:41:05messieurs les ministres,
00:41:06le fait que le déficit
00:41:08public en 2025
00:41:09est moins élevé
00:41:10que prévu.
00:41:11Tiens, tiens,
00:41:12je vois votre voisin
00:41:13de gauche
00:41:14avec lequel nous sommes
00:41:15en tandem.
00:41:16Le président,
00:41:17nous disions
00:41:18à un certain moment
00:41:19que le déficit
00:41:21ne serait pas celui
00:41:22qu'on nous annonçait,
00:41:23qu'il serait plutôt
00:41:24autour de 5,2.
00:41:26Pendant nos discussions
00:41:28budgétaires,
00:41:29on n'était finalement
00:41:30pas loin.
00:41:32Ça a permis
00:41:32de mettre
00:41:32quelques mines
00:41:33au Sénat.
00:41:35C'est dommage.
00:41:36Je dirais,
00:41:37le débat public
00:41:38n'y gagne rien.
00:41:40Mais bon,
00:41:41donc,
00:41:41c'est une amélioration
00:41:43par rapport
00:41:43à ce qui était prévu
00:41:45au déficit
00:41:46de 2024,
00:41:47plutôt de 5,8.
00:41:49Pour 2026,
00:41:50vous l'avez dit,
00:41:51l'objectif
00:41:52est à 5,
00:41:53et là,
00:41:54je vais dire
00:41:540.0.
00:41:56Donc,
00:41:57en fait,
00:41:58vous nous proposez,
00:41:59vous avez redit
00:42:00ce qui était
00:42:01au départ
00:42:02ma question,
00:42:03vous n'allez pas
00:42:05changer l'objectif.
00:42:06donc,
00:42:07finalement,
00:42:07c'est une espèce
00:42:08d'année blanche
00:42:09dont je ne comprends
00:42:12pas tout à fait
00:42:13aujourd'hui
00:42:14ni la logique
00:42:15ni ce qui vous invite
00:42:17à être
00:42:19peut-être
00:42:19aussi peu
00:42:20ambitieux.
00:42:22Donc,
00:42:23maintenez-vous
00:42:23le fait que
00:42:245 %
00:42:25reste l'objectif
00:42:26et que nous n'avons
00:42:27que très peu
00:42:28de chance,
00:42:29et peut-être
00:42:29pour certaines raisons,
00:42:31de faire mieux.
00:42:33Deuxième sujet,
00:42:35on a eu,
00:42:36on a entendu
00:42:38certains évoquer,
00:42:40ça a rappelé
00:42:41les années Jospin,
00:42:42la potentielle
00:42:43existence
00:42:43d'une cagnotte
00:42:45fiscale,
00:42:45et le Premier ministre,
00:42:47Sébastien Lecornu,
00:42:48vous a invité
00:42:49à travailler
00:42:50une affectation
00:42:51des éventuels,
00:42:52je cite,
00:42:53surplus,
00:42:54donc ce n'est pas
00:42:54une recette fiscale,
00:42:56liée à la hausse
00:42:57des prix de carburant
00:42:58pour financer
00:42:58les mesures
00:42:59prioritaires
00:43:00du plan d'électrification.
00:43:03Alors que
00:43:04la situation économique
00:43:05actuelle
00:43:05devrait peser
00:43:07sur la croissance
00:43:08française,
00:43:08et vous l'avez évoqué,
00:43:10comment peut-on
00:43:11alors parler
00:43:12de surplus
00:43:13de recettes fiscales
00:43:14et s'il devait
00:43:15y en avoir,
00:43:16vous l'avez dit vous-même,
00:43:17elles ne sont pas
00:43:17forcément très élevées
00:43:18à ce stade,
00:43:20ne considérez-vous pas
00:43:21qu'elles devraient
00:43:22aller prioritairement
00:43:23à la réduction
00:43:24du déficit public
00:43:25que j'évoquais
00:43:26à l'instant
00:43:27et qui d'ailleurs
00:43:28est ce qui est prévu
00:43:29par le dernier alinéa
00:43:31de l'article 147
00:43:33de la loi de finances
00:43:34initiales pour 2026,
00:43:36ce qu'on appelle
00:43:37l'article d'équilibre.
00:43:41Troisième question,
00:43:43M. le ministre,
00:43:46Amiel,
00:43:47vous avez déclaré
00:43:48le 27 mars
00:43:49sur une chaîne
00:43:51de télé
00:43:52que pour toute aide
00:43:53ciblée supplémentaire,
00:43:56pour toute dépense
00:43:57nouvelle,
00:43:57il y aura
00:43:58l'annulation
00:43:59d'une autre dépense
00:44:00prévue
00:44:01à l'europrès.
00:44:02Alors ça,
00:44:02je me méfie.
00:44:03C'est une petite musique
00:44:05qu'on a entendue
00:44:05à l'époque
00:44:06de Gabriel Attal
00:44:07lorsqu'il avait
00:44:08les mêmes chaussons
00:44:09que vous
00:44:10dans les mêmes responsabilités
00:44:11et on a vu
00:44:12que l'europrès
00:44:13c'était
00:44:14la grande dérive.
00:44:16Donc je suis
00:44:16avec un décret
00:44:17d'annulation.
00:44:19Le gouvernement,
00:44:20depuis votre déclaration,
00:44:22a annoncé
00:44:23un certain nombre
00:44:23d'aides
00:44:24peut-on nous dire
00:44:25quel crédit
00:44:26vous prévoyez
00:44:27d'annuler ?
00:44:29Est-ce que vous prévoyez
00:44:30aussi de prendre
00:44:31un décret d'avance
00:44:32voire de proposer
00:44:34une loi de finances
00:44:36rectificative
00:44:37pour des politiques
00:44:38quand même
00:44:39qui risquent
00:44:39de demander
00:44:40des dépenses
00:44:41supplémentaires ?
00:44:41Je pense en matière
00:44:42peut-être d'énergie
00:44:44mais je pense aussi
00:44:45et surtout
00:44:45en matière
00:44:46d'efforts
00:44:47de défense.
00:44:48Enfin,
00:44:50dernier sujet
00:44:51parce que
00:44:53c'est aussi important
00:44:55il ne faut pas
00:44:56tout lâcher
00:44:56le sujet
00:44:58des engagements
00:44:59climatiques.
00:45:00Il y a un rapport
00:45:01de 2003
00:45:02Pisani-Mafouz
00:45:04qui jugeait
00:45:06nécessaire
00:45:06de consacrer
00:45:07chaque année
00:45:0866 milliards
00:45:09d'euros
00:45:10d'investissements
00:45:11supplémentaires
00:45:12annuels
00:45:13pour considérer
00:45:15que l'on pourrait
00:45:16avec ces efforts
00:45:17supplémentaires
00:45:18annuels
00:45:18respecter
00:45:20la trajectoire
00:45:21de nos engagements
00:45:22climatiques
00:45:23à horizon
00:45:23pas 2050
00:45:242030.
00:45:25On a d'ailleurs
00:45:26un meilleur
00:45:28jeune économiste
00:45:29Adrien Bilal
00:45:30qui lui
00:45:30a évalué
00:45:32à 600 milliards
00:45:33d'euros par an
00:45:34les dommages
00:45:35liés au changement
00:45:35climatique
00:45:36c'est-à-dire
00:45:3620%
00:45:37du PIB actuel
00:45:38dans ces conditions
00:45:40on pourrait dire
00:45:41que tout investissement
00:45:43touchant à la transition
00:45:44écologique
00:45:45devient rentable
00:45:48immédiatement
00:45:49y compris financièrement
00:45:51que pensez-vous
00:45:52de ces analyses
00:45:53y souscrivez-vous
00:45:56pardon
00:45:56et le cas échéant
00:45:58quelles conséquences
00:46:00en tirez-vous
00:46:00je vous remercie
00:46:02Merci monsieur
00:46:03le rapporteur général
00:46:04je vais donner la parole
00:46:05aux deux ministres
00:46:06en leur indiquant
00:46:07simplement
00:46:08de répondre
00:46:09au rapporteur général
00:46:10de manière
00:46:10assez synthétique
00:46:12puisque nous avons
00:46:12encore 8 ou 9
00:46:13questions de nos collègues
00:46:15merci beaucoup
00:46:16je vais faire très vite
00:46:18l'essentiel des questions
00:46:18était pour mon collègue
00:46:19de l'action publique
00:46:20bon sur le nucléaire
00:46:21on peut en débattre
00:46:22longtemps
00:46:22moi ce que je souhaite
00:46:23dire quand même
00:46:24c'est que quand le président
00:46:25de la république
00:46:25fait un discours
00:46:26en 2022 à Belfort
00:46:27pour relancer le nucléaire
00:46:28en France
00:46:30non mais je vous réponds
00:46:31sur 2022
00:46:32je vais revenir sur le milieu
00:46:32on est parmi les premiers
00:46:34au monde
00:46:35à changer d'avis
00:46:36sur le sujet
00:46:36on a effectivement
00:46:37fait évoluer la trajectoire
00:46:39je le reconnais
00:46:40on était à un moment
00:46:43et depuis 2022
00:46:44la Belgique
00:46:45l'Italie
00:46:45le Japon
00:46:46les Etats-Unis
00:46:47même l'Allemagne
00:46:48l'ensemble des pays
00:46:49nous ont rejoints
00:46:50sur cette voie
00:46:50alors on peut refaire
00:46:52l'histoire
00:46:52on peut aussi refaire
00:46:54Fukushima
00:46:54qui a eu des impacts
00:46:55très importants
00:46:57très durables
00:46:57sur les politiques énergétiques
00:46:59des uns et des autres
00:47:00en tout cas
00:47:01je ne suis pas sûr
00:47:01qu'on aurait beaucoup d'EPR
00:47:02aujourd'hui pour répondre à la crise
00:47:03ce que je sais en revanche
00:47:04parce que ça prend un peu de temps
00:47:05à construire
00:47:06M. le rapporteur général
00:47:06c'est qu'on a développé
00:47:08les ENR
00:47:08et que c'est là
00:47:09elles nous aident aujourd'hui
00:47:10elles nous aident
00:47:10on a nos centrales nucléaires
00:47:12historiques
00:47:14merci Pierre Messmer
00:47:16qui tournent
00:47:17à pleine vitesse
00:47:17on a aussi
00:47:18des éoliennes en France
00:47:19un peu d'éolien offshore
00:47:20et du solaire
00:47:21qui tournent aussi
00:47:22et c'est quand même
00:47:23très important
00:47:23ce qui me permet
00:47:24de répondre juste
00:47:24à votre dernière question
00:47:25évidemment
00:47:26les engagements climatiques
00:47:27sont clés
00:47:28parce qu'ils sont devenus
00:47:29plus que jamais
00:47:30des conditions
00:47:31de notre souveraineté
00:47:32et des conditions
00:47:33de notre prospérité
00:47:33on a des planètes
00:47:35qui s'alignent
00:47:36donc il faut y aller
00:47:36il ne faut pas y aller tout seul
00:47:37il faut que
00:47:38le rapport Pizani-Mafouz
00:47:40il fait référence
00:47:40que les investisseurs privés
00:47:41s'y intéressent aussi
00:47:42on a besoin de dégager
00:47:44des finances
00:47:44pour investir dans l'avenir
00:47:46la programmation
00:47:47de l'énergie
00:47:48y répond
00:47:49le plan d'électrification
00:47:51y répond
00:47:52également
00:47:52et c'est le sens
00:47:53je pense
00:47:54de la remarque du Premier ministre
00:47:55qui a dit
00:47:55d'éventuels surplus
00:47:57d'éventuels
00:47:57doivent être
00:47:59affectés
00:48:00en priorité
00:48:00à un plan d'électrification
00:48:02qui nous permettra
00:48:03d'aborder de manière
00:48:04encore plus forte
00:48:05qu'on l'est aujourd'hui
00:48:05la prochaine crise
00:48:06parce qu'il y en aura
00:48:07sans doute
00:48:07une autre
00:48:08un jour ou l'autre
00:48:10Monsieur le ministre Amiel
00:48:12Merci Monsieur le Président
00:48:14peut-être d'abord
00:48:15un retour sur
00:48:16le chiffre de 5,1%
00:48:18vous l'avez évoqué
00:48:19je pense que c'est important
00:48:20de donner la décomposition
00:48:21précise
00:48:22là aussi
00:48:23telle qu'on en dispose
00:48:24à ce stade
00:48:25donc on a une amélioration
00:48:26d'abord
00:48:27on tient l'objectif
00:48:28de 5,4%
00:48:30par rapport au 5,8
00:48:33de 2025
00:48:35et ça c'est dû
00:48:36aux mesures de régulation
00:48:38qui ont été prises
00:48:38tout au long
00:48:39de l'année
00:48:40dès le mois d'avril
00:48:412025
00:48:42on avait eu
00:48:43l'annulation
00:48:44par décret
00:48:45de 3 milliards d'euros
00:48:46un surgel complémentaire
00:48:47de 2 milliards
00:48:48de crédits de l'Etat
00:48:49donc pour un total
00:48:49de 5 milliards
00:48:50puis on avait ensuite
00:48:51au mois de juin
00:48:532025
00:48:543 milliards
00:48:56de refroidissement
00:48:57des dépenses
00:48:57de l'Etat
00:48:581,7 milliard
00:48:59sur l'ondable
00:49:00donc ça c'est
00:49:01les mesures
00:49:01qui ont été prises
00:49:02tout au long de l'année
00:49:02nous permettent
00:49:03de tenir l'objectif
00:49:04de 5,4
00:49:05ensuite on passe
00:49:05de 5,4
00:49:07à 5,1%
00:49:09ce qui est une amélioration
00:49:10du solde
00:49:11de 8,5 milliards
00:49:12sur ces 8,5 milliards
00:49:13il y en a 4 milliards
00:49:14qui sont liés
00:49:15à une activité
00:49:16plus solide
00:49:17que prévu
00:49:18si on rentre
00:49:18dans le détail
00:49:19ça veut dire
00:49:202,6 milliards
00:49:20de cotisations sociales
00:49:22supplémentaires
00:49:22liées à ce surcroît
00:49:23d'activité
00:49:24600 millions
00:49:25de recettes fiscales
00:49:26800 millions
00:49:27de moins de dépenses
00:49:28de prestations
00:49:29on a eu
00:49:301,2 milliard
00:49:30de recettes
00:49:31hors prélèvement
00:49:32obligatoire
00:49:33exceptionnel
00:49:34il y a différentes
00:49:35mesures
00:49:36ce sont des sanctions
00:49:37des pénalités
00:49:40des plus-values
00:49:41sur les amendes
00:49:42etc
00:49:42mais ça ce sont
00:49:43des recettes
00:49:44exceptionnelles
00:49:45et on a eu
00:49:45une sous-exécution
00:49:46de 2,4 milliards
00:49:47de la dépense
00:49:48de l'État
00:49:50donc voilà
00:49:50comment on passe
00:49:51de 5,4
00:49:52à 5,1%
00:49:54deux constats
00:49:55le premier
00:49:56c'est que
00:49:57beaucoup
00:49:57de cette amélioration
00:49:58de 5,4
00:49:59à 5,1
00:50:01ne perdurera pas
00:50:03pour l'année
00:50:042026
00:50:05c'est des éléments
00:50:06exceptionnels
00:50:07qu'on ne peut pas
00:50:07reprendre
00:50:08comme on dit
00:50:09dans notre langage
00:50:10collectif
00:50:11ici en commission
00:50:11des finances
00:50:12dans la base
00:50:13de l'année
00:50:142026
00:50:15par ailleurs
00:50:16contexte macroéconomique
00:50:18invite quand même
00:50:18à beaucoup de prudence
00:50:19le ministre
00:50:21Lescure
00:50:22a évoqué
00:50:23les changements
00:50:24qui ont eu lieu
00:50:25au cours
00:50:25de la nuit
00:50:26je ne sais pas vous dire
00:50:27quels changements
00:50:27auront lieu
00:50:29dans l'ennemi prochaine
00:50:30et donc à ce stade
00:50:32il est quand même
00:50:32très important
00:50:33y compris pour nos
00:50:34prévisions macroéconomiques
00:50:35que ce soit sur la croissance
00:50:36ou sur l'inflation
00:50:37d'observer la plus grande
00:50:39prudence
00:50:39décaler
00:50:40l'objectif
00:50:41de déficit
00:50:42dans cette situation
00:50:44là
00:50:44aurait été
00:50:45faire preuve
00:50:46je crois
00:50:47de beaucoup
00:50:48d'imprudence
00:50:48donc c'est la raison
00:50:49pour laquelle
00:50:50à ce stade
00:50:50maintenant dans les documents
00:50:52l'objectif de 5%
00:50:54nous espérons évidemment
00:50:55faire moins
00:50:56de 5%
00:50:57de déficit public
00:50:58si la situation
00:50:59macroéconomique
00:51:00le permet
00:51:01parce que nous parvenons
00:51:02à sortir
00:51:02rapidement de la crise
00:51:03et ça dépend évidemment
00:51:04de l'évolution
00:51:05de la situation
00:51:06au Moyen-Orient
00:51:08c'est évidemment
00:51:08vers cela
00:51:09monsieur le rapporteur général
00:51:10qu'il faudrait tendre
00:51:11mais à ce stade
00:51:12de l'année
00:51:12et vu l'incertitude
00:51:13qui pèse sur la situation
00:51:14au Moyen-Orient
00:51:15c'est la raison
00:51:16pour laquelle
00:51:16nous n'avons pas
00:51:17révisé
00:51:18la cible
00:51:18de 5%
00:51:20vous avez évoqué
00:51:21ensuite
00:51:22le principe
00:51:24de financement
00:51:25des aides
00:51:26la manière
00:51:27dont ça se passe
00:51:28c'est que d'abord
00:51:28des crédits
00:51:29au sein
00:51:30des ministères
00:51:30concernés
00:51:31sont redéployés
00:51:31vers les aides
00:51:32de crise
00:51:33dans ces premières
00:51:34semaines
00:51:34et puis évidemment
00:51:35si la crise
00:51:35perdure
00:51:36et que des aides
00:51:37supplémentaires
00:51:38sont nécessaires
00:51:39il y aura une solidarité
00:51:40interministérielle
00:51:41qui se mettra
00:51:42en place
00:51:43elle peut se mettre
00:51:43en place
00:51:44vous le savez
00:51:45de différentes
00:51:45manières
00:51:46l'augmentation
00:51:47de la mise en réserve
00:51:47de précautions
00:51:48les surgels
00:51:49des dépenses
00:51:50voire des annulations
00:51:50de crédits
00:51:51et les décrets
00:51:52d'avance
00:51:53donc c'est en fonction
00:51:54de l'évolution
00:51:54de la crise
00:51:55et les montants
00:51:56qui seront nécessaires
00:51:56que nous adapterons
00:51:57cette palette
00:51:58d'outils
00:51:59à ce stade
00:52:00nous sommes sur
00:52:01des redéploiements
00:52:02ministériels
00:52:02mais effectivement
00:52:03vu l'ampleur
00:52:08du choc
00:52:08sur les prix
00:52:09de l'énergie
00:52:09il est très probable
00:52:10que nous ayons recours
00:52:11à une solidarité
00:52:12interministérielle
00:52:12mais c'est très important
00:52:13que ce principe
00:52:14de financement
00:52:15des aides
00:52:16soit tenu
00:52:17parce qu'à nouveau
00:52:18c'est ce qui nous garantit
00:52:19la crédibilité
00:52:20de notre réponse
00:52:22peut-être juste un mot
00:52:23si vous me permettez
00:52:23monsieur le président
00:52:24sur la date du 21 avril
00:52:26je le regrette
00:52:27enfin on était
00:52:28vraiment coincé
00:52:29c'est-à-dire qu'on a
00:52:30évidemment la date
00:52:31de publication
00:52:31du déficit public
00:52:32de l'INSEE
00:52:32pour 2025
00:52:33qui nous permet
00:52:34de commencer
00:52:34le travail d'actualisation
00:52:36quand on n'a pas la base
00:52:37on a du mal
00:52:37à prévoir la suite
00:52:39moi la semaine prochaine
00:52:40je suis à Washington
00:52:40pour les réunions annuelles
00:52:41de printemps
00:52:42du Fonds monétaire
00:52:42et de la Banque mondiale
00:52:43je préside le G7
00:52:44je peux vraiment
00:52:45pas faire autre chose
00:52:46que d'y a
00:52:46et on est coincé
00:52:47par le fait
00:52:48qu'on doit remettre
00:52:49les données
00:52:49à la commission européenne
00:52:51en théorie le 20 avril
00:52:52on aura deux jours de retard
00:52:53le 22
00:52:54on a un conseil
00:52:55des ministres de 22
00:52:56donc c'est vrai
00:52:56que le 21 avril
00:52:57je comprends
00:52:57que ce soit gênant
00:52:58du fait
00:52:59de l'interruption
00:53:00des travaux parlementaires
00:53:01j'allais dire
00:53:02on essaiera de faire mieux
00:53:03l'année prochaine
00:53:03on verra
00:53:04mais je ne sais pas
00:53:06si on sera là
00:53:06et peut-être vous non plus
00:53:08mais en tout cas
00:53:10vraiment je regrette
00:53:11qu'on n'a pas eu le choix
00:53:13voilà
00:53:14oui vous inquiétez pas
00:53:15il me semble que l'année dernière
00:53:16c'était à peu près la même chose
00:53:17bon
00:53:18donc pour les mêmes raisons
00:53:19d'ailleurs
00:53:19pour les mêmes raisons
00:53:20voilà
00:53:22bien
00:53:22alors
00:53:23je vais vous demander
00:53:25mes chers collègues
00:53:25comme d'habitude
00:53:26si vous voulez bien
00:53:28questionner
00:53:29en deux minutes max
00:53:30on démarre avec
00:53:32Pascal Savoldelli
00:53:33Michel Canvey
00:53:36merci monsieur le président
00:53:39messieurs les ministres
00:53:40peut-être un petit mot
00:53:42sur
00:53:42un regard sur l'évaluation
00:53:44du pourquoi
00:53:44ce qui nous arrive
00:53:45j'ai peu entendu
00:53:47ici mais même auparavant
00:53:49j'ai regardé
00:53:50depuis 2010
00:53:51il y a eu
00:53:52six raffineries de total
00:53:53sur le sol français
00:53:54qui ont été démantelées
00:53:561200 postes
00:53:57en CDI supprimés
00:53:58des délocalisations
00:53:59qu'un faible à France
00:54:00dans sa capacité
00:54:01de raffinage
00:54:02et c'est vrai
00:54:03que nous recourons
00:54:04à une importation
00:54:05massive de produits
00:54:06raffinés
00:54:07notamment
00:54:08de gazole
00:54:09dont le prix
00:54:09n'a jamais été
00:54:10aussi élevé
00:54:10je vous dis ça
00:54:11parce que c'est
00:54:12jamais évoqué
00:54:12jamais
00:54:14et vous pouvez reconnaître
00:54:15que c'est un élément
00:54:16majeur de nos difficultés
00:54:17actuelles
00:54:17vous avez évoqué
00:54:18à juste titre
00:54:19des problèmes
00:54:19d'approvisionnement
00:54:20des problèmes
00:54:21de dépendance
00:54:22énergétique
00:54:22et économique
00:54:23en vous écoutant
00:54:25peut-être
00:54:26j'ai pas assez écouté
00:54:27mais
00:54:28ou pas assez
00:54:29enthousiasmé
00:54:30par vos réponses
00:54:30moi je vous le demande
00:54:31comme beaucoup
00:54:32vous le demandent
00:54:32quel rattrapage
00:54:33envisage le gouvernement
00:54:34pour notre souveraineté
00:54:36je rappelle
00:54:37messieurs les ministres
00:54:38qu'en 2023
00:54:38au plus fort du contexte
00:54:40de la guerre en Ukraine
00:54:41la loi avait acté
00:54:42la détention
00:54:42à 100%
00:54:43du capital d'EDF
00:54:44par l'état
00:54:46ayons cette bonne mémoire
00:54:48ensuite
00:54:49je connais
00:54:50votre position
00:54:50sur le blocage
00:54:51des prix
00:54:52enfin
00:54:52je la connais
00:54:53quand on vous pose
00:54:54la question
00:54:55mais quand on vous la pose
00:54:56pas
00:54:56vous ne l'évoquez pas
00:54:57bon
00:54:58mais au moins
00:54:58la réponse est cohérente
00:55:00une mesure
00:55:01qui est
00:55:02je vous le dis quand même
00:55:03et vous me connaissez
00:55:04je ne suis pas
00:55:05un populiste
00:55:06mais elle est plébiscitée
00:55:07par nos concitoyens
00:55:09plébiscité
00:55:10là il n'y a pas une question
00:55:11d'étiquette politique
00:55:12etc
00:55:13bon vous la refusez
00:55:14ok
00:55:16mais est-ce que vous envisagez
00:55:17au moins de les encadrer
00:55:18les prix
00:55:19des carburants
00:55:20c'est-à-dire de les ramener
00:55:22au niveau d'avant crise
00:55:23dans le cadre
00:55:24d'un état d'urgence énergétique
00:55:25ce qui nous réunit
00:55:27ce soir
00:55:27enfin
00:55:29ça m'intéresserait
00:55:30si vous ne me répondez pas
00:55:32ce soir
00:55:32y compris collectivement
00:55:33essayez de nous répondre
00:55:34ultérieurement
00:55:35enfin bref quand même
00:55:36je voudrais bien savoir
00:55:37avoir connaissance
00:55:38des marges
00:55:38de raffinage
00:55:39et de distribution
00:55:40de total
00:55:40depuis le début
00:55:41de la crise
00:55:41vous avez eu l'honnêteté
00:55:43de la sincérité
00:55:44de nous dire
00:55:44ce que ça a amené
00:55:45à l'état
00:55:46avec la TVA
00:55:47et moi je veux savoir
00:55:48quelles sont les marges
00:55:49de raffinage
00:55:50et de distribution
00:55:50de total
00:55:51depuis le début
00:55:51de la crise
00:55:52là aussi
00:55:53c'est pas une question
00:55:54propre à une formation
00:55:55politique
00:55:55les parlementaires communistes
00:55:57ça ça intéresse
00:55:58tous les français
00:55:58quelle que soit leur opinion
00:56:00politique
00:56:00quelles sont les marges
00:56:02de raffinage
00:56:02de distribution
00:56:03de total
00:56:03merci de votre attention
00:56:05et de vos éventuelles réponses
00:56:06merci Pascal
00:56:08Michel Canvet
00:56:09Thierry Kozik
00:56:09merci monsieur le président
00:56:12messieurs les ministres
00:56:13chers collègues
00:56:14alors moi j'apprécie
00:56:15la prudence
00:56:17du gouvernement
00:56:18sur les accompagnements
00:56:20qui sont proposés
00:56:21car je crois
00:56:21que la situation financière
00:56:23appelle effectivement
00:56:24à ce que nous
00:56:25demeurions prudents
00:56:26et que nous ne
00:56:27nous lancions pas
00:56:28dans des
00:56:31versements
00:56:31d'aide
00:56:32je dirais
00:56:33que nous n'aurions pas
00:56:34les moyens de financer
00:56:35donc j'apprécie
00:56:35cela
00:56:36le déficit
00:56:37est à un niveau
00:56:38extrêmement important
00:56:39qui l'appelle
00:56:39effectivement
00:56:40à ce que nous
00:56:41soyons mesurés
00:56:42dans les
00:56:43dispositions
00:56:44à prendre
00:56:44alors parmi les dispositions
00:56:46il y a néanmoins
00:56:48des secteurs
00:56:48qui méritent
00:56:49une attention particulière
00:56:50il y a notamment
00:56:50la pêche
00:56:51parce qu'aujourd'hui
00:56:52le niveau de l'aide
00:56:54qui est proposé
00:56:5520 centimes
00:56:55ne permet pas
00:56:56aux navires
00:56:58qui n'ont quasiment
00:57:00pas d'autres solutions
00:57:01aujourd'hui
00:57:01que le gazole
00:57:02hélas
00:57:03pour pêcher
00:57:05et les études
00:57:06qui ont été faites
00:57:07montrent qu'il n'y a pas
00:57:07de solution alternative
00:57:08et donc
00:57:09il importe quand même
00:57:10pour des raisons
00:57:10de souveraineté alimentaire
00:57:12que nous soyons attentifs
00:57:12à ce que les
00:57:14navires de pêche
00:57:14ne soient pas contraints
00:57:16de rester
00:57:17dans les ports
00:57:18mais qu'ils puissent
00:57:19effectivement
00:57:20aller en mer
00:57:21de la même façon
00:57:23je crois
00:57:23qu'il y a
00:57:24un certain nombre
00:57:24de profession
00:57:25qui aide
00:57:26les personnes
00:57:28qui mériteraient
00:57:29que des dispositions
00:57:30soient prises
00:57:31je pense que ça
00:57:31peut se faire
00:57:32par le biais
00:57:33du barème
00:57:34kilométrique
00:57:34il y a notamment
00:57:35la question
00:57:36des aides à domicile
00:57:37dont on voit
00:57:38mesure bien
00:57:38que l'impact
00:57:40sur le coût du carburant
00:57:41il est extrêmement élevé
00:57:42ce barème kilométrique
00:57:43n'a pas été revalorisé
00:57:44depuis 2022
00:57:47il serait important
00:57:48peut-être
00:57:49temporairement
00:57:49peut-être
00:57:49que des dispositions
00:57:51soient prises
00:57:51qui permettent
00:57:52effectivement
00:57:53de tenir compte
00:57:54de la réalité
00:57:55des coûts
00:57:55puisque ce sont
00:57:56des coûts
00:57:56pour ces acteurs
00:57:58les taxis
00:57:59sont également
00:58:00concernés
00:58:00puisqu'il y a
00:58:01des encadrements
00:58:02de prix
00:58:02en tout cas
00:58:02il y a
00:58:03certainement
00:58:04des dispositions
00:58:04le maire
00:58:05de Pont-la-Baye
00:58:05m'a fait part
00:58:06des difficultés
00:58:07qu'il a
00:58:07pour son service
00:58:08d'aide à domicile
00:58:09ben oui
00:58:10les aides à domicile
00:58:11ont des niveaux
00:58:11de revenus
00:58:12extrêmement faibles
00:58:13et mériterait
00:58:14qu'il y ait des aides
00:58:14et enfin
00:58:16je pense
00:58:17qu'il faut aussi
00:58:17que nous puissions
00:58:18envisager
00:58:19des mesures
00:58:20peut-être
00:58:20de suramortissement
00:58:22qui permettent
00:58:23d'encourager
00:58:24certaines pratiques
00:58:25qu'on a vues
00:58:27pour autant
00:58:28qu'il y a eu
00:58:28l'afflux
00:58:29aux ponts
00:58:30de stations
00:58:31de services
00:58:31au début
00:58:31la consommation
00:58:34de carburant
00:58:35a diminué
00:58:35de 22%
00:58:36ces dix derniers jours
00:58:37ça montre bien
00:58:37que les français
00:58:38sont particulièrement
00:58:39attentifs
00:58:40le nombre de véhicules
00:58:41électriques en vente
00:58:42est aussi
00:58:42en augmentation
00:58:43ça montre qu'il y a
00:58:44des adaptations
00:58:45peut-être
00:58:46faut-il réfléchir
00:58:47pour que des dispositions
00:58:48de suramortissement
00:58:49permettent aux entreprises
00:58:50de pouvoir aller plus vite
00:58:52pour assurer
00:58:53la transition écologique
00:58:54et donc rejoindre
00:58:55nos objectifs
00:58:56par ailleurs
00:58:57merci Michel
00:58:58Thierry Cosset
00:58:59Thomas Dossu
00:59:00merci monsieur le président
00:59:01messieurs les ministres
00:59:02j'ai entendu
00:59:03c'est vrai qu'aujourd'hui
00:59:04on bénéficie
00:59:04d'une légère détente
00:59:06après les annonces
00:59:07de Trump
00:59:09c'est le cadre
00:59:10imprévisible
00:59:10dans lequel
00:59:11se situe
00:59:12le personnage
00:59:13je voulais revenir
00:59:14quand même
00:59:15sur les propos
00:59:15du directeur
00:59:16de l'agence internationale
00:59:17de l'énergie
00:59:18qui dernièrement
00:59:19dans un entretien
00:59:20au Figaro
00:59:21déclarait que la crise
00:59:22actuelle est plus grave
00:59:23est plus grave que celle
00:59:24de 1973
00:59:251979
00:59:26et 2022
00:59:27réunie
00:59:29clairement
00:59:30je crois que le monde
00:59:31est confronté
00:59:31à un triple choc majeur
00:59:33à la fois pétrolier
00:59:34gazier
00:59:34mais aussi alimentaire
00:59:35je comprends
00:59:37aujourd'hui
00:59:37votre refus
00:59:38d'ouvrir
00:59:39en grand
00:59:40les vannes fiscales
00:59:42c'est compréhensible
00:59:43au regard
00:59:44quand même
00:59:44de l'expérience
00:59:45notamment
00:59:46ça a été
00:59:46fort coûteux
00:59:48dû notamment
00:59:49au manque de ciblage
00:59:50mais aussi de non-conditionnalité
00:59:53pour nos finances publiques
00:59:55on parle
00:59:56c'est vrai qu'on parle
00:59:57légitimement
00:59:57du prix du carburant
00:59:58et il me semble
00:59:59qu'il y a une crise
01:00:00à bas bruit
01:00:01qui semble poindre
01:00:02et que l'on ne peut ignorer
01:00:03c'est la crise inflationniste
01:00:06Olivier Blanchard
01:00:06parlait d'un taux potentiel
01:00:08à 4%
01:00:09en fin d'année
01:00:10l'OFCE
01:00:11parle dans une note
01:00:13qui est parue hier
01:00:13d'une remontée
01:00:14à 2%
01:00:15pour le premier semestre
01:00:17vous le savez
01:00:17en 2022
01:00:18la crise de 2022
01:00:19a mis durement
01:00:21en tension
01:00:22les budgets
01:00:22de nos collectivités
01:00:23territoriales
01:00:24ici on est
01:00:24au Sénat
01:00:25je suis surpris
01:00:26qu'on n'ait pas du tout
01:00:27évoqué la situation
01:00:28des collectivités
01:00:29territoriales
01:00:31c'est vrai que
01:00:32dans le cadre
01:00:32dans lequel
01:00:33elles s'inscrivent
01:00:34et alors que
01:00:35leurs dépenses contraintes
01:00:36vont mécaniquement
01:00:37augmenter
01:00:38est-ce qu'aujourd'hui
01:00:39vous êtes prêts
01:00:40à considérer
01:00:42à minima
01:00:42l'idée d'indexer
01:00:43la DGF
01:00:44sur l'inflation
01:00:45dans le prochain
01:00:46PLFR
01:00:46ça me permet de rejoindre
01:00:47ce que disait
01:00:48le rapporteur général
01:00:50que vous ne manquerez pas
01:00:51de convoquer
01:00:52tant les conséquences
01:00:54du conflit
01:00:54en errant
01:00:55ne vont cesser
01:00:56de s'accroître
01:00:57merci
01:00:59merci Thierry
01:01:01Thomas Dossu
01:01:02Dominique Deleige
01:01:03merci Monsieur le Président
01:01:04Messieurs les Ministres
01:01:07cette crise
01:01:08qui rouvre le débat
01:01:09de l'énergie
01:01:10c'est heureux
01:01:12en réalité
01:01:12puisque
01:01:13globalement
01:01:14on avait un peu
01:01:15mis sous le tapis
01:01:16ces questions-là
01:01:17notamment la décarbonation
01:01:19et donc notre indépendance
01:01:20vis-à-vis
01:01:20d'un certain nombre
01:01:21de pays
01:01:22et de dictatures
01:01:24juste un petit rappel
01:01:25pour le rapporteur général
01:01:26sur le nucléaire
01:01:28puisque
01:01:28la crise de 2022
01:01:30la moitié
01:01:31de nos réacteurs nucléaires
01:01:32était en travaux
01:01:34et donc
01:01:34notre mix électrique
01:01:35qui était extrêmement
01:01:36indépendant du nucléaire
01:01:37a en réalité
01:01:39contribué un peu
01:01:39à la crise
01:01:40d'où l'importance
01:01:41de rééquilibrer
01:01:42le mix
01:01:43avec le déploiement
01:01:45d'ENR
01:01:45qu'on sait déployer
01:01:46à un coût
01:01:47assez compétitif
01:01:48et la PPE
01:01:49va nous aider
01:01:50mais on va rappeler
01:01:50qu'elle a quand même
01:01:51deux ans de retard
01:01:51alors certes
01:01:52c'est moins que Flamanville
01:01:53mais deux ans de retard
01:01:54tout de même
01:01:54et puis que le financement
01:01:56de l'ambition nucléaire
01:01:57de la France
01:01:57n'est pas encore
01:01:58complètement calé
01:02:00il suffit de poser
01:02:01la prix du mégawatt-heure
01:02:03en sortie de PR2
01:02:04et on n'a pas
01:02:05beaucoup de réponses
01:02:07actuellement
01:02:08mais bon
01:02:08on a quand même
01:02:09une démonstration
01:02:10avec cette crise
01:02:10que notre dépendance
01:02:14aux énergies fossiles
01:02:15fait que le coût
01:02:15de l'inaction
01:02:16reste plus élevé
01:02:17que celui de l'action
01:02:18puisqu'on voit bien
01:02:19que les mesures d'urgence
01:02:19et même l'influence
01:02:21que ça peut avoir
01:02:21sur les taux
01:02:22de notre dépendance
01:02:23aux énergies fossiles
01:02:24fait qu'aujourd'hui
01:02:25on a besoin
01:02:26de réinvestir
01:02:27dans la décarbonation
01:02:28puisque ça fait quand même
01:02:28deux budgets
01:02:29on a un peu contracté
01:02:30nos investissements
01:02:33donc est-ce que
01:02:34dans les années qui viennent
01:02:35en tout cas
01:02:36dans le prochain PLF
01:02:37la décarbonation
01:02:38va redevenir
01:02:39une ambition réelle
01:02:41pour le pays
01:02:42est-ce qu'on va voir
01:02:42ces investissements
01:02:43plutôt comme
01:02:44dans des économies futures
01:02:45plutôt que comme
01:02:47un coût présent
01:02:48et puis
01:02:50quelle montée en puissance
01:02:51on pourrait attendre
01:02:52autour du leasing social
01:02:53qui est quand même
01:02:53un dispositif
01:02:54qu'on a stoppé
01:02:55alors on l'a stoppé
01:02:56parce qu'il était
01:02:57trop efficace
01:03:01et de la même manière
01:03:02est-ce qu'il y a
01:03:03des dispositifs prévus
01:03:04et mon collègue
01:03:06Canvey l'a rappelé
01:03:07pour un peu électrifier
01:03:07les flottes d'entreprises
01:03:08qui sont un peu
01:03:09à la traîne
01:03:10aujourd'hui
01:03:12qui permettraient
01:03:13d'amortir aussi
01:03:13un certain nombre
01:03:14de coûts
01:03:14en cas de nouvelle crise
01:03:15liée au pétrole
01:03:19Merci Thomas
01:03:20Dominique Deleige
01:03:21puis Isabelle Bricquet
01:03:24Merci
01:03:25Monsieur le Président
01:03:26Monsieur le Ministre
01:03:27j'avoue que
01:03:27j'ai pas bien compris
01:03:29le bilan
01:03:30qu'on pouvait faire
01:03:31entre les recettes
01:03:33liées à la crise
01:03:33et les dépenses
01:03:35que vous vous envisageiez
01:03:36de faire
01:03:36mais quoi qu'il en soit
01:03:38moi je voudrais
01:03:39vous interroger
01:03:39sur l'actualité
01:03:42immédiate
01:03:42et la LPM
01:03:44que vous avez
01:03:46examiné ce matin
01:03:47au Conseil des Ministres
01:03:48et qui est en lien
01:03:49bien évidemment
01:03:50avec la crise
01:03:51alors j'ai vu
01:03:52qu'on allait
01:03:53trouver 36 milliards
01:03:55d'ici 2030
01:03:57est-ce que vous pourriez
01:03:58me dire
01:03:59où vous les trouvez
01:04:01et puis 36 milliards
01:04:02c'est 50%
01:04:05de la charge
01:04:05de la dette
01:04:09donc comment
01:04:10vous faites
01:04:11pour
01:04:14maintenir
01:04:14notre niveau
01:04:15à 5%
01:04:16voire baissé
01:04:17avec cette dépense
01:04:20supplémentaire
01:04:21sans compter
01:04:22que
01:04:22je veux pas
01:04:23vous infliger
01:04:24le rapport
01:04:24que j'ai eu le plaisir
01:04:25de présenter
01:04:26ce matin
01:04:26aux commissions
01:04:27de finances
01:04:27mais
01:04:28on sait très bien
01:04:29que le compte
01:04:30n'y est pas
01:04:30et que ce que vous avez
01:04:32appelé
01:04:32des surcoûts
01:04:34c'est en fait
01:04:35des coûts
01:04:36qui sont certains
01:04:37mais qui sont pas
01:04:38financés
01:04:38on va pas rentrer
01:04:39dans ce détail là
01:04:40on garde ça
01:04:41pour une autre fois
01:04:42mais si vous pouvez me dire
01:04:43où vous trouvez
01:04:4336 milliards
01:04:44je vous en serai gré
01:04:46merci
01:04:47merci Dominique
01:04:48Isabelle Briquet
01:04:50Christine Lavarde
01:04:52merci monsieur le président
01:04:53messieurs les ministres
01:04:55je souhaiterais revenir
01:04:56sur deux points
01:04:57vous avez annoncé
01:04:58le 1er avril
01:04:59vouloir mobiliser
01:05:00les recettes fiscales
01:05:01supplémentaires
01:05:02liées à la hausse
01:05:03des prix à la pompe
01:05:04pour financer
01:05:05l'électrification
01:05:06de l'économie
01:05:06c'est un objectif
01:05:08que nous pouvons partager
01:05:09mais comment
01:05:11ne pas relever
01:05:12la contradiction
01:05:13avec le maintien
01:05:14année après année
01:05:15de 10 à 15 milliards
01:05:16d'euros
01:05:17de subventions publiques
01:05:18à la consommation
01:05:19d'énergie fossile
01:05:20le FMI
01:05:22a évalué
01:05:22à 10,5 milliards
01:05:24l'aide publique française
01:05:26aux énergies fossiles
01:05:27en 2024
01:05:28l'institut
01:05:29de l'économie
01:05:30pour le climat
01:05:30estime que ce montant
01:05:32peut atteindre
01:05:3219 milliards
01:05:33si l'on prend en compte
01:05:35l'ensemble
01:05:35des exonérations
01:05:36et niches fiscales
01:05:37brunes
01:05:37je rappelle que
01:05:39le Haut Conseil
01:05:40pour le climat
01:05:40recommande depuis
01:05:412023
01:05:42l'établissement
01:05:43d'un calendrier
01:05:45de sortie
01:05:46de ces subventions
01:05:47or ni la dernière
01:05:49stratégie pluriannuelle
01:05:50des financements
01:05:51de la transition
01:05:52écologique
01:05:53ni la stratégie
01:05:54nationale
01:05:55bas carbone
01:05:56ni la programmation
01:05:57pluriannuelle
01:05:58de l'énergie
01:05:59ne prévoit
01:05:59de réduction
01:06:00substantielle
01:06:01de ces avantages
01:06:02fiscaux
01:06:03ma question
01:06:04est donc
01:06:04la suivante
01:06:05le gouvernement
01:06:06entend-il
01:06:07établir
01:06:07une trajectoire
01:06:09pluriannuelle
01:06:09de réduction
01:06:10de ces dépenses
01:06:11fiscales fossiles
01:06:12assortie
01:06:13bien évidemment
01:06:13d'un accompagnement
01:06:14des filières
01:06:15et des ménages
01:06:16concernés
01:06:16enfin
01:06:17un mot
01:06:18sur l'encadrement
01:06:19des marges
01:06:20monsieur le ministre
01:06:21de l'économie
01:06:22vous avez vous même
01:06:23indiqué qu'un encadrement
01:06:24des marges
01:06:25des distributeurs
01:06:26de carburant
01:06:27restait possible
01:06:28tout en estimant
01:06:29que celles-ci
01:06:29demeuraient
01:06:30pour leur contenu
01:06:32alors j'ai bien entendu
01:06:34la réunion
01:06:34de demain
01:06:35à Bercy
01:06:36mais l'expérience
01:06:37de la période
01:06:382022-2023
01:06:40a pourtant montré
01:06:41que certains acteurs
01:06:42économiques
01:06:43pouvaient profiter
01:06:43d'un contexte
01:06:44inflationniste
01:06:45pour accroître
01:06:45leurs prix
01:06:46au-delà
01:06:47de la hausse
01:06:48effective
01:06:48de leurs coûts
01:06:49alors le gouvernement
01:06:50dispose-t-il
01:06:51réellement
01:06:52d'un suivi précis
01:06:53de l'évolution
01:06:55des marges
01:06:55sur l'ensemble
01:06:56de la chaîne
01:06:56de valeur
01:06:57des carburants
01:06:58du raffinage
01:06:58à la distribution
01:06:59je vous remercie
01:07:00merci Isabelle
01:07:02Christine Lavard
01:07:02de Marie-Claire
01:07:03Carré
01:07:04Oui merci
01:07:05monsieur le président
01:07:06alors Dominique
01:07:07Delège a parlé
01:07:07des rapports
01:07:08très intéressants
01:07:08de la commission
01:07:09mais je pense
01:07:09qu'il faudrait
01:07:10les lire
01:07:10notamment
01:07:11si vous regardiez
01:07:12les rapports
01:07:13budgétaires
01:07:14qui sont faits
01:07:14quand on parle
01:07:15du programme
01:07:16qui porte
01:07:16le chèque énergie
01:07:17vous ne prendriez
01:07:18pas comme référence
01:07:20le niveau
01:07:21des chèques
01:07:21distribués
01:07:22précédemment
01:07:22pour expliquer
01:07:23qu'en 2026
01:07:23vous allez en envoyer
01:07:24beaucoup plus
01:07:25parce que si j'étais
01:07:26vraiment mauvaise langue
01:07:27je dirais
01:07:28que c'est
01:07:28les conséquences
01:07:29indirectes et néfastes
01:07:30de la suppression
01:07:30de la taxe d'habitation
01:07:31qui font qu'on a eu
01:07:32un niveau de distribution
01:07:34extrêmement faible
01:07:35en 2025
01:07:36et en 2024
01:07:37je ferme cette parenthèse
01:07:38juste pour dire
01:07:39que sur le plan
01:07:40d'électrification
01:07:41qui aujourd'hui
01:07:42est un peu
01:07:42une arlésienne
01:07:43en tout cas
01:07:43celui du gouvernement
01:07:44c'est à dire que
01:07:44vous l'avez évoqué
01:07:46mais on a du mal
01:07:46à voir concrètement
01:07:47ce qu'il va y avoir dedans
01:07:48mais vous avez été
01:07:49doublé ce matin
01:07:50par le PDG d'EDF
01:07:51qui a déclaré
01:07:52sur une radio publique
01:07:55qu'il allait mettre
01:07:56en place
01:07:56un plan
01:07:57de 240 millions d'euros
01:07:59pour je cite
01:08:00aider les français
01:08:01à passer à l'électrique
01:08:02alors je vous épargne
01:08:03le contenu
01:08:04des mesures
01:08:05mais qui nécessite
01:08:06enfin qui soulève
01:08:07quand même
01:08:07quelques petites questions
01:08:08comment une entreprise
01:08:10qui aujourd'hui
01:08:11publique
01:08:12communique
01:08:13sur un plan
01:08:14d'électrification
01:08:15est-ce que son actionnaire
01:08:16en a été informé
01:08:19quelles vont être
01:08:20les conséquences
01:08:22sur les impôts
01:08:23et les dividendes
01:08:24que l'EDF
01:08:24va verser à l'État
01:08:25puisque ces aides
01:08:27elles vont forcément
01:08:27avoir
01:08:28conséquences
01:08:29sur son bénéfice
01:08:32et puis par ailleurs
01:08:33est-ce que
01:08:33ces aides
01:08:34qui ont été annoncées
01:08:35par le président
01:08:36de l'EDF
01:08:36elles sont conformes
01:08:37aux droits européens
01:08:39aux aides
01:08:40en matière de concurrence
01:08:41est-ce que
01:08:42on vous avait été informé
01:08:43est-ce que ça a été
01:08:44évalué
01:08:45voilà
01:08:45c'est une petite question
01:08:46comme ça
01:08:48et pour poursuivre
01:08:49puisque comme ce plan
01:08:50d'électrification
01:08:50je comprends
01:08:51que vous êtes encore
01:08:52en train de le définir
01:08:53notamment pour le soutien
01:08:55à l'électrification
01:08:56de la filière automobile
01:08:57il y a des rapports
01:08:57tout récents
01:08:58qui font une analyse
01:08:59assez précise
01:09:00des différents dispositifs
01:09:01qui ont été mis en oeuvre
01:09:02et donc je vous invite
01:09:03sur le dispositif
01:09:04du leasing
01:09:05à regarder
01:09:07ce qui a pu être écrit
01:09:08c'est-à-dire que
01:09:08c'est pas forcément
01:09:09un dispositif
01:09:09qui est mauvais en soi
01:09:11mais c'est un dispositif
01:09:12qui nécessite
01:09:13d'être beaucoup plus ciblé
01:09:15si on veut en avoir
01:09:16une vraie politique publique
01:09:17efficace
01:09:18voilà
01:09:19ce sont quelques petits conseils
01:09:20sinon on saura
01:09:21se rappeler à vous
01:09:23dans les prochaines auditions
01:09:25merci Christine
01:09:26Marie-Claire Cargé
01:09:27Christian Klinger
01:09:29merci monsieur le président
01:09:30merci monsieur le ministre
01:09:32je voulais
01:09:33vous interroger
01:09:34sur un propos
01:09:35que vous avez tenu
01:09:36monsieur
01:09:36monsieur Amiel
01:09:37qui m'a un peu étonnée
01:09:39enfin vous avez fait
01:09:41en parlant de vos intentions
01:09:43concernant le budget 27
01:09:45une sorte de promesse solennelle
01:09:47sur laquelle
01:09:48toute la transparence
01:09:49sera faite
01:09:50sur les retraites
01:09:51des fonctionnaires
01:09:52dans le budget 27
01:09:56bon d'une part
01:09:57ça me surprend
01:09:57parce qu'on passe
01:09:58d'une logique
01:09:59où début 26
01:10:00on suspend
01:10:00la réforme des retraites
01:10:01et en 27
01:10:04enfin 26
01:10:05du coup
01:10:06on promet de faire
01:10:07toute la transparence
01:10:08sur la retraite
01:10:09des fonctionnaires
01:10:10comme s'il y avait
01:10:11des choses cachées
01:10:12je pense pas
01:10:13qu'il y ait des choses cachées
01:10:15non mais
01:10:15je pense que
01:10:17le contenu du propos
01:10:18et si vous devez
01:10:19prendre des initiatives
01:10:20dans ce sens
01:10:21si je puis me permettre
01:10:24on a l'expérience
01:10:25de beaucoup
01:10:25de réformes des retraites
01:10:26les retraites
01:10:27c'est beaucoup de cotisations
01:10:28c'est beaucoup de prestations
01:10:29et c'est aussi un pilier essentiel
01:10:31de la cohésion nationale
01:10:33et
01:10:34il va falloir faire
01:10:35des réformes des retraites
01:10:36et le mieux
01:10:37c'est de faire
01:10:37de la pédagogie
01:10:38et de ne pas les compromettre
01:10:40bon sur la croissance
01:10:41il y a eu deux questions
01:10:42c'est trop tôt
01:10:43pour avoir une évaluation précise
01:10:44mais d'ici le 21 avril
01:10:45on souhaite vous présenter
01:10:46quand même
01:10:47un scénario central chiffré
01:10:48à la fois sur croissance
01:10:49et finances publiques
01:10:51est-ce qu'on pourra
01:10:52déjà tracer des traits
01:10:53sur 2027
01:10:54officiels
01:10:55je sais pas
01:10:55mais en tout cas
01:10:56on aura
01:10:57on aura une idée
01:10:57de
01:11:00oui mais je pense que
01:11:01c'est
01:11:01enfin
01:11:02d'ici dans 13 jours
01:11:03il peut se passer
01:11:03beaucoup de choses
01:11:04sur l'importance générale
01:11:04donc je pense que
01:11:05ces 13 jours
01:11:06ne seront pas trop
01:11:07pas trop malvenus
01:11:08mais je pense qu'il faudra
01:11:09avoir des scénarios de risque
01:11:10également
01:11:11il faudra les avoir en tête
01:11:13la prévision
01:11:13c'est pas une science exacte
01:11:14c'est pas madame Irma
01:11:15qui va me
01:11:17qui va me démentir
01:11:18et dans un moment
01:11:19très
01:11:21incertain
01:11:21comme celui auquel
01:11:22on fait face aujourd'hui
01:11:23il faut être prêt
01:11:24à avoir des plans B
01:11:25si je puis dire
01:11:25et je pense qu'on sera prêt
01:11:27aussi à les avoir en tête
01:11:28à la fois je pense
01:11:29pour 2026
01:11:30même si on sera
01:11:30essentiellement en conduite
01:11:31d'un point de vue
01:11:32des finances publiques
01:11:33et aussi pour 2027
01:11:36monsieur Salvonelli
01:11:37en fait vous posez
01:11:38une question intéressante
01:11:39mais extrêmement paradoxale
01:11:40on dirait de la dialectique
01:11:41comme un parti
01:11:43que vous connaissez bien
01:11:44a l'habitude de le faire
01:11:45pourquoi on a fermé
01:11:46des raffineries
01:11:48parce qu'il a gagné
01:11:48plus d'argent
01:11:51et tous les 5 à 7 ans
01:11:52moi j'ai sur mon bureau
01:11:53j'étais ministre de l'industrie
01:11:54quand les dernières
01:11:55ont été à vente
01:11:55des grands pétroliers
01:11:57internationaux
01:11:57qui me disent
01:11:57on ne gagne plus d'argent
01:11:58en raffinerie chez vous
01:11:59d'abord vous avez tendance
01:12:00plutôt à sortir de l'essence
01:12:02et puis franchement
01:12:05la concurrence est telle
01:12:06qu'aujourd'hui
01:12:06par rapport à d'autres états
01:12:07je ne gagne plus d'argent
01:12:08donc on a aujourd'hui
01:12:09des raffineries
01:12:10qui ont été vendues
01:12:11par Exxon
01:12:11notamment il y a quelques années
01:12:12à des spécialistes
01:12:14des raffineries
01:12:15dont il faut sans doute
01:12:16reconnaître que cette année
01:12:17ils vont gagner de l'argent
01:12:20après en avoir perdu
01:12:21un certain nombre d'années
01:12:21donc la question se posera
01:12:22et nous on va regarder ça
01:12:24de très près
01:12:24sur le fait de savoir
01:12:25s'ils en ont gagné
01:12:25entre guillemets
01:12:26trop ou pas trop
01:12:28compte tenu des circonstances
01:12:29mais n'oublions pas
01:12:30que l'enjeu
01:12:31majeur de souveraineté
01:12:32du côté de l'essence
01:12:34il est lié au fait
01:12:35qu'effectivement
01:12:35on a des raffineries
01:12:37qu'on fermait partout
01:12:38en Europe
01:12:38et que du coup
01:12:39on importe plus
01:12:40notre produit raffiné
01:12:41qu'on importait auparavant
01:12:43ce qui nous met effectivement
01:12:44dans les mains
01:12:44de l'international
01:12:45mais je dis ça
01:12:46pour une raison très simple
01:12:48c'est qu'avant
01:12:48d'envisager
01:12:49de taxer les surprofits
01:12:50il va falloir quand même
01:12:51avoir ça en tête
01:12:53parce que derrière
01:12:53chacune de ces raffineries
01:12:55il y a un investisseur
01:12:55ça peut être Total
01:12:56ça peut être un autre
01:12:57qui va s'interroger
01:12:58sur le fait de savoir
01:12:59s'il la garde ou pas
01:13:00il faut vraiment avoir ça
01:13:01en tête
01:13:02je le rappelle
01:13:03cette crise
01:13:04c'est une hausse
01:13:06du prix de production
01:13:07les gagnants
01:13:08ils sont bien connus
01:13:09c'est les pays
01:13:10producteurs de pétrole
01:13:11le Nigeria
01:13:12l'Angola
01:13:12la Norvège
01:13:13les Etats-Unis
01:13:14le ministre a dit
01:13:15nous ne produisons pas de pétrole
01:13:16nous ne produisons pas de gaz
01:13:17on va y perdre
01:13:17la question c'est
01:13:19comment on s'assure
01:13:19que ce coût
01:13:20de cette crise
01:13:21soit aussi équitablement
01:13:24partagé
01:13:25entre nos concitoyens
01:13:26entreprises et ménages
01:13:27que possible
01:13:28mais c'est une crise
01:13:29qui va nous coûter
01:13:30et c'est la raison
01:13:30pour laquelle il faut
01:13:31mettre le paquet
01:13:32pour qu'elle soit
01:13:32d'une durée
01:13:33la plus brève
01:13:35possible
01:13:37franchement
01:13:37l'encadrement des marges
01:13:40madame la sénatrice
01:13:41Bricquet
01:13:42on l'a regardé
01:13:44et on l'a brandi
01:13:45comme une menace
01:13:45qui je pense
01:13:46a été extrêmement utile
01:13:47parce qu'effectivement
01:13:48les marges de distribution
01:13:49n'ont pas augmenté
01:13:50elles ont même eu
01:13:51plutôt tendance à baisser
01:13:52pendant la crise
01:13:53et en partie
01:13:54parce qu'on a dit
01:13:55effectivement
01:13:55que si on voyait des abus
01:13:56on pourrait les mettre en oeuvre
01:13:58encadrement des marges
01:13:59c'est possible
01:14:00encadrement des prix
01:14:01vraiment
01:14:02il ne faut pas le faire
01:14:02l'encadrement des prix
01:14:04c'est soit
01:14:05vous les encadrez trop
01:14:06et vous vous retrouvez
01:14:07avec des prix
01:14:07qui montent tous
01:14:08au plafond
01:14:09soit vous les encadrez trop bas
01:14:10et vous organisez
01:14:11la pénurie
01:14:13parce qu'aujourd'hui
01:14:13il y a des stations-service
01:14:14qui ne vendront pas
01:14:15si vous les forcez
01:14:16à vendre à perte
01:14:16ou alors il faudra le financer
01:14:17sur les données publiques
01:14:18donc du côté
01:14:19de la distribution
01:14:20vraiment
01:14:21encadrement des marges
01:14:22à examiner
01:14:25avec beaucoup de pincettes
01:14:26je pense que ce n'est pas
01:14:27nécessaire aujourd'hui
01:14:28je le répète
01:14:28on reçoit les distributeurs
01:14:29demain
01:14:29on souhaite que la baisse
01:14:30du pétrole
01:14:31se traduise
01:14:31par les prix à la pompe
01:14:33et si c'est le cas
01:14:34on continuera à faire
01:14:35ce n'est pas d'une amènechème
01:14:36mais de l'incitation forte
01:14:38avec une menace possible
01:14:39en cas de vendre et prix
01:14:41vraiment je pense que
01:14:41ce n'est pas une bonne nouvelle
01:14:44on a eu des questions
01:14:44sur les secteurs
01:14:45les plus touchés
01:14:46je laisserai le ministre
01:14:47répondre sur les mesures
01:14:49particulières
01:14:49et celles qu'on pourrait
01:14:50encore envisager
01:14:50mais ça a été dit
01:14:51par certains d'entre vous
01:14:52la meilleure manière
01:14:53de régler le problème
01:14:54de la pêche
01:14:55c'est le renouvellement
01:14:56des flottes
01:14:56c'est d'avoir des navires
01:14:59qui sont plus économes
01:15:00en gasoil
01:15:00et pourquoi pas
01:15:01pour certains
01:15:01seront électrifiés
01:15:02ou autres
01:15:03et ça c'est un vrai débat
01:15:04qu'on a avec la commission
01:15:05européenne aujourd'hui
01:15:06et la ministre de la pêche
01:15:08y travaille
01:15:08pour qu'on puisse lancer
01:15:09un grand plan
01:15:10de renouvellement des flottes
01:15:11qui est la seule manière
01:15:12à long terme
01:15:12de répondre à ça
01:15:13de la même manière
01:15:14madame Lavarde
01:15:15ou d'autres
01:15:15que la meilleure manière
01:15:16de répondre à la dépendance
01:15:17sur l'essence
01:15:17c'est d'avoir des flottes
01:15:18de véhicules électriques
01:15:19certes efficaces
01:15:20mais de préférence
01:15:20fabriqués en Europe
01:15:21fabriqués en France
01:15:22les derniers chiffres
01:15:23des immatriculations
01:15:25à fin mars
01:15:26c'est près de 25%
01:15:28de parts de marché
01:15:28du véhicule électrique
01:15:29en France
01:15:30avec 80% de véhicules
01:15:31faits en France
01:15:32faits en Europe
01:15:32on peut le faire
01:15:34on peut le faire
01:15:35et donc il va falloir
01:15:36continuer à le faire
01:15:36y compris
01:15:37pourquoi pas
01:15:38sur les mesures
01:15:38de l'électrique sociale
01:15:39j'ai bien compris
01:15:40que vous attendiez
01:15:40avec impatience
01:15:41notre plan d'électrification
01:15:42il sera présenté
01:15:43dans les jours qui viennent
01:15:44et il souhaite
01:15:45effectivement mettre en place
01:15:46des mesures ambitieuses
01:15:47sur les ménages
01:15:49sur les entreprises
01:15:50sur les artisans
01:15:51qui sont insuffisamment électrifiés
01:15:52il y a encore des boulangers
01:15:53qui ont des fours à gaz
01:15:54ça n'a plus de sens aujourd'hui
01:15:55il faut les aider à changer
01:15:57et ce sera évidemment
01:15:58fait avec une
01:16:00une appréhension particulière
01:16:02des enjeux sociaux
01:16:03le leasing social
01:16:05évidemment
01:16:05il est destiné en premier lieu
01:16:07à des catégories
01:16:08de français
01:16:09qui font face
01:16:10je dirais
01:16:11à des revenus limités
01:16:12voire même
01:16:12à des difficultés
01:16:14EDF
01:16:15j'allais dire
01:16:16ça fait partie de l'histoire
01:16:17madame la sénatrice Lavard
01:16:18on a évidemment été informés
01:16:20on les a d'ailleurs
01:16:22largement félicités
01:16:23pour cette mesure
01:16:23qui fait en sorte
01:16:25qu'un électricien
01:16:25aujourd'hui
01:16:27met en place
01:16:28une politique d'incitation
01:16:29à la consommation
01:16:30d'électricité
01:16:31qui in fine
01:16:32va peut-être d'ailleurs
01:16:32nourrir son actionnaire
01:16:33parce qu'il est très probable
01:16:34à terme
01:16:35que tout ça soit rentable
01:16:36pour tout le monde
01:16:36mais on sait
01:16:38que l'enjeu majeur
01:16:39aujourd'hui
01:16:39pour électrifier
01:16:40notamment pour les ménages
01:16:41c'est le coût initial
01:16:43c'est qui va payer
01:16:45le coût initial
01:16:46qui fait qu'in fine
01:16:47tout ça est très rentable
01:16:49indépendamment
01:16:49d'ailleurs des enjeux
01:16:50de souveraineté
01:16:50dont on a déjà parlé
01:16:51dont je ferai parler
01:16:52dans une seconde
01:16:53à la question
01:16:54de madame la sénatrice
01:16:58et donc ce que fait EDF
01:17:00c'est inciter
01:17:00au passage
01:17:02d'une pompe à chaleur
01:17:03d'une chaudière à gaz
01:17:04vers une pompe à chaleur
01:17:05avec des aides
01:17:07qui sont extrêmement ciblées
01:17:09qui vont permettre
01:17:10effectivement
01:17:10d'aider l'achat de la pompe
01:17:12et ensuite
01:17:13de l'essai de ménage
01:17:14profiter
01:17:15dans la durée
01:17:16de la baisse des factures
01:17:17il n'y a pas d'alerte particulière
01:17:19sur évidemment
01:17:19l'impact que ça aura
01:17:20sur la situation financière
01:17:21d'EDF
01:17:22on est sur des faibles montants
01:17:25pour ce qui est
01:17:26de l'impact évidemment
01:17:27sur le compte de résultats
01:17:27d'EDF
01:17:28je pense qu'à terme
01:17:28ce serait même positif
01:17:29et aucun enjeu évidemment
01:17:30du droit de la concurrence
01:17:32aucun enjeu du droit
01:17:33de la concurrence
01:17:33et par ailleurs
01:17:35on peut avoir des C2E
01:17:36qui peuvent permettre
01:17:36d'aller plus loin
01:17:37mais qu'un
01:17:38moi je
01:17:38en fait
01:17:39ce que j'aimerais
01:17:40ce que j'aimerais
01:17:41et franchement
01:17:42on est en discussion
01:17:42avec un certain nombre
01:17:43d'entreprises là-dessus
01:17:44EDF parce qu'il y avait
01:17:45son 80e anniversaire
01:17:47a souhaité le faire
01:17:48dès aujourd'hui
01:17:49c'est que ce plan
01:17:50d'électrification
01:17:51ce soit pas juste
01:17:52un plan de l'Etat
01:17:53mais que l'ensemble
01:17:54des acteurs
01:17:54socio-économiques français
01:17:56se saisissent
01:17:57de ce grand projet
01:17:58de société
01:17:59de manière à s'assurer
01:18:00qu'à la prochaine crise
01:18:01on dépend de moins
01:18:02on dépend de moins
01:18:03et donc qu'il y ait
01:18:04des entreprises
01:18:04qui montent à bord
01:18:05et qui fassent
01:18:06une partie de notre travail
01:18:07je dirais merci
01:18:08tant mieux
01:18:09si c'est une entreprise
01:18:10publique très bien
01:18:10que les entreprises privées
01:18:12le fassent aussi
01:18:12moi j'ai pas de problème
01:18:13avec ça
01:18:14sur la question
01:18:15sur le commerce extérieur
01:18:17sur les premiers mois
01:18:18de l'année
01:18:18on sait que ces chiffres
01:18:19sont très volatiles
01:18:20donc j'allais dire
01:18:21ça va ça vient
01:18:21ça ne remet pas en cause
01:18:22la tendance
01:18:23qu'on avait commencé
01:18:25à avoir
01:18:26à l'amélioration
01:18:27des exports
01:18:27à la baisse des imports
01:18:28mais ce qui va changer
01:18:29la tendance évidemment
01:18:30c'est la crise qu'on vit
01:18:31parce que c'est 60 milliards
01:18:33la facture énergétique
01:18:33c'est même un peu moins
01:18:35en 2025
01:18:37c'est près de 100 milliards
01:18:38en 2022-2023
01:18:39donc le risque évidemment
01:18:40si cette crise se poursuit
01:18:41c'est que le coût des imports
01:18:42monte fortement
01:18:43et qu'on se retrouve du coup
01:18:44avec un déséquilibre
01:18:45du commerce extérieur
01:18:47plus important
01:18:47que l'année dernière
01:18:48là où on avait malgré tout
01:18:49et j'en suis très heureux
01:18:51commencé à enregistrer une hausse
01:18:52donc c'est surtout ça
01:18:53qu'il va falloir regarder
01:18:54de très près
01:18:55évidemment l'impact
01:18:56du choc énergétique
01:18:58sur notre compétitivité
01:18:59va être important
01:18:59mais à ce stade
01:19:00les secteurs
01:19:01qui sont les plus concernés
01:19:02vous avez parlé
01:19:03de la plasturgie
01:19:04sont des secteurs
01:19:05qui sont concernés
01:19:05partout dans le monde
01:19:06ça monte plutôt
01:19:08un peu moins en France
01:19:08du fait de l'électricité
01:19:09mais évidemment
01:19:11les pressions concurrentielles
01:19:13vont être très fortes
01:19:14je pense que j'ai répondu
01:19:16à peu près
01:19:16à toutes les questions
01:19:17qui me concernaient
01:19:17je pense qu'on peut passer
01:19:18la parole
01:19:19à David Amial
01:19:20à David Amial
01:19:24merci monsieur le président
01:19:26je vais essayer
01:19:26de répondre
01:19:28aux différentes questions
01:19:29qui ont été posées
01:19:31et monsieur le président
01:19:32des années
01:19:32vous me direz
01:19:33si j'en oublie
01:19:34en ce qui concerne
01:19:35les financements
01:19:36pour la transition
01:19:38écologique
01:19:38ça a été d'ailleurs
01:19:39évoqué par plusieurs
01:19:40d'entre vous
01:19:40y compris par le rapporteur
01:19:42général
01:19:42nous avons atteint
01:19:44en 2025
01:19:4553,1 milliards d'euros
01:19:47de dépenses favorables
01:19:49à la transition écologique
01:19:51et énergétique
01:19:52j'utilise ici
01:19:53les termes
01:19:55utilisés par la stratégie
01:19:57pluriannuelle
01:19:57de financement
01:19:58de la transition écologique
01:19:59qui est d'ailleurs
01:19:59un document nouveau
01:20:00et un document bienvenu
01:20:01puisqu'il permet précisément
01:20:03comme son nom l'indique
01:20:04de retracer dans la durée
01:20:05l'ensemble des dépenses
01:20:06favorables à la transition écologique
01:20:08et ça fait suite d'ailleurs
01:20:09au rapport de Jean Pizani-Ferry
01:20:11et de Selma Mafou
01:20:12c'est un exercice
01:20:13qui n'était pas fait
01:20:14auparavant
01:20:15c'est un niveau record
01:20:16qui a été atteint
01:20:16en 2025
01:20:17je somme là ici
01:20:18les dépenses de l'Etat
01:20:20des opérateurs
01:20:21et des C2E
01:20:24mais il est clair
01:20:25que ces années
01:20:25ont vu une croissance
01:20:26des investissements
01:20:28favorables
01:20:29à la transition écologique
01:20:30il n'y a pas de doute
01:20:31non plus
01:20:31que cela doit
01:20:32se poursuivre
01:20:34parce que évidemment
01:20:35un investissement
01:20:36dans la transition écologique
01:20:37c'est aussi un investissement
01:20:38dans la réduction
01:20:39de nos dépendances
01:20:40et c'est un investissement
01:20:42dans la réduction
01:20:43du coût
01:20:43des crises énergétiques
01:20:45liées à nos dépendances
01:20:46aux énergies fossiles
01:20:48il a été évoqué
01:20:50la question
01:20:50des dépenses
01:20:52et des recettes
01:20:54liées à la crise
01:20:54de nouveau
01:20:55peut-être pour compléter
01:20:56la réponse que j'ai faite
01:20:57dans mon propos
01:20:57initial
01:20:59j'évoquais les données
01:21:00préliminaires
01:21:00que nous avions
01:21:02au mois de mars
01:21:03TVA sur les carburants
01:21:05Axis sur les carburants
01:21:06d'un côté
01:21:07charge de la dette
01:21:08avec la hausse des taux
01:21:09qui a été rappelée
01:21:10dans vos contextes
01:21:11macroéconomiques
01:21:12dépenses engagées
01:21:13immédiates
01:21:14de soutien à la crise
01:21:14sans préjuger
01:21:15évidemment de son évolution
01:21:17quand je regarde
01:21:18le solde
01:21:19il est évidemment
01:21:20très défavorable
01:21:21aux finances publiques
01:21:22nous avons évoqué
01:21:24270 millions de recettes
01:21:25pour le mois de mars
01:21:26et j'ai rappelé
01:21:27en propos préliminaire
01:21:28toutes les précautions
01:21:31que nous avions
01:21:31sur leur évolution
01:21:32pour les mois prochains
01:21:33mais disons 270 millions
01:21:34d'euros d'un côté
01:21:36430 millions d'euros
01:21:37de coût
01:21:38de l'autre
01:21:38130 millions
01:21:40au titre
01:21:40des dépenses supplémentaires
01:21:41300 millions
01:21:42d'euros mensuels
01:21:44au titre
01:21:44de la charge
01:21:45de la dette
01:21:45puisque je l'avais dit
01:21:46c'est évalué
01:21:47à 3,6 milliards
01:21:47sur l'ensemble
01:21:49de l'année
01:21:51donc faites le calcul
01:21:52comme moi
01:21:53430 moins
01:21:55270
01:21:56ça fait 160
01:21:57mais en tout cas
01:21:57c'est un coût net
01:21:58pour les finances
01:21:59publiques
01:22:02en ce qui concerne
01:22:03la loi de programmation
01:22:04militaire
01:22:05et son actualisation
01:22:06ça me permet d'ailleurs
01:22:07de préciser
01:22:08je crois que ma langue
01:22:09est un peu fourchée
01:22:09dans le propos préliminaire
01:22:10c'est 1,4 milliard
01:22:12provisions
01:22:12au titre des OPEX
01:22:13en actualisation
01:22:14de la LPM
01:22:16en ce qui concerne
01:22:17les 36 milliards
01:22:19d'euros
01:22:19c'est évidemment
01:22:20des arbitrages
01:22:22budgétaires
01:22:22à réaliser
01:22:23mais je ferai un peu
01:22:24la même réponse
01:22:25que sur la transition
01:22:26écologique
01:22:27nous sommes
01:22:28dans une époque
01:22:29qu'on va devoir
01:22:30dans les années qui viennent
01:22:31faire effectivement
01:22:32des grands arbitrages
01:22:34et des grands choix
01:22:34budgétaires
01:22:35je crois que
01:22:36les investissements
01:22:38dans l'indépendance
01:22:40de notre pays
01:22:40dans tous les sens du terme
01:22:42l'indépendance militaire
01:22:43et géopolitique
01:22:44c'est le cas
01:22:44des dépenses militaires
01:22:45l'indépendance énergétique
01:22:46et c'est le cas
01:22:48de la transition
01:22:49écologique
01:22:50l'indépendance technologique
01:22:52on aura l'occasion
01:22:53d'y revenir
01:22:54les dépenses en faveur
01:22:55de l'avenir
01:22:56doivent être celles
01:22:57que nous privilégions
01:22:58toujours
01:22:58c'est évidemment pas
01:22:59la pente naturelle
01:23:01puisqu'il y a toujours
01:23:03une tentation
01:23:03de sacrifier
01:23:04l'avenir au présent
01:23:05mais on le voit
01:23:06on le paye ensuite
01:23:07quand les crises viennent
01:23:08si nous sacrifions
01:23:10les dépenses
01:23:11en faveur
01:23:11de la transition écologique
01:23:12on le paierait
01:23:13par les crises fossiles
01:23:14qui viendraient
01:23:15et si on sacrifiait
01:23:16les dépenses
01:23:16en matière
01:23:17de programmation militaire
01:23:19on le paierait
01:23:20également
01:23:20et je n'en doute pas
01:23:22au centuple
01:23:22vu les situations
01:23:24géopolitiques
01:23:26internationales
01:23:26en ce qui concerne
01:23:28pardonnez-moi
01:23:29j'essaie de ne pas
01:23:29oublier
01:23:33de questions
01:23:34en ce qui concerne
01:23:34madame Carragé
01:23:35vous m'avez interrogé
01:23:36sur la question
01:23:37des dépenses
01:23:38de retraite
01:23:39ce que je voulais dire
01:23:39on va être très clair
01:23:40là-dessus
01:23:40c'est que nous devons
01:23:42faire preuve
01:23:42de transparence
01:23:43pour avoir un débat
01:23:44public apaisé
01:23:45et serein
01:23:45et c'est d'ailleurs
01:23:46le but également
01:23:47du dialogue
01:23:47que nous avons
01:23:48avec les organisations
01:23:48syndicales
01:23:49dans le cadre
01:23:50de la conférence
01:23:51travail-emploi-retraite
01:23:52où nous avons là
01:23:53un dialogue
01:23:54nourri
01:23:55avec les organisations
01:23:56syndicales
01:23:56d'ailleurs tant
01:23:56du secteur privé
01:23:57que du secteur public
01:23:59c'était une différence
01:24:00très importante
01:24:00par rapport au conclave
01:24:01qui s'était tenu
01:24:03comme ministre
01:24:03pour le plus chargé
01:24:04de la fonction publique
01:24:05c'était extrêmement important
01:24:06pour moi
01:24:07de s'assurer
01:24:07qu'on ait une vision
01:24:08complète
01:24:09de ces problèmes
01:24:09une vision complète
01:24:10également des enjeux
01:24:11puisque la question
01:24:12de la retraite
01:24:13c'est évidemment
01:24:13des enjeux financiers
01:24:15c'est aussi un enjeu
01:24:16de rapport au travail
01:24:17et c'est précisément
01:24:18la raison pour laquelle
01:24:19la conférence s'appelle
01:24:20travail-emploi-retraite
01:24:21en ce qui concerne
01:24:22le simple exercice budgétaire
01:24:26qui nous occupe
01:24:27pour moi
01:24:28l'idée est très simple
01:24:29c'est de pouvoir faire
01:24:31la preuve
01:24:31de la plus grande clarté
01:24:32dans la présentation
01:24:34des documents budgétaires
01:24:36en la matière
01:24:37ça avait d'ailleurs été initié
01:24:38par ma prédécesseur
01:24:39et je pense qu'on peut
01:24:39aller plus loin
01:24:40et voilà l'intention
01:24:42qui est la mienne
01:24:43en ce qui concernait
01:24:45les indéminités kilométriques
01:24:47particulièrement
01:24:48pour les professionnels
01:24:49de santé
01:24:50je rappelle qu'il y a eu
01:24:52le 25 avril 2022
01:24:53mais vous y avez fait
01:24:54allusion dans votre
01:24:55dans votre question
01:24:56même référence
01:24:57une revalorisation
01:24:59qui représentait
01:25:00l'équivalent
01:25:00de 15 centimes
01:25:01par litre
01:25:02c'est une revalorisation
01:25:04qui avait eu lieu
01:25:05au moment
01:25:05de la précédente
01:25:07crise énergétique
01:25:08en avril 2022
01:25:09suite à
01:25:10l'invasion
01:25:11de l'Ukraine
01:25:12par la Russie
01:25:12c'est évidemment
01:25:13une revalorisation
01:25:14qui n'a pas baissé
01:25:15lorsque les prix du carburant
01:25:16ont ensuite baissé
01:25:18et qui reste valable
01:25:21il y avait une question
01:25:22pardonnez-moi
01:25:23sur les dépens
01:25:24sur les hypothèses
01:25:27macroéconomiques
01:25:28je crois
01:25:29qui a été posée
01:25:31là je renverrai
01:25:32je renverrai
01:25:34au comité d'alerte
01:25:35que nous aurons
01:25:36le 21 avril
01:25:37qui sera vraiment
01:25:37l'occasion d'actualiser
01:25:38nos prévisions
01:25:40macroéconomiques
01:25:41pour l'année 2026
01:25:42ça donnera évidemment
01:25:42également une perspective
01:25:43pour l'année 2027
01:25:45tant en termes
01:25:46de croissance
01:25:46que d'inflation
01:25:47on voit très bien
01:25:48l'incertitude
01:25:48dans laquelle on est
01:25:49donc le prochain jour
01:25:50pour permettre
01:25:51de faire tourner
01:25:51à plein aussi
01:25:52les modèles de Bercy
01:25:53en fonction
01:25:54des différentes hypothèses
01:25:55on voit d'ailleurs
01:25:55les prévisions
01:25:57qui commencent à sortir
01:25:58il y a été référence
01:25:59je crois que certains
01:26:00ont évoqué
01:26:01l'OFCE
01:26:02d'autres ont évoqué
01:26:03la Banque de France
01:26:03on a eu
01:26:04les remontées
01:26:05également
01:26:06de l'INSEE
01:26:07et c'est évidemment
01:26:08aussi sur cette base là
01:26:09qu'on travaille
01:26:11nos prévisions
01:26:11je pense que c'est très important
01:26:13de confronter
01:26:13les regards
01:26:14pour être sûr
01:26:15d'avoir l'approche
01:26:16la plus complète
01:26:17notamment quand les prévisions
01:26:18sont faites
01:26:19de manière indépendante
01:26:20c'est le cas évidemment
01:26:20de la Banque de France
01:26:21ou de l'Institut de Recherche
01:26:22comme c'est le cas
01:26:25de l'OFCE
01:26:27en ce qui concerne
01:26:28la question
01:26:29des collectivités locales
01:26:32là aussi
01:26:32je pense que c'est très important
01:26:34de revenir
01:26:34à l'essentiel
01:26:37une crise
01:26:37c'est un coût
01:26:38c'est un coût
01:26:39pour l'Etat
01:26:40c'est un coût
01:26:40je le disais
01:26:41pour les entreprises
01:26:41c'est un coût
01:26:42pour les ménages
01:26:43c'est un coût
01:26:44pour les collectivités
01:26:46locales
01:26:47bien évidemment
01:26:49et là aussi
01:26:5121 avril
01:26:52permettra de faire
01:26:53un premier point d'étape
01:26:54sur les premières semaines
01:26:55les premiers impacts
01:26:56d'ailleurs on parlait
01:26:57de la fiscalité
01:26:58sur le carburant
01:26:59vous savez
01:26:59les recettes de TVA
01:27:00sur le carburant
01:27:01elles sont perçues
01:27:02pour moins de moitié
01:27:03par l'Etat
01:27:03à hauteur de 46%
01:27:05à hauteur de 25%
01:27:07par les collectivités locales
01:27:09de même
01:27:09les recettes
01:27:10d'accise
01:27:10en matière
01:27:11de carburant
01:27:12elles font l'objet
01:27:13d'un transfert
01:27:14pour plus de 30%
01:27:15de leur montant
01:27:15aux collectivités
01:27:17un dixième
01:27:18pour le financement
01:27:19des infrastructures
01:27:20de transport
01:27:20à la FIT
01:27:21et au financement
01:27:21des zones
01:27:22non interconnectées
01:27:24et des énergies
01:27:26renouvelables
01:27:26mais nous aurons
01:27:27l'occasion
01:27:28de faire le bilan
01:27:28vraiment exhaustif
01:27:30mais il est certain
01:27:31que c'est un coût
01:27:32pour l'ensemble
01:27:34de la nation
01:27:37une crise extérieure
01:27:38telle qu'on la traverse
01:27:42Merci à toutes et à tous
01:27:43d'avoir suivi cette audition
01:27:45de Roland Lescure
01:27:46et David Amiel
01:27:47pour plus d'informations
01:27:48rendez-vous sur notre site
01:27:50publicsénat.fr
01:27:51Belle journée à vous
01:27:53et à très vite
01:27:53sur les chaînes parlementaires
01:27:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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